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Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS]

MessageSujet: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Ven 14 Oct - 12:00
HRP: Tu me diras si quoi que ce soit ne te convient pas. Bonne lecture !

Dans l'épisode précédent: Roy fait la connaissance de Venetraale, une jeune enfant qui attendait son frère, alchimiste d'Etat sur la place centrale du QG de Central City. C'est en veillant sur elle jusqu'au crépuscule qu'il découvre que c'est une chimère. Et pas des moindres. Il frôle la catastrophe mais Aaron, le grand frère de Venestraale, arrive pour la sauver et ils s'enfuient, alarmés par les civils...


Une toile à tisser.



 Le regard de la chimère resta un mystère le long de la nuit. J'avais entendu ses sanglots et sa voix meurtrie, mais la sincérité de ses mots restaient à prouver.

 Je ne dormais pas cette nuit-là. Il m'avait fallut rassurer le nombre incalculable de civils qui me certifiaient qu'une ombre gigantesque d'araignée, les avait alarmés. Le débat était rapidement partit dans ses travers et chacun regagnait sa demeure en m’inventant un emploi du temps. J'étais resté un moment dans cette rue presque vide en cherchant des yeux, la moindre trace qui pouvait remonter jusqu'à elle ou jusqu'à lui. Ou jusqu'à moi.
Mais rien. Heureusement. Je crois. Cette soudaine sensation de vide me laissait un choix ; faire semblant que rien ne c'était passé et rentrer à la maison. Ou... Cogiter jusqu'à demain, en attendant l'heure de pouvoir agir.

[...]

 Assis sur le canapé, dans la pénombre, je passais une heure à fixer mon pot à crayons. Les lumières de l'extérieur se transformant en ombres, déformaient les murs. Ceci me faisait penser aux huit pattes de cette chimère.
 Le visage suspicieux de Aaron revenait dans ma mémoire comme un souvenir saccagé. A côté, celui de Venestraale s'imbriquait nerveusement à ce fil d'informations chamboulées. J'avais peu d'éléments. A vrai dire, il n'y en avait pas du tout si ce n'est une morsure aux bras. Cela aurait pu être pire si elle ne m'avait pas lâché au bon moment ou si j'avais réagis avec plus de rapidité. Mais il fallait bien avouer que j'étais loin de m'attendre à ce qu'une enfant aussi innocente se transforme en chimère.  Pourtant... Ce n'est pas comme si, ces derniers temps, cela devenait une habitude. Un sourire boursouflé d'ironie vint hanter mes lèvres alors que mon front reposa sagement sur le dos de mes mains, les coudes calés contre les genoux.
 Il fallait que ces images ne soient pas déformées par mon imagination. J'attrapais un stylo et un papier et entreprit de me faire mon propre rapport. Ceci se transforma vite en atelier de dessin grotesque alors que les traits de mon crayon reformaient la silhouette de l'araignée. Ses mots pleins de haine tournaient dans ma tête.

« Je vais te tuer ! »

 Ce n'était pas la première fois. Ce ne serait pas la dernière, à s'en assurer. Mais ceci avait le don de faire son effet, à chaque lancé. Après tout, je restais un homme. Pas une pierre. J'absorbais tout ce que l'on me disait. Et je décidais si oui ou non, je l'oubliais. Mais ce soir, je ne l'oublierais pas. Je déposais le stylo avec nonchalance avant d'enfiler mes gants. Ceux-ci, maculés par les ombres de l'extérieur me rappelèrent alors que j'avais failli claquer des doigts.  Quelqu'un de lambda ne se pose pas cette question avec autant de douleur dans le regard. Je détestais cette sensation d'être entre la porte, ne sachant si je devais l'ouvrir ou la fermer ; en proie à une fragile culpabilité car j'avais voulu me défendre au même temps que ma raison me soufflait « Non. Tu as fais ce qu’il fallait. »

 Je fis danser mes doigts avant que le majeur et le pouce ne se frottent lentement. Une étincelle jaillit et mon dessin partit doucement en poussière, sur mon tapis.

***

 Le jour ne s'était pas encore levé que j'étais dans mon bureau, au QG de Central City. Peu de monde circulait à cette heure-ci si ce n'est les militaires en fonction de cette nuit. Me voir arriver si tôt ne les questionna pas d'avantage, car ces derniers temps il m'arrivait souvent de passer des nuitées là-bas. Non pas que mon boulot soit monstre mais j'avais une affaire à régler. Elle prenait du temps, de la patience et de la discrétion. Et depuis ce jour-là, j'évitais soigneusement les cabines téléphoniques.

 Sur place, je m'empressais de prendre une douche bien méritée. Je me vêtis d'un uniforme propre et bien repassé avant de m'emmitoufler de nouveau dans mon habituelle veste noire. L'automne n'était pas une saison que je chérissais énormément. Le vent se levait. Le soleil se faisait plus rare. Et aujourd'hui n'était pas une exception. Malheureusement, la pluie s'invita à cette triste matinée. J'espérais intérieurement que celle-ci finirait pas s'estomper assez vite. J'avais le désir de remonter la trace de Venestraale et si la saison jouait contre moi, au cas où il me faudrait me défendre, il me restait alors peu de portes de sorties.

 L'enfant avait dit qu'elle n'avait jamais été humaine. Ceci soulevait énormément de questions. Sans parler du fait que son frère était dans l'armée. C'était à la fois une aubaine et une calamité.
 Propre comme un sous neuf, je déboulai dans mon bureau et soulevait la masse de rapports sur celui-ci. Je perdais une bonne vingtaine de minutes à les organiser afin de retrouver les papiers que l'on m'avait fournis sur les alchimistes d’État à Central. Havoc, Breda et Fuery n'étaient pas encore là. Falman non plus. Pourtant j'avais hâte de leur arriver afin de disposer une surveillance discrète sur l'enfant Venestraale Is'Tar. Il  était hors de question de faire autrement ; depuis les Attentas à Central, le nombre de chimères en ville me semblait s’accroître. Ou bien était-ce le fait qu'elles sortent de l'ombre ? Que ce soit l'une ou l'autre de ces raisons, peu m'importait. Mais ceci restait une véritable problématique. D'un point de vue militaire, il me fallait mettre toutes ces histoires au clair. Et la jeune Venestraale ne pouvait faire exception.

 D'un point de vue plus humain, il fallait prendre en compte le fait qu'elle n'avait même pas quinze ans. Des cas exceptionnels, comme elle, j'en avais déjà vu. Un, en particulier. Pour elle, j'ignorais si c'était une chance accrue d'être tombé sur moi. Ceci n'avait rien d'égocentrique, mais je n'étais pas assez fou pour rappliquer dans le bureau du Généralissime et lui  faire un rapport sur cet accident. Non... Je l'étais peut-être encore plus de vouloir garder ça pour moi, afin d’éluder moi-même le problème et savoir si  j'avais à faire à  des ennemis ou des alliés. Les temps changeaient. J'en avais besoin. Il me fallait des yeux, des oreilles partout ! Ce que mes ennemis avaient déjà. Je venais d'arriver il y a peu à Central et ceci remettait en question toutes mes capacités, car je n'avais pas eu  le temps de disposer une équipe autour de moi depuis les Attentats.  C'est pourquoi mes yeux et mes oreilles pouvaient facilement devenir des personnes qui l'ignoraient.

