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Ban Silverleigh
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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 3 EmptyLun 16 Juil - 15:09
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je me sentais encore un peu vaseux. Je crois que je ne réalisais pas totalement ce qui m’arrivait. Peut-être trop d’informations et trop d’émotions sur le moment. Je venais à peine de me réveiller que tout était en tain de s’enchaîner. La petite Small Lady dans mes bras, l’arrivée larmoyante d’Aldrid… Et encore, j’avais raté une bonne partie en dormant. La voix de mon père résonnait encore dans mon esprit, mais je ne savais pas si elle était réelle. Après tout, j’étais loin d’imaginer mon paternel se déplacer à mon chevet pour m’encourager.  Même pour le reste de ma famille. Pourquoi se préoccuper du petit raté… Je pouvais disparaître de la surface de la terre qu’ils n’allaient pas sourciller. Toutefois, j’avais des doutes avec cette voix dans ma tête. Si mon père était venu me voir… Peut-être que… J’avais peut-être l’espoir qu’il se souci encore de moi. Ne serait-ce  qu’un petit peu.

Pour le moment, la petite Small Lady venait de se rapprocher de mon visage pour déposer ses lèvres sur les miennes. J’ai sursauté et j’ai écarquillé les yeux de surprise avant de me mettre à rougir fortement. Décidément, faire comme les grands, s’était quand même très embarrassant ! Puis on l’avait fait beaucoup de fois… Est-ce qu’on avait vraiment le droit ? On allait pas nous arrêter parce qu’on était amou… Oh… Je ne pouvais pas terminer le fond de ma pensée… Je recommençais à rougir et j’ai dévié le regard sur le côté. Ce n’est pas que j’avais honte, c’était même l’inverse. La petite blonde souriait et même si mes iris ne croisaient pas son visage, je pouvais le voir s’illuminer. Elle était vraiment belle et surtout très gentille avec moi. Dire que j’avais la chance de l’avoir à mes côtés pour sept jours. C’était trop court et chaque seconde qui défilait dans les couloirs du temps, nous rapprochait de l’instant de la séparation. Je voulais pas y croire… Croire que ma vie redeviendrait celle qu’elle était auparavant. La princesse aux yeux verts se rapprocha pour me redonner un petit baiser avant de quitter mes bras et mon lit. Ma main droite s’était levée pour tenter de l’arrêter, mais je me suis très vite ravisé pour la laisser tomber sur les draps. Je ne savais pas ce qui me prenait, mais je ne voulais pas sentir de nouveau ce vide entre nous. C’était comme si je ne voulais plus la lâcher et la garder contre moi pour le reste de ma vie. Quitte à rester sans manger et sans pantalon, le choix était clair.

Une fois que la petite fille déposa mon pantalon sur le lit et s’en alla pour se mettre face à la fenêtre, je me suis empressé de me rhabiller, au moins le bas. Je n’ai pas tenté de me lever… J’ai simplement attrapé mon pantalon pour me rallonger et l’enfiler maladroitement. D’ailleurs, je crois que je me suis encore fais mal dans mon dos… J’avais une vive douleur en dessous d’une de mes épaules. J’ai longuement grimacé, mais je n’ai pas lâché un son. Je ne voulais pas l’inquiéter… Ma pauvre princesse avait bien assez pleuré pour moi. Je n’ai pas annoncé que mon pantalon était enfilé. J’ai gardé le silence pour me redresser et la regarder longuement. Là, j’ai imaginé ma Small Lady dans quelques années… Avec de longs cheveux blonds. Plus âgée, plus grande, mais toujours aussi belle. Un sourire se dessina lentement sur mon visage et j’ai presque sursauté alors qu’elle se mit à bouger pour rapprocher une chaise et la nourriture du lit. Décidément, elle pensait à tout. Une fois qu’elle m’était revenue, elle m’a tendu une assiette pour qu’on puisse manger. En voyant les petits pois, j’ai marmonné… Je n’aimais pas… Mais si je devais être son futur roi, alors je ne devais pas fuir devant l’ennemi et je devais les affronter.

« Quand je serai grand et que je serai ton roi… Je vais abolir ces légumes ! Dans notre royaume, on mangera de tout, mais pas des petits pois ! Cependant, pour toi, je vais faire un effort, Princesse Small Lady. »

J’ai lâché un petit rire avant de commencer à déguster mon assiette, essayant de mélanger la sauce avec les petits pois du diable. J’ai mangé rapidement, presque comme affamé qui n’avait pas vu de la nourriture depuis des jours entiers. Manquant presque de m’étouffer avec les derniers légumes en sauce, j’ai reposé mon assiette sur le plateau et je me suis permis de regarder dans la direction de la blonde. Je l’ai observé longuement avant d’attraper un morceau de tarte aux pommes qui était dans une petite assiette et ce fut à mon tour de la lui tendre avec un sourire sur le visage.

