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MessageSujet: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyVen 27 Juin - 3:43
A Central, comme partout à travers le pays, la journée de chacun s’organise selon sa vie privée, et surtout son travail. C’est ainsi que chaque matin, on peut observer un nuage noir se former dans les ruelles de Central. Un attroupement de personnes de tout âge, s’agitant comme dans une fourmilière. Le jour se levait à peine mais les visages fatigués erraient déjà, prêt à faire vivre cette immense usine qu’était Central. Et ces va et vient duraient jusqu’à la fin du jour, lorsqu’épuisé, chacun rentrait retrouver son chez-soi et les siens. Cette vie, uniforme et conforme, tout le monde ici n’y avait pas droit… Cette population, minorité de cette ville, se faisait discrète. On aurait presque put les oublier…

Pour Abigail, c’était à la fois plus simple et plus compliqué que pour la plupart des habitants de cette ville. Aucune famille, aucun ami, aucune attache. Aucune vie privée en somme. Et croyez-moi, cela représente un gain de temps à la fois impensable et inégalable. Et si le fait d’être tueuse à gage n’imposait aucun horaire, il exigeait cependant d’être à la fois discrète, vigilante, et toujours disponible pour espérer survivre dans ce monde. Un mec comme celui-là, c’est un choix mais aussi une issue de secours. Utiliser un don pour se faire de l’argent, c’est une chose. Le faire en arrachant la vie de personnes bien souvent innocentes, c’est autre chose… Passer d’une justicière de l’ombre au monstre le plus horrible de la ville, c’est un statut qui vacille d’une seconde à l’autre. D’une simple balle, ou d’un coup de griffe, une vie, c’est une cicatrice de plus, indélébile. Même si, pour Abigail, avoir de l’empathie, c’est un monde inconnu.

C’est ainsi qu’assise, dans une ruelle sombre du centre-ville, elle attendait qu’une âme perdue vienne réclamer ses services. Vêtue d’un pantalon de cuir moulant, de hautes cuissardes de velours, et d’un simple gilet noir à capuche, ouvert à moitié, laissant apparaître une partie de son soutien-gorge et quelques cicatrices, Abigail fixait le sol. Une cigarette dont elle faisait tomber les cendres en tapotant à l’aide de ses longs ongles vernis de noir demeurait entre ses doigts et inondait sa longue chevelure de fumée. Elle attendait depuis un long moment désormais. La nuit commençait déjà à se faire sentir dans Central. Un long soupir, et Abigail laissa sa cigarette tomber au sol, l’écrasant avec force du bout de son talon. Elle leva les yeux au ciel. Et si personne ne venait aujourd’hui ? Rentrer bredouille, hors de question. Elle déciderait sûrement d’errer dans les bars, à la recherche d’une âme un peu ivre qui cherche vengeance en échange de quelques cenz…

Abigail entendit alors des pas pressés s’approcher. Quelqu’un s’engouffrait dans cette ruelle. Un pas assuré, il n’était pas là par hasard. L’homme, vêtu d’un long manteau noir usé, s’approcha d’elle. Il se pencha, évitant son regard. La demoiselle enregistra son visage dans son esprit, sans pour autant le détailler sur le moment. Il fallait être sûre de ne pas avoir affaire à un militaire, un indicateur, ou encore à un homme sur qui on ne peut compter. Il sortit une enveloppe bien fournie de l’intérieur de son manteau et lui tendit. Abigail chercha à la saisir, mais celui-ci la maintenait fermement. Il donna un léger à-coup, attirant la demoiselle plus près de lui.

Vous y trouverez 500 cenz, la description exacte de l’homme que je souhaite voir mort, et le chemin qu’il suivra. Lorsqu’il traversa la rue passante la plus proche, vous pourrez le suivre sans problème. Je n’ai aucune demande particulière, si ce n’est de le savoir mort avant la nuit tombée. C’est un homme assez aisé. Vous pourrez vous accaparez l’argent qu’il aura sur lui après l’avoir abattu. Evitez cependant qu’il parle à qui que ce soit. On m’a dit que vous aviez une certaine renommée ici. Alors je vous fais confiance. »


Sur ces mots, il reprit sa route, comme si cette discussion n’avait jamais eu lieu. Abigail jeta un simple coup d’œil au contenu de l’enveloppe. Ce fut suffisant pour dessiner un léger rictus sur son visage. Vérifiant simplement que le Beretta 92 dans sa poche était bien chargé et ses griffes suffisamment acérées, Abigail n’eut que peu de répit. Elle vit aussitôt l’homme passer devant elle. Son visage avait été dessiné avec des traits simples, mais suffisants pour clairement reconnaître la personne en question. Se levant d’un bon, couvrant une partie de sa chevelure à l’aide de sa capuche, elle s’élança derrière lui, gardant cependant une distance de sécurité. D’une corpulence assez forte, l’homme avait revêtu un long imperméable de cuir, aux manchettes ornées de boutons dorés. Un haut de forme et une mallette, une montre à gousset et des chaussures sur mesure. Une moustache et une chevelure parfaitement taillées. Un regard hautain et saisissant de dédain. Abigail savait repérer les signes de richesses. Mais surtout ceux de cupidité. Cet homme vivait d’argent, et sûrement de manipulation. Le genre de personnes que vous apprenez à haïr lorsque la rue devient votre amie. Et cette rue, elle s’était emparée d’Abigail depuis trop longtemps…

Alors que la traque se poursuivait en toute discrétion, Abigail aperçut une jeune femme qui semblait suivre le même parcours. Une coïncidence ? Après tout, pourquoi pas… Cette ville est grande. Peut-être étaient-ils plusieurs à se rendre à ce rendez-vous. Peut-être étaient-ils plusieurs à vouloir cet homme, question d’être sûr de le voir mort. Ou peut-être était-ce un piège… Abigail marqua alors une distance un peu plus importante, utilisant ses donc olfactifs pour garder la trace de sa proie. Et son attention se dirigea sur ce nouveau danger. Une jeune femme à la chevelure brune, saisissante de reflets. La peau blanche. Un corps fin mais musclé, et à l’allure rapide. Un haut blanc, une cape et une jupe bleu foncé, des bottes et des bas en résille. Une jolie demoiselle… Mais qui sortait de l’ordinaire. Trop pour être une simple citoyenne. Sa vie resterait sauve, à condition qu’elle ne cherche ni à parler à cette homme, ni à lui dérober quoi que ce soit, et encore moins à lui ôter la vie.

Son pas se pressant, elle arriva alors à la hauteur de la demoiselle. Elle lui jeta un rapide regard. Ses yeux, aux reflets aussi intenses que sa chevelure, étaient hypnotisant. Et son visage avait tout de l’innocence incarnée. Des fossettes légerement creusées, quoi de plus attendrissant? Détournant rapidement son regard, Abigail repris son travail, gardant un oeil sur cette inconnue. Qui était-elle? Que voulait-elle? Et surtout, quel danger allait-elle représenter…
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyVen 27 Juin - 23:42
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₪۩۞۩Abigail Tsumi₪۩۞۩₪




Marin Wood, ou comment découper un avocat...


"On ne marche pas sur les plates bandes d'une tueuse, car on peut connaître la mort. Mais marcher sur les plates bandes d'une voleuse, c'est une vie en enfer qui vous attend."




Des traits de couleur.

Irréguliers, ils se croisaient, s’entrecroisaient, se mêlaient et se démêlaient pour finir par se quitter, couvrant ainsi la surface blanche. Ils ne donnaient pas de forme précise, il fallait se lancer dans une réflexion qui devait se glisser dans l’imaginaire pour les comprendre. À première vue, ça ne ressemblait à rien de familier. Mais, si l’on suivait méthodiquement les traits du crayon vert, peut-être arrivions-nous à distinguer un visage, composé d’une bouche étrangement penchée, des yeux en cercle hésitant et à la taille irrégulière, ainsi qu’un nez, troisième cercle dans ce dessin abstrait. Le crayon brun vint alors jouer en lignes courbées sur le sommet de ce qu’on appellerait le crâne, faisant sûrement office de cheveux.

Il n’y avait rien d’autre sur ce dessin. Pas d’autres couleurs, pas d’autres formes étranges. Je n’ai jamais su qui était représenté, car je n’avais jamais demandé à Shosuke de me le dire. Mais, nous savions tous les deux en silence, qu’il s’agissait de Maman.

Ce dessin, il me l’avait fait juste après notre traversée du désert. Et depuis ce jour, je l’ai toujours gardé sur moi, précieusement caché dans une pochette en cuir au fond de ma botte. Il était une sorte de talisman qui me rappelait à chaque instant pourquoi je devais faire ça, et à sa façon, il me redonnait une claque quand j’avais envie de jeter l’éponge. Voilà pourquoi aujourd’hui, je l’avais déplié, assise sur ce toit aux tuiles humides. Parce que j’avais besoin d’une baffe. Une baffe pour me remettre en marche, pour me mettre en condition. Je suis La Renarde, je sais ce dont je suis capable et ce que je dois faire à ce jour.

