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Forum ouvert le 25/02/2014
Jetez un coup d'oeil à notre Organigramme.
Beaucoup du prédéfinis du manga sont disponibles !
Prenez le temps de zieuter nos prédéfinis des membres !

D'après les rumeurs,
Le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G,
tondant la pelouse avec un tablier rose.

Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"

Des gens cherchent des RPs ! N'hésitez pas à venir zieuter ici

Votez pour le forum toutes les deux heures ! Il y aura des nouvelles têtes et des nouvelles aventures !
Un post pour 250 cenz ! ~

Nous recherchons des méchants pour mettre la pagaille en Amestris ! Les infiltrés recrutent toujours !
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A l'occasion de pâques, notre chimère commence à voir des bibines partout dans toutes les images du forum !
Pendant ce temps... Dominic, Elena et Princesse se font la guerre pour les trouver.
Finir dans un love hôtel avec Banou, ça motive !

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MessageSujet: Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] EmptyLun 11 Aoû - 14:37
La nuit était tombée depuis maintenant 3 longues heures, les ruelles étaient désertes déjà que de jour il n'y a pas grand monde alors de nuit et en plus dans un des quartiers les plus malfamés de North City encore moins, la ville tout entière était comme plongée dans la pénombre à cause de la neige qui n'arrêtait pas de tomber, on ne voyait rien à plus de 50 mètres, seul la cendre de ma cigarette éclairait tant bien que mal dans cet épais mur de flocon. À la recherche d'un indic j'avais demandé des informations au QG pour connaître le lieu le plus dangereux du coin, l'endroit où se réunissaient toutes les ordures de cette région et on m'avait conseillé d'aller à l'auberge « Le rince cochon », j'étais accompagné de Léo et de Sven comme d'habitude, pour cette mission j'avais décidé que nous agirions en civil pour plus de discrétion.

Au détour d'une ruelle, j'aperçus l'enseigne de la taverne, un gros porc ivre avec une pinte dans la main, je levai les yeux vers le ciel et dis d'un air dépitai :

Ça doit être ça...

L'endroit se trouvait dans un cul-de-sac, il n'y avait rien d'autre dans les parages hormis des poubelles, des chats de gouttières et des clochards, j'avançai prudemment le premier dans sa direction devant les deux autres qui se mirent à chacun de mes côtés, un homme ivre se rapprochait de notre groupe en titubant puis il m'accosta :

Hé ! M'sieur vous auriez pas une petite pièce !

Sans lui porter la moindre considération, je continuai ma route, il tenta de m'agripper, mais Sven le projeta du trottoir d'un seul coup avec une aisance déconcertante, l'homme gémit quelques mots et sans nous retourner, nous entrâmes enfin dans la taverne. Lorsque j'ouvris la porte, les gens cessèrent leurs activités pour nous dévisager puis ils reprirent leurs occupations, comme je mis attendais le bar était aussi miteux à l'intérieur cas l'extérieur, je me retournai vers mes hommes pour leur donnaient des instructions discrètement :

Séparons-nous pour avoir le maximum d'information sur...vous savez qui.

Après ces mots, ils acquiescèrent la tête et partirent chacun dans des directions différentes, je décidai alors de me diriger vers le comptoir ou le barman peu sourient s'approcha de moi :

Vous êtes nouveau vous ? Vous voulez boire quelque chose ?


D'un signe rapide de la main je lui demandai de s'approcher ce qu'il fit et je lui murmurai à oreille :

Je voudrais des infos sur les illuminés est-ce que vous pensez pouvoir m'aider.

Je lui glissai discrètement un billet de 50 Cenz au même moment, l'homme inspecta le billet puis le mit dans sa poche avant de me réponde de la façon la plus spontanée possible :

Jamais entendu parler.

Au début, j'étais très étonné de mettre fait avoir comme un bleu aussi facilement, puis après mettre fait à l'idée que je venais lamentablement de me faire escroquer par un vieux, je n'avais qu'une seule idée en tête à ce moment-là s'était de lui foutre mon point dans la tronche, mais frapper le barman devant une assemblée de voyous n'était certainement pas la meilleure façon de rester incognito, je lui lançai un regard noir et je pris sur moi puis sans un mot, je repartis un peu plus loin m'asseoir sur une table seul pour retenter ma chance plus tard avec quelqu'un d'autre d'un peu plus bavard tout en espèrent que mes deux subordonnés feraient mieux que moi.
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MessageSujet: Re: Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] EmptyMar 12 Aoû - 23:30
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₪۩۞۩Zack Derington₪۩۞۩₪

Dans les feux de la glace...


"Les premiers pas vers le rachat de son âme et du pardon de ses péchés, ce fait en offrant aux autres. "




J'avais rarement vue la neige.

Il neigeait jamais beaucoup à Xing. J'avais découvert la neige, la vraie, celle qui tombait à gros flocon, ici à Amestris, à L'East. J'avais été fasciné comme une enfant par ce grain blanc qui tombait silencieusement d'un ciel gris. J'avais adoré ce contact glacé sur ma peau et je l'avais gravé dans ma mémoire. Cette glace, cette eau froide était devenue mon élément. J'en avais appris son Alchimie et je la maîtrisais avec doigtée. Je la sculptais, la modifiais, l'animais et elle était mon allié. Être dans le North, entre ces montagnes immenses et suintantes de neige éternelle, était comme arrivé dans un paradis étrange. J'étais dématérialisée dans un univers que j'abordais avec mon Alchimie et que maintenant je pouvais découvrir à grande échelle.

