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Forum ouvert le 25/02/2014
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MessageSujet: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyMer 9 Juil - 2:03















Malagan & Inaku Seika, Roy Mustang
Le marché, la pire des abominations.

~ Attrape moi si tu peux !~



Comment avais-je pû en arriver là ? Comment un homme tel que moi, Colonel de surcroît, pouvait s'être fait faire les poches par un brigand de bas étage ? Cette situation était vraiment, mais alors vraiment en train de me mettre en colère. Je plongeai ma main dans ma poche droite pour y sortir ma montre afin de regarder l'heure ... et qu'est-ce que je découvrais ? Ma montre s'était ... volatilisée. Le seul souvenir que j'avais d'elle c'était les bruits de pas et une veste virevoltante en direction de l'est. Prenant une longue inspiration, je replongeais dans une micro seconde de réflexion. Comment les choses s'étaient telles déroulées pour qu'elles finissent ainsi ?

Par ce beau temps, pour une fois ensoleillé à Central, mon équipe et moi travaillions les fenêtres grandes ouvertes. Dans cette saison, les différents climats s'enchaînaient, passant de l'orage violent au chaleurs étouffantes. Oui je sais, ceci était normal et avait une explication physique, mais cela restait tout de même assez perturbant pour moi, qui n'aimait pas la pluie. De plus, la nuit il faisait très vite assez frais forçant les gens à se trimbaler une veste toute la soirée. Mais revenons dans nos bureau. La plupart d'entre nous avaient déjà, en cette heure de fin de matinée, retiré le haut de l'uniforme se retrouvant ainsi en chemise, tenue plus légère pour travailler dans cette ébullition de cervelas. La tension montait cran à cran au fur et à mesure que les dossiers s'enchaînaient ; aujourd'hui nous étions plus que productif ! Ah, j'étais vraiment fier de ma fine équipe dans ces jours, pourquoi ? Parce que je pouvais prendre une plus grande pause déjeuner, eh ! Je jetai le dernier document en main sur mon bureau et pris le temps de m'étirer. Aujourd'hui je m'étais fixer l'objectif de ne pas me relâcher jusqu'à midi pile. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais aujourd'hui j'étais en forme pour faire de la paperasse, événement certainement aussi courant qu'une année bissextile, au vu de sa rareté. Les yeux clos alors que ma chaise se balançait en arrière lors de mon étirement, j'entendis un son qui ne pouvais me procurer plus de plaisir en cet instant. Les cloches de la villes se mirent à tinter, signifiant qu'il était bel et bien midi ! L'heure de la libération pour moi ! D'un geste très rapide, je me levais,laissant presque ma chaise choir au sol, prenait mon uniforme sur l'épaule, et d'un salut rapide à mes subordonnées, quittai la pièce en direction de la sortie.

Je traversais rapidement les couloirs, snobant un salut par ci par là afin de me retrouver le plus vite possible à l'extérieur. En fait, je n'avais pas vraiment le droit de m'échapper du travail, comme ça. Mais nous étions un jeudi, et le jeudi, c'est permis. Non plus sérieusement, je m'étais réservé ces après-midi pour mes investigations personnelles, un avantage du grade, voyez. Cela me permettais entre autre d’échapper au repas du mess. Ceux ci ne présentais pas tant de désavantages que ça, surtout du fait que la mess de Central était mixte, ce qui me permettais de croiser mes sous officiers pendants les repas, nos échanges pouvaient y être plus … discret. Mais se réserver une journée n'était pas plus mal non plus. Mais j'avais oublié un détail … j'étais toujours de bleu vêtu. Hors lorsque l'on prend notre journée, et bien on le fait en civil, ce qui peut sembler logique. J'avais donc encore une étape à faire au vestiaire afin de me changer rapidement ; je pouvais passer ce soir pour récupérer mon uniforme, et avec cette chaleur il valait mieux ne pas rester en uniforme. Une fois vêtu d'une chemise blanche à manche courte rentré dans un Jean basique, je récupérais d'un coup de main ma montre en argent et une paire de gant, sait on jamais. La montre dans ma poche droite, et les gants dans la gauche, je m'aventurais cette fois pour de bon à l'extérieur.

En sortant, je ne savais pas trop où commencer mes prémices de recherches. En effet, même le lieu où je mangeais en cette journée était choisi minutieusement afin de récolter un maximum d'information. De par mes infos et mes découvertes, il y avait deux possibilité quand au meurtre de Hughes. Je savais que le sous Lieutenant Ross était innocente, mais il était toujours possible qu'il s'agisse de quelqu'un de chez nous. En effet, vu l'acharnement qu'avait subit la jeune militaire, il était plus que sur que l’État Major cherchait à couvrir quelqu'un, ou quelque chose. Il me restait à découvrir qui. Je pouvais me diriger chez ma tante, qui tenais toujours son bon vieux bar à Central, mais mes visites trop fréquentes risquait d'attirer l'attention … et bien, ça commençait bien aujourd'hui. Bon, il me restait la technique ultime du pêchage d'infos, se fondre dans la masse. Même si je craignais que personne dans cette ville ne puisse réellement m'éclairer. Je pouvais toujours trouver quelqu'un d'assez … téméraire pour pêcher à ma place.

Je m'avançai au cœur de la ville, et je rencontrai un barrage de populace incommensurable. Même nous, à l'armée, n'étions capable de mobiliser autant de personne dans un endroit si petit en surface. Bienvenue au marché de Central, le Jeudi matin. Chose étonnante, nous étions le midi. Peut être les gens venaient-ils à la fin espérant repérer les bonnes affaires ? Ce n'était pas si bête après tout, mais qu'il reste encore tout ce monde était surprenant. Prenant ma patience à deux mains, je décidai d'aller y jeter un œil. J'étais plus à la recherche de quelqu'un que de quelque chose, mais c'était du pareil au même dans ces larges rues bondées. Je passai entre les étals désormais presque totalement vide, certains marchand était déjà en train de ranger leur stand, s'apprêtant à partir. A d'autres endroits, les gens se battaient pour avoir le prix le moins cher sur le dernier article. Décidément, le marché ce n'était VRAIMENT pas quelque chose pour moi, je ne parvenais pas à comprendre le désir qu'avait ces gens à venir se bousculer dans un endroit comme ceci pour quatre pommes.

Sortant d'une balade peu fructueuse, à une des sorties du marché, c'est la que j'avais perdu ma montre. Les sorties étaient également bondé de monde, ce qui était normal après tout. Et c'est là que cette jeune fille m'avait bousculé dans sa course. A vrai dire j'avais eu de la chance qu'elle passe à droite, maintenant si je la rattrapait je pouvais la carboniser, chose qui n'aurait été possible si elle m'avait subtilisé mes gants. Je rouvrais mes yeux sortant de ma micro seconde de réflexion, elle avait pris assez d'avance comme ça. Voyant le dos de la fuyarde au loin, je me mis à sa poursuite, enfilant un gant. Bien sur que j'étais sérieux quand je parlais de la carboniser … bon d'accord ce n'était pas vraaaiment mon intention principale. Je comptais surtout me servir de mon alchimie pour enrichir l'air autour de moi en oxygène. Peut importais son talent de la fuite, elle ne pouvait pas m'échapper. J'avais au moins la même vitesse qu'elle, et de par mon alchimie j'avais l'endurance. La voyant tourner un peu plus loin, je grimpai par une échelle de service sur un toit et coupais vers la rue qu'elle empruntais. Je redescendais bien plus proche d'elle désormais en glissant par l'autre échelle. Mais cette course qui ne faisait que débuter m'ennuyait déjà fortement. La ruelle était plutôt étroite, alors j'avais ma petite idée sur comment l'arrêter. D'un claquement de doigt, la sortie de la rue s'embrasait. Je m'approchais de la voleuse à pas lent, ma main toujours armée. Les flammes n'était pas bien haute et n'était alimentée que par le gaz présent dans l'air, ce qui signifiait que quelques dizaines de secondes, elles allaient disparaître. Je me préparais à quérir ma montre auprès de la jeune femme, quand une voix de fillette interrompit dans mon élan.

 ARRÊTEZ ! 


©Setsu Nekos
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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyJeu 10 Juil - 1:35
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₪۩۞۩Roy Mustang & Inaku Seika₪۩۞۩₪

Petit caprice à risque…

"Ce genre de chose n’arrive qu’une fois, mais jamais au bon moment…  "



La vision… Primordiale pour repérer un collier en or, ou une bague avec beaucoup de carra. Ou encore pour regarder les personnes passer et repérer la personne digne de se faire détrousser. Il y a bien d’autre façon d’utiliser ses yeux. Pour mémoriser, découvrir. Enfin, je ne suis pas là pour faire un exposé sur le thème très pertinent et intéressant qu’est la vision. Je ne souhaite en rien endormir mon auditoire, alors reprenons.

Je parle de vision, parce que la mienne a pris une tournure… Renversante. Par cette journée ensoleillée, après avoir affronté une tueuse à gage, je me sentais plus vivante que jamais. Ce bonheur, douce délivrance, comme une aurore après une nuit d’orage, laissait pourtant une douce rosée humide dérangeante. Effectivement, si je respirais et sentais la chaleur ma joue, mon esprit semblait s’être égaré dans un vieil ennemi qui nous prend par surprise et nous rend bien la vie lasse. Je parle de l’ennui.