J’ai une piste. Ou du moins, j’en ai peut-être trouvé une, il y a deux semaines, dans les bas-fonds de l'East.  Une jeune recrue d’un petit gang s’était crue malin de coincer La Renarde dans une ruelle, histoire de voir ce que valait la soit disant « légende » d’une pauvre sortie de nulle part et devenue la crainte des marchands. Je lui avais coupé l’oreille (un morceau) avec un lancer de couteau parfait, histoire d'avoir la paix. Mais, je ne suis pas un monstre, ce que j'ai fait ne me plaisait pas pour autant, malgré certaines nécessitées.  Le fait est que, ayant coupé l’oreille de ce garçon présomptueux, sa sœur lui tomba dessus. L’histoire voudra que celle-ci, ne voulant pas s’attirer les foudres de La Renarde (bien que je ne sois pas rancunière), elle m’aiguilla sur une grosse somme d’argent que je pourrais « interceptée ». Elle me donna tous les détails, en demandant pardon encore et inlassablement.

J’ai pris note des informations, bien que je ne fasse plus ce genre de choses. Amélia, mon Sensei, me ferait la peau vivante si elle apprenait que je trempais encore dans des affaires louches ou que je commençais à voler pour le plaisir. Je lui avais juré que je volais par nécessité et que je ne souhaitais plus poursuivre sur cette voie-là. Bien qu’il semble que je ne puisse pas me passer de ma « réputation », je n’en abusais pas.

Mais ma nature est plus forte. Je suis curieuse et j’ai donc suivi l’homme en question. La trentaine et déjà chauve, embue de lui-même au point de ne pas se douter une seule seconde que si une jeune fille l’approchait, ce n’était pas pour toujours le raccompagner dans sa chambre… Je l’avais interpelé et soutiré subtilement quelques informations sur la provenance de l’argent qu’il venait de recevoir – par pure curiosité et pour rendre un peu la soirée plus intéressante et parce qu’une fois saoul, il répondait à toutes les questions (j'appris qu'il pleurait encore la mort de son chat Gaston qu'il adorait étant petit) – et la réponse me laissa perplexe.

Il me révéla qu’il avait été payé pour exécuter un petit service pour un riche résidant dans Central. Mais, ce n’est pas le service en soit qui m’intéressait, c’était l’identité de cette personne, qui m’était bien trop familière. En effet, Monsieur Marin Wood ne m’était pas inconnu. Et pour cause, c’était un ami de mon père. L’occasion était trop bonne, trop grande, trop tente pour que je crache dessus. J’ai rédigé une lettre expliquant que je devais m’absenter pour une petite affaire tout à fait légale (en théorie, mais j’omis de dire la nature de cette affaire) et que je devais me rendre à Central quelques jours. Sac sur l’épaule, j’étais partie.

Me voilà donc sur ce toit, observant l’effervescence qui animait la ville qui semblait se préparer à la venue de la nuit. L’atmosphère en était à la fatigue polie, aux au revoir joyeux, ou encore les invitations tardives à se retrouver autour d’un verre. Une telle insouciance de l’instant que s’en était presque irréel. J’aimais bien ce décor de tableau, qui cachait bien la misère qui se trouvait derrière cela faisait trop longtemps que je n’étais plus dupe et j’en souriais, jaune.

Je me levais, époussetant ma cape bleu foncé et remettant en place une mèche de cheveux qui me barrait le visage. Je pris une grande respiration, absorbant l’air chargé d’une odeur de charbon et… d’une pincée de citron. J’esquissais un petit sourire. Maman avait une crème pour les mains qui sentaient le citron. Le souvenir fit monter une boule dans la gorge qui me fit secouer la tête. Je n’avais pas le temps pour ça.

Je sautais deux trois fois sur mes pieds, sur place, avant de prendre mon élan et de sauter sur le toit d’à côté, me rattrapant à la cheminée, afin de pouvoir glisser le long de la gouttière, m’agrippant aux crevasses du mur pour amortir ma descente. J’atterris, accroupis, restant quelques secondes genoux à terre, observant dans la pénombre du soleil couchant les silhouettes des gens pressés ou non se dessiner sur le sol.  Je me redressais, et remis en place le col de ma cape, tout en guettant la silhouette que j’attendais. Normalement, si sa secrétaire ne s’était pas méfiée de mon coup de fil - indiquant qu’un soit disant client  de son cabinet d’avocat et qui était "mon patron", souhaitait le voir le rejoindre à un bar pour discuter de quelques bricoles - Marin Wood ne devrait pas tarder à faire son apparition. Normalement, un avocat de telle prestance aurait décliné (et c’est ce qu’elle a commencé par faire), avant que ce que je mentionne le nom de notre jeune ami chauve…

Marin Wood pointa enfin le bout de son immense nez. Il bifurquait dans la rue que j’observais depuis un moment, presque ponctuelle à l’heure que je m’étais fixée. Il était aussi laid que dans mon souvenir. Son embonpoint était moulé par son manteau de cuir orné de boutons en or et son haut forme le grandissait étrangement. Avec les jeux d’ombres, on aurait dit un monstre se dégageant de la foule de petits commerçants, avec sa valise qui se balançait et sa vieille montre qu’il tenait sur sa poitrine entre ses doigts boudinés. Ses joues luisantes rebondissaient à chaque fois qu’il faisait un pas et j’eus une grimace de dégoût en me souvenant du bruit qu’elles faisaient quand elles retombaient lourdement sur la chair d’en dessous.

Je ne me souvenais pas exactement des relations qu’il entretenait avec mon père, mais je sais que je l’avais vue plus d’une fois et qu’à chaque fois qu’il venait à la maison, mon père changeait totalement de comportement en sa présence et il me faisait peur. Et depuis que mon père s’était transformé en meurtrier, j’avais eu le temps de réfléchir. Mon but était de comprendre son geste. Était-il devenu comme ça à cause d’un problème mental ? Comptait-il vraiment nous tuer ? Y avait-il une raison pour que ce soit soudainement ce jour-là ? Quel était le déclencheur ? Je savais seulement que quiconque ayant connu mon père, pouvait être une pièce du puzzle, en réponse au pourquoi du comment, mais aussi de sa localisation. Rien ne me dit qu’il était encore à Xing, mais rien ne me dit aussi qu’il n’y était plus. Mon enquête ne commençait que maintenant. Il fallait d’abord que je puisse faire le poids contre lui, et j'avais eu cinq ans pour le faire.

Je me jetais à travers la foule, et me rapprochait de M. Wood, ne le perdant pas de vue. Je le suivais ainsi quelques mètres, gardant toujours une distance raisonnable. Mais, mon instinct, qui ne m’avait jamais trompé me titillait. Quelque chose me dérangeait, un je-ne-sais-quoi qui me soufflait de déguerpir... J’avais toujours suivi mon instinct, ce qui expliquait en partie mon surnom, mais cette fois-ci, ça m’embêtait vraiment. Il fallait faire vite.

Serrant les dents, je me décalais de cinq pas sur la gauche et me mis à courir. Quand je le dépassais, je ralentie ma marche, faisant semblant de chercher ma direction. Je valsais, bousculant des gens en m’excusant, jusqu’à ce que le mouvement de la foule me porte à lui. Ainsi, quand mon coude se pressa contre ses côtes, je me retournais vivement, un faux sourire désolé sur les lèvres. J’étais assez proche de lui pour voir ses yeux bleus luire au-dessus de son horrible moustache. Il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche, que je fis glisser dans ma manche l’un de mes couteaux que j’avais toujours sur moi. Grâce à la cape, mon mouvement était caché, et j’appuyais celui-ci contre ses côtes. Je lus tout de suite la peur déformer sur ses traits, et il devint livide. Je continuais de sourire.

- Vous allez sourire, et faire semblant de m’indiquer le chemin. Faites attention, au moindre mouvement trop brusque, je vous le plante. Voilà ce qu’on va faire. Il y a un embranchement à trois pas sur notre gauche. Vous allez m’accompagner. N’essayez pas de vous défiler, je suis une lanceuse de couteaux hors pair.

Je l’entendis avaler sa salive. Mon ton était froid et glacial. Ce n’était malheureusement pas la première fois que je faisais ça, et je savais anticipée les réactions généralement, il valait donc mieux pour lui qu'il coopère. Heureusement, docile, il s’exécuta, tout en souriant pendant que je lui maintenais le bras de façon qu’on aurait pu interpréter comme amical, mais qui cachait la lame.

- Vous ne savez pas à qui vous avez à faire, Mademoiselle. Si vous voulez juste de l’argent, je n’ai pas beaucoup de liquide sur moi… Dit-il, avec une voix qui se voulait sûr de lui, comme s'il avait le contrôle de la situation.

Mais ce n'est pas lui qui tenait le couteau.

- Je sais qui j'ai en face de moi, ne vous méprenez pas. Et ce n’est pas le liquide qui m’intéresse. Mais, ce que vous savez sur Dônako Seika. Répondis-je, sèchement, d'une voix basse et menaçante.

Je vis du coin de l’œil ses sourcils se froncer. Nous arrivions dans la rue, déjà moins bondée, et je l’entraînais directement dans une impasse que j’avais repérée. Je le fis entrer dans le vieil immeuble abandonné, et le conduit dans une des premières pièces.

- Malheureusement, je ne peux pas vous en dire grand-chose… Marmonna-t-il, d'une voix basse qui se voulait hésitante.

- Ne jouez pas à celui qui ne sait pas. Je n'aurais aucun scrupule à vous faire du mal. Je sais quand vous mentez. Je vous connais.