Je me suis offert ce voyage après avoir pris la décision de prendre quelques vacances, loin de Mustang, de ma soeur, de mon frère, d'Amélia et Kazu et surtout, loin des missions à risque. Voilà un mois que j'avais quitté l'East pour Central. Là-bas, j'avais rencontré une tueuse à gage en cherchant des informations sur mon père, puis le Colonel Roy Mustang, ainsi qu'une certaine "Rouge"... Ces dernières semaines avaient changée ma vie, de telle façon, qu'une autre s'offrait à moi. Mais, il fallait que je fasse le vide. J'avais besoin de réfléchir, de m'éclaircir les idées, de s'avoir ce qu'il en était. Parce qu'au final, ma vie est une succession de bouleversements dont je me serais bien passée. Entre l'assassinat de ma mère par mon père, puis sa tentative de meurtre sur mon frère et ma soeur et sur moi-même, en suite notre traversée du désert et nos deux ans de vie dans la rue suivit de notre "adoption" par le couple excentrique et l'histoire se termine par la rencontre avec Mustang... Ou commence. Enfin importe. J'avais sauté dans le premier train direction le North après avoir prévenu le Colonel et ma famille de mes vacances en solitaire.

Le pavé de la rue n'était qu'une couche transparente et luisante qui reflétait la lune. Il était tard, très tard. Je venais seulement de trouver une auberge après m'être promené deux bonnes heures et j'avais décidé d'aller me mêler aux habitants de la nuit. Après tout, on connait une ville à ces activités nocturnes. Mais j'avais décidé d'être tranquille, ce qui voulait dire que je n'allais pas faire les poches, ni m'attirer des ennuis. Mon pas était tranquille et j'avançais en ayant les bras croisés sur ma poitrine. Vêtue de ma fidèle cape bleue nuit, j'avais dû troquer ma jupe par des collants sous un pantalon noir qui collait tant bien que mal à ma peau, et d'un pull moulant rouge que je cachais sous une veste de la même couleur. L'innovation qui me perturbait, était mes bottes. J'avais troqué mes bottines pour des bottes fourrés et elles m'avaient coûtés une petite fortune... Je n'avais pas froid, j'étais presque immunisée contre. Mais je ne crachais pas sur un peu de chaleur quand le vent se levait. Je n'avais jamais vécu un temps aussi froid alors je ne souhaitais pas une pneumonie avant la fin de mon séjour. Je m'amusais à former un chemin que je traçais grâce à l'Alchimie, en le décorant de quelques motifs florales qui se sculptait après mes pas.

A vraie dire, j'étais tellement concentrée sur mes motifs que je ne remarquais pas le changement de décor. Peut-être parce que j'y avais été habitué à ce sentiment d'insécurité aux notes lugubres, mais je mis plus de temps à l'identifier. Un quartier, un espèce de Ghetto aux allures encore potables et aux maisons encore correctes se dessinaient dans la lumière faible de quelques réverbères. Je plissais le nez. Je m'étais perdue. Je marmonnais dans ma barbe que c'était bien ma veine, avant d'essayer de trouver un bistrot. Chose facile à faire, vue que le bruit d'un taverne non loin couvrait le silence nocturne.

Je trouvais mon bar et entrais dans cet univers familier après avoir esquivé quelques ivrognes qui souhaitaient me tirer ma capuche. A l'intérieur, l'odeur du tabac et du vomis venait se mêler à l'odeur de l'alcool qu'on sentait un peu partout. Des hommes ivres morts ou rigolant à gorge déployé tout en abordant les serveuses trop peu vêtues pour ce temps. Je m'approchais du bar, sans retirer ma capuche. Je ne la retirais que quand je fus à la hauteur du barman, à qui je commandais une bonne bière. Je le vis en suite partir, aborder par un homme. Un homme... Des cheveux couleur rouge vif venait illuminer ses yeux couleur ambre, donnant une ombre étrange sur son visage, orchestrée par la lumière. Je me mordis la lèvre. Pas mal. Pas mal du tout.

Mais ce qui attira mon attention fut son geste vers le tavernier. Il se pencha vers le jeune homme, sembla prendre quelque chose et marmonner de façon à ce que seul l'homme aux cheveux de feu l'entende. Malheureusement, l'échange ne sembla pas fructueux, le regard ambre se durcit et l'homme se leva et s'éloigna. Curieuse comme toujours, j'en vains à me demander ce qui c'était dit. J'en aurais oublié cet épisode si le tavernier ne s'était pas rapproché de mon coin en marmonnant dans sa barbe. Je l'interpelais.

- Hé bien, hé bien, quelque chose vous tracasse ? Souriais-je gaiement.  

Le tavernier se redressa et sourit en me dévisageant. Je devais avoir l'air d'une jeune fleur sauvage fraîchement débarquée, ce qui rendit le dialogue plus facile. Au bout de quelques secondes, il me mangeait dans la main.

- Alors, que voulait notre ami aux cheveux rouge ?
- Des renseignements sur des illu... J'sais plus qui. Un touriste louche encore...
- Il faudra me dire qui ne l'est pas ! Fis-je ne éclatant de rire, réellement.

Donc, il cherchait quelqu'un ou quelque chose. Je secouais la tête. Non, non, je suis en vacances. En V.A.C.A.N.C.E.S. Donc, on se fiche pas mal de ce que veut ce... Ah, puis zut. Si je croyais au Karma, je dirais que j'ai beaucoup de chose à faire pour me racheter, mais je ne savais pas non plus si c'était une personne honnête ou un banal toxicomane à la recherche d'une drogue. J'avoue que j'eus pris ma décision quand je lui jetais à nouveau un coup d'œil. A mon goût pour mon goût, je commandais une deuxième bière. Je l'attrapais et m'aventurais au fond de la taverne, esquivant les mains baladeuses. Arrivée à sa hauteur, je posais la bière devant lui, avant de m'installer en face de lui, remettant une de mes mèches en place. Soutenant son regard, j'eus un petit sourire au coin.