Il m’avait acculé après avoir rendu les clefs de ma chambre à l’aubergiste que je ne pouvais plus payer. A mon plus grand malheur, ma bourse s’était vidée plus vite que prévue, les prix des marchands de la capitale n’étant pas les amis des petits budgets. Je ne me faisais pas vraiment de soucis par cette situation précaire, même si j’aurais aimé un toit pour la nuit qui venait. Je pouvais au moins me sustenter à faisant ce que je faisais de mieux –c’est-à-dire, voler- mais il allait falloir que je me dépêche de trouver une solution. J’avais promis de ne plus utiliser mes fourberies et mes aptitudes de voleuse, mais l’urgence me forçait à revenir sur ma promesse. Cela faisait de moi en quelque sorte une menteuse et ça ne me plaisait pas.

En attendant de trouver une solution, je m’étais introduise par une fenêtre ouverte d’un petit immeuble d’une ruelle près du quartier marchand. Le vacarme de celui-ci me parvenait jusqu’à là, ce qui ne me surprit pas, puisqu’il était midi, l’heure de pointe. Je tombais dans une chambre au plafond haut, et au parquet bruyant. Je ne savais pas exactement pourquoi j’étais entrée, je m’étais laissée guider par mon instinct. En tant que cambrioleuse redoutée et voleuse farouchement rusée, j’en étais arrivée instinctivement à la conclusion qu’une fenêtre ouverte, c’était une porte ouverte à dérobée deux trois choses utiles. Même si généralement, je n’effectuais les cambriolages que sur contrat, j’avais arrêtée depuis que j’avais quitté la rue et tout ce qui l’habitait… Mais je restais la Renarde… Et l’ennui n’était pas l’ami de la raison.

La chambre était d’un bleu pastel qui vous plongeait dans une atmosphère tout de suite emplie de douceur et de calme. Un tableau représentant une immense clairière coupée par un ruisseau offrait dans des nuances de vert d’eau et bleu, un brin de nature accompagné d’une immense plante placé juste en dessous. L’agencement de la pièce continuait avec une armoire que je reconnaissais sous mes doigts être en chêne. C’était une belle pièce de collection, et elle harmonisait la pièce d’une façon totalement décontractée. A l’intérieur, je n’y trouvais que des vêtements en cachemire, ainsi que des tissus venant directement de Xing. Cette trouvaille me laissa penser que le propriétaire était un marchand fortuné, ou simplement une personne de mon peuple faisant souvent le voyage ici. Je reconnaissais bien là le style particulier d’une maison de Xing, et à travers ce décor maladroit, je retrouvais l’atmosphère qu’aurait pu avoir une chambre d’une maison traditionnelle. Ou peut-être simplement, m’égarais-je de trop dans mes pensées.

Le tissu sous mes doigts glissa en une caresse douce, dégageant un parfum discret… De la lavande. J’esquissais un petit sourire. Depuis que j’étais à Central, je sentais souvent ce parfum par-ci par-là, et j’en venais à me rappeler de souvenir enfui.

Je voyais ce visage souriant, penchée au-dessus d’un berceau en osier. Ses longs cheveux fins couleur caramel venaient chatouiller le nez du nourrisson qui s’en amusait. Ses longs bras venant prendre le nouveau-né qu’elle colla contre sa poitrine, avant de s’approcher de moi, s’agenouillant. Ses immenses yeux verts m’exprimaient toute la douceur et l’amour du monde. Je me souvins qu’elle me prit aussi, collant ma tête à côté de celle de mon petit frère, et son parfum lavande m’embaumait…

Je secouais la tête, faisant disparaître le souvenir.  Ce n’était pas vraiment le moment de penser à Maman. Et le bruit que j’entendis me confirma mes craintes. Le parquet venait d’émettre une longue plainte qui semblait se propager dans la direction de la chambre où je me trouvais, debout devant l’armoire ouverte. Je réagis quasiment tout de suite. Je pris appui e sur la bordure de l’armoire, agrippant de mes mains le relief supérieur. Ainsi je posais mon pied sur la porte et je pris un peu d’élan avant de m’appuyer avec force pour me glisser au-dessus de l’armoire. Je refermais silencieusement les deux portes, avant de me laisser glisser dans le fond, observant la porte qui se trouvait à gauche de l’armoire. La porte s’ouvrit, et je retins mon souffle.

Je vis la silhouette de dos d’une femme à la longue chevelure noire. Elle s’avança d’un pas très lent jusqu’à la fenêtre, totalement inconscience à ma présence. Si elle se retournait, elle allait sans aucun doute me voir. Je ne réfléchis pas plus longtemps, et sans attendre, je me glissais lentement jusqu’à attraper la bordure du haut de la porte.  J’y incrustais mes ongles, jetant un dernier coup d’œil à la femme qui se penchait pour regarder la rue d’en bas, je tirais sur mes bras pour m’accrocher à l’encadrement de la porte. Ainsi suspendue, tirant sur chacun de mes muscles qui me reprochaient fortement cet effort à froid, je me balançais d’avant en arrière afin de prendre assez d’élan pour poser mes pieds sur le mur du couloir d’en face. Une fois dans une position totalement à l’horizontal, la tête encore dans la chambre, les pieds sur le mur saumon, suspendue dans le vide, je contrôlais mon souffle, respirant lentement. Je fis un petit demi-tour avec mes pieds en m’appuyant de toutes mes forces sur la surface dure pour que mon visage puisse faire face au sol. Dans cette position, je contractais mes bras et je tordis ma tête dans un angle assez douloureux pour passer l’encadrement de la porte. Le plafond étant assez haut comme dans la chambre, je grimpais ainsi, toujours parfaitement parallèle au sol. J’entendis la femme fermer la fenêtre.

Mon cœur battait vide. Il faut dire que je n’avais plus l’habitude d’avoir autant d’adrénaline. J’étais heureuse d’avoir laissé ma cape dans mon sac à dos que je portais, et d’avoir revêtit une jupe noire assez courte et qui laissait filer un bas en résille qui descendait mi-cuisse, ainsi qu’un débardeur noir court et large  qui me découvrait le nombril. Seuls, mes fidèles bottes restaient à leur place. C’était mes dernières affaires propres, et généralement, je les utilisais pour traîner dehors car elles étaient vraiment pratiques pour le combat. Le seul problème, c’est qu’elles ne couvraient pas assez pour cacher tous mes couteaux, du coup, je me limitais à quatre, deux dans chacune de mes bottes.

Il fallait que je puisse utiliser l’Alchimie pour geler mes mains et avoir un appui stable. L’unique problème, c’est que je ne pouvais pas retirer mes mains sans tomber. Et j’avais beau être longue sur patte, je n’attendrais pas l’autre surface du mur en faisant le grand écart. L’effort me faisait tenir dans une position inconfortable qui pesait fortement sur mes muscles. Il fallait que je fasse vite. Je rapprochais mes mains l’une de l’autre, puis, appuyais avec force sur la pointe de mes pieds pour pousser un maximum, me permettant de plier légèrement mes coudes, me laissant ainsi une petite marge pour joindre mes mains. Mon cercle de transmutation gravé dans ma paume se colla contre mon autre paume vierge, et je pus en un petit mouvement les reposer sur le mur, décontractant mes muscles. Me concentrant, je convertie l’humidité de l’air en la refroidissant pour en faire une glace épaisse, me créant une petite niche au-dessus de la porte. La glace courra en dessous de moi, jusqu’à me séparer entièrement du sol. Je me laissais tomber dessus, relâchant tous mes muscles chauds. Ils crièrent encore quand je détruisis la glace pour en faire de l’air froid, au fur et à mesure que je me créais un passage dans la voie des airs, rampant sur mon chemin de glace éphémère.
Je tournais dans la pièce suivante, qui n’était autre qu’un toilette. M’assurant que toute la glace avait disparu du plafond, je fermais la porte derrière. J’espérais que l’atmosphère ne sera pas trop froide, même si je me doutais qu’elle allait sentir le changement de climat dans son propre appartement… Je secouais la tête, et ouvrit la fenêtre par laquelle je me glissais pour rejoindre le toit.

Une fois dehors, je m’écroulais sur la tuile.

Moi et mes idées, parfois…

Il s’éclipsa bien vingt bonnes minutes pendant lesquels je méditais l’intérêt de ma dernière escapade, avant que je ne me décide à me lever. Mes pas me conduisirent sur la terre ferme, et je sortie de mon sac à dos en cuir ma cape bleue nuit. Si je me rendais au marché, il valait mieux s’équiper au cas où quelque chose me plairait.

J’aimais beaucoup l’excitation que j’éprouvais. J’avoue en être presque accro. Depuis que j’avais commencé à voler, d’abord par nécessité, puis par… Passe-temps, si je puis dire, j’avais découvert avec passion cette drogue hormonale qui me faisait prendre beaucoup de risque en règle générale. J’étais consciente ça et on pourrait me blâmer d’adorer ça…

La foule étouffante du marché me porta non sans mal. Je marchais un peu au hasard, jetant des coups d’œil à droite et à gauche, à la recherche d’un marchand inattentif ou d’une personne un peu trop négligente. Soudainement, du coin de l’œil, je vis quelque chose miroiter la lumière du soleil. Je distinguais une montre, qu’un homme, âgé de la vingtaine tout ou plus rangeait dans sa poche à droite.

Mon sourire voulait tout dire, à cet instant.

Je me laissais emporter par la foule et le dépassais. Mes yeux survolaient la foule tout en ne le quittant pas de l’œil pendant que mes pas maladroits me faisaient tourner sur place. Je donnais l’impression de chercher ma direction, ou quelqu’un, ce qui m’offrit une excellente opportunité de le bousculer. Ma main sortit discrètement de ma cape et je plongeais l’index et le majeur dans sa poche, créant ainsi une pince de mes doigts. Je sentis le relief froid du métal et je le saisis tirant rapidement dessus. Dans la confusion de la foule, j’attirais son attention sur mon visage désolé et ma voix légèrement tentée d’une timidité simuler. Je croisais une fraction de secondes ses yeux noirs qui reflétaient quelque chose que je n’eus pas le temps de saisir, le temps étant la seule chose que je ne pouvais pas voler. Déjà, je reculais m’éloignant de cet homme aux cheveux noirs et m’enfuyait d’un pas rapide dans une rue plus loin.