Petit mensonge de ma part. Bien sûr que ça me répugnait de devoir lui faire mal, plus que de devoir me tenir à côté de lui sans avoir envie de lui voler tout ce qu'il possédait pour l'humilier de son avarice à peine dissimulée. Mais, c'était la loi, la loi de la rue, celle de la réalité. Je m'y pliais en serrant les dents, en priant Dieu, et en espérant que je ne sois pas obligée de découper cet avocat en petites tranches pour avoir son jus.

- Et comment cela se fait-il ? Qui êtes-vous ? Fit-il, sentant un élan de panique mêlé à de la curiosité le saisir.

Je raffermie ma pression sur ses côtes pour qu'il se tienne tranquille.

- Appelle-moi La Renarde… Ou si vous préférez, Malagan.

Il ne put répondre, et je ne pus voir sa réaction à l'évocation de mon prénom, qu’un bruit me fit me retourner vivement. Je guettais dans la pénombre du mouvement, le cœur légèrement battant.

Je m’accroupis légèrement, prête à utiliser l’Alchimie…


                 
©Setsu Nekos
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyLun 7 Juil - 22:27
Cette jeune femme, Abigail l’avait sous-estimée…Alors qu’elle suivait sa proie, elle vit la demoiselle changer brusquement d’attitude. S’éloignant légèrement, elle se mit à courir, brusquement. Elle ralentit alors, une fois l’homme dépassé. Puis elle tituba. Poussant, heurtant la population environnante. Et elle se laissa enfin guider jusqu’à lui. Donnant un coup dans le buste de l’homme, leurs regards plongés l’un dans l’autre, elle esquissa un sourire qui paraissait hypocrite. Et qui l’était.

Sa main sembla dériver pour appuyer en un second point le corps de cet inconnu, qui, à son tour, changea d’attitude. Et c’est à cet instant que tout commença doucement à déraper. La jeune fille ouvrit la bouche, et entama la discussion avec l’homme… Cela ne devait pas arriver… Mais après tout, ce n’était que quelques mots… Et ce ne serait resté qu’une simple discussion si elle n’avait pas saisit son bras pour l’emmener avec elle. Une fille de joie ? Elle semblait jeune, mais après tout…

Ils échangèrent quelques paroles. Parlant suffisamment discrètement pour que l’ouïe fine de la chimère n’en capte rien. Elle le guida vers une rue moins fréquentée. Abigail maintenait la distance, restant discrète. Mais elle était profondément agacée par cette jeune femme. Une impasse puis un immeuble. Abigail resta éloignée. Le couple tout juste formé s’engouffra dans le vieux bâtiment. Abigail patienta quelques instants à l’extérieur. Il ne fallait pas les alerter immédiatement… Surtout s’ils n’étaient pas seuls.

Tant de questions se bousculaient dans l’esprit de la panthère. Qui était cette femme ? Plusieurs choix, bien différents, se proposaient à elle. Une prostituée, une femme qui s’intéressait à son argent, ou à sa vie. Mais l’argent et la vie que pouvaient posséder cette pourriture étaient désormais à elle. Hors de question de laisser ce contrat filer. Elle avait une réputation. Et une simple jeune femme des ruelles de Central ne pouvait pas souiller tout cela en si peu de temps…

Prenant une grande inspiration, elle s’élança sur les traces de la jeune femme. Cet immeuble, totalement délaissé, n’était occupé que par eux… Alors qu’Abigail s’approchait d’une salle, elle étendit ces quelques paroles. La voix d’un homme. La voix de sa proie…

 Et comment cela se fait-il ? Qui êtes-vous ? »

Il semblait totalement paniqué et perdu. Cette femme lui en voulait donc… Mais était-ce une histoire de vie ou de biens ? Abigail se dirigeait lentement vers l’entrée, lorsqu’une voix féminine intervint à son tour.

Appelle-moi La Renarde… Ou si vous préférez, Malagan. »

C’est à cet instant qu’elle pu enfin apercevoir les lieux exacts. L’homme était assis, et la jeune femme semblait faire pression sur lui. Torture ? Peut-être bien… A cet instant, Abigail fit claquer violemment mon talon sur le sol, de sorte à ce que la jeune femme lui fasse face. Elle réagit de façon brusque. D’un mouvement, elle était face à la panthère, et plus proche du sol qu’auparavant. Abigail ne fis qu’esquisser un rire, avant de, d’un geste, faire tomber sa capuche de sorte à découvrir son visage. Elle esquissait un léger sourire, et son regard, brillant, ne perdait pas de vue ce qui était désormais ses proies.

La Renarde ? C’est comme ça que tu te fais appeler ? Pas mal… Mais tu n’as rien d’un renard… Et si tu étais une chimère, tu serais différente… Enfin… Je veux dire… »

En un claquement de doigt, Abigail sortit ses griffes acérées et ses canines, les exhibant. Ils étincelaient dans le peu de lumière qui traversait la pièce. Abigail ne fit aucun mouvement, mais elle était prête à attaquer à la moindre riposte.
Tu vois, une chimère serait bien plus agressive que tu ne l’es… Alors avant que je n’assouvisse ma soif de sang, soit gentille, et assouvit ma soif de connaissances. Tu verras ce ne sera pas long. Et c’est simple, même si tu dois être rusée… Déjà, pourquoi ce surnom ? Ca, c’est pour les formalités, pour faire connaissance… Et ensuite, qu’est-ce-que tu veux à cette enflure ? Ca, par contre, c’est pour éviter que je n’vous descende tous les deux dans les minutes qui suivent… »

Abigail se méfiait de la jeune femme, mais ne voulait en aucun cas la brusquer. Pour cela, elle resta gentiment à son emplacement initial, attendant, non sans une certaine civilité, les éventuelles réponses de cette inconnue qui ruinait ses plans.
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyMer 9 Juil - 18:02
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₪۩۞۩Abigail Tsumi₪۩۞۩₪

Entre tueuse et voleuse….


"Deux figures de la délinquance, deux univers tout de même différent. "



Volupté…

Des fils d’une couleur chatoyante et lumineuse dans la pénombre de ce bâtiment qui sentait le renfermé, et sûrement un peu l’urine. Mais à cet instant, c’était une auréole violette autour d’un visage aux traits aussi attrayants qu’effrayants. Il y avait quelque chose d’animal dans ses deux sphères rouges et mon instinct me soufflait exactement que c’était le cas. Loin d’être totalement humaine, elle m’inspirait une sauvagerie glaciale mais emplie d’une passion singulière. Des cicatrices et des tatouages rendaient sa beauté sauvage et étrange.

Volupté, c’était le mot qui me venait à l’esprit en l’observant. Et carnage, c’était ce que me soufflaient ses mots.

Une chimère…  Elle se présenta, ou plutôt se désigna comme telle. Une vérité énoncée que je savais véridique au vue des longues griffes et les longues canines qu’elle me présenta. Quelle genre de chimère était-elle ? Elle avait un côté... Félin, je dirais, dans la façon qu'elle avait de se mouver, et la grâce qui se dégageait de ses pas. Après, je l'imaginais mal en un adorable petit chaton... Ou alors un gros chat sauvage. Je ne préférais pas trop plaisanter là-dessus, tout compte fait... Ce n’était pas la première chimère que je croisais, mais c’était la première qui me semblait m’être hostile.  En même temps, j’étais avec Marin Wood. Et elle ne semblait pas vouloir lui vendre des pommes. Dans la rue, une personne qui attendait qu’une autre soit seule, voulait soit lui faire les poches, soit le tuer. Dans ce cas-là, je dirais que les deux cas sont présentés. Elle dans la peau de la tueuse, moi, dans celle de la voleuse.

J’avais donc déjà croisé une chimère. Et une tueuse. La première rencontre s’était finie autour d’un café (que je n’avais jamais payé), et la deuxième… Comment dire… Disons qu’elle avait failli me couper le doigt et que je lui ai coupé une bonne partie des cheveux. J’avais survécu uniquement parce qu’elle n’était pas très rapide et parce que j’étais plus forte qu’elle.

Je préférais largement boire un café que de lui couper ses magnifiques cheveux. Quoi que, j’avais plus de chance de finir en rondelle que d’avoir le temps d’utiliser l’alchimie. J’avais beau être rapide, je n’allais pas pouvoir faire le poids contre une chimère. J’analysais mes chances de survie. Je ne la sèmerais pas si je devais filer, au corps à corps, c’était signer son arrêt de mort. J’avais plus de chance en utilisant l’Alchimie que mes couteaux, c’était un fait établi. Mais, pour l’instant, je semblais avoir une chance de parler. Si on pouvait éviter la violence…

Je fis glisser mon couteau dans ma manche, et je m’accroupis un peu plus, en joignant mes mains. Derrière-moi, j’entendais Marin Wood essayer de reculer à quatre pattes, mais je lui fis comprendre avec un mouvement du pied qu’il valait mieux pour lui qu’il reste à sa place. Enfin, de toute façon, je ne suis plus maîtresse de son sort, et je pense qu'il l'a vite compris. Si moi j'étais le chat, et elle le chien, lui n'était que la souris de la chaîne alimentaire. Dépendre ainsi de la décision de quelqu'un ne me plaisait vraiment pas. Je devais rentrer retrouver Inaku et Shosuke, et il était hors de question que je meurs à cause de l'autre pourriture qu'est mon père. Je me l'étais jurée, mon petit frère et ma sœur avant de démêler l'histoire de notre vie.

