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D'après les rumeurs, le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G, tondant la pelouse avec un tablier rose.
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Gravé dans le marbre. [PV Jin]

MessageSujet: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Ven 30 Sep - 13:56
HRP :
 


Cela faisait plusieurs heures que Gabrielle était dans le train traversant le pays. Elle était partie tôt la veille tout en sachant qu’elle n’arriverait qu’en fin de journée à Creta. Et le voyage avait commencé. Il avait été plus long et ennuyeux qu’elle l’aurait pensé de base mais elle avait pu faire connaissance et discuter avec un nombre impressionnant de personne. De gare en gare, entre montée et descente, brouhaha et silence ; la jeune femme était passée d’un extrême à l’autre. Entre calme et euphorie, jouant parfois avec des enfants qui couraient partout sans jamais s’arrêter, à la nuit tombante elle avait accueillit le voile noir avec joie, couchée sur sa banquette, sa chevelure bichrome étalée autour d’elle et chutant en de longues mèches jusqu’au sol. Son œil bleu observait par la fenêtre, sa tête légèrement penchée en arrière. Le ciel était parfaitement dégagé et présentait avec clarté les étoiles et la lune au travers quelques paysages changeant. Inspirée, la jeune styliste sortie son carnet et un crayon à papier avant de dessiner entre deux croquis le paysage qu’elle apercevait défiler sous ses yeux.
Un coup d’œil à sa montre à gousset l’informa qu’elle avait encore quelques heures de train avant de passer à Creta. Aussi plaça t-elle face à elle quelques pigments qu’elle dilua pour commencer à peindre son paysage en chantonnant. Ses longs cheveux avaient été attaché en chignon lâche pour ne pas qu’ils la gênent et elle attira quelques regards curieux d’enfants qui n’arrivaient pas à dormir. Elle les invita donc à la rejoindre silencieusement et sur différentes feuilles leur fit plusieurs dessins amusants, la fluidité de ses gestes en berçant certains qui s’endormirent en l’observant, d’autres attendant qu’elle ai fini pour le faire.
Elle même finit par piquer du nez et entreprit de ranger et laver ses affaires avant de s’endormir la tête dans la peinture. Ç’aurait été dommage.

Elle fut réveillée aux alentours de 4h du matin par une agitation nerveuse dans le train. Elle en comprit vite la provenance en apercevant plusieurs militaires envahir le wagon, jetant des regards soupçonneux aux gens en leur demandant leurs papiers. Leur attitude changeait lorsqu’ils voyaient que tout était en règle. Un homme lui fit bientôt face et elle tendit ses propres papiers, souriante, loin d’être inquiète. L’homme les lui rendit, un petit sourire aux lèvres et échangea un signe avec ses collègues. Le wagon était clean.

- Ravi de voir que certaines femmes du nord descendent un peu dans le sud. - déclara le militaire en la fixant curieusement à cause de ses cheveux méchés de bleu.

Gabrielle fut heureuse de voir qu’au delà de potentiels suspects, une fois qu’ils étaient confirmés clean, les homme de l’armée pouvaient être sympa.

- Il fait bon de porter autre chose que des vêtements chauds parfois. - affirma la jeune femme - Et ne voir que la neige devient triste. -

L’homme lui sourit plus franchement avant d’être interpellé par ses collègues. Il la salua et lui souhaita bon voyage, allant inspecter un autre compartiment. Le temps passa et Gabrielle se rendormit avant même que le train ne redémarre.

Elle se réveilla aux alentours de dix heures du matin et elle s’étira, tentant de chasser les courbatures qui meurtrissaient son corps à cause de l’inconfort des banquettes. Elle entendait des enfants courir et elle se demandait comme ils faisaient pour être aussi énergique dés le matin, surtout dans un train où le confort était en bas de leur priorité.

- Madame on voit ton ventre ! - glapit une voix aiguë près d’elle.

Elle ouvrit les yeux et tomba sur une petite file qui l’observait. Elle glissa une main près de ses vêtements et confirma que son ventre était à découvert. Elle se redressa alors et la petite fille rejoignit sa famille en trottinant. Où en était le train ? Jetant un coup d’œil par la fenêtre, elle vit un défilement de plaines et de tapis vert qui amenèrent de nombreuses étoiles dans ses yeux. Dans le nord, elle avait plutôt l’habitude de looooongues étendues blanches à en devenir aveugle.

Décidant d’aller se dégourdir les jambes, elle sauta sur ses pieds et parcouru le train de long en large, repérant pas mal de gens tous différents les uns des autres. C’était sympa à voir de son point de vu. M’enfin.

___________________________


Le train était finalement arrivé après un peu moins de 48h de route. L’heure était assez avancée mais ça n’empêchait pas les militaires de Creta de vérifier leurs papiers (aux quelques téméraires d’Amestris qui se risquaient par ici) tout en les lorgnant avec suspicion. Gabrielle n’en avait que faire que chantonnait joyeusement en regardant autour d’elle. C’était différent d’Amestris.
Donc c’était forcément cool.
Toutefois il faisait nuit, il était près de 23h et le voyage en soit l’avait bien fatigué, donc elle voulait dormir dans un bon lit. Ayant réservé une chambre dans un hôtel pas loin, elle salua joyeusement les soldats une fois qu’ils décrétèrent qu’elle était clean. Après avoir fouillé ses bagages, vérifié trois fois ses papiers et l’avoir fouillé elle en fait. Mais bon !
Rien n’entacherait sa bonne humeur !
C’est sur cet état d’esprit qu’elle récupéra la clef de sa chambre et fila prendre une bonne douche pour se détendre et plonger sous les couvertures du lit l’instant d’après pour piquer un bon roupillon.

___________________________


C’est le brouhaha diffus de la rue en contrebas qui réveilla la demoiselle, quelques rayons curieux jouant sur son corps. Elle était bien là. Que du bonheur dans son grand lit double rien que pour elle, ses longs cheveux formant une auréole colorée autour d’elle. Puis elle sauta sur ses pieds, soudain réveillée et avec un sourire digne d’un petit soleil ambulant. Enfilant un short blanc où était accroché à la ceinture un long foulard rouge qui lui tombait aux genoux, elle se débattit avec un haut vert qui tomba souplement sur son torse et s’arrêta juste au dessus du short.
Il faisait de son avis très chaud dehors. Comme elle venait du nord d’Amestris ce n’était pas vraiment objectif comme avis. Après tout, elle était accoutumée aux tempêtes de neige même en été. Elle sauta littéralement hors de sa chambre dés qu’elle eut enfilé des chaussures adaptés à sa journée à venir. Mais en tout cas, une fois dehors, elle fut assaillie par un soleil brillant et chaud. Déjà trop chaud pour elle et sa peau pâle de femme du nord.

Elle se précipita dans la première échoppe de chapeau qu’elle aperçu et faillit bien se casser la figure sur le pas de la porte. Sa maladresse naturelle était de retour. Mais en tout cas maintenant elle avait un chapeau.

C’est ainsi qu’elle partit à la découverte des rues, ses longs cheveux bichromes se balançant librement sous ses fesses. Elle observa longuement les gens, observant les marchés extérieurs et les boutiques en tout genre, s’intéressant à la mode tout en questionnant les gens qu’elle croisait pour leur demander quel type de vêtement ils aimeraient voir dans leur pays. Les avis divergeaient, autant que les goûts et les couleurs. Mais elle prenait des notes, croquant parfois pour savoir si c’était ce à quoi pensé son interlocuteur.

Vers midi, le nez dans son carnet en chantonnant joyeusement, recoupant les informations qu’elle avait récupéré pour se donner une idée de ce qui serait le plus vendu et appréciait des habitants si elle vendait à Cetra.
Ce n’est qu’au bout de cinq minutes comme ça qu’elle remarqua qu’elle s’était totalement perdue. Et elle avait faim. Elle entreprit donc de partir à la recherche de quelqu’un pour l’aider. N’importe qui tant qu’on lui indiquait son chemin. Voir qu’on l’accompagnait, sinon elle serait capable de se perdre de nouveau.

Gabrielle regardait tout autour d’elle, mais les petites rues sympathiques étaient totalement et irrémédiablement vide. C’est donc tout naturellement qu’elle trébucha sur un pavé qui dépassait un peu du sol, ça lui apprendrait à ne pas regarder devant elle. Mais elle eut la chance, va t-on dire, de se raccrocher à quelqu’un qui passait l’angle de la rue voisine. Dés qu’elle fut stable, elle se redressa et palpa son pauvre corps à la recherche de la moindre blessure. Qu’elle n’avait pas bien entendu puisque la personne qu’elle avait désormais face à elle lui avait évité cette chute douloureuse. Et il n’avait même pas bronché, pas le moindre petit pas de recule, rien, nada, niet.

Ses yeux bicolores longèrent la grande silhouette pour apercevoir un visage assez austère. Mais sérieusement, pour ce qu’elle en avait à faire.. Elle s’accrocha à son bras et lui fit ses plus beaux yeux suppliants.