Je pris quelques secondes pour regarder ma « trouvaille ». Il s’agissait d’une montre en argent magnifique, avec un dragon entouré d’un fil formant un losange de haut en bas, et d’un trait semblant symboliser une flamme sortant de sa bouche. Sur le bas, une couronne de laurier suivait le contour du bas de la montre à gousset. Et c’est quand je passais ma main que je compris pourquoi ce symbole m’était familier.

Il avait fallu que je pique la montre à un Alchimiste d’Etat.

Bravo, Malagan.

C’est alors que la pavée s’enflamma littéralement. Devant mes yeux ébahis à cet instant, je vis des flammes lécher les murs étroits de la ruelle, montant à plus d’un bon mètre, m’obligeant à reculer sous la chaleur et la surprise. Je fis volte-face quand j’entendis des pas sur le pavé. Je reconnue le propriétaire la montre et je pris quelques secondes pour bien le regarder. Grand, finement battit par l’entraînement de l’armée, il avait un visage froid et inexpressif et il se déplaçait avec une telle prestance, qu’il donnait l’impression de monopoliser toute l’attention.

Je réagis vite. Je posais mes mains au sol et il surgit de celui-ci le début d’un mur de glace. J’aurais continué à agrandir ce mur, si à ce moment-là la voix familière de ma petite sœur ne m’avait pas profondément perturbée dans l ‘idée de fuite que j’avais derrière la tête. Je levais les yeux derrière l’épaule de l’homme. Je n’avais pas rêvé. Inaku était là.

Et ce n'était vraiment pas le moment...


Spoiler:
 

                 
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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyLun 14 Juil - 22:21
C'est un petit détail. Une petite chose que tout le monde peut avoir et qui peut sembler presque banal. Mais pourtant, ce petit détail vous travaille, vous n'arrivez pas à vous l'enlever de la tête. Vous le tournez dans tous les sens, tentez de dédramatiser la situation, de vous dire que vous vous en faite pour rien. Mais il persiste à vous faire réfléchir. Dérangeant non ? ça nous est déjà tous arrivé, et aujourd'hui c'est mon tour.

Ayant encore les yeux endormis, témoins d'une nuit très reposante, je m'avance vers la salle à manger pour prendre le déjeuner, les bras chargés de pain, confiture et autre ingrédients qui permettent une bonne mise en route. L'horloge affiche 11h00, signe qu'aujourd'hui, la grasse matinée a été de mise. Je dépose tout sur la table et commence à tartiner ma première tranche de pain, songeant encore quelques peu à mon dernier rêve. Laissant mes yeux tranquillement se promener où bon leur semble, je finis par tomber sur quelques choses d'Inhabituel, quelque chose que tu sais nouveau, qui ne doit pas traîner là, qui vient déranger le panorama habituel de la pièce. Intriguée, mon regard se fixe. Un bout de papier plié en deux posé à la va-vite sous le vase qui ornait la table attire mon attention. Continuant de mâcher ma bouchée, je m'approche et reconnaît l'écriture de Malagan. C'est  vrai que pour une fois, je ne la voit pas s'affairer autour de la maison pendant que je me réveille doucement. Mon esprit encore en mode veille ne l'avais même pas remarqué.

Me grattant la tête, je prends la lettre et lis "pour Inaku" ce qui me fait lever un sourcil. Le contenu de la lettre a le don de me le faire lever encore plus. Ma soeur m'écrit "qu'elle a une affaire à régler à Central City"... mouais... à voler plutôt... Un long soupir sort de mes poumons et mon visage affiche l'inquiétude qui prends place en moi, mêlée à une sorte de malaise. Depuis que nous vivons chez Kazu et sa femme, Malagan n'a pas arrêté de faire ses petites magouilles, comme à l'époque où nous vivions dans la rue. Cela ne me dérangeais pas en ces temps très difficiles car il en allait de notre survie à nous trois. Mais maintenant c'est différent... J'ai peur pour elle, peur qu'elle ne se retrouve dans une mauvaise passe et en paie le prix. Pourquoi prendre autant de risque, maintenant que nous sommes sain, sauf et en sécurité ? Cela a-t-il tellement duré dans la rue que s'en est devenu un besoin ? Je me mordille la lèvre et fais la navette avec les yeux entre la lettre et l'armoire où je range mes affaires d'élixiologie.  Je voudrais la rejoindre, l'arrêter ou du moins me rassurer en la voyant faire quelque chose d'honnête ou être en parfaite santé. Mais comment réagira-t-elle ? La connaissant, elle ne saura pas très heureuse que j'interfère dans ses affaires. Elle n'a jamais trop aimé que je mêle de ce qu'elle faisait. C'est compréhensible, mais là...

Ma main libre forme un poings qui se serre, puis respirant profondément pour calmer la tension qui monte en moi, je finis par poser la feuille et monter dans ma chambre. Je m'habille d'une tunique bleue, achetée il y a peu, me coiffe et redescend pour prendre dans l'armoire ce qu'il me faut. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens au fond de moi le besoin d'être prête à intervenir. Pressentiment d'un danger entourant ma soeur ? je dois avouer que c'est une idée qui me trotte dans la tête. Je me fais sûrement  des films, je m'inquiète sans doute trop, car la Renarde n'a pas eu cette réputation sans avoir fait ses preuves, mais je ne peux m'empêcher de penser que cette rusée jeune femme qui fait tellement parler d'elle finira un jour piégée si elle n'arrête pas de frapper. Et le piège peut s'abattre plus vite que l'on ne le pense.

Une fois l'attirail que je porte directement sur le corps prêt et mon sac rempli, je me mets en route. Le voyage dure quelques heures et me paraît bien long. Pendant ce temps, mon esprit réfléchit, sonde, analyse la situation. J'espère intérieur et de toutes mes forces qu'elle va bien. Regardant le paysage défiler à fur et à mesure que le train continue sa course, je tente d'apprécier le voyage et me détendre un petit peu. Enfin, les roues crissent sur les rails et le véhicule ralentit. L'arrêt est annoncé et le mouvement de foule vers la sortie se développe. Le regard légèrement anxieux, je me mêle à lui et sort du train. La tête baissée, j'avance jusqu'à ce que j'aies quitté le bain de personne qui fourmillent autour de l'arrêt.

Je prends une bonne respiration et commence à emprunter les rues un peu au hasard, faisant travailler intensément mon regard qui voyage partout, à la recherche d'une trace de Malagan. Il  faut dire qu'une "affaire à régler"... bah c'est vaste, et ça peut se passer n'importe où à Central. Autant dire que ça revient à chercher une souris dans une maison. Mais plus le temps avance, et plus mon malaise grandit. Je me pose milles questions sur l'état de santé de ma soeur, sur ce qu'elle pense à l'instant, ses préoccupations,... il faut que je la retrouve et s'il s'avère que j'avais visé juste, je me dois de lui parler. Elle ne m'écoutera sûrement pas, car elle se plaît à faire ce genre de chose, mais essayer est à ma portée.

À force de marcher, j'arrive dans une rue où la densité de population augmente. Je m'arrête un instant. Si Malagan veut effectivement détrousser quelqu'un, rien de mieux que la grande foule. Passer inaperçu est ici un jeux d'enfant. Caressant  mon menton en délibérant de la pertinence de ma réflexion, un détail me surprend tout à coup. Plus qu'un détail, une personne vêtue d'une cape détale à toute vitesse dans une rue voisine. Mes yeux s'agrandissent et ma bouche s'ouvre. Cette cape, cette façon de courir, ce physique... enfin, c'est elle ! Mais... pourquoi court-elle ? Je fais un pas dans sa direction avant d'apercevoir un homme courir à la suite de Malagan. De ce que j'arrive à repérer, il porte une chemise blanc et... un pantalon qui me renseigne automatiquement sur sa fonction. Les quelques fois où je suis sorti de chez moi, j'ai croisé des hommes habillés ainsi, et Kazu m'a expliqué la signification de l'uniforme. Si cet homme court après ma soeur, cela veut dire que...

Oh non !

Je prends mes jambes à mon cou et court dans la direction de la poursuite. Lorsque j'arrive à les rattraper, une barrière de flamme les entoure. Pas bien haute, de manière à ce que je voille ce qu'il se passe à l'intérieur, mais assez chaude pour me barrer la route. Encore essouflée par la course, je ne réfléchis plus et crie

ARRÊTEZ !!!

Je me laisse quelques secondes pour reprendre mon souffle, et profite que les flammes d'éteignent pour courir entre l'homme et Malagan, faisant face à l'alchimiste d'état, les bras écartés.

Je vous en pris, ne lui faite pas de mal, je la connais ! Attendez

Je me tourne vers Malagan et me sens tout à coup un peu génée. Je croise son regard trahissant le sentiment qu'elle a en me voyant. Comme imaginé, ma présence la dérange, je le sais, mais, la tête un peu baissée et la voix légèrement hésitante, je trouve le courage de lui dire ce que je pense, m'avançant gentiment vers elle.

Je.. je sais ce que tu penses, mais... et... tu a sûrement déjà une très nette idée de ce que je vais te dire mais... j'ai pris l'intiative de venir jusqu'ici car j'ai peur pour toi.

