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Forum ouvert le 25/02/2014
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D'après les rumeurs,
Le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G,
tondant la pelouse avec un tablier rose.

Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"

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Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika]

MessageSujet: Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika] Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika] EmptyMar 2 Sep - 11:32
Un...deux...trois...quatre...cinq sourires. Cinq joies de vivre, ignorant jusqu'au plus petit souci. Une image débordante de rires, à tel point qu'ils semblent encore résonner à mes oreilles. Un paysage idyllique avec en arrière-plan des arbres portant les fleurs colorées du printemps et un soleil des plus rayonnant. En premier plan, une famille de cinq membres. La maman est assise sur une bûche avec un bébé dans les bras, endormis. Elle sourit en voyant le papa finir de mettre une de ses filles sur ses épaules. Cette enfant se tient comme elle peut, bouchant pour cela la vue de l'homme qui sen amuse plutôt que s'en irriter. La deuxième fille offre son plus beau sourire à l'appareil photo, heureuse de vivre avec une famille si soudée.

Voilà à quoi ressemble la photo que je fixe depuis une demie-heure, assise sur un banc, à l'ombre d'un arbre. C'était il y a tellement longtemps, lors d'un pique-nique ensemble. Shosuke n'avait que quelque mois et moi, j'allais bientôt fêter ma neuvième année. La fille sur les épaule, c'est moi. Je n'ai jamais été très à l'aise à cet endroit et mon papa faisait exprès de m'y mettre, se moquant de mon anxiété, gentiment, tendrement. Du coup, je ne m'énervais pas, je tentai de me calmer et de prendre  du plaisir, là-haut. Depuis, tout a changé. Ou presque. La tendresse de maman est partie avec elle, papa est devenu un assassin pour une raison inconnue, le caractère de ma soeur s'est durcit et Shosuke ne sourit plus autant qu'avant. Ses parents lui manquent. Mais une chose n'a pas changé: le lien qui nous unit tous les trois... Enfin... je l'espère...

Ce que j'ai vécu hier avec Malagan sème un peu la pagaille en moi. Je sais qu'elle m'aime beaucoup, elle me l'a prouvé lorsqu'on était dans la rue, mais je sens qu'elle me croit toujours chétive et fragile, et c'est cela qui me gène. Ce n'est pas l'image que je veux diffuser car de cette façon, je ne serai qu'un fardeau qu'il faut protéger. Si j'ai appris l'élixiologie  avec Kazu, c'est justement pour me rendre utile et rendre la pareille à celle qui a pris soin de moi depuis tant d'année. Malheureusement, jusqu'à maintenant, à part quelques interventions sommaires dans les rues auprès de gens qui attendaient les premiers soins avant l'arrivée secours, je n'ai jamais su montrer le potentiel que j'avais. Alors évidemment, Malagan n'a pas pu se rendre compte de ce que je valais...

Mes yeux quittent finalement la photo et je soupire longuement. Peut-être qu'il mieux ainsi... Je ne suis peut-être pas aussi forte que ce que je voudrais prétendre. Il ne me reste donc plus qu'à rentrer à East city et continuer mon petit train-train quotidien. La mine un peu morose, je me lève et commence à marcher dans les rues, ruminant cette réflexion sans cesse. Je déambule au hasard, histoire de me détendre et de profiter de l'agitation autour de moi pour mettre ces pensée dans un coin de mon esprit.  Mais soudain, surgissant de la foule, je vois un enfant en pleur courir vers moi. Visiblement préoccupé par bien autre chose, il ne me remarque pas et fonce sur moi, la tête la première avant de tomber sur les fesses. Ses yeux se braquent immédiatement dans ma direction. À leur couleur rougeâtre, je constate qu'il pleure depuis un bon moment. Surprise par ce contact un peu brusque, je reste quelques secondes immobile, avant de magenouiller et de poser mes mains sur ses épaules, afin de le calmer.

Eh bien alors, qu'est-ce qu'il t'arrive mon garçon ?

Ma...ma...ma soeur... ils...ils l'ont...attraper...ils vont... la ... la... c'est horrible ! gémit-il

J'affiche un air étonné devant ce visage apeuré. Puis un déclic se fait dans ma tête. La voilà l'occasion !! Si je parviens à extirper la soeur de ces presonnes, elle pourra témoigner devant la mienne. À ce moment, la question de savoir si j'en suis capable ou simplement de la force de mes futurs adversaires ne m'effleure même pas l'esprit, ne serait-ce qu'un instant. Obsédée par l'idée d'impressionner Malagan, je me mets en tête d'aller sauver cette jeune fille, me relève et tends la main au garçon, le visage trahissant ma détermination.