Mais, le seul problème, c'est que j'avais besoin de ce Marin Wood. Si je ne pouvais pas sauver sa vie, il fallait que je retarde sa mort. Et rapidement.

- Je n’ai rien d’une chimère, j’ai juste plus de facilité à filer et à voler que certains des voleurs des plus expérimentés. Ce surnom me vient de la rue.

La plupart du temps, je n’aimais pas en parler, parce que je trouvais que c’était venter ses aptitudes, surtout en face de quelqu’un qui peut à coup sûr nous envoyer là où l’on ne revient pas. Mais dans la rue, il valait mieux mettre en garde les gens et c’était un réflexe que j’avais gardé, à voir s’il allait me porter préjudice ou non.  J’avalais ma salive.  J’aurais dû avoir peur, mais je pense qu’il allait m’en falloir plus.

- Quant à la deuxième question… Ce type a des infos dont j’ai besoin. J’ai une tête à faire tomber. Concluais-je, en plissant les yeux.

Logiquement, cette réponse ne lui sera pas entièrement satisfaisante. Si quelqu’un avait signé l’arrêt de mort de Marin Wood, c’était pour une raison bien précise. Elle avait reçu un contrat et elle allait devoir s’y tenir. Si elle n’avait pas une réponse satisfaisante de ma part, elle était en droit de m’éliminer si elle me jugeait être un obstacle à son travail. Avec ce raisonnement, je jouais avec ma vie. Mais je prenais le risque de la faire attendre, pour tester.  Il fallait que je juge par moi-même, et j’avais besoin d’information aussi. Qui pouvait bien vouloir tuer ce type ? Certes, c’était un avocat peu scrupuleux et qui devait avoir des relations avec la Mafia, mais il allait prendre une retraite confortable d’ici un an, d’après ce que j’avais eu comme informations. Alors, qui voulait avoir sa mort ?

- Ma… Malagan… Vous êtes l’aînée de Dônako-Sama. Murmura une voix tremblante, blanche, dans mon dos.

- Bien joué, Inspecteur. Répondis-je froidement, à l’évocation du prénom de mon père, et sans quitter des yeux la jeune femme à la chevelure violine.

La bonne nouvelle, c’est qu’il sera peut-être plus clément à répondre à mes questions si la femme me laissait les poser. La mauvaise, c'est que je n'ai aucune idée si j'en aurais le temps. Mais il le fallait, car retrouver mon père, c'était aussi la promesse de pouvoir avancer et de comprendre tout ce qui découlait de cette histoire. J'en avais besoin, autant pour moi que pour ma famille.  

C’était la première fois depuis l’intervention de cette dernière, que je réalisais que je n’étais pas en très bonne position. Moins que Marin Wood, mais j’étais le témoin gênant.

Il allait falloir la jouer fine.


                 
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyVen 29 Aoû - 22:47
Ne cessant pas d’observer la demoiselle, Abigail guettait également sa proie du coin de l’œil. Alors que la première rangeait son arme, se rapprochant cependant un peu plus du sol ainsi que ses mains, le second essayait de s’enfuir. Mais en voyant la rapidité et la réactivité de notre Renarde, il devait lui être précieux… Voleuse des ruelles  de Central cherchant des informations pour atteindre quelqu’un, c’était la première fois qu’Abigail croisait ce genre de personne dans de pareilles circonstances. Et sans avoir à demander plus, voilà que la charogne qui intéressait les deux carnivores lui tournant autour se mis à dévoiler des informations.

Souriant doucement, Abigail pouvait désormais éclaircir un peu plus la situation. Elle était face à une certaine Malagan, se faisant appeler la Renarde, errant dans Central en tant que voleuse très expérimentée. Elle voulait soutirer des informations à cet homme aisé qui semblait connaître Dônako, le père de la jeune fille. Elle cherchait donc sûrement à savoir des choses sur son père. S’il était mort, elle chercherait auprès de la police… Il était donc en vie. Peut-être disparu ou en fuite. Elle souhaitait donc soit le protéger, soit s’attaquer à lui. Et ces informations semblaient très importantes pour prendre le risque de se faire déchiqueter par une chimère…  La Renarde disposait d’un couteau, mais semblait également pouvoir faire appel à l’alchimie d’après sa posture…

Les deux femmes souhaitaient toutes deux obtenir quelque chose de cette homme : des informations et le voir disparaître. Toutes deux avaient le moyen de se défendre. Et toutes deux étaient,  à leur manière, des hors la loi. Abigail ne souhaitait pas prendre de risque. Elle fit quelques pas en avant, tout en douceur, se plaçant en pleine lumière, de sorte à ce que Malagan puisse parfaitement distinguer ses traits et ses gestes. Rentrant ses griffes et ses crocs, elle maintenait son regard sur la voleuse. D’un mouvement lent et léger, elle ouvrit son gilet, dévoilant son soutien-gorge et les cicatrices couvrant sa poitrine. Elle en sortit son arme, retirant son gilet, le laissant tomber au sol, puis y déposant son arme. Elle se rapprocha encore de la demoiselle, s’arrêtant à quelques mètres d’elle.

Ecoute, la Renarde, on est à égalité. Pas officiellement, bien sûr. Tu as tes forces, j’ai les miennes. Qui sait laquelle des deux perdrait la vie si nous nous battions. Mais officieusement, oui. Nous avons chacune une arme. Toi, ton couteau. Moi, mon arme à feu. Et nous avons chacune une sorte de don. Tu es sûrement alchimiste, et je suis une chimère. J’ai déposé mon arme, puisqu’après tout, tu as rangé ton couteau. Et j’ai rangé mes crocs et mes griffes pour te montrer ma bonne foi… J’ai envie de te proposer quelque chose, jeune Renarde… »

S’accroupissant face à la demoiselle, elle plongea son regard dans le sien, soupirant doucement avant de jeter un regard carnassier à sa proie, qui semblait tétanisée.

Tu veux des informations, moi je veux la peau de cet homme. Alors si tu veux, je t’aide à lui soutirer, et tu me laisse le tuer. Il doit avoir des objets de valeur sur lui. On fait moitié-moitié, et cette affaire ne sort pas d’ici. Mais tout ça ne marche qu’à une seule condition… »

Elle se releva doucement, faisant quelques pas vers l’homme, ressortant doucement ses crocs, s’amusant de cette situation de supériorité.

Je veux savoir la raison de tes recherches. Mais bon, ça, tu auras le temps de me le dire, non ? »
Elle se tourna vers la demoiselle, lui souriant doucement, cherchant à la mettre en confiance sans pour autant baisser sa méfiance.



PS : Désolée, pour le retard, soucis persos =$
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptySam 6 Sep - 1:34
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₪۩۞۩Abigail Tsumi₪۩۞۩₪

Pacte et marchandage


"L'obtention de ce qu'on souhaite demande toujours des sacrifices. "



Quand j'étais petite, je regardais souvent les encyclopédies des animaux, et je connaissais bien le phénomène de la mue du serpent. En y réfléchissant et en poussant la réflexion un peu plus loin, un animal sauvage peut accepter de refouler son agressivité envers la menace possible et inconnue d'une manière totalement aléatoire. L'effet de la mue est alors avéré, vous trouverez devant vous un chaton au lieu d'une panthère, mais en gardant bien en mémoire que les chatons griffent aussi. C'était un changement de comportement en soi, rien de très physique. Pourtant, à cet instant, j'eus l'impression de voir un masque tomber, ou plutôt une seconde peau.

La jeune femme mystérieuse déposa les armes et rangea ses griffes et crocs. Je sentis l'atmosphère soudainement moins menaçante et mon instinct de survie clignotait toujours, mais il avait retiré la sonnette d'alarme. A ce moment, j'étais plus intriguée par la scène qui s'offrait devant moi que par le sens qu'elle avait. A vrai dire, j'étais un peu distraite par la surveillance de M. Wood qui ne s'agitait plus, mais semblait guetter le meilleur moment de nous faussé compagnie. Mais, c'était son instinct de survie et même s'il avait compris que quoi qu'il tente il ne ferait pas le poids, je sentais l'odeur écœurante de sa transpiration m'indiquant son stress et son angoisse de trouver une issue. Normal, humain. Pas tellement comme la femme aux cheveux violets...

C'est alors qu'elle reprit la parole. Le son de sa voix détonnait avec l'atmosphère. C'était ce ton propre aux félins, entre le ronronnement sombre, presque menaçant et la douceur du son. Je ne l'avais pas remarqué au départ, mais c'était exactement ça. J'étais tellement fascinée par son timbre de voix, que j'en oubliais presque ce qu'elle me disait...

- ... J’ai envie de te proposer quelque chose, jeune Renarde…

Ses propositions et sa dernière remarque me firent réagir. Elle me plaçait sur un même pied d'égalité à peu de chose près. C'était assez étrange de la voir presque se rabaisser ainsi, ou plutôt de me donner plus de considération que la situation ne le permettait. Je crois que ce fut à ce moment-là que je décidais de lui céder une part de ma confiance. Pas naïve, je n'allais pas faire d'elle ma meilleure amie, mais je lui accordais suffisamment de crédit pour accepter de me dévêtir de mon manteau et de poser mes couteaux. Je restais cependant méfiante, et en gardais un seul sur moi, celui dans mon dos. En ayant une dizaine, se fut assez long de tous les enlever. Je les posais assez loin de Wood (pas qu'il tente quelque chose d'encore plus stupide que d'essayer de se sauver) et reportais mon attention sur la femme.