 Le dossier en main, je dévalai les escaliers de la grande place et tel un chat, fuyait la pluie abondante. J'allais me couvrir dans la voiture, devant le portail, écoutant les gouttes qui s'écrasaient aux fenêtres avec rapidité. Je décortiquais le dossier jusqu’à voir apparaître l'adresse de Aaron Is'Tar.

***

 Au début, je pensais m'être perdu. Ou bien que la maison n'existait pas. Et puis j'ai finis par comprendre qu'il s'agissait là d'un énorme terrain, dévalant sur des mètres et dissimulant la belle demeure en son centre.

« Nom de dieu ! »

 Loin d'être croyant, je ne pus m’empêcher de m'exclamer devant autant de richesses. La famille Armstrong avait-elle du soucis à se faire ?

 Je garai la voiture et ne fis plus qu'un avec mon parapluie, suivant les courbes du chemin qui séparait la verdure. Une immense demeure immaculée s'agrandissait à mesure que mes pas s'avançaient. Il est inutile selon moi de préciser que j'avais mes gants en main et ma montre à gousset fermement accrochée à ma paume, contre le manche du parapluie. Les aiguilles tournèrent... Tournèrent... Et neuf heures du matin sonna. Je pouvais entendre la cloche dans ma tête alors même qu'aucune bâtisse religieuse ne se trouvait dans le coin. L’habitude.
 Je frappai à la porte, ignorant de qui allait se trouver de l'autre côté. L’alchimiste d’État Is'Tar allait-il montrer les crocs ? Ou pire encore, sa jeune sœur ?
Même si les actions de la veille étaient encore piquantes, j'étais déterminé. Pour l'heure, j'étais sur la réserve quant à mon impression sur la jeune fille. J'en gardais les bons comme les mauvais souvenirs. Il me fallait encore découvrir lesquels la représentaient le plus fidèlement. Mon masque de sang-froid sur le visage, je relevais le menton et inspirait consciencieusement.


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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Dim 16 Oct - 0:51

La veille c’était précipitée à une allure folle, courant dans les rues de Central avec l’unique motivation de fuir et de ne pas être vu, Venestraale retenant des larmes de frustration. Elle n’avait cédé qu’une fois sa maison regagnée, fondant en larme dans les bras de sa mère, inquiète et apeurée de ce qui avait pu se passer. L’enfant, exténuée par sa journée, les émotions et le vécu, elle s’endormit, les yeux rougis et un air infiniment triste peint sur son visage de poupée.
Aaron cette nuit là, raconta dans les moindres détails leurs péripéties à sa mère, qui, le visage grave, anticipa dans les minutes qui suivirent de nombreuses façons de réagir de la part de ce Roy Mustang. Toutefois elle n’ignora pas la certitude de son fils : l’homme viendra jusqu’à eux avant d’avoir à les dénoncer. Car il souhaitait connaître l’histoire qui se cachait dans l’ombre de l’Araignée. Ceux sont sur ces sombres pensées que les deux adultes allèrent se coucher, le lendemain étant attendu avec une certaine anxiété.

_______________________

Venestraal se réveilla le lendemain, épuisée mais de nouveau d’apparence humain, ce qui lui attira un soupir de soulagement prononcé. Pourquoi ? Tout simplement car il lui était déjà arrivée de ne pas retrouver forme humain suite à une soirée stressante qui avait poussé son corps à conserver une attitude fortement défensive. Pouvait on appelait ça, une obtention plus concrète d’un contrôle illusoire qu’elle pouvait posséder sur sa forme chimère ? Elle pouvait se rassurer avec ça et peut être était-ce le cas aussi. Mais l’Araignée s’était suffisamment épuisée hier pour ne pas pouvoir faire conserver à son hôte sa forme animal.
Paresseusement l’enfant changea de vêtement. Si elle demeurait inquiète à propos d’hier, dans on esprit naïf, le Colonel ne se déplacerait pas tout de suite vers chez elle. C’était une illusion amusante en soit puisque c’était un militaire et les militaires n’avaient pas pour habitude de laisser traîner ce qui pouvait être considéré comme une menace. Et assurément, la petite fille devait être considérée comme telle aux yeux de l’homme qu’elle avait tenté de tuer hier. Mais ça, c’était une chose qu’elle ne pouvait pas encore tout à fait envisager.

Elle sortit donc de sa chambre, tentant de rassembler ses cheveux coiffer en queue de cheval, bataillant pour rester concentrer alors qu’elle baillait toutes les deux secondes. Sa chambre se trouvant dans l’aile ouest, Venestraale devait descendre et passer par l’impressionnant hall qui séparait les lieux en deux. Descendant les marches du grand escalier, elle perçut facilement sur les coups de neuf heures, le son de quelqu’un toquant à la porte. Levant un regard curieux vers les grandes portes, elle fit signe à un des domestiques de la maison d’aller ouvrir, finissant de nouer sa queue de cheval et de descendre les escaliers pour voir qui se présentait chez eux le matin et sans rendez vous. Sa mère l’aurait prévenu sinon. Normalement.
Elle braqua donc ses yeux vers leur invité lorsque la porte s’ouvrit, et si à cet instant elle avait été en train de manger ou boire quelque chose, elle l’aurait recraché sur le champ. C’était sérieux ? L’homme qu’elle ne pensait – sincèrement – plus revoir compte tenu de ce qui c’était passé la veille était à l’entrée de chez elle avec sur le visage un air qu’elle ne connaissait que trop bien : la détermination.
Il lui aurait été possible de remonter les marches et de s’enfuir dans les ailes supérieures, mais dans son esprit, faire demi-tour et remonter cet immense escalier sur ses courtes jambes aurait été une perte de temps plutôt qu’une fuite réussit. Elle s’élança donc dans l’aile se trouvant à la gauche de Roy, disparaissant dans un tourbillon de cheveux argentés. Si ce qu’elle vivait ne pouvait être considéré comme étant une poisse absolue, alors elle demandait à voir ce qui était nommé par le commun des mortels, une poisse absolue !
Mais que faisait-il ici ? Pourquoi était-il venu ?! Elle savait où trouver sa mère et peut être son frère à cette heure ci. Et c’était à la bibliothèque qui se trouvait à deux portes d’elle… Elle se fichait bien de ce que pouvait dire le domestique pour empêcher l’homme d’entrer. Le pouvait-il seulement ? Si le militaire désirait réellement entrer, il n’aurait aucun mal à l’ordonner pour qu’on le laisse faire. D’ailleurs, rien ne pouvait lui affirmer qu’il se trouvait encore à l’extérieur.
Mais elle atteignit la bibliothèque sans encombre et sauta dans les bras de sa mère, la panique illuminant ses yeux bleus.