Montre-moi où tu l'as vu la dernière fois !

Vous...vous pouvez m'aider ?

Peut-être. Aller guide-moi !

Le gamin se remet debout et prend ma main pour courir dans la direction d’où il était venu. Pendant le court trajet, je ressens une sorte d'adrénaline, une réjouissance mêlée à une anxiété. J'allais me jeter volontairement dans la gueule du loup pour montrer que je peux en sortir toute seule. Ce raisonnement totalement inconscient me paraît à cet instant tout à fait logique et réalisable. Bientôt, mon guide s'arrête.

Là... ils l'ont emmené là-dedans fit-il en pointant une vieille bâtisse avec une paroi en bois. À sa gauche se trouvait une ruelle peu fréquentée... juste pas assez fréquentée pour enlever quelqu'un en toute discrétion. De notre côté, il n'y avait pas de fenêtre. J'ordonne à l'enfant de rester où il est et commence à longer le bâtiment par la gauche jusqu'à tomber sur une ouverture. Vu la grandeur, elle devait contenir une porte auparavant, mais elle a dû tomber ou simplement être dépendue. Craignant une présence derrière la paroi, je sors une seringue avant de tenter un regard à l'intérieur. Personne. J'entre prudemment, balançant mes yeux partout autour de moi, mais je ne découvre que des poutres faisant office de pilier.  Le coeur battant, je profite de l'éclairage d'une fenêtre à ma droite, de l'autre côté que celui par lequel j'ai découvert la maison pour finalement repérer un escalier en bois. Redoutant qu'il ne grince si je monte dessus, j'entreprends de ne marcher que sur le bord en m'accrochant à la barre. Chemin faisant, j'entends soudainement crier, ce qui me stoppe dans ma progression.  C'était le cris d'une jeune fille. De cette jeune fille sans doute... et bientôt, une voix menaçante se fait entendre:

ALLEZ, on ne va pas y passer la nuit, mets-toi à table !

Je...je ne sais...sais rien... il... il ne m'a rien dit... je vous en pris...

Toujours immobile, un moment d'hésitation me prend. Mais il n'est que bref. Je secoue la tête pour chasser toutes les questions qui pouvaient surgir dans une telle situation. J'ai peur certes, mais bizarrement, à cet instant, c'est ce qui me motive à avancer, car plus ce sera risquée, plus Malagan sera enclin à me faire confiance. Je continue donc de monter, avalant difficilement ma salive. Arrivée en haut, je quitte silencieusement la barre pour m'approcher sur la pointe des pieds de la porte située à quelques mètres des escaliers, sur la gauche. Je m'appuies sur le mur et observe ce qu'il se passe à l'intérieur. Deux hommes étaient présents, l'un assis, une cigarette à la main et l'autre debout, près de la jeune fille. Elle gémissait de douleur, par terre, les joues gonflées sous les coups, les mains attachées. Elle supplie l'homme d'arrêter, mais celui-ci lui lance un regard froid. Autant dire qu'il ne lâchera pas l'affaire. Constatant qu'elle n'a toujours pas dévoilé ce qu'il voulait, il sort un couteau et s'apprête à lui porter un énième coups.

C'est ce qui déclenche le réflexe de mes jambes. Sans que je ne contrôle vraiment mon corps, je me sens m'interposer et planter la seringue que j'avais sortie toue-à-l'heure dans le bras de l'homme. Instantanément, il lâche le couteau et son membre tombe comme une marionnette à laquelle on aurait coupé un fil. Je reprends mes esprits et m'empresse de ramasser le couteau que je pointe sur lui, comme défense. L'autre homme se manifeste.

T'es qui toi !

Affichant un visage calme, ne reflétant aucunement la peur qui me tirallait, je réponds:

Appelez-moi la soeur de la Renarde.

Il fronce les sourcils à l'évoquation de ce nom. D'un signe du regard, il ordonne à son serviteur quelque chose. Au vue de sa réaction, il ne doit pas me croire. Logique, une fille si peu musclée, et habillée en tunique bleue, ce n'est pas beaucoup crédible. Et pourtant...