- Ô mon dieu vous tombez bien ! Je suis perdue et j’aimerais rejoindre la rue passante ! - s’exclama désespérément la jeune femme, sa faim commençant sérieusement à se faire sentir.

Elle réfléchit rapidement et rajouta tout aussi vite.

- Si vous voulez je vous paye le repas ! … Vous voulez bien m’aider ? - murmura t-elle finalement en le fixant dans les yeux, ignorant volontairement la différence de taille.

Elle n’était pas petite, mais cet homme était grand ! Et assurément à son goût si elle se décidait à prendre un peu de recul pour le détailler dans son ensemble.
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Notes
Ticket de Loterie: 6
Roses: 1
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Gravé dans le marbre. [PV Jin]

MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Ven 30 Sep - 20:33

Gravé dans le marbre.
Jin & Gabrielle


Le pays de Crêta, vers la fin octobre. Le temps était plutôt agréable, pas trop de vent. Jin-Wan Han venait d'arriver dans ce pays depuis quelques jours déjà et il n'était pas seul. Pendant tout le trajet d'Amestris à Crêta, le ténébreux avait fait tout le voyage en compagnie d'Alexander Von Sallinger, un membre d'une grande famille de marchands de mort. Peu de temps avant le départ des deux hommes, Nikolaï Roskov, chef du groupe qui s'était infiltré en Amestris, leur avait demandé de se rendre dans le pays voisin pour aller y récupérer une cargaison d'armes et d'explosifs en tous genre. Le but était de faire passer le tout dans le pays pour les futures manœuvres des infiltrés. Au grand dam de Jin, il fut désigné pour y aller en compagnie du blond. Bien qu'il ne s'entendait pas forcément très bien avec cet homme hautain, le xinois préférait amplement faire équipe avec lui, plutôt qu'Aria, surnommée « la psychopathe ». Dommage que Sereliam semblait occupé dans son coin...

L'ancien membre du clan Han avait donc fermé sa clinique pour quelques jours, le temps de remplir sa mission. Beaucoup d'habitants se mirent à râler et supplièrent l'homme de ne pas fermer. Ces personnes n'avaient pas envie d'aller voir un autre docteur, considérant le Dr Jin Lau comme l'un des meilleurs du pays. Mais les flatteries de la population de Central n'allaient pas l'arrêter pour autant. Roskov comptait sur lui, et il ne pouvait pas lui désobéir. Dans peu de temps, la capitale serait de nouveau à feu et à sang... La moitié, très certainement, de ces patients allaient trouver la mort. Mourir de la main d'un médecin, cela était un peu ironique. Contrairement à la guerre, Jin soignait les malades et les blessés pour les tuer plus tard. Si seulement savaient la véritable identité de leur « bienfaiteur », ils partiraient tous en hurlant ou certains chercheraient à le pendre pour obtenir vengeance. M'enfin... Le moment de révéler cette vérité était bien loin, Jin pouvait encore profiter de sa couverture encore un peu.

Le Xinois et l'Aerugolais partirent donc de Central et n'eurent aucun mal à passer la frontière avec leurs fausses identités. Personne n'avait pensé par ailleurs de fouiller les affaires personnelles des deux hommes. Leurs sabres étaient tout deux dissimulés dans des sortes de tubes et cachés dans l'un des wagons, bien à l'abri des regards des civils et des militaires. Le voyage fut très long et le manque de conversation des deux hommes installa une ambiance très particulière entre les deux. Ils n'avaient strictement rien à se dire. Se parler, avoir une bonne relation et une bonne entente n'était pas vraiment la grande préoccupation des infiltrés en Amestris. Ils ne faisaient qu'obéir aux ordres et rien d'autre. Les seuls moments où ils pouvaient parler entre eux, c'était pendant les fameuses réunions du groupe. Là aussi les conversations ne tournaient pas autour du pot et personnes ne semblaient s'en inquiéter. La seule personne avec qui Jin pouvait librement parler de son passé et de son ressentit, c'était bien avec le chef, Nikolaï. Les deux hommes s'appréciaient et le blond avait entièrement confiance en l'assassin provenant de Xing. C'était grâce à cet homme que le ténébreux aux yeux anthracite avait décidé de retourner dans son pays pour éliminer la totalité de son clan et enfin tourner une page sombre de sa vie. Il ne remercierait jamais assez Roskov de l'avoir conseillé et de lui avoir permis de se venger de sa famille. C'était donc pour cela que Jin le suivrait jusqu'à la mort.

Ce jour-là, les rues de Crêta semblaient être moins peuplées que les autres jours. Il devait y avoir une raison à cela, mais ce n'était pas vraiment important pour le xinois. L'homme marchait en compagnie d'Alexander, ils avaient tout les deux abandonné leurs sabres à l'hôtel où ils séjournaient pour éviter de se faire remarquer. Kikoku, le nodachi de Jin, était bien trop grand pour passer inaperçu, mais pourtant il portait toujours son chapeau blanc tacheté, dont il ne voulait pas se séparer. Heureusement que l'homme gardait toujours sur lui des petites armes blanches dans les différentes poches de sa longue veste noire. Il faisait d'ailleurs bien trop chaud pour porter son manteau habituel... Bien que le temps ne soit pas comparable à celui de son pays natal. Ils avancèrent lentement dans les rues, lorsque Sallinger tourna la tête vers son compagnon de voyage et se stoppa. Rapidement, il sortit de sa veste blanche, un bout de papier et le tendit vers Jin-Wan.

C'est un message de Nikolaï. Il voudrait que tu ailles voir une certaine personne pour la convaincre de faire parti de nos bienfaiteurs. Il m'a demandé par ailleurs que tu devais y aller seul.»

Le xinois hocha simplement la tête et prit le bout de papier pour s'apercevoir qu'il s'agissait d'une adresse. Toutefois, l'homme n'aimait particulièrement pas le ton de son compagnon. Il semblait être vexé et pleins de rancœur envers l'assassin, et ce dernier comprenait bien pourquoi. Nikolaï confiait cette tâche à un homme en qui le drachman avait entièrement confiance. Bien que le marchand était très bon négociateur quand il s’agissait de transaction, Jin était meilleur quand les infiltrés cherchaient à convaincre des hommes ou des femmes à rejoindre la cause. Certes, il ne parlait jamais de l'aspect financier de la chose, mais il se débrouillait plutôt bien pour transmettre les idéaux du groupe et ranger les autres de leurs côtés.

C'est donc en hochant de nouveau la tête que Jin se sépara du blond pour s'attaquer à sa nouvelle tâche sur le champ. Dès qu'il aurait fini avec cette mission, il repartirait rejoindre Alexander pour aller chercher les cargaisons d'armes. L'homme en noir traversa les petites rues de la ville et au bout de quelques minutes, il arriva devant une grande demeure. Cette dernière appartenait à un scientifique de renom qui travaillait sur des recherches sur le corps humain. Une belle occasion pour les infiltrés d'en tirer profit et d'en faire un membre extérieur du groupe sur la recherche sur les nouvelles chimères que Drachma convoitaient pour les envoyer dans le pays de l'alchimie afin d'aider les terroristes dans les prochains attentats. Jin sonna au portail de fer et quelques minutes plus tard, un homme, très certainement un majordome vint l'accueillir et lui demander la raison de sa visite. Le xinois s'annonça en tant qu'envoyé de Nikolaï Roskov, grand général de l'armée de Drachma. Son interlocuteur sembla connaître ce nom et lui ouvrit immédiatement la grille pour lui demander de le suivre afin de le conduire à son maître. Après être entrés tous les deux, l'ancien membre du clan Han attendit patiemment l'arrivée du scientifique et le salua très respectueusement avant de le suivre vers un immense bureau à l'étage. La maison était vraiment très belle et certainement très chère. Divers objets attirèrent l'oeil de l'homme aux yeux anthracite qui reconnut immédiatement des objets venant de son pays. Un collectionneur ? Mhmm cela pourrait l'aider dans sa démarche. Le propriétaire de la demeure lui fit signe de s'installer dans un canapé au milieu de la pièce en face d'un autre, au milieu trônait une table basse en verre dont le bois qui soutenait le tout, était gravé de divers symboles comme ceux de l'alchimie. Jin-Wan refusa se d'asseoir et attaqua directement le sujet de sa visite.

Je viens vous faire une proposition de la part de mon dirigeant, Nikolai Roskov. Il aimerait que vous l’aidiez à lui construire une armée de chimères.»

L'homme pouffa de rire sans retenu et observa son interlocuteur.

Vous devez vous tromper. Ici, ce n'est pas Amestris. Je ne maîtrise pas ce genre de techniques ou prouesses, appelez cela comme vous le voudrez. Je ne suis pas enclin à être une aide pour votre chef. Je connais très bien la famille Roskov, mais ce qu'il me demande est impossible pour moi.»

Jin ne sembla rien montrer sur son visage froid et sérieux et reprit la parole.