- Il semblerait que vous cherchiez des informations. Mais, je ne travaille pas pour n'importe qui... Je suis la Renarde.

Je marquais une pause pour siroter une gorgée de ma bière.

- Si mon nom ne vous dit rien, sachez que, ce que vous cherchez, je peux le trouver.

J'hésitais un instant à lui préciser que tout dépendait des infos qu'il voulait, mais je me tus et décidais de le laisser parler. S'il ne savait pas qui j'étais, ce n'était pas très grave, mais si c'était un homme ayant un lien plus ou moins indirect avec l'armée, s'il se renseignait au près des bonnes personnes, il pouvait savoir que je travaillais comme indic. Mais, même s'il ne pouvait pas se renseigner et qu'importe qu'il était, il m'intriguait réellement. J'avais démarché déjà beaucoup de personne pour ce genre de boulot, mais si avant j'acceptais les missions sans compter, maintenant, je faisais attention.

J'étais toujours La Renarde. Mais à la différence, j'essayais de me racheter une conduite.

Et visiblement, même en vacances.



                 
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MessageSujet: Re: Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] EmptyVen 15 Aoû - 14:43
J'avais choisi d'aller sur une table au fond de la salle pour pouvoir observer la foule sans être dérangeai encore une fois par un ivrogne. Je mettais immédiatement avachi sur la chaise avec le bras gauche qui pendait sur le dossier et j'avais mis mes pieds sur le coin de la table, alors qu'avec mon bras droit je cherchais mon paquet de clope en tapotant vigoureusement toutes mes poches j'aperçus une femme avec deux bières dans les mains qui s'approchait, je regardai un peu partout autour de moi s'il n'y avait pas d'autre personne, rien. Elle ne pouvait que venir me voir, je la dévisageai de la tête aux pieds, mes méninges fonctionnaient comme jamais, plein de questions traversaient ma tête.

Que me voulez telle ? Qui était-elle ? Une serveuse ? Non ça m'étonnerait qu'il y en ai une dans ce genre d'endroit, trop tard ! Elle était déjà à mon niveau et avait posée les deux bières sur la table dont une juste devant moi, je ne pouvais pas m'arrêter d'observer minutieusement chacun de ses faits et gestes, cette jeune femme m'intriguait.

Elle s'installa juste en face de moi tout en remettant délicatement une mèche rebelle qui était tombée sur son visage, elle dénotait complément avec l'atmosphère nauséabonde qui régnait dans la taverne sa présence donnait l'impression qu'une fleur venait tout juste d'éclore au beau milieu des bas-fonds de North City, son visage de poupon ressemblait à celui d'une poupée de porcelaine et son teint pale ainsi que ses pommettes roses accentuaient la ressemblance puis j'arrêtai de la dévisageait pour la regarder enfin dans les yeux, des yeux bridés qui me faisait dire qu'elle venait probablement de Xing, elle me fixait avec un petit sourire en coin et me dit.

Il semblerait que vous cherchiez des informations. Mais, je ne travaille pas pour n'importe qui...je suis la Renarde.

La renarde, la renarde...quand j'étais à Central j'avais déjà entendu parler d'elle, mais je ne sais plus pourquoi ça ma reviendra bien assez tôt, mais la question qui me trottait le plus dans la tête s'était comment avait-elle su que j'étais à la recherche d'information alors que je venais juste d'arriver depuis à peine 3 jours et en plus c'était ma première mission dans les coins, je n'eus pas à réfléchir longtemps pour savoir qui était le responsable, hormis moi et mes hommes il n'y avait que... je jetai un petit coup d'œil vers le comptoir en direction du barman, lui !
Je ne pus m'empêcher d'esquisser un léger sourire quand je compris tout.

Après ses mots, elle prit une pause pour prendre une gorgée et continua.

Si mon nom ne vous dit rien, sachez que ce que vous cherchez, je peux le trouver.

Même si elle me captivait, elle n'en restait pas moins une gamine, mais une gamine bien courageuse quand même pour oser venir me voir en connaissant l'identité des personnes que je cherchais et ce qu'ils font. Toutefois, qu'est-ce qui me disait que ce n'était pas encore une autre arnaque comme venait de me faire le barman, depuis que j'avais été muté ici je n'avais toujours pas réussi à m'habituer aux habitants et à leurs tempéraments de sauvage, mais son air innocent me donnait l'impression qu'elle serait facile à rouler.

J'étais tellement plongé dans mes pensées que j'oubliais même un instant qu'elle était devant moi à me fixer en attendant que je lui donne une réponse.

Hum...oui excusez-moi je réfléchis trop parfois. Effectivement, votre nom me dit vaguement quelque chose, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi, quant à moi savoir qui je suis n'a pas d'importance.


Je m'arrêtai de parler pour fouiller dans mes poches et prendre enfin mon paquet de clope, je sortis une cigarette en la prenant délicatement entre mes dents pour la retirer de l'emballage, alors que j'essayai de l'allumer avec mon briquet je repris la conversation avec la Renarde tout en restant concentrer sur mon but.

*Clic! Clic!*

Je voudrais que vous me disiez tout ce que vous savez sur les illuminés, le lieu où ils se rassemblent, l'identité de leurs membres et surtout leur prochain coup.


Je réussis enfin à l'allumer puis avec un sourire malhonnête je lui tendis mon paquet pour lui en proposait une.