- Maman ! -

Le frère et la mère échangèrent un regard alors que la femme consolait son enfant. Un ordre fut donné et Aaron partit pour ramener le militaire ici.
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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Mar 18 Oct - 21:21

Une toile à tisser.



Un domestique m'ouvrit la porte sur un hall immense. Je le saluai poliment, lui demandant si je me trouvais bien chez la famille Is'tar. Il m'affirma que c'était le cas d'un hochement de tête. Il y avait de quoi se poser la question tant il était possible de se perdre, ne serait-ce que dans l'entrée. J'espérais ne pas avoir besoin d'entreprendre une partie de cache-cache avec la famille toute entière. Je me fis cette remarque en voyant la jeune Venestraale prendre ses jambes à son cou. En réalité, je n'eus le temps de voir qu'une immense touffe de cheveux argentée disparaître. Si j'étais venu dans d'autres circonstances, rien que ceci m'aurait suffit à être un tant soit peu attendris. Mais en la voyant, ma mâchoire se resserra de son chef et ma langue tourna plus vite dans ma bouche. J'étais en colère. Cette colère était justifiée. À mon sens. Une enfant si jeune et déjà transformée par cette science que l'on nomme « alchimie » ?! C'est de la barbarie !
Le domestique s'effaça quand Aaron apparut. Celui-ci avait l'aplomb d'un tigre sembla-t-il. Son regard et sa posture montraient clairement qu'il n'avait qu'une seule envie ; m'attraper par les jambes et me balancer en dehors de la propriété. Ce qui le retint fut apparemment mon grade. Il se contenta des formules de politesse, les dents tout aussi serrées que les miennes. Je mettais enfin un pied dans la maison, alors qu'il tendait le bras pour m'inviter à le suivre.
Je n'attendais que cela car même si j'étais Colonel, je n'avais pas autorité à rentrer chez des gens sans motif valable. Mon motif était plus que recevable en cour de justice, certes. Mais bien-sûr, je me retenais de le dire de peur que ceci ne leur donne l'idée de me mettre dehors. Ils étaient, de toute évidence, assez intelligents pour savoir que la meilleure chose à faire était encore de me confronter.

Une femme et Venetraale attendaient de nous voir arriver. Je m’arrêtais sèchement sur le pas de la porte et par simple courtoisie leur dévoilais ma montre, signe irréfutable de mon statut d'alchimiste d’État :

« Bonjour, Madame. Je suis le Colonel Roy Mustang, alchimiste d’État. »

Je m'inclinai. Après tout même si ma venue n'avait rien de charmante, ceci n'enlevait rien à mes manières. Un silence de mort accueillait ma présence comme si je tenais mon arme de service plutôt que ma montre. Ils ne savaient pas à quoi s'attendre. Et c'était normal. J'aurais pu apprécier que l'on fasse silence, mais pas dans ces circonstances.
La femme semblait jeune bien que la manière qu'avait Venetraale de se tenir auprès d'elle, démontrait qu'il s'agissait de sa mère. Mon regard vogua entre celle-ci et Aaron. Soit elle l'avait eut tôt dans sa vie, soit elle se préservait jalousement. Peu importe. Je n'étais pas là pour esquisser des sourires charmeurs, mais bel et bien pour obtenir des réponses. Les gants qui habillaient mes doigts, signaient ma méfiance. Après tout, nous pouvions clairement appeler ça « l'Antre du loup ». Ou le « nid d'araignées ». Que ce soit l'un ou l'autre, les deux rechignaient à devoir finir en poussière. Et moi non plus. Tout ça pour dire que la tension était foutrement palpable.
Je tentai d'y mettre fin :

« Je ne suis pas ici pour venir chercher Venestraale Is'tar et l'emmener contre son gré dans un laboratoire. Je veux connaître les circonstances de son état ainsi que les personnes impliquées. »

Il ne faisait aucun doute que l'armée avait mit son nez là-dedans. Peut-être me trompais-je, mais si ce n'était pas le cas, je flairais un gros poisson. Qui plus est, l'Araignée avait clairement précisé « alchimiste » avant de tenter de me tuer. Elle avait donc un sérieux soucis avec ce genre d'individus. Et si ce n'était pas l'armée, ce serait dans tous les cas un sujet sur lequel je ne démordrais pas. Les chimères. Il y en avait selon moi, de plus en plus. De partout. Je voulais comprendre pourquoi il y en avait tant. Et pourquoi des enfants !?

Je baissai les yeux sur Venestraale. La jeune fille semblait différente de la créature qui avait tenté de me tuer. Mais là encore... Quand il s'agissait des apparences, j'étais bien placé pour savoir qu'elles étaient souvent trompeuses. La mienne, actuellement, devait peu inspirer confiance. En même temps, je me gardais bien de m'agenouiller pour lui esquisser un grand sourire qui serait forcé. La seule chose que je pouvais éventuellement faire était d'user purement et simplement de mon grade militaire. Pour l'heure, je me retins et attendais un verdict.
Je rangeais ma montre dans ma poche, gardant la main à l'intérieur, le pouce et le majeur collés l'un à l'autre.

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HRP: comme toujours, tu me dis si quelque chose ne va pas.
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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Mer 19 Oct - 14:46

Les yeux glaciaux de Désirée toisèrent le militaire avec autant de hargne qu’une lionne défendant sa progéniture. Ce qui était le cas. Elle se releva, posant sa fille dans le fauteuil et s’avança, ses longs cheveux blonds encadrant son visage, faisant ressortir la pâleur de sa peau. Elle offrit un sourire aimable à leur invité, mais il ne fallait pas s’y arrêter, ainsi l’aura qui tourbillonnait autour d’elle était tout sauf sympathique. Elle lui fit signe de s’asseoir après l’avoir écouté, avoir analysé ses propos et laissait un nouveau silence envahir la bibliothèque. Alors seulement à l’instant précis où  l’atmosphère se chargea d’électricité, sa voix envahit l’espace de la pièce aussi facilement qu’il lui était aisé de se tenir face à lui.

- Bonjour Colonel Mustang. Mon nom est Désirée, je suis la mère de Venestraale et Aaron. - se présenta t-elle, ses yeux bleus sondant son vis à vis avec insistance.

Cela désamorça la situation et fit réagir les deux enfants. Aaron recula de deux pas, se mettant en retrait derrière le fauteuil, se soumettant ouvertement et volontairement à sa mère pendant que sa cadette tournait un visage où se lisait l’innocence des enfants mais aussi une profonde tristesse, fragile silhouette dans le grand fauteuil en tissu sombre. Mais si l’attention de Roy avait pu s’égarer durant leur petit manège, la voix vibrante d’une haine empoisonnée de l’aînée de la pièce recentra vite les regards.