Nous le savons bien, mais nous avons des contacts qui pourront vous aider dans cette tâche. Nous avons dans nos rangs, des scientifiques qui maîtrisent l'alchimie et qui se feront une joie de venir dans ce pays pour vous transmettre leurs connaissances. Tout ce que nous vous demandons, c'est un endroit pour travailler sur cette armée. Comme vous le savez peut-être, mais faire ce genre de choses dans le pays voisin est très compliqué et nous ne voulons pas attirer l'attention sur nos installations. Si vous nous donnez votre accord, non seulement, vous pourriez apprendre le fonctionnement de l'alchimie, mais lorsque nous serons vainqueurs, votre nom sera connu comme étant l'homme qui a permis la chute d'Amestris. Dans le cas contraire, vous ne sortirez pas de l'anonymat et vous ne seriez jamais relié à notre groupe. Vous gagnez bien plus que vous perdez.»

Le scientifique croisa les bras et semblait plutôt satisfait des paroles de l'étranger.

Donc, si jamais votre groupe se fait démasquer, je suis certain d'être tranquille. Mais qu'est-ce qu'il adviendra des hommes que vous allez m'envoyer ?»

Ils resteront avec vous et vous pourriez continuer en apprendre plus sur le procédé alchimique et devenir quelqu'un de bien plus important pour votre nation. Après tout, qu'est-ce qu'il se passerait si l'armée de Crêta obtient un renfort dans leurs rangs. Imaginez ce que ces chimères peuvent faire pour vous dans la guerre qui vous oppose contre Amestris. Vous seriez encore une fois un héros et encore plus célèbre que vous ne l'êtes. Un autre trophée à ajouter à votre collection.»

Une vingtaine de minutes plus tard, Jin quitta la demeure avec un léger sourire aux lèvres. Il rangea précieusement une lettre scellée dans la poche intérieure de sa veste et reprit sa route. Une bonne chose de faîte... Maintenant, il devait rejoindre Alexander pour les cargaisons d'armes que les deux hommes devaient ramener dans le pays infiltré. Alors qu'il tourna dans une rue déserte, il sentit soudainement quelque chose heurter son torse. En baissant les yeux, Jin vit une femme avec de longs cheveux roux, agripper à son haut blanc. Par réflexe, il la rattrapa par les épaules pour éviter la chute. Encore une femme qui ne faisait pas attention où elle marchait... Ce fut lorsqu'elle leva les yeux vers lui pour le dévisager que le xinois remarqua la couleur inhabituelle de ses yeux. L'un était bleu et l'autre jaune.... Mais ce n'était pas tout... La couleur de sa chevelure était tout aussi étrange... Du bleu ? Comment cela était possible ? Bien que cette jeune demoiselle semblait le perturber, l'assassin décida de ne rien laisser paraître sur son visage et attendit qu'elle soit de nouveau stable pour commencer à se tourner et reprendre sa route, sans même demander si elle allait bien. Après tout, il n'était sous sa couverture de docteur, alors savoir si elle allait bien, il s'en fichait éperdument. Toutefois, il se fit stopper dans son élan en sentant les bras de l'inconnue lui attraper son bras droit. Jetant un regard en coin, il plissa les yeux pour observer l’empotée. Cette dernière le suppliait de l'aider à rejoindre la rue passante et l'invita même à manger si l'homme l'aidait. Soupirant intérieurement, Jin-Wan lui attrapa doucement un de ces poignets pour lui faire lâcher prise.

Je n'ai pas de temps à perdre. Ne pensez pas que vous pouvez soudoyer n'importe qui avec une offre de repas pour obtenir quelque chose... Vous feriez mieux de vous procurer une carte de la ville ou bien demander à une autre personne.»

La femme continuait de l'observer de haut en bas et le xinois n'aimait pas trop cela. Non pas qu'il se sentait mal à l'aise, mais il voulait rester anonyme dans la ville et être libre de ses mouvements. Alors qu'une jeune demoiselle lui agrippe le bras et commence à lui demander de faire le bon samaritain, cela était vraiment mal tombé. D'un geste rapide, il se débarrassa de l'emprise de l'inconnue et tourna des talons pour reprendre sa route, sans rajouter un seul mot. En y repensant, elle ne devait pas être du coin si elle s'était perdue, ou bien complètement dans la lune. M'enfin, il avait réussi à s'en défaire et il pouvait de nouveau repartir rejoindre son compagnon de voyage. Cependant, pendant qu'il marchait tranquillement dans les petites ruelles désertes, le ténébreux ressentit un malaise en lui... Comme une sensation d'être épié sans arrêt. Quelqu'un semblait le suivre. Qui cela pouvait-il être ? Un ennemi ? Non... C'était autre chose. Plissant les yeux, il fit mine de tourner dans une rue et se cala contre un mur d'un bâtiment pour attendre l'arrivé de la personne. Une silhouette fit son apparition devant lui, quelques secondes après son arrivée, et le xinois tendit la main pour attraper celui qui le suivait par le bras et le forcer à se plaquer contre le mur. Face à la personne, Jin-Wan pencha la tête vers l'avant pour que son visage soit à quelques centimètres de l'inconnu.

Pourquoi est-ce que vous me suivez ? Qui êtes-vous et quel est votre but ?»


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Gravé dans le marbre. [PV Jin]

MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Lun 3 Oct - 13:20

Gabrielle cligna des yeux, franchement étonnée par la réplique de l'homme et le laissa donc partir quand il le fit. Sérieux ? Wow. Un sourire limite maniaque apparu sur le visage de la demoiselle et elle jeta un coup d’œil dans la direction où elle pouvait voir la haute silhouette noire s'éloigner. Déterminée à ne pas rester seule dans les petites rues de la ville et partant du principe que celui qui venait de l'envoyer promener retournerait forcément à la rue passante tôt ou tard, elle prit la décision - stupide - de le suivre. Elle se fichait bien de ce qu'il pouvait penser d'elle, elle ne le connaissait pas, bien qu'elle pouvait sans mal affirmer qu'il était agréable à regarder. D'une pierre deux coups diront nous donc. Il pouvait bien dire ce qu'il voulait le beau gosse, mais pour se procurer une carte de la ville il fallait retourner sur la rue passante, et pour demander à quelqu'un d'autre... il fallait qu'il y ait quelqu'un d'autre ! Là les rues étaient plus vide que North City en pleine tempête ! Alors étant la seule âme égarée qu'elle croisait, elle ne comptait pas le lâcher. Hors de question de rester paumée ici ad vitam æternam ! Surtout que son train de retour était... dans deux jours. Bon certes elle avait le temps mais ce n'était pas une raison pour tourner en rond en attendant.
Gabrielle bénissait donc les coïncidences. Le hasard. Le destin. Bref, ce que vous voulait mais elle remerciait grandement ce truc. Elle serait rester longtemps à tourner en rond sinon. Elle était peut être douée d’un sixième sens pour retrouver son chemin en pleine tempête, mais larguez là en plein milieu d’une ville ensoleillée et soyez sur qu’elle s’y perdra.
Note pour elle même : toujours garder un œil sur la rue passante pour la prochaine fois. Et ce peu importe la ville dans laquelle elle ira se perdre. Étirant sa longue silhouette, elle commença à marcher à pas de chat derrière l’homme, ses yeux ne le lâchant pas, de crainte qu’il ne disparaisse aussi vite qu’il était apparu. Une personne extérieure aurait sûrement haussée un sourcil en voyant l’expression du chat qui s’apprête à manger le canari de la voisine inscrite sur le visage de la jeune femme aux yeux hétérochrome. Surtout en voyant qui elle traquait. Mais personne n’était là pour la voir ou même pour lui filer un coup de main. Pff. Bande de lâcheurs !
Silencieuse comme un chat donc, ayant l’habitude de marcher plante du pied en premier puis talon – la faute à la neige, toujours la faute à la neige ! – elle semblait parfaitement naturelle ainsi et non pas affreusement louche. Si on ignorait son expression.
Le problème avec Gabrielle, c’est qu’elle est aussi lisible qu’un livre ouvert. Elle affiche ouvertement la totalité de ses expressions et ce ne serait pas naturelle de lui demander de fermer son expression. En plus elle n’y arrivait pas. Donc tous les jeux de cartes vous oubliez, elle est aussi grillée que si elle disait à voix haute ce qu’elle avait en main. Bref tout le monde à compris que Gaby est une très mauvaise menteuse en plus d’être incapable de dissimuler quoique ce soit si on se donnait la peine de poser les bonnes questions. En effet, si elle est une aussi bonne menteuse qu’un enfant, elle a apprit à compenser cela en maîtrisant le mensonge par omission. Ou les demi-vérité, comme vous voulez.