Marché conclu ?
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MessageSujet: Re: Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] EmptySam 16 Aoû - 0:35
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L'homme de Feu et la femme de Glace...


"Le pacte se signe avec intelligence et non défiance.  "



J'avais compris depuis longtemps que les gens ne me prenaient pas souvent au sérieux.

Je savais que j'étais ce genre de filles qu'on remarque tout de suite. On m'avait un jour qualifié de "belle" ou de "poupée fragile", très loin de l'image que je me forçais de créer. Je n'en dormais presque pas la nuit quand j'y pensais parfois. Ma nature névrosée revenait au galop dans ces moments-là et je maudissais intérieurement ces charmes, mais je m'en voulais après car c'était un héritage de Maman. A cette image extérieur s'ajoutait ma jeunesse. Bien que venant de fêter mes vingt ans, on me donnait facilement moins. Un peu trop d'ailleurs. La logique demanderait à ce que je le prenne comme un compliment, mais dans mon "travail", je ne pouvais pas me permettre qu'on me traite comme une enfant. J'avais plus que besoin d'être prise au sérieux et je ne lésinais jamais sur les moyens. Mais j'étais avant tout une voleuse, ainsi qu'une mère de substitution à ma petite sœur et mon petite frère.

Son long silence me faisait douter de mon choix. Avais-je bien fait, finalement ? Il va m'envoyer bouler, comme beaucoup d'autre avant lui. Même si j'avais une apparence avantageuse, finalement, ça me portait plus préjudice qu'autre chose. Et je ne parlais même pas quand j'allais draguer... Mais généralement, je ne le faisais jamais, à part pour vraiment obtenir un contrat, je suis loin d'être une fille de joie, j'ai plus d'amour propre que ça. Mais s'il venait à refuser, j'allais non plus pas insister et profiter un peu du moment. Je sirotais ma bière une nouvelle fois. Le seul point positif, c'est que je tiens tellement bien l'alcool, j'allais pouvoir m'en enfiler plusieurs pour noyer le refus, si refus il y a. Je restais tout de même méfiante.

- Hum...oui excusez-moi je réfléchis trop parfois. Commença-t-il, me sortant de mes pensées à mon tour.[/color]

Je secouais légèrement la tête, remettant à nouveau ma mèche en place.

- Effectivement, votre nom me dit vaguement quelque chose, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi, quant à moi savoir qui je suis n'a pas d'importance. Fit-il, tout en sortant un paquet de cigarettes.

Je regardais attentivement ses lèvres saisir la cigarette qu'il s'appliqua à allumer, faisant tourner un briquet entre le bout de ses doigts très légèrement jaunis par le tabac. On sentait l'habitude à travers ses gestes et je pris note qu'il ne semblait pas fumer pour décompresser, mais bien par une habitude aux abords récurrents. J'en vains à me demander quel genre d'homme s'était. Il me semblait froid mais pas inaccessible. Je lisais une certaine détermination dans ses traits et je me demandais jusqu'où pouvait-il aller pour atteindre son but. Son attitude un peu nonchalante semblait été souligné par sa position légèrement avachis sur son assise.

En temps que bonne tricheuse au Poker, j'avais appris certains signes qui ne trompent pas. En l'occurrence, cet homme ne voulait pas se faire connaître. Il ne semblait pas stressé, ni inquiet, alors il ne devait pas être un délinquant en fuite, mais je remarquais son regard quand il se portait sur les lieux où nous nous tenions et je comprenais qu'il n'appréciait pas vraiment être ici. Donc, ce n'était pas un habitué ou peut-être un nouveau dans le milieu. Après, il pouvait être un très bon acteur, mais certains regards et gestes ne trompaient pas. Pourtant, il ne se comportait pas comme s'il avait quelque chose à craindre. Et s'il cherchait des informations sur les Illuminés, c'est qu'il n'y avait que deux possibilités : soit il travaillait pour une Mafia ou un gang, soit il était du Gouvernement. Étrangement, je ne le voyais pas en Mafieux, ni membre d'un gang. Qui plus est, son comportement ne collait pas avec ce genre de personnes et j'en savais quelque chose pour en avoir souvent fréquenter.

Je tranchais et concluais qu'il devait être un militaire. Si je me trompais, je réviserais mes classiques d'interprétations du langage corporel. Mais je me donnais le plaisir du doute, après tout, j'étais en vacances. Enfin, je l'étais.

- Je voudrais que vous me disiez tout ce que vous savez sur les illuminés, le lieu où ils se rassemblent, l'identité de leurs membres et surtout leur prochain coup.Continua-t-il, me sortant à nouveau de mes pensées.

Je me cachais de toute réaction, me disant qu'il avait accepté un peu vite. Généralement, on me posait un peu plus de questions, il y avait un peu plus de méfiance. Qu'est-ce qui lui garantissait pas que je le roulais  ? Ou que si je trouvais meilleur acheteur pour mes informations, je lui ferais faux bond ? Peut-être un opportuniste un peu trop pressé, mais je me mets sur mes gardes. J'eus tout de même un sourire au coin. Cela ressemblait à une demande ou je ne m'y connais pas.

- Marché conclu ?

Il me prit au dépourvu en dévoilant un sourire provocateur et aux allures légèrement mauvais garçon. Ce côté un peu joueur me plaisait décidément dans un sens et encore plus quand je le vis sortir son paquet de cigarette, l'agitant légèrement pour en faire sortir une. En ne quittant pas ses yeux, toujours en souriant, je l'attrapais et me la coinçais entre les lèvres. Lentement, je conduis ma main à son briquet, touchant sa main.