Mais je n'ai pas le temps de réfléchir plus longtemps. De justesse, j'évite un coup du serviteur par un mouvement sur le côté. Solidement postée sur mes deux pieds, je remercie les nombreuses heures d'entraînement avec maman ou Kazu, et évite tous les coups de l'homme avec l'agilité qui me caractérise. J'arrive à placer deux ou trois coup dans la mâchoire de l'homme, précis, comme à mon habitude, mais malheureusement pas assez fort pour le faire reculer. On pourrait croire que j'effectue une danse tellement mais mouvement sont souple et calculé. Il n'en ai rien.

Commençant à fatiguer, je pars une dernière tentative du serviteur et profite du laps de temps qu'il utilise pour se remettre en position de frapper et sors une petite boule de mon invention que je jette violemment par terre. Bientôt une fumée violette se disperse et me sert de camouflage. De plus, la vue de mon adversaire se trouble et sa tête commence à tourner.  N'étant pas affectée, il m'est facile de rejoindre la jeune fille et de la rassurer par ma voix de fille, en lui demandant comment elle se sent. Erreur fatale. Grâce à ce son sans doute, je sens quelque chose de brillant surgir derrière moi. Surprise, je n'arrive pas à esquiver à temps, et me retrouve avec une coupure à l'avant-bras, causé par un couteau. La fumée se dissipe peu après, mais pour moi, ma défense s'arrête là...

Le sang qui sort de ma blessure me paralyse soudain. Etant ma grande phobie, il me rappelle la mort de maman, son cadavre, des flash incessant défile devant mes yeux, et ma respiration devient difficile. Je me prends la tête et devient impuissante.

Alors les rumeurs disaient vrais... un peu de sang et la soeur de la Renarde devient vulnérable.. comme c'est triste... l'entends-je murmurer

Mes bras sont soudainement entourés de ceux du serviteur, qui a lui aussi repris tout ses esprits, et je me soulevée jusqu'à être debout. Le chef me regardent, jouant avec son couteaux.

T'aurais pas dû venir ici conclut-il avant de lever son arme et de me donner un premier coup sur l'épaule, qui m'arrache un cri de douleur, amenant sa dose de sang en plus.  

ça y est, la punition est là. Des larmes prennent le tobbogan et mon coeur se serre de remords. Pardon Malagan... je voulais tant... et maintenant j'en suis là... tu es pathétique Inaku... Tu te retrouve proche de la mort, impuissante et à leur merci... par simple égoïsme, tu t'es jetée dans la gueule du loup et tu n'es pas fichu d'en sortir...

Malagan, Shosuke, je vous demande pardon, restez vivants... je vous aimes gémit-je avant de recevoir une autre coups sur la deuxième épaule.
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MessageSujet: Re: Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika] Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika] EmptyVen 12 Sep - 17:01
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₪۩۞۩Inaku Seika₪۩۞۩₪



L'enfant, l'adolescent et l'ombre de l'adulte...

"Le temps ne sait rien dire, il ne fait que passer vite."





Tu rides ego fleo.

Il y a des jours où aucune expression existante peut qualifier l'état d'esprit dans lequel on se trouve. Faut-il d'ailleurs toujours définir notre état d'esprit ? Il était parfois plus déprimant de mettre des mots sur ce qu'on pourrait passer avec un peu de temps. Je ne parle pas des choses qui nous tracassent longuement, je parle de l'instant même. Celui dont on ne profite pas, trop préoccupé à savoir ce qu'on va faire au lieu d'envisager maintenant. C'était d'ailleurs avec ce sentiment de ne pas profiter de l'instant que je t'étais sortie sur un coup de tête.

Les rues de Central étaient étrangement peu bondées. Je ne savais pas quelle heure il était et même si la position du soleil pouvait me l'indiquer, je n'avais guère envie de me préoccuper de l'heure. Assise sur le toit d'une maison, je regardais les gens marchaient, là en bas. Un vieil homme avec son chien en laisse qui bavardait vivement avec une jeune femme aux cheveux blond en chignon qui elle aussi promenait un petit chien, un trio de vieilles dames qui se tenaient par les coudes pour se frayer un passage, une mère et deux enfants qu'elle tenait fermement par la main tout en bloquant son sac à main qui glissait sur son épaule, ou encore quatre hommes tirés à quatre épingles riant bruyamment en réajustant leur haut de forme... Ils avaient tous quelque chose de tellement fascinant. Ils étaient comme la scène d'un tableau au couloir chatoyante et aux ombres discrètes. C'était un bouquet de chaleur, de bonne humeur et de simplicité de vie. Elle me rappelait l'innocence de certains jours, le bonheur éphémère, cette impression insaisissable que passé, présent, avenir n'avaient d'importance que dans un autre instant.