Je marque une pause, levant la tête et prenant le courage d'affronter son regard. Je tente au mieux de cacher la timidité qui me ronge en ce moment et continue, toujours avec une voix calme et un brin émue.

Tu as volé quelque chose à cet officier n'est-ce pas ? Bien sûr, il ne te pourchasserais pas pour rien, il a autre chose à faire... Tu sais, je comprends que c'est dans ton caractère de montrer que tu es forte, et... le titre de Renarde a l'air de te tenir à coeur, mais je ne peux m'empêcher de penser que tu devrais cesser... S'il t'arrive quelque chose, imagine dans quel état tu me mettrais. Je serais effondrée.

Arrivée à sa hauteur, je prends une bonne inspiration, et tends la main vers elle, le dos vers le bas

Alors...tu veux bien redonner l'objet à cet alchimiste d'état et rentrer avec moi ? On est plus dans la rue, c'est fini cette époque, tu n'es plus obligée de prendre autant de risque.

Je me sens mal à l'aise. Mon discours ne marchera sûrement pas, Malagan a trop l'habitude d'être la Renarde, mais je voulais le faire et quelque chose au fond de moi, me soutient que j'ai bien fait. ça doit être l'amour d'une soeur pour son aînée. Fixant toujours son regard, le plus courageusement possible, j'attends un miracle

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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyJeu 24 Juil - 5:38
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Malagan & Inaku Seika & Roy Mustang
Une future employée ?

~ Il serait cruel de regarder la souffrance d'un enfant dans son regard sans y être sensible~



Avais-je une tête si monstrueuse que cela ? La petite fille qui était dans mon dos semblait complètement paniqué, comme si je m’apprêtais à  manger toute crue celle qui semblait être son amie. Non, je ne comptais pas lui faire de mal, cela n'aurait fait aucun sens ; même si j'étais un peu ennuyé qu'elle m'ait volé, ce feu n'était la que pour l'arrêter dans sa course. Et puis si j'avais vraiment eu des raisons de lui en vouloir, elle ne serait déjà plus qu'un tas de cendre fumant. Pourquoi aurais-je pris la peine de la pourchasser ? Et ne parlons pas de toute la paperasse à remplir après … Enfin bref, je ne comprenais pas vraiment pourquoi cette enfant semblait si paniqué. Peut être ne pouvais-je pas le comprendre de par la distance qui me séparait désormais de cet âge tendre. Je pivotai sur la droite histoire d'avoir les deux jeunes filles en visu'. Je ne voulais pas que l'autre ne s'enfuie et j'avais un peu peur que la deuxième enfant ne soit qu'une simple diversion, un simple stratagème pour leur permettre de fuir avec le butin. Une main dans la poche, je baissai ma seconde main ganté en croisant le regard de cette enfant qui semblait au bord des larmes. Non, ce ne pouvait être un simple stratagème, je voulais croire en la sincérité de ce regard. Lorsque mes flammes moururent, la nouvelle protagoniste se mit à courir pour se placer entre nous, je me retournais encore, histoire de les avoir bien en face de moi. Dans un premier temps, elle s'était tourné vers moi, me suppliant de la laisser en paix et de ne pas lui faire de mal, comme sus-dit, cela n'était pas prévu de toute façon. Elle me tourna ensuite le dos et s’adressa à l'autre jeune fille. Je ne savais pas vraiment à quel genre de scène j'assistais, mais je pouvais avoir la certitude que ces enfants étaient de la même famille, deux sœurs alors. L'inquiétude de la plus jeune était donc devenu tout à fait compréhensible. La scène était plutôt coquasse, je ne savais plus trop ou me placer, j'hésitais même à m’éclipser en lui laissant le butin que je m'étais fait dérobé. Après tout il me suffisait d'en re-demander une pour obtenir une nouvelle montre, elle avait plus une valeur sentimentale que monétaire.

D'après les vérités que révélait l'inquiète, je compris qu'elles avaient vécus en grande difficulté, et qu'à Central, elle n'avait aucune attache. Mais je compris aussi que désormais, elle avait un sorte de toit pour s’abriter, même s'il n'était pas à Central. Que faisaient-elles ici alors ? Il était clair que la plus jeune avait suivit sa grande sœur parce qu'elle était inquiète, mais pourquoi la première venue s'était rendue ici ? Je restai stoïque tout du long de leur discussion de sœurs, cela ne me regardait pas vraiment, mais je comptais bien récupérer ma montre, et leur proposer un petit quelque chose. Enfin, surtout à la voleuse. En effet, désormais il était parfois plus simple de faire confiance à quelqu'un de la rue qu'à des soldats expérimentés, alors peut être qu'avec ses talents de voleuse, elle pourrait m'aider à récupérer des informations. Je ne participais pas, mais j'entendais, et je comprenais. Ma proposition allait donc les arranger tout les deux. J'avais pu profiler sans peine que la plus vieille ne volait plus par nécessité, mais pour les sensations, ce que le fait d'approcher discrètement sa proie et de lui dérober sans qu'elle ne s'en rende compte son bien procurait. Mais je comprenais aussi que la plus jeune ne souhaitait pas qu'elle continue dans l'illégalité. Et bien, cela ne pouvait pas mieux tomber.

Je m'avançais de quelque par vers eux et leur présentai ma main droite. Commençant par la plus âgé je l'incitait à me serrer la main tout en me présentant. Avec un léger sourire, je commençai par mon grade, mon prénom, mon nom, puis mon titre, Flame Alchemist. Je préférai éviter de dire «Héros d'Ishbal », cela sonnait … faux à mes oreilles. Tout en faisant cela, je me tournais vers la plus jeune pour lui serrer également la main.  Oh, je pouvais comprendre leur incompréhension, ce n'est pas commun que quelqu'un qui se fasse voler agisse ainsi. Mais tout le monde n'est pas colonel dans l'armée d'Amestris, et tout le monde ne souhaite pas établir une démocratie dans ce pays. Lorsqu'on avait prononcé le nom de « Renarde » j'avais tout de suite compris à qui j'avais affaire. Cette petite maline était bien connue à l'Est, et manque de pot j'avais été en poste à l'est depuis Ishval. Forcement, j'avais déjà vu son nom traîner dans quelques dossiers de vols et de cambriolage.

- Ton nom ne m'est pas inconnu, Renarde. Pourtant tu es bien loin  de ta tanière. Central est loin d'être aussi charmante qu'East City chère enfant, ici tes forfaits pourraient te coûter bien plus cher que tu ne l’imagine.

Je soupirais brièvement, marquant une pause qui n'incitait pas de réponse, elles savaient que j'allais reprendre la parole.

- Mais admettons que je sois ta seule victime ici. Il serait plaisant pour vous deux que je ferme les yeux la dessus non ? Je le ferai, à une condition. J'ignore la raison de ta présence à Central, mais si tu es si loin de chez toi c'est que tu cherches quelque chose ; la aussi je peux t'aider. Mais on ne reçoit rien sans en payer le prix, l'échange équivalent, n'est-ce pas?

Une nouvelle fois, je m'arrêtais, lui souriant gentiment et à la fois mesquinement, elle savait au fond d'elle qu'elle était maintenant prise au piège. Par amour pour sa sœur, elle ne pourrait refuser mon offre, et puis elle apprendra plus ou moins rapidement que ce que j'allais exiger d'elle n'était que la version légale de ce qu'elle faisait déjà. Je suis sûr, que ça lui plaira. J'étais tenaillé quand au fait de continuer, le lieu était mal choisi et à la fois le meilleur possible. Ici nous ne risquions aucunes oreilles indiscrètes, mais l'endroit restait inapproprié. Bah, j'avais ma petite idée, j'allais lui ouvrir l’appétit et lui en dévoiler petit à petit.

- Je suppose qu'ici, vous deux ne possédez rien. Et je suppose que tu n'es pas venu ici pour faire du tourisme et repartir à la fin du week end. Toi je suppose que tu vas rester ici tant que ta sœur y sera. Mais où comptiez vous dormir ? Comptais-tu voler pour te nourrir et te loger, ici à Central où ceux que tu prendras pour cible risquerons de te tuer ? Mon marché est simple, et avantageux pour vous. J'oublie ce qu'il s'est passé, et tu travailles pour moi. Quelque chose de très simple, tu verras. Oh, et puis tu me rends aussi ma montre.

Il est vrai que je n'avais pas encore exiger le retour de ma montre, je n'avais même pas fait mine de vouloir la récupérer, pour l'instant, je ne faisais qu'en parler. Je les invitais à me suivre en me dirigeant vers mon appartement, il y avait une petite trotte à faire avant d'y être, mais cela me permettrais de lui expliquer ce que j'attendais d'elle, et  ce qu'elle avait à y gagner. Une fois sorti de la ruelle, je pris sur ma gauche et longeais le marché qui avait désormais presque disparu. Dans une dizaines de minutes, je serais chez moi, seul ou pas. J'espérais bien avoir attisé sa curiosité en parlant de travail, logement et nourriture. Tout ça je pouvais leur fournir. Après tout, elles n'étaient que des enfants, je les sous-estimait peut être un peu, mais je devais leur venir en aide, quand même. La guerre à peut être fait de nous des monstres, je ne suis pas sans cœur, non plus. M'assurant en retournant ma tête que les deux sœurs me suivait encore, je repris la parole.