J'étais tout de même méfiante, alors je guettais la moindre de ses réactions. Comment allait-il réagir face à cette irruption dans son espace vital et à cet emprunt ? J'allumais la cigarette et tirais dessus avant de souffler. Je fumais seulement quand on me proposait ou plutôt qu'un client me le proposait, c'est à dire pas souvent. Je reposais le briquet sur la table, comme un signe de notre accord.

- Il me semble que cela ne pose pas de problème. Vous avez de la chance, je suis sensée être en vacances, donc je fais cette commission à prix réduit... disons que, je viens d'arriver et que je ne connais en rien de la bonne restauration du coin.

Je soufflais lentement la fumée en recule sur mon fauteuil. Décidément, si le bon Dieu existait, j'espère qu'il note les efforts que je fais pour ne pas demander à cet homme le prix habituel de ce genre de course. Je secouais la tête en souriant.

- Demain soir, vingt heures. Je vous retrouve près de la gare, juste avant le poissonnier. Soyez à l'heure et j'offrirais le thé.

Je lui offris un dernier sourire et me levais. J'entendis sa réponse pendant que je me dirigeais vers la porte et remontais ma capuche sur la tête. Une fois dehors, je jetais le reste de la cigarette et m'éloignais, réfléchissant à dans quoi j'avais encore mis le nez.

Ah, Malagan.



                 
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MessageSujet: Re: Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] EmptySam 23 Aoû - 15:17

Un resto sinon rien




J'avais visiblement réussi à la déstabiliser en lui proposant si rapidement de faire affaire avec elle, après tout je n'avais rien à perdre, car à part elle jusqu'à maintenant mes efforts pour obtenir ne serait-ce que la moindre information n'avait pas porté leur fruit, ce n'est pas évident de tirer les vers du nez aux gens du Nord et puis si elle venait à moi directement c'est qu'elle désirait quelque chose, mais quoi ? J'imaginais que j'allais très vite le savoir en tout cas .
Ce n'est qu'après que je me suis dit que mon empressement à collaborer avec elle pourrait peut-être la mettre sur la défensive et ruiner mes chances d'avoir des infos sur les illuminés...du moins de façon pacifique. Puis en voyant qu'elle continuait à me sourire et à prendre tout cela avec calme, je compris qu'elle n'était pas une gamine comme les autres et qu'en fin de compte elle ne serait pas si facile à duper que ce que je pensais au début en la découvrant.

Elle accepta ma cigarette qu'elle posa entre ses lèvres et elle commença à approcher sa main de la mienne pour prendre mon briquet, elle souriait toujours sauf que ce n'était qu'un masque, car on pouvait très bien voir qu'elle était prudente vis-à-vis de moi rien qu'en observant la lenteur et toutes les précautions qu'elle prit avant de toucher ma main, elle m'observait tel un animal sauvage prêt à prendre la fuite à la moindre réaction de ma part, je continuai à la fixer avec un léger rictus aux lèvres et sans faire le moindre mouvement brusque puis l'atmosphère devint beaucoup moins tendu lorsqu'elle prit mon briquet, alluma sa clope et prit une taffe.

Il me semble que cela ne pose pas de problème. Vous avez de la chance, je suis sensée être en vacances, donc je fais cette commission à prix réduit... disons que, je viens d'arriver et que je ne connais en rien de la bonne restauration du coin.

Après ça elle souffla sa fumée et se remit à l'aise sur sa chaise pour montrer qu'elle attendait désormais une réponse de ma part, je fus tout d'abord surpris par son offre, je m'attendais à tout sauf à une invitation au restaurant, mais sa proposition était plus qu'honnête surtout que je pouvais choisir le lieu du rendez-vous ce qui me garantissait qu'elle ne pourrait pas me tendre de piège, avant même de pouvoir acceptais ou non son offre elle continua.

Demain soir, vingt heures. Je vous retrouve près de la gare, juste avant le poissonnier. Soyez à l'heure et j'offrirais le thé.

Elle sourit puis s'en même attendre ma réponse elle se leva et partie, surpris par la vitesse à laquelle elle décida de mettre un terme à notre conversation je m'empressai de lui répondre avant qu'elle ne disparaisse aussi rapidement qu'elle était arrivée.

J'accepte ! À demain alors !


Puis elle remit sa capuche et comme une ombre insaisissable elle disparut aussitôt dans la nuit sombre et glaciale de North City. Je n'étais pas du genre à me laisser impressionner pourtant cette fille avait réussi à titiller ma curiosité. Une fois rentrée au QG il faillait absolument que je m'empresse de faire des recherches plus poussaient sur cette « Renarde ». Après ça je sortis de mes pensées et j'appelai Sven et Léo d'un discret geste de la main, les deux hommes s'approchèrent de moi et très sobrement ils me dirent.

À part des alcooliques il n'y a rien d'intéressant ici.

Pareil pour moi j'ai rien trouvé.


Tss...Heureusement que je suis là, bon rentrons je vous expliquerai tout sur la route.

Je jetai un discret coup d'œil à la foule autour de moi.

Il y a peut-être des oreilles qui traînent dans les coins.

Nous repartions comme nous étions arrivés avec moi devant les mains dans la poche, la clope au bec, Léo et Sven à chacun de mes côtés.
La traque semblait enfin commencer et je sentais mes sens se mettre chaque jour un peu plus en éveil.

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MessageSujet: Re: Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] Quand le chasseur rencontre la renarde [PV: Malagan Seika] EmptyDim 24 Aoû - 23:50
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₪۩۞۩Zack Derington₪۩۞۩₪

On ne gagne pas à tous les coups...