- Ceux qui ce sont un jour cru autorisé à lever leurs mains corrompus sur ma fille ont payé le prix fort. - assena sèchement la lionne, son regard étincelant d’une sombre satisfaction entourée d’une haine violente.

Puis contre toute attente elle alla s’asseoir sur l’accoudoir du fauteuil, dévoilant dans son dos sa fille qui s’était levée de son siège et qui se posta non loin du militaire, triturant ses doigts avec nervosité alors qu’elle se refusait à croiser son regard. L’homme qu’elle avait croisé la veille avait la même expression fermée sur son visage au début de leur rencontre, et elle était loin d’être à l’aise avec ce genre de personne. Toutefois elle ne recula pas et s’inclina devant lui, ses longs cheveux argentés glissant sur son épaule et tombant à côté de sa tête dans le mouvement.

- Je suis désolée. Pour hier. Je suis entièrement fautive et j’aurais du prêter attention aux heures qui défilaient. Si mon frère n’avait pas été là… -

Elle ne finit par sa phrase mais tout était suffisamment bien sous entendu pour qu’elle n’ai pas à la faire. Si son frère n’avait pas été là, les conséquences auraient pu être bien plus dramatique qu’elles ne l’étaient à l’heure actuelle.
Venestraale ne bougea pas de sa position, gardant le buste courbé face au Colonel alors que derrière les deux adultes analysaient les réactions de ce dernier, leurs yeux impitoyables le criblant de milles attentions presque agressives, surveillant ses moindres gestes face à l’enfant. Celle ci ne bougea pas d’un iota, caché derrière ses cheveux si particuliers.

- Il y a 7 ans… - débuta t-elle, ses yeux invisibles au reste du monde - Je ne me souviens pas des détails car je n’avais que quatre ans, mais j’ai été enlevé par des scientifiques venu d’un petit pays. Ils voulaient profiter de la guerre pour obtenir des cobayes plus facilement. Femmes, enfants, malades, estropiés... qu'importait. -

Elle fit une pause, se mordant férocement la lèvre inférieur dans le vain espoir de taire ses souvenirs. En tout logique, elle n’aurait jamais du avoir la possibilité de se souvenir de ça, mais ce n’était pas réellement ‘ses’ souvenirs, c’était ceux de l’Araignée. Mais elle les écarta et reprit, toujours courbée face à l’homme.

- Je suis restée captive pendant un an avant d’être sauvée par ma mère et... mon père, qui a mis ses devoirs envers l’armée Ishbal de côté le temps de me retrouver. -  elle inspira profondément - Mais c’était trop tard… - et sa voix était un gémissement douloureux - Ils disaient vouloir plus de puissance pour ne pas que leur pays disparaisse.. mais ils n’étaient pas défendus, alors mes parents ont juste tout fait disparaître. -

Elle se tut, risquant un coup d’œil dans la direction de Roy en se redressant, ses yeux brillants d’inquiétude et de peur. Car oui, c’était de la peur qu’elle ressentait face au militaire et les décisions qu’il pouvait prendre…
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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Mer 19 Oct - 17:31

Une toile à tisser.




La mère se présenta. Désirée. Je notais son prénom dans un coin de ma tête, me promettant muettement de revenir sur son cas plus tard. Son aura et son ton signifièrent clairement qu'elle ne me laisserait pas partir en un seul morceau si je tentais quoi que ce soit. Son regard glacial insistait afin d'appuyer ses propos. A contrario, le mien se réchauffait ; tantôt animé par la colère, tantôt par la lassitude. Dans ce genre de circonstances, nous ne faisions que connaissance d'un certain point de vue. J'étais leur ennemi dans leurs regards. Et je ne pus pas les contredire de quelque manière que ce soit étant donné que j'ignorais si c'était le cas.

«  Ceux qui ce sont un jour cru autorisé à lever leurs mains corrompues sur ma fille ont payé le prix fort. - »

Tout en écoutant ses sous-entendus menaçants, un sourire amusé grimpait sur mes lèvres. Mes épaules se détendirent aussitôt qu'elle avait prononcé un mot. Même si ses paroles n'étaient pas des caresses, c'était mieux qu'un silence pesant. Le vent accompagna la pluie au-dehors, me donnant le sentiment que les cieux se réunissaient pour les confidences.

Désirée avait volontairement détaillé quel genre de mains. Elle devait donc certainement penser que j'étais quelqu'un d'odieux et de corrompu. Elle avait commencé par s'imaginer le pire. Et je ne pipai mot afin de laisser le doute persister, bien que je trouvais la situation plutôt sarcastique puisque je me promenai depuis hier soir avec un bleu violacé et pigmenté sur l'avant-bras. Je pouvais quasiment compter le nombre de dents que l'enfant avait dans la bouche. C'est pourquoi, à mon sens, il était certain que Venestraale ne lui avait pas tout à fait raconté ce qu'il s'était passé. Mais je n'étais pas là pour débattre de ça. Je lui jetai un coup d’œil ainsi qu'à son frère qui restait sagement en retrait. La situation était, pour ce dernier, assez chaotique ; entre sa famille et sa carrière. Je n'aurais pas aimé être à sa place, celle-ci même où l'on se demande encore qu’elles seront les répercussions pour sa personne. Mais il était certain que le choix était déjà fait, si choix il devait y avoir.

Venestraale s'approcha alors que Désirée restait en retrait. Je fus surpris par ce positionnement très peu stratégique de leur part, essentiellement car Aaron ne pouvait ignorer ce dont j'étais capable. Et pourtant, l'enfant se tint devant moi. Elle s'inclina, s'excusant ;

- Je suis désolée. Pour hier. Je suis entièrement fautive et j’aurais dû prêter attention aux heures qui défilaient. Si mon frère n’avait pas été là… -

Je me raidis, les yeux rivés sur elle. Je fus pris d'un frisson comme si un vent glacial venait de percuter mon visage. En réalité ce n'était rien d'autre que la fureur en imaginant ce qui aurait pu se passer alors.
Elle ne se relevait pas. Pas encore. Je pus sentir les regards de mes vis-à-vis quand bien même je ne rajustai pas le mien, restant concentré sur l'enfant. Ses côtes n'étaient point déformées par huit pattes. Sa bouche, bien que dissimulée sous sa ribambelle de cheveux, ne me laissait pas présager que des mandibules allaient en ressortir. Elle semblait, pour ainsi dire, sincère.