- Tu veux des informations, moi je veux la peau de cet homme. Alors si tu veux, je t’aide à lui soutirer, et tu me laisse le tuer. Il doit avoir des objets de valeur sur lui. On fait moitié-moitié, et cette affaire ne sort pas d’ici. Mais tout ça ne marche qu’à une seule condition… Je veux savoir la raison de tes recherches. Mais bon, ça, tu auras le temps de me le dire, non ?

Elle s'exprima doucement, en ressortant ses crocs, s'approchant aussi. Je ne savais pas trop à quoi elle jouait, mais il me parut évident qu'elle prenait plaisir. Peut-être était-ce comme l'animal qui jouait un peu avec son repas avant de lui arracher la trachée et d'en faire son dîner. Ce qu'elle me demandait n'était pas bien sorcier, mais je n'aimais réellement pas parler de ma enquête. Moins de personne était au courant, mieux je le serais tranquille dans l'idée que je ne le cherchais pas. D'ailleurs, est-ce qu'il pensait, ou avait-il seulement pensé une seule foi au fait que nous aurions pu vouloir nous venger avec Inaku ? Ou plus tard, Shosuke ? Je secouais la tête. Ce n'était pas trop le moment pour penser à ça, bien que j'avais déjà pas mal méditer à ce sujet.

Je soupirais. c'était un honnête marché, bien que tout pouvait basculer à chaque instant. Mais j'étais joueuse et j'avais idée derrière la tête, alors j'allais mettre carte sur table. Après, qu'elle soit elle même digne de confiance ou non me dérangeait quand même un peu, car comme dit, il fallait que je m'en tienne à mon plan. Mais ce n'est pas en gardant toujours tout sous silence que j'obtiendrais des réponses... Alors, quitte à jouer, je fais tapis.

- L'homme que je cherche est mon père, comme vous avez pu le comprendre. Cet homme aimant et formidable s'est transformé en assassin du jour au lendemain et sans crier gare. Il a assassiné ma mère sous les yeux d'un membre de ma fratrie et a essayé de tous nous éliminer... Mais comme dit, nous avons tout notre temps...

Je laissais un petit moment de flottement et me retournais vers Marin Wood. J'avais hâte d'entendre ce qu'il avait à me dire...







                 
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyJeu 16 Oct - 18:20
L’ambiance de la pièce, lourde et pesante, semblait s’adoucir au fur et à mesure. Alors qu’Abigail venait de faire part de sa remarque à la demoiselle se dressant face à elle, la situation semblait évoluer comme souhaité. Elle ôtait son manteau et posait ses armes blanches, alors que la panthère se léchait d’avance les babines de voir son plan se réaliser à merveille. Une certaine confiance semblait s’être instaurée entre les deux jeunes femmes. Mais elle le savait pertinemment. Il ne faut faire confiance à personne, pas même à son ombre. C’est d’autant plus le cas quand notre vie ne repose sur aucun point fixe. Etre maître de soi-même, être libre, cela implique une grande part de responsabilités et d’autonomie, et le doute et la naïveté n’ont pas leur place dans ce monde. Et cette petite Renarde sentait la méfiance à des centaines de kilomètres. Mais bon. Abigail ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, elle aussi était sur ses gardes. Même si chez elle, cela était devenu une habitude. Mais trop de méfiance peut aussi dissimuler un sale coup. Après tout, elle ne la connaissait pas, et ne savais d’elle que ce dont elle avait accepté de parler. Et elle n’était pas apte à vérifier la véracité de ses propos… La demoiselle avait déposé une dizaine de lames et son manteau loin de leur proie, avant de fixer à nouveau la chimère. Au premier abord assez pensive, elle finit enfin par s’ouvrir.

L'homme que je cherche est mon père, comme vous avez pu le comprendre. Cet homme aimant et formidable s'est transformé en assassin du jour au lendemain et sans crier gare. Il a assassiné ma mère sous les yeux d'un membre de ma fratrie et a essayé de tous nous éliminer... Mais comme dit, nous avons tout notre temps... »

Un léger rictus se dessina sur le visage de la chimère qui détourna le regard, se dirigeant à nouveau vers leur centre d’intérêt. Alors la raison de tout cela était un géniteur décevant ? Il faut croire que l’histoire de cette Renarde commençait à présenter un certain nombre de similitudes avec celle d’Abigail. Toutes deux étaient à la rue et luttaient de façon criminelle pour survivre. Toutes deux avaient un père décevant et une mère décédée. Mais, heureusement, les différences étaient bien présentes. Faisant voler l’homme contre le mur, entourant sa gorge avec une certaine force, la panthère le fixait droit dans les yeux, souriant à nouveau alors que ses canines s’allongeaient doucement.

Dans ce cas-là, faisons simple et rapide mon cher. La demoiselle veut des informations de toi. Et elle les obtiendra. Que tu sois consentant ou non. Mais je vais être généreuse. Je te laisse plusieurs choix. Le premier est assez simple, et c’est celui que tu devrais choisir, crois-moi… Les étapes en sont assez concises. La demoiselle te pose toutes les questions qu’elle souhaite, et tu y réponds sincèrement et rapidement. Et quand c’est fini, je te mettrais une balle dans la tête, et une dans le cœur. Tu mourras presque instantanément, avec très peu de souffrance à la clef. Le second choix est le plus stupide. C’est celui qui s’appliquera si tu refuses de coopérer. Dans ce cas-là, je te torturerais. Et ce, jusqu’à ce que tu craches le morceau. Et crois-moi, je ne suis pas le genre de fille délicate. Et quand elle n’aura plus de questions, je continuerais à te torturer. Et je te laisserais sûrement moisir ici une semaine, un peu moins ou un peu plus selon mon humeur, en revenant jouer avec toi chaque jour. Et enfin, le dernier plan, qui peut s’appliquer aux deux premiers, c’est au cas où tu nous aurais raconté des conneries. Dans ce cas-là, je me chargerai de faire subir le second plan à tous ceux à qui tu peux tenir. Sur ce, mon très cher, nous allons te laisser réfléchir quelques instants. Ne soit pas stupide, et fait les bons choix… »

Sur ces mots, la chimère vit un volte-face, lâchant l’homme qui s’écroula au sol. Sa chevelure violette avait balayé l’air avec élégance alors qu’elle venait s’appuyer à un mur, fixant la Renarde. Son regard se voulait compatissant, mais également encourageant. Croisant les bras, elle prit une voix bien plus douce et proche du murmure, que celle employée avec l’homme.

Moi aussi, j’ai été déçue par mon père. Par ma mère aussi. Mais je n’ai pas eu à les abattre, quelqu’un l’a fait pour moi durant le conflit. Et ce jour-là, je me suis sentie libérée. Et quelques années après, j’ai perdu la trace de quelqu’un, que je cherche encore aujourd’hui. Alors même si mon père est décédé, qu’il n’a pas abattu ma mère, et que mes recherches ne sont pas aussi actives que les tiennes, je peux malgré tout comprendre ce que tu peux ressentir. Alors j’aimerai t’aider. Maintenant. Mais… »

Sur ces quelques mots, elle baissa les yeux, évitant le regard de la demoiselle. Ce qu’elle s’apprêtait à lui demander était assez gênant, pas besoin de croiser son regard en plus de cela. Mais surtout. Comment allait-elle réagir ?

J’aimerais vous aider, toi et ta fratrie, également par la suite, si tu l’acceptes. »
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptySam 18 Oct - 23:50
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₪۩۞۩Abigail Tsumi₪۩۞۩₪

L'Alliée du Crime


"Les gens ne sont pas tout rose. Est-ce pour cela qu'ils sont pourris jusqu'à la moelle ?"




Le regard de la fatale jeune femme dévia vers Marin Wood après avoir souri dangereusement. Elle l'agrippa à la gorge après l'avoir projeté contre le mur. Je me reteins de ne pas m'élancer pour le libérer. C'était plus un réflexe de vouloir protéger ma source d'information, mais il allait falloir que je prenne mon mal en patience en attendant de savoir ce qu'elle avait derrière la tête.

Dire qu'elle m'intriguait était un fait indéniable. A vrai dire, j'avais senti dans son regard quand j'avais fini de lui compter un vague résumé de mon histoire, que ça l'avait touché. Enfin, cela découlait plus d'une impression qu'un réel état. Mais, je gardais ma méfiance. L'erreur que commettait certaines personnes, c'était de penser qu'au vue de mon jeune âge, j'étais naïve. Ciel, je l'étais à bien des égares, mais jamais quand il s'agissait de ma vie ou de celle des autres. Et ce que je respectais chez cette jeune femme, c'était qu'elle ne me traitait pas en faisant cette erreur. Elle comme moi, savions où nous mettions les pieds.