Ce que j'exige est assez simple. Enfin, pour toi. Ici à Central, je ne peux me fier à personne et j'ai besoin d'informations, de noms, de preuves. Et ce sont des personnes comme toi qu'il me faut pour obtenir ceci. Toi tu ne t'occupes que de la manière dont tu seras rémunérer, tu n'auras donc aucune raison de ma trahir. De plus, tu pourras agir comme tu le faisait avant, mais en toute légalité.  Fini les cambriolage où tu risques la prison, tu seras couverte. Cependant, je ne garanti pas la sécurité de ce job. Tu risques certainement ta vie à fourrer ton nez dans ses histoires qui sont les miennes. En échange de cela, je t'offre le gîte, le couvert, et la possibilité de te servir des archives de l'armée par mon biais pour tes propres recherches. Je peux comprendre que tu refuses, mais si tu accepte, soyez toi et ta sœur à cette adresse à dix neuf heure ce soir. Je vous laisse le reste de la journée à vous deux pour réfléchir.

Je sorti un bout de papier de la poche intérieure de ma veste que je tenais sous mon bras et un stylo pour y inscrire mon adresse. Mon action pouvait se qualifier de « All in » au poker, car je lui laissai mon adresse et même ma montre, elle pouvait tout bonnement s'enfuir. Mais en prenant seul la route pour rentrer chez moi, j'avais la certitude de devoir mettre le nez dehors ce soir.


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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyDim 3 Aoû - 23:00
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₪۩۞۩Roy Mustang & Inaku Seika₪۩۞۩₪

Pris la main dans le sac !

"Le jeu de carte est mauvais,  mais rien n’empêche de sortir l’As de sa manche…  "



J’ai en mémoire le jour où l’on m’a annoncé que j’allais avoir un petit frère ou une petite sœur.

Ce jour-là, je jouais dehors à jeter des cailloux sur une ruche d’abeilles. Elles avaient élues domicile juste en face de la fenêtre de ma chambre et il m’était impossible de l'ouvrir sans avoir leur agréable compagnie dans ma pièce privée. A l’issue de quelques nuits blanches, j’avais cessé d’ignorer  notre vieux domestique qui m’avait dit que j’avais « une cervelle aussi grosse qu’une noix qu’on aurait écrabouillé à son ouverture » pour solliciter son aide. Celui-ci m’avait rigolé au nez, avant de m’intimider l’ordre de sortir de la cuisine car il avait autre chose à faire que de jouer les jardiniers chasseurs d’abeilles insomniaques. N’ayant que l’intelligence d’une petite de trois ans (presque quatre), j’ai pris sur moi-même, un peu trop fière pour demander de l’aider à Maman ou à un quelconque adulte qui me demanderait ce qui m’occupait quand il voyait ma mine boudeuse.

Hélas, l’âge est une poupée russe qu’on monte à l’envers. Je n’étais encore que la première pièce, celle de l’intérieur et je n’ai su que prendre des cailloux pour déloger ces insectes bourdonnants.

J’apprendrais par la suite que titiller tout être portant un dard ne faisait pas partie des meilleures idées que j’ai pu avoir. Une quinzaine de piqûre plus tard, ainsi que de hurlement de douleur, j’étais allongée dans mon lit, le visage gonflé et quelques autres parties de mon corps inaptes à un effort physique. Maman avait accouru quand le médecin l’avait croisé au marché après sa visite à mon chevet - quelqu'un avait eu la bonté de l'appeler-. Elle m’avait caressé les cheveux, un sourire sur les lèvres en me chantonnant une vieille berceuse. A vrai dire, elle rigolait doucement en me murmurant que j’avais de drôles d’idées. Ne pouvant trop articuler, je m'étais contentée de gémir très légèrement. C’est à ce moment –là, qu’elle m’avait dit que j’allais devoir réfléchir un peu plus, car j’allais devoir veiller sur quelqu’un. Je ne me souvenais plus si j’avais compris tout de suite ce qu’elle voulait dire, mais je me souvenais de son immense sourire, et de ses mots. « Tu auras un frère, ou une sœur. Prends bien soin de lui car tu es la plus grande. » Je lui ai promis difficilement que j’allais être une grande sœur modèle, mais j’étais sincèrement heureuse, je ne serais plus seule. J’allais avoir quelqu’un pour jouer, quelqu’un pour passer le temps et apprendre pleins de choses ensemble en enchaînant les aventures.

Plus tard, j’ai pensé que ça allait faire aussi un bon appât.

Depuis ce jour, j’ai veillé au bon grain avec ma sœur, même si parfois, je la prenais souvent comme « éclaireur » dans tout ce que j’entreprenais. C’est elle qui grimpait aux arbres, faisait les bêtises à ma place et en compensation, je lui offrais ce que j’appelais « les petites perles », qui n’étaient rien d’autre que des coquillages que j’avais trouvé en bord de plage. Elle en raffolait tellement, qu’un jour, j’avais dû lui en faire un collier. C’était très peu payé pour tous les sales coups que je la convainquais de faire. C’était tellement petit, tellement naïf, ça admirait sa grande sœur comme une Déesse, donc pourquoi ne pas en profiter ?

Sauf que maintenant, ça réfléchissait. Il y a quelques années, je ne l’aurais jamais cru capable de voyager seule pour se rendre dans une grande ville. C’était Inaku, ma petite sœur craintive, un peu chétive mais avec tellement de force en elle. Et bien qu’à ce moment-là la colère m’étouffait de la savoir ici et en plus me formulant une demande pareille devant un inconnu que je venais, qui plus est, de détrousser, j’étais fière. Oui, fière. Ce sentiment qui me soufflait dans le cœur une force et une affection tellement grande qu’elle m’aurait fait pour peu, pleurer. A cet instant, l’important pour moi n’était pas la situation, mais c’était le courage dont avait fait preuve ma sœur. Venir ici et oser me faire la leçon tout en ayant conscience que je pouvais, non que j’allais l’étriper vivante… Elle grandissait. Encore.

Mais j’allais quand même lui passer un sacre saint savon. Et elle s’en souviendra. Je me contentais pour l’instant de la regarder froidement.

- Tu n’aurais jamais dû venir. Et crois-tu vraiment que je vole pour le plaisir ? Voilà une belle image que tu as de moi. Nous discuterons plus tard.

Fierté disparue, j’étais à nouveau en colère, ou plutôt acerbe. Je me retournais vers l’Alchimiste d’Etat qui venait juste de prendre la parole. Et à mon plus grand damne, je le vis s’avançais, se présentant.

“Colonel Roy Mustang, Flame Alchimist”

Il me tendait la main. Il voulait me serrer la main. Depuis quand avais-je eu une marque de respect ainsi donnée gratuitement par quelqu’un à qui je venais de faire les poches ? Qui plus est, un membre important de l’armée ? Je tendis la mienne et attrapais la sienne. Elle est chaude, un peu rêche mais elle n’en restait pas moins agréable. Je croisais à nouveau son regard noir. Je n’y lis rien, une fois de plus, et cela me frustrait. J’avais appris à observer les gens d’une certaine façon que je pouvais voir ce qu’il se tramait dans leur conscience. Un véritable outil pratique pour les jeux de bluff, mais il est sûr que le Colonel Mustang aurait été un adversaire redoutable. Pas trop de mimique à part le coin de sa lèvre qui se soulève en minuscule sourire au coin et ses yeux qui se plissent machinalement quand il baisse légèrement la tête. Étrange personnage. Peut-être un narcissique en puissance ? Enfin, là n’est pas la question.

A priori, je ne lui étais pas inconnue. J’en aurais été flatté si je ne me savais pas dans de sales draps mais ce qui me laissa pantoise, c’est bien ce qui se suivit.

- … que je ferme les yeux la dessus non ? Je le ferai, à une condition. J'ignore la raison de ta présence à Central, mais si tu es si loin de chez toi c'est que tu cherches quelque chose ; la aussi je peux t'aider. Mais on ne reçoit rien sans en payer le prix, l'échange équivalent, n'est-ce pas?

Où voulait-il en venir ? Je découvrais cet homme qui semblait avoir bien plus qu’une idée derrière la tête. Qui m’offrirait une fleur ainsi ? Et quel est donc son prix ? Je m’abstenais de le couper, jouant la carte de l’indifférente. J’écoutais, attentivement et plus je compris que la porte de ma cage se refermait sur moi. Cela devait bien arriver un jour, mais c’était trop tôt. On ne m’avait jamais prise la main dans le sac, j’étais bien trop forte pour semer mes poursuivants. Mais cette fois-ci, je n’étais pas sur mon terrain de jeux et je connaissais mal cette partie du pays.

Après tout, ce pays n’était que mon pays d’accueil. Et je ne suis qu’une orpheline dans la foule avec au bout des bras une sœur et un frère. Je ne pouvais pas fuir, bien que j’aurais pu retrouver Amélia et Kazu. Mais n’avais-je à ce point pas de fierté ? Il est temps de prendre un peu la responsabilité de mes actes.

Voilà pourquoi quand il finit de claquer la porte de ma cage, je me contentais de le regarder, inébranlable. Là, marchant à sa suite, j’avais déjà la conviction que cet homme allait devenir quelqu’un d’important pour la suite des choses. Mais était-il une pourriture de l’armée ou au contraire, un honorable soldat qui souhaitait quelque chose que je n’avais pas encore compris ? Une chose était sûre, c’est qu’il fallait que j’accepte. Et ma conviction se renforça quand je jetais un œil au visage d’Inaku.  

Nous nous séparâmes et il partit après m’avoir laissé une adresse. Je fixais encore sa silhouette qui s’échappait dans la rue avant de disparaître au coin de la rue. En toute légalité ? Etait-ce une seconde chance ou alors la pire chose de ma vie ? Il allait falloir que je me renseigne.

Je me tournais vers Inaku.

- Toi, tu vas avoir de sérieux problèmes. Mais en attendant, on va aller au bistrot du coin. Tu fais profile bas, tu me suis comme mon ombre. Je vais aller me renseigner sur ce type. Quitte à le suivre en enfer, je préfère savoir si le guide tient la route.