Par la suite, Venestraale commença son récit. Malgré son jeune âge, celui-ci était relativement précis. Je la laissais parler lui laissant ci et là le temps de reprendre son souffle. Je ne m'étais même pas assis, tendu comme un fil de fer et écoutai les horreurs qui sortaient de sa bouche.
Au fond, je savais un peu à quoi m'attendre, mais il y avait une limite entre le savoir et l'entendre.
Mes pupilles cherchaient son visage alors que son récit prenait fin. Elle releva les yeux sur moi. Il eut un long silence durant lequel je sondai l'océan tumultueux dans son regard. L'injustice dont elle avait été la victime me hérissait le crâne et j'inspirai, colérique.
Elle avait mentionné son origine ishvale, ce qui ne m'avait pas échappé. Loin de là. En revanche, elle n'avait pas prononcé le nom de ce « petit pays » en question. Je voulus revenir là-dessus, mais pas tout de suite. D'abord je m'accroupis afin d'être à la hauteur de l'enfant. J'ignorai explicitement la mère et le frère pour ne pas que leur vienne l'idée de m'interrompre. Le coude contre le genou, je montrai du doigt, ses côtes :

« Tu as dû avoir mal. »

Je ne parlais pas nécessairement de la transformation, mais de son récit tout entier. J'osai espérer qu'elle le comprenne. La jeune fille ne savait sur quel pied danser. Je décidai de briser les fausses apparences et esquissai un sourire :

« Venestraale, je ne suis pas venu t’arrêter. »

Ma voix était douce, quand bien même ma mâchoire était douloureusement serrée. Je n'avais pas l'habitude de parler avec des enfants. Encore moins pour être gentil. Et sincère. Je poursuivis :

« Je discerne très bien le dédoublement qui te départage en deux. Tu n'es pas la première dans ce cas, que je rencontre. Tu n'a rien à te reprocher. »

« Pas toi. », pensai-je. « Mais les ignobles personnes qui sont capables d'une telle... »

Mon regard se releva sur la mère et le frère. Était-elle ishvale, elle aussi ? J'étais bien dans « la gueule du loup. », seulement pas celle à laquelle je pensais, en arrivant ici.
Je me redressai, mes mains en dehors des poches et demandai à l'adulte, plutôt qu'à l'enfant :

« Quel était ce pays ? »

J'ignorai si j'en voulais aux parents pour ne pas avoir su garder leur enfant prêt d'eux au même temps que je me voyais détester les scientifiques, mais ce n'était pas nouveau. Je jouais dans une cour corrompue, comme Désirée l'avait dit. Ce que celle-ci ignorait, c'est que j'étais déterminé à en finir avec ces personnes et tout faire pour arranger les choses. A mon sens, cependant, il n'était pas nécessaire que je me justifie de quoi que ce soit. J'étais en droit d'obtenir des réponses.

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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Lun 24 Oct - 14:39

La seule personne qui bougea après son récit fut Roy. Et Venestraale avait anticipé une multitude de scénario possible, son corps tendu à l’extrême et prête à faire face à chacun d’entre eux. La colère. Le dégoût. La peur. La haine. Mais jamais elle n’aurait pu envisager faire face à de la compassion. Sa phrase, plutôt neutre si on prenait en compte son histoire, la laissa sans voix un moment, ses yeux plongés dans l’abysse qu’étaient ceux du militaire. Elle ouvrit et ferma la bouche sans qu’aucun sons n’en sorte deux, puis trois fois avant qu’elle ne se racle la gorge, tentant de recouvrer sa voix dans le but de s’exprimer. Elle se frotta les côtes, son frère et sa mère épiant tel des vautours les moindres gestes de son interlocuteur, sans esquisser eux mêmes le moindre mouvements pour l’instant.

- Non non, ce n’est pas.. je n’ai pas.. - tenta t-elle en un mince filet de voix qui se perdit dans le silence.

Puis elle soupira, crispant ses poings sur son t-shirt alors qu’elle n’arrivait pas à mentir à l’adulte.

- Oui, ce n’était pas… agréable. - souffla la jeune chimère.

Et c’était un euphémisme. Sentir son corps se tordre, ses os se briser et se reformer pour adopter cette nouvelle forme. Tout ça en essayant de conserver un esprit sain. Mais elle avait échoué. Terrassée par la douleur, elle avait donnait une personnalité propre à l’Araignée pour se préserver. Et elle avait encaissé pour elles, encore et encore sans jamais faillir, développant une haine sans bornes pour les humains, et plus particulièrement les alchimistes.
Au bord des yeux de l’enfant s’amassèrent des larmes de soulagement lorsqu’il lui dit ne pas être venu pour l’arrêter. Elle était soulagée oui, mais sa famille ne risquait-elle vraiment rien ? Que voulait-il alors ? Connaître son histoire ? Pourquoi ? A quoi cela l’avancerait-il ? Confuse, elle tourna la tête vers sa mère qui ne quittait pas des yeux le colonel. Il y avait quelque chose dans son regard qui disait à la jeune fille que ce n’était pas encore finit. Et elle ne comprenait pas, sa compassion lui offrait un certain soulagement mais que voulait il dire par le fait qu’il avait déjà rencontré quelqu’un dans le même cas ? Serait-ce une autre chimère ?
Dés que son regard quitta l’enfant, ils croisèrent ceux incisifs de Désirée, cette dernière ayant dans les yeux quelque chose de profondément malsain et noirci par la guerre qu’elle avait vécu en refusant de fuir le front et laisser seul son mari là bas. Derrière elle, Aaron attendait le moindre geste, la moindre parole qui lui ordonnerait d’agir, tout en étant tendu et déchiré entre sa soumission envers sa mère et celle envers l’autorité de la hiérarchie. Il grinça des dents, profondément agité par ce dilemme qui tendait toutefois plus vers sa famille que vers le militaire.

‘Quel était ce pays ?’ demandait il. Les yeux de la doyenne de la pièce se firent vagues alors qu’elle replongeait dans des souvenirs vieux de sept ans. Tentant de trouver un emblème ou une parole qui indiquerai quel pays avait touché à sa fille. Mais comme il y a sept ans, malgré les recherches incessantes des deux adultes, aucun indices n’avaient été trouvé. Elle tourna le dos au colonel d’un mouvement fluide, faisant face à l’immense baie vitrée qui donnait une vue imprenable sur le domaine. Elle croisa les bras, se tenant de profil pour observer du coin de l’œil son interlocuteur.

- Je n’en sais rien. Mon mari et moi avons cherché, fouiné, menacé mais sans résultats probants. Ces types n’ont rien emmené provenant de leur pays et n’ont rien laissé échapper. - déclara la dame d’une voix cassante, ayant encore du mal à accepter cet échec malgré les années passées.