Revenons à la traque de la demoiselle s’étant prise pour une traqueuse. Elle calait ses pas à ceux de l’homme, au cas où elle ferait du bruit. Mais c’était difficile parce qu’il était grand. Beaucoup ! Et elle a côté elle était une crevette ! Elle s’arrêta un instant et ronronna presque en s’imaginant toute proche de lui, dans ses bras et… Elle secoua vivement la tête, clignant des yeux. Bon certes les hommes du nord avaient tendance à ressembler à des ours et donc elle n’avait pas beaucoup d’homme sur lesquels fantasmer mais il fallait qu’elle se concentre pour ne pas le perdre. Elle fantasmerait plus tard ! Elle trottina en veillant à être toujours silencieuse lorsqu’elle le vit disparaître au coin d’une rue. Elle ralentit jusqu’à marcher de nouveau et tourna à l’angle, commençant sérieusement à souffrir de la chaleur. Si ça continuait elle ne se déplacerait que pour l’hiver dans les autres pays ! Bref, outre cette pensée-promesse, le reste fut assez flou et assez douloureux. Flou car tout ce passa très vite. Douloureux car son agresseur ne savait pas doser sa force. Ou alors il ne voulait pas la doser, ça marchait aussi. Sadique.
Tout étant qu’elle finit dos au mur – littéralement – le bras enserré dans une poigne de fer. Elle serra les dents et constata le visage de l’homme vraiment proche du siens. Sympathique rapprochement. Mais elle ne s’y attarda pas plus longtemps parce que la douleur dans son bras lui rappela qu’elle n’était pas en position de force. Ce qu’elle ne serait jamais face à un homme concernant la force brute d’ailleurs.

Elle tourna la tête sur le côté pour échapper en partie au regard inquisiteur, suspicieux, noir et au combien splendide qui lui faisait face. Non, elle devait vraiment arrêter de complimenter l’homme qui semblait vouloir la tuer sur place. En tout cas si sa première question était légitime aux yeux de Gabrielle, les deux autres la rendirent nerveuse. Elle était tombée sur quel type de parano là ? Arrêtons nous juste sur le fait qu’il était parano et trop fort pour elle. Ces deux faits étaient suffisant pour qu’elle répond vite à ses questions.

- Vous suivre est un bien grand mot.. - tenta la jeune femme malgré que ce soit un mensonge évident.

Elle tourna son œil aussi jaune que le soleil et croisa le regard peu amène de celui qui la dominait et elle couina de peur.

- Okay okay je vous suivez ! Mais sérieusement, vous pensez pas que vous en faites un peu trop ? Je pourrais rien vous faire même si je le voulais ! - s’agita Gabrielle qui bien qu’apeurée n’en gardait pas moins son caractère bien trempé - Et je suis même pas armée ! - ajouta t-elle rapidement histoire de paraître et d’être inoffensive aux yeux de son agresseur.

A la première occasion elle prenait la poudre d’escampette. Elle n’avait peut être aucune chance en combat mais elle avait suffisamment d’endurance, d’équilibre, de vitesse et de souplesse pour lui fausser compagnie ! Enfin elle espérait.. Quitte à grimper de balcon en balcon et de toit en toit. Sa force était suffisante pour se porter elle même et si elle regagnait la rue passante il ne tenterait rien. Normalement. Espérons.
Elle espérait beaucoup en ce moment dis donc… si ça continuait comme ça elle allait pouvoir craindre pour sa vie ! Un coup d’œil derrière l’homme lui confirma la présence d’un balcon et d’un autre balcon au dessus du premier avant d’accéder au toit. Porte de sortie bonjour !
Elle gloussa toute seule avant que des picotements douloureux dans le bras ne la ramène à la réalité, à sa position et donc aux deux pitites questions auxquelles elle n’avait pas répondu. Ce qu’elle s’empressa de faire.

- Je m’appelle Angel. - grimaça t-elle en voulant se frotter le bras, voir chasser la poigne qui lui coupait la circulation du sang mais s’abstint. Elle n’aimait pas se prendre des coups gratuitement si elle pouvait les éviter.

En soit ce qu’elle venait de dire n’était pas un mensonge. L’un de ses noms était Angel. Elle était donc Angel. Hors de question de donner son prénom principal à un mec qui était porté sur la paranoïa à ce point. Aussi beau gosse soit-il. D’ailleurs elle allait écourter son séjour et prendre le train dés demain, cet homme était trop louche et autant du coin qu’elle. Sérieux, qui s’habillait aussi chaudement avec un tant pareil ?

- Vous seriez pas un peu parano vous ? Non parce que me demander mon but.. - fit-elle remarquer en oubliant toute notion de prudence.

Elle n’était pas suicidaire non non. Juste totalement dépourvue d’instinct de survit vraisemblablement. Ce qui en l’état actuel des choses n’était pas conseillé. De nouveau elle croisa son regard et décida rapidement qu’il serait plus sage de lui donner.. son ‘but’. Bien que le terme la laisser perplexe.

- Je suis venue ici pour m’entretenir avec quelqu’un. - bougonna t-elle, se payant le luxe de bouder un peu car celui qui la dominait allègrement n’avait absolument pas eu besoin de se faire plus menaçant encore pour lui tirer les vers du nez.

Nan, sérieusement l’association beau gosse bad boy parano ne lui réussissait pas à elle. Décidant – stupidement – de lui faire face, elle leva calmement sa main libre et la posa sur celle de son agresseur, y exerçant une pression inquisitrice.

- Si vous pouviez me lâcher maintenant Monsieur. Qui que vous soyez d’ailleurs, j’ai pas vraiment envie de savoir et je suis presque certaine que vous ne me le donnerez pas. - dit-elle d’une voix ferme, bien qu’une intonation légère et joyeuse s’y glissait.

Honnêtement elle se fichait bien de qui il était pour le moment. Tant qu’il la lâchait.
Maintenant que la pression de répondre à ses questions étaient passée, elle permit à sa franchise débordante de refaire surface. Malheureusement.

- Goujat. -
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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Lun 7 Nov - 20:38

Gravé dans le marbre.
Jin & Gabrielle


Jin pensait qu'il s'était enfin débarrassé de la demoiselle qu'il venait de rencontrer d'une manière inhabituelle. Il n'avait pas de temps à perdre faire le guide touristique ou bien d'aider une pauvre femme à retrouver son chemin. L'homme devait retrouver son partenaire de mission pour accomplir les ordres de Nikolaï Roskov. Bien entendu, après s'être éloigné de la jeune femme, le xinois remarqua très vite qu'il était suivit par une personne. Pour ne pas attirer l'attention et faire fuir son traqueur, il n'avait fait comme si de rien n'était et attendait le bon moment pour l'attraper. C'est au coin d'une rue déserte qu'il se cacha dans l'ombre et patienta quelques secondes pour agripper cette personne afin de la coller contre le mur sans aucune retenue. Plissant les yeux, alors que son visage se trouvait à quelques centimètres de cette personne, le ténébreux remarqua enfin qu'il s'agissait de la même demoiselle qui lui avait rentré dedans. Pourquoi l'avait-elle suivit ? Que voulait-elle vraiment ? Parano sur les bords ? Jin ne l'était pas, il était simplement méfiant. L'homme aux yeux anthracite avait énormément d'ennemis dans plusieurs pays et ce ne serait pas la première fois que quelqu'un tente de le tuer par derrière. Il ne tarda pas à lui demander pourquoi elle le suivait et quel était son véritable but. Au départ, la rouquine nia tout en bloc... Mauvaise menteuse. En détournant la tête, Jin-Wan avait la certitude qu'elle ne disait pas la vérité. Il serra plus fortement son emprise sur elle afin de lui faire cracher le morceau. Résultat... Elle finit par craquer et lui avouer qu'elle le suivait bien. Était-elle dangereuse ? La réponse tomba très rapidement. Elle n'était pas armée. Il était vrai qu'elle semblait faible. A vue d’œil, cette fille ne ferait même pas mal à une mouche, mais il fallait se méfier des apparences.

Pourquoi fallait-il que cela tombe sur Jin ? Perdre son temps avec une stalkeuse perdue n'était pas dans sa lite de chose à effectuer. Lançant un regard glaciale à l'encontre de la demoiselle, il s’apprêtait à la relâcher quand il se ravisa dans son élan. Il attendait qu'elle lui avoue le but de sa présence et savoir aussi pourquoi elle le suivait. Finalement, la rousse lâcha son prénom et lui demanda si le xinois n'était pas un peu parano sur les bords... Cette remarqua le fit presque sourire. La pauvre femme ne savait pas sur qui elle était tombée et il n'allait pas lui dévoiler de sitôt son identité. Il croisa son regard et sembla de plus en plus perplexe en la fixant. Il fallait bien avouer qu'elle était intrigante. Non seulement, elle suivait un type qui venait de la remballer alors qu'elle lui demandait de l'aide, mais il n'y avait pas que cela. A Xing, le pays natal de Jin-Wan, on disait qu'on pouvait voir l'âme d'une personne se refléter dans son regard. Bien qu'il se concentrait pour lire en elle, le dernier membre du clan Han fut obligé de constater qu'il ne trouvait pas la moindre noirceur en cette femme. Il se perdit encore quelques secondes dans ses yeux avant de revenir à la réalité pour écouter les paroles de sa stalkeuse. Il sentit finalement une main se poser sur la sienne et la dénommée Angel lui demanda alors de la lâcher.