Je n’attendis pas qu’elle réponde. Elle n’avait de toute façon pas son mot à dire et elle le savait pertinemment. Je ruminais déjà bien assez les évènements qui venaient de se dérouler pour qu’elle rajoute encore quelque chose.

En entrant dans la taverne, j’étais divisée entre plusieurs sentiments. Curiosité, colère, résignation, un peu d’indignation, j’étais au final, une boule de nerfs. Mais l’ambiance et l’odeur de cacahouète m’apaisa un peu. Je soupirais, avant de filer au toilette discrètement pour ne pas qu’on m’apostrophe. Je ne m’enquis pas de savoir si Inaku me suivait ou pas, j’allais juste me changer. Je tirais le verrou derrière-moi avant de poser mon sac à dos en cuire que je me trimballais partout. A l’intérieur, j’avais tout ce que je possédais et tout ce qui m’était cher. J’avais aussi des affaires de rechange ou plutôt, des vêtements très particuliers. C’était ceux réservés pour  « la pêche aux infos ». Il s’agissait d’une jupe plus courte que celle que je portais à mon habitude. Elle était rouge sombre, légèrement fendu sur le côté sans être trop vulgaire et je l’enfilais après m’être débarrassée de mon éternel jupe bleu et de ma cape. Je  retirais mon débardeur de la même couleur que ma vieille jupe pour en mettre un autre, beaucoup plus court, découvrant le nombril, noir et légèrement moulant. J’agrippais par la suite ma tignasse dont il fallait réellement que je m’occupe.  Pas de peigne sous la main, je choisis de les attacher avant de les tresser en une natte que je remontais en chignon. Quelques pinces et un coup de rouge à lèvre rouge plus tard, je ressortis avec mon sac sur les épaules.

Je rejoignis ma sœur et la ramena près du bar. J’y commandais un thé pour elle et me pris une bière. On me demanda mon âge et je sortis mes papiers. J’allais avoir vingt-ans dans trois mois, mais c’était des faux papiers, j’en avais vingt-trois là-dessus. Le tavernier aux cheveux poivre et sel m’offrit un grand sourire et m’envoya une bière. L'avantage en étant avec ma sœur, on n'allait pas me courtiser du premier coup... Je me penchais vers Inaku pour lui murmurer de façon à ce qu’elle seule puisse comprendre en autre notre langue natale :

- On en n’a pas pour longtemps. Bois ton thé, ne parles pas. Si tu as faim, fais-moi signe, mais surtout, ne parles pas.

Il était plus simple de la faire passer pour muette que d’être harcelée de questions. Le tavernier riait de bon cœur encore une dizaine de minutes avec deux hommes avant de s’intéresser à nous. L’homme à droite nous porta soudainement la même attention. Il me lorgnait un peu, me fixant de la tête en bas, avant d'enfin me regarder dans les yeux et de me sourire sans gêne.

- Hé bien, que viennent faire deux ravissantes damoiselles ?
- Comme vous le voyez, boire un coup en bonne compagnie ! Répondis-je gaiement, tout en faisant semblant de siroter ma bière.

La réponse parue plaire à mon voisin et au tavernier. Ils nous posèrent une série de questions, auxquelles je répondis par des pirouettes et en inventant tout une histoire. Je travaillais comme fleuriste à l’Ouest et j’étais venue récupérer ma cousine muette pour un séjour chez nos aïeuls. Et durant notre passage, un étrange Colonel très courtois nous avait indiqué le chemin. Un certain Roy Mustang. Les exclamations fusèrent rapidement et instantanément.

- Ah, ce bon bougre ! Un brave homme ! V’savez, il a été un héro durant la guerre d'Ishival !  Ria le premier.
- Un jeunot très intelligent et prometteur ! Cela ne m’étonnerait pas qu’il finisse à la tête de ce pays ! Continua le tavernier en souriant.
- Qui plus est, c’est un bel homme ! S’exclama une voix qui appartenait à une femme d’âge mûre qui venait de nous rejoindre.
- Ah, vous les femmes ! Lancèrent les deux hommes en même temps.

J’émis un rire avec un regard complice avec la femme. Cette comédie dura encore quelques minutes où je n’appris rien de plus que ce qui avait été dit. Je concluais donc que cet homme était respecté voir admirer pour bien de ses qualités et surtout par sa position dans l'armée à un si jeune âge. C'était un portrait un peu trop beau pour qu'il ne cache pas quelque chose... Ma curiosité piquée au vif, je me jurais de découvrir de quoi il en découlait. L’heure du rendez-vous approchant, je réglais la note (avec de l’argent et du vrai) et j’entraînais ma sœur dans la rue après avoir salué nos compagnons de buvette.

Pendant que nos pas résonnèrent sur le pavé, je commençais à faire la leçon à ma sœur. J’avais besoin de me changer les idées, alors lui passer un savon était un bon moyen de calmer mes nerfs.

- Mais qu’avais-tu dans la tête pour venir à Central ?! En plus toute seule ! Tu sais que les filles comme toi, c’est sur les marchés d’esclaves qu'on les retrouve ?! Combien de jeunes filles qui avaient à peine ton âge, j’ai vue traité comme de vulgaires objets ?

Bon, je dramatisais un peu. Mais il fallait que ça lui rentre dans le crâne d'un côté, elle n'était pas encore prête à affronter tous les dangers.

- Qui plus est, tu n’aurais jamais dû quitter la maison ! Et Shosuke ? Amélia et Kazu avaient prévus quelques jours à l’Ouest, chez les parents d’Amélia ! Sur ce coup là, tu as été irresponsable ! Et en plus me faire la leçon, mais tu pensais que j’allais faire quoi ? Tu me prends vraiment pour une crapule au point de douter de tous mes actes ? J’ai volé cette montre pour pouvoir me loger. Il m’a coincé, je n’allais pas courir le risque de ne pas rentrer ! Et tu t’es mise en danger ! Inaku, j’aimerais que tu réfléchisses un peu ! S’il avait tenté de te tuer, de te faire du mal, qui dit que j’aurais pu te sauver ? Inaku… Inaku…

La colère se mua en une tristesse nouée à un épuisement soudain.

- Ne me fais plus jamais de frayeur comme ça… S’il te plait, penses à Shosuke, c’est toi qui en es responsable quand je ne suis pas là… Et puis, je vais accepter ce que me propose le Colonel, donc je serais sûrement absente très fréquemment, il faudra que tu veilles sur lui…

Je me tus car nous étions arrivées à l’adresse indiquée. Il n’était pas tout à fait dix-neuf heures, mais cela ne m’empêchait pas de tirer la montre hors de la poche intérieure de ma cape que j’avais revêtue par-dessus ma nouvelle tenue. Je la fixais longuement, avant de toquer à la porte. Après tout, je veux savoir pourquoi mon père avait tué ma mère tout en protégeant mon frère et ma sœur. Et ce Roy Mustang ne demandait finalement pas grand chose.

Alors, quitte à jouer, je suis, tapis.


Spoiler:
 

                 
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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptySam 9 Aoû - 17:54
- Tu n’aurais jamais dû venir.

Mes yeux se baissent immédiatement. Je m'y attendais. Une boule me tiraille les parois de la gorge. Ma main se laisse tomber le long de mon corps.

Et crois-tu vraiment que je vole pour le plaisir ? Voilà une belle image que tu as de moi. Nous discuterons plus tard.

Mais alors pourquoi ? Quelle pouvait bien être la raison à de tels actes ? ça ne pouvait plus être la nécessité, et ce n'était apparemment pas le plaisir, alors... quoi ? Je ne comprends pas. Fixant le sol, perdu dans mes pensées, j'entends l'homme de l'armée s'avancer et affirmer qu'il connaît "la renarde". Curieusement, il n’essaie pas de l'arrêter, mais lui propose quelque chose auxquels je ne m'attendais absolument pas. Pendant son discours, je le fixe, toujours plus intriguée, jusqu'à ce que la proposition soit clairement émise. Il me faut un temps pour réaliser ce qu'il vient d'être énoncé, puis sans que je ne dise quoique ce soit, je commence à réfléchir en suivant ma soeur et l'homme. Je revoie Malagan avec moi, il y longtemps de cela, quand nous étions encore une famille. Elle a toujours ce caractère un peu dure, mais de mémoire, elle n'a jamais rien volé ni détroussé personne. C'était une fille aimante avec qui j'ai passé de belles années. Mais depuis, la rue a renforcé sa dureté et elle s'est mise à tomber dans l'illégalité. La regardant en silence, j'ai aujourd'hui l'impression de voir une toute autre personne et de ne plus exister. Sur le moment, je me sens mal, comme si une distance nous séparait. Elle s'éloigne de moi, je la perds, mon coeur s'attriste. Malagan ne m'a jamais vraiment écouté, et je m'en accomodais à l'époque, mais là je le vis comme une véritable coupure. A-t-elle songé une seule fois à ce que je ressens toute à l'heure ? S'est-elle mise une fois à ma place ? Non, sûrement pas. Elle n'a considéré qu'elle-même et je n'étais que le pion gêneur qui entrave le chemin jusqu'au roi.

Une fois arrêt, l'alchimiste d'état détaille un peu plus ce fameux travail vacant destiné à ma soeur. Et, là, j'ai du mal à retenir les larmes qui témoignent de l'inquiétude que je porte à tout cela.

De plus, tu pourras agir comme tu le faisait avant, mais en toute légalité.  Fini les cambriolage où tu risques la prison, tu seras couverte. Cependant, je ne garanti pas la sécurité de ce job. Tu risques certainement ta vie à fourrer ton nez dans ses histoires qui sont les miennes.