- Dans ce cas-là, faisons simple et rapide mon cher. La demoiselle veut des informations de toi. Et elle les obtiendra. Que tu sois consentant ou non. Mais je vais être généreuse. Je te laisse plusieurs choix. Le premier est assez simple, et c’est celui que tu devrais choisir, crois-moi… Les étapes en sont assez concises. La demoiselle te pose toutes les questions qu’elle souhaite, et tu y réponds sincèrement et rapidement. Et quand c’est fini, je te mettrais une balle dans la tête, et une dans le cœur. Tu mourras presque instantanément, avec très peu de souffrance à la clef. Le second choix est le plus stupide. C’est celui qui s’appliquera si tu refuses de coopérer. Dans ce cas-là, je te torturerais. Et ce, jusqu’à ce que tu craches le morceau. Et crois-moi, je ne suis pas le genre de fille délicate. Et quand elle n’aura plus de questions, je continuerais à te torturer. Et je te laisserais sûrement moisir ici une semaine, un peu moins ou un peu plus selon mon humeur, en revenant jouer avec toi chaque jour. Et enfin, le dernier plan, qui peut s’appliquer aux deux premiers, c’est au cas où tu nous aurais raconté des conneries. Dans ce cas-là, je me chargerai de faire subir le second plan à tous ceux à qui tu peux tenir. Sur ce, mon très cher, nous allons te laisser réfléchir quelques instants. Ne soit pas stupide, et fait les bons choix…

J'eus un sourire. Un sourire un peu stupide, mais le fait qu'elle était prête à m'aider me rendait heureuse. Bien que cet homme allait finir par manger des pissenlits par la racine, je savais que j'allais enfin pouvoir avancer et apporter des réponses à ma famille. J'espérais seulement pour cet homme qu'il n'allait pas jouer les braves, bien qu'il ressemblait plus à un poisson qu'on aurait sorti de son eau qu'à un ours enragé de vivre. Le courage n'était décidément pas ce qui se démarquait le plus de ce porc. Ce qui me stupéfait, c'est que je voyais une espèce de désespoir mêlé à une étrange résignation. S'attendait-il à ce qu'il se fasse éliminer comme ça ?... Je supposais que quand on était pas un avocat très net, on pouvait s'attendre à récupérer la monnaie de sa pièce un jour. Bien que je ne crois pas au Karma, cela pouvait s'apparenter à ça.

La jeune femme se retourna vivement lâchant avec rapidité Marin Wood. Elle s'approcha de moi et m'entraîna un peu plus loin avant qu'elle ne s'appuie contre un mur. Elle croisa les bras sur sa poitrine et me fixa longuement. Je sentis dans son regard le sentiment que j'avais deviné quelques minutes plus tôt. Elle était sincère et elle semblait aussi déterminée à me faire comprendre qu'elle n'était pas qu'une tueuse. Je vis l'humaine à travers la chimère et la femme à travers l'humaine.

- Moi aussi, j’ai été déçue par mon père. Par ma mère aussi. Mais je n’ai pas eu à les abattre, quelqu’un l’a fait pour moi durant le conflit. Et ce jour-là, je me suis sentie libérée. Et quelques années après, j’ai perdu la trace de quelqu’un, que je cherche encore aujourd’hui. Alors même si mon père est décédé, qu’il n’a pas abattu ma mère, et que mes recherches ne sont pas aussi actives que les tiennes, je peux malgré tout comprendre ce que tu peux ressentir. Alors j’aimerai t’aider. Maintenant. Mais… Fit-elle, d'une voix douce dans un murmure délicat.

Je l'observais attentivement. Je ne vis aucun mensonge dissimulé dans son discours et discernais même une once de tristesse dans le timbre de sa voix. Je ne savais pas trop quoi faire, à vrai dire. Ou plutôt quoi dire. Qu'elle m'offre une telle marque de confiance était un peu inattendu. Et m'aider...

- J’aimerais vous aider, toi et ta fratrie, également par la suite, si tu l’acceptes.

Elle était sincère. Je le voyais dans son regard qui fuyait le mien, le ton de sa voix, sa gêne... Elle voulait encore m'aider après même ce qu'elle venait de faire pour moi. Je fermais les yeux quelques secondes, savourant l'émotion qui passait en moi. La vie avait beau être cruelle, elle avait beau nous faire les pires coups et nous montrer des choses plus abominables les unes que les autres, il y avait toujours quelqu'un. N'importe qui, personne et tout le monde à la fois, qui un jour, comme ça, vous jette un regard, vous offre un sourire ou vous tend la main. Une seconde, une minute, une heure dans cette chienne de vie, ce n'est rien. Mais dans le malheur, c'est la lumière.

Est-ce que j'avais besoin d'aide ? Entre Kazu et Amélia qui s'occupaient de ma famille et qui m'aimaient aussi, je me sentais aussi redevable. Du côté affectif, j'avais. Mais je n'avais pas d'allié, pas d'amis. Dans ce monde, l'amitié était vite suivi de trahison. L'amitié, la vraie était tellement rare, qu'il fallait presque se la jurer en cachette.

Et à cet instant, ce n'était pas la question. Est-ce que la femme que je voyais devant moi était digne de confiance à ce point ? Qui dit qu'elle n'allait pas me tuer ? Me soutirer des informations ? Ou n'importe quoi d'autre ?

Mais je compris, que ça n'avait rien à voir. J'étais prête à lui donner sa chance, à accepter son aide. Car être seule dans ce milieu est beaucoup plus dur que de ne pas l'être. Je regardais fixement la femme aux cheveux violet. J'offris un immense sourire et je faillis parler en ma langue natale, ce qui provoqua un accent un peu plus fort qu'avant à cause de l'émotion

- Je l'accepte. J'accepte ton aide et t'en remercie... Juste, comment te nomme-tu ?

Question que j'aurais sans doute pu poser avant, mais je n'en avais pas eu réellement le loisir. Elle eut à peine le temps de me répondre que Marin Wood se remit debout et s'approcha presque timidement de nous. Je le toisais avec mépris et je sentais dans son regard un résolution morbide aux allures sarcastiques. D'ailleurs, il croisa les bras sur son embonpoint et afficha un visage froid. Venant de lui, ça me faisait presque rire.

- Je vais répondre à tes questions, Malagan. Mais, es-tu réellement prête à entendre les réponses ? Fit-il, un air de défit suicidaire devant la situation désespérée.

J'eus un rictus mauvais.

- Parce que vous vous en préoccupez ? Répondez, c'est toute ce qui m'importe. Première question : où est-il ?  
- Je ne le sais pas.

J'attrapais un couteau resté à terre et le lançais habilement. Il lui entailla l'oreille comme prévu. Celui-ci émit un couinement et attrapa son oreille entaillé. Il me jeta un regard horrifié.

- Je ne le sais vraiment pas ! Il est très mobile ! Depuis qu'il a quitté Xing et qu'il est venu à Central, je ne sais pas ! Je ne l'ai revu que trois fois et c'était soit au Nord, soit à l'Ouest ou ici même.
- Que fait-il exactement ?
- Il... cherche quelque chose. Pas vraiment quelque chose, plutôt des informations.
- Pourquoi ? Sur quoi ?

Il secoua la tête comme s'il venait d'émettre un refus face à mes questions. Il semblait résister alors je ne me gênais pas pour attrapais un autre couteau que j'envoyais dans sa cheville cette fois-ci. Il hurla de douleur et s'écroula pathétiquement au sol avant d'arracher la lame. Le sang jaillit et il gémissait face à la douleur. Il appuyait sur sa plaie en vain, refusant visiblement de sacrifier son foulard en soie sûrement. Il releva la tête sans croiser mon regard.

- Je ne sais pas pourquoi. Mais je sais qu'il n'est pas aussi saint que tu le penses et ceci bien avant qu'il ne tue sa femme. Il n'était pas... Celui que vous croyez. Il cherche des infos sur l'armée, la sécurité... Des trucs dans ce genre...
- Que voulez-vous dire ? Parlez !
- Je n'en sais pas plus ! J'étais juste là pour lui fournir les dossiers de certains de mes clients...
- Lesquels ?
- Je ne sais plus ! Il y en a eu tellement !

Je soupirais. Cet avocat ne savait que les trois quart des choses et c'était tellement incomplet que cela soulevait plus de questions que ça n'en résolvait. Il fallait que je reprenne depuis le début pour éclaircir tout ça.

- Donc, si je vous écoute, mon père n'était pas un gentil homme d'affaire, mais il avait des activités illégales ?
- Non. Ce que tu ne comprends pas, c'était qu'il travaillait pour quelqu'un, non pas pour son propre compte.
- Quoi ?

Il se tut quelques secondes et me regarda longuement, tout en continuant de presser sur sa blessure. Bizarrement, je me rappelais soudainement d'un vieux souvenir d'enfance le concernant. A chaque fois qu'il venait à la maison, il apportait une boîte de chocolat pour chacun de nous. Je n'ai jamais su pourquoi il faisait ça, mais quand j'étais petite, je ne me posais pas trop de questions. On m'offrait du chocolat, je disais merci et partais le manger. Cela ne m'empêchait pas de ne pas l'apprécier, son cadeau habituel lui offrait le droit d'être tolérer. Et secrètement, j'attendais ses visites rien que pour le chocolat. J'eus soudainement pitié et mon cœur se serra. Même s'il méritait de mourir et de souffrir, je n'étais pas prête à lui en vouloir.

Je m'accroupis à sa hauteur.

-  Je ne souhaite pas votre mort, mais cela ne dépend pas de moi. Malheureusement, vous êtes un pion sur un échiquier et dont le jeu vous dépasse. Dites-moi, car il ne reste plus à rien de cacher.
- Je... Ton père... Comme je te l'ai dit, il travaille pour quelqu'un. Un quelqu'un qui agit au niveau international, mais qui fait partie d'un groupe. Je ne sais vraiment pas plus. Je ne sais pas pourquoi il a tué votre mère... Je sais juste qu'il est près à tout pour son patron.
- Même essayer d'éliminer ses propres enfants ?