Jin...»

D'un seul coup, il la relâcha avant de se reculer afin de lui laisser tranquille son espace vital. Un début de sourire en coin s'afficha sur ses lèvres, mais il garda la même froideur dans ses yeux. Pendant un instant, l'homme aurait voulu s'en aller, mais il savait qu'elle le suivrait encore et encore jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus... L'infiltré se demanda même pourquoi il avait finit par lui donner son prénom... Certainement à cause de ses manières. Bien entendu, il ne dévoilerait pas sa véritable identité... C'était bien trop risqué pour lui. Heureusement qu'il avait une identité à donner au cas où. Sa couverture de docteur de Central lui permettait de fondre dans la masse et parfois même d'obtenir des renseignements. Mais ici, cela ne lui servirait qu'à éviter de donner son véritable nom.

Soudainement, l'homme aux yeux anthracite fronça des sourcils et sembla choqué par un mot prononcé par la rousse.

Goujat ?... Je ne comprends pas où vous voulez en venir.»

Pourquoi ce mot-là et pas un autre ? Elle l'aurait pu l'insulter de psychopathe ou bien même de détraqué, mais il n'en était rien. Avait-elle laissé échappé le fond de sa pensée ou avait-elle bien choisit ce mot ? Il n'arrivait pas à déterminer ce que cela pouvait bien pouvoir dire dans le contexte actuel, mais qu'importe. Tournant la tête à droite, puis à gauche, il regarda si personne ne se trouvait dans le coin et soupira longuement avant de lâcher froidement.

Si vous êtes venue vous entretenir avec quelqu'un, commencez donc par arrêter de me suivre. Il y a des personnes dangereuses dans cette ville et vous risquez de vous faire tuer avec ce genre de comportement. I vous cherchez la rue passante, vous n'avez qu'à prendre cette ruelle puis tourner à droite... Maintenant si vous le voulez bien, j'ai des choses bien plus importantes qui m'attendent. »

Il tourna encore des talons et s'apprêta à repartir. Pourvue que cette femme arrête de le suivre... Si Alexander la voyait, il n'hésiterait pas à la tuer alors qu'elle n'est qu'une pauvre âme perdue.

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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Lun 9 Jan - 23:21

Gabrielle cligna des yeux, la confusion allumant une étincelle au fond de ses yeux bichromes, lui faisant reléguer l’intense échange de regard qui venait de se dérouler en arrière plan. Venait-il vraiment de lui donner son nom ? Elle qui aurait parié le contraire il y a encore quelques secondes.. Elle retint une moue mécontente. Avait-elle mal cerné le personnage ? (en seulement 5 minutes de conversation) Elle se frotta pensivement l’avant bras avant de se figer. Elle était libre ! Sa spontanéité reprit le dessus et elle entama une danse de la joie en chantonnant, bien qu’au fond de sa tête elle savait parfaitement qu’elle aurait une marque pendant quelques heures. Quelle idée d’essayer de lui briser le bras aussi, tsss. Ses yeux pétillants de bonheur se posèrent sur la grande silhouette de l’homme qui semblait si austère. Et lorsqu’on y réfléchissait bien, il ne faisait pas que ‘sembler’ l’être, il l’était. Assurément. Sinon comme pourrait il lancer un aussi méchant regard à une jeune femme aussi mignonne que Gabrielle ? Bien qu’elle ne se risqua pas à le faire en vrai, intérieurement elle fit la grimace à Jin, lui tirant la langue comme une enfant puérile qu’elle n’était plus depuis un moment déjà.
En tout cas même son attitude ne modifia pas celle exubérante de la demoiselle. Au contraire, elle sautilla jusqu’à lui, s’étant éloignée durant sa petite danse de la joie. Elle lui attrapa la main avec de grands yeux brillants, balayant sa remarque d’un battement de cil larmoyant.

- On s’en fiche de ça ! - dit-elle joyeusement - Vous vous êtes présentés, ça c’est dingue ! -

Puis elle le lâcha et continua à chantonner, se fichant bien de l’ère glaciaire qu’il essayait de répandre à travers sa voix. Elle acquiesça seulement lorsqu’il lui indiqua comment rejoindre la rue passante, de nouveau ignorant sa critique avec la force de l’habitude. Elle lui fit un grand signe joyeux lorsqu’il commença à s’éloigner, le remerciant gaiement jusqu’à ce qu’elle même en ai assez de lui crier au revoir. Oui, au revoir. Pas adieu ou ‘peut être à une autre fois’. Elle le reverrait, elle en était certaine, elle revoyait toujours ceux qu’elle rencontrait. Sinon ce n’était pas drôle.

Elle se détourna alors, cherchant des yeux la rue indiquait par l’homme en noir – Jin bon sang ! Il lui avait donné son nom ! – et s’y engagea sans prendre la peine de se méfier. De toute façon si il s’était foutu de sa gueule elle allait lui courir après. Observant autour d’elle les bâtiments, elle enfonça un peu mieux le chapeau sur sa tête, peu d’accord d’attraper un coup de soleil, ou une insolation.
Ses pensées partirent alors loooooin, songeant à son hiver éternel qu’elle retrouverait bientôt, à la beauté de la ville et la sympathie des gens qu’elle avait croisé. Amestri n’était pas très ami avec Creta mais ce n’était pas grave. Gabrielle s’y plaisait beaucoup même si elle ne se sentait pas d’y vivre à cause de la chaleur pesant ses épaules. Elle s’arrêta, clignant des yeux plusieurs fois lorsqu’elle fit face à un embranchement. Qu’avait dit Jin déjà ? Soudain incertaine, elle oscilla entre droite, gauche et tout droit, définitivement et irrémédiablement… perdue. Elle maudit longuement son esprit volatile qui oubliait là une information capitale pour elle. Croisant les bras et fronçant les sourcils, il se concentra intensément pour faire sortir cette information pas si vieille de son cerveau ultra sélectif.
Puis il y eu un bruit. Furtif, discret, mais qui rappelait sans s’y tromper un bruit de pas. Et dans le silence des lieux, difficile de le rater. Prudemment, le corps raidit par l’appréhension, Gabrielle se tourna et avisa un homme qui s’avancer nonchalamment dans sa direction. Elle aurait pu penser qu’il passait juste par là si, et seulement si, il n’avait les yeux braqués dans sa direction et ce petit sourire satisfait et sardonique au coin des lèvres. Méfiante elle recula et fit brusquement volte face, tournant à gauche en priant pour que ce soit le chemin indiqué par Jin. De toute façon elle ne pouvait pas faire demi tour maintenant et avait même plutôt intérêt à trouver une cachette. Elle avait bien sa petite idée mais pour ça il lui fallait trouver un balcon.
Elle perçu alors des bruits de pas rapides la rattraper et tourna de nouveau au coin d’une suite de maison. Là, elle bénit sa chance – ou le hasard – et prit une forte impulsion, ses mains s’accrochant au sol du balcon. Son élan lui permit de se hisser, accrocher les barreaux et atterrir en sécurité sur le balcon. Elle souffla et grimaça, songeant qu’elle n’était pas faite pour ça.. Tendant l’oreille, elle grommela en entendant l’homme la suivre toujours et elle escalada le lierre avec prudence jusqu’au toit. Prudemment alors, elle se pencha vers le sol mais du reculer hâtivement lorsqu’un coup de feu lui frôla la tempe. Sans demander son reste elle prit la tangente, ne se retournant qu’une unique fois pour remarquer sans mal qu’il l’avait rejoint sur les toits.
C’était stupide et Gabrielle avait l’impression d’être dans un mauvais film d’espion. Cela la fit glousser – pas longtemps – car elle n’avait rien d’une espionne. A la place elle préféra continuer à courir, quitte à se mettre régulièrement en danger car les tuiles n’étaient pas toutes stables. Mais tout était mieux plutôt que de voir ce que l’homme qui la suivait voulait. Quand on vous tire dessus, bizarrement on a rarement envie de s’arrêter pour taper la discute avec le tireur.

Elle se laissa brusquement glisser sur la gauche, se raccrochant in-extremis à la gouttière, vérifiant dans la foulée si oui ou non un balcon était sous ses pieds avant de lâcher. Elle atterrit alors souplement sur ses pieds, fléchissant les jambes avant de se précipiter sur les baies vitrées, bénissant la naïveté des gens qui pensaient que personne ne monterait au balcon.
Elle pénétra alors dans la maison, fermant clef derrière elle avant de calmer sa respiration pour la rendre la plus inaudible possible. Elle perçut un juron en même temps que l’ombre de l’homme se détachait sur les rideaux tirés puis plusieurs voix se mirent à converser avec elle. Elle avait eu à faire à un gang semble t-il. Elle perçut plusieurs termes tels que « l’étrangère » et « amestris » qui furent crachés avec suffisamment de haine pour qu’elle reste bieeeen cachée.