« Tu sais… Quand tu pleures pour moi, même si c’est de tristesse… Je te trouve jolie. Personne ne pleure pour moi dans ma famille. Alors si la princesse pleure pour son prince, ce n’est pas grave… C’est qu’elle est amoureuse. »

Encore une fois, j’ai détourné les yeux quelques secondes avant de ricaner. Qu’est-ce que je venais de dire ? Cela n’avait aucun sens. Puis, je me suis tourné vers ma part de tarte et soupiré, En fait, je n’avais plus vraiment faim pour le moment. Je commençais à sentir la fatigue revenir me hanter. La douleur était toujours présente, mais la fatigue était plus imposante. Mes yeux se plissèrent un peu et j’ai manqué de bailler. Alors, sans réfléchir un seul instant, je suis venu m’allonger près d’elle et j’ai posé ma tête sur ses genoux, le visage dans sa direction. Mes doigts s’amusait avec des bouts de sa robe de nuit.

« Ne me quitte pas cette nuit… Je veux me réveiller avec toi. J’ai peur que… Tu ne sois plus là. Je veux pas m’endormir… Mais j’ai tellement sommeil… »

Peu de temps après, j’ai sombré. Je venais à peine de fermer les yeux un instant, mais je n’ai pas pu les ouvrir de nouveau. Ce dont je pouvais être sur, c’est que je me suis blotti contre elle. Je pouvais sentir son parfum. C’était comme si j’étais allongé dans un champ avec des fleurs. Cela m’apaisait beaucoup et j’oubliais la douleur de mes blessures. Demain matin, lorsque j’ouvrirai les yeux, elle serait là… Je pourrai encore rire et jouer avec elle. Mais avant, cela… Je devais voir mon père. Je ne savais pas ce qu’il allait me réserver et j’avais un peu peur. J’étais très loin d’imaginer que les choses allaient devenir encore plus compliquées et que surtout… que la personne que je craignais le plus après mon paternel allait débarquer sans que je ne le sache.

Le lendemain matin, alors que je venais à peine d'ouvrir les yeux. J'ai longuement regardé ma petite princesse dormant à mes côtés, son visage proche du main et son petit corps dans mes bras. Mon front alla se coller contre le sien en douceur, essayant de ne pas la réveiller. Sans faire un bruit, je me suis levé du lit pour m'habiller et j'ai pensé à aller voir mon père avant d'aller au petit déjeuner. Je devais faire vite avant que la petite princesse ne se réveille. Je n'avais plus vraiment mal, mais j'avais gardé mes bandages. Dans la journée, je demanderai à Aldrid de vérifier si tout allait bien et si je pouvais de nouveau passer du temps avec Small Lady. Je me suis rapproché du lit pour déposer un baiser sur la joue de la petite blonde qui dormait encore avant de partir vers la porte de ma chambre. J'avais déjà hâte de la retrouver !

….................

Tard dans la nuit, les lumières de la demeure étaient encore allumées. Gaius était sur le pas de la porte et Aldrid se tenait droit comme piqué, par très loin de lui. Un bruit de voiture se fit entendre. Quelques instants plus tard, le véhicule s’arrêta devant les marches menant à l’immense maison et le majordome en chef attendit le signal du maître des lieux pour descendre afin d’ouvrir la portière à l’arrière. Un jeune garçon de seize ans sortit doucement de la voiture, habillé d’un costume blanc qui allait avec sa couleur de cheveux. Il salua de la tête le serviteur avec un sourire en coin avant de s’avancer vers celui qui était son géniteur. Montant lentement les quelques marches pour rejoindre l’adulte pendant qu’Aldrid sortait les valises, Sirius Liam Van Baelsar s’inclina respectueusement de Gaius.

« Bonsoir Père. Désolé d’arriver si tard. Nous avons été retardé sur la route. Merci de m’accueillir. »

Le père afficha un sourire en coin avant de venir poser sa main sur l’épaule de l’aîné. Son regard froid croisa celui de son fils avant qu’il ne daigne l’inviter à entrer.

« C’est un plaisir de te revoir. Ton voyage a été très long et tu dois te reposer. Nous aurons tout le temps de discuter des nouvelles de Crêta. Ne sois pas surprit de voir des nouveaux visages dans la demeure. Nous avons des invités venant d’Amestris. La famille Williams a fait le déplacement. Comme je le souhaitais. Cependant… Xenos met ma patience à rude épreuve. Les Williams ont une petite fille de son âge et il s’amuse à la traîner dans tout le domaine. »

Le fils laissa son père passer devant lui et se contenta de le suivre, marchant calmement mais fièrement. Il prit le temps de regarder les alentours, se sentant de nouveau dans son élément. Il ne pouvait pas le nier, sa maison lui manquait.

« Je vois que mon petit frère pose toujours autant de problème. Il est difficile de croire qu’il est un membre de cette famille. Mère ne supporte plus sa présence depuis un moment… Trop de temps perdu a t-elle dit. »

Le chef de famille perdit son sourire et ralenti sa cadence pour tourner la tête vers son héritier.