Il me dévisagea, surpris.

- Il a essayé de vous tuer ? Dieu du Ciel... Mais oui, cela peut en faire partie... C'est tout ce que je sais.

Il n'essayait étrangement pas de gagner du temps. S'était-il résigné ? Je ne souhaitais pas le savoir. Je jetais un coup d'oeil à la jeune femme, puis à Marin Wood. Je compris à son regard qu'il savait que son heure avait sonné. Dans mon cœur, il y avait cette douleur qui se logeait à l'idée que quelque chose de mon passé allait prendre fin. Des souvenirs qui allaient devenir les derniers et qui me rappelaient à quel point ma vie n'était plus ce qu'elle était. J'avais mal que Marin Wood meurt parce qu'il faisait partie du décor de mon enfance. Une enfance heureuse, mais qui sonnait fausse. Il fallait que je fasse le tri dans tout ce que j'avais appris.

Je me retournais vers l'homme gisant et me rendit compte que je ne l'avais jamais vue sourire depuis que je le connaissais. Il avait toujours cet air méprisant qui faisait fuir tout le monde. Un avocat pouilleux, dégoûtant, avare comme pas deux et d'un égoïsme sans fin. Un homme que le monde ne pleura pas. Mais une vie qui avait été lié à la mienne. Je lui souris.

- Merci. Merci pour le chocolat.

Je me relevais alors et lui tournais le dos, m'éloignant de lui, de sa mort. Je m'éloignais d'un fragment de passé que je ne souhaitais pas voir mourir. Peut-être que si j'avais été seule, j'aurais écrasé une larme pour ce que tout cela signifiait. Mais, je ne pus que m'approcher d'une fenêtre pour contempler la nuit qui tombait.

Il m'avait souri.

                 

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You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika]

MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyMer 25 Fév - 0:09
Appuyée contre le mur, bras croisés et regard vif, Abigail observait sa proie tout en guettant une quelconque esquisse de réponse de la part de la demoiselle à ses côtés. Celle-ci eut une réaction assez surprenante : elle ferma les yeux quelques instants avant de poser son regard à nouveau sur la chimère fixement. Un immense sourire vint illuminer le visage de la plus jeune prédatrice. Et elle accepta. Elle accepta l’aide, et Abigail ne put s’empêcher de sourire doucement, son regard s’illuminant spontanément. C’était si rare, de nos jours, et surtout dans ce milieu, d’accepter de saisir une main tendue, un sourire, un regard dénué de sentiments haineux ou dégradants. Le fait de ressentir une envie de partager le peu de bonté qui demeure encore au creux de son cœur et de voir quelqu’un accepter de la recevoir donnait presque à Abigail l’envie de pleurer de joie et de serrer Malagan dans ses bras. Etant d’un naturel solitaire et peu confiant, elle se surprenait dans cet élan de partage et d’amitié. Mais ce sentiment n’était pas aussi désagréable que dans ses souvenirs… C’est donc avec un grand sourire qu’elle lui dévoila son identité.

Moi c’est Abigail… Abigail Tsumi ! Mais tu peux m’appeler Abi, Malagan. »


Ayant à peine eut le temps de partager un instant avec Malagan, que déjà l’homme au fond de la pièce se relevait timidement pour s’approcher un peu plus d’elles. Croisant les bras, il essayait de prendre une allure d’homme sûr. Malgré son emploi qui nécessitait ce genre de capacités, aucune des deux femmes lui faisant face ne semblait dupe face à son rôle mal joué. Il se déclara prêt à parler, ce qui ne manqua pas de faire rire Malagan. Mais un aspect sombre semblait se dégager de ce rictus. Abigail pris le temps d’observer la jeune Renarde se charger de leur invité. Alors qu’elle le questionnait et n’obtenait aucune réponse, l’homme ne tarda pas à se retrouver avec l’une de ses oreilles entaillée par le lancer de couteau précis de la Renarde. Appuyée contre le mur, la chimère n’avait pu s’empêcher de laisser échapper un rictus. Malgré tout, ses sentiments étaient partagés. Certes, la scène était des plus plaisantes et risibles. Mais, cependant, cette force et cette adresse de la part d’une demoiselle si frêle et à l’allure si innocente demeuraient assez effrayantes, décrochant un frisson à la panthère. Elle n’écoutait pas réellement la conversation. Cela lui semblait déplacé, surtout dans le cas d’une entente naissante. En quelques instants, un deuxième couteau voltigea pour se planter cette fois-ci dans la cheville de l’homme. Vraiment habile… Et vraiment effrayante. Et l’homme demeurait pitoyable, un peu plus à chaque fois à travers ses actes. Malagan me lança un regard, avant de se retourner vers l’avocat. Elle lui glissa un mot avant de se relever, s’éloignant de lui. Abigail se redressa alors à son tour, comprenant que c’était désormais à elle d’entrer en scène… Alors que la demoiselle avait décidé de s’approcher d’une fenêtre, tournant le dos à la scène, la chimère vint poser une main sur son épaule, comme pour remplacer un long discours d’excuses et de soutien pour ce qui allait se dérouler sous ses yeux, avant de se tourner à nouveau vers sa proie…

Abigail s’avança, posant le bout de ses fins doigts sur la crosse de son Beretta, elle le saisit délicatement. Elle le chargea, le déclic résonnant dans le vide environnant. Et sans hésitation, elle vint loger en quelques secondes deux balles dans ce qui n’était pour elle qu’un tas de chair : une au milieu du crâne, une dans son cœur. Elle verrouilla son arme, la rangea, et s’accroupis auprès de l’homme pour le fouiller. Une montre, une chaîne, un bracelet. Tout cela valait au moins, à vu d’œil, une petite fortune proche des 7500 cenz. Un portefeuille se trouvait également sur le cadavre. En l’ouvrant, Abigail découvrit 5000 cenz. Elle jeta le portefeuille au sol, s’emparant de l’argent. Se levant furtivement, elle s’élança presque vers Malagan, glissant l’argent au creux de l’une de ses poches. Retournant vers le cadavre pour achever sa fouille, elle l’observa avec dédain. Comment en était elle arrivée là ? Comment un tas de chair et d’os inerte, sans vie, pouvait il la laisser de marbre. Tous ces corps empilés, toutes ces vies ôtées… L’animal qui l’habitait avait-il pris le pouvoir ? Elle qui avait tant souffert du massacre d’Ishbal, elle qui voulait aider Malagan, comment pouvait-elle, face à la mort, n’éprouver désormais plus que du désir macabre ou de la simple neutralité, à la limite du banal ? Etait ce devenu un plaisir malsain ? Ou est-ce que la survie avait pris le dessus, l’instinct animal lui ordonnant alors de protéger les siens : Ishbals et chimères ? C’était surement ça… Malagan était une jeune femme seule et livrée à elle-même, ayant perdu ses proches, se faisant appeler la Renarde grâce à l’instinct de survie qu’elle avait développé. Cela faisait d’elle un peu des deux…  Elle se releva doucement, se tournant alors vers Malagan.

Il faut croire que c’est fini, et que la vie reprendra son cours… »

Remettant le gilet qu’elle avait abandonné à l’entrée, elle le referma, replaçant correctement sa crinière féline. Le sang qui coulait du corps commençait à envahir le sol. Les deux impacts de balle, les traces de lames, et le portefeuille entrouvert,  vidé de son contenu, tout laissait penser à un meurtre motivé par l’argent et le vol. Des pilleurs agissant de paire dans ce cas. Les deux demoiselles n’entraient donc pas en compte dans cet assassinat, et cela arrangeait notre panthère… Elle se tourna vers Malagan, le sourire envahissant à nouveau son visage.

Je peux vous proposer de venir boire un verre chez moi, à toi et ta famille ? »
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyLun 6 Avr - 1:20
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₪۩۞۩Abigail Tsumi₪۩۞۩₪

L'Alliée du Crime


"Les gens ne sont pas tout rose. Est-ce pour cela qu'ils sont pourris jusqu'à la moelle ?"


L'histoire se termina comme toutes les tragédies de ce monde. C'est une chose qui avait cessé de vraiment me faire sentir quelque chose. J'étais soudainement devenue froide pour me protéger de tout ça. Réaction naturelle, une habitude qui m'a toujours suivi et qui me suivra encore longtemps. J'étais soudainement devenue sourde et ignorante du monde qui m'entourait, à vrai dire, je n'avais pas envie de faire le tri dans ma tête. J'avais des données, des infos, un mort à côté et une tueuse nommée Abigail que je commençais à apprécier et une vague de souvenirs que j'allais devoir refouler pour ne pas perdre pied.

Je ne savais pas vraiment ce qu'il allait se passer après. Il allait falloir que je sois seule pour mettre tout ça au clair. Pour l'instant, je ne voulais pas avoir la migraine. Je finis par me retourner quand elle me glissa de l'argent dans la poche. Je restais un moment interdite. Après tout, cet argent était celui d'un homme mort. Devrais-je le prendre ? Bien que par principe je n'en avais pas très envie, mais j'avais autant besoin de cet argent. Et si j'avais envie d'être un peu stupide, je me dirais qu'il n'en avait lui plus besoin. Finalement, je le garderais et je le donnerais à des orphelins que j'avais croisé dans la rue, peu de temps avant.