Ils finirent par quitter le coin, lui permettant de sortir prudemment. Ombre et lumière se partageaient la rue pavée et silencieuse, lui permettant de se reposer un peu et de calmer l’adrénaline qui la faisait trembler. Elle s’assit sur la rambarde du balcon et retira son chapeau, passant une main fine dans ses cheveux bicolores. Puis elle étouffa un pouffement derrière sa main, ses yeux brillants de milles lueurs étranges alors qu’elle songeait avec extase qu’elle ressemblait à un agent secret. C’était franchement excitant. Certes une fois l’adrénaline passée on ne pouvait pas dire qu’elle était très objective, mais c’était sa façon à elle de ne pas péter un câble. Et bien oui, après tout un mec louche armé d’un flingue l’avait suivit avec son gang. Ils l’avaient sûrement repéré en ville un peu plus tôt et avaient attendu qu’elle soit seule pour agir.
Soudain elle frissonna. Cela voulait donc dire que tant qu’elle serait seule et/ou dans une ruelle, elle avait des chances de les recroiser et peut être de se faire tuer ! Un couinement de souris lui échappa. Non non non. Il ne fallait pas penser à ça. Penser positif ! Elle allait retrouver son chemin et se planquer bien gentiment dans son hôtel jusqu’à repartir en Amestris.
Confiante, elle se réceptionna au sol et se fit aussi discrète qu’une souris dans les petites rues silencieuses. Toutefois elle se rendit bien vite compte qu’elle était totalement paumée et qu’elle était bien capable de trouver la sortie de la ville avant d’en trouver l’artère principale. Déglutissant péniblement, elle se déplaça sur la pointe des pieds, frôlant les murs et redoublement de prudence dans les angles.

C’est au détour d’un coin comme un autre qu’elle percuta une haute silhouette sombre alors qu’elle regardait de l’autre côté. Sans pouvoir s’en empêchée elle hurla et fit un bon monumental sur le côté, son cœur se mettant à battre à un rythme effréné alors qu’elle ouvrait de grands yeux, prête à détaler comme un lapin si cette silhouette s’avérait être une créature diabolique quelconque.
Mais, bien qu’elle s’attendait à apercevoir une abominable créature difforme, elle se retrouva à faire face aux mêmes yeux glaciaux qu’elle avait quitté il y a tout juste une quinzaine de minute.
Puis alors des larmes s’agglutinèrent aux coins de ses yeux et si elle ne s’effondra pas en chialant c’est parce qu’elle ne voulait pas qu’il ai une excuse pour la taper. Et aussi parce que ses larmes étaient plus là pour le faire culpabiliser (si seulement c’était possible) et le convaincre ENFIN de ne plus l’abandonner à son sort.

- Aidez moi ! Vous aviez raison, il y a des personnes dangereuses ! - couina l’atypique jeune femme - Et ils font plus peur que vous. - ne pu t-elle s’empêcher de répondre.

Son audace la fit rire nerveusement en jetant un bref coup d’oeil dans sa direction puis elle joignit ses mains devant elle, ses grands yeux brillants d’une lueur, euh.. un peu folle.

- Vous êtes le seul type à peu près sympa dans le coin ! - reprit-elle rapidement - Enfin, le seul qui a été le moins violent bien qu’il ai essayé de me tuer du regard et que sa voix frôle les températures du Nord mais bon. - marmonna Gabrielle l’air de rien.

- Aidez moi ! … S’il vous plaît ? -
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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Jeu 12 Jan - 20:53

Gravé dans le marbre.
Jin & Gabrielle


Arriverait-il enfin à se débarrasser de cette jeune femme ? Jin-Wan n'en avait pas l'impression. Chaque geste qu'il faisait pour la repousser, avait l'effet inverse. Il ne comprenait pas très bien, d'ailleurs, comme une femme pouvait-elle rester en sa compagnie. L'homme faisait tout pour paraître distant et froid. Même la violence dont il avait fait preuve à son égard, n'avait pas suffit à la faire fuir. Il ne lui restait plus qu'une chose à faire... Céder à sa demande et lui montrer comment rejoindre la rue passante. Il n'était pas bon pour le xinois de rester trop longtemps avec quelqu'un et surtout avec une femme. Si Alexander le voyait, il pourrait bien imaginer des choses et se mettre dans l'optique d'éliminer toute distraction. Bien entendu, le ténébreux ne voyait pas cela de cet œil. A ses yeux, la jeune femme était une banale fille paumée dans un lieu qu'elle ne semblait pas connaître. Peut-être que dans d'autres circonstances, il aurait pu prendre le temps de l'accompagner. Cependant, depuis qu'il était devenu un infiltré, il ne se soucier guère du malheur des autres. De toute manière, tous les gens qu'ils croisaient, finissaient par perdre la vie.

Maintenant qu'il venait d'indiquer à la jeune femme, la route pour rejoindre la grande rue, il se détourna d'elle et s'en alla sans même lui jeter un dernier regard. Il avait perdu assez de temps comme cela et bientôt, il lui faudrait rejoindre Alexander pour obtenir une future cargaison, qui servirait aux plans des infiltrés d'Amestris. Plaçant une main dans une poche de son manteau, Jin se mit à marcher de nouveau dans les ruelles de la ville. Bientôt, un nouveau carnage aurait lieu dans le pays de l'alchimie et le xinois essayer de comprendre où cela les mèneraient. Nikolaï Roskov était un homme intelligent et ses stratégies avaient toujours un but. Les attentats à Central, les différents combats dans les entrepôts avec les militaires, les nouvelles chimères... Pourquoi montrer tout cela à l'ennemi ? Pourquoi envoyer les deux hommes à Crêta pour obtenir de l'aide d'un autre scientifique alors qu'il y en avait déjà pas mal dans les rangs ? Peut-être que prochainement, il y aurait des autres attentats, bien plus meurtriers que les précédents. Une chose était sûre : Jin-Wan avait totalement confiance en son chef et ce dernier finirait par expliquer sa stratégie, une fois celle-ci bien en place.

En regardant la hauteur du soleil dans le ciel, l'ancien membre du clan Han comprit qu'il lui restait assez de temps pour profiter du calme et surtout avoir un peu de temps sans avoir Alexander Von Sallinger sur le dos. La rencontre pour l'acquisition de la marchandise ne se ferait que durant la nuit, hors le soleil venait à peine de dépasser son point culminant. Peut-être qu'en fin de compte, il aurait pu aider cette femme... Non. Jin secoua la tête pour se remettre les idées en place et zieuta longuement sa main qui n'était pas dans sa poche. Il aurait pu aussi éviter de lui faire des marques en l’agrippant... Il avait pensé qu'elle était une sorte d'espionne, mais au final, il s'était fourvoyé. … Pourquoi il n'arrivait pas à la sortir de sa tête d'ailleurs ! Maintenant qu'il était enfin débarrassé d'elle... Elle venait le hanter et le faisait presque culpabiliser ! Maudit soit les femmes... Puis, alors que notre jeune homme allait se remettre en route, il entendit des voix provenant certainement d'une ruelle pas très loin de sa position. Des voix d'hommes qui semblaient chercher quelque chose. Serait-il possible que,... Ni une, ni deux, Jin plisse les yeux et se dirige vers le vacarme. Ayant une très mauvaise impression qu'il allait tomber nez-à-nez avec de nouveaux soucis.

Sortant de sa ruelle, il tourna sur la droite et sans surprise, quelque chose le percuta de face. A peine avait-il baissé ses yeux gris, qu'il reconnut immédiatement la couleur des cheveux de la femme perdue. Il faillit laisser un juron xinois sortir de sa bouche, mais il se retenu. Décidément, la jeune demoiselle allait lui attirer des ennuis. C'était bien sa veine. La fameuse Angel leva les yeux pour rencontrer son regard et elle fondit en larmes, totalement dépassée par la situation. Dans quel pétrin était-elle tombée ? La réponse ne tarda pas. La demoiselle était poursuivie par des personnes dangereuses et elle indiqua même qu'il faisait bien plus peur que lui... Devait-il prendre cela comme un compliment ou une insulte ? Qu'importe... Il l'avait pourtant bien prévenue qu'il y avait des gens pas nets dans le coin... Voyager dans un endroit qu'on ne connaît pas, surtout si on est une femme sans défense, était risqué. Par la barbe de l'empereur... Était-elle donc inconsciente du danger ? Au même moment où la dénommée « Angel » lui demandait de l'aide, un groupe d'individus s'approcha dangereusement d'eux. Plusieurs d'entre eux semblaient armés et leurs têtes d'idiots laissaient supposer qu'ils n'allaient pas lâcher l'affaire. Le xinois esquissa un sourire avant de prendre la demoiselle par le poignet, sans même quitter ses ennemis des yeux.

Soyez prête à courir quand je vous le direz.»