« Elle n’a pas tort. Xenos est un échec. Je le savais avant même qu’il ne vienne au monde. Il risque de compromettre mes affaires avec ces gens. Il a trouvé le moyen de se blesser dans une grotte près d’ici. La mère de la petite l’a ramené et j’ai entendu dire qu’il avait manqué de se faire ensevelir avec la gamine. Celtya fut très déçue d’apprendre qu’il allait s’en sortir. »

« Et vous père ? Vous vous attendiez à ce qu’il meurt ? »
« Son sort m’importe peu. Si Xenos reste encore dans cette demeure, c’est seulement par mon bon vouloir. Même si cet enfant est un échec, il peut toujours nous être utile un jour. »
« Vous ne pensez pas que c’est une bonne chose qu’il soit proche de l’enfant de nos invités ? »
« Si seulement… Tant que Xenos refusera de faire les choses correctement, nous ne pouvons rien en tirer. Cependant, je dois bien avouer que les Williams semblent sensibles au petit camarade de jeux de leur fille. Assez parlé de cela. Nous verrons en temps et en heure. Je te laisse rejoindre ta chambre, tu dois te reposer mon fils. Tu feras la rencontre des Williams et je vais demander à ta mère de préparer la soirée en ton honneur et celle des invités. J’ai une mission à te confier. »

Sur ces mots, le père détourna la tête avant de reprendre sa route. Il ne se dirigea pas vers les escaliers, mais vers l’un des couloirs sur les côtés pour rejoindre son bureau. Son fils attendit que celui-ci disparaisse pour grimper les marches. Atteignant très vite le deuxième étage, il marcha toujours aussi calmement devant les portes menant aux chambres avant de s’arrêter devant celle de son jeune frère. Un étrange sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il entreprit d’ouvrir silencieusement la porte. Prenant son temps, il passa tout d’abord la tête pour regarder à l’intérieur. A la lumière du couloir qui illuminait un peu l’intérieur de la pièce, il remarqua en effet le petit Xenos, le torse enroulé dans des bandages et dormant aux cotés d’une jeune enfant.    Replaçant une mèche de ses propres cheveux argentés, qui lui tombait devant les yeux, il entendit l’arrivée du majordome avec ses affaires et referma doucement la porte avant de rejoindre sa propre chambre.

Le lendemain matin, Sirius se réveilla de bonne heure par des bruits de pas dans le couloir. Ouvrant les yeux, il entendit tout d’abord sa mère, puis sa sœur avant celle des invités qui partaient certainement prendre le petit déjeuner. Le grand frère aux yeux azurés s’habilla avec son costume blanc avant de rejoindre sa porte de chambre. Cependant, alors qu’il allait sortir, il entendit une autre porte et quand il passa simplement la tête pour observer qui venait de faire irruption dans le couloir, il aperçut le plus jeune des Van Baelsar, habillé d’un pantalon noir et d’une chemise rouge sombre. Celui-ci affichait un grand sourire sur son faciès avant de fermer la porte de sa chambre en chantonnant gaiement, mais pas très fort.

« Je reviens vite ma petite Small Lady ! »

Puis, il s’en alla vers les escaliers, sans même faire attention à la personne qui se trouvait derrière. Sirius haussa un sourcil avant de venir devant la fameuse porte menant à la chambre de Xenos. Silencieusement, il ouvrit la porte pour découvrir la petite fille encore endormie dans le lit. Le cadet était s’en doute partit sans la réveiller. L’aîné regarda que personne n’était dans le coin avant d’entrer à l’intérieur, refermant la porte derrière lui et s’approcha du lit pour venir s’asseoir sur le bord. Il se contenta tout d’abord de la regarder, en se posant certaines questions. Pourquoi son petit frère s’intéressait à elle alors qu’il était solitaire ? Qu’est-ce qu’il se passerait si Xenos continuait à la fréquenter pendant le séjours de ces gens ? Soudainement, sa main se leva pour venir remettre des mèches de cheveux qui gênait le visage d’ange de la gamine. Il soupira longuement avant de lâcher simplement.

« Je vois que mon frère est entre de bonnes mains. Si c’est grâce à toi que Xenos à retrouvé son sourire, alors je dois certainement te remercier. Sa vie n’est pas facile… Et elle ne fait que commencer. »

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 3 EmptyMar 13 Nov - 15:27

Heureux les sourds et les aveugles, qui ne côtoient pas l'ignominie des humains

Le sommeil nous avait gagné sans même que je n'en prenne conscience.

Je me souviens avec exactitude de mon rêve de cette nuit. Xenos me sauvait dans une armure de cristal d’un troll des cavernes infâmes, et finissait convalescent dans les ruines de sa cachette, et moi, n’ayant que de maigres connaissances en médecine et en magie, j’étais contrainte de le soigner avec une purée de petit pois magique, ceux-là même qui auraient la capacité de dire si une fille est vraiment une princesse, ou non. Ils permettaient apparemment de révéler la vraie nature d’une personne, son soi intérieur, et Xenos n’était blessé qu’à l’extérieur. Un rêve digne des livres de ma maman, et inconsciemment, je me promettais de lui raconter si je m’en souvenais au réveil. Peut-être pourrait-elle en écrire une petite histoire ? Ce serait joli… Un peu comme ce qu’il avait dit sur mes larmes. J’étais quand même belle quand je pleurais pour lui. Pourtant, la suite ne m’avait pas trop plus, personne ne pleurait pour lui.