J'entendis Abigail glisser un commentaire sur la vie que j'écoutais à moitié, regardant la nuit tomber. Je me demandais ce que faisait ma petite famille à cette heure-ci. Elle me manquait réellement, ce petit bout de moi-même que je devais à chaque fois quitter. C'est d'ailleurs ce à quoi je pensais quand elle me proposa de venir chez elle. Le voulais-je ? Oui. Mais étrangement, pas par envie comme ça, mais j'avais envie de passer du temps avec elle. Cependant, les jours d'insomnies que je me traînais, j'étais surtout très fatiguée. Je souris alors.

- Puis-je abuser de ta gentillesse et de te demander logis, s'il te plaît ? Je partirais demain dès l'aube.

Je me pinçais la lèvre. C'était culotté et je comprendrais qu'elle n'accepte pas. Cela serait arrangeant, je n'avais plus les idées très cohérentes. A vrai dire, je n'avais pas mangé depuis deux jours, pas le temps de voler quelque chose ou quoi que ce soit... Je commençais à sentir la faim et le manque de sommeil. Quel ennui...

J'avais besoin d'air. J'avais surtout besoin de me barrer d'ici, loin du cadavre de Marin Wood qui semblait dégager des odeurs de mort, alors que c'était presque impossible. J'avais besoin d'aller courir un bon coup, évacuer tous ces sentiments, mais j'étais comme éteinte. Tout ce qui me donnait un peu de chaleur et de lumière à cet instant était la tueuse à gage. Ironique n'est-ce pas ? La vie l'est toujours.

A vrai dire, la chimère m'intriguait. Pourquoi m'avait-elle révélé son nom si ce n'est pour m'éliminer après ? Mais, mon excellent instant me souffla que ce n'était pas ça. Et comme j'étais La Renarde qui ne vivait que de son instinct et de son intelligence, je m'abandonnais à m'autoriser la folie de faire connaissance avec. Après tout, j'avais bien le droit de faire un peu ce que je voulais, j'étais une adulte responsable...

Je faillis rire tout en dévalant les escaliers, suivis par la demoiselle à la chevelure violette. Dehors, la nuit avait déjà envahit l'espace et je m'arrêtais quelques secondes pour respirer un peu d'air frais et admirais les étoiles. Elles n'étaient pas très visibles à cause de la lumière de la ville, mais je me dis que c'était les mêmes que chez moi. A Xing. J'eus un petit sourire.

- Je suis venue seule à Central. Ma famille est en sécurité, loin de moi.

Je me tournais vers elle, cherchant son regard dans l'obscurité et lui souris tout en remontant la capuche de ma cape. Ainsi encapuchonnée, je me fondais parfaitement dans les ombres de la nuit et j'aimais cette sensation d'être invisible dans un monde sombre.

- Je pense que tu comprends ça. Personne ne peut être en sécurité quand on est de l'autre côté de la barrière.

Je me doutais qu'elle comprendrait. Après tout, nous étions toutes les deux sûrement bien plus semblables que je ne le serais jamais avec les autres de cet univers...



                 

©Setsu Nekos
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyDim 26 Avr - 21:09
Alors que la féline humait doucement l’air, observant la jeune renarde, elle constata que celle-ci lui demandait si elle pouvait dormir chez elle. Abigail fronça immédiatement les sourcils. Et laissa apparaître l’un de ses crocs. Elle se voulait menaçante… Jusqu’à ce qu’elle se décide à entreprendre une danse semblable à celle d’une poule, agitant ses bras de façon désordonnée en riant aux larmes. Elle acquiesça, comme si son « oui » se voulait être une évidence. La suite se déroula comme une évidence. Alors que Malagan s’élançait dans les marches de ce grand bâtiment, la chimère la suivit, ses mèches violines virevoltant dans sa course. La nuit avait déjà recouvert de ses ailes la ville. Les étoiles illuminaient le ciel en guise de réconfort. Rentrés à trois, seules deux personnes ressortaient de ce bâtiment. Et surtout deux alliées maintenant liées par la dure loi de la survie.

-" Je suis venue seule à Central. Ma famille est en sécurité, loin de moi. Je pense que tu comprends ça. Personne ne peut être en sécurité quand on est de l'autre côté de la barrière. "

La chimère sourit doucement à la demoiselle. Toutes deux une capuche sur le crâne, elles étaient le parfait exemple d’une féminité mystérieuse et nocturne, animale en somme. Guettant les alentours, Abigail ne vit personne. Quel contraste impressionnant par rapport aux rues encombrées auxquelles les demoiselles faisaient face quelques heures plutôt. C’est là que la panthère réalisa qu’elle avait passé là plusieurs heures. Et pourtant, le temps aux côtés de la Renarde lui avait semblé filer comme une rivière dévalant une pente abrupte. Un sourire lui échappa. C’était rare, dans cette ville, de se sentir proche de quelqu’un… Et pourtant…

-" J’habite à quelques rues d’ici. Un petit studio miteux. Mais il y a de quoi boire, de quoi manger, de quoi se laver, de quoi se reposer… Que demander de plus ! Tu me suis ? "

Abigail avançait doucement, ses talons claquant doucement sur le pavé. A cette heure, les rares signes de vie que l’on peut percevoir permettent très clairement de lire en celui que nous croisons comme dans de l’eau claire. Les êtres pressés sont les plus fragiles. Des personnes lambda, avec une vie bien rangée, routinière. Des proies de choix. Ceux qui vacillent viennent de noyer leur chagrin dans l’alcool. Ils sont vulnérables, mais se croient invincibles. Des proies faciles, mais au comportement imprévisible. Il y a ceux qu’on voit à peine. Qui se dissimulent. Les oiseaux de nuit. Des proies qu’il faut savoir appréhender. Et enfin, il y a ceux qui prennent leur temps. Ceux à qui la rue appartient, d’autant plus la nuit. Les plus futés, ceux qui survivent peu importe les changements qui seront occasionnés. Ceux-là ne peuvent plus réellement être considérés comme des proies… Abigail et Malagan faisaient partie de cette dernière catégorie. Mais elles devenaient des exceptions. Car dans cette catégorie, contrairement aux autres, il n’y a pas d’amis. Que des vautours prêts à vous saisir à la gorge pour sauver leur peau aussi longtemps que possible. Et pourtant. La panthère avait trouvé quelqu’un à qui elle faisait confiance… Et qu’elle souhaitait protéger, histoire de sauver leurs peaux aussi longtemps qu’elle vivrait…
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyJeu 6 Aoû - 11:21
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₪۩۞۩Abigail₪۩۞۩₪




La charité du crime.


"Du même monde..."




- J’habite à quelques rues d’ici. Un petit studio miteux. Mais il y a de quoi boire, de quoi manger, de quoi se laver, de quoi se reposer… Que demander de plus ! Tu me suis ?

J’eus un rire, heureuse de la voir acceptée ma demande audacieuse. Je ne devrais pas me sentir rassurer à l’idée d’aller dormir chez une tueuse à gages, mais au contraire, j’étais plus que détendue. Cette femme éveillait en moi un vieux sentiment que je croyais avoir perdu avec le temps. Le désir d’amitié, le désir de partager quelque chose avec quelqu’un. En fuyant mon pays natal, j’avais aussi renoncé à cette partie-là de mon existence et pour survivre dans la rue, il ne valait mieux pas privilégier ce sentiment.

Mais aujourd’hui, j’étais plus forte, plus débrouillarde. Même si j’avais un objectif bien définie, une famille à protéger, je voulais un peu penser à moi. M’offrir une chance de construire des relations, autres que professionnelles. Car il fallait dire, qu’à part celles-ci, j’avais joué la carte de la sécurité et je n’avais plus d’amis depuis longtemps.

Mais quelque chose dans cette femme, bien que toute personne normale aurait déjà fui, me faisait voir une opportunité de réaliser cette envie. Et puis, je pourrais peut-être enfin avoir assez confiance en quelqu’un  pour lui compter un peu des choses sur moi. Ne plus tout refouler, ne plus tout cacher à tout le monde. Exister un peu plus, enfin.  Cette perspective me mettait le baume au cœur et j’espérais qu’elle comprenne mes sentiments.  

Je lui emboîtais le pas en mémorisant le chemin. Dehors, il n’y avait pas un chat. Rare était les rencontres et l’infortune guettait les âmes innocentes qui pouvaient s’aventurer à cette heure tardive. Je me sentais rassurée de savoir que non seulement je n’étais pas une âme innocente, mais qui plus est, que j’étais accompagnée. Si j’avais été encore la Malagan de Xing, j’aurais sautillé un peu partout en parlant à une vitesse folle. Ah, je me souvenais à quel point j’avais la langue bien pendue et une énergie inépuisable. La belle époque, dirait-on, une autre vie, dirais-je.
Je levais les yeux vers le ciel étoilé. Rien ne m’empêchait d’être à nouveau un peu cette Malagan. D’être un peu moins solitaire. D’être plus confiante dans les gens. D’être ambitieuse et positive.

Et surtout, d’être plus libre en partageant mes démons.

Merci, Abi.

Spoiler:
 



                 

©️Setsu Nekos
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MessageSujet: Re: You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] You know what they say about us… These girls are a problem… [PV – Malagan Seika] EmptyDim 11 Oct - 21:44
Spoiler:
 
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