Chuchotant à peine ses mots à l'attention de la femme, il la plaça derrière lui, toujours avec un grand sourire sur les lèvres. Une fois cachée dans son dos, il mit les mains dans les poches de son long manteau. Une... deux... Du regard, il compta le nombre d'hommes en face d'eux et il en compta six. Un jeu d'enfant pour se débarrasser d'eux. Ces types ne savaient pas sur qui ils étaient tombés, mais ils allaient passer un mauvais quart d'heure. Alors que deux d'entre eux s'approchèrent avec des bâtons, l'un des hommes qui se tenait devant, leva son arme et visa dans la direction du xinois. Il pensait vraiment avoir le temps de tirer ? D'un geste vif, Jin sortit sa première main de son manteau et envoya un premier scalpel dans la direction du type pour qu'il aille se planter dans sa clavicule. L'autre main qui venait de sortir de sa cachette, tenait une petite boule qu'il envoya de suite vers les ennemis. L'instant d'après un nuage de fumée violette s’éleva du sol, engloutissant tout le monde. Le ténébreux se retourna de suite et reprit la jeune femme par le bras avant de la tirer pour commencer à courir. Le mieux était de s'éloigner le plus possible. Mais, au moment où il allait s'engager dans une autre rue, deux personnes se mirent en travers de son chemin et tentèrent de l'attraper. Il relâcha la femme et sauta pour faire en sorte que son pied alla se fracasser sur l'homme le plus à droite. Ce dernier décolla du sol et tomba sur son partenaire dans un cri de douleur. Jin fit signe à la demoiselle de le suivre et en passant, il donna un autre coup à celui qui n'avait rien, directement au niveau de la mâchoire. Reprenant sa course, il tourna dans une ruelle et s'engouffra dans un bâtiment en compagnie de la jeune femme afin de monter le plus haut possible. Pas de chance, pas d'issue vers le toit... Tant pis, fallait improviser. Le xinois défonça une porte au hasard et se tourna vers sa partenaire de fuite.

J'espère pour vous que vous n'avez pas le vertige.»

Sans rien demander, il se pencha devant elle et l'attrapa par la taille pour la placer sur son épaule, tenant ses jambes pour qu'elle ne tombe pas en arrière. Il entendit des bruits provenant des escaliers et il se dirigea rapidement vers le balcon pour sauter sur le rebord. Heureusement qu'il avait ses réflexes d'assassin, sinon, il ne serait pas en mesure de faire ce qu'il comptait faire. Sur la droite, il y avait d'autres balcons, Jin-Wan n'attendit pas une seule seconde de plus pour sauter et courir en portant la pauvre femme sur son épaule. Il sauta ainsi plusieurs fois pour gagner de la distance. Dans la rue, juste en dessous, il y avait l'homme armé qui tentait de tirer vers eux, Jin ne se laissa pas impressionné par les coups de feu et une main alla chercher un autre scalpel qu'il envoya comme l'éclair, allant se loger dans la gorge du type cette fois-ci. Ils arrivèrent au dernier balcon avant le vide et sauta en l'air pour atterrir sur le sol en dessous. Grimaçant en arrivant sur le plancher des vaches, il fit descendre la rouquine de son épaule et la poussa contre un mur, loin de lui. Un autre homme armé d'un bâton fonça sur lui et tenta de lui flanquer un coup au niveau de la tête. Le médecin stoppa l'arme avec son avant-bras gauche et donna un coup de genou dans le ventre de l'homme avant même qu'il n'essaye autre chose. Rapidement, il attrapa chaque côté de la tête de son ennemi et fit tourner cette dernière d'un coup sec. L'ennemi tomba sur le sol, sans même avoir eu le temps de crier. Prenant une grande inspiration, il tourna un visage froid vers celle qui lui avait demandé de l'aide.

Quand je vous disiez qu'il y avait des hommes dangereux dans le coin, je ne parlais pas de ceux-là. Ne restons pas là... Il se pourrait qu'ils y en aient d'autres et puis la milice pourrait arriver. »


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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Sam 14 Jan - 21:55

Pour Gabrielle, tout ce passa très vite tout comme le temps sembla ralentir pour graver chaque actions dans sa mémoire de façon indélébile. Elle se sentit hocher la tête aux quelques brèves paroles qu’ils prononça puis ses yeux s’écarquillèrent d’horreur. Elle n’était pas naïve au point de penser qu’un homme la menaçant soit un enfant de cœur, mais elle n’avait jamais, au grand jamais, osé émettre la pensée qu’il soit un tueur. Son regard accrocha l’arme qu’il venait de lancer, celle ci plantée dans la clavicule, avant qu’une violente explosion de fumée ne recouvre la scène. Ou un médecin… ? Un scalpel, même à ses yeux de novices dans ce genre de.. métier, était une arme pour le moins singulière.
Ses jambes s’activèrent à suivre Jin lorsque celui ci la traîna à sa suite, elle était trop choquée pour que ses pensées s’alignent de façon cohérentes. Mais dans quelle merde venait-elle de se fourrer ? Lorsqu’il lui lâcha le poignet, elle porta une attention accrue au devant, freinant brusquement en apercevant les deux arrivants qui n’impressionnèrent pas plus que ça l’homme qui l’accompagnait si son enchaînement était ne serait-ce qu’un petit indice sur ses habiletés. Son esprit chassa alors ses multiples questions et sa peur, son horreur aussi et sa culpabilité. Tout devint alors très clair dans sa tête et si elle ne regarda pas dans la direction des deux hommes blessés, c’était pour sa conscience personnelle et pour ne pas en vouloir à celui qui lui sauvait actuellement la vie. Dans ce genre de situation elle ne pouvait sourire ou rire sans paraître folle, et pourtant Dieu seul savait à quel point elle en avait envie. Pour se rassurer, pour ne pas voir, ne pas entendre, juste être sourde et aveugle.
Elle taisait son envie de hurler au meurtre, parce que c’était en partie sa faute et qu’elle ne dénoncerait certainement pas l’homme qui était son sauveur. Ah ça non ! Ses pupilles brûlèrent farouchement. Elle savait la guerre et le malheur. Mais les voir et les connaître par les racontars étaient deux choses différentes. Son cœur fut soudain très léger, car elle refusait de porter le poids des morts qui s’ils ne l’avaient pas mérité, l’avaient tout de même cherché. Elle se sentit alors respirer à nouveau et lorsque Jin lui fit signe de le suivre, elle l’observa un instant s’éloigner avant de s’élancer à sa suite, pour une fois silencieuse. Peut être qu’un jour, si elle était plus à l’aise avec lui, et qu’elle faisait la part des choses dans ce genre de situation, elle pourrait parler et faire quelques remarques foireuses sans frôler la crise cardiaque.

Ses jambes la portèrent sur les marches, lui faisant monter les étages comme s’ils n’étaient rien. L’adrénaline aidait beaucoup bien entendu, dans un contexte normal, elle se serait casser quatre fois la gueule et serait arrivée en haut plus courbaturée qu’autre chose. Un gros fracas lui fit tourner la tête avec violence dans la direction de Jin qui venait de défoncer une porte comme si c’était parfaitement normal et qu’il le faisait tout les matins au p’tit déj. Il y eut comme un blanc dans l’esprit de Gabrielle qui retint un rire nerveux in-extremis. A la place elle se racla la gorge et haussa un sourcil circonspect à sa déclaration. Quoi ? Pourquoi ?
Elle allait prendre la parole, histoire d’essayer de clarifier un peu tout ça mais fut prise au dépourvue lorsqu’il se pencha vers elle. Quoi ? Qu’est-ce passe t-il ? Qué passa ? Késécé ?
Elle glapit avec l’éloquence d’une souris lorsqu’un bras se glissa autour de sa taille et qu’elle fut soulevée comme si elle ne pesée rien pour être installée tel un sac-à-patates (sexy le sac à patates s’il vous plaît !) sur l’épaule de son agresseur/guide/sauveur. Elle ne se débattit pas, (entre lui et le gang de malfrat son choix était vite fait) et se concentra surtout pour l’aider dans ses déplacements, histoire qu’elle ne le déséquilibre pas durant ses sauts, (kyaaaaa ! Ohmondieu je vais mouriiir !) et aussi que ses organes soient intact à l’atterrissage. C’est pas que ça fait mal ce genre de transport, mais c’est tout comme !
Puis une détonation la fit sursauter. Elle tourna la tête et perçut l’éclat de l’arme sous le soleil. De nouveau elle ne hurla pas. Non, elle pria très fort, encouragea mentalement son porteur et ordonna très sérieusement à sa bouffe de la boucler. On sait jamais, ça pouvait peut être marcher l’auto-persuasion. Puis l’éclat disparu lorsque l’homme bascula, mort, ses yeux écarquillés de surprise alors qu’un scalpel était fiché dans sa gorge. Bien sur, tout ça Gabrielle ne le vit pas, Jin allait trop vite et elle n’était pas suffisamment stable pour apercevoir les détails du paysage. Elle se contenta donc très bien de la version floutée de son esprit qui, tel le traître qu’il est, tenta de donner un aaspect net aux traits du souvenir grâce au pouvoir de l’imagination.
Mais il fut coupé dans son élan par l’assassin qui la posa à terre et la repoussa dans le même mouvement pour l’éloigner de leur nouvel agresseur. Mais c’est pas vrai ! Il en pousse comme des pâquerettes ou quoi ! Elle ne put retenir un hoquet de surprise lorsque le coup porté par leur agresseur fut stopper par Jin avec son avant bras. Elle fut inquiète qu’il se soit fait mal mais cela lui sortie de la tête lorsqu’il lui brisa la nuque d’un geste sec. Elle frissonna et déglutit difficilement. Yeurk.. Elle passa une main distraite sur sa nuque par réflexe et glapit lorsque le regard glacial de l’homme se posa sur elle. Il semblait tellement plus méchant que tout à l’heure. Peut être devait-elle s’excuser ? Non ? Elle pesa intérieurement le pour et le contre avec d’être coupée dans ses pensées philosophique. Tiens, elle ne pensait pas qu’il reprendrait la parole. Elle aurait plutôt eut tendance à penser qu’il serait rester là à la poignarder du regard jusqu’à ce qu’elle s’écrase en de plates excuses.