Je n’aimais pas sa famille, je n’aimais pas ses gens qui semblait dépourvu d’émotion réelle et seulement maintenus par l’ambition et l’intérêt. Ces gens là étaient comme les méchants dans les livres de ma mère, des gens qui ne méritent pas d’attention, et encore moins un petit garçon aussi doux et gentil que Xenos. Il valait des milliards, des centaines de milliards et de millions de fois mieux qu’eux. Mais ils ne le voyaient pas, ils n’en avaient rien à faire. Non, ils ne parlaient que du fils ainé et de l’autre débile mal coiffée. Mais surement parce que ces deux là obéissaient aveuglément et ne réfléchissaient pas. De toutes façons, l’ainé devait surement être moche, et c’est tout. Et puis, la façon dont Xenos s’était allongé sur mes jambes, avec tant de douceur et de tendresse, était la preuve qu’il était bien différent d’eux tous. Bien mieux qu’eux tous.

Dire qu’il avait essayé de ne pas dormir pour s’assurer que je reste à ses côtés… Mais il n’avait pas tenu très longtemps, et à peine avais-je fini la part de tarte qu’il m’avait tendu, qu’il dormait déjà, la tête sur mes genoux, ses bras autour de ma taille. J’avais alors déposé un baiser sucré sur sa tempe, avant de reposer mon assiette sur la chaise, et de repousser un peu cette dernière. J’avais même dû m’écarter un peu de lui pour pouvoir éviter qu’en un mouvement, tout ne vienne à s’effondrer. Là, lorsque tout avait été mit à l’abri, j’avais gentiment repoussé Xenos jusque dans son lit, de sorte qu’il soit bien installé, puis j’étais allée éteindre la lumière avant de revenir vers lui, et me glisser dans ses bras et sous les draps. Je m’étais endormir rapidement, sentant son cœur battre contre le mien, bien vivant, et en bonne santé…

J’avais cru mourir dans la grotte…

Je dormais encore, pourtant, je sentis comme une caresse sur mon front, et puis, la chaleur du lit devint plus tiède, et l’étreinte sembla s’évanouir. Si je me sentis un peu triste, j’envisageais que Xenos voulait se laver tranquillement, ou aller parler à Aldrid pour changer ses pansements sans m’avoir sur le dos, moi, la furie trop inquiète. Il y eut une nouvelle caresse, cette fois sur ma joue, et puis un glissement inconnu. Je profitais donc pour rouler un peu vers sa place encore chaude, là où son odeur était la plus forte. C’était surement inconscient, mais qu’est-ce que c’était agréable, c’était comme un reste de sa présence. Peut-être avait-il raison, j’étais amoureuse, mais ça ne me dérangeait pas, j’avais déjà choisi Xenos comme mon futur prince et roi, il est normal que je l’aime. Je suis juste sa Small lady, après tout. Hélas, la chaleur et le parfum de Xenos commencèrent à disparaitre, et je m’éveillais lentement, sans pour autant vouloir quitter le lit. Quand je faisais ça, maman m’appelait feignasse. Et je répliquais alors qu’une princesse avait besoin de bien dormir pour que son teint soit parfait, et ensuite elle me disait que j’avais absolument raison, et que c’était pour ça qu’elle était aussi jolie, mais qu’une princesse devait aussi manger. Généralement, je finissais par tendre les bras pour qu’elle me relève, et nous allions manger toutes les deux, ou avec mon papa quand il était là.

Mais je n’étais pas dans mon lit, j’étais dans celui de Xenos, a Aerugo, et ma mère ne viendrait surement pas me récupérer. Je sentis plus que je ne compris que la porte de la chambre avait été ouverte, principalement à cause du courant d’air qui vint frôler mes cheveux. Et puis, des pas sur le sol, avant que le lit ne s’affaisse un peu à ma gauche. Mais c’était plus lourd que Xenos. Et puis, quelque chose vint de nouveau caresser mon visage, comme pour replacer une mèche de cheveux… Sauf que ça n’avait pas la douceur de Xenos, ni même sa taille, et ce n’était pas non plus le vieux monsieur Aldrid, ou mon père. Il y eut un soupir, tandis que je m’éveillais lentement, sans pour autant ouvrir les yeux. J’attendais de comprendre qui était cette personne, qui était soudainement venue dans la chambre de mon Prince. Et puis une voix, qui se voulait douce, presque semblable à celle de mon futur roi, mais dans laquelle sonnait quelque chose de faux. Comme un mensonge murmuré du bout des lèvres. Et cette voix disait que son frère était entre de bonnes mains. Rien que ça, je me suis tendue, et j’ai sentis les poils de mes petits bras se hérisser. Alors voilà le dernier démon de cette famille d’orgueilleux.

Mais la voix poursuivait, disant que si c’était grâce à moi que Xenos avait retrouvé son sourire, il devait me remercier. Oui, c’est sûr que ce n’est pas grâce à vous, bande de débiles tout moches. Et il continuait son discours, sauf que la suite… Me laissa soudainement très en colère… Je relisais alors dans ma tête, chacun des monologues des personnages maléfiques dans les histoires de ma mère. « ça ne fait que commencer » Oui, c’était ce qu’ils disaient tous, à chaque fois qu’ils préparaient l’invasion du monde de la lune, ou les attaques sur la terre contre la princesse Crystal. Sa vie n’est pas facile, et elle ne fait que commencer. J’ai alors ouvert mes yeux, et je les ais planté droit dans ceux, azuréen, du grand dadet stupide qui pensait pouvoir m’amadouer. Il voulait jouer à qui est le plus mielleux ? Pas de problème, j’ai l’habitude de rembarrer les enfants qui ne veulent jouer avec moi que pour être bien vu. Il était habillé avec un costume trois pièces très blanc, et je trouvais ça presque ridicule. Il sait qu’à part les mariées, personnes ne s’habille en blanc ? Et que chez les hommes, c’est pour cacher les vices qu’ils possèdent sous un linceul de pureté ? Oui cette phrase est jolie, c’est ma maman qui le dit.

« On ne vous a jamais dit que regarder les petites filles dormir à votre âge, ce n’était pas normal ? » Oui, j’aime être direct. Je me suis redressée alors, dévoilant ma robe de nuit de 1600 et quelques, aussi délicate que les soies xinoises.«Qui plus est, même si vous êtes en votre demeure, il est coutume de frapper aux portes des chambres. Et si j'avais été dénudée lors de votre arrivée? » Mes chignons s’étaient à peine défaits pendant la nuit, ce qui me donnait des allures de princesse après une promenade à cheval dans la vallée. « Par ailleurs, un homme, quelque soit son âge, doit savoir se présenter avant d’engager la conversation avec une lady. Même si je ne doute pas de votre identité, votre nom serait des plus agréable à connaitre, afin que je puisse m’adresser directement à vous. » C’était, à peu de chose près, le même discours qu’une princesse stellaire tenait à un individu qui s’était rendu auprès d’elle sans se nommer. J’avais pris beaucoup de plaisir à imiter les personnages des romans de maman, j’en étais un à part entière après tout, et puis, Olivia était ravie quand je tenais ce genre de langage.

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 3 EmptyMar 24 Déc - 17:07
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Douce enfant encore ensommeillée... Tu ne le sais peut-être pas, mais il aurait été facile de tendre la main vers ton petit cou et de le serrer jusqu'à ce que tu suffoque et ne meurs entre mes doigts.

Cette pensée traversa l'esprit de l'aîné des Van Baelsar. Sombre idée, certes... pourtant il avait une réelle envie de l’exécuter. Pourquoi son incapable petit frère s'amusait avec cette petite sotte ? L'un comme l'autre, il ne se méritait guère. Xenos devait rapidement disparaître de la surface de la terre... pour le bien de son grand frère. Il était un obstacle. Si jamais l'enfant venait à retrouver une place au sein de cette famille, qui sait si la famille ne voudrait pas de lui à la tête de la famille. Sirius avait tellement donné, tellement sacrifié pour devenir l'élu. Il ne pouvait pas se permettre de se faire voler la vedette. Oui, il avait peur de ce gamin de dix ans son cadet. Il se souvenait parfaitement de la discussion que son père avait eu avec sa mère, une nuit d'hiver peu de temps après la naissance du petit dernier. "Cet enfant aura un avenir brillant. Il n'est pas désiré, mais il sera un jour... amené à me succéder si son frère est une déception."

Déception ? Cela n'arriverait jamais. C'était impossible. Sirius était bien trop intelligent, bien trop prévoyant... Il avait déjà assuré son avenir. Ses plans étaient parfaits, mais il ne devait certainement pas avoir quelqu'un pour le gêner. Ce Xenos devait continuer à sombrer dans la solitude et le désespoir... pour le bien de toute la famille. Donc, il était normal pour lui de penser à se débarrasser de la petite gêneuse qui se trouvait actuellement devant ses yeux. Si elle venait à disparaître, son frère aurait encore une fois perdu son seul repaire dans le monde de ténèbres que Sirius s'amusait à lui créer.

Pourtant, cela ne pouvait se faire. Les parents de cette petite fille étaient présents dans la demeure... Il devait donc trouver quelque chose d'autre pour satisfaire sa propre destinée. L'argenté bien habillé continua d'observer l'enfant. Transperçant son regard du sien avec ce visage pourtant si doux qu'il tente de lui offrir pour ne pas trahir ses pensées les plus profondes. Un fin sourire se dessina simplement sur ses lèvres avant qu'il ne vienne poser sa main droite au dessus de son coeur et de se pencher légèrement en avant pour la saluer.

« Pardonnez mes manières. Je suis Sirius Liam Van Baelsar, le frère aîné de Xenos. »

Il se redressa doucement pour planter ses iris dans le regard de son interlocutrice. Petite sotte, pensa t-il... Elle ne sait donc pas se tenir convenablement et avoir une parole digne d'une gamine de son âge. D'ordinaire, Sirius se permettait de gifler les gens qui lui manquait de respect. Encore une fois, il devait faire preuve de retenu. Mais un jour, il se vengerait pour chaque mot déplacé qui ne lui plairait pas. Il se ferait une joie de la démembrer de ses mains. Il en faisait le serment dans un coin de son esprit avant de retourner à sa petite invitée.

« Vous devez être la jeune enfant des Williams. C'est un plaisir de rencontrer enfin celle qui rend mon petit frère heureux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu le plaisir de le voir sautiller de la sorte. Lui qui n'arrive jamais à se faire des amis sans créer des problèmes qui sont bien plus gros que son petit corps frêle. »

Un petit soupir lâché tandis qu'il sourit intérieurement. Pourquoi ne pas se servir encore une fois de son petit frère pour briser son lien ? Il ne mentirait guère. La vérité suffirait simplement à mettre la charrue avant les bêtes. Cette gamine n'avait pas l'air crédule, mais il suffirait simplement de la faire douter pour obtenir un résultat.

« Je ne suis guère un jeune homme qui s'amuse à regarder des enfants dormir. J'étais simplement venu voir si vous alliez bien... Mon père s'inquiétait tellement de vous savoir aussi proche si rapidement, qu'il m'a confié ses craintes. Surtout après l'accident que vous avez eu dans cette grotte. »

Une grande inspiration et les yeux qui se ferment pendant quelques secondes pour montrer un visage presque inquiet. Il tourna ensuite son regard vers la fenêtre de la pièce pour regarder dans le lointain encore très sombre. Il continua de parler avec une voix très calme, ne trahissant en rien son extase de mettre le feu aux poudres.

« Xenos est un enfant qui a beaucoup souffert. Il est très solitaire. Tu as dû le remarquer à ton arrivée. Il y a d'autres enfants qui ont essayé de se lier d'amitié avec lui, mais malheureusement, et ce que je n'arrive pas à comprendre, il lui arrive de faire des choses horribles pour écarter les autres. Au début, il se montre toujours joyeux et puis... Il devient incontrôlable et se met à faire du mal aux autres enfants. Je me souviens encore de cette petite fille qui voulait lui demander de jouer avec lui... Une enfant si douce... J'ai encore beaucoup de mal à croire qu'il est pu la blesser en la poussant contre une porte vitrée... »

Ses sourcils se froncent avant de reporter son attention sur la demoiselle dans le lit. Il n'y a point de mensonge dans ses dires. Simplement la stricte vérité. Peut-être avait-il oublié quelques détails en passant, mais ce n'était pas très importants.

« Comme tu es aussi une jeune fille, je voulais simplement m'assurer de ta sécurité et de te mettre en garde. Xenos à besoin d'amis, mais il fera toujours tout pour les éloigner au bout du compte... Qu'importe les moyens dont il use pour cela. Désolé de t'embêter avec cela, mais si mon père ne voulait pas en parler... Je ne pouvais pas laisser une telle chose se reproduire encore une fois sous ce toit. »

Il tendit alors une main vers le visage de l'enfant pour effleurer sa joue droite et lui offrir un petit sourire. Qu'est-ce qu'il ne devait pas faire...

« Tu es encore jeune, mais je ne pense pas que tu sois sotte. Fais simplement attention et si tu remarque ne serait-ce qu'une lueur malsaine dans son regard, n'hésites pas à prendre tes distances ou bien venir en parler avec un adulte. J'étais assez proche de lui à une époque, mais je pense tout de même avoir encore un peu de son estime. Sinon Aldrid fera l'affaire. Je ne pense pas que mes parents pourront apprécier ce genre de chose venant de lui. Ils finiront pas le punir durement sans prendre le temps de discuter avec lui.»

Sa main remonta le long du visage de la gamine pour venir attraper une mèche de ses cheveux qui dépassait de sa coiffure. Il se mit à l'enrouler autour de son doigt avec douceur avant de se rapprocher un peu plus d'elle afin de capter toute son attention de la manière qui semblait, certes, la plus malsaine mais il se fichait bien de la situation. Il voulait simplement un résultat.

« En te regardant d'un peu plus près, je commence à comprendre pourquoi mon frère s'est rapidement attaché à toi. Tu es si mignonne qu'il doit être impossible aux autres de détourner son regard. Fort dommage que je dois si vieux. Je commence à envier ce petit veinard de Xenos d'être aussi chanceux à son âge. J'espère qu'il saura garder ce merveilleux trésor avant que quelqu’un ne pense à lui dérober... Cela serait fort dommage, tu n'es pas d'accord avec moi ? »

Ô douce enfant, tu es encore si jeune, mais les années passeront et peut-être que si nos chemins se recroisent un jour et que mon frère n'existe plus, tu pourrais devenir celle qui se tiendra à mes côtés, à la tête de cet empire qui m'appartient de droit. Tout ce que je désire, je l'obtiens tôt ou tard. Dans le cas contraire, tu devras disparaître comme ce qui était convenu au départ.


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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 3 EmptyMar 7 Jan - 0:07

Lire à travers le coeur des autres

Maman m’a dit un jour que j’avais le don de voir le bon chez toute âme que je croisais. Que j’étais capable de faire ressortir ce qu’il y avait de lumineux en eux, même si c’était bien enfoui. Que je savais naturellement le trouver, parce que j’étais une enfant aimante. Mais le regard bleu en face de moi, aussi doux se montre le visage qui l’accompagne, ne possède rien de bon. Peu importe qu’il mette sa main sur son cœur et me salue d’un début de révérence avec son sourire. J’ai ce frisson d’angoisse qui me dit de partir, que c’est un méchant. Il fait partie de cette famille ignoble, et sa façon de parler de mon prince veut tout dire. Mensonge, monologue… il n’a rien à faire ici. C’est un méchant manipulateur, et il porte du blanc pour couvrir ses crimes. Il demande pardon pour ses manières, et se présente entièrement, rajoutant qu’il est le frère ainé de Xenos. Mais je n’en ai pas l’impression. C’est vrai qu’il se ressemble beaucoup, mais il y a quelque chose chez lui qui me fait dire que non. C’est dans ses yeux… Une âme pas belle ne peut pas être liée à une âme aussi belle. Je le sais.

Je n’ai pas le temps de me présenter, cela dit, bien que conservant un peu de distance. Car il reprend, il se redresse et me fixe, et je n’aime pas son regard. Il me dit alors qui je suis, affirmant que c’est un plaisir de rencontrer enfin celle qui rends son petit frère heureux. Oui, je le rends heureux, mais vous n’avez pas placé la barre très haute vus les horreurs que j’ai découvertes. Les coups, les remarques, les punitions stupides… Lui qui n’arrive jamais à se faire des amis sans créer de problèmes plus gros que lui ? Il m’a fui avant même que je ne puisse l’aborder à notre arrivée. Tu crois que tu sais mieux que moi comment est ton frère parce que vous vivez sous la même maison ? Alors que tu n’as probablement jamais cherché à le comprendre ? Seulement le manipuler comme tous les vilains font ? T’as peur de perdre ta place, grand dadet raté ? Sirius soupire, comme si la vérité était dure à dire. Déjà, pour s’appeler Sirius, c’est dur, mais en plus, je suis sincèrement navrée, il est mauvais comédien. Je suis plus douée que ça et c’est souvent juste pour une part de gâteau. Alors là je ne sais pas ce qu’il veut faire, mais ça ne marchera pas.

Il attaque donc avec le fait qu’il n’est pas un jeune homme louche qui s’amuse à regarder les enfants dormir. Non, et tu faisais quoi alors ? Tu comptais les moutons ? Venu voir si j’allais bien ? Bah écoutes, monsieur pas beau, oui j’ai bien dormi, et je pense que mon réveil aurait été beaucoup mieux sans toi. Son père s’inquiétait de nous savoir si proche aussi rapidement, surtout après l’accident dans la grotte… ? T’es au courant de comment se forme un barrage naturel, toi ? Ou t’as cru qu’un enfant de 7 ans pouvait en détruire un par volonté propre ? Ah, maintenant il se montre inquiet. Vas-y, donne-moi ton plus beau rôle, et je te dirais si je te garde dans ma future pièce de théâtre ou si tu feras le ménage dans les coulisses. Les yeux qui se ferment avant de se poser sur la fenêtre, fixant un point au loin, et puis… C’est le drame. Xenos est un enfant qui a beaucoup souffert… La faute à qui, débile ? Très solitaire… Quand on voit sa sœur, et selon ce que vous avez dit sur lui, ça ne m’étonne pas ! Mais le pire… Le pire… C’est la suite. Xenos ferait des choses horribles à ces enfants pour les écarter de lui. Qu’il se montre joyeux au début, puis devient dingue.

On parle de la même personne où il utilise Xenos pour raconter ses exploits ? Mon prince n’est clairement pas capable de faire ce qu’il décrit, pour une raison toute bête. Tu ne peux pas faire du mal à quelqu’un comme ça pour l’écarter de toi, si tu es capable de donner ta vie pour sauver quelqu’un d’autre. C’est juste de la logique. S’il voulait m’écarter comme il le disait, alors il m’aurait laissé prendre ces rochers, et par deux fois, il m’a sauvé la vie. Il n’a pas arrêté de me défendre et d’assumer nos bêtises à ma place devant des parents monstrueux. Et là… J’ai l’impression qu’il me raconte une histoire déformée. Une petite fille qui serait venu lui demander de jouer avec lui, et que Sirius ne comprends pas pourquoi il a voulu la blesser en la poussant contre une porte vitrée. Il fronce les sourcils et se tourne vers moi. Ah, comme je suis une jeune fille, il vient s’assurer de ma sécurité et me mettre en garde. Il poursuit en disant que Xenos a besoin d’ami, mais qu’il fera tout pour les éloigner. Qu’importe les moyens. Et que lui, héros dans sa nature, il a bravé l’interdiction pour venir me mettre en garde parce qu’il ne pouvait pas laisser une telle chose se reproduire.

Si je n’étais pas déjà en train de singer ses paroles, j’aurais vivement reculé lorsque sa main vint éffleurer ma joue, et qu’il me rendait un sourire. Il affirmait que j’étais certes encore jeune, mais pas sotte. Que je devais faire attention et que si jamais je voyais la lueur malsaine poindre dans les yeux de mon prince, je devais prendre mes distances et venir le trouver lui, ou Aldrid. Je n’écoutais pas la partie sur les punitions, je comprenais tout, maintenant. C’était probablement lui le responsable des mystérieux accidents arrivants aux enfants souhaitant devenir amis avec Xenos, et il ne s’était sûrement pas gêné pour que mon ami soit puni et subisse les horreurs d’aujourd’hui. Je pense que la lueur malsaine, c’est moi qui l’ai eu, parce que je n’ai pas pu m’empêcher de le fusiller du regard. Surtout que sa main se saisit d’une des mèches de mes cheveux et l’enroula autour de son doigt. Je n’aimais pas ça. Pourquoi il ne partait pas ? Je venais de me réveiller, j’avais forcément envie de me laver, m’habiller et aller manger ! Pourquoi il ne dégage pas !? Il faut que je hurle maman pour qu’il s’en aille ?

Il se rapproche… Il se rapproche ! Mais que… Hein ? Tu comprends pourquoi ton frère s’est attaché à moi ? Parce que je suis mignonne ? Mais parce qu’en plus d’être manipulateur t’es un pervers ? Il vient de sortir qu’il enviait Xenos de m’avoir et d’être aussi chanceux… Il n’est pas bien ? Chanceux ? Il disait espérer que son frère sache garder un aussi beau trésor. Ça avait beau être un compliment, j’avais l’impression qu’il me le vomissait dessus après avoir dit toutes ces horreurs sur Xenos. Mais puisqu’il a décidé de me défendre, je vais lui montrer qui je suis. Je reculais mon visage sèchement et me redressais donc pour de bon, avant de darder mes yeux dans les siens. J’avais l’air d’une grande comme ça, maman l’avait déjà dit, mais surtout, je mesurais mes paroles. Je ne voulais pas qu’il me croit plus stupide que j’en ai l’air, ni qu’il les utilise contre mon futur prince ensuite. Alors il fallait être plus fine que lui.

« Je suis Chiara Emeraldas Williams, de la grande famille des Williams. Je vous prierai de ne pas me croire aussi naive que les autres fillettes à cause de ma candeur. Je sais parfaitement reconnaitre qui sont les gens douteux et je n’ai pas besoin de vos conseils. » Je me relevais et quittais le lit d’un bond, avant de lancer un regard en biais au grand toujours assis sur le bord du lit. « Je suis ravie de faire votre connaissance, Sirius, mais vous seriez gentil de ne pas mentir sur les actes dit mauvais de celui qui a donné sa vie par deux fois pour moi. » Je me suis alors dirigée vers la porte adjacente qui menait à ma petite chambre prêtée durant le séjour. Et en ouvrant cette dernière, je me tournais une dernière fois. « Il y a une part de mensonge et une part de vérité dans ce que vous avez dit. Xenos a besoin d’amis, et sa vie est pleine de malheurs. Mais je suis assez grande pour me faire une opinion toute seule, et ce qu’il s’est passé entre vos murs auparavant ne regardent que ceux qui se sentent concernés. » Alors que je passais la porte, j’ai conclu cet échange. « Je comprends pourquoi votre frère m’a fui la première fois qu’il m’a vu. Il a dû avoir peur. Peur de vous à travers moi. Maintenant excusez-moi, je dois m’habiller pour le petit déjeuner.» J’ai alors refermé la porte à clef derrière moi, et je me suis laissée glisser contre avant de soupirer, une main sur le cœur.

Chiara, c’est plus les ennuis que tu cherches, ce sont les catastrophes.

Je suis allée faire ma toilette pour me calmer un peu. Pleurant sur la vie qu’avait dû avoir mon chevalier si précieux. Un frère pareil… On dirait le même que son père. C’est horrible. Comment deux personnes aussi différentes peuvent-elles être liées ? Xenos ne ressemble en rien à Sirius. Xenos est doux, gentil, drôle et courageux. Il n’a rien à voir avec ce type-là. C’est horrible. Finissant de pleurer, j’ai imité ma maman pour éviter d’abîmer encore une nouvelle robe durant la journée. Je me demande si maman a récupéré nos vêtements là-bas… Je suppose que ma robe des grandes occasions est disparue sous l’eau maintenant. Tant pis. J’en ai plein d’autre, mais c’était bien d’avoir la même que la grande Moera. J’enfilais donc un pantalon corsaire turquoise par-dessus mes culottes bouffantes, une chemise blanche, et un veston de cuir assortir au pantalon, avec des petites chainettes en or. J’ai ensuite brossé mes cheveux cents fois avec l’huile de rose, histoire d’être prête. Puis j’ai enfilé le manteau long au trois quart – il frôlait presque le sol parce que j’étais plus petite que prévue – lui-même plus sombre que mon veston, bien que dans les mêmes teintes. Je ressemblais à maman comme ça, et ça me donnait une assurance que je n’avais pas vraiment eu tout à l’heure… Je n’ai pas envie de recroiser Sirius… Pas aujourd’hui en tout cas. Mais je sens que je ne vais pas avoir le choix. Ce type est un démon dans un corps similaire à celui de mon prince.

« Aller… Tu peux le faire… Tu lui as cloué le bec, tu peux bien le recroiser devant tout le monde. Il ne te fera rien ! » Dis-je pour me rassurer.

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