J'étais heureuse. Bien que j'étais allée à l'encontre de certaines choses qui me tenaient à cœur, j'étais heureuse. J'avais des gens pour m'aimer et j'avais ma famille, toujours bien présente et à l'abri. J'allais pouvoir me racheter une conduite, payer mes infractions en faisant ce que je savais faire de mieux. Un jour, quand j'aurais rencontré quelqu'un que j'aimerais au point de vouloir construire quelque chose, un jour où je penserais un peu à moi, je me trouverais un vrai métier. J'aurais un salaire moyen, une petite maison où Inaku et Shosuke débarqueront à l'improviste avec leur petite famille et où Amélia et Kazu prendront congés...

C'était une vision drôle. C'était comme un rêve d'enfant retranscrit sur une feuille blanche aux traits précaires. C'était une vie un peu trop rose pour que je la prenne au sérieux, mais j'étais une petite fille qui n'avait pas eu le temps de beaucoup rêvé d'avenir. Alors, je me le permettais, je prenais ce temps que j'avais et qui me faisait défaut. Je savourais l'idée de me voir heureuse, l'âme en paix.

Je rejetais la tête en arrière. Malheureusement, pour y arriver, j'allais devoir faire encore des sacrifices. J'allais bientôt avoir vingt et un an, j'avais le temps de tout mettre en œuvre. Je me redressais, puis me levais en époussetant ma cape. J'avais revêtu ma traditionnelle jupe et un débardeur noir. Voilà plusieurs heures que j'avais faussé compagnie à ma sœur qui semblait m'en vouloir réellement d'essayer de tout faire pour me racheter. Je ne supportais pas de la voir comme ça, mais je préférais qu'elle voit en moi le monstre sans cœur et égoïste qu'une incapable. Elle ne comprenait pas que même si aujourd'hui nous avions trouvé la paix, j'avais en moins ce tableau noir de tous ce que j'avais dû faire pour qu'ils soient tranquilles maintenant. Je ne pouvais pas changer ce que j'étais, mais je pouvais faire en sorte que ce que je suis soit profitable aux bonnes personnes...

Je me baladais sur les toits, profitant du soleil et de ses rayons quand je vis en contre-bas, un petit garçon recroquevillé dans un coin d'une ruelle. Je n'y prêtais d'abord aucune attention, mais quelque chose me fit tiquer quand je vis son visage rougi. Je jetais un coup d'œil aux alentours et constatais qu'il n'y avait presque personne. Peut-être était-il perdu ? Je repérais une poubelle fermée assez haute et je sautais dessus. Le bruit fit relever vivement la tête du petit garçon. Il paaissait effrayé et sur le point de détaller.

- Hé, hé, calme-toi, calme-toi, je ne te veux aucun mal... Je m'appelle Malagan et je me demandais si tu t'étais perdu. Fis-je tout doucement en m'approchant, montrant mes mains et souriant doucement.

Il semblait légèrement hésité avant de se lever. Il me fixa longuement, ne faisait rien d'autre que me regarder, puis il se mit à sangloter. Je l'atteignis et le pris dans mes bras, le berçant doucement.

- Allez, allez, dis-moi donc ce qui ne va pas.
- Ma... ma sœur... elle s'est fait attrapée par des hommes... Il lui veulent du mal... Et il y a l'autre fille qui est venue... Elle a dit qu'elle allait chercher ma sœur, mais elle n'est pas revenue !...

Je fronçais les sourcils et j'eus un très mauvais pressentiment. Ma respiration se fit plus sèche et je posais mes deux mains sur les épaules du petit garçon, la mine très sérieuse.

- Dis-moi où est-ce qu'elles sont.

Il renifla et m'indiqua un bâtiment qu'on voyait à peine à la place où j'étais, mais je le repérais. Je serrais les dents et me redressais.

- Écoute-moi, je vais aller voir. Si je ne reviens pas dans une dizaine de minutes, tu cours le plus vite possible et tu demandes de l'aide au près de la police, d'accord ?
- Vous allez y aller ?