Elle resta un long moment à le fixer bien qu’il venait de dire qu’ils devaient bouger, un sourcil haussé, un air incrédule peint sur le visage.

- Vous savez que vous venez presque de vous dénoncer là ? -

Elle le rejoignit en faisant le plus large détour possible par rapport au cadavre.

- Mais.. euh.. impossible d’en douter. - marmonna t-elle en lui jetant un regard torve.

Avait-elle quelques chances de survit si elle lui demandait ce qu’il faisait dans la vie ? Hmmm… en arrière plan, son instinct hurlait comme un forcené des ‘non’ tonitruant dans l’espoir qu’elle comprenne que ce n’était paaaas une bonne idée niveau préservation. Elle leva les yeux devant elle après qu’ils se furent éloignés et faillit se casser la gueule, sa maladresse revenant en force avec l’adrénaline qui quittait ses veines. Elle pesta contre ce fait mais refusa de demeurer silencieuse juste parce que la milice avait la possibilité de leur tomber sur le coin de la figure.

- Où est-ce qu’on va ? Non parce que je vous suis, mais ça se trouve vous voulez juste m’emmener dans un coin sombre pour vous débarrasser de moi.. - fit remarquer la jeune femme.

Elle sembla méditer sur ses propres paroles un instant avant de toussoter en retenant un gloussement.

- Ça a du sens, d’une certaine manière. - osa t-elle - Mais j’espère que ce n’est pas le cas ! -

Elle resta de nouveau silencieuse, fixant le dos de Jin qui marchait quelques pas devant elle. Puis elle s’arrêta, tapant du talon et patienta jusqu’à ce qu’il daigne se tourner vers elle et croiser son regard. Son visage avait prit une teinte rouge et malgré sa gêne évidente, elle soutint ses yeux glaciaux.

- .. Merci. Pour m’avoir aidé. Et pour continuer de m’aider. - dit-elle alors que son rougissement s’accentuait - Et désolée pour les problèmes causés ! -
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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Sam 28 Jan - 20:56
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  • Gabrielle Ragnarok

Gravé dans le marbre
Son karma devait l'avoir abandonné dès lors qu'il avait fait la rencontre de cette jeune femme. Jin-Wan pensait que sa mission dans ce pays, se passerait sans trop de problèmes, mais manifestement, il avait tort. Non seulement, il devait sauver la demoiselle qu'il tentait de fuir, mais de plus... l'ancien membre du clan Han devait s'assurer qu'elle ne soit plus en danger. Sa chance habituelle devait l'avoir abandonné. Mais reviendrait-elle un jour ? Maintenant qu'il venait de se débarrasser des sales types qui en avaient après la rouquine, il était préférable de ne pas rester dans le coin. La police militaire ou les passants deviendraient très vite un autre problème à régler et le sang avait été suffisamment versé pour aujourd'hui. Sans plus attendre, et sans prêter la moindre attention aux cadavres sur le sol, il se détourna et commença à s'éloigner.  

Marchant à présent d'un pas assuré, mais assez rapide afin de s'éloigner le plus possible du lieu du carnage, il ne prêta pas une seule seconde attention à la rousse. Si elle ne voulait pas se faire arrêter, elle devait le suivre ou bien fuir de son côté. Toutefois, le son de sa voix parvient à ses oreilles et lui indiqua qu'elle était bien derrière lui. Il n'avait que faire de ses remarques. Si elle avait un peu de jugeote, elle saurait pertinemment qu'il n'aurait pas perdu son temps à venir la sauver si l'homme avait réellement l'intention de se débarrasser d'elle par la suite. Alors qu'il avançait toujours, il remarqua des personnes en tenue de militaire s'approcher au pas de course. Ni une, ni deux, il ralentit la cadence, sentant presque la demoiselle le percuter et lui attrapa le bras pour l'attirer face à lui. Baissant la tête pour se retrouver à quelques centimètres de son visage, il zieuta du coin de l'œil les hommes en approche et attendit qu'ils passent à côté d'eux. Lâchant un soupir, il daigna enfin plonger son regard dans celui de la dénommée Angel.  

« Croyez-moi, mais si jamais voulu vous tuer, cela ferait longtemps que vous ne seriez plus là...  »

Jin s'écarta d'un pas en arrière, mais ne lâcha pas le bras qu'il tenait pour autant. Ses yeux descendirent pour l'inspecter plus en détail. Elle ne semblait pas blessée, mais des marques étaient présentes aux endroits où l'assassin l'avait attrapé un peu plus tôt. Par chance, la jeune femme n'avait pas été touchée par les balles du tireur qui en avait après elle.  

« Par chance, vous ne semblez pas blessée. À partir de maintenant vous savez qu'il faut attention en se baladant dans un endroit que l'on ne connaît pas.  »

L'homme aux yeux anthracite lâcha finalement la demoiselle et lui fit signe de le suivre. Il fallait trouver un endroit sûr et plus éloigné. Par chance, son hôtel n'était pas... Non très mauvaise idée. Sa chambre était à côté de celle d'Alexander Von Sallinger. Avec sa chance d'aujourd'hui, ils tomberaient sur le blond et les ennuis ne feraient que continuer. Où devait-il allait pour se sentir un peu en sécurité ? Malheureusement, le xinois n'était pas très avancé. Lui non plus, il ne connaissait pas la ville aussi bien qu'il l'aurait voulu. Il lâcha un très long soupir silencieux et reprit sa marche, espérant apercevoir un endroit qui serait propice pour une planque d'urgence. Au bout de quelques minutes, il ne voyait que des commerces à perte de vue. Se cacher dans les commerces ne serait pas une très bonne idée, puis surtout avec une femme. Jin-Wan pouvait parier sa propre vie qu'elle finirait par craquer en voyant des objets dans les vitrines... Comme toutes les femmes. Finalement, ils se retrouvèrent dans la rue où Jin avait son hôtel. Encore un coup du mauvais Karma ? Mais au moins, il n'aurait plus à se fatiguer à réfléchir.  

« Suivez-moi. Interdiction de parler jusqu'à ce qu'on arrive. Dans quelques minutes, vous pourrez vous reposer un peu avant de repartir.  »

Sans attendre une seule seconde de plus, il se dirigea vers le bâtiment et entra à l'intérieur. Le xinois marcha vers un escalier, et monta au second étage. Arrivant devant une porte, il se stoppa et observa une autre porte un peu plus loin. Apparemment, son voisin de chambre n'était pas encore rentré. Peut-être qu'il était encore à l'extérieur pour les préparatifs du soir. Le docteur ressentit du soulagement et ouvrit la porte de sa chambre avant d'inviter la jeune femme à entrer. Une fois cela fait, il entra à son tour et referma la porte.  

« Nous sommes en lieu sûr. Il est préférable d'attendre avant de partir de nouveau dans les rues. Asseyez-vous et donnez votre bras. »

La chambre n'était pas bien grande et son allure était plutôt modeste. Pas besoin de vivre dans le luxe pour accomplir une mission à l'étranger. Sur la droite, il y avait un simple lit où était déposé le grand sac de voyage du xinois, ainsi que son sabre qui reposait dans un long tube en bois sombre. Il était important de ne pas se faire remarquer, alors autant ne pas se balader avec une arme de très grande taille. Jin invita la demoiselle à s'installer sur le lit et alla chercher quelque chose dans son sac. Finalement, il en sortit une petite boîte contenant un onguent médical qui lui servait à calmer les douleurs. Tout ce qu'il pouvait faire pour elle, s'était cela afin de s'excuser de sa brutalité dans la ruelle. Sans attendre, s'installa à ses côtés et il alla appliquer la pommade à l'endroit où se trouvaