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Angelica / Anjuu / Chiara
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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyMer 26 Avr - 4:50



J’avais été légèrement surprise de le sentir bouger contre moi lors de l’étreinte que je lui avais offerte, je pensais au début qu’il se débâterait pour la quitter, mais il s’était juste tourné pour cacher son visage contre mon cou. Cela m’était apparu étrange, je ne pouvais le nier, mais mon empathie à son égard, ma tendresse pour lui, faisait que je ne pouvais m’empêcher d’agir ainsi envers lui. Il était si adorable, si doux… Un véritable prince en devenir. L’idée qu’il pleure à nouveau me brisait le cœur, je voulais le voir sourire, que son visage s’illumine de lumière. Je savais qu’il était plus jeune que moi, d’une année, mais ce que j’avais vu de sa vie, peu importe son âge, il ne le méritait absolument pas ! Je voulais qu’il soit heureux pour toujours, ne savoir qu’aucune autre larme ne coulerait sur son merveilleux visage.

Et puis, je l’avais relâché, j’avais agis sans savoir réellement pourquoi, mais j’avais posé mes lèvres sur les siennes. Mon premier baiser… J’avais sept ans. Mais il me semblait que c’était lui…Qu’il était celui qui me ferait vivre une merveilleuse aventure. C’était ce que ma mère me racontait tout le temps depuis que j’étais capable de comprendre. Chaque jeune fille avait un baiser caché à la commissure droite de ses lèvres, et que le destinataire de ce baiser ferait vivre de grandes aventures à la jeune fille. Et j’ignorais comment, mais ma mère m’avait dit que je le saurais lorsque je le trouverai, et Xenos… Etait le destinataire de cette aventure. J’en étais certaine. Même si je sentais mes joues devenir écarlates, et que nous étions jeunes, je savais qu’il était mon héro. Il l’était maintenant, et il le serait demain. Mais je savais aussi une chose, le héros n’avait pas à être tout seul, il n’avait pas à porter cette souffrance seul. Je voulais la lui prendre, lui dire que j’étais là pour lui, mais aucun mot ne sortit d’entre mes lèvres.

Il tremblait, et j’étais toujours plus inquiète, je savais qu’il pleurait, mais à présent, il donnait l’impression d’avoir peur, et j’étais probablement la raison de cette crainte. Il me fixait, ahurit, et je n’arrivais pas non plus à bouger. Si je savais qu’il était mon héro, peut-être que lui ne le savait pas encore ? Et… Et maintenant il était écarlate… Je m’en voulais… Je n’aurais pas dût faire ça… Je me suis reculée de lui, parce qu’il était totalement figé dans la même gestuelle, avant d’écarquiller les yeux en grands, presque traumatisé de mes actes. Bon… Note à moi-même, j’ai tué mon premier et seul ami avec un bisou… Mon héro…Je me suis mordue la lèvre et j’ai commencé à reculer, j’avais l’impression de ne plus être à ma place. Peut-être que je ferais mieux de retourner dans ma chambre et…

Oh…

Il s’est mit à balbutier des trucs sans queue ni tête, avant de faire un bond en arrière. J’ai voulu le retenir, parce qu’il était déjà bien proche du bord, mais je n’ai pas été assez rapide… Sa tête frappa le sol dans un bruit mat, et je me suis crispée d’horreur avant de me pencher au dessus pour voir dans quel état il était. Je priais pour qu’il aille bien, surtout que le bruit avait été effrayant, et son cri aussi… Mais non… Il semblait aller bien, enfin aussi bien que quelqu’un qui venait de s’exploser la tête la première sur le sol. Sauf qu’il ne se tordait pas de douleur sur le sol, il s’était juste roulé sur le cote en cachant son visage avec ses mains… Enfin ce qu’il pouvait cacher puisque je pouvais voir une jolie couleur rouge marquer ses oreilles. Oh…Est-ce que c’est moi qui aie fait ça ou c’est le choc sur le sol ? Je me suis sentie rougir de nouveau alors qu’il plantait son regard dans le mien, bouche grande ouverte… Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir me dire ? Euh… Est-ce que c’est… ?

La porte ?

Oups… En effet, la porte venait de s’ouvrir, dévoilant le gentil serviteur qui m’avait montré ma chambre pour la semaine. Il semblait inquiet. Et la phrase qu’il prononça à la suite de son entrée dans la pièce le confirma. Il s’arrêta, et nous fixa un à un avant d’esquisser un petit sourire, c’était bizarre. Il se mit ensuite à ricaner en disant que Xenos était entre de bonnes mains, puis montra ensuite un petit panier en osier recouvert d’une serviette. Probablement la collation dont il parlait… Au moins, je savais que ce vieil homme était suffisamment gentil avec Xenos pour le nourrir, contrairement à ses parents… Eux, je les dénoncerais à maman, elle a toujours protégé les droits des enfants dans la presse ! Je clignais des yeux cependant aux dires du serviteur. Nous ne devions pas nous coucher trop tard, et qu’il me laissait la porte ouverte. Je rosis cependant une fois de plus en entendant que Xenos avait de la chance de m’avoir. Et je détournais le regard, fixant la fenêtre que j’avais utilisée comme passage.

J’ai presque sursauté lorsque j’ai sentie mes mains être saisies, et j’ai vu Xénos en face de moi, il me fixait de ses yeux écarlates, et je savais que mes rougeurs étaient revenues aussi rapidement qu’elles étaient parties. Il souriait, et ce sourire me fit incroyablement plaisir, il était bien plus beau comme ça, loin des larmes et de la douleur, même si je savais désormais que c’était son quotidien. Il m’a alors remercié, m’appelant princesse, ce qui me fit écarquiller les yeux, alors qu’il s’excusait ensuite pour les propos tenus, le fait qu’il avait dit que j’étais odieuse et que je voulais sa souffrance. Qu’il ne les pensait pas. Je me suis sentie un peu soulagée, et rassurée de ne pas l’avoir totalement traumatisé non plus. Là, il vint ensuite s’asseoir à coté de moi sur le lit, m’ayant relâché, et fuyant du regard. Que lui arrivait-il ? Je croyais que c’était bon, qu’il allait mieux, pourquoi ça maintenant ? Je tendais ma main vers lui, avant de la stopper net, dans les airs, alors qu’il prenait de nouveau la parole.

Il me dit qu’il trouvait ma chanson jolie, et je me suis mordue la lèvre pour ne pas sourire comme une abrutie. Je connaissais les paroles depuis ma plus tendre enfance, mais elles n’avaient plus de mélodies depuis longtemps… Alors je lui en avais créé une. Peut-être devrais-je la noter ? Ou en tout cas tenter de m’en souvenir et… Oh… Il veut que je lui chante pour qu’il s’endorme ? Je clignais des yeux, surprise, mais il reprit, disant qu’il s’était trompé et puis… Il m’a demandé si je voulais rester avec lui. Mon cœur s’est mit à battre plus vite… Et j’ai rougit, avant de baisser un peu la tête, pour finalement la relever avec un sourire sur les lèvres. Et j’ai finalement tendu de nouveau mes bras vers lui pour l’attirer contre moi dans un câlin. « Je ferais les deux si tu veux… » Dis-je contre son oreille, avant de me reculer. J’ai fais un bisou sur son nez avant de lui rendre son sourire avec douceur, pour ensuite quitter le lit.

Là, j’ai prit une petite serviette pour récupérer la part de tarte échouée au sol, que je me suis empressée d’aller jeter dans la petite poubelle à coté du bureau. Ensuite, j’ai saisit le panier d’osier avec toutes les victuailles, que j’ai ensuite apporté à Xenos pour qu’il puisse manger. Je me suis assise à coté de lui de nouveau, ma boite de biscuits avec la seconde part de tarte devant, en plus du contenu du panier. J’ai tiré la serviette qui était sur le panier pour couvrir les mets parfumés, et cela à dévoilé une carafe avec un parfum de chocolat bien chaud, ainsi que pleins de petits biscuits sur le coté. Il me semble qu’on en avait servit à table, et que c’était des canestrelli, les sablés chocolatés en forme de fleurs trouées, et qu’il y avait aussi des frollini, ceux qui ressemblaient à mes cookies mais en plus grand et avec des noisettes. Il y avait en plus, du sucre, et un petit bol avec de la crème parfumé à la vanille, j’en étais plus que certaine pour ça. Le tout avec une part de tarte aux fraises, et mes cookies vanille-chocolat, j’étais sûr qu’il serait bien nourrit avant de se coucher.

J’irais probablement lui piquer un peu de crème, j’adore ça, mais d’abord, m’occuper d’installer tout ça ! J’avais l’habitude des petits déjeuner au lit, on en faisait souvent avec mes parents. Dame Olivia portait le repas dans la chambre de mes parents, et j’avais le droit de les rejoindre pour manger. J’ai prit la serviette et je l’ai étalée sur le dessus de lit, entre nous deux, avant de prendre la part de tarte restante et de la poser dans sa direction, j’ai rouvert ma boite à biscuits et je l’ai posé de l’autre coté de la serviette, avant de prendre les biscuits qui étaient dans le panier sur une grande soucoupe plate, et je les ais posés sur la serviette à leur tour. J’ai pris le bol de crème et je l’ai posé avec application sur la serviette, au centre du tout, avant de prendre la tasse et de la lui servir en chocolat. Une fois fait, je la lui ais tendue avec un sourire. « Et voilà ! Comme ça tu peux manger tranquillement… »

J’en ai profité pour ranger mon violon de manière très lente dans son étui, afin de ne pas trop bouger le matelas ni renverser quoi que ce soit. Lorsque ce fut fait, j’ai posé ce dernier au sol en me penchant lentement en avant, puis je me suis redressée, toujours souriante. « Est-ce que c’est bon ? » Demandais-je, ignorant s’il avait attaqué pendant tout ce temps là. Moi en revanche, j’hésitais… J’ai toujours été très gourmandes, c’est pourquoi je m’étais resservie deux fois durant le diner, cependant, là, toutes ces pâtisseries étalées devant moi firent gronder mon ventre comme une supplique. J’ai rosis. Il devait avoir bien plus faim encore que moi, alors j’allais lui laisser le tout… Nouveau grondement de la part de mon ventre… Bon… J’ai détourné le regard, légèrement honteuse, avant de me décider.

« Dis… ça te dérange si je te pique un peu de crème avec un cookie… ? » J’avais l’impression de l’affamer en lui demandant ça, et je me sentais coupable...

Demain, je trouverais un stratagème, je vais impliquer maman, et elle va faire en sorte que Xenos soit tout le temps avec moi, comme ça, il sera obligé de manger tous les jours, à chaque repas, et on pourra jouer ensemble, et ses idiots de parents incapables ne pourront rien lui dire ! Oui, c’est ça ! De toutes façons, maman les aimes pas, et si je lui dis ce qu’il se passe, elle va forcément être de mon coté ! Et puis papa adore rappeler qui commande, et les Van Baelsar et lui ont quelques chose à faire ensemble je crois, donc dans tous les cas, ils seront obligés de se plier à mes caprices… Oui voilà, et comme ça, sa sœur ne pourra rien dire non plus, et il sera heureux durant tout mon séjour ! Soit ils sont gentils avec Xenos, soit il n’y a plus de contrat. Oui, parfait, dés demain matin, j’irais en parler à maman, mais pour le moment, je dois me concentrer sur mon héro, parce que je sais qu’il en à besoin…

Et que je ferais tout pour qu’il garde le sourire…



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyDim 16 Juil - 23:51
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je n'avais jamais aussi bien dormi de toute ma vie. Je me suis assoupis​ sans m'en rendre compte. J'étais fatigué, mais je n'avais pas oublié la journée que j'avais passé la veille. Je souhaitais réellement que cela ne soit pas un rêve et qu'en ouvrant les yeux, je verrais la petite Small Lady à mes côtés. Je lui avais demandé de rester dans ma chambre pour le reste de la nuit. Cette petite fille était venue dans ma chambre pour m'apporter de la nourriture. Elle avait risqué sa vie pour m'aider, passant par la fenêtre. Cette fille était vraiment inconsciente, mais cela me faisait vraiment plaisir. Pour la première fois de ma vie, quelqu'un voulait passer du temps avec moi. C'était la première personne qui voulait me réconforter dans mon malheur. Ma tristesse s'était envolée d'un seul coup.

J'avais finalement mangé en sa compagnie après le départ d'Aldrid. J'étais assez gêné après un certain geste de sa part, qui m'avait fait tomber du lit. Je n'arrivais même pas à la regarder dans les yeux. Je me sentais mal à l'aise, mais ce n'était pas une mauvaise chose. Finalement, je me suis écroulée de fatigue. Au petit matin, j'ai ouvert les yeux pour constater que la petite princesse était à mes côtés. Son visage..  si proche du mien, que j'ai bien failli paniquer et faire un saut dans le lit. Je pris une grande inspiration pour me calmer. Je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder alors qu'elle dormait encore. J'étais content qu'elle soit encore présente, mais j'avais peur qu'un membre de ma famille débarque dans la chambre. Après tout, j'étais censé être puni et enfermé dans ma chambre. Mon père m'avait consigné pour avoir emmené la fille des invités dans la forêt. Je n'avais pas envie qu'elle ait des ennuis par ma faute.

Avec un petit sourire sur les lèvres, j'ai passé une main hésitante dans ses cheveux avant de poser mon front contre le sien, lâchant un soupir inaudible. Je m'apprêtais à me lever quand soudainement la porte de ma chambre s'ouvrit doucement. La silhouette de ma mère fit son apparition et je me sentais mal sur le coup. Sans même dire un mot, elle plissa les yeux avec un air sévère sur le visage avant de me faire comprendre d'un simple geste du doigt que je devais sortir du lit et la rejoindre hors de la chambre. J'allais encore avoir des ennuis...

Sans faire de bruit, je me suis levé en baissant la tête. En trainant des pieds, j'ai rejoins ma mère à la porte et l'instant d'après, ma génitrice m'attrapa le bras pour me tirer à l'extérieur. J'avais du mal à la suivre. Elle marchait trop vite pour moi. J'avais aussi mal à mon bras... Ma mère me tenait fermement. On traversa le couloir pour se diriger vers une chambre d'amis vide. Celle qui m'avait donné la vie me poussa à l'intérieur et referma la porte derrière elle.

« Peux-tu m'expliquer ce qui se passe ? Pourquoi la porte de ta chambre est-elle ouverte et que fait la fille des Williams dans la même pièce que toi ? Je pensais que ton père avait été très clair. Encore une fois, tu es une déception ! »

J'allais répliquer pour me justifier. Lui dire la vérité... Mais je n'ai pas eu le temps que sa main s'écrasa contre ma joue avec violence. Ma tête se tourna alors sur le côté et j'ai immédiatement posé mes doigts sur l'endroit de l'impact. J'avais mal... Je pouvais sentir mes larmes monter à mes yeux, mais je me retenais de pleurer. Elle me lança un regard noir. Même si je ne pouvais pas le voir, je pouvais le sentir.

« Tu as de la chance que ton père soit parti tôt ce matin pour le palais. Il sera mit au courant ce soir. Maintenant, je veux que tu te tienne tranquille. Je vais avoir une discussion avec les parents de cette fille et faire en sorte que tu ne puisses pas la recroiser durant le reste de son séjour. Maintenant file. Je ne veux plus voir ton visage pour les jours à venir. Vivement que ton frère revienne à la maison.  »

Sur ces mots, elle quitta la pièce en me laissant seul. Je lâchais un profond soupir avant de me frotter la joue. C'est en baissant la tête que je fis de même pour me diriger vers ma chambre. J'espérais que Small Lady soit déjà partie. Je ne voulais pas qu'elle me voit dans cet état. C'est alors que je me suis arrêté devant la porte. J'avais une main levée pour l'ouvrir, mais je me suis ravisé au dernier moment. Finalement, je fis demi-tour pour partir. Je n'avais pas le courage...

« Je suis désolé, petite princesse...Mais l'aventure s'arrête ici pour moi.  »

Je prenais encore la fuite. Je ne savais faire que ça. En descendant les escaliers, j'ai croisé la route d'Aldrid​ qui remarqua ma joue. Il me prit doucement la main pour m'emmener dans les cuisines. Je pris place sur un tabouret alors que l'homme allait chercher de quoi calmer ma douleur. Je devais avoir une sacrée marque. Ça piquait et j'avais chaud à cet endroit. Je commençais à avoir l'habitude. Ce n'était pas la première fois que ma mère me frappait. Après qu'Aldrid s'était occupé de moi. Il me demanda de rejoindre les autres pour le petit déjeuner. Une chose que je craignais... Mon père n'était pas là, mais il restait encore ma mère et ma soeur. C'est en soupirant que je fis non de la tête. Je voulais simplement faire profil bas.

Sans attendre, je pris l'initiative de partir et de remonter dans ma chambre. Maintenant la petite princesse devait être déjà debout et partie pour le petit déjeuner. Je n'avais pas envie de la croiser et qu'elle remarque la marque sur ma joue. J'avais promis de lui sourire, mais je n'en n'avais pas la force. Puis je ne voulais pas qu'elle s'inquiète... Je me faisais peut-être des idées... Après tout, elle ne me connaissait que depuis un jour... En entrant dans ma chambre, j'ai regardé partout. J'ai même demandé s'il y avait quelqu'un. Pas de réponse. J'ai poussé un soupir avant de refermer la porte. Encore une fois, j'allais resté enfermé ici en attendant que les choses se calment.

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyDim 30 Juil - 14:11



J’ai toujours eus le sommeil lourd lorsque je me sentais bien. Je le sais, parce que les rares fois où j’ai dormi avec mes parents, rien ne pouvait me réveiller. Je me sentais dans un cocon protecteur et chaleureux, où rien ne pouvait m’arriver, à part de merveilleux rêves dorés. Et là, c’était totalement ce que je ressentais, un bien-être fou, comme si j’étais au paradis simplement en dormant avec ce petit garçon. Je me sentais rassurée, paisible, bien au chaud malgré la température plutôt fraiche de cette matinée. C’était bizarre d’ailleurs, parce qu’en fait, je ne le connaissais que depuis une journée, voir un peu moins si on comptait le trajet jusqu’à Aerugo avec maman et papa, mais voilà. J’étais complètement apaisée dans ses bras. Et pourtant, d’habitude, j’avais toujours un peu de mal à dormir dans une chambre qui n’était pas la mienne ! Mais là, c’était comme si j’étais à ma place, comme quand j’étais dans les bras de ma maman et de mon papa, un endroit parfait, bercé d’amour et de joie.

Je ne m’éveillais même pas, ou bien était-ce volontaire ? Je ne me souviens plus, j’ai juste sentit une main caresser mes cheveux, et j’ai sentit un sourire naitre sur mon visage endormit, alors que dans ma tête, les joies de la veille se montraient de nouveau sous forme d’aventures encore bien colorées et chatoyantes. Toutes, évidemment, en compagnie de Xenos, mon prince aux cheveux d’argents. Ce qui était drôle, c’était qu’il ne m’appelait pas Chiara, toujours Small Lady, comme si j’étais une véritable princesse, ou bien qu’il me voyait ainsi. Et j’avais vraiment l’impression de vivre un rêve éveillée, comme les histoires que ma maman écrit. Quelque chose de chaud s’est collé contre mon front, et dans mon sommeil, je me revoyais étreindre mon ami et prince à la chevelure d’argent, humant son parfum d’enfant et collant mes joues contre les siennes écarlates. Je me sentais véritablement bien, prête à tout, capable de tout, même de grimper des étagères menant jusqu’au ciel et descendre des escaliers jusqu’aux enfers. J’étais bien, plus que bien même, et rien n’aurait put arrêter mon imagination…

Sauf la disparition de mon ami.

Lorsque j’ai ouvert les yeux, il suivait sa mère dans le couloir, mère avec un air hideux su la figure. Elle était vraiment moche ! La porte s’est alors refermée derrière lui, et je me suis redressée en baillant… ça ne me plaisait pas trop ça… Il n’avait pas l’air bien quand il avait fermé la porte, et elle le tirait pas le bras… J’ai serré mes petits poings… Si cette horrible femme pensait que Small lady allait laisser son ami et prince se faire maltraiter sans raison, elle se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Personne ne contrariait une Williams ! Même si elle est toute petite et que l’adversaire en face était super grande, hideuse et méchante ! J’ai rangé toutes mes affaires éparpillées dans la chambre de Xenos, et j’ai reprit mon étui à violon avant de me rendre dans ma propre chambre du moment. Bien, il fallait jouer plus fin qu’elle, et je savais parfaitement le faire ! J’ai fais ma toilette dans la petite salle de bain mise à disposition, et je me suis couverte d’huile parfumée comme maman le faisait, de l’huile de rose et de lilas. J’ai ensuite tressé mes cheveux pour en faire deux chignons, avec des mèches redescendant autour de mon visage, le tout couvert de perles et de rubans, puis j’ai pris la grande robe de fête que maman avait glissé dans mes valises.

Elle était blanche, avec un large jupon bouffant en dessous, et s’arrêtait sous mes chevilles. Par-dessus, il y avait un voile de dentelle couvert de flocons de neige bleuté, et il y avait des manches longues venant dévoilant le haut de mes épaules avec des bordures de soie argentée, tandis qu’elle s’attachait à mon majeur en pointe. Ma maman avait la même robe, et nous ne la mettions que pour rappeler certaines choses. Par exemple, un jour, maman avait dut rappeler à des invités qu’ils n’étaient pas chez eux, et que les termes du contrat passé avec mon papa qui était ambassadeur pouvaient très bien être modifiés en vu de leur comportement grotesque. Aujourd’hui, j’allais donc utiliser cette robe pour parvenir à mes fins, soit faire taire cette horrible femme qui servait de maman à Xenos. Je n’avais déjà pas apprécié sa réaction la veille, quand en rentrant des jeux elle l’avait grondé peu importe ce que je disais pour avoir soit disant mit ma vie en danger. Et dire que c’était plutôt l’inverse !

Et là, ce matin, juste parce que j’étais là, et qu’il était bien, boum, elle le punissait encore. Qu’est-ce qu’il lui avait fait pour qu’elle soit aussi imbuvable ? À part être définitivement plus mignon qu’elle ? Je me suis donc rendue d’un pas naturellement lent et gracieux dans la chambre de mes parents, qui étaient quatre couloirs plus loin. Je faisais attention à ne pas froisser ma robe, histoire de toujours être présentable quand mon plan serait en marche. Je n’avais aucun doute sur le fait que maman me suivrait, en même temps, c’était comme dans certaines de ses histoires. Mes petits escarpins blancs résonnaient sur le sol carrelé tandis que je me rendais jusqu’à la grande porte à double battant. Si je ne pouvais pas nier le fait qu’ils avaient une grande et jolie maison… Elle était fade, grise, triste, morose, silencieuse et morte. Autrement dit, je ne l’aimais pas… Oui, il y a beaucoup de chose que je n’aime pas ici. A commencer par la majorité des propriétaires des lieux, tous stupides, puants et hideux. Surtout la maman de Xenos ! Cette vieille mégère coincée… Une véritable sorcière ! Je n’ai pas pris la peine de toquer à la porte, et j’ai pus voir ma maman dans sa longue robe de nuit en soie bleutée assortie à ses yeux. Je me suis arrêtée sur le pas de la porte, elle se brossait les cheveux devant un miroir…

Maman était vraiment très jolie et très gentille ! J’étais plus que certaine qu’elle m’aiderait à sauver Xenos de sa marâtre. Sans même m’annoncer, ni me regarder, comme si elle savait que j’allais venir, la voix de ma mère résonna avec une certaine douceur amusée. « Et bien… Tu sembles vouloir quelque chose ma chérie vue ta tenue… Explique moi tout, mon adorable Small lady… »

C’est fou, elle savait déjà tout… Je me suis donc installée sur le grand lit, les genoux repliés sous mes fesses et la robe étalée tout autour de moi pour ne pas l’abimer. « Maman, Xenos a encore été puni parce que je voulais rester avec lui… Ce n’est pas normal ! »

Je la vis cligner des yeux et cesser de brosser sa longue chevelure d’or un instant, pensive, avant de froncer ses fins sourcils. « Est-ce que tu es sûre que c’est ta présence qui a causé sa punition ? » Sa voix était lointaine, elle semblait déjà réfléchir…

« Oui, hier apparemment, il n’avait pas le droit de rester avec moi, il devait se rendre ‘’invisible’’ pour que Orphée, sa vilaine sœur, reste avec moi et veille au grain… Alors qu’il est vraiment très gentil ! C’est le premier qui veut bien jouer avec moi, et pas parce que je suis une Williams en plus, juste pour me faire plaisir. Et t’as vu comment son papa l’a présenté hier ? On aurait dit qu’il n’était pas content que Xenos existe. En tout cas, moi ça ne m’a pas plu du tout, et puis Xenos, c’est quelqu’un de vraiment génial. Il était tout triste hier, et on l’a privé de repas à cause de moi, mais comme je ne voulais pas, bah tu l’as vu, j’ai amené des biscuits dans sa chambre, mais apparemment, je n’avais pas le droit. Sauf que c’est toi qui l’a dit, bien mangé c’est un signe de bonne santé, et les enfants doivent être en bonne santé et… » Oui… Je suis l’une des plus grandes bavardes qu’Amnestris ait connues. Mais quand je veux quelque chose, j’ai tendance à tergiverser pour tout et pour rien jusqu’à ce que la personne cède.

« Chiara, calmes. Je ne vais pas te contredire là-dessus. Moi-même j’ai du mal à comprendre ces gens quant à leur relation avec leurs enfants. Et si la politesse étreint leur fille, il est clair que ce n’est pas la bonté mais de l’hypocrisie qui fleurit ici… » Maman soupira doucement, avant de finir de tresser ses cheveux. « Bien, que veux-tu faire ? »

« Et bien, Monsieur pas beau Gaius veut que papa lui donne de l’argent et le soutienne dans ses affaires, on est d’accord ? » Ma maman hocha la tête, et le début d’un sourire orna son visage. « Donc, lui faire comprendre que si elle veut que son mari soit bénéficiaire du contrat, elle devra me laisser Xenos durant tout notre séjour. »

Ma mère, amusée, secoua la tête, faisant danser sa longue chevelure d’or sur le coté. « Décidément… Tu y tiens beaucoup à ce petit garçon pour demander à ce qu’il reste avec toi toute la semaine… » Elle sourit de nouveau, tout en se servant un peu d’eau dans un verre délicat.

« C’est parce que c’est mon Helios » Ai-je répondu machinalement, lui faisant une totale confiance pour garder mon secret… Je tiens à dire que la pression geyser de ma maman était très impressionnante, mais le miroir à beaucoup moins aimé… Je suis cependant très contente d’avoir été dans la direction opposée !

Ma mère essuya son visage, avant de se mettre à rire gracieusement, ses yeux bleus pétillants de malice en me fixant. « Toi alors ! Vas donc me chercher ma robe d’affaire ma chérie… Haha… Ton Helios… décidément… Tu es pleine de surprise, ma Small Lady… » Je n’ai pas tout compris, mais j’ai obéis, fouillant dans sa valise pour trouver la grande robe blanche similaire à la mienne. Pendant ce temps, elle continuait de rire, allez savoir pourquoi… Je lui ai donc apporté sa robe, tandis qu’elle tressait à présent ses cheveux dans une longue tresse sur la gauche, qu’elle parfuma un peu, avant de la décorer de perles. Une fois habillée, et à peine maquillée puisqu’elle ne mit que de l’ocre sur ses lèvres, elle me tendit la main, et toutes deux, nous descendîmes pour retrouver la maman de Xenos, l’affreuse mégère maitresse de maison. Mère et fille, main dans  la main, pour un combat pour la justice. Je ne pouvais pas m’en empêcher, mais à présent, avec nos tenues similaires, je nous voyais clairement comme la future reine Crystal et Small lady se préparant à combattre le maitre des miroirs dans le tome trois.

Je dois admettre que la tête de Celtya, la maman de Xenos, méritait véritablement un portrait lorsqu’elle nous a vus arriver. Même Oprhée, qui semblait clairement la tête encore dans l’oreiller alors qu’elle était habillée valait le détour. La voix rocailleuse de la marâtre démarra. « Lady Moera, justement je vous cherchais… » Sa fille hocha vivement la tête, comme si elle s’attendait à rire de ce qui allait suivre.

« Celtya. » Répondit ma mère, de sa voix la plus délicate et tendre à la fois. C’était beau, parce que les deux filles en face ont blêmit. Oui, elle n’avait même pas employé la politesse, parce que vous ne le méritez pas… On ne maltraite pas Xenos ! « J’étais moi-même à votre recherche, voyez-vous ? Ma fille, la petite Chiara, se sent incroyablement seule depuis que nous avons quitté Amnestris… Et il serait dommage que sa solitude empiète sur les négociations de nos maris, n’est-ce pas ? » Tiens, la madame est devenu verte… C’est franchement plaisant à voir !

« Hm, Et bien, non en effet, il serait triste que… »

« Et votre cadet, Xenos, ayant le même âge qu’elle, il est tout à fait convenable de les laisser s’amuser à longueur de journée ensemble, n’est-ce pas ? Ce n’est probablement plus de l’âge d’Orphée de jouer à la poupée et de lire des contes de fées, me tromperais-je ? » Ne pas trépignais d’impatience, ne pas sourire, ne pas éclater de rire non plus, pourtant, leur tête vaut le détour.

« C’est juste mais… » Maman lui a de nouveau coupé la parole tout en gardant un air paisible et très doux.

« En ce cas, tout se passera bien, n’est-ce pas ? » La mère de Xenos hocha la tête, livide. « Chiara, je pense que tu peux aller chercher ton ami pour le petit déjeuner, vous pourrez ensuite profiter du beau temps pour aller jouer dehors… »

« Très bien maman, je vous remercie… Madame… Orphée… »

J’avais le sourire jusqu’aux oreilles avec ce qu’il venait de se passer. Maman avait limite usurpé le titre de maitresse de maison de cette femme, et ce, en quelques secondes à peine, sans qu’elle puisse se plaindre ou répliquer. Voilà pourquoi j’adore ma maman. Elle est juste merveilleuse ! J’ai donc commencé à fouiller le manoir, faisant très attention à ma robe, grimpant les différents escaliers. Mais pas moyen de trouver Xenos… Je suis passée aux cuisines par reflexe, après tout, hier il était passé par ici pour se cacher… Je n’ai pas trouvé Xenos, par contre, j’y ai croisé le majordome très gentil de la veille, qui me dit que mon ami avait regagné sa chambre après avoir reçu un sermon de madame sa mère. Mégère… Je l’ai remercié, et j’ai tracé droit vers le grand hall pour grimper les escaliers. J’ai fais attention à ma robe, ainsi qu’aux petits escarpins blancs, puis je me suis dirigée vers la chambre de mon ami avec enthousiasme.

« Xenos ! Tu es là ? » Non, je n’ai pas toqué non plus cette fois-ci… Le voyant dans son coin, je me suis précipitée sur lui pour lui dire bonjour, chose que je n’avais pas pu faire au réveil puisque la vieille peau l’avait emporté avant. Mais arrivé face à lui, j’ai vu sa joue rougie… Et bizarrement, je me suis mise en colère, avant de devenir très triste pour lui… « Xenos… » C’était sa mère qui méritait des baffes, pas lui ! J’ai d’ailleurs prit son visage entre mes petites mains pâles, et je l’ai tourné vers moi pour venir embrasser sa joue rouge plusieurs fois et avec douceur. Je suis ensuite venue coller mon front contre le sien, oui, toujours sans demander son avis. « Crois le ou non, mais tant que je serais là, tu seras libre, mon petit prince… » J’ai alors prit ses mains dans les miennes, avant de lui offrir mon plus beau sourire. « Tu sais quoi, on va aller manger, et ensuite, on fera ce que tu veux, ça te va… ? » J’ai embrassé le bout de son nez par reflexe, avec amusement, et j’ai commencé à le tirer vers moi… J’espérais que durant mon séjour, je pourrais enfin le voir sourire pour de vrai…



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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyMer 23 Aoû - 16:49
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
J’étais toujours seul dans ma chambre. Je voulais rester à l’écart de tout le monde, honteux de la situation dans laquelle j’étais. Ma joue était encore bien rouge, mais la douleur s’était atténuée. Assis sur le bord de mon lit, je fixai le sol avec insistance, à défaut de pouvoir regarder autre chose. Small Lady n’était plus là. La petite princesse devait être avec sa famille, profitant du petit-déjeuner préparé par les domestiques de la demeure. Je ne voulais pas y aller… Je ne voulais pas que la petite princesse me voie avec cette marque au visage. J’espérai aussi qu’elle n’avait pas été témoin du débarquement de ma mère dans la chambre au petit matin. Je pouvais encore revoir l’expression de son visage entrant dans la pièce. Elle était furieuse de remarquer la présence de la fille des invités dans mon lit et surtout que ma porte de chambre avait été ouverte sans autorisation. C’était Aldrid qui l’avait ouverte dans la soirée, inquiet de mon état. Il était venu me donner quelque chose à manger, provenant des cuisines. Il avait vu aussi la présence de la petite fille, mais contrairement à ma très chère mère, il m’avait laissé en sa compagnie, persuadé que j’en avais besoin pour aller mieux.

La chambre était bien vide. Je me demandai alors si Small Lady était partie par elle-même ou si quelqu’un l’avait fait partir intentionnellement. La dernière option m’effrayait beaucoup. Je ne voulais qu’elle ait des ennuis à cause de moi. Je l’aimais bien, elle était ma seule amie. Cette fille m’avait redonné le sourire et pendant l’espace d’une journée, elle m’avait fait comprendre la solitude n’était pas une solution à mes problèmes. Elle n’avait pas tort, je passais encore mon temps dans ma chambre, enfermé et loin de tout pour éviter de subir la colère de ma famille. Mais comment faire pour affronter la réalité ? Même en étant épaulé par cette fille, dans une semaine, elle allait partir loin d’ici et j’allai encore me retrouver seul. Je ne voulais pas qu’elle parte… Elle était devenue mon monde.

Je venais de me lever de mon lit pour faire des ronds dans les pièces en traînant les pieds. Je ne voulais pas rester enfermé, mais je ne voulais pas voir ma famille non plus. Mon père n’était pas là, mais ma mère veillait au grain. Si je prenais l’initiative de partir pour rejoindre Small Lady, j’allais devoir me faire tout petit. Je savais que ma décision allait avoir des conséquences. Je soupirais, je me prenais la tête entre mes mains en essayant de réfléchir. Soudainement, j’entendis des bruits de pas dans le couloir et la porte s’ouvrit brusquement me laissant juste le temps de sursauter. La petite Small Lady, habillée d’une robe blanche avec des tâches bleutées un peu partout. Je ne bougeais plus et je pris le temps pour l’observer alors qu’elle s’approchait doucement de moi. Je pouvais sentir son regard se poser sur ma joue qui était encore bien rouge. J’ai voulu détourner la tête et cacher ma marque avec ma petite main, mais j’étais bien trop lent. Small Lady m’avait déjà attrapé le visage et elle venait déposer ses lèvres dessus à plusieurs reprises. Je rougissais à vue d’œil. Je le savais parce que j’avais soudainement très chaud partout. Elle colla ensuite son front contre le mien pour m’avouer que je ne devais plus rester seul et que tant qu’elle serait là, je pouvais être libre et m’amuser avec elle. La petite princesse aux cheveux d’or me pris les mains pour me proposer d’aller manger un morceau. Aaaah ! Mais attends un peu ! paf ! Elle embrasse le bout de mon nez et me tire à sa suite.

« Attends ! Mais il y a encore ma mère. Comment as-tu réussis à lui faire dire oui ?! »

Heureusement que j’avais pris le temps de m’habiller ! J’aurai eu la honte de me faire traîner en pyjama jusqu’à la grande salle à manger… J’avais enfilé un pantalon sombre avec ma chemise préférée. Elle était rouge comme mes yeux. J’adorais le rouge ! C’était une couleur qui m’attirait et je trouvais cela bien plus beau que le blanc trop fade à mes yeux. Sirius lui portait souvent du bleu. C’était aussi la couleur de ses iris. Quant à Orphée, elle ne voulait ressembler à notre mère donc elle avait à peu près les même vêtements qu’elle. Des trucs que je trouvais horriblement moche, mais je ne pouvais pas me permettre de faire la moindre remarque… Si j’insultais les vêtements de ma sœur, j’insultais aussi ma génitrice.

Small Lady voulait me ramener à la grande salle pour déjeuner. J’étais assez stressé, mais tant qu’elle était à mes côtés, je devais être fort pour mériter le titre de chevalier. Je pris alors mon courage à deux mains pour marcher à ses côtés et après avoir traversé le couloir, descendu les escaliers, j’allais en direction de la porte de la fameuse salle. J’avais une boule au ventre. Je ne savais pas comment faire et comment réagir devant ma famille. La porte s’ouvrit alors et Aldrid apparut avec un grand sourire sur les lèvres. Il nous laissa entrer et s’empressa de nous accompagner à la table pour nous mettre l’un à côté de l’autre. Small Lady se retrouvait à côté de sa maman et moi sur la même rangée. Ma mère et ma sœur se trouvaient de l’autre côté. Orphée me regardait avec des yeux ronds tandis que celle qui m’avait donné la vie avait cet air coincé et contrarié sur le visage, me lançant des regards noirs. Aie… Du côté de ma famille, personne ne parlait. Ils prenaient le petit-déjeuner en silence, levant souvent la main pour faire venir Aldrid pour qu’il s’occupe de remplir les tasses et apporter des viennoiseries confectionnés par les cuisinières. Moi, je prenais ce qu’il y avait sur la table. Des croissants ! J’adorais ça. J’en pris un pour le donner à ma petite princesse avec un grand sourire. Soudainement, j’ai pu entendre ma mère s’éclaircir la gorge. Sans même parler ou me regarder, elle me faisait déjà des reproches. Cela voulait certainement dire « Ce n’est pas correct de donner de la nourriture à un invité, nous avons des domestiques pour cela ». J’ai lancé un regard en direction de mon amie et j’ai terminé mon geste sans la moindre hésitation. Elle m’avait dit que j’étais libre tant qu’elle serait à mes côtés. J’allais donc en profiter un maximum, sans me soucier des conséquences pour le moment.

De très longues minutes se passèrent dans le calme. Enfin, du côté de ma famille. Pour ma part, je venais de finir mon repas, que j’avais avalé d’un seul coup et j’ai attendu qu’Aldrid vienne tirer un peu ma chaise pour sauter sur le sol. Je suis passé derrière la chaise de ma princesse pour aller voir sa maman. D’un signe de la main, je la fis approcher son oreille pour aller lui murmurer un grand merci. Je me doutai bien que la maman avait eu un très grand rôle dans ma liberté. Puis, je me suis incliné avant d’attraper la main de la petite blonde pour l’emporter avec moi. J’étais tellement content ! Passer une nouvelle journée avec elle et faire ce que je voulais, c’était comme un rêve ! Je me suis dirigé vers Aldrid pour lui dire où j’allais et j’ai quitté la salle en compagnie de ma Small Lady. Une fois dans le hall, j’ai lâché sa main pour me retourner face à elle. J’ai soudainement sauté à son cou pour lui faire un câlin. Je ne pouvais plus contenir ma joie et je voulais tellement la remercier.

« Je suis tellement content de pouvoir passer une autre journée avec vous, princesse ! J’avais peur de devoir rester enfermé dans ma chambre pendant le reste de votre séjour dans ma demeure… J’ai tellement de choses à te montrer ! Viens avec moi ! »

J’ai déposé à mon tour un baiser sur sa joue avant de reprendre sa main et de la kidnapper dans un rire. J’ai ouvert la grande porte et j’ai couru avec elle à l’extérieur. Je faisais attention de ne pas aller trop vite pour ne pas qu’elle tombe. Elle avait de chaussures étranges… Comment les filles faisaient pour mettre ces choses-là ! Mais bon, elle était jolie. Une fois dans l’herbe, j’ai fait le tour de l’immense demeure pour retourner à l’entrée de la forêt.

« Je connais un endroit où j’aime bien passer du temps. C’est près de la rivière. C’est une grotte très sombre où la rivière passe à l’intérieur ! C’est très dangereux… Il peut y avoir des montres à l’intérieur, mais ne vous inquiétez pas ma belle princesse ! Je serai à vos côtés pour vous protéger au péril de ma vie ! »

J’ai bombé le torse pour prendre un air fier, gonflant mes poumons avec de l’air pour faire plus imposant. Bon, je n’étais pas très musclé, mais ce n’était qu’un détail. Un jour, quand je serai grand, je serai très fort ! Comme ça, si je venais à me battre, je pourrai gagner sans aucun souci ! Je me suis penché en avant pour attraper un nouveau bâton en guise d’arme. J’ai ensuite lancé un regard dans la direction de ma princesse pour savoir si elle voulait y aller. Si Small Lady ne voulait pas, ce n’était pas grave ! Je trouverai un autre endroit… Tant que je pouvais jouer avec elle, ça tout m’allait. Je voulais que ces journées en sa compagnie ne se terminent jamais !

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyMer 6 Sep - 22:19



Je sais que parfois je peux être assez exubérante. Je parle beaucoup, je n’attends pas la permission, et je me précipite dès que quelque chose me plait pour éviter que quelqu’un me devance. Je suis une petite fille un peu égoïste aussi, c’est vrai… Mais le fait est que je n’aime pas voir les gens souffrir, ça m’a toujours fait mal, comme si j’étais personnellement touchée. Et à cause de ça, je ne peux pas m’empêcher de vouloir les faire sourire, pour que mon bonheur les touche un peu eux aussi. Je n’y arrive pas toujours, je dois bien le dire, et en plus, la plupart du temps, ils se forcent à cause de mon nom ou de ma famille. Voir ils partent du principe qu’ils ne doivent même pas me parler car ils me feraient honte, ou bien qu’ils saliraient ma réputation. Sauf que ça… je m’en fichais éperdument. Maman m’a toujours dit que pour être quelqu’un de méritant, il fallait faire le bien autour de soi par volonté. Être le changement positif dans le monde que l’on connait pour que ce dernier évolue en de meilleurs termes.

Je voulais être ce changement. Et aujourd’hui, en ayant connaissance de cette étrange situation dans laquelle vivait Xenos, mon envie de le voir sourire était encore plus prononcée, mais avec de légères différences… Si je voulais qu’il sourit, je voulais que ceux qui le blessaient sans raison – peu importe qu’ils soient sa famille – paient. C’était bizarre, et je n’avais pas l’impression que ce soit vraiment moi par moment… Mais c’était bien la première fois que je voulais que des gens souffrent après avoir fait du mal. Je voulais qu’ils comprennent la portée de leurs actes, qu’ils sachent que je ne pouvais pas accepter ça et laisser passer sans rien faire… Le problème, c’était que je n’étais pas plus haute qu’un mètre trente, que j’avais 7 ans, et aucune crédibilité avec mon visage enfantin et mes traits d’ange. Sans compter que mes ennemis… étaient plus nombreux, plus réfléchit et plus expérimentés que moi. Cependant… Je n’étais pas non plus totalement stupide, et pour aider Xenos, j’étais prête à tricher !

Ce que j’ai fait, soit dit-en-passant.

Maman m’avait d’ailleurs beaucoup aidé, normal puisque j’étais comme elle… Dans tous les cas, je voulais ce qu’il y a de mieux pour mon ami, mon Helios… Heureusement qu’il ne savait pas ce que je pensais, sinon, je serais toute rouge ! Je voulais le voir sourire de nouveau, ne plus le voir souffrir, ni même imaginer le fait qu’il puisse pleurer de nouveau. Sa mère l’avait frappé… Sans aucune raison, ni motif valable, juste parce qu’il ne rentrait pas dans son moule ignoble et qu’il n’était pas comme son précieux autre fils… Je trouvais cela absolument horrible ! surtout que toute la famille semblait fière et imbu d’elle-même lorsque lui ressemblait à un petit ange fragile… Mon futur petit prince… Je ne pouvais pas en tant qu’amie – mais aussi en tant qu’humaine – le laisser subir ça sans raison alors que j’avais la possibilité de changer les choses ! En plus, il était si beau avec le sourire aux lèvres, c’était du gâchis de l’empêcher d’être heureux !  Et j’ai toujours eu horreur de ça… J’avais donc couvert sa joue de baisers, dans l’espoir que ça l’apaise, et ce alors qu’il avait essayé de le cacher.

Mais ce n’était pas de la pitié que je ressentais à son égard.

Je lui ai alors expliqué que tant que je serais là, tout irait bien, et j’y croyais dur comme fer en l’emportant avec moi sans lui demander son avis pour l’emmener petit-déjeuner. Je ne craignais pas sa marâtre, ni même sa sœur, et je portais déjà mes convictions comme disait maman, car lorsque j’avais une idée en tête, plus rien ne permettait que je la lâche. Durant notre course, il m’avait demandé comment j’avais réussi à lui faire dire oui, et ma seule réponse avait été « Secret de famille » avant de lui sourire de nouveau. Oui, c’était la première fois que j’utilisais vraiment mon nom pour faire plier les gens à ma volonté. D’habitude je détestais ça, mais là, il m’était apparu nécessaire de le faire, pour lui, pour son sourire que j’aurais voulu éternel… Il a fini par se ressaisir, comme si mes mots lui avaient permis de retrouver son courage, et il se redressa, marchant tranquillement avec moi… C’était bizarre, mais j’avais vraiment l’impression d’être une princesse à ses côtés. Il portait un pantalon noir et une chemise un peu bouffante aussi rouge que ses yeux, quand moi j’arborais la robe blanche couverte de flocon bleus et argentés, et de longues tresses décorées… En plus, il n’arrêtait pas de m’appeler Small Lady, c’était comme être une héroïne avec lui, j’allais vivre pleins d’aventures, je le savais…

Nous sommes finalement arrivés dans la grande salle, où le gentil monsieur Aldrid nous ouvrit avec un grand sourire. Il nous laissa entrer… Ma mère était déjà installée du côté des grandes baies vitrées, avec deux sièges à sa droite, et un vide à gauche. Là où aurait dû se trouver mon père, mais il était déjà parti en compagnie de celui de Xenos. D’ailleurs, la maman de Xenos et sa sœur était en face de la mienne, attendant avec un air pincé notre arrivée. Aldrid nous a installé l’un à côté de l’autre, à droite de maman, pendant que les deux autres greluches lançaient des regards noirs dans la direction de mon ami. Le petit déjeuner était très silencieux, et si les Van Baelsar attendaient toujours qu’on les serve, ma maman complimentait les cuisinières et remerciait toujours le serviteur qui s’occupait de lui re-servir son thé au jasmin. Xenos m’a tendu un croissant, et ce fut avec un sourire que je l’acceptais malgré le raclement de gorge de sa mère, et la mienne roula des yeux à ce moment-là, avant de se servir elle aussi un croissant. Nous avions toujours eu bon appétit, car bien manger est un signe de bonne santé, et c’était plus que vrai, Madame Olivia le disait tout le temps !

J’ai mangé le croissant que Xenos m’avait donné, mais aussi des brioches au sucre avec mon chocolat chaud, et j’ai attendu que Aldrid vienne tirer la chaise de ce dernier pour m’essuyer les lèvres avec distinctions avant de descendre à mon tour. Ma maman a eu le passage de mon ami quelques instants, et même si je ne sais pas ce qu’il lui a dit, le sourire amusé de celle à qui je voulais ressembler voulait tout dire. Xenos est alors venu vers moi, glissant sa main dans la mienne, et si j’ai eus un sourire, mon cœur s’est mis à battre plus fort alors qu’il m’emmenait de nouveau dans le couloir… Il a lâché ma main, et s’est soudainement tourné vers moi avant de se serrer à mon cou. J’ai sentis mes joues chauffer fortement à ce contact… C’était… et bien la veille c’était moi qui lui avait offert un câlin, et je l’avais plus ou moins forcé, mais là… Là c’était lui, ce qui voulait dire qu’il me considérait vraiment comme une am… Princesse ?? je n’ai pas réussi à cacher le sourire qui grandissait sur mon visage à ça. Il disait être heureux de pouvoir passer une nouvelle journée avec moi, qu’il avait eu peur de devoir rester enfermé jusqu’à mon départ… Et qu’il avait tout un tas de chose à me montrer…

J’allais lui répondre que moi aussi, j’étais heureuse, mais je n’ai pas eu le temps…

Il est venu embrasser ma joue avant de venir reprendre ma main, éclatant d’un rire joyeux, tout en m’entrainant à l’extérieur. Oh la la… Maman, est-ce que tu m’en voudras si plus tard, je l’épouse ? C’était le premier à me voir comme ça, à me traiter comme une princesse et à vouloir jouer avec moi non pas pour notre nom, mais bien pour moi. Il aimait ma musique, et son sourire me rendait joyeuse au possible… C’est décidé et définitif, je ferais de lui mon Hélios, et personne d’autre ne prendra sa place ! Pendant que je réfléchissais à lui, il m’a fait faire le tour du domaine pour me ramener à l’entrée de la forêt que nous avions visité la veille avant que sa mégère ne le gronde pour rien. Il a commencé à m’expliquer qu’il voulait me montrer une grotte au milieu de la forêt, par laquelle passait une rivière, et ça me semblait plus que joli… Mais de nouveau, il entra dans mon jeu, clamant qu’il pourrait y avoir des monstres, et qu’il me protègerait au péril de sa vie, moi la belle princesse. Il a gonflé le torse, et pendant quelques secondes, je l’ai imaginé adulte plus tard, et j’ai rosit… Il a récupéré un bâton pour simuler une épée, une nouvelle fois avant de me lancer un regard, comme s’il attendait mon accord pour s’élancer.

Je me suis donc un peu avancée vers lui, et j’ai saisi ma robe de chaque côté avant de m’incliner avec le plus de grâce possible, voilant mon regard quelques instants avant de relever la tête, le visage radieux et aimable. « Merci noble seigneur, de veiller sur ma vie. Je vous en suis plus que reconnaissante et vous suivrais ainsi jusqu’au bout du monde s’il le faut… » J’ai relâché ma robe, et j’ai fait un pas vers lui, pour déposer un baiser sur sa joue avant de sourire. « Je suis prête, chevalier Xenos, allons-y… » Et j’ai glissé ma main dans la sienne tout en conservant mon sourire, pour venir déposer un nouveau baiser sur sa joue meurtrie. Il méritait toute mon affection… C’était mon ami… Et plus tard…

Il deviendrait mon Helios…

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyDim 10 Sep - 22:48
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
J’en avais marre d’être coincé en sa compagnie. Cela ne me ressemblait pas être aussi timide. J’étais tout de même Xenos Galan Van Baelsar, l’enfant qui donnait du fil à retordre à sa famille, qui n’hésitait pas à s’aventurer dans les lieux dangereux, celui qui n’avait pas peur de faire la baston avec les autres enfants des familles riches qui lui cherchait des ennuis ! J’étais un preux et courageux aventurier avant tout ! Je ne comprenais pas pourquoi j’étais devenu aussi mou depuis quelque temps… Peut-être parce que je voulais plaire à mes parents, attirer l’attention et marcher sur le chemin qu’on avait choisis à ma place. C’était pas moi ! Je ne voulais pas être comme ça. Je voulais éviter de m’en prendre une par mes parents, mais quoique je fasse, ça me tombait dessus. J’ai certainement compris cela grâce à Small Lady. Elle m’avait ouvert les yeux en l’espace d’une journée alors que je me fourvoyais depuis des semaines. Je ne devais pas être celui qu’on attendait, je devais être moi-même et vivre ma vie comme je l’entendais. Il y avait une autre chose que je ne comprenais pas, enfin que j’avais beaucoup de mal à comprendre surtout… Pourquoi j’étais si heureux de passer du temps avec une fille ? C’est vrai ça… Mon frère, Sirius, me disait souvent de faire attention à ces filles. Il disait qu’elle n’apportait que des ennuis et ne voulait qu’une chose : profiter. Moi, je n’avais pas l’impression que Small Lady était comme ça. Il m’avait aussi dit de faire attention quand je serais plus grand… Que nos parents allaient certainement me marier avec une fille d’une famille riche, mais que je n’allais peut-être pas rencontrer le grand amour à cause de cela.

Le grand amour…

Je n’avais pas peur des filles et je n'en voulais pas comme amie non plus. Après tout, en voyant les amies de ma sœur, je préférais largement me pendre à un arbre que de passer une minute avec l’une d’entre elle. J’ai donc toujours évité les filles… Toutefois, là, c’était différent. Bon, certes, j’ai tenté de m’enfuir et me cacher quelque part pour éviter Small Lady. Tentative ratée puisqu’elle m’a retrouvé et m’a captu… Non, je dis des bêtises. J’AI emmené cette petite fille avec moi dans la forêt et j’ai joué avec elle. En sa présence, j’avais oublié l’ordre de mes parents, que je devais éviter d’attirer les ennuis à nos invités et surtout ne pas faire quelque chose qui pourrait les mettre en colère. Pourtant, j’ai fait tout l’inverse et j’avais assumé mes responsabilités. Le naturel revient au galop comme on le dit souvent. Avec la petite blonde, je me sentais bien et je ne voyais pas l’intérêt de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. Peut-être qu’elle pensait que mon rôle de chevalier n’était qu’un jeu, mais en réalité, je voulais vraiment être son chevalier. Ne me demandez pas pourquoi, mais c’était plus fort que moi. J’avais donc joué avec elle, pas parce qu’elle me le demandait, mais parce que je voulais le faire pour de vrai. Mon frère pourrait se moquer de moi à son retour, je m’en fichais… De toute manière, je ne lui faisais plus confiance. Puis Small Lady s’était m… Une princesse, pas mon amoureuse, non ?

Pourquoi j’ai rougi d’un coup…

Enfin bref ! Peut-être qu’elle était plus qu’une princesse… Elle était jolie puis j’adorais ses yeux verts. Ils sont comme les pierres précieuses que ma mère cache dans un coffret avec tous ses bijoux. Mais un chevalier n’a pas le droit d’être amoureux d’une princesse sous sa garde… Dans les livres de mère, il y avait des histoires où les princesses se mariaient toujours avec des princes… Mais pas des chevaliers. Je devais donc la protéger pendant nos aventures et c’est ce que je comptais bien faire ! Mais bon avec l’allure que j’avais, j’étais très loin de devenir un prince… Pourquoi je pense à ça moi ? Rohlala… J’avais beau ne pas y penser, mais j’aurais voulu être plus grand d’un coup et que je puisse partir de chez moi avec Small Lady pour vivre une aventure qui ne se terminerait jamais. En fait, je voulais être son amoureux et que personne ne puisse me la prendre… ARGH mais qu’est-ce qu’il t’arrive chevalier Xenos ?!!!

Je marchais toujours devant, avec la main de Small Lady dans la mienne. Tout ce qui venait de me passer par la tête, bah… Je venais de me faire un roman dans ma tête après que la petite fille blonde m’embrasse la joue et me prenne la main pour partir à l’aventure. J’ai pris les devants, en marchant un peu plus vite qu’elle pour ne pas que la petite princesse à la robe blanche remarque que mes joues étaient devenus écarlate. Je venais de réaliser ce que j’avais fait depuis la sortie de table jusqu’à maintenant. Le câlin, le bisou sur la joue et son bisou à elle sur la mienne. Rohlalala… En plus, elle avait dormi avec moi toute la nuit puis elle m’avait donné un baiser sur la bouche ! Père, mère… Sirius, Orphée… Je suis désolé, mais je veux plus faire partie de cette famille si je suis forcé à me fiancer avec une inconnue toute moche alors que j’ai trouvé le grand am.. MAIS REPRENDS-TOI ! Rohlalalaaaaa

J’ai serré mon épée en bois… Qui était un véritable bout de bois des plus basiques….Je devais emmener Small Lady dans un endroit très secret, que seul Aldrid connaissait avec moi. Mes parents n’allaient jamais plus loin dans la forêt, sauf pour se balader à cheval. Il fallait moins d’une heure pour y arriver, mais ça c’est parce que j’avais des petites jambes. C’est Aldrid qui le disait. J’espérai ne pas rester tout petit et que j’allais devenir très grand et très fort. Je voulais devenir invincible, comme ça personne ne pourrait jamais plus m’embêter et je pourrai protéger Small Lady si elle voudrait toujours de moi comme chevalier. Bon, en attendant, j’ai conduit MA Small Lady à travers la forêt, jusqu’à une clairière. Pas celle avec les lucioles, encore une autre plus au nord. Il ne faisait pas sombre, alors j’avais plus de facilité à me retrouver. J’ai vu le grand arbre tordu avec les branches qui partaient dans tous les sens et je savais que la grotte n’était pas loin. D’ailleurs, je pouvais entendre le bruit de la rivière. Elle allait être toute contente de cette aventure ! C’était quelque chose qu’on n’oubliait pas. J’ai serré un peu plus sa main dans la mienne et j’ai marché jusqu’à trouver l’entrée de la grotte derrière le grand arbre étrange.

« Voilà, nous y sommes Small Lady. Le danger est toujours présent alors il vous faut rester à mes côtés. »

Je pointais le bout de mon épée de fortune en direction du lieu de notre aventure. Une entrée de grotte avec une partie inaccessible à cause de la rivière qui entrait à l’intérieur. Ce qu’elle ne savait pas, c’était jusqu’où allait cette fameuse rivière ! C’était ma surprise ça. J’ai repris alors la marche, en faisant bien attention où je mettais les pieds. Je ne voulais pas tomber dans l’eau avec elle. Il y avait beaucoup de cailloux suite aux nombreux éboulements depuis des mois, mais l’endroit semblait pourtant sans danger. Enfin, j’avais l’habitude de venir alors, je n’avais pas peur. Une fois à l’intérieur, c’était assez lumineux, à cause, des trous dans les parois. Y avait de la terre, et des racines qui donnaient presque l’impression que ça allait nous tomber dessus, mais ça ne risquait pas grand-chose. La pluie n’était pas tombée depuis des semaines, la terre était donc sèche. Plus on avançait, plus l’obscurité gagnait du terrain. Heureusement pour nous, il y avait des roches qui brillaient d’une lumière bleuté à cause de l’eau et des rayons du soleil qui se reflétaient à la surface. Je pouvais donc voir où j’allais sans problème. Cinq minutes après, nous sommes enfin arrivés là où je le voulais. Une immense grotte avec des stalactites énormes et des bouts de roches qui dépassaient du plafond. Tout était d’un bleu saphir et au centre, il y avait une sorte de bassin où l’eau continuait d’avancer jusqu’à une cascade. On avait de la place pour courir, mais fallait quand même faire attention aux rochers. Certains endroits du plafond avaient des trous et laisser passer la lumière du jour. C’était beau et j’adorais venir ici quand je voulais me vider la tête.

« Alors c’est pas génial comme endroit ? T’es la première personne qui vient avec moi ! Je voulais te le montrer parce que tu es… Vous êtes spéciale pour moi, Small Lady. »

J’avais un grand sourire sur les lèvres et j’ai lâchais un rire. J’étais nerveux. Peut-être qu’elle n’aimerait pas cet endroit et qu’elle voudrait aller autre part. Mais bon, au moins j’étais content qu’elle soit avec moi en cet instant et que je puisse partager un de mes secrets avec elle. J’ai décidé de lâcher sa main et j’ai montré l’autre bout de la caverne, là où l’eau tombait.

« Y a une cascade juste là. Parfois, je m’amuse à sauter d’ici pour tomber dans l’eau en bas. Ce n’est pas haut, mais ça peut faire peur. La rivière est plutôt calme et elle ressort de l’autre côté de la grotte pour continuer son chemin dans la forêt. Ah et j’ai un endroit où on peut s’installer. Je voulais créer une sorte de cabane avec des branches et des feuilles, mais tout seul ce n’est pas facile héhéhé… »

Je me suis gratté le bout du nez avant de me tourner en direction de la fameuse cabane. Cela ne ressemblait à rien, sauf un gros tas de bois empilés avec pleins de feuilles. J’avais encore des choses à apprendre, c’était certain. L’endroit résonnait beaucoup, mais ça allait encore. Soudainement, je me suis approché de l’eau et j’ai pris une pierre que j’ai immédiatement lancée dans l’eau de toutes mes forces. J’ai attendu quelques secondes avant de revenir prêt de la petite blonde avec sa robe blanche avec des étoiles.

« Il n’y a pas de monstre dans l’eau. Je voulais simplement m’assurer de votre sécurité avant tout ! »

Sa protection… Il n’y avait que ça qui comptait à mes yeux. J’étais son chevalier pour sept jours, alors je continuerai de jouer mon rôle jusqu’à ce qu’elle s’en aille. Qu’elle parte… J’avais mal au cœur rien que de penser que dans moins de six jours, elle allait partir. J’avais envie qu’elle reste avec moi, mais c’était impossible. J’ai perdu mon sourire en un instant. J’avais promis de lui sourire, mais cette pensée qui venait de traverser mon esprit… Elle me rendait triste. Puis sans réfléchir, j’ai lâché mon épée et j’ai attrapé doucement ses mains dans les miennes pour les observer longuement. J’ai ensuite relevé le visage, toujours avec cet air triste et j’ai alors osé ouvrir la bouche pour lui demander…

« Dis, Chiara… Est-ce que tu penses qu’on va se revoir un jour ? Parce que moi, je ne veux pas t’oublier une fois que tu ne seras plus là. T’es ma seule amie que j’ai et…et… j’ai envie de rester ton chevalier, même quand on sera grand… Enfin façon de parler… Les chevaliers n’existent plus, mais au moins rester ton ami… »

C'était la première fois que j'arrivais à dire son prénom. Il était beau...

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyDim 17 Sep - 18:20



Il existe des histoires qui se rapprochent énormément des contes de fées… Et il y a des contes de fées qui ne sont finalement que de véritables histoires… Et moi, je ne savais pas lequel des deux statuts je vivais, mais je savais que j’étais prisonnière de l’un d’eux… Et ça ne me déplaisait pas le moins du monde. Même si les aventures avaient eu un peu de mal à démarrer, je ne m’inquiétais pas, et le premier obstacle sur mon chemin, je l’avais évincé avec l’aide miraculeuse de ma mère. Et à présent, j’étais partie pour une nouvelle histoire pleine d’aventure en compagnie de celui qui, je l’espérais, resterais toujours à mes côtés, peu importe le temps et la distance qui nous sépare. Je ne pouvais pas m’empêcher de faire le lien entre lui, et Helios, le personnage qui finissait avec le mien dans l’histoire de ma maman. Il était brave et rebelle en même temps, prêt à tout pour faire sourire les gens, même en détriment de sa propre santé… Il avait bravé les interdits de ses parents et sa propre volonté pour jouer avec moi, alors qu’il n’était pas apparu emballé du tout au premier abords. Et finalement, malgré la punition… Il avait pris les fautes sur lui et ne m’en avais pas voulu… Plus encore, il s’était battu une nouvelle fois pour m’éviter les ennuis, prenant des responsabilités qui ne lui incombait absolument pas afin de rester lui-même…

Pour ma venue dans sa chambre…

C’était purement et simplement de ma faute. Je le savais. Il avait été puni, et cela m’avait remontée à block. Il ne méritait pas cette sanction, et le fait de le savoir privé de repas m’avait rendue folle, alors j’avais chipé des parts de tartes et prit les cookies que Olivia me fabriquait pour les voyages, et je lui avais apporté. Alors oui, je ne pensais pas rester toute la nuit mais… Mais à présent, je me dis qu’il en avait besoin… Et ce n’est pas pour rien que j’ai dormis avec lui… Il était… son visage était bien plus beau lorsqu’il était heureux… Et en fait, que ce ne soit pas convenable, je m’en fichais… Mais… Que sa propre mère vienne le punir encore pour ça sans même vouloir entendre qu’il n’’y était pour rien… ça me mettais hors de moi. Donc oui, j’avais utilisé ma maman pour l’aider, mais je ne culpabilisais absolument pas… Son sourire valait toutes les péripéties du monde… Et en faisant ce que j’avais fait… Je m’étais assurée qu’il garde le sourire au moins toute la semaine. J’avais juste peur que cela n’empire une fois que je serais partie… Mais il ne fallait pas y penser pour le moment, je me devais d’avancer avec lui, pour au moins, faire en sorte que cette semaine soit inoubliable !

Je suivais Xenos… En fait, techniquement non, puisque c’était lui qui me tirait vers l’extérieur, mais j’étais avec lui, et le voir ainsi pressé, ça me donnait l’impression qu’il allait un peu mieux que ce matin, lorsque sa mère est venue le chercher dans sa chambre pour faire sa crise… Je ne sais pas pourquoi, mais d’un coup, je me suis demandée si… S’il me voyait comme moi je le voyais… J’ai serré ma main libre, autant je me faisais des idées, et c’était juste parce que j’avais été gentille avec lui, pas pour le reste… Non… Sa manière de me remercier, son regard… Ce n’était pas juste un délire, ni même de la comédie. Il m’avait devancé, soudainement, et je l’avais laissé faire mais… Je les avais repérés, ces couleurs vives sur son visage. J’ignorais cependant à quoi elles correspondaient… Il avait dans la main un bout de bois assez uniforme, probablement pour rejouer son épée de la veille, et il m’emmenait de nouveau dans la forêt… Mais plus loin… Et en quelque sorte, j’avais l’impression de le voir enfin libre de ses mouvements, parce que hier, il n’osait même pas me suivre dans les débuts, et là, c’était lui qui me guidait…

Nous nous sommes enfoncé dans la forêt, de plus en plus loin, je crois que nous allions vers le nord d’ailleurs, mais je n’avais pas eu le temps de voir l’angle du soleil avant d’y rentrer. Tout ce que je savais… C’était qu’il faisait encore bien clair, qu’il faisait doux, que j’entendais le chant d’une rivière, et qu’il tenait encore ma main. Oui je sais, c’était stupide, mais il aurait pu simplement me demander de le suivre, au lieu de me guider de la sorte, et ça… Ce simple geste… Me faisait vraiment penser être une princesse dans un royaume lointain. Je voulais être sa princesse… Il m’a amené jusqu’à une étrange clairière, bien plus lumineuse que celle avec les lucioles hier, il a semblé chercher son chemin, avant de resserrer sa prise sur ma main et de m’emmener sur un taillis naturel à travers le bois. Il m’a entrainé vers un arbre immense et tout tordu… Je crois que c’était un pin parasol qui avait dégénéré… Mais je n’en étais pas sure… Et là, j’ai vu une ouverture dans la roche… une grotte ! Avec la rivière qui la traverse… Il m’a annoncé que nous étions arrivés, mais que je devais rester à ses côtés, car le danger était encore présent… Je me suis mordue la lèvre alors qu’il reprenait la route… Tenant de mon autre main ma robe pour ne pas qu’elle s’accroche aux rochers qui bordaient le lit de la rivière…

L’intérieur de la grotte était étrange, mitigé dans un clair-obscur. La lumière du soleil transperçait les parois rocheuses et venait s’échouer sur l’eau qui continuait de s’écouler tout le long de la caverne. L’ensemble créait alors un éclat bleuté venant se refléter tout autour de nous et rendant la pièce froid mais lumineuse… C’était… Magique… Un véritable festival de féerie… Et sur les coins, il y avait d’étranges racines qui prenaient place, comme soutenant des arbres tout au-dessus… Nous avons poursuivi notre avancée au fin fond de la grotte, et même si je trouvais déjà ça merveilleux, je me demandais ce que Xénos m’avait réservé… Nous avons fini par nous arrêter dans une zone plus ouverte, avec d’immense stalactites qui ressemblaient à des lustres sombres seulement illuminés par des éclats bleutés aquatiques… Il y avait aussi une sorte de mini lac au centre de la caverne qui se poursuivait sur une cascade… C’était vraiment magnifique… Et je n’osais plus rien dire, j’ai seulement lâché les pans de ma lourde robe en m’émerveillant des lieux.

Là, Xenos s’est tourné vers moi avec un grand sourire, me demandant si je ne trouvais pas les lieux géniaux, et que j’étais la première personne à qui il le montrait… Parce que j’étais… spéciale… Il s’est mis à rire nerveusement, avant de me lâcher la main pour s’éloigner et me montrer le début de la cascade… Pendant que je le suivais lentement, j’avais joint mes mains… Comme pour garder la sensation chaude de la sienne aux creux des miennes. Il me disait à présent qu’il s’amusait assez souvent à sauter du haut de la cascade dans le bassin, et que l’eau poursuivait sa route jusque de l’autre côté, traversant la forêt toute entière. Ça m’a fait sourire, alors qu’il me parlait ensuite d’un coin où on pouvait s’installer, parce qu’il avait commencé à créer une petite cabane en bois, mais qu’il avait du mal parce que tout seul… J’ai voulu lui dire que ce n’était pas grave en voyant le début de cabane, et que je pourrais l’aider pendant mon séjour ici, mais il ne m’a pas laissé le temps de parler, et il est venu saisir une pierre pour la lancer avec le plus de force possible dans l’eau. J’ai un peu sursauté je dois dire à ce geste… Il a attendu… avant de revenir vers moi… Pour me dire qu’il était parti s’assurer qu’il n’y avait pas de monstre dans l’eau… Non c’est sûr, il n’y a pas de monstre dans l’eau... Non, il n’y a pas de monstre ici, puisqu’ils sont déjà chez lui…

Ses parents…

J’allais enfin lui répondre lorsque son sourire s’effaça subitement, et j’ai voulu faire quelque chose mais… Il avait déjà attrapé mes mains, lâchant son bâton-épée et fixant ses dernières, je me suis tendue… Il a finalement relevé la tête, et je me suis sentie encore plus triste et inquiète… Et… Il a dit mon nom d’une voix… si étrange… Me demandant si on se reverrais un jour… Parce qu’il ne voulait pas m’oublier, même après mon départ… Que j’étais sa seule amie et qu’il voulait rester mon chevalier, même si ça n’existait plus… Je me suis sentie rougir, je n’arrivais plus à quitter ses yeux pourpres, et je me suis mordue la lèvre de gêne. Oh la la… J’osais plus rien faire, mon cœur battait vite, il me tenait toujours les mains, et… Et il avait l’air si triste… Maman, aujourd’hui, je fais le serment de toujours veiller à son bonheur… Lui… L’homme qui m’est destiné… C’est lui, et je le sais… Il est ma grande aventure, et il sera ma seule et unique aventure. Mon futur… J’ai inspiré longuement, avant de lui faire lâcher mes mains doucement… J’avais une idée derrière la tête. Et j’espérais qu’il ne m’en voudrait pas…

« Non. » Oui, je sais que commencer par ça risque de lui faire peur, mais c’est le seul début que j’ai pour ce que je vais dire… « Tu n’es pas un chevalier Xenos … Tu es un prince merveilleux… » J’ai posé ma main droite sur sa joue et je l’ai caressé du pouce. « C’est pour quoi jamais je ne t’oublierai… Et on se reverra, je le sais… » Je me suis mise à sourire avec beaucoup de douceur, les joues roses, pour reprendre. Ma main libre est venue agripper la sienne, et je l’ai serrée doucement avant de me rapprocher de lui… « Peu importe le temps, et la distance, ni même les gens… Je le sais… On se retrouvera… C'est notre destin!» Je me suis mise sur la pointe des pieds malgré les escarpins, parce qu’il était un peu plus grand que moi, jusqu’à presque toucher son nez avec le mien… « Parce que tu n’es pas juste un prince, Xenos… Tu es le mien… » Et j’ai posé mes lèvres sur les siennes. Un baiser de grands, un baiser pour mon héros, mon prince… Mon amoureux…

Je me suis finalement reculée, le visage rose mais un grand sourire sur les lèvres, et ma main à glisser de son visage pour venir saisir la sienne, je lui tenais donc les mains, et mon cœur battait très vite dans ma poitrine. « Maintenant, Xenos, tu m’avais promis de sourire… Alors fais le… Et je te suivrais partout… Que ce soit pour construire une cabane, plonger dans l’eau ou traverser la forêt… » Je le suivrais partout… Même s’il ne souriait plus, justement pour pouvoir lui tirer un nouveau sourire… Et peu importe ce que les gens diraient… Il était mon Hélios… Non… Mon Xénos… Et plus tard… Il deviendrait mon mari… J’en faisais le serment… Je l’ai alors entraîné en arrière lentement, me dirigeant vers le bassin petit à petit, sans quitter son regard… Et soudain, je l’ai tiré à moi pour un câlin tout en me laissant tomber dans l’eau froide. On a éclaboussé les alentours, et ma robe était désormais gonflée d’eau et lourde, mais je m’en fichais. J’ai ressortie la tête, tenant les pans de ma robe des deux côtés pour venir vers lui, et je lui ai offert mon plus beau sourire.

«Alors, pas trop froide?» Demandais-je avec un éclat de rire.



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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyMer 4 Oct - 16:36
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je voulais lui montrer les plus belles choses qu’il pouvait y avoir dans mon pays. Dans un sens j’essayais de me convaincre que si je lui montrais tout cela, elle finirait par rester à mes côtés. Je voulais la garder avec moi le plus longtemps possible et profiter des moments qu’on pourrait avoir ensemble. Elle était ma seule amie, ma seule alliée et ma princesse. C’était vraiment ridicule. Après tout, elle n’était là que depuis un jour et maintenant je ne pouvais imaginer les autres jours de ma triste sans elle. Ma famille allait se moquer de moi. Encore une fois, je n’étais pas l’enfant prêt à reprendre le flambeau des Van Baelsar. A leurs yeux, j’étais quelqu’un de faible et je me reposais trop sur mes émotions et ma vie était dictée par mes sentiments. J’étais une honte pour les miens, mais qu’importe. Tant que Small Lady serait là, je comptais bien rester moi-même encore un peu avant de sombrer de nouveau dans la solitude.

J’avais vérifié que l’étendue d’eau était sans danger. En jetant de toutes mes forces, une pierre dans l’eau. Je ne voulais pas qu’un monstre vienne s’en prendre à la seule amie que j’avais. Je ne pourrai pas le supporter. Non… J’allai la protéger de tous les dangers possibles, en commençant par ma famille. Je ne laisserai personne la toucher ou lui faire du mal. C’était mon devoir de chevalier de protéger sa princesse. Alors j’acceptais sans remords de me prendre tous les coups à sa place afin de la préserver.

Je sais que j’avais promis de toujours sourire, mais quand je me suis retourné pour lui demander ce qui me tourmentait depuis quelques instants, j’avais affiché une expression triste. Me préparant mentalement à une claque pour me faire revenir à la réalité. Je savais parfaitement que Small Lady ne pourrait rester avec moi éternellement, mais je voulais au moins qu’elle me rassure en me disant qu’elle n’allait pas m’oublier et surtout qu’un jour, je pourrai la revoir. J’avais utilisé le prétexte du chevalier, disant simplement que je voulais garder un lien avec la petite fille aux cheveux blonds. Je n’osais pas tout lui avouer… Les mots qui restaient dans mon esprit et que je ne me permettais pas de prononcer. J’avais peur de sa réaction. Elle était si gentille, mais elle n’allait certainement me rire au nez si je lui avouais que j’avais une faiblesse dans ma cuirasse de protecteur. Elle… La seule faiblesse que je pouvais avoir depuis la veille et pour les jours restant de son séjour, voire peut-être plus. J’avais honte de moi. Un bon chevalier n’avait pas de faiblesse. Il continuait à se battre jusqu’à la mort, dans l’honneur… Moi je ne voulais qu’une chose, attirer son attention. Est-ce que c’était méchant de ma part ? Peut-être que je commençais à devenir comme le reste de ma famille. J’utilisais des prétextes pour obtenir ce que je voulais. Sur le coup, j’allai me détester. Je ne voulais pas devenir comme eux. Mais au fond, j’étais un Van Baelsar avant tout. Je ne pouvais pas changer ce que j’étais et ce que j’allais devenir par la suite.

Finalement, elle prit la parole pour me donner une réponse négative. Un non sans la moindre hésitation. Mon petit cœur s’est tristement serré dans ma poitrine. Alors elle ne voulait plus de moi comme son ami ? Pendant une seconde, j’avais l’impression de tomber dans un trou sans fond. Je pouvais sentir cette tristesse me submerger malgré moi. J’avais envie de me laisser tomber sur le sol et me mettre à pleurer. Toutefois, sa phrase n’était pas finie. La suite me redonna de l’espoir. Comme une nouvelle bouffée d’air dans mes poumons, me permettant de respirer de nouveau. A ses yeux, je n’étais pas qu’un simple chevalier, mais un prince. J’ai ouvert la bouche et j’avais les yeux grands ouverts. Un prince… Mais alors, elle voulait peut-être dire que… Non Xenos ! Arrêtes un peu de penser à des choses que tu ne comprends pas encore ! Les mariages, c’est pour les grands !

Je crois que je suis resté avec cette tête d’ahuri pendant longtemps. J’ai pu sentir la main de Small Lady se poser sur ma joue et venir la caresser avec douceur. Que c’était doux une fille. C’était comme de la soie qui venait se poser sur cette partie de mon visage, ou comme des plumes qui venaient me chatouiller doucement la peau. La petite fille me prit alors la main et se rapprocha davantage en m’assurant d’une voix douce qu’on se retrouverait quoiqu’il arrive parce que c’était notre destin. Whaouuu elle était drôlement proche ! Mes muscles de mon corps se sont tous contractés en une seconde alors que le nez de Small Lady pouvait presque toucher le mien. Mes yeux, toujours grands ouverts, se sont mis à chercher ceux de ma petite princesse pour qui… j’avais le béguin. C’était comme ça qu’on disait ? Je devenais de plus en plus écarlate, malgré ma joie immense qui me saisissait à ses paroles. Puis alors que j’avais à peine entendu sa dernière phrase, elle se rapprocha encore un peu plus pour venir déposer ses lèvres contre les miennes. J’ai cru que j’allais m’évanouir ! Cet instant.. Il a peine duré quelques secondes, mais dans ma tête il avait duré des heures ! Ce baiser était différent de celui qu’elle m’avait donné dans ma chambre… Celui-là… Il ressemblait à ceux que les grands se donnaient entre eux. Une fois, j’avais vu mon frère en donner un à une fille dans les couloirs de notre demeure, pendant une grande fête. J’avais été écœuré de voir cela, mais on frère m’avait dit peu de temps après que c’était naturel et qu’un jour je ne pourrai pas m’en passer, surtout si j’étais avec la bonne fille. Je n’avais pas compris à l’époque ces paroles… Certainement parce que j’avais à peine quatre ans et demi. Je m’étais moqué de lui en disant que c’était sale et dégoûtant. Me voilà trois ans plus tard dans la même situation, mais cette fois… c’était moi qu’on embrassait ! Ohlalalala ! Je devenais rouge comme une écrevisse ! J’avais même fermé les yeux par instinct. C’était la deuxième fois que Small Lady me donnait un baiser. J’étais à la fois gêné mais en même temps je ne trouvais pas cela si désagréable. Alors c’était donc ça ce qu’on pouvait ressentir ?

Small Lady se recula et laissa sa main glisser de mon visage pour me prendre la main. Elle souriait, mais moi j’étais à moitié en état de choc et à moitié presque ahuri. Je ne savais pas comment réagir et je ne pouvais plus me cacher dans un coin. J’étais incapable de bouger par mes propres moyens. J’avais chaud… Est-ce que je faisais de la fièvre ? Je me sentais tiré doucement vers l’eau, mais je prêtais plus attention aux battements de mon cœur qui n’arrêtait pas de frapper comme un fou contre mon torse. Cela ne faisait pas mal, mais c’était étrange, tout simplement. Puis, ma petite princesse me tira contre elle pour me faire un câlin. J’ai alors affiché un sourire sur mon visage, profitant du contact avec ma princesse. J’ai enfin ouvert les yeux en sentant cette drôle de sensation de partir en avant. Est-ce que j’avais l’impression de voler dans ses bras ? Puis j’ai réalisé que nous étions en train de tomber. J’ai pu voir l’eau se rapprocher dangereusement avant de finalement tomber dedans avec la petite fille dans mes bras. Je crois que j’ai grimacé sur l’instant en lâchant un sifflement alors que mes dents se serraient soudainement. Je suis resté un peu la tête sous l’eau, réalisant que ma tristesse venait de disparaitre en un instant. Quand j’ai refait surface, mes cheveux se plaquaient contre mon crane et j’ai toussé longuement en cherchant la blonde des yeux. Je l’ai longuement regardé puis je me suis mis à rire de la situation. J’ai même tenté de l’éclabousser pour me venger.

« Small Lady… Vous êtes une véritable chipie ! On ne tombe pas dans l’eau avec un chevalier. Comment puis-je avoir l’air d’un prince à vos yeux en étant totalement trempé de la tête aux pieds ? »

J’ai lâché un soupir avant de faire un pas en avant. Ma jambe s’enfonça alors dans un trou et j’ai disparu de la surface pendant quelques secondes. Quand je suis remonté en vitesse, j’ai fait un bond dans l’eau pour la rejoindre et la prendre dans mes bras.

« Princesse ! Faites attention, il y a des trous ! »

Je la tenais fermement dans mes bras, zieutant l’eau comme si un ennemi allait surgir des profondeurs et nous attaquer. J’avais peur qu’elle se fasse mal où qu’elle se coince la jambe dans un trou. Je devais donc faire attention et continuer de la protéger comme je le pouvais. Puis, j’ai tourné la tête dans sa direction et je me suis rendu compte de la proximité que je pouvais avec elle. Je me suis mis à rougir puis, je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête, mais je l’ai renversé en arrière pour retourner dans l’eau. J’ai attendu que la petite blonde à la belle robe soit sous l’eau aussi pour venir déposer mes lèvres sur les siennes. J’ai pris quelques secondes, la contemplant dans cette eau. Elle semblait briller, comme une étoile dans la voute céleste. Je suis ensuite remonté avec un grand sourire et je l’ai entraînée avec moi. Ce baiser que j’avais osé lui donner… C’était un baiser secret que seule l’eau du lac garderait. Personne d’autre ne pourrait savoir… Sauf la petite princesse et moi, bien entendu. J’avais de nouveau un grand sourire sur les lèvres et détourné les yeux par honte de mon geste. Je venais de donner mon premier véritable baiser à une fille ! J’allais garder cela pour moi et chérir se souvenir toute ma vie ! Après tout, j’étais un prince maintenant à ses yeux. Dommage… Je n’avais pas de cheval blanc sous la main pour l’emporter et partir loin d’ici, loin de ma famille. Malheureusement, je ne pense pas que ces parents soient d’accord pour que je m’enfui avec elle pour vivre une grande aventure. Je reportais donc cette idée à plus tard. Quand je serais grand, fort et beau ! Pour le moment, je ressemblais à un gringalet… Rien de très héroïque en soi.

« Small Lady, nous devrions retourner sur la terre ferme. Vous risquez de prendre froid et tomber malade. Nous devrions faire un feu pour nous sécher un peu. Mais… Je ne sais pas faire cela. Je ne peux même pas te donner ma chemise… Elle est trempée aussi. »

J’ai longuement soupirais en la gardant contre moi, j’ai même baissé la tête. J’ai resserré mon étreinte sur elle, puis toujours en souriant j’ai murmuré sans m’en rendre compte.

« Merci… Merci de m’aimer pour ce que je suis. Avec toi à mes côtés, je me sens tellement bien que j’aimerai que la fin de ces sept jours n’arrive jamais. Mais un jour, je te promets de te retrouver et de faire de toi ma véritable princesse et d’être un vrai prince à tes yeux. Alors…j’espère que tu m’attendras. »

J’ai alors cligné plusieurs fois des yeux en me rendant compte que je venais de parler à voix haute. J’ai fait la moue avant de la porter dans mes bras comme une mariée. J’allais la ramener, lorsque j’ai oublié ce trou qui m’avait déjà piégé une première fois. Je me suis de nouveau enfoncé en la lâchant soudainement. Je m’étais coincé la cheville… Pourquoi fallait-il que ça m’arrive maintenant ! Je me suis penché en avant pour attraper ma jambe et tirer dessus avec mes petites forces d’enfant. Alors que j’étais en train de me libérer… J’ai vu quelque chose briller brièvement au fond. J’ai alors tendu une main pour attraper l’objet et je suis ensuite remonté, une fois libre. J’avais un air complétement blasé sur le visage. Je n’avais pas de chance… J’ai zieuté la petite fille du coin de l’œil qui devait certainement se retenir de se moquer de ma personne. J’ai alors tapé dans l’eau pour l’éclabousser avec un petit sourire en coin avant d’ouvrir la main et regarder la chose que j’avais trouvé dans les profondeurs. C’était une pierre verte. J’ai haussé un sourcil puis j’ai mis le caillou au bout de mes doigts pour le montrer à la demoiselle.

« Oh regardes ! Cela à la même couleur que tes yeux ! Prends-le ! Je te le donne, je n’aime pas trop les cailloux, mais au moins t’aura un souvenir de cet endroit… »

2201 mots
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyJeu 5 Oct - 23:48



Je me souvenais parfaitement de son regard lorsque j’avais dit non. J’avais lu en ses prunelles rubis toute la douleur du monde, mais c’était parce qu’il avait été trop impatient de cette dernière, il ne m’avait pas laissé le temps de finir. C’est pourquoi j’avais eus la joie de voir tout un tas d’émotions qui se succèdent dans son regard juste après mes paroles. Il était devenu rouge, avec des yeux écarquillés de stupeur, et je dois bien dire qu’il était très drôle à regarder comme ça. Mais il était bien plus beau en souriant surtout, avec cette lueur dans le regard, comme s’il voyait monts et merveilles à travers mes mots. Il a ouvert la bouche aussi, mais je ne lui avais pas laissé le temps de parler, en vérité. Il était encore plus rouge d’ailleurs, après le baiser, et j’avais été plus que ravie de le tirer à moi dans l’eau par la suite, parce que sa tête en valait le détour, vraiment ! Et même si ce n’était pas très gentil, j’aimais vraiment le voir sourire et heureux… Il en devenait vraiment très beau… Mon cœur battait très vite aussi, mais je n’avais pas hésité, parce que je savais que c’était lui que je voulais plus tard. C’était lui l’homme que je voulais épouser, mon prince.

Une fois dans l’eau et parfaitement satisfaite de son expression, je lui avais demandé avec un sourire si l’eau n’était pas trop froide. Il s’était mis à tousser, probablement pas prêt à aller sous l’eau avec moi il avait bu la tasse, mais finit par se mettre à rire joyeusement, et ça, même si j’ai plus ou moins été cachée par l’eau qui nous recouvrait tous deux, ça m’a tiré les larmes. Ses cheveux argentés s’étaient collés à sa figure, et il avait une mèche qui lui barrait le visage à présent, juste entre les deux yeux. Il était mignon comme ça aussi, les joues encore roses et un grand sourire sur les lèvres. Il a même mis ses bras dans l’eau pour m’en lancer dessus en continuant de rire. Il m’a alors traitée de chipie, disant qu’on ne tombait pas à l’eau avec un chevalier, disant qu’il n’aurait pas du tout l’air d’un prince en étant trempé comme ça. Il m’a faite sourire encore plus. Peu importe la tête qu’il faisait, pour moi, il était un prince, le mien… Et même avec des guenilles, il resterait mon prince…

J’allais d’ailleurs le lui dire, quand soudainement, il a plongé dans l’eau comme s’il avait trébuché. J’ai poussé un cri de surprise et je me suis avancée pour essayer de le retrouver, mais il est remonté soudainement et à bondit sur moi pour me serrer contre lui. Il m’a soudainement dit de faire attention, qu’il y avait des trous, tout en m’appelant princesse… Encore… J’ai rosit à sa proximité, parce que nous étions tous les deux mouillés et que je pouvais sentir sa chaleur à travers sa chemise. Il fixa l’eau un moment, avant de se tourner de nouveau vers moi… Oh… Il était finalement bien plus près que je ne le pensais… J’ai pas pu réagir, je me suis laissée faire alors qu’il me faisait basculer en arrière… J’ai eus la tête sous l’eau, mais au dernier moment, j’avais retenus ma respiration par reflexe… Sauf qu’il me gardait contre lui et… Et sa bouche s’est lovée contre la mienne… Il a fini par me tirer hors de l’eau, mais a détourné le regard, conservant cependant un grand sourire…

Il a fini par reprendre la parole, disant que nous devrions retourner sur la roche, parce que j’allais probablement attraper froid et tomber malade… Il voulait apparemment faire un feu, mais ne savait pas comment, et ne pouvait pas non plus me passer sa chemise car elle était trempée aussi. J’ai rosit à cette idée, avant de l’entendre murmurer contre mon oreille quelque chose qui m’a rendue encore plus rouge et donner chaud… J’avais le cœur qui battait fortement dans ma poitrine… Je n’ai pas osé répondre, je n’y serais pas véritablement arrivée je pense… Parce que le surprendre en mesurant mes mots, je savais faire, mais… Mais être surprise, un peu moins… Par contre… Le fait qu’il me parle ainsi… disant qu’il ferait de moi sa véritable princesse… Je comprenais le même sens que mes propres pensés… Et ça me permettait de comprendre que lui aussi… il était comme moi… Enfin… ça voulait dire qu’il ressentait la même chose que moi… Et ce baiser…

Il me demandait de l’attendre… C’était pour moi plus que logique, il serait mon prince pour la vie, alors nous allions nous retrouver. Sauf que là non plus je n’ai pas eu le temps de lui répondre que oui. Il m’a soulevée soudainement malgré ma robe trempée, comme une princesse… Et surtout comme si je ne pesais rien… Et il a probablement voulu le sortir de l’eau… sauf que nous nous sommes enfoncé soudainement et qu’il m’a lâché… J’ai poussé un petit cri surpris lorsque l’eau m’éclaboussa avant de le voir ramasser quelque chose au fond de l’eau pour ensuite se redresser de nouveau. Je me suis mise à rire, simplement à cause du regard en coin qu’il me lança… suivit par l’éclaboussure… J’ai continué de rire, avant de voir le regard aussi sérieux se poser sur ce qu’il avait trouvé au fond de l’eau… J’ai cligné des yeux lorsqu’il me l’a montré… Disant que ça avait la même couleur que mes prunelles… qu’il me le donnait parce qu’il n’aimait pas trop les cailloux, mais que ça me ferait un souvenir de lui…

J’ai regardé avec plus d’attention ce qu’il me tendait, avant de relever la tête vers lui, et de rougir. Non seulement il venait de trouver une émeraude, mais en plus il avait comparé mes yeux à cette dernière… Le tout en donnant l’impression d’être totalement à côté de la plaque… Mais j’ai fini par tendre ma petite main pour saisir la pierre scintillante et polie du bout des doigts pour venir la serrer contre mon cœur, puis m’approcher de lui pour déposer un nouveau baiser sur sa joue cette fois-ci. Il était vraiment adorable… Un peu idiot sur les bords par moment, mais je le soupçonnais de le faire exprès pour me faire sourire. De ma main libre, je suis venue tenir la sienne pour l’entrainer sur la berge rocheuse, faisant attention aux trous sous l’eau. J’ai eus un peu de mal à grimper à cause de ma robe lourde, et j’ai eus dans l’idée de la retirer, j’avais un large caleçon en dessous qui me servait de jupon, blanc, et un petit débardeur… ça me permettrait de faire sécher la robe tout en ayant pas trop froid…

« Pour ton idée de feu… Je sais comment on peut en faire un, mais je n’ai jamais essayé » Ai-je fini par dire à mon ami et futur.

J’ai relâché sa main doucement avant de me pencher en avant pour venir saisir les pans de ma trop large robe désormais collée à mes jambes. J’ai attrapé le tout, tenant toujours entre mon annulaire et mon auriculaire l’émeraude, alors que je soulevais le lourd tissu pour le passer au-dessus de ma tête. Je me suis débattue un moment avec les voiles de la robe, mais j’ai fini par y arriver. Je l’ai alors défroissé avant de la poser correctement sur le bord d’un rocher. Me voilà en grande culotte de lin et débardeur… Je n’étais pas très fière, mais au moins je ne serais pas morte de froid… J’ai alors regardé de nouveau la pierre qu’il venait de m’offrir… C’était un magnifique trésor… Une émeraude… C’était de là que venait mon second prénom… Emeraldas… Pour mes yeux… Et il l’avait comparé à eux aussi… J’en ai rosi de nouveau, avant de serrer la pierre dans ma main pour ensuite me tourner vers lui et lui offrir un sourire joyeux.

« Je te propose qu’on tente de faire un feu, et si ça ne marche pas, on utilisera le bois pour poursuivre ta cabane, ça te va ? » Ai-je demandé en montrant la direction de sa tentative de bois entassé plus haut.

Par contre, c’était bizarre, parce que depuis que Xenos avait mis un pied dans le trou bizarre… L’eau du lac avait augmenté en volume… J’espérais juste que nous n’avions pas fait pression sur un quelconque barrage ou autre… Remarque, on l’aurait entendu… Je crois…

"Il faut des petites brindilles, des pierres, et de l'herbe sèche..." Dis-je alors pour l'informer. "Et un bout d'écorce, aussi... Pour faire naître l'étincelle..."

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyMar 30 Jan - 17:07
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
J’étais heureux de pouvoir faire cette aventure avec Small Lady. Il y avait tellement d’endroits que j’aurai aimé lui faire visiter, mais pas assez de temps, malheureusement. Une semaine, c’était trop peu et j’étais déçue de ne pas pouvoir passer plus de temps avec elle. Dire qu’au début, je voulais la fuir… Décidément, mes choix n’étaient pas les bons. Si je n’avais pas fait sa rencontre, j’aurai loupé certaines choses et j’aurai eu des regrets. Cette petite fille était devenue mon étoile dans la nuit. Moi qui n’allais pas très bien depuis un certain temps, je me surprenais en train de rire de nouveau, sans avoir peur des conséquences. Ma famille était malsaine et je le savais que trop bien, pourtant en essayant de leur faire plaisir, j’avais mis de côté mes émotions et les moments que j’adorais le plus au monde. Là, en cet instant bien précis, j’oubliais tout ce qui pouvait me faire mal en ce monde et je profitais enfin, et pleinement, des moments que je pouvais passer avec Small Lady. Cette fillette avait un don et une certaine emprise sur moi. Quoiqu’il arrivait, je ne voulais plus me sentir seul et je voulais qu’elle reste à mes côtés. A ses yeux, j’étais devenu un prince, alors que je me voyais plus comme un simple chevalier. Elle me donnait de l’importance. Ce que je n’avais pas lorsque ma vraie vie me rattrapait…

Nous étions tombé dans l’eau et je venais de ramasser un drôle de cailloux, en tentant de me décoincer la cheville du trou. Cette pierre était plutôt jolie et je l’ai donc offert à ma petite princesse. Cela avait la même couleur que ses yeux. Ils étaient beaux et grands ! J’adorais perdre mon regard dans le sien, encore et encore… C’était quelque chose d’apaisant, mais à la fois gênant. Peut-être parce qu’elle était une princesse et qu’elle était jolie ? Allez savoir ! Par ailleurs, je ne m’étais pas totalement remis de ses baisers… Cela se voyait peut-être, mais j’étais encore rouge depuis la veille et je ne savais plus vraiment où me mettre. Je devais donc ressembler à quelqu’un d’un peu ahuri, mais tant pis ! Je ne voulais pas cacher cette facette de moi à ses yeux.

La petite Small Lady déposa ses lèvres sur ma joue avant de venir prendre ma main pour avancer vers la petite berge rocailleuse. J’ai lâché un grand sourire avant de la suivre, sans aucune résistance. Encore une fois, je pouvais sentir une sorte de fièvre à l’intérieur de mon corps et devenir écarlate pendant un court moment. J’avais le coeur qui venait de rater un bond dans ma poitrine, mais étrangement, cela ne me faisait pas mal, bien au contraire. Par la suite, la petite blonde me lâcha la main pour remonter sur la terre ferme et j’en fis de même en sautant un peu pour m’aider à sortir de l’eau. Nos vêtements étaient trempés et il nous fallait faire un feu pour nous réchauffer. Je ne voulais pas qu’elle tombe malade pendant son séjour… Non seulement, j’allai être triste, mais ma famille ne me le pardonnerait pas. Je ne voulais pas que cela devienne un prétexte pour devoir m’éloigner de ma princesse.

Une fois debout, j’allai me tourner vers elle pour lui dire que je comptai faire ce feu, même si je n’étais pas doué pour ça, mais elle était en train de retirer sa robe et j’ai soudainement tourné la tête pour regarder le haut de la caverne. Une fille qui se déshabillait devant moi… C’était la première fois et je me sentais encore plus gêné d’un seul coup. J’allais lui faire la remarque qu’une lady ne devait pas agir ainsi devant un chevalier, mais je n’ai pas eu le courage. En y repensant, sa robe était imbibée d’eau et la laisser sur elle, était une mauvaise idée. J’ai donc décidé d’en faire de même avec mon haut pour tenter de le tordre. Lorsque je fus à moitié dévêtu, mon regard s’est posé sur mon torse et j’ai lâché une grimace. J’étais loin d’être aussi musclé que mon grand frère… Je ressemblais plus à une planche de bois pâle, qu’à un chevalier ou un prince digne de ce nom. J’étais angoissé qu’elle ne se moque de moi alors j’ai rapidement remis mon haut froissé avant de regarder les bouts de bois au loin.

«  On va essayer ! Après tout, rien n’arrête un chevalier lorsqu’il est déterminé !»

J’ai ris pendant quelques secondes avant de m’approcher de mon tas de bois. J’ai longuement regardé le tout en entendant la liste de choses qu’il fallait pour faire un vrai feu, Le seul souci, c’était qu’il manquait de l’herbe sèche. Je n’avais pas pensé à en ramener de l’extérieur. Celle qui se trouvait déjà dans la grotte était trop humide pour en faire quelque chose. Heureusement qu’elle était là, sinon j’aurai oublié d’en prendre pour construire ma cabane ici. Je me suis alors tourné vers elle, cette petite fille qui me souriait, et j’ai lâché une petite moue avant de soupirer longuement.

«  Je crois que j’ai oublié de ramener de l’herbe. Mais je suis certain que si je vais à l’extérieur, je vais en trouver ! Est-ce que tu peux m’attendre ici pendant que je vais en chercher ? »

D’un coup, j’ai baissé les yeux en fronçant les sourcils. Je venais de me rendre compte que j’avais demandé à Small Lady de rester ici, toute seule alors que j’allais dehors… Mon coeur s’était soudainement serré pour une raison encore inconnue et je venais à en regretter mes paroles. C’était étrange… J’ai alors serré les poings avant de remonter mon regard, croisant celui de la jeune enfant devant moi.

«  Non… Je veux que tu viennes avec moi. Non pas parce que je ne veux pas y aller tout seul, mais je refuse de laisser ma Small Lady toute seule dans une grotte ! Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose… Je ne me le pardonnerai jamais parce que… Parce que je t’a…»

Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase qu’un bruit venant de l’eau me fit presque sursauté. C’était un bruit sec, comme si quelque chose venait de céder. Je n’avais pas fait attention, mais l’eau était montée pendant que nous étions remontés. Qu’est-ce que cela pouvait-il bien être ? Je me suis alors rapproché de la blonde avec l’air inquiet. Je ne savais pas vraiment ce que ce bruit pouvait être, mais cela n’était pas très rassurant. Je me souviens de lui avoir fait signe de rester sans bouger alors que je me suis approcher du bord avec précaution. L’eau remontait maintenant jusqu’en haut et un autre craquement se fit entendre plus loin, vers la cascade. Et alors que je me suis retourné avec l’idée de partir, j’ai senti le sol tremblé sous moi. Toute la grotte venait de trembler en vérité et d’autres bruits se firent entendre. J’ai alors regardé au dessus de nous pour voir les stalactites se mettre à trembler aussi et certaines commencèrent à bouger. Des bruits, des craquements de la roche… Puis une des roches du plafond qui cède brutalement. Je me souviens parfaitement de ne pas avoir eu le temps de dire quoique ce soit. Mon corps s’était mis à bouger de lui-même. Je me suis mis à courir vers la Small Lady alors que la roche au dessus de sa tête venait de tomber. J’ai pris sa main et je l’ai tirée à moi d’un coup sec. J’étais terrifié et paniqué, mais heureusement, j’avais encore la possibilité de bouger. Il eut un nuage de poussière lorsque la stalactite tomba près de nous. J’ai senti mes yeux piquer et j’ai toussé quelque peu avant de pouvoir de nouveau parler.

«  Il ne faut pas qu’on reste ici ! C’est dangereux !»

Sans attendre une réponse de sa part, je l’ai embarqué avec moi vers la sortie de la grotte. Un nouveau tremblement se fit ressentir, plus violent que le premier. L’eau de la cascade tombait de plus en plus fort, comme un barrage qui venait de céder. Un autre craquement au dessus de nous et les dernières choses dont je me souvienne, c’est d’avoir poussé Small Lady sur le côté, quitte à la faire tomber avant de sentir quelque chose de lourd me tomber dessus au niveau du dos. J’ai ensuite vu que ma vision se troublait subitement et que mes jambes me lâchaient d’un seul coup. J’avais mal à une de mes épaules et j’ai rarement vu le sol d’aussi près. Je crois que je venais de m’effondrer, le visage face au sol rocheux et poussiéreux. Tout était devenu noir et j’avais du mal à respirer sur le moment. Je me suis rendu compte que je venais de me faire percuter par un des rocher qui venait de céder sous les tremblements de la grotte. Mais, je n’en avais rien à faire sur le coup… Ce qui m’inquiétait le plus… C’était de savoir si Chiara allait bien et si elle n’avait pas été touchée. Toutes mes pensées étaient tournées vers l’autre enfant qui m’avait rendu le sourire et pour qui, j’étais capable de faire n’importe quoi pour la voir sourire elle aussi.
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyVen 2 Fév - 23:00

Until Eternity



Le vent soufflait fort…

J’ai ouvert les yeux subitement, tandis qu’un nuage de poussière me chatouillait le nez, accompagné d’une sorte de fourrure... Où étais-je ? Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Je ne me souvenais pas… J’avais mal partout, principalement au dos, et je pouvais sentir un poids sur mon ventre. J’essayais de bouger, mais je n’y parvenais pas, bloquée dans mes mouvements par ce quelque chose qui me tenait le ventre. J’avais les bras qui me piquait aussi, et les jambes totalement engourdies. Je me suis alors mise à gesticuler le plus possible pour dégager mes mains. Comme il faisait sombre, je ne voyais pas grand-chose, si ce n’est cette touffe de poils blanche et poussiéreuse au niveau de mon buste… Je ne savais pas ce que c’était, mais pour le moment, je cherchais juste à me redresser pour comprendre quelle bêtise j’avais bien pu faire pour me retrouver dans cette situation. Ce n’était pas rare que je ne me souvienne pas de tout, après tout, j’avais déjà pris un lustre sur la tête, j’étais tombé d’une bibliothèque… Bref, je faisais souvent des bêtises pour me prouver à moi-même que j’étais capable de me débrouiller toute seule, et il m’arrivait parfois de me faire mal… Là… Je n’étais pas certaine…

Je ne me souvenais pas exactement de ce qu’il s’était passé. Nous avions parlé de faire un feu, il me semble… Après être sortis de l’eau, nous avions essoré nos vêtements… J’avais enlevé ma robe des grandes occasions… je m’en souviens à présent, mais lui avait gardé sa chemise et… Et quoi ? Nous avions parlé de faire le feu avec de l’herbe sèche, comme le disait ma mère dans ses livres d’aventures, puis… Le sol s’était mis à trembler, et l’eau de la caverne avait fait un bruit de tous les diables. La suite… Je n’étais plus très sûre… Je crois, qu’il avait évité qu’une stalactite me tombe dessus, et m’avait tiré vers la sortie, mais… je ne me rappelle pas d’avoir couru, juste… je crois que nous nous sommes rapidement éloignés, puis… Il m’avait poussé et tout était devenu noir… Ma tête me faisait un peu mal, le reste de mon corps aussi. Libérant mes deux mains, je les ai glissés en arrière puis je me suis mise sur les coudes pour commencer à me relever, et ce faisant, j’ai pu voir ce qui me couvrait jusque-là, puisque je l’emportais avec moi dans mon mouvement. J’ai soudainement sentie mes bras me lâcher, mon cœur se serrer, et les larmes venir dans mes yeux me brouiller la vue.