Venestraale observait les trois adultes, mal à l’aise devant la tension qui alourdissait l’atmosphère. Elle vit son frère se déplacer, s’adossant au manteau de la cheminée. Sa mère était face au militaire et son frère faisait face à son flan. Elle même se trouvait très proche de lui et elle s’éloigna en trottinant lorsque sa mère, d’un unique regard, le lui ordonna. Elle alla s’asseoir sur un fauteuil qui faisait face à l’autre flan de Roy. Ne manquait plus que son père dans son dos. Toutefois si ces positions avaient la possibilités de mettre une certaine pression sur le mental du colonel, elle n’était pas ouvertement menaçante puisque la sortie n’était pas bloquée.
De son côté, les yeux perdus entre les arbres de la forêt, Désirée se demandait si Wolf allait intervenir. Elle savait qu’il veillait sur eux de loin, et plus particulièrement sur sa fille qui ne savait pas se défendre. Alors il était forcément de le coin. Maintenant restait à savoir si il comptait mettre les points sur les i avec le militaire ou non. Elle espérait juste qu’il n’attaquerait pas avant de s’être montré. Ou qu’il n’attaquerait pas tout court. Mais il était assez protecteur envers sa famille et avait le sang chaud.
Elle se tourna, refaisant face à leur invité, ses yeux glissants sur ses mains gantées avant de revenir le fixer sans ciller.

- Dites moi quel était votre but en venant ici. Vous devez savoir maintenant que nous ne portons pas les militaires d’Amestris dans notre cœur. - déclara Désirée, un sourire ourlant ses lèvres, bien qu’elle soit loin d’être avenante.

Venestraale de son côté, sentait que le fil entre la discussion et l’agression était bien mince, surtout du côté de sa famille qui ressentait la présence du militaire comme une intrusion sur leur territoire. Que pouvait-elle bien faire… ?

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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Jeu 12 Jan - 15:38
Si tu veux faire venir le Father Is'Tar, sans soucis. J'aime les défis. Par ailleurs, je m'excuse pour le post court. J'espère qu'il est tout de même de taille à t'inspirer. N'hésite pas à me dire si ce n'est pas le cas.


Une toile à tisser.




Désirée affirma ne pas connaître le nom de ce fameux pays. C'était fâcheux. Mais j'étais forcé de la croire. Soit elle gardait l'information, soit elle l'ignorait simplement. Dans le deuxième cas, j'imaginais combien elle devait être en colère.
Une partie d'échec grandeur nature se mit en place. Aaron se déplaca. Venestraale sembla obéir à un ordre silencieux et alla s'asseoir. Je croisai les bras, esquissant des gestes exceptionnellement lents. Il ne fallait pas qu'ils pensent que je les attaquais. Le regard attiré par la jeune enfant, je reçu la question de la mère avec rigidité. Cette situation était clairement définie par une expression toute faite ; « Dans de beaux draps. »
C'était mal connaître les enjeux de la grande ville et des familles parsemées dans celle-ci que d'être venu sans moindre défense. Avec le Lieutenant Hawkeye à mes côtés, j'aurais sans aucun doute été mieux épaulé. Une présence féminine aurait peut-être aidé la dénommé « Désirée » à se sentir moins... Menacée. Mais « ce qui est fait, est fait. ». L'habitude d'être bien entouré m'avait fait perdre la sensation de danger immédiat. Celle-ci revint comme un cheveu sur la soupe.
Pour autant, cette histoire horrible m'interdisait de rester sous silence. Sur mes gardes. Il ne fallait pas chercher loin dans le raisonnement humain pour comprendre que ce que cette famille détestait était l'image du pouvoir militaire. Non ma personne. Ils ne me connaissaient pas. Mais ceci ne demandait qu'à être fait.

« Madame Is'Tar, laissez-moi vous aider. »

Mes yeux se relevèrent du portrait de Venestraale pour observer la dame. J’approfondis, la mine résolue :

« Je comprendrais que je vous offense ou vous irrite. Mais les avantages de l'armée ne sont pas à prendre à la légère. Votre fils doit en savoir quelque chose. »

Elle ne pouvait pas savoir combien j'étais honnête. Elle ignorait sûrement que des militaires sincères existaient. En réalité, je n'en faisais totalement pas partie. Mais à contrario de la femme qui se tenait droite comme un « I », je détenais en moi une chose peu commune ; l'espoir. C'est ce qui avait fait ma naïveté, à l'époque. C'est ce qui fait à présent, ma force de réalisme. Si elle décidait d'accepter ma requête, je savais alors ce qui me restait à faire ; fouiller la réserve. Si elle la refusait et même dans le cas où je sortais vivant et en un seul morceau de cette maison, je ne pouvais pas faire comme si rien ne c'était passé. Venestraale avait en elle une bête féroce. Cette enfant, toute innocente qu'elle puisse paraître, pouvait tuer avec une facilité aussi déconcertante qu'un alchimiste d'Etat. Il fallait la mettre sous surveillance. Et l'aider.
Si cela pouvait suffire à faire baisser le nombre de chimères ambulantes dans la ville, ce serait pure merveille. Mais au moins, une vie, peut-être deux ou dix seront épargnées. À commencer par la mienne.
La tension était à son summum. Il n'était pas temps de débattre mentalement sur les probabilités de sortir vivant d'ici ou non. La question n'était pas tant de savoir si la maison allait en cendres avec ses habitants. Intérieurement, je tenais la promesse d'aidé des gens. De gravir les échelons pour réparer les erreurs de la guerre. Ceci en était une.


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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Sam 11 Mar - 11:15
Venestraale ne comprenait pas les enjeux qui se jouaient actuellement. Elle était assise dans le fauteuil et ses yeux oscillaient entre sa mère et le colonel sans qu'elle ne puisse s'en empêcher. Elle voulait tant comprendre ce qui se jouait actuellement, mais n'en avais visiblement pas encore ni le droit ni les connaissances pour appréhender l'immense échiquier entre les deux aînés. Toutefois elle était réceptive à la tension qui alourdissait l'air et semblait être tranchable au couteau. Sa mère demeurait silencieuse malgré la proposition de Roy, ses yeux n'exprimaient rien et sa position qui jusqu'alors était tendue, comme prête à bondir, était désormais relaxée sans que rien n'en explique la raison. Jusqu'à la porte de la bibliothèque ne claque dans le dos du militaire et ne fasse violemment sursauter Venestraale, la forçant à tourner la tête dans cette direction.

- Vos avantages sont autant de bombes à retardements que nous n'accepterons pas, peu importe ce que mon fils en pense, Colonel Roy Mustang. - intervint la voix polaire du nouvel arrivant.

Wolf Is'tar n'était pas un enfant de chœur, il était un soldat tout comme le colonel. Il avait combattu dans cette guerre qui avait failli lui prendre sa fille et personne ne pouvait savoir si lui et Roy s'étaient un jour croisés. Il en était ressortit avec l’œil droit en moins et des cicatrices qui lui rappellerai sans cesse son passé.
Wolf s'avança légèrement sans pour autant se décaler de sa position, dans le dos du colonel. Si ses enfants n'étaient pas l'archétype même d'un Ishval, lui l'était. La peau mâte, les cheveux blanc et son unique œil rouge ne laissait pas place au doute. Sa phrase assumait qu'il n'ignorait pas qui était l'homme qui avait investi son territoire et il s'en trouvait.. contrarié.