Je lui souris alors et lui caressais la joue en lui disant qu'il fallait bien qu'un adulte s'occupe de tout ça. Il semblait se rassurer un peu et il se ré-installa près de la poubelle une fois que je l'eus dépassée. Je pris une grande inspiration. Cette histoire me semblait drôlement louche. Une jeune fille qui se fait attraper et une autre qui va lui porter secours ? Qu'est-ce qu'il pouvait donc bien se passer pour qu'aucune des deux n'est rejoins le petit garçon. J'espérais que ce n'était pas un piège quelconque, je n'étais pas d'humeur. Mais ce qui m'inquiétait maintenant, c'était de comprendre ce qu'il se passait et trouver les deux filles pour les ramener dans leur famille.

J'arrivais devant le lieu indiqué et passais par une fenêtre brisée en faisant le moins de bruit possible. Le bois semblait vouloir gémir sous mes pas et je n'hésitais pas à geler cette partie sous mes pieds. J'entendais des éclats de voix et des bruits pressés au fond du couloir. Méfiante, je grimpais à la charpente en bois, avant de me laisser glissait dans une pièce voisine à celle où j'entendais les voix. De là où j'étais, je pouvais distinguer deux hommes et deux autres silhouettes. L'un des hommes me faisaient dos, mais il semblait tenir quelqu'un plaqué contre sa poitrine et une jeune fille à ses pieds qui sanglotait. J'essayais de distinguer un peu mieux avant de voir la chevelure noire qui volait entre les bras de l'homme. Mon sang ne fit qu'un tour. Il n'y a qu'un seul type de personne qui possédait cette nuance de cheveux, et c'était les gens originaires de Xing. Je n'étais pas sûre, mais ce que j'entendis par la suite fit monter une rage inhumaine en moi.

- ... un peu de sang et la sœur de la Renarde devient vulnérable.. comme c'est triste... T'aurais pas dû venir ici. Claqua la voix du premier bourreau.

- Malagan, Shosuke, je vous demande pardon, restez vivants... je vous aimes.

Inaku.

C'était Inaku. Inaku. Ma petite sœur. Mon trésor. Ma raison de vivre. La tête me tourna un instant, et ma vision se troubla légèrement. Je repris mes esprits rapidement, plus sanglante que jamais. Je m'avançais alors faisant claquer mes pas sur le parquet qui grinçait. Le visage froid, le cœur frémissant d'une haine dévoratrice, je marchais. Lentement, sûrement, aussi calculé que l'étaient chacun de mes gestes, je frémissais, m'étouffais avec l'envie de planter mon couteau entre ses deux yeux. Dès qu'ils m'entendirent, ils tournèrent tous la tête. Je ne croisais pas le regard d'Inaku et fixais l'homme qui tenait ma sœur droit dans les yeux. J'eus un rictus quand il prit un air menaçant.

- Putain, c'est pas un lieu de rencard ici, barres-toi ! Me cria le premier, celui qui semblait avoir sacrément mangé au vue de son état.

Je m'arrêtais à cinq mètres d'eux, par pure provocation. Je pris soin de refroidir l'air ambiante, la faisant plus glaciale que jamais, jusqu'à même faire apparaître un peu de gèle sur les poutres. Je vis dans leur regard une légère surprise, mais aucun des deux ne changèrent de position.

- Vous avez quelque chose qui m'appartient.
- Tu débloques, on a rien ! S'exclama celui qui se tenait debout, près d'Inaku et de l'homme.
- Je crois que vous m'avez mal compris. La fille que vous tenez dans vos bras.
- Quoi ? C'est qu'une mioche qui s'dit être sœur de La Renarde. Fit-il en crachant et en la secouant un peu.
- Exactement. C'est ma sœur.

Ils mirent chacun quelques secondes à réaliser, mais c'était déjà trop tard. J'avais gelé leurs chaussures et je m'élançais rapidement pour envoyer un coup de pied dans la tête du plus proche.

Je ne sais plus exactement ce qu'il se passa. Je distribuais des coups et faisais gicler un peu de sang. Je ne pourrais dire si c'était le mien ou le leur, mais je frappais, esquivais jusqu'à plus aucun des deux ne bougent. Jusqu'à que la rage qui m'animait me fasse frapper le mur le plus proche, me faisant exploser mes phalanges. Je me retournais vivement et regardais ma sœur qui s'était recroqueviller près de la jeune fille qui me regardait avec des yeux terrifiés. Mon poing me faisait mal et le sang coulait à flot, et je dû me résoudre à m'asseoir parterre pour reprendre mes esprits. Je reniflais un bon coup.

- T'allais vraiment le laisser te tuer comme ça ? J'sais pas ce que t'as fait pour te retrouver comme ça, mais si tu recommences une connerie comme ça, je te jure que tu ne me reverras plus jamais. J'aurais pu tuer ces mecs pour t'avoir touché. Je ne l'ai pas fait parce que je ne voulais pas que tu voies ça. Mais les voir morts m'auraient fait ni chaud ni froid. Alors réfléchis un peu. Ne me fais pas devenir un monstre que je ne suis pas.

Je crachais un filet de sang avant de ricaner, toujours dans un état second. J'avais envie de dormir, de pleurer, de hurler, d'évacuer toute la frustration d'avoir cru perdre Inaku. Mais je restais assise là, à une distance raisonnable, assez loin pour que je ne puisse pas la regarder, que je ne puisse pas entendre ses mouvements.

- J'ai réfléchi. Je sais que tu as grandi, que tu es plus forte, plus intelligente. Mais là, tu me montres que tu n'as pas plus évolué que ça.

Je me levais enfin et m'approchais d'elle la fixant droit dans les yeux. Arrivée à sa hauteur, je m'accroupis avant de la regarder longuement. Elle était bien amochée. La voir comme ça fit redescendre la colère en moi et je posais ma main intacte sur sa joue, essuyant ses larmes.

- Grandir, c'est aussi prendre conscience de ses limites. Tu les as testé, et j'espère que tu as pu voir qu'il fallait encore travailler. A ton âge, j'étais bien plus nulle que ça. Mais tu n'as pas besoin d'être aussi forte. Je t'admire déjà assez.

Je lui souris.

Tu rides ego fleo.

Littéralement, "Toi, tu ris, moi, je pleure."

Aujourd'hui et à jamais, n'inversons pas les rôles. Car les deux peuvent être une marque de bonheur.  




Spoiler:
 

                 
©Setsu Nekos
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Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika]

MessageSujet: Re: Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika] Laisse-moi te montrer comment je sors de la gueule du loup [pv malagan Seika] EmptyLun 22 Sep - 16:02
J'attendais, qu'il vienne ce coup. Qu'il se décide enfin à desserrer mon coeur  qui me faisait intensément ressentir le regret qu'il éprouvait. Pourquoi j'ai fait ça ? Malagan ne verra jamais tout ceci, ça ne sert à rien... Le sang coule de mes épaules et me tient dans une demi-peur qui me brouille l''esprit. Je tente de contrôler ma respiration et l'image que je fixais avant de venir ici me revient. S'il est vrai que quitter Malagan et Shosuke me laissera un grand vide, quelqu'un le remplira largement une fois dans l'autre monde. Maman, attends-moi, je te rejoinds enfin, et nous pourrons vivre ensemble et heureuse dans les bras l'un de l'autre, pour la fin des temps. Mes frères et soeurs nous rejoindront quand il voudront et nous vivrons en famille, unis et souriants.

Un sourire timide se dessine sur mon visage à ses pensée réconfortantes. J'étais prête à mourir.

Mais l'homme qui tenait le couteau commence alors à réagir bizarrement.

Putain, c'est pas un lieu de rencard ici, barres-toi !  

Ma tête se relève, à qui parlait-il ? Je suis la direction de son regard et tombe... sur la Renarde en personne... ma soeur, fixant courageusement, avec une haine visible les deux hommes. Elle ne me regarde pas, mais moi je la fixe, les yeux agrandit. Toute ma pensée s'effondre sous l'effet de sa soudaine présence.

Vous avez quelque chose qui m'appartient.

Mon ange-gardien semble se dresser  sous la forme de ma soeur. Je vois une porte de sortie à toute cette tristesse qui m'envahissait. Je n'écoute plus la suite de la conversation jusqu'à ce que Malagan ne frappe l'individu qui me retenait. Je me laisse tomber et me rattrape avec mes bras. Mes épaules me lancent soudainement et me font grimacer mais pas le temps de penser à ça. Je rampe jusqu'à la jeune fille et la détache de la chaise. Puis, elle vient spontanément dans mes bras, le visage en larme, rechercher un réconfort que je m'efforce de transmettre de mon mieu.

ça va aller lui soufflé-je

C'est...c'est qui ? La folle...

C'est ma soeur, tu n'as rien à craindre, elle ne te fera rien

D'ailleurs, pas question de la regarder cette soeur. Mon coeur ne tiendrait pas. Je sais ce dont elle est capable quand elle est dans cet état-là. Je me contente de rassurer la pauvre victime de toute cette histoire. Puis, quand le calme revient, je me laisse quelque secondes pour laisser ma propre tension s'atténuer et repousse gentiment la jeune fille pour l'examiner. Elle regardait toujours ma soeur avec de la peur dans les yeux. Apparemment, seule le visage est beaucoup blessé. La main qui la retenait à la chaise est rouge et il y a quelque rappures le long du corps mais rien de grave au premier abord.

- T'allais vraiment le laisser te tuer comme ça ? J'sais pas ce que t'as fait pour te retrouver comme ça, mais si tu recommences une connerie comme ça, je te jure que tu ne me reverras plus jamais. J'aurais pu tuer ces mecs pour t'avoir touché. Je ne l'ai pas fait parce que je ne voulais pas que tu voies ça. Mais les voir morts m'auraient fait ni chaud ni froid. Alors réfléchis un peu. Ne me fais pas devenir un monstre que je ne suis pas.


J'arrête mon examen à ces mots. Elle avait totalement raison... Je n'ai pas réfléchis... J'étais simplement obsédée par cette idée de la surprendre... Je l'entends cracher ce qui me fit retourner et accélerer le rythme cardiaque. Eh oui... Encore ce maudit sang... J'allais me lever et courir vers elle pour la soigner quand elle continue  

- J'ai réfléchi. Je sais que tu as grandi, que tu es plus forte, plus intelligente. Mais là, tu me montres que tu n'as pas plus évolué que ça.

Ces mots firent bondir mon coeur. c'est ça... j'attendais ça... Il me semblait si loin et pourtant je l'avais déjà. J'avais cette reconnaissance de la part de ma soeur depuis longtemps et je me battais ardemment pour l'acquérir... Quelques larmes sortent, témoin de l'immense émotion qui germe en moi. Je la vois s'approcher, une grande boule dans la gorge.

- Grandir, c'est aussi prendre conscience de ses limites. Tu les as testé, et j'espère que tu as pu voir qu'il fallait encore travailler. A ton âge, j'étais bien plus nulle que ça. Mais tu n'as pas besoin d'être aussi forte. Je t'admire déjà assez.

Je ne me retiens plus et lui saute au cou, malgré la douleur que cela engendre. Cette dernière phrase fait exploser une joie immense qui démultiplie mes larmes. Je sens s'évacuer le regret pour laisser place à un soulagement salvateur. Sanglottant toujours, je lui réponds, à elle, mon ange-gardien.

Pardon... et merci Malagan... Je voulais tellement te montrer... je... voulais être à tes côtés... ne... pas rester dans ton ombre et...et... et te servir comme bouclier indéfiniment... crié-je presque

Je marque une pause pour reprendre mon souffle et resserre un peu mon étreinte.

Je voulais simplement être ta complice... c'est tout... laché-je dans un souffle murmuré

Je la lâche enfin et tente un petit sourire.

Mais j'ai compris que... que si je voulais t'être utile, la seule chose que je pouvais faire, c'est te soigner, et permettre à ton corps de tenir le coup malgré les épreuves.

J'essuie quelques larmes et me relève pour aller chercher ma sacoche tombée pendant le combat. Je farfouille dedans, prends deux fioles et retourne vers les deux filles . Pendant cette manoeuvre, je conclus.

Et maintenant, je suis déterminée à remplir mon rôle. Je serai ton soutien plutôt que ton fardeau. Je serai fière d'être ton infirmière déclaré-je avec mon plus beau sourire en m'agenouillant vers ma soeur et lui tendant une des deux fioles.

Cette fiole permettera de la requinquer comme au début du combat. Elle sera en forme et pourra à nouveau être mon ange-gardien et moi sa garanti de survie.

Satisfaite de cette constatation, je me mets à l'oeuvre pour soigner la jeune fille avec la deuxième fiole, le coeur heureux.

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