Xenos…

Pas besoin de le chercher, c’était lui qui me tenait le ventre… Il ne bougeait pas, et il avait du sang sur l’épaule… sur les épaules ? Partout… C’était poisseux. Je crois que j’ai crié, mais je ne suis plus très sûre de rien. Juste… Je me suis totalement tirée de son étreinte pour ensuite me précipiter sur lui et dégager les pierres qui l’écrasait. J’avais mal aux mains et aux doigts mais je m’en fichais. Je devais le sortir de là. Alors j’ai continué, je n’avais pas le droit de le laisser là. Je ne pouvais pas, pas après ce qu’il avait fait pour moi, même sans le savoir. Il était mon chevalier, mon prince… Il devait être mon roi plus tard, alors il n’a pas le droit de mourir ! Je continuais de crier son nom, de l’appeler, et les larmes me brouillaient la vue, s’écoulant sur sa chevelure salit tandis que je parvenais à peine à dégager son dos. J’avais beau pousser de tous les côtés, je ne parvenais pas à repousser les lourdes pierres qu’il avait sur le dos. Il m’avait sauvé la vie, et moi, je ne parvenais même pas à l’aider… J’étais la pire Small lady qui soit… Je ne sais pas quoi faire…

« Xenos… Aller… réveille-toi… S’il te plait… Pour moi… Ouvres les yeux et regardes moi… Je t’en prie ! » Ma voix se faisait plus aigüe, implorante, je paniquais réellement.

Je lui ai pris la main et je l’ai serré doucement en espérant que cela le fasse réagir, mais non… Il n’a pas bougé. Pas d’un pouce, pas d’un millimètre, rien. Il était totalement inerte à côté de moi, et je ne pouvais rien faire. S’il te plait Xenos, restes avec moi, tu ne peux pas me laisser seule, tu l’as dit toi-même… Tu ne dois pas me laisser seule… Tu n’as peut-être pas terminé ta phrase, mais ça ne veut pas dire que la promesse ne tient pas ! Je le secoue encore, mais rien… J’ai serré les poings sèchement, des larmes pleins les yeux. Je ne voulais pas le laisser sous ce tas de rochers, je n’en avais pas le droit, j’étais sa Small Lady et il était mon Hélios, mon roi. Alors je me devais d’être digne de lui ! J’ai essuyé mes yeux et mon visage, avant de glisser mes doigts sur son dos, juste sous le rocher qui le bloquait encore, et là, j’ai poussé de toutes mes forces sur le côté pour le faire rouler. Il a commencé à bouger, à peine, j’arrivais tout juste à le faire basculer sur le côté, bancale. Mais ce changement me mit du baume au cœur, et je poursuivis donc, avec toutes mes forces. Je pouvais même sentir la sueur couleur sur mon front et descendre dans mes yeux et me piquer. Par reflexe, je plissais le regard et poussais encore. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, je devais y arriver… Non…

J’allais y arriver !

Et au bout de plusieurs minutes qui me parurent des heures, le rocher a bougé pour de bon. Cela a créé quelques éboulements de cailloux, mais rien de bien méchant contrairement au premier ayant eu lieu dans la grotte. J’étais satisfaite de moi… Du moins, pour avoir repoussé le roc qui lui bloquait le dos… Pas pour son éveil qui tardait trop… Cependant, maintenant qu’il était libre, je pouvais le sortir de là plus facilement, si la grotte n’avait pas été bloquée… Et ça je l’ignorais. Pour l’instant, je me contentais de le tirer vers moi le plus loin possible de ce qui avait été sa prison, puis je le mettais sur le dos doucement, pour pouvoir reposer sa tête sur mes genoux. Il serait plus confortable que par terre, pas vrai ? Je continuais de pleurer malgré tout, parce qu’il ne réagissait pas. Le seul point positif avec le fait de l’avoir dégagé, c’était que j’étais désormais certaine qu’il respirait… Mais ce n’était pas suffisant pour que je me sente mieux, je voulais qu’il ouvre les yeux, qu’il me sourit, je voulais voir son regard briller comme les rubis, et entendre sa voix me dire à quel point il irait loin pour me protéger tel le chevalier qu’il était…

Je ne pouvais pas partir à la recherche d’un adulte, je ne connaissais pas la forêt comme lui, et plus encore, je refusais de le laisser tout seul ici après qu’il m’ait sauvé la vie, et qu’il se soit blessé par ma faute. Alors je l’ai installé confortablement sur mes genoux et j’ai attendu, pleurant au-dessus de son visage et embrassant son front et ses joues, l’implorant de se réveiller… Mais rien… non… Pas un mouvement de sa part… Et c’était ça qui me faisait le plus mal… Je ne voulais pas le perdre… Il était mon premier ami… Mon premier amour… Mon seul et unique futur… C’était lui que j’avais choisis… J’ai reniflé piteusement en appelant celui qui reposait sur mes jambes, mais rien, toujours rien, et ce silence devenu lourd. Je l’ai serré contre moi, j’ai replacé les mèches blanches correctement… Puis je l’ai embrassé pour de vrai, comme lorsqu’il m’avait demandé si nous resterions ainsi pour toujours, même une fois adulte… Mais il ne réagissait toujours pas… Alors j’ai commencé à chanter… Ma seule et unique véritable composition… Un morceau pour mon prince charmant… Pour lui… Xenos Van Baelsar… Et avec un peu de chance, quelqu’un finirait par nous trouver…

I loved you once, I loved you twice
I loved you in my previous lives
I know your voice, I know your eyes
You haunt me through my dreams at night
Oh my love, we’ll meet again
We always do in the end
Our two souls destined to be
You and I until eternity

We live on and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, time is weak and we are strong


Ma voix était tremblante, fragilisée par l’émotion, parce que je voulais qu’il s’éveille, qu’il comprenne que je serais toujours là…

And I see you and you see me
Your eyes are like a raging sea
I know it’s you, I know it’s true
I gazed into them once in a dream
Oh my love, come take my hand
Like you did in my dreamland
You feel the immortality
It’s you and I until eternity

We live on and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, time is weak and we are strong


J’ai senti un léger mouvement entre mes bras, et ma voix s’est faite plus assurée. Je voulais qu’il m’entende, qu’il le sache. Je voulais voir son sourire rayonner de nouveau, je voulais l’aimer, maintenant et plus tard, car je savais qu’il serait mon Roi… Je n’avais plus aucun doute à présent. J’ai entendu alors quelque chose, venant de l’autre côté de la paroi rocheuse, comme des sabots au galop… Alors, je me suis mise à chanter encore plus fort, et plus distinctement. Je voulais qu’on m’entende, qu’on nous sorte de là et qu’on le sauve, lui, mon précieux petit prince !

I loved you once, I loved you twice
I loved you in my previous lives
And when I die, just keep in mind
I’ll love you in another life
Love you in another life

We live on and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, we are strong
On and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, time is weak and we are strong!


Soudain, il y a eu un rayon lumineux devant mes yeux, et la terre qui formait le mur de gauche s’effondra subitement, dévoilant une silhouette fine et élancée dans la lumière d’une lanterne. Il devait être tard, parce que je ne voyais pas d’autre sources lumineuse. Et la source s’est avancée précautionneusement vers nous, repoussant les rochers avec une force incroyable… Cette silhouette, je la reconnaissais… C’était ma maman dans son uniforme de cavalière ! J’ai croisé son regard, et elle m’a souri, avec cet air plein de fierté qu’elle pouvait avoir lorsque je faisais quelque chose de bien. Elle avait les cheveux détachés, et seule sa frange était retenue par une petite barrette décorative en forme de crâne. Elle portait un manteau serré rouge, avec une large ceinture sur un pantalon blanc et des bottes hautes et brune, sa rapière à la ceinture pouvait même indiquer qu’elle était partie en vadrouille, comme souvent quand papa s’absentait. Ainsi, elle était vraiment superbe ma maman…

« Je me disais bien que je tu finirais par chanter… Comment vous… » Mais je l’ai coupé aussitôt.

« Maman, Xenos il est… Il faut faire quelque chose ! Il est blessé ! Maman je t’en prie je ne veux pas qu’il meurt !! » Ma mère a cligné des yeux, puis elle s’est approchée de nous. Elle a saisi Xenos doucement et l’a récupéré contre elle, me tendant ensuite la main.

« Là, tout ira bien, je te le promet… » Et je lui faisais bizarrement entièrement confiance… Parce qu’elle semblait vraiment capable de tout…

Même si elle avait l’air toute fine, elle ne semblait même pas perturbée par le poids de mon ami. Là, elle nous a sorti de la grotte et m’a fait signe pour que je grimpe sur le cheval qui ne se trouvait pas loin. Elle avait dû l’emprunter à la famille de Xenos pour sa promenade. Elle m’aida à grimper avant de poser Xenos doucement contre moi, faisant attention à son épaule sanglante. Elle a ensuite pris les rênes du cheval et l’a tiré vers la sortie de la forêt. Pendant le trajet, elle m’expliquait que nous avions de la chance, parce que la maman de mon ami avait décidé de s’enfermer dans son boudoir depuis le petit déjeuner et que personne n’avait fait attention à notre disparition, hormis le serviteur et elle-même. Elle précisa d’ailleurs que nous allions directement aller dans sa chambre afin qu’elle nous soigne avec l’aide des servantes, et qu’ensuite, nous aurions droit à un bon chocolat chaud pour nous remettre. Si normalement, la perspective de la boisson chaude m’aurait faite sourire, j’étais bien trop inquiète pour le petit garçon contre moi…

Je ne voulais pas le perde… Plus jamais…

2186 mots

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyJeu 22 Mar - 21:07
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  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je ne voyais plus rien, mais je pouvais encore entendre ce qui se passait autour de moi. Du moins, en partie. Je me souvenais du tremblement de la grotte, d'avoir pris la main de Small Lady, de m'être précipité vers la sortie avant de la pousser loin de moi alors qu'un danger nous menaçait. J'avais mal, mais je m'en souciais guère. Tout ce que je voulais, c'était de constater que ma princesse était saine et sauve. Rien de plus, rien de moins. Je devais être sous quelque chose de très lourd. Je n'arrivais pas à bouger et tout mon corps refusait de se mouvoir malgré ma volonté. Tout était sombre... Est-ce que j'avais les yeux ouverts ? Mon souffle... J'avais beaucoup de mal à respirer normalement. Je ne savais pas pourquoi, mais ce n'était pas ma préoccupation première. Est-ce que Small Lady allait bien ? Je crois que j'ai entendu chanter... Je n'en suis pas très sûr. Quelque chose agrippait mon corps fermement. Il y avait encore cette voix dans ma tête... J'étais sûr de la connaître. Depuis deux jours, j'étais avec cette personne qui me rendait heureux. Je voulais revoir son visage, de peur de l'oublier... Je ne voulais pas me réveiller et que tout cela ne soit qu'un rêve, une chimère... Une invention de mon imagination pour m'éviter la solitude et la tristesse. Est-ce qu'elle était réelle, au fait ? Si ça se trouve, je m'étais endormi dans la demeure de ma famille et j'avais rêvé. Non ! Je ne voulais pas... Je ne pouvais pas être dans un rêve. Je voulais qu'elle existe... Elle devait exister... Par pitié... Même si je devais quitter ce monde prématurément, je voulais être à ses côtés. Etre son chevalier... Son prince... Jusqu'au dernier moment de ma lamentable et courte vie.

Je crois qu'on m'a transporté, mais j'en étais pas certain. Des claquements de sabot sur la terre puis les graviers. J'étais sur un cheval ? Il faisait toujours sombre et j'avais la nette impression de m'endormir de temps à autre. Je ne comprenais plus ce qui se passait. J'étais perdu et sans repère. Enfin, peut-être pas... Autour de moi, je sentais toujours la même étreinte. Quelque chose de chaud et d'apaisant. Une odeur m'est parvenu... Celle des fleurs. Est-ce que c'était son parfum ? Je m'en lasserais jamais. A défaut de pouvoir bouger, je me contentais de ressentir les choses... La douceur de cette chose qui enveloppait mon être. Ma Small Lady. Puis sans comprendre, tout s'arrête. D'un seul coup, je bouge d'une manière bien différente. Ce n'est plus la même chose. Pas la même chaleur, pas la même odeur. C'est familier. Ces bras qui me transportent... La voix que j'entends dans mon inconscience. Elle me rassure. C'est celle qui est proche d'une figure paternelle pour moi. Aldrid... Oui, ce n'était pas mon propre père. Il devait être occupé avec ses affaires. Le majordome à la tête de l'unité de domestiques de ma famille, c'est plus qu'un serviteur... Plus qu'un ami ou un confident. C'était celui qui m'avait élevé dans l'ombre de mes vrais parents, celui qui avait pris soin de moi lorsque j'étais malade... Celui qui me faisait la morale sans jamais lever la main sur moi et prendre partie pour ce petit chenapan que j'étais, face à deux figures de l'autorité ultime de cette demeure. Parfois, je souhaitais vraiment être son fils, plutôt qu'un Van Baelsar. J'aurais préféré être un enfant de domestique plutôt qu'un héritier lynché par sa propre famille.

Tout s’enchaîne. Enfin, c'est ce que je crois. C'est difficile à comprendre. J'attends les bruits de pas sur le sol marbré, un essoufflement venant de la personne qui me portait. Il devait certainement monter les escaliers. Une porte qui s'ouvre en claquant presque contre le mur et on me dépose délicatement sur quelque chose de moelleux. Un lit ? Je pense qu'on m'a placé sur le côté et j'ai un nouveau un trou de mémoire. Je me suis peut-être endormi une fois encore... J'étais extrêmement fatigué et je n'arrivais toujours pas à voir ce qui se passait. Je sens la douleur de nouveau dans mon dos. Quelque chose me pique, ça me brûle presque. On tamponne, on frotte et j'ai mal... Je n'arrive pas à le dire, ni à bouger pour avouer le mal que je subissais à ce moment précis. Mon corps se crispait tout seul et j'ai peut-être serré des dents. Rien n'était certain... J'avais chaud encore... On m'a redressé et ma tête, je pouvais la sentir partir en arrière. On enroulait alors des petits bouts de tissus sur mon épaule, mon dos et mon torse... La douleur s’atténua doucement et on m'a rallongé sur, ce que je pensais être, le matelas. Recouvert entièrement par un tissu jusqu'à mon menton, je n'ai plus rien sentis après cela. Je n'attendais plus et le noir total envahissait encore mon champ de vision.

Combien de temps je me suis absenté cette fois-ci ? Pas moyen de le savoir. Même si tout s'était enchaîné, j'avais l'impression qu'une éternité venait de s'écouler. Mes mains réagissent enfin et je serre quelque chose de doux et chaud. J'ai de nouveau cette sensation d'apaisement et de bien-être. Est-ce que c'était Small Lady ? J'ai tenté de renifler, mais je n'y parvenais pas... Alors j'ai grogné sans m'en rendre compte. Le bruit de la porte qui se fait entendre de nouveau et cette fois, une voix qui me glace le sang... Celle de mon véritable père. Il discute, s'approche. Si c'était bien la main de Small Lady que je tenais, je ne lâchais pas... Je m'accrochais de toutes mes forces. Je pouvais sentir, sans même le voir, ce regard insistant qui me terrifiait depuis des années. Celui de l'homme pour qui j'avais fait tellement d'effort pour le rendre fier de moi. Sa voix me perturba alors... Elle se fit douce à mon oreille. Pour la première fois, j'avais l'impression qu'elle ne me reprochait rien, mais qu'elle se voulait inquiète et rassurante. Est-ce que c'était possible ? Non... Je devais rêver... Comme tout le reste. J'allais me réveiller d'ici peu et me rendre compte que les deux derniers jours n'avaient jamais exister. J'étais triste... J'avais envie de pleurer et de hurler pour relâcher tous les sentiments que je cachais en moi. Puis, je sens un souffle sur mon front... Une caresse sur mes cheveux avant de sentir un baiser furtif se poser sur le haut de ma tête.

« Ne me déçois pas. Tu es un Van Baelsar, alors bats-toi.»

C'est ce que j'ai cru entendre avant de m'endormir de nouveau. Je crois même que quelque chose à coulé du coin de mes yeux. Des larmes sans doute... C'était certain à présent, je rêvais. Ces mots...Il m'était impossible de les avoir vraiment entendus. Je ne savais plus quoi penser, je n'arrivais plus à discerner la réalité ou mon délire d'enfant perturbé. La seule chose dont j'étais certain... C'était cette chose entre mes doigts qui ne m'avait pas quitté tout le long. Elle était encore là... A mes côtés... Mon coeur se serra de plus belle à une pensée qui me traversa l'esprit. Si j'ouvrai enfin les yeux, est-ce qu'elle serait là ? Est-ce que je pourrai de nouveau voir son magnifique visage d'ange avec ses beaux cheveux blonds ? Plonger de nouveau mes yeux dans les siens et me perdre une nouvelle fois dans le bonheur et l’insouciance. Une nouvelle fois, j'entends la voix d'Aldrid qui murmure pour moi... Je ne comprends pas ses mots et une autre lui répond. C'est une femme, une voix que je ne connais pas bien. Des bruits de pas, la porte qui s'ouvre encore et les deux voix s'éloignent en silence.

« C...Ch...ia...ra»

Cette fois, c'est moi. J'ouvre la bouche pour parler, mais j'ai beaucoup de mal. Je n'ai pas mal, c'est juste que dormir autant, c'est fatiguant. Je grogne et serre un peu plus mes doigts sur ma prise. Je tente alors d'ouvrir les yeux et je suis ébloui par une lumière. J'ai du mal à y voir quelque chose alors je tourne la tête en plissant les sourcils. Enfin j'arrive à voir ce qui semble être une fenêtre... Dehors, c'est sombre, mais y a une sphère blanche qui fait une étrange tâche et que je reconnais tout de suite. La lune. Un astre qui arrivait à me faire oublier mes malheurs. J'aimais la regarder pendant des heures alors que je ne trouvais pas le sommeil. En cet instant, en la regardant, elle qui devenait un peu plus nette à chaque seconde, elle me faisait penser à cette petite fille qui me faisait sentir un peu plus bête. Dans le bon sens... J'avais du mal à l'admettre, mais me sentir aussi bête pour des petites choses, après avoir croisé son regard, qu'elle me prenne la main et me parle avec douceur... J'en demandais d'avantage et je ne voulais pas que cela se termine un jour. Ah, mais... Je l'ai peut-être rêvé...C'est vrai... Je tourne la tête alors de l'autre côté, me faisant à l'idée qu'elle n'a jamais existé puis mon coeur rate un battement avant de s'emballer brusquement. Mes yeux s'ouvrent au maximum alors que mon regard se pose sur un visage. À côté de moi... Elle l'est là... Cette vision magique et lumineuse qui m'éblouit bien plus que le reste. Ma bouche s'ouvre doucement, mais pas de son... Je crois que je suis sous le choc de cette apparition. Je sens mon corps trembler et cette envie de pleurer revenir. Je ne rêvais pas... Elle était bien là. Elle existait et elle était restée pour moi. Cette personne qui donnait l'impression que la lune était terne et pas assez lumineuse à mes yeux... Celle qui avait fait bien plus d'effet sur moi que cet astre dans le ciel en plusieurs années. Ma lumière dans l'obscurité qu'était mon existence. Mes lèvres tremblaient alors que je tentais de parler de nouveau. Je me suis concentré et pris toute la force que j'avais en moi.

« On t'a déjà dit que tu étais plus jolie que la lune ? »

J'ai lâché un petit sourire avant de montrer mon apaisement. Elle n'avait rien, enfin de ce que je pouvais voir. Je me suis redressé, sans lâcher sa main et j'ai ensuite reconnu l'endroit : ma chambre. Ce qui était sur moi, c'était un drap et une couverture, qui glissa le long de mon petit torse tout frêle pour découvrir les bandages autour de mon corps. J'ai froncé des sourcils avant de regarder de nouveau la petite fille blonde.

« Je me souviens... La grotte et les tremblements... Par ma faute, tu aurais pu être blessée. Tu n'as rien, j'espère ?! Je pourrai jamais me le pardonner si... »

Je me suis arrêté de parler et j'ai baissé la tête. Qu'est-ce que j'étais censé dire ? C'était la première fois que ce genre de chose m'arrivait et surtout en compagnie de quelqu'un. Est-ce qu'elle allait m'en vouloir de l'avoir emmenée dans cette grotte dangereuse ? Est-ce qu'elle allait avoir des ennuis par ma faute ? Je devais parler à ses parents pour m'excuser ! Elle ne devait pas se faire disput...AIE ! J'ai voulu bouger trop rapidement et quitter le lit, mais en me tournant à peine, la douleur dans mon dos est revenue. Au moins, je reprenais mes esprits... Je commençais à délirer tout seule, je crois.