Venestraale était tendue, elle luttait pour rester à sa place et ne pas se jeter dans les bras de son père. Que dire de plus si ce n'est qu'il lui avait manqué ? Rien. Mais elle savait que la situation ne se prêtait pas à une effusion de sentiment et que pour conserver un semblant de cohérence dans les événements, elle ne pouvait pas se permettre de briser l'état actuel des choses, qui pouvait savoir ce que cela provoquerai alors.

- Nous n'avons pas besoin que l'armée s'intéresse d'un peu trop près à nous, je vais donc vous... demander de quitter cet endroit. - ordonna plus que demanda Wolf.

La petite fille soupira silencieusement, défaite par la décision prise. Elle pouvait comprendre d'une certaine manière mais n'arriver pas à approuver totalement. Elle était encore trop jeune et naïve pour s'en rendre compte, mais ça viendrai, car dans l'état du pays, tout changerai et rien ne serait plus pareil.
Elle lança alors un regard désolée dans la direction de Roy, rien n'était facile avec son père, et ce d'autant plus qu'il avait le sang chaud et n'avait jamais hésité à en venir aux armes par le passé. Cette époque n'était pas si lointaine, et elle était certaine qu'il en était encore capable.
Prisonnier des quatre membres de la famille, Venestraale se demandait quelle serait alors la décision de Roy.
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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Ven 17 Mar - 9:03
HRP: Rolala ! J'ai l'impression que mes lignes sont minuscules et qu'elles rétrécissent pour m’embêter ! M'enfin, je ne peux en rajouter plus. Je te laisse carte blanche pour la suite. Sauf pour ma vie mdr


Une toile à tisser.





La porte claqua. La voix du nouvel arrivant fit trembler les murs. Il n'avait pas crier. Mais sa présence suffisait à imposer le calme et la résonance du passé. Car il y avait un accent particulier. Impossible à oublier.

« - Vos avantages sont autant de bombes à retardements que nous n'accepterons pas, peu importe ce que mon fils en pense, Colonel Roy Mustang. »

Je me retournai pour faire face à un homme d'âge mûr. Je fus frappé par son aspect physique, ishval à n'en pas douter. Mais ce qui m'interdit la réplique fut ses cicatrices. Elles abîmaient son visage. Marqué par la guerre. Il n'était pas utile d'être devin pour affirmer que cet homme y avait participé. Au vue du dédain qu'il exprimait, je devinais aisément laquelle c'était.
Tendu comme un fil de fer, ma bouche resta close. J'étais face à un ennemi du passé. Qui pourrait dire si nous nous étions deja vu ? Sans que ce soit  forcément le cas, il savait qui j'étais. Ce qui démontrait clairement de qui il s'agissait. Il n'avait pas oublié. Moi non plus.
Seulement voilà, nous étions face à face. Que pouvait-il arriver ?
La tension avait retourné sa veste. Elle ne se mobilisait plus sur la femme, ni l'enfant. Seul cet homme englobait mon champ de vision. J'aurais pu mourir milles fois durant ces quelques secondes, lesquelles m’empêchèrent de bouger. Puis la réalité me revint enfin. Au moment même où il rajouta :

« - Nous n'avons pas besoin que l'armée s'intéresse d'un peu trop près à nous, je vais donc vous... demander de quitter cet endroit. »

Le ton était donné. Et je ne pouvais pas m'imposer. Surtout pas à ce genre d'individu. Mais il était aussi improbable d'oublier la raison première de ma venue. Je jetai un coup d’œil à Venestraale. Elle semblait désolée. Je me gardai de réagir, boursouflé de colère. Celle-ci pouvait paraître illégitime, mais elle n'en était rien. Cet homme venait de me faire faire un sursaut dans le passé. Il me rappelait ce pourquoi j'étais là, juste devant lui, à tenter de les aider. Mais apparemment, mon nom et mon visage n'étaient pas prêts d’être ceux que les Ishvals souhaitaient reconnaître pour avancer.
Au bout du compte, c'était compréhensible. Ils avaient des raisons réalistes. Je m'inclinai en avant, les saluant avec respect et entamai le chemin jusqu'à la sortie.
Il m'était interdit de rajouter quoi que ce soit de plus. Mais je savais ce qu'il me restait à faire. Venestraale était à surveiller.

Par chance, son frère était alchimiste d'Etat. C'était une information intéressante qu'il me fallait garder sous le coude. Je ne repartais pas bredouille. Car j'avais pu voir les parents. Les deux. Et me faire une idée de la situation. Mais ils ignoraient peut-être combien ils eurent de la chance, aujourd'hui.
Un ishval dont la fille est une chimère aux potentiels exubérants ? Ceci aurait fait un malheur auprès d'un militaire rongé jusqu'à la moelle.
A moins que... A moins qu'ils ne soient pas effrayés au point d'en venir à des méthodes peu orthodoxes. Si c'était le cas, je ferais mieux de partir à reculons. Mais c'était moyennement ravissant. Aussi, je me contentai de me fier à mon instinct. Et continuai mon chemin, sur mes gardes.


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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Ven 31 Mar - 19:23
Venestraale se mordilla l'ongle du pouce, incapable de réagir alors qu'elle le souhaitait si ardemment. Réagir pour aider Roy. Pourquoi ses parents n'acceptaient-ils pas l'aide qu'il leur offrait ? Pourquoi son frère la regardait-il ainsi, lui signifiant d'un regard appuyait qu'elle n'avait pas intérêt à dire quoique ce soit actuellement. Lui qui était si gentil avec elle d'habitude, semblait avoir mit de côté cet amour pour mettre toute son énergie à la protection de sa famille, et donc à se tenir droit face à son supérieur. Sa famille était-elle destinée à se déchirer ? Elle savait qu'une fois le militaire partie, elle serait obligée de quitter la bibliothèque et que les "grands" auraient une discussion à laquelle elle ne serait pas conviée. Parfois elle haïssait le fait d'être si petite, si jeune. Car elle ne comprenait pas et cela l'excluait des décisions importantes. Serrant les poings sur sa robe, elle croisa brièvement le regard de Roy, et si elle ne savait pas quelle tête elle affichait actuellement, lui semblait intérioriser ses sentiments.
Elle n'était pas très douée pour lire en les gens, mais elle pouvait affirmer que le manque d'émotions du colonel n'était pas quelque chose dont on pouvait se réjouir. Elle lança un regard à son père alors que Roy se détournait d'elle. Droit, ferme et menaçant, l'Ishval était l'intransigeance même, cet aspect ternissant le cœur de la jeune demoiselle qui ne savait trop comment réagir à ça. Elle pensait - à tord - que sa famille accepterait l'offre. Et dans son esprit d'enfant, de l'incompréhension naquit l'irritation. Oui, pourquoi ? Elle n'arrivait pas à comprendre le pourquoi du comment et elle savait que sa famille resterait muette à ses questions. Allez voir Roy était prohibé, elle risquait de s'attirer des ennuis. Mais alors à qui demander ?