Non, non, non !!!

C'est de pire en pire ! Fourrer le nez dans les affaires d'un militaire, c'est se retrouver face à de dangereuse personnes, du petit voleur amateur au plus redoutable des assassins. Mes poings se serrent. Jusque là, ma soeur choisissaient ses victimes, elle ne prenait que ce dont elle se sentait capable. Là, elle n'aura pas le choix. Qu'importe l'individu désigné par cet alchimiste, elle devra se lancer dans la gueule, avec le risque de ne plus en sortir. Suppliant du regard Malagan pour qu'elle refuse l'offre, je ne reçoit aucun récepteur, et mon message se perd dans l'air. J'arrête de la regarder et laisse couler quelques gouttes qui me soulage les globes.

- Toi, tu vas avoir de sérieux problèmes. Mais en attendant, on va aller au bistrot du coin. Tu fais profile bas, tu me suis comme mon ombre. Je vais aller me renseigner sur ce type. Quitte à le suivre en enfer, je préfère savoir si le guide tient la route.

Je ne réponds pas. À quoi bon ? Elle ne veut plus rien entendre. N'importe quel mot que je prononcerai à son égard sera comme une musique de fond que personne n'écoute, comme un murmure dans une salle où l'on fait la fête. Bref, il n'aura absolument aucun effet. La mine attristée, je la suis comme un chien en laisse, le moral au plus bas.  Arrivée dans un bistrot, je la laisse aller au toilette et m'assied à une table. M'appuyant sur elle, j'enfouis ma tête dans mes bras et je ne me retiens plus. Je ne me préoccupe même pas de savoir si une serveuse s'approche pour prendre commande. Je m'isole du monde et relâche un peu de la pression qui s'est accumulée aujourd'hui. ça me fait du bien. Les larmes coulent et emporte avec elle une partie du tourment qui m'habite.

Je me laisse molement amené au bar et bois mon thé d'un air las, le regard perdu. Faire semblant d'être muette... Et puis quoi encore... tu ne penses vraiment qu'à toi Malagan ? Te rends-tu compte de ce que tu me demandes ? M'effacer pour mieux de laisser agir...  de mieux en mieux... Elle n'a même pas vu que j'avais pleuré... Je n'écoute pas leur conversation, buvant mon thé. Il a un goût apaisant et me permet d'un moment m'échapper... juste un moment, avant d'être à nouveau tirer d'un coin à l'autre. Mais cette fois, Malagan semble se souvenir que ce qu'elle tire depuis quelques heures est en fait sa soeur... sa petite soeur...

Malheureusement, ce qu'elle lui dit ne la réjouis pas tellement... la leçon... elle lui faisait la leçon ??? Un sentiment de colère commence à m'étouffer. Même si je sens de l'affection et de l'inquiétude dans la fin de son discours, ce qui m'arrache quelques larmes, la totalité de ses propos éveille en moi comme première réaction de la colère. N'ayant rien dit jusque là, je serre les poings, et, alors que nous arrivions devant la porte du colonel, je laisse éclater mon sentiment et les larmes qui s'ensuivent.

Mais tu ne vois pas que je suis venu pour toi ??? Tu n'es pas la seule à t'inquiéter pour tes proches ! et...je ne suis plus l'Inaku chétive d'il y a 4 ans ! J'aimerais que tu me fasse confiance !!


Le temps de reprendre mon souffle et de renifler un coup, je continue, une grosse boule me tiraillant la gorge, la voix moins forte

Aujourd'hui, j'ai eu l'impression de ne pas avoir existé... je  sais que tu ne veux que notre bonheur à Shosuke et à moi, mais moi je veux le tiens !

Le sentant de cette manière, je l'enlace, de force ou non, et termine, mes mots sortant avec un petit gémissement

Même si ce colonel a l'air fiable, il n'hésitera pas à t'envoyer dans les coins les plus dangereux, à la recherche d'une petite information, et s'il t'arrive quelque chose, je serais encore plus torturée de ne pas t'avoir arrêtée avant. Si tu as besoin d'argent, Kazu et Amélia seront là, et tu le sais...

Je me sens mieux après avoir vidé ce que j'ai accumulé ces dernières heures.

S'il-te plaît... refuse...ne te met pas en danger...

Je reste accrochée à elle, comme pour tenter de lui transmettre un peu de mon avis. J'entends même le colonel ouvrir la porte, mais tant pis, quitte à avoir l'air bête, j'espère que Malagan comprenne... enfin...
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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptySam 6 Sep - 19:10
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Malagan & Inaku Seika & Roy Mustang
Le dernier choix

~ Prend la pilule bleue et suit le lapin blanc dans son terrier. Prend la pilule rouge et rentre chez toi comme si rien ne t'étais arrivé.~


Les cloches tintèrent dans toute la ville et finirent par me réveiller tant bien que mal. Les quelques dossiers qui m'avaient servi d'oreiller étaient un indice sur le fait que je m'étais endormis en travaillant. Des dossiers visiblement sans importance, encore. C'était tellement barbant en tant que Colonel que de devoir se taper toutes ses études inutiles, mais nous y étions bien obligés, et je savais que je n'étais pas le seul de toute façon. Je relevai la tête et m'étirai en m’adossant à mon siège. C'est en tapotant sur la poche gauche de mon pantalon que tout me revint en tête. Je cherchai à savoir l'heure, mais mon subconscient semblait persuadé d'avoir entendu dix neuf coups de cloche.

Et il me semblait bien avoir donné rendez vous à ces deux jeunes … enfants à dix neuf heure. Je me levai rapidement sans tenir compte du tournis qui commençait à m'embrouiller la vue. Attrapant ma veste d'uniforme, je sorti rapidement de mon appartement, le verrouillant à la hâte. Le lieu de rendez vous n'étais pas tout prêt et je ne comptais pas laisser filer une si belle occasion, ni ma montre en argent d'ailleurs. Malgré la saison, le soleil entamait sa descente qui amènerait irrémédiablement notre monde dans la nuit comme le voulait notre cycle terrestre. Il faisait quand même bien assez clair pour que les véhicules se permettent de se déplacer tout feux éteints.

Les deux mains dans les poches j'avançais d'un pas rapide à travers les rues de Central. Les premières étaient assez fréquentées, des routes que chaque citoyen de la ville devait prendre au moins une fois par jour peut importait sa destination finale. Ces voies bien trop peuplées furent vite remplacée par des chemins méconnu du grand public, mais qui permettaient de ce déplacer bien plus rapidement au cœur de la ville capitale, et forcement bouchée dans ses horaires de pointes. Je commençais à douter de mon plan alors qu'un chat impassiblement assis sur sa fenêtre me regardait marcher. Si elle était une véritable voleuse, elle pouvait prendre peur et s'enfuir. Après tout elle était recherchée à un certain point dans l'est, et sa réputation traversait le pays entier, alors pour qu'elles raisons ferait-elle confiance à un membre de l'armée, colonel, et de l'est qui plus est ? J'avais joué peut être un peu trop « all-in » afin de stopper ses activités en jouant la carte de l'émotion. Celle qui semblait être sa petite sœur paraissait effrayée par les dangers que prenait la Renarde, et épuisé par l'illégalité. Surtout qu'il semblait avoir trouvé un toit. Ma proposition pouvait jouer la dessus, et piquer sa curiosité en plus de cela. C'était le seul point fort de ma stratégie. Le reste n'était que du pur bluff. Enfin, j'allais bien voir si la petite était joueuse, ou non.

Au terme des maints virages et de ruelles étroites que j'avais emprunté, j’apercevais une place  vide, où il n'y avait qu'une porte éclairée faiblement par une lanterne défaillante. Ne pouvant vérifier l'heure, je ne savais pas combien de retard vis à vis de l'heure initiale j'avais, mais ne voir personne m'inquiétait. Avait elle fuit ? Ou bien s'était elle fait attraper par d'autres ? Les possibilités étaient presque infinies, mais apparemment elles n'étaient qu'en retard. Les bruits de pas, de deux personne apparemment, laissaient entendre qu'elles arrivaient. Je me plaçais devant la porte de service de ce vieil appartement abandonné et entrouvrit légèrement la porte. L'absence de lumière et de bruit me rassura, nous allions pouvoir être bel et bien seul.

D'un signe rapide de tête, j'invitais les deux jeunes femmes  à entrer avant moi tout en sortant une lampe. Je laissai dépasser une chemise de dossier de mon veston histoire de donner quelques motivation à la plus grande. On m'avait, et heureusement pour elle, chargé de son enquête à East City, et donc j'étais le seul possesseur de ses dossiers (que j'avais soigneusement copié chez moi avant de me mettre à plus ou moins bosser sur le temps qu'il me restait, sait on jamais). Je pouvais donc lui permettre de disparaître du réseau criminel d'Amestris en prétendant que cette enquête n'était que du folklore et qu'aucun dossier ne portait son nom de toute façon. Oh oui, il fallait un petit peu magouiller dans l'armée, mais cela était presque vital lorsque l'on atteignait un certain rang. Je laissai une dernière chance à la jeune femme de fuir, elle n'avait qu'un choix à faire. Franchir ce seuil et travailler pour moi ou bien s'enfuir. Les deux cas présentaient leur lot de bien et de mal, c'était à elle de faire le choix duquel elle préférait.

HRP : C'est monstrueusement court et nul, mais je n'étais vraiment pas inspiré ... Désolé de vous avoir fait tant attendre pour ça >.<
©Setsu Nekos
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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyLun 22 Sep - 22:23
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₪۩۞۩Roy Mustang & Inaku Seika₪۩۞۩₪

Le jeu et la chandelle

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- ... J'aimerais que tu me fasse confiance...  J'ai eu l'impression de ne pas avoir existé...S'il t'arrive quelque chose, je serais encore plus torturée de ne pas t'avoir arrêtée avant...S'il-te plaît... refuse...ne te met pas en danger...