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyVen 23 Mar - 17:50

This day aria



J’étais inquiète…

Mon cœur battait vite contre le sien, presque amorphe. Je le gardais serré contre moi, tandis que ma mère nous faisait traverser la forêt jusqu’à la demeure des Van Baelsar lentement mais surement. Nous ne pouvions pas aller plus vite, m’avait-elle expliqué, au risque d’aggraver l’état de Xenos à cause des mouvements brusques. Le temps passait donc, et nous avancions au pas, mais peu à peu, les arbres se faisaient plus espacés, il y avait moins de sapins, plus de feuillus, des chênes, des aulnes… Et à l’autre bout de l’horizon, je pouvais apercevoir la grande bâtisse où siégeait l’horrible famille de mon futur roi. Nous finîmes par arriver devant les marches de la demeure, et Aldrid accourut vers nous, disant qu’il était très inquiet pour son jeune maitre. Il dévala les marches suivit de près par un palefrenier, qui vint récupérer le cheval tandis qu’Aldrid me délestait de mon fardeau si précieux. Ma mère me tendit les bras et je m’y glissais à mon tour alors que nous suivions le majordome en chef à travers les couloirs et étages de la maison.

Lovée dans les bras de la mère, je ne pouvais cependant m’empêcher de suivre Aldrid du regard tandis que nous avancions vivement dans les couloirs jusqu’à la chambre de Xenos. J’espérais que ses blessures ne soient pas trop grave, qu’il irait mieux… Le majordome a poussé la porte d’un coup sec, et cette dernière a claqué contre le mur, alors que du monde s’activait dans la chambre de mon ami. On déposa délicatement Xenos sur son lit, sur le côté gauche. À ce moment-là, maman m’a emmené avec elle dans ma chambre, sans que je ne puisse protester, mais en passant par la porte que Xenos m’avait montré la veille, porte qu’elle laissa ouverte, par ailleurs. Je fus débarbouillé, et mes écorchures désinfectées, avant d’être pansés très lentement. Maman avait l’habitude de me soigner, et moi, du coin de l’œil, je pouvais voir qu’on faisait pareil à Xenos. Il avait été déshabillé, et de là où j’étais, je pouvais voir Aldrid en train de désinfecté l’énorme plaie sur son épaule, tandis que les servantes s’occupaient de le nettoyer avec des gants. Maman acheva de me soigner en me mettant un pansement sur la joue gauche, là où une pierre pointue m’avait entaillée sans que je ne le sache.

[color:d965=#green]« Merci ! »  Dis-je vivement avant d’essayer de retourner directement dans la chambre de mon ami. Elle me saisit sous les bras au vol et me ramena sur mon lit alors que je me débattais, fatiguée.

« Hop ! Hop ! Hop ! On se calme… Il est encore en soin comme tu peux le voir, et toi, tu vas attraper froid comme ça… Tu vas d’abord te changer… Ensuite, je te coifferais, et après, tu pourras aller le voir, d’accord ? »  Répondit-elle d’une voix très douce.

« Mais maman je… »  Protestais-je.

« Pas de mais, c’est comme ça… Et puis, tu ne voudrais pas que Xenos ait pour première vision de toi à son réveil une espèce de sauvageonne toute griffée, pas vrai… ? » Je grimaçais… Elle venait de m’avoir.

« Certes… Mais vite alors ! » Grimaçais-je de nouveau mais en me laissant faire.

Maman retira alors lentement mes culottes bouffantes ainsi que mon débardeur en coton et me fit encore un brin de toilette avant de sortie la robe de nuit dans laquelle je me sentais si bien. C’était une sorte de robe de nuit pour enfant de la noblesse, quelques siècles plus tôt. Elle se composait de trois pièces de tissus, les unes sur les autres, très évasés, et arrivant jusqu’au sol. Elle remontait ensuite sur le buste avec de jolies broderies dorées en forme de cercles, et il y avait des petites perles sous la poitrine. Ensuite, de petites épaulettes toutes fines, en forme de coquillages. L’ensemble était blanc, et elle avait sorti par-dessus, une robe de chambre en velours, pour que je n’attrape pas froid, bleue-acier. Elle m’aida à enfiler le tout, mais quand j’essayais de m’enfuir de nouveau, elle m’attrapa au vol une seconde fois, ajoutant qu’elle n’avait pas fini. Et en jetant un coup d’œil à Xenos, de l’autre côté, lui non plus, n’était pas prêt. Ils étaient en train de l’enrouler dans des bandages. Je protestais pour la mesure, mais j’étais tout de même inquiète. Il ne s’était pas éveillé, et n’avait pas dit un mot, ni protester à cause de la douleur. Pourtant, avec sa blessure, il aurait dû. Et ça me faisait peur. Je craignais que jamais plus il n’ouvre les yeux, et cette pensée me faisait mal… Une larme roula sur ma joue, mais maman se pencha sur moi pour l’effacer d’une caresse avec son pouce.

« Tout ira bien, Chiara… Calmes-toi… Ils vont le soigner, il est encore sous le choc, c’est tout… Mais je te promets qu’il se réveillera, fais-moi confiance, d’accord ? » Je hochais la tête, cachant les larmes qui menaçaient de couler de nouveau. Ma mère eut un sourire bizarre, avant de venir embrasser mon front. « Ma petite Small Lady… »

Elle se glissa ensuite dans mon dos, avec une brosse, et dénoua mes cheveux lentement pour venir les brosser. Elle prit son temps, enlevant les brindilles et saletés qui s’y étaient logées, ainsi que la poussière. Elle recouvrit la brosse à cheveux d’un peu d’eau florale de rose, et entama cent passage, comme elle le faisait habituellement, de manière très douce. Ce faisant, elle fredonnait un air paisible pour me détendre, et malgré mon inquiétude, ça marchait un peu, je ne pouvais pas le nier. Le morceau en lui-même n’avait pas de parole, c’était juste un prélude pour une pièce de théâtre. La belle et la bête… J’aimais beaucoup les contes de fée lorsqu’ils étaient mis en scène. Maman me coiffa lentement avant de séparer ma chevelure en deux parties distinctes. Là, elle en prit une moitié et fit un début de tresse avec, avant de la redresser en chignon. Elle ferma le tout avec une barrette à deux pics qu’elle enfonça dans le chignon. Je gigotais un peu, tandis qu’on délivrait Xenos de l’autre côté, l’allongeant définitivement. Elle fit bientôt la même chose avec la seconde partie de ma chevelure, et je me retrouvais bientôt avec deux petits chignons, dont le reste de la chevelure descendait en cascade sous forme de mèches.

« Voilà, tu peux y aller… Mais fais attention, d’accord ? » Je hochais vivement la tête et quittais le lit pour rejoindre impérativement la chambre de mon ami.

Je me suis précipitée sur son lit pour voir s’il avait ouvert les yeux, mais rien. Il avait un énorme bandage sur la tête, qui lui recouvrait même les cheveux, et je pouvais voir des bandages sur le haut de son buste. Je tremblais, et les larmes revinrent envahir mes yeux contre ma volonté. Il ne s’était pas réveillé… Je me penchais alors pour poser un baiser à la commissure droite de ses lèvres, avant de m’écarter légèrement de lui. Je me suis alors agenouillée sur le bord du lit, glissant sa main dans les miennes, et j’ai commencé à lui parler de tout et de rien, je voulais qu’il s’éveille, que ma voix le sorte de son esprit. Je ne voulais plus le voir avec cette expression de douleur, les yeux clos, comme celle qu’il avait arborait dans la grotte. Les minutes s’écoulent, et hormis Aldrid et ma maman, rien. Aucun mouvement de sa part. Je sentis à peine qu’il serrait sa main tour des miennes. Il grogna un peu, mais même si je me concentrais sur lui, je ne pus rien dire, que la porte d’entrée s’ouvrit sur nul autre que nos deux pères. Papa avait l’air inquiet, et il s’approcha de moi pour venir me serrer contre lui sans que je ne puisse donner mon avis.

« Papa, j’étouffe… »  Me plaignis-je à son adresse, et désirant conserver la main de Xenos dans la mienne. Il finit par me relâcher, se tournant vers maman, qui était dans mon dos depuis le début. Fixant Gaius, elle semblait bien plus imposante que lui. Même papa avait l’air fragile pendant qu’il me caressait les cheveux et me traitait d’inconsciente.  

« Puis-je savoir ce qu’il s’est passé ? Parlez, Aldrid ! » je n’aimais pas sa voix à celui-là, mais avant qu’Aldrid ne réponde au futur sermon, ce fut ma maman qui prit la parole.

« Les enfants se sont retrouvés piégés dans une caverne effondrée… Si votre fils n’avait pas été là, notre fille serait morte à coup sûr… Vous feriez bien de surveiller votre terrain, il n’est pas sans danger et je n’ose imaginer ce qu’il serait arrivé à notre précieuse héritière si le vôtre n’avait pas agi ainsi. Vous pouvez être fier de lui… Il a agi en homme. » Maman l’accusait carrément de l’éboulement de manière détournée… C’était un terrain glissant…

« Hmm… Je vois… » Il s’approcha alors du lit, et lança un regard glacial sur son fils. Je serrais avec plus de force la main de Xenos comme si ça pouvait le protéger de cet homme. « Tu as très bien agit, mon fils… »  Il lui caressa les cheveux avant d’embrasser furtivement son front. « Ne me déçois pas. Tu es un Van Baelsar, alors bats-toi. »

Il se redressa ensuite, et le regard de mon père le foudroya tandis qu’il disparaissait, prétextant avoir encore du travail avant le diner. Maman se redressa, et sa voix se fit tranchante, tandis qu’elle s’énervait seule contre celui qui avait quitté la pièce, sous le regard de mon père et d’Aldrid. « Est-ce ainsi qu’il traite son enfant héroïque ? En le sermonnant de ne pas le décevoir ? Il est son héritier, certes, mais il reste son fils avant tout, un jeune enfant… La plupart de ses gardes ne seraient même pas capable d’agir comme lui l’a fait… Et lui non plus de toute évidence… » Lança d’une voix meurtrière, ma mère. Toutes les personnes dans la pièce se recroquevillèrent sur place. « J’espère qu’il est meilleur négociateur que père, sinon je ne donne pas cher des envies de votre état et souverain. » Elle se mit alors à grogner toute seule, visiblement mécontente. Je pouvais même voir sa main trembler aux alentours de la poignée de sa rapière.  

« Madame, le diner sera servi dans une heure… Peut-être qu’une tisane vous ferez du bien… ? » Proposa Aldrid d’une voix qui se voulait apaisante. Dans le dos de maman, mon père hochait vivement la tête. Il entraîna d’ailleurs ma mère en la saisissant par les épaules, vers la sortie, clamant que c’était une très bonne idée, et que se changer lui ferait aussi beaucoup de bien. Ma mère protesta quelques secondes, mais bien vite, le silence revint. « Veillez sur lui, jeune demoiselle, un dîner vous sera apporté ici un peu plus tard… »

« Je le promet… Et… Merci… » Aldrid me salua, et je me retrouvais bientôt seule avec Xenos, dont les yeux semblaient ne plus vouloir s’ouvrir pour se poser sur moi.

Je désespérais, sa main toujours entre les miennes, tandis que je finissais par m’affaisser contre le bord de son lit, inquiète et impatiente. Les yeux clos, j’attendais, j’attendais qu’il s’éveille, qu’il me dise quelque chose… Mais le temps passait… Et rien… Je commençais même à m’endormir, épuisée par les péripéties que nous avions vécues. C’était de loin la plus terrible des aventures que j’avais vécu… Et puis, alors que je sombrais… je l’ai entendu, sa voix… Mais je pensais rêver… Puis… J’ai sursauté lorsque la main prisonnière des miennes les serra plus fortement. Alors, les yeux grands écarquillés, je regardais fixement les prunelles rubis de Xenos papillonner doucement et s’ouvrir. Il semblait désapointé, perdu. Etait-ce un rêve ? J’attendais de voir, s’il allait réagir, s’il était bel et bien conscient, et là, et pas simplement le fruit d’un rêve, parce que je me serais endormie contre le lit. Lui aussi finit par écarquiller les yeux de stupeur, et un silence étrange sembla se poser entre nous quelques instants. Du moins, jusqu’à ce qu’il finisse par dire quelque chose, quelque chose qui me fit rougir et perdre mes moyens l’espace d’un instant. Plus jolie que la lune ? Non… C’était la première fois qu’on me le disait, et que ce soit lui qui le fasse, prouvait bel et bien qu’il était mon prince charmant.

Mais à la suite, j’eus envie de le frapper… Il s’était redressé, dévoilant son buste couvert de bandage, m’offrant un sourire, avant de lâcher ma main, pour ensuite observer les alentours. Puis, la raison pour laquelle j’avais envie de le frapper vint se pointer. Il avait dit s’être souvenu de ce qu’il nous était arrivé, et que par sa faute, j’aurais pu être blessé. Là… Il méritait une baffe. Mais de toute évidence, son corps s’est chargé de le punir de cette bêtise avant moi. Il avait voulu bouger, et son corps avait dû le lui rappeler vu l’expression sur son visage. Je soupirais longuement avant de me redresser, les larmes coulaient toujours sur mon visage, mais c’était du soulagement, et grimpais ensuite sur le lit de mon sauveur et amour. En silence, se suis venue m’asseoir sur ses genoux, au moins, ça lui éviterait de vouloir se lever, à cet idiot. Puis, j’ai tendu mes bras vers lui, et j’ai saisis son visage en coupe très doucement, pour ne pas lui faire de mal à travers les bandages. Et là, j’ai fait comme dans la grotte, j’ai agis comme les adultes, et j’ai posé mes lèvres sur les siennes avec une infinie douceur. Ce baiser a fait battre mon cœur beaucoup plus rapidement, mais je m’en fichais. J’en avais envie, et je voulais qu’il sache que je tenais à lui…

J’ai ensuite retirée mes lèvres des siennes, le visage un peu rouge – beaucoup – puis j’ai entouré son cou de mes bras, et je me suis serrée contre lui, ma bouche tout près de son oreille. Je me suis mise à pleurer de nouveau sans le vouloir, mais je ne voulais plus le lâcher. Cette étreinte, savoir qu’il était en vie, me faisait un bien fou. Il était mon prince, et il m’avait sauvé la vie. Par contre… Eh bien… Je sais pourquoi je suis la digne fille de ma mère… Parce que je me suis mise à le gronder sur ce qu’il avait fait… « Espèce de crétin déplumé ! J’ai eu si peur ! J’ai cru que tu étais mort pour moi, et c’était le pire cauchemar de toute ma vie ! Tu entends ? Tu étais dans mes bras, plein de sang, et tu bougeais plus… Alors oui, tu m’as sauvé, et tu es mon héros pour l’éternité… Mais tu m’as fait peur ! Et je croyais que jamais plus je ne pourrais te revoir ! Alors jamais, tu entends ? Jamais je ne veux revivre pareille situation… Je t’interdis de mourir sans moi ! Je t’interdis même de souffrir ! Tu n’as pas le droit ! Parce que je t’aime et que je veux ton bonheur, donc plus jamais tu ne dois avoir mal ! » Oui, je disais un peu n’importe quoi, mais ça soulageait énormément.

Je l’ai ensuite relâchée, mais pas pour longtemps, parce que je me suis de nouveau saisit de son visage pour venir l’embrasser tout entier, le nez, les paupières, les joues, le front, le menton, et de nouveau la bouche. Je continuais de pleurer, et en même temps, je souriais. Il m’était revenu…

Et ça, par contre, c’était la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivée !

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyVen 23 Mar - 21:39
  • Xenos G. Van Baelsar
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Quand le destin s'en mêle.
Je n'avais pas la moindre idée des événements passés durant mon inconscience. La voix de mon père que j'avais entendu... Je ne savais pas si c'était le délire d'un blessé ou la réalité. Ce dont j'étais certain, c'était de la présence de Small Lady à mes côtés et qui m'avait tenu la main pendant que je dormais. J'étais heureux et je devais sourire comme un idiot alors que je la regardais. Dire que j'avais cru qu'elle n’existait pas et que j'avais imaginé les deux derniers jours pour m'éloigner de mon mal-être. J'avais envie de me mettre une claque pour avoir osé penser cela pendant l'espace d'un instant. Bien sûr qu'elle était réelle et surtout, j'étais rassuré d'avoir quelqu'un à mes côtés à mon réveil. Je ne devais pas compter sur la présence de ma sympathique famille pour cela. Mon père et ma mère devaient être occupés avec les parents de Small Lady et ma soeur... Je n'en savais rien, mais je m'en fichais.

Tout ce qui comptait, c'était de savoir si ma petite princesse aux yeux émeraude allait bien. Je n'avais pas remarqué sur le coup, mais elle avait un pansement sur la joue. Elle s'était également changée et étant donné que la nuit était tombée, plusieurs heures s'étaient écoulée depuis l'accident. On avait raté le repas du midi et j'ai entendu mon estomac gargouillé un peu. J'étais encore un peu perdu, même si je me trouvais dans ma chambre, que je connaissais par-coeur. Ma vision revenait petit à petit et j'arrivais à endurer la douleur qui sévissait dans mon dos. Est-ce que j'avais d'autres blessures sur le corps ? C'est à ce moment-là que j'ai remarqué une chaleur sur ma tête... J'ai louché pour regarder et je me suis rendu compte que j'avais des bandages sur mon crâne. Pourtant, je n'avais pas mal... Enfin, je crois. Après ma petite crise de panique, où je voulais m'excuser auprès des parents de ma princesse aux cheveux dorés comme les blés, j'ai longuement grimacé à cause de mon dos qui me faisait souffrir. Il y a eut quelques secondes de vide avant que je ne daigne observer le visage de la petite fille à mes côtés. Elle s'est soudainement redressée et j'ai pu voir des larmes sur son visage. Elle pleurait ? Mais pourquoi ? Avais-je dit quelque chose de travers ? Est-ce qu'elle m'en voulait ? Je n'arrivais pas à le savoir... Je n'étais pas très doué pour lire les expressions des gens, contrairement à mon frère ou à mon père.

J'ai cru que je l'avais vexé et qu'elle allait partir. Je m'étais trompé... La jeune fille se redressa donc, mais pour revenir vers moi et s'installer sur mes jambes. J'étais surpris et mes mains sont venues se mettre sur ses hanches pour éviter qu'elle ne tombe. Je ne voulais pas qu'elle se retrouve à terre à cause d'un de mes mouvements. Alors que je la tenais doucement, elle a tendu les mains vers mon visage et j'ai tout simplement pas compris ce qui m'arrivait... En quelques secondes, j'ai pu voir son visage s'approcher du mien et mon nez frotter contre le sien avant que nos lèvres ne se rencontrent, comme dans la grotte. Mes doigts se sont alors crispés sur ses côtés et j'ai fermé les yeux en douceur. Mes muscles se sont détendus tout seul, mais j'avais mon coeur qui battait plus fort et j'avais chaud. Ce n'était pas la première fois qu'elle me donnait ce genre de baiser, mais je crois que je n'allai jamais m'y habituer ou bien, c'était peut-être que je ne m'en lasserai jamais...C'était difficile à savoir.

Puis, Small Lady s'est un peu reculée pour venir passer ses bras autour de ma nuque et elle s'est serrée contre moi. Elle pleurait encore... Je n'aimais pas la voir ainsi, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la trouver jolie. Elle pleurait pour moi alors, même si je n'étais pas très fier de ma pensée, j'étais content que quelqu'un puisse pleurer pour ma pauvre personne. J'ai lâché un petit soupir avant de faire glisser mes petites mains dans son dos et je l'ai ensuite serrée un peu plus contre moi, cachant mon visage dans son cou pour ne pas montrer que je rougissais et mon sourire. Puis... Le drame. Small Lady s'est mise à me crier dans l'oreille, enfin ça résonnait beaucoup dans ma tête... J'ai cligné des yeux en relevant un peu la tête, j'étais paumé encore... "Crétin déplumé" avait-elle dit... Mais... Mais... Mais pourquoi je me faisais engueuler au juste ?! J'avoue que je ne faisais pas le malin. Je ne bougeais plus du tout et j'avais perdu mon sourire pour faire une moue.

Elle pleurait encore et elle me grondait... Elle me disait qu'elle avait peur que je meure alors que je lui avais sauvé la vie dans la grotte. Je l'avais juste poussé... C'était pas grand chose. Puis elle m'a avoué, et surtout interdis, de mourir sans elle, que je n'avais pas le droit de souffrir... Est-ce que je devais vraiment lui demander l'autorisation avant de me blesser ? Je ne comprenais pas vraiment où elle voulait en venir, jusqu'à ce qu'elle continue son monologue. Elle m'aimait et voulait mon bonheur... J'ai froncé des sourcils et mes bras se sont resserrés un peu plus autour d'elle. C'était la première fois qu'on me disait qu'on m'aimait... Certes, dans la grotte, elle me l'avait déjà dit... Enfin, je crois. Small Lady était la seule personne de ma courte vie à dire ces mots-là. Moi, je pensais qu'elle disait cela pour jouer encore au chevalier et à la princesse, mais je m'étais trompé. Peut-être que je prenais cela trop à coeur et qu'au fond je voulais y croire parce que j'ai senti des larmes remonter à mes yeux. Je me suis retenu comme je le pouvais. Je ne voulais pas pleurer devant elle, pas après ce qu'elle m'avait dit. Je ne devais plus souffrir, c'était son ordre. Même si c'était très compliqué pour moi.