"La chance d'avoir du talent ne suffit pas ; il faut encore le talent d'avoir de la chance..."



La nuit ne faisait donc que commencer pour moi.

Voleuse, la nuit était mon amie, mon alliée dans mes magouilles et ma partenaire de réflexion. Bien que La Renarde sévissait jour comme nuit, c'était la fraîcheur nocturne et l'obscurité qui plaisaient le plus. Parfois, il m'arrivait de me demander ce que je serais devenue si ma vie avait filé droit. Moi, Malagan Seika, issue de la haute société de Xing, fille d'un homme avec beaucoup de relations et une mère que tout le monde appréciait pour ses bons conseils et sa grande boutique de fleur, que serais-je devenue si la vie ne m'avait pas tout pris ? Est-ce que j'aurais repris la boutique avec Inaku pendant que Shosuke s'occupait de notre patrimoine ?... C'est une étrange vie, et à ce jour, elle ne sera jamais mienne. La Malagan de l'époque de Xing était une personne aux traits un peu flous et aux préoccupations tellement futiles qu'elle en devenait inintéressante. Mais je l'enviais tellement à mes heures perdues, comme maintenant. Tellement d'innocence, d'insouciance et de rêves illusoires, très loin de ma vie maintenant. Dans cette vie, j'étais la poupée, dans celle-ci, j'étais la Renarde. Et une Renarde qui se rachète une conduite.

Je sortis de mes pensées quand j'atteignis ma destination. Dans la pénombre, le bâtiment avait une silhouette lugubre avec ses grandes marches qui semblaient être crachées par l'immense porte comme une rangée de dents vacantes. Une lumière peu rassurante émanait de l'intérieur aussi faible qu'une bougie et projetait des ombres sinistres sur la neige qui couvrait le pavé. La Gare de North était tellement étrange. J'avais eu ce sentiment de solitude un peu dérangeante quand j'étais arrivée ici, et ce sentiment se renforçait encore plus à cet instant. Et pour cause, elle était notre seule lien vers l'extérieur, et elle était aussi accueillante qu'une maison abandonnée. En tout cas, c'est l'aspect qu'elle donnait à ce moment. J'avais appris avec expérience que les trafics du monde souterrain se déroulaient toujours dans les alentours de lieux vitaux à l'achat, la revente et l'approvisionnement. En suivant cette logique, il y a forcément un point relais ici à la Gare même. Enfin, je connaissais tous les lieux de marché noir du pays ou presque pour avoir longuement cherché des renseignements pour quelques clients mal renseignés. Ce genre d'infos valaient de l'or, autant pour les gens concernés que l'armée... Mais, il valait mieux que personne ne sache qui détenait ces informations, trop dangereux.

Je savais de source sûre qu'à North, les Bas Quartiers étaient le quartier général de beaucoup de gangs redoutables qui avaient des liens avec ceux de Central. Si on devait parler en terme commerciale, North était un Exportateur. Il s'occupait des affaires de Drachma qui était si je me souviens, un bon client pour certaines marchandises. La vie du monde souterrain ne dépendait pas des relations politiques, mais je ne me souvenais pas exactement de la place de Drachma au cœur de tout cet univers. Pour continuer notre carte, Central était le bureau de distribution, South était le Grenier à Blé, le stock grâce à sa proximité avec Creta, Aerugo et Donbachi. East et West étaient les principaux acheteurs. Je n'en savais pas assez pour réellement établir une carte exactement, mais je pense que ça se rapprochait assez bien avec la réalité. Mais avec tout ça en mémoire, j'étais capable de dire que le marché noir de North se trouvait sur les railles les plus isolées et abandonnées, soit à un kilomètre du premier quai. Grâce à ce que je pourrais avoir comme information, j'allais pourvoir trouver les bonnes personnes.

Je connaissais déjà l'existence des Illuminés. On m'avait déjà proposé de travailler pour eux, au plus bas de l'échelle. Mais je ne faisais pas dans le terrorisme. J'étais prête à faire beaucoup de chose, mais il y avait des limites. Amestris était mon pays d'accueil, et j'avais plus de moralité qu'eux. J'avais déjà ma petite idée sur comment j'allais faire... J'avais un nom qui pouvait m'être utile, mais il allait falloir que je la joue fine, parce qu'utiliser son nom à tort peut aussi signer mon arrêt de mort... Et j'espère bien plutôt croiser cette personne, qui devait être dans le North sans aucun doute... Quitte à aller dans tous les bars, il fallait que je la trouve. Impérativement.

Je marchais encore le kilomètre qui me séparait de ma destination. Plus j'avançais sur le chemin que j'avais repéré derrière la Gare, plus les réverbères se faisaient rares. L'atmosphère ambiante était lourde. En plus du froid et de la solitude, mes pas étaient trop bruyants pour que je me sente totalement dans à l'aise. Il se passa peut-être une bonne heure, et je me perdis plus d'une fois avant de trouver quelqu'un pour m'indiquer le chemin ou plutôt le hors chemin, vue que je trouvais mon bonheur loin d'un quelconque sentier... Enfin, indiquer est un grand mot, j'ai dû mettre la main au porte-monnaie. Je l'aurais bien menacé avec un couteau, mais je n'en avais pas envie. Enfin, pourquoi utiliser tout de suite la violence...

C'était une vieille bâtisse branlante dont l'aile Ouest s'était effondrée. Je n'arrivais pas à distinguer son architecture, mais sa silhouette était réellement terrifiante. Si j'avais été peureuse, je me serais déjà fait la malle. Mais, ce qui atténuait son aura funeste était la lumière et le monde qui vadrouillait tout autour. Un vieux piano mal accordé jouait quelques notes peu entraînantes. Je pris la décision d'attendre dehors. Adossée contre le bois de la bâtisse, je méditais, le regard perdu dans le vide.

Il n'y avait pas beaucoup de chance que ça marche. Dans tous les cas, soit je finissais tranquillement au restaurant demain soir, soit je finissais en rondelle. Je rejetais la tête en arrière et eu un sourire. J'adorais ce sentiment que tout allait se jouer selon la volonté d'un je-ne-sais-qui. Peut-être étais-je malade, mais c'était mon adrénaline. Peut-être était-ce que me reprochait Inaku... Je secouais la tête. Pas le temps de penser à ça.

Une bonne dizaine de minutes plus tard, ma chance m'offrit sur un plateau d'argent ce que je désirais. Ou plutôt dans un manteau rouge de velours. Elénor Staker sortit en se pavanant telle une Diva intouchable de la bâtisse. C'était très étrange de la voir dans ce décor, surtout en sachant qui elle était. Elénor Staker, chanteuse de cabaret m'avait sauvé la vie, il y a un an. J'avais dérobé un diamant à un vieil antiquaire qui n'avait pris qu'un seul cachet de somnifère... Et qui n'avait pas enlevé son revolver de sous son oreiller. L'histoire voudra qu'en sortant en trombe de sa maison, je manquais de me faire écraser par une voiture que conduisait le chauffeur d'Elénor. J'étais montée dedans en prenant en otage le chauffeur en le menaçant avec un pique de glace. Cette femme surprenante a alors dit au chauffeur de me conduire où je voulais. L'histoire se termine avec une tasse de thé et une agréable soirée dans son salon. Moins le diamant que j'ai dû lui offrir. C'était la moindre des choses.

Je me préparais psychologiquement à penser quelques heures avec elle. Car, Elénor est quelqu'un de très, très bavarde et elle n'a aucune pudeur concernant certains sujets pour lesquels j'aurais bien aimé découvrir dans une autre intimité que celle d'une tasse de thé. Je ne savais pas pourquoi elle s'était épris de moi comme ça, mais elle m'a longuement interrogé pour que je lui donne une adresse pour m'écrire ou passer me voir. Je l'avais adroitement conduite à un bar pas loin de chez Kazu et Amélia, mais je m'en mordais les doigts car je recevais du courrier tous les cinq jours. Résultat, cela faisait au moins cinq mois que je n'avais plus eu de nouvelles d'elle, ou plutôt que je n'avais pas demandé mon courrier...

- Elénor ! L'interpellais-je.

Elle se retourna avec grâce, faisant voler son manteau et dévoilant sa robe d'hiver. Elle était belle, sans aucun doute. Envoûtante, c'était plutôt le terme. Elle me regarda de haute en bas, cherchant pendant quelques secondes qui j'étais avant de sourire et de se précipiter à mon cou. Je mangeais des poils de son manteau et manquais de m'étouffer avec son parfum rose qui emprisonnait l'atmosphère. Je crus mourir dans un vêtement avant qu'elle ne se dégage.

- Maka ! Mon Dieu, mais qu'est-ce que tu deviens ? Tu sais que je me suis beaucoup inquiétée pour toi ? Tu ne répondais plus à mes courriers ! Tu ne venais même plus me rendre visite ! Tu sais qu'une femme comme est très souvent seule avec que des hommes, alors un peu de présence féminine ne fait pas de mal ! Mon Dieu, mais tu as maigri ? Tu manges bien au moins ? Mais attends, qu'est-ce que tu fais ici ?...

Et ce fut comme ça encore vingt minutes. Pendant ce temps, elle m'avait conduit à l'intérieur où elle me présenta sous le nom de "Maka". C'était le surnom que mon petit frère me donnait, et je ne souhaitais pas qu'elle connaisse mon véritable prénom, par mesure de sécurité. Et parce qu'il n'y a pas deux Malagan originaire de Xing... Elle avait refusé de m'appeler Renarde aussi, donc j'avais dû improvisé.

La salle était immense car la plupart des murs avaient été abattus ce qui donnait l'impression d'être une fourmi dans la fourmilière. On me regardait, me dévisageait, j'entendais des murmures et je savais que si je faisais un pas de travers, ça a allait mal finir. Parce que tout le monde aimait (ou plutôt était contrains d'aimer) Elénor, mais si vous étiez trop proche... Fille ou garçon, ça ne plaisait pas beaucoup...



▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Deux heures et quarante deux minutes
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Je ne me souviens plus.

Je n'arrive pas à me souvenir quand ça a commencé.  

Je ne le saurais peut-être jamais.

Je courais, maladroitement, lentement, mais sûrement. La plaie à mon ventre saignait de façon continue. J'avais terriblement mal, mais l'adrénaline était maître de mes mouvements. J'avançais difficilement dans la neige et mes pas étaient trop lents. Je tombais à genoux.

Je me souviens de la partie de Poker avec Elénor. Je me souviens d'avoir fait tapis sur un coup de bluff. Les deux hommes avaient suivis ainsi qu'Elénor. J'ai gagné sur une paire d'AS. Ce n'était pas grand chose, mais l'un des hommes était furibond. Je me souviens que j'ai décidé d'arrêter et de me retirer avec ma mise. Je crois qu'il s'est écouler une trentaine de minutes avant que l'homme ne m'agrippe le bras. Puis les échanges de coup, et l'agressivité qui a gagné toute la salle. La bagarre générale et le coup de couteau perdu.

Je me souviens d'avoir brisé une vitre et d'être sortie en trombe. Ce n'était qu'à mis chemin que la douleur m'a assailli. J'avais vu du coin de l'œil le bâtiment prendre feu. Puis la neige tomber...

A genoux près des premières railles de la Gare, j'avais froid. Je compressais la plaie avec un de mes foulards que j'avais dans mon sac tout en essuyant la petite coupure que j'avais à l'arcade. La température baissait en flèche, il fallait que je me relève. Pourtant, je n'avais qu'une seule envie : me coucher là et fermer les yeux.

" Bouge Malagan. Bouge !"

Je fermais les yeux quelques secondes, la douleur me faisant pleurer des larmes gelées. Le froid était devenu un vampire plantant ses griffes et ses crocs dans tout mon corps et pompant mes forces peu à peu.

" Lève-toi. Pour Shosuke. Pour Inaku. Lève-toi.

Je me redressais légèrement et c'est avec le visage de ma sœur et de mon frère que je me remis debout. L'auberge. L'auberge. L'auberge. Il faut que je tienne jusqu'à cette putain d'auberge.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Dix-huit heures et trente trois minutes
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Je jetais les compresses de sang puis admirais le reflet que me renvoyait le miroir. Mes cheveux étaient collés par du sang séché qui avait aussi sali mon visage. La coupure au-dessus de mon œil gauche était très légère mais se voyait parfaitement bien. Mes lèvres étaient encore un peu bleu, bien qu'elles avaient meilleure mine qu'avant. Quand je descendais mon regard sur le reste de mon corps, je voyais la longue cicatrice qui courait entre mes seins que mon père m'avait infligé. Et juste en bas, le bandage qui cachait ma plaie. La lame du couteau n'était pas allée très profondément, mais elle avait entaillé tout le long. Il allait quand même falloir que je consulte un médecin. J'avais dormi toute la journée et n'avais pas beaucoup mangé, mais j'avais moins mal, bien que me baisser et m'assoir et m'allonger sont devenu un sport où les limites me faisaient gémir de douleur. Je me mordais les doigts d'avoir été aussi imprudente, mais je n'aurais pu faire. C'était le risque du métier, et ce n'était pas la première fois.

Sauf que la dernière fois, j'avais un médecin qui n'était autre que notre père adoptif. Là, la seule chose que j'avais, c'était une vieille aiguille et du fil que la femme de l'aubergiste m'avait donné. Cette brave dame ne supportait pas la vue du sang, mais m'avait quand même assisté. Elle m'avait donné l'adresse d'un médecin où j'allais toquer à la porte dès que j'aurais revu mon Militaire aux yeux d'ambres. Je maudissais mon état, et j'espérais être un peu près sur pied pour tenir quelques heures, histoire de profiter quand même de la soirée. Soirée à laquelle je me préparais.

Après une longue douche douloureuse et éprouvante, je remis deux couches de bandage, puis réussis à mettre mes sous-vêtements et enfilais mon collant... Enfin, ce fut impossible. Je ne pouvais ni me baisser pour l'enfiler, ni mettre mes chaussures. La frustration me fit hurler de rage. Humiliée et honteuse, j'enfilais ma robe de chambre et allait toquer chez la femme de l'aubergiste. La porte du bout du couloir s'ouvrit, et la vieille femme m'offrit un sourire chaleureux. Je lui expliquais la situation et elle me gronda vivement, me disant que je n'étais qu'une idiote tout en maudissant ma jeunesse qui ne faisait attention à rien. Mais, elle m'aida, et encore une fois, ne posa aucune question sur l'origine de ma blessure. Elle me fournit des anti-douleurs et me fit promettre de me rendre chez le médecin le plus tôt possible.

J'avalais trois pilules bleues en espérant qu'elles n'allaient pas me donner la nausée ou quoi que ce soit. Une fois de retour dans ma chambre, je mis mes couteaux sous les manches de ma robe rouge et attrapais ma cape que j'enfilais. Je me regardais une dernière fois dans le miroir en constatant que j'étais un peu pâle. Ma démarche était normale et je pouvais me mouver correctement si je ne faisais pas trop de mouvements brusques. Il allait falloir que je fasse attention à ne pas grimacer. Je n'avais pas très envie de devoir avouer que j'avais été victime d'un coup perdu dans une bagarre générale... Je secouais la tête et plaçais une mèche au-dessus de ma coupure. Chose vaine, on la voyait que trop bien. J'abandonnais et récupérais mon sac avant de filer lentement par la porte. J'eus une pensée pour Elénor, que je savais en vie car elle était partie entourée d'une garde juste avant qu'on ne me prenne pour un steak à découper. Par contre, j'avais eu vent de quelques morts dans l'incendie. Génial, je viens chercher deux trois renseignements et je détruis l'un des lieux du Marché Noir le plus connu. Je n'avais vraiment pas eu de chance, vraiment. Et si Elénor parlait...

Descendre l'escalier me fit transpirer à grosses gouttes. J'avais presque envie de m'effondrer et de pleurer un bon coup pour évacuer toute la rage que cette situation me faisait ressentir. Une fois dehors, je me mis en marche en faisant passer mes nerfs sur la glace que je fendais pour éviter de glisser. Je mis quelques minutes pour arriver au coin de la rue, au lieu du rendez-vous dit. Très légèrement essoufflée, je m'appuyais contre le mur en brique à côté de la poissonnerie. Je fermais les yeux, savourant le bien que me faisait de prendre l'air malgré la douleur cuisante. C'était largement supportable, ça allait le faire.


Parce que j'avais des informations plus ou moins intéressantes qui valait bien un bobo pour sauver le pays...


Spoiler:
 



                 
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