Il y a de ces douleurs dont on ne peut donner un nom propre. Elles surgissaient de nulle part comme de partout et vous assommaient avec tellement de force que l'estomac s'en retourneraient presque. Celle-ci était un coup de poignard dans mon cœur qui rouvrait toutes mes cicatrices. De la solitude la plus rude à la peur la plus folle, du souvenir le plus horrible à la vision la plus poignante, j'avais dans cette seconde, l'impression de m'effondrer. Je sentais chacune des parcelles de mon corps se disloquer, broyer par cet amas de souffrance trop longtemps contenu ou jamais réellement exprimé.

C'était comme si à ce jour, j'avais lutté en vain. Que tout ce que j'avais fait depuis ce jour sanglant, tout ce que j'avais sacrifié pour que le bonheur de ma famille pour qu'il ne soit jamais instable, inatteignable, avait été d'une parfaite inutilité. Je n'ai jamais cherché mon bonheur parce que je l'ai toujours trouvé dans des brides d'instants fugaces. Je me contentais d'un peu pour pas beaucoup, ne vivant que l'instant présent de peur que ce ne soit le dernier. Un sourire, une parole, un regard, tout ce qui pouvait illuminer une seconde de cette vie, j'étais assoiffée de ces secondes heureuses. Mais, ce qu'Inaku me reprochait, c'était de ne pas différencier ce vrai bonheur. De ne pas prendre en compte que son bonheur était aussi celui qui devait me faire sourire. Que je l'avais effacé au profit de l'idée qu'elle serait plus heureuse si elle ne s'occupait pas de moi. Je voulais être leur ombre, la main qui les pousse pour se relever, tout ça sans que mes propres besoins deviennent les leurs.

Je sentais la pression de ses bras autour de moi et je fermais les yeux quelques instants, me remémorant tout ce temps où j'avais passé à la cacher entre mes bras, de peur que le monde l'emporte dans sa folie. De toutes ces fois où je l'ai bercé ou quand je m'arrangeais pour qu'elle ne pleure plus. Des souvenirs de petite enfance, comme durant l'adolescence où chétive, elle se donnait consistance dans un monde illusoire où je prenais plaisir à entrer, trouvant une sorte de réconfort à toute cette innocence.

Mais aujourd'hui, c'était différent. La douleur en moi se mua en une nostalgie et une silencieuse peine. Je sacrifiais beaucoup en me servant de ma famille comme excuse. Je savais cependant à cet instant, qu'il n'y avait pas que ça. Je souhaite mener un train de vie aussi exaltant qu'elle l'a été ces dernières années, jusqu'à ce que je puisse me poser l'âme en paix. Je ne pouvais pas accéder à la demande d'Inaku malgré mon envie de la voir heureuse. J'avais commencé beaucoup de choses pour enfin lui offrir quelque chose de stable et sa vie l'était maintenant. Mais la mienne était encore un capharnaüm. Je ne pouvais pas.

Je me retournais, posant mes deux mains sur ses joues, la fixant droit dans les yeux. Elle avait beau avoir seize ans, elle était toujours ma petite Inaku. Je lui déposais un baiser sur le haut du crâne avant de lui murmurer qu'un jour, tout serait terminé. Je m'écartais d'elle en gardant sa main dans la mienne au moment où le Colonel apparaissaient dans notre champ de vision. Nous avancions à sa rencontre. Il se tenait à côté d'une vieille porte de ce qui semblait être un appartement abandonné. Je le saluais d'un signe de tête et m'assurais qu'Inaku était bien derrière-moi en serrant un peu plus fort sa main. Je me fichais pas mal de ce que pouvait penser ce type, mais j'avais besoin de me rassurer aussi, un peu.

Il ouvrit la porte et me fit signe de rentrer. A son regard, son expression, je compris que c'était à cet instant que tout se jouait. Je pouvais encore faire demi-tour. Disparaître. Faire comme si de rien n'était. Je pris une grande inspiration.

A quoi sert-il de courir quand on peut trouver la paix ?

Je sortis la montre du Mustang, caressais le motif en relief sur l'avant et m'approchais du Colonel. Le fixant droit dans les yeux, je glissais ma main dans sa poche et y déposais la montre, sans prendre le dossier que je voyais dépasser de son veston. Je tapotais tout de même discrètement le dossier pour lui dire que je l'avais vue, et entrais à l'intérieur, lui passant devant. Je savais que je venais de signer quelque chose dont je ne mesurais peut-être pas encore l'ampleur, mais j'avais pour une fois, confiance en l'avenir.

Une fois à l'intérieur, je laissais l'une des vieilles chaises à ma soeur avant de m'appuyer derrière elle. Je gardais un peu le silence tout en fixant l'homme qui se tenait devant moi. Je pris une inspiration et dis-je :

- J'accepte votre proposition. Je m'engage à vos côtés dans cette lutte qui est la vôtre, si c'est une bonne cause. J'attends de connaître le minimum, sans plus. Mais, je me doute aussi que vous ne me fassiez pas non plus confiance. Je m'appelle Malagan Seika. J'ai à ma charge, ma petite sœur ici présente et mon petit frère. Nous résidons chez des gens respectables dont je ne donnerais le nom que si vous le demander. Si vous voulez des renseignements particuliers ou mes motivations, je vais vous répondre. J'attends en échange que vos engagements soient respectés.

Je retiens mon souffle.



                 
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MessageSujet: Re: Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] Ah, les enfants ! [Pv Malagan Seika & Inaku Seika] EmptyDim 28 Sep - 10:33
Inaku... Inaku !! Qu'est-ce que tu as ?

Je vois Malagan courir vers moi. J'ai 6 ans, elle en a 9. Je pleure toute les larmes de mon corps, des bleus sur le visage. Assise sous le préau de l'école, par terre, je ressens encore 11 ans après cette frustration et cette tristesse que je ressentais. Les poings serrés, je réponds, la voix sanglottante.

C'est Kisuke, il a recommencé  fis-je avant de pleurer à nouveau

Ma soeur s'agenouille et me prends dans ses bras. Elle me console avec des mots tendre, elle me dit que c'est fini, me murmure à l'oreille que dorénavant, elle fera en sorte que ce Kisuke ne soit plus un problème pour moi. Je m'agrippe à elle, appuie ma tête contre son épaule et saisit cette douceur qu'elle dégage pour moi. C'est ma soeur, ma grande soeur, celle qui me protège avec maman, celle que j'aime, qui me prend par la main et m'emmène sur le chemin de la vie. Ce n'était pas la première fois que Kisuke voulait mon goûter. À chaque fois, je refusais, mais il me le prenais quand même, de gré ou de force. Alors je ne savais faire que pleurer et attendre Malagan, assise au même endroit.


Ce souvenir prend toute la place dans mes pensées alors que Malagan pose ses mains sur mes joues. J'ai l'impression de retourner en arrière. D'être à nouveau un de ses jours où il m'arrive une mauvaise chose et que Malagan est là pour moi. Je ne dis rien, tant l'émotion me compresse la gorge. Le bisou qu'elle me donne délicatement, comme une ultime consolation fait fuire une larme. Elle est capable d'une si grande tendresse et pourtant, elle porte le nom de la Renarde. C'est elle que tout le monde veut défier, elle qui sait s'imposer et arriver à ses fins quelque soit le moyen employé. Ces facettes opposées me donne la sensation de ne pas connaître celle qui m'a protéger depuis tant d'année. Qui est-elle vraiment ? À quoi pense-t-elle ?

Un jour tout sera terminé

Qu'entends-t-elle par là ? Comment tout cela va-t-il finir ? Dois-je lui faire confiance, elle qui semble si sûr de son acte ? N'est-elle pas aveuglé par quelque chose qui lui cache un funeste destin ? Tant de question traverse mon esprit. Je ne peux pas la laisser sauter dans la misère sans retenir par la main et la remonter vers moi. Elle est ce qui m'est le plus cher avec Shosuke. La perdre dans les flammes de l'enfer reviendrais à se jeter dans les ténèbres pour la rejoindre, car seule au paradis me paraîtrait bien triste.

Je sais que ce colonel a l'air fiable et honnête, mais le risque zéro n'existe pas et ça, je ne peux pas le supporter. À tout moment, mon ange-gardien risquera sa vie et je le saurai. Je me mordrai les doigts à l'attendre et m'assurer qu'elle vive. Je ne veux pas de cette vie. Je me laisse entraîner dans la pièce et m'assied devant Malagan. Immédiatement je fixe l'officier laisse Malagan exposer ses conditions.

Puis j'hésite... me mordille la lèvre... puis, l'envie devenant trop forte, je me lance.

Et moi j'attends une garantielâché-je l'air sérieux, le regard dévoilant une sorte de courage et de détermination. Je voulais énoncer cette phrase. Je continue de planter mes yeux dans les siens.

Si Malagan n'a pas la garanti de survivre dans ce travail, alors je veux pouvoir l'accompagner et soigner ses blessures avant qu'il ne soit trop tard.

Malgré les apparences, l'accompagner m'effrayait encore ce jour-là. Avant l'aventure qui se déroulera se dérouler le lendemain, je me sens encore très peureuse à l'idée de me confronter à ce à quoi ma soeur aura affaire, mais si elle devait se jeter dans la gueule du loup et était prête à le faire malgré mes arguments, alors je ne devais pas hésiter à faire face moi aussi, au croc de la bête.
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