Elle s'est alors reculée une nouvelle fois pour m'attraper le visage et m'embrasser partout et encore une fois sur la bouche. Sur ce dernier élément de mon visage, j'ai encore senti mes doigts se crisper sur elle et mes yeux se sont presque refermés. Soudainement, j'ai reculé un peu la tête et j'ai regardé à côté. Observant les draps, je n'arrivais pas à remonter mon regard vers son visage, mais j'avais un grand sourire qui se dessinait. Puis, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai ouvert la bouche pour lui faire par de la chose qui m'avait rendu ainsi.

« Tu m'as dit que tu m'aimais... T'es la seule personne à me le dire depuis que je suis né.... Tu ne peux pas savoir à quel point ça me rend heureux que quelqu'un puisse tenir à moi.»

J'ai lâché un petit rire avant de redresser la tête et approcher mon visage du sien. Je l'ai embrassé longuement sur la joue avant de la refaire venir vers moi pour la câliner dans mes bras. J'avais envie de la serrer très fort contre moi pour éviter de laisser mes larmes couler sur mon visage. Pourtant, je n'étais pas triste, loin de là. J'étais simplement le plus heureux des petits garçons au monde ! Après un long moment à la serrer dans mes petits bras pas très musclés... Je devais vraiment faire pitié à voir, vivement que je sois plus grand... J'ai pris le temps de respirer son parfum avant de remettre mon visage devant le sien. Elle sentait toujours bon ! Comme une belle fleur au printemps. J'ai laissé ma main droite venir essuyer ses larmes avec le bout de mes doigts et j'ai cherché son regard du mien.

« Tu ne dois plus pleurer, tu vas finir par devenir toute ridée comme une vieille personne si tu n'as plus d'eau dans ton corps !»

Je repris une inspiration avant de reprendre le fond de ma pensée.

« Merci d'être là et de me dire tout ça. Tu sais... Ce qui m'est arrivé dans la grotte... Je ne regrette rien. Et si cela était à refaire et bien, je le ferai encore et encore si tu es en danger. Je suis peut-être un crétin déplumé, mais je suis ton chevalier alors tu passes toujours avant moi. Et puis...»

Je fis une nouvelle pause pour lui prendre sa main et la poser sur mon torse, au-dessus de mes bandages, au niveau de mon coeur. Je l'ai regardé longuement et mon regard s'est un peu plissé et j'avais un petit air sérieux.

« Même si tu pars... Même si tu es loin de moi. Tu resteras toujours ici. Et si jamais tu as des soucis, je le serai et je viendrai te sauver. Je te le promets ! Tu ne sera jamais blessé par quelque chose ou par quelqu'un. J'en fais le serment ! Tu es ma Small Lady. Ma princesse à moi et à jamais.»

J'ai avancé mon visage et j'avais bien l'intention de lui rendre son baiser sur la bouche. Seulement, au moment où j'étais sur le point d'atteindre mon but, j'ai entendu un toussotement et j'ai alors sursauté en ouvrant des grands yeux ronds. Je n'ai pas eu le temps de tourner la tête, qu'une voix retentit calmement.

« Si je peux me permettre, jeune maître, vous avez bien plus de succès que votre frère lorsqu'il avait votre âge.»

GIIIIIIH !!! Aldrid ?! Mais depuis combien de temps il était là ?! Je ne l'avais même pas entendu approcher... Sans me rendre compte, j'avais repris la petite fille dans mes bras, comme pour cacher une bêtise. Une vieille habitude que j'avais, surtout au vu du nombre de fois où le majordome m'avait pris la main dans le sac. Toujours avec de grands yeux coupables, j'ai regardé le grand homme en noir avancer et déposer un immense plateau sur mon bureau. Puis, dans un grand silence, il s'est approché du lit où nous étions et il nous a longuement observé avec un air plus que sérieux sur son visage. C'était la première fois que je le voyais ainsi... Lui qui arborait toujours un visage doux et un sourire, cette fois, rien de tout ça. J'ai dégluti alors qu'il s'est penché vers nous et puis on s'est retrouvé prisonniers dans les bras de l'homme. Je ne voyais presque plus rien et je pouvais sentir l'odeur des produits qu'il utilisait pour nettoyer la maison. Puis, il s'est mis à parler, voir même murmurer.

« Je suis heureux que vous alliez bien, tous les deux. Veuillez pardonner ma faiblesse, mais en vous voyant revenir inconscient et en sang... Une partie de mon âme s'est déchirée.»

Et là, j'ai senti des gouttes me tomber dessus. De l'eau... Aldrid... Je n'ai pas réussi à me retenir et les larmes ,que je contenais depuis de longues minutes, se sont de nouveaux attaquées à mes yeux. J'ai pleuré, j'avais mal au dos, j'avais mal au coeur. J'ai jamais autant pleuré aussi bruyamment auparavant. Dans cette pièce, il y avait les deux personnes que j'aimais le plus : ma princesse et celui qui méritait le titre de père à mes yeux. J'avais inquiété tout le monde et les personnes à qui je tenais le plus, pleuraient par ma faute. J'avais honte, mais j'étais heureux de constater que je n'étais pas seul depuis le début de mon aventure sur cette terre.

« Al-Aldrid... J'ai promis de ne plus souffrir et de ne plus pleurer... Mais je n'y arrive paaaaaas !!! Pardon... Pardon à tous les deux !!! Je ne voulais paaaas ! P-pardon !!! »

Et voilà... Je pleurais de plus belles. A ce rythme, j'allais me dessécher plus vite que Small Lady. J'étais un chouineur et je le savais. J'étais loin de rendre fier mes parents, mais c'était pas le plus important pour le moment. Ce que je voulais c'était de voir sourire tout le monde. Au bout de quelques minutes, Aldrid s'est redressé et il s'est immédiatement retourné pour essuyer son visage. On ne voyait que son grand dos et ses cheveux attaché en queue-de-cheval. Je me suis mis à renifler et j'ai passé une main sur la joue de ma Small Lady et j'ai même remis des mèches à leurs places, en faisant attention à ne pas abîmer un peu plus ses chignons. L'adulte s'éclaircit la gorge avant de montrer le plateau de son doigt ganté et blanc.

« Au menu de ce soir : Blancs de dinde avec sa purée. J'ai fait votre sauce préférée, aux poivres. Il y a aussi des petits-pois, même si vous n'aimez pas cela. En dessert, une tarte aux pommes avec des petites amandes. Je me suis permis de rajouter avec le plat principal, deux pièces du boucher, saignantes comme toujours. Votre père m'a demandé de vous avertir qu'il viendra vous rendre visite demain matin, quant à votre mère, elle n'a pas désiré sortir de son boudoir même après votre arrivée. »

Il baissa alors la main et marcha vers la sortie de ma chambre. Je pouvais comprendre la raison pour laquelle il ne voulait pas se retourner. Il ne voulait pas montrer ses faiblesses. Il n'était pas un Van Baelsar, mais c'était tout comme. Ce qui était valable pour la famille, l'était aussi pour les autres sous ce toit. Finalement, à l'encadrement de la porte, il se retourna et nous lança un regard pour afficher un sourire sur son visage par la suite.

« Je suis heureux de voir que vous êtes devenus proches, tous les deux. Mais, si je peux vous donner un conseil, jeune maître... Avant de courtiser une jeune femme avec de belles et magnifiques paroles... Je porterai au moins un pantalon avant d’accueillir une lady sur mes jambes.»

Et là...J'ai enfin compris ce qui me manquait depuis le début. Merci Aldrid... Il ferma la porte en douceur en ricanant presque avant que daigne baisser mon regard vers mes jambes. Une grande partie était à l'air libre, mais heureusement que je portais quelque chose pour cacher le plus important... Qui avait eut l'idée de retirer mon pantalon alors que j'agonisais ?! La honte... J'étais quasi nu... J'ai alors pris les devants et attrapé le menton de ma petite princesse pour la forcer à me regarder le visage et rien que le visage.

« Ne regarde pas ! J'ai honte... Un chevalier sans pantalon devant sa princesse, c'est comme si je me baladais, nu dans les rues d'Aerugo face à plusieurs centaines de personnes...»

Puis je me suis mis à renifler la bonne odeur qui venait de l'immense plateau. Mon ventre grogna lourdement et j'ai presque sursauté. J'étais fatigué, mal partout et les yeux rouges, mais la faim était plus importante que le reste. Je tenté de bouger, mais Small Lady était toujours sur moi. Alors, doucement, je suis venu frotter mon nez contre le sien.

« Est-ce que tu as faim ? Si c'est Aldrid qui a cuisiné, ce sont forcément les meilleures choses à manger de notre pays ! Sauf les petits-pois... Eurk. Je ne vois pas pourquoi les légumes sont bons pour la santé... C'est moche et je déteste le goût !»

Je devais aussi mettre un pantalon... C'était le plus urgent.

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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]  - Page 2 EmptyDim 25 Mar - 20:52

L'amour n'est pas loin

Je me sentais si bien dans ses bras chauds, et bien vivant.

Il avait posé ses mains sur ma taille, et j’avais pu sentir ses doigts se crisper malgré les trois épaisseurs de tissus, le coton voilé étant léger, c’était facile de sentir le contact au travers. Je n’étais pas certaine que mes mots aient un sens, mais à vrai dire, c’était le cadet de mes soucis. Je me souvenais que trop bien de mes mains poisseuses de son sang, de sa respiration faible, et du rocher qui l’écrasait. Il m’avait sauvé la vie en prenant ma place, pourtant, si je devais le remercier au possible, cette image effroyable ne voulait pas quitter ma tête. Je savais qu’il était entre mes bras, et que j’étais dans les siens, mais mes yeux clos me renvoyaient naturellement cette image de lui étendu sur moi, bloqué par le roc et couvert de sang. J’étais peut-être encore jeune, très jeune, mais je savais qu’il était le garçon de ma vie, comme maman avait choisi mon papa. Je le savais au plus profond de moi, c’était mon Helios, mon prince, je n’avais besoin de rien de plus pour savoir qu’il était l’homme de mon avenir. Ses yeux Rubis s’accordaient aux miens, Emeraudes, et il était si doux et bon… Peut-être que sa famille était trop débile pour le voir, mais il était mon Soleil, et je serais sa Lune. Je ne pourrais briller qu’avec lui.

Puis, je l’avais couvert de baisers sur tout le visage, m’arrêtant sur ses lèvres que je savourais une nouvelle fois. C’était un baiser d’adulte, mais même si certains diraient qu’il était encore trop tôt pour nous, je savais que ce n’était qu’une question de temps. Il serait le seul amour de ma vie, celui à qui je réservais ma seule et unique aventure, ma vie lui était destinée. Il avait de nouveau serré mes hanches avec ses mains, comme surpris de ce que je faisais, pourtant, ce n’était pas la première fois… Et je le savais, pas la dernière non plus. Il s’est ensuite un peu reculé de mon visage, regardant autour sans chercher mon regard. Si j’étais surprise de son comportement, je ne pouvais que remarquer son sourire immense. Mais finalement, il prit la parole, et ses mots eurent deux effets sur moi. Il disait que j’étais la seule personne à le lui dire depuis sa naissance, et que je ne pouvais savoir à quel point cela le rendait heureux. Mais si j’étais plus que ravie de lui offrir ce bien-être, je restais choquée de savoir que personne ne lui avait jamais dit ces quelques mots pourtant parfaitement normaux et mérités. À mes yeux, il était le petit garçon le plus méritant qui soit, et lorsque je voyais sa sœur, je n’osais imaginer la trempe de celui qui n’était pas encore là.

Il s’est ensuite mit à rire quelque peu, avant de se redresser et de poser ses lèvres sur ma joue longuement. J’ai sentis mon sourire revenir malgré moi, et ensuite, il m’a tiré contre lui, et je me suis retrouvée blottie dans ses bras. J’y étais si bien. Les yeux clos, je profitais de cette étreinte pour écouter les battements de son cœur. Il était bel et bien vivant, et c’était merveilleux. Mais Xenos se recula de nouveau de moi, venant essuyer les larmes qui continuaient de couler sur mon visage avec son pouce. Je croisais alors les prunelles rubis, et mon cœur se mit à battre plus vite. La remarque qu’il me fit ensuite me fit rire malgré moi à mon tour. Me dessécher à cause de mes larmes, heureusement que ce n’était pas possible, sinon je me serais couverte de rides avant même qu’on ne sorte de la grotte. Je n’avais jamais autant pleuré de toute ma vie. Même quand je me faisais très mal, je ne pleurais pas autant, je larmoyais un peu, mais ça se calmait rapidement, et la douleur n’était pas si importante que ça. Il prit une longue inspiration, avant de me remercier d’être là, et de lui avoir dit ce que je ressentais. Il expliqua ensuite qu’il ne regrettait rien de ce qu’il s’était passé, et qu’il le referait encore si c’était nécessaire. Si ça me mettait en colère par inquiétude, j’étais aussi très surprise et… heureuse de savoir qu’il ferait cela pour moi.

Il ne dit plus rien, et vint saisir délicatement ma main pour venir la poser sur son cœur, au-dessus des bandages, je rougis malgré moi, et gardais le contact avec ses yeux. Il annonça alors quelque chose dont je me souviendrais toute ma vie. Peu importe si je partais, je serais toujours présente dans son cœur, et que, si jamais j’avais des soucis, il le saurait et viendrait à ma rescousse. C’était une promesse, un serment, car j’étais sa princesse à jamais. Sa Small Lady. Il rapprocha alors son visage du mien, et j’ai commencé à fermer les yeux en sachant qu’il allait m’embrasser à son tour comme les adultes. Mais quelqu’un toussa, et nous avons tous les deux sursauté. Aldrid était là, un plateau en main, et une remarque qui me fit rougir, bien que rire un peu aussi. Il venait de dire que Xenos avait bien plus de succès que son frère à son âge… Et naturellement, j’essayais de m’imaginer le prodige de cette famille ignoble et glaciale en train de draguer les filles… Et tandis que Xenos me serrait encore plus contre lui, je glissais mon visage dans son cou pour rire de l’image que le majordome m’avait mise en tête. Je le vis donc à peine bouger de sa position, j’entendis juste qu’il avait posé son fardeau quelque part dans la pièce.

Il y a ensuite eu une ombre au-dessus de nous, et, quelques secondes après, il s’est penché et nous as tous deux saisit dans ses bras pour nous enlacer sans mot dire. J’ai senti Xenos se crisper, et moi, j’étais entre les deux, bien serrée et au chaud, et malgré les larmes qui continuaient de couler sur mes joues, liées à cette sensation de soulagement et d’inquiétude balayée, un vent d’amour et de douceur s’éprit de mon regard. Il expliqua qu’il était heureux de nous savoir en bonne santé, que nous devions lui pardonner sa faiblesse, mais que son âme s’était en partie déchirée en voyant Xenos revenir, inconscient et couvert de sang. Le majordome se mit à pleurer à son tour, et je ne pouvais que le comprendre. J’avais moi-même cru qu’on m’arrachait le cœur en le voyant, bloqué au-dessus de moi, inerte et couvert de sang. Comme si la vie avait eu l’idée de s’échapper de son corps face à nous. Ce moment où tout l’univers semble s’écrouler à cause d’une seule chose. J’ai senti des tressautements du coté de mon petit prince, et j’ai senti des larmes s’écouler sur mon épaule, de même que je pus en voir couler du visage d’Aldrid sur nous. Un cortège d’émotion qui nous unissait. Xenos prit donc la parole, mais avec difficulté. Il rappela sa promesse de ne plus souffrir ni pleurer, mais qu’il n’y arrivait pas. Sauf que là, je savais que c’était des larmes de joie, et elles, elles étaient autorisées.

Il s’excusa ensuite, probablement de nous avoir fait peur, rendu inquiet pour lui, et je resserrais ma prise sur son petit torse à cela, pour dire que je savais, et que je ne lui en voulais pas. Quelques minutes s’écoulèrent avant que le majordome qui était visiblement bien plus que ça pour mon ami et futur roi, ne nous relâche et se recule, cachant son visage. Moi-même, j’eus droit à une caresse sur le visage de la part de Xenos, replaçant des mèches derrière mes oreilles. Aldrid montra alors le plateau de sa main gantée, et nous énuméra le menu avec un voix un peu plus fragile qu’avant. J’écoutais distraitement ce qu’il disait, concentrée sur le cœur qui battait plus fortement contre mon oreille. Des blancs de dinde, de la purée, des petits poids. De la viande rouge aussi, je crois, et de la tarte. Il parla ensuite du fait que le chef de famille viendrait le voir au petit matin, mais que sa mère n’avait toujours pas quitté le boudoir. Elle y faisait quoi ? Elle cultivait sa bêtise ? J’entendis alors les pas du majordome s’éloigner lentement, puis, tandis que je redressais un peu la tête pour le saluer, je le vis se retourner, sur le pas de la porte, et nous offrir un incroyable sourire.

Là, il annonça quelque chose qui, à mon tour, me fit sourire. Il était heureux de nous savoir proches, et moi-même, je l’étais, car il était le premier à vouloir de moi telle que j’étais. Et puis. Ce fût le drame. La phrase de trop, qui écrasa mes larmes et me fit cesser de respirer. Il disait qu’avant de me courtiser avec de belles paroles, il aurait au moins dû mettre un pantalon. Xenos m’a soudainement saisi le visage, et m’a forcé à garder le contact avec lui sans pouvoir baisser les yeux. Je serrais les dents, les joues gonflées, retenant mes éclats de rires. Il me dit de ne pas regarder, qu’il avait honte, et qu’un chevalier sans pantalon devant sa princesse, c’était comme s’il se baladait nu dans la ville, face à des centaines de personnes. Puis, son ventre grogna sourdement, signe qu’il mourrait de faim, et mon rire devint encore plus violent, quand bien même je me forçais à le garder. Pour cela, je me mordis la lèvre assez sèchement, mais soudainement, il est venu frotter son nez contre le mien, et mon rire disparu, me laissant rouge, le cœur battant, et s’il parlait d’aller manger et que ce serait délicieux, j’avais très envie de l’embrasser de nouveau comme les grands. Il se plaignit des légumes, qu’il ne comprenait pas pourquoi ce devait être bon pour la santé sachant que le gout était horrible.

Je ne me suis pas retenue.

Comme il était tout près de moi, j’ai terminé le bout de chemin qu’il restait pour venir l’embrasser comme il avait voulu le faire avant l’arrivée d’Aldrid. Ensuite, j’ai reculé mon visage, et je lui ai fait mon plus beau sourire. Je pense que, malgré tout ce qu’il avait dû vivre dans sa vie, et les péripéties lourdes d’aujourd’hui, ces larmes lui avaient fait du bien. Il semblait plus libre, et j’étais assez fière de moi. C’était comme si le petit garçon que j’avais vu fuir après les présentations, avait grandi en deux jours. Et son regard brillait bien plus que la première fois que je l’avais croisé. Je l’ai embrassé de nouveau, furtivement cette fois-ci, et je me suis ensuite reculer doucement pour le libéré de ma présence. Là, je suis venue attraper les morceaux de son pyjama que j’avais repéré sur la chaise près du bureau, et je lui ai apporté le tout. Je me suis ensuite mise face à la grande fenêtre dont les rideaux étaient repoussés sur les côtés, et me concentrais sur la corde qui les maintenaient ouverts pour ne pas atteindre à sa pudeur.

« Tu peux te changer, je ne regarde pas… Mais tu sais… Avec ou sans pantalon, tu restes mon futur roi… » Dis-je dans un sourire, quand bien même il ne pouvait pas le voir. « Cependant… J’avoue avoir faim moi aussi… Et tu sais… Les légumes, c’est très bon, ça évite d’avoir le Scorbut et de perdre ses dents… Si on en mange pas, on saigne, on devient malade, et ensuite, on perd nos dents… »  Je le savais parce que maman en avait parlé dans ses livres, et qu’elle me l’avait déjà expliquée. « Et si tu n’aimes pas ça, tu peux les manger en même temps que la viande, avec de la sauce. »  Ce faisant, je préparais les assiettes sur le plateau pour pouvoir les manger à ses cotés sur le lit, histoire qu’il ne se fatigue pas, et comme ça, il avait le temps de se couvrir les jambes. « En revanche… Je voulais que tu saches… Mais… Pleurer parce qu’on est heureux… C’est normal, et ça, je te l’autorise… Je te l’ordonne même, d’être heureux j’entends… »

Lorsque je fus sûre qu’il s’était changé, j’apportais la chaise sur laquelle se trouvait auparavant le pyjama de mon amour, et la déposais au bord du lit, avant de venir prendre le plateau pour le poser ensuite dessus. Je fis attention à ce qu’il soit bien droit, et m’approchais ensuite de nouveau du lit pour le rejoindre. Je grimpais donc, étalant ensuite les voiles blancs de ma robe de nuit autour de moi, avant de me saisir de l’assiette qui lui était destinée pour la lui tendre, et prendre ensuite la mienne pour manger en face de lui.

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