Perdue, ses yeux noyés de doutes et de questions, elle vit de justesse le bout de l'uniforme bleu disparaître dans le coin de la porte. Les trois adultes étaient tendus et Venestraale sut à l'instant qu'elle devait s'expliquer. Le regard incendiaire que portait son père sur son frère étant un avertissement quand à la futur tempête qui allait ce déroulait ici. Sa mère dont le regard s'était adoucie parvint à lui offrir quelques discrets encouragements et elle fila discrètement, fermant silencieusement la porte derrière elle.
Elle attendit alors quelques secondes avant de partir en une course folle à travers le manoir, prenant tout les raccourcis possible pour atteindre le hall avant Roy, dans l'espoir, même infime, qu'il comprenne à quel point elle regrettait que tout ça ce soit déroulé ainsi. Elle dérapa sur le carrelage poli, manquant de peu de perdre l'équilibre, mais d'une pensée les petits crochets apparurent au bout de ses doigts pour qu'elle puisse se raccrocher au sol. Elle les fit très vite disparaître et observa autour d'elle avant de soupirer soulager. Elle arrivait à contrôler les plus petites parties de sa transformation mais elle souhaitait que Roy continue d'ignorer ce fait. Car elle ne savait comment il réagirait. Mais en tout cas elle était arrivée avant lui, elle espérait juste qu'en la voyant l'attendre il n'imaginerait pas quelques trucs étranges sur comment elle était arrivée là avant lui.

Elle le vit alors arriver à l'angle du couloir et se tordit les mains d'appréhension. La petite chimère attendit qu'il fut suffisamment proche pour lever ses grands yeux bleus vers lui.

- Mon père n'a pas été très gentil. - observa t-elle sans trouver le courage d'engager la conversation directement vers ce qui l'inquiétait - Qu'allez vous faire maintenant ? Vous ne nous en voulez pas hein ? -
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MessageSujet: Re: Une toile à tisser [PV Venestraale.] [CLOS] Jeu 13 Avr - 11:31

Une toile à tisser.




Venestraale arriva comme une tornade, m'arrachant un frisson. Je m'attendais effectivement à quelques résistances de la part de la famille, mais il ne me serait pas venu à l'idée qu'ils envoient la petite pour se débarrasser de moi. À la vue de la tête de la jeune fille, ce n'était pas son envie du moment. Elle était encore loin, barrant l'issue. Je m'approchai, les mains dans les poches et m'étonnai encore de sa présence pour la deuxième fois. Ça me parut improbable que ses parents l'ai laissé venir jusqu'ici.
Après la confrontation momentanée avec son paternel, la colère avait du mal à redescendre. Je me contentai de serrer la mâchoire, attendant qu'elle parle. Elle redressa ses grands faisceaux bleus sur mon visage :

« Mon père n'a pas été gentil. »

Elle termina de prononcer cette phrase qu'un goût acide coula au fond de ma bouche. La petite ignorait sans doute que le terme n'avait jamais été aussi loin de la vérité. « Gentil », il l'avait été. Il aurait pu m'empoigner par la peau du cou que je n'aurais su me défendre. Car retrouver un ishbal de la guerre était un affrontement douloureux. Sachant que nous étions faits pour être des ennemis, à l'époque, je trouvais que l'homme avait été... Plutôt gentil. Plus encore, lorsqu'on considère que j'étais venu pour lui parler de sa fille dont les mains pouvaient suffirent à étrangler un adulte si elle le souhaitait.
Mais je n'allais pas partir en explications farfelues. Après tout, Venestraale avait suffisamment à faire avec sa condition. Et puis, ce n'était pas mon rôle de lui expliquer le pourquoi, du comment. Un jour, elle comprendra. Et ce jour-là, Venestraale ne me regardera plus comme ça. C'était d'ailleurs étonnant qu'elle n'en sache pas plus. Ses parents semblaient la couver de toute menace sans lui dire de quoi il s'agissait.

« Qu'allez vous faire maintenant ? Vous ne nous en voulez pas, hein ? »

Elle était adorable et sincèrement inquiète. Je ravalai ma colère personnelle, les yeux dans les siens. Je songeai à son âge. J'avais toujours une sainte horreur de laisser dans la nature, une créature si forte et si jeune. D’innombrables épreuves l'attendaient. La haine que l'araignée portait pour les alchimistes était un barrage solide face à l'indépendance de la jeune fille. Ce n'était rien d'autre qu'un serpent qui ce mord la queue. Un cycle infernal. Tout ce que je m’évertuai à briser. Et pourtant, c'était aussi ce qui me rongeait, ces derniers-temps, suite au meurtre de Hughes... Mais...

[...]

Je n'allais pas lui révéler mes véritables intentions, quand bien même c'était aussi pour son bien. Je me contentai de faire ce pourquoi j'étais le plus douer ; donner des conseils que je ne mettais pas en pratique, moi-même :

« Prends garde à la chimère qui vit dans ton corps, Venestraale. Si je comprends bien, tu es en mesure d’apprécier quelqu'un sans que celle-ci ne soit d'accord. Un jour, ça peut se retourner contre toi. Contre tes proches. »

J'esquivai promptement sa question, mais rajoutai d'un ton plus doux :

« Ta famille te protège et c'est très bien. Pourquoi leur en voudrais-je ? Tu n'as pas choisi ce qu'il t’arrive, mais ça ne doit pas t’empêcher de te battre. »

Un silence départagea mes propos. Je répliquai, plus déterminé sans la quitter des yeux :

« Tu dois être assez grande pour comprendre que la chimère qui vit en toi est dangereuse. Si ce n'était pas tombé sur moi, la personne qui t'aurait raccompagnée serait morte, Venestraale. Et tu serais recherché, actuellement. Je te promets d'étouffer cette affaire. En échange, je veux que tu sois prudente. La question n'est pas de savoir ce que je vais faire. »

Pour son bien, il valait mieux que ce soit dit. Je lui tendis un papier sur lequel mon nom et mon numéro de téléphone étaient inscrits :

« Si tu décides de chercher des réponses, tu sais ce qu'il te reste à faire. »

C'est sans plus de cérémonie que je contournai la jeune fille et passai la porte d'entrée. Mon rythme cardiaque était à son summum et j'avais bien besoin d'un café. Je préférais partir dans l'espoir qu'elle revienne vers moi, non pas pour me cracher tout sa haine au visage si elle découvrait pourquoi son père fut si cru, mais pour résoudre sa condition.
J'étais un éternel naïf et j'avais espoir d'aider les autres. C'était la meilleure façon d'assumer mes actes passés. Les confronter. Les réparer.


THE END ?
(Sujet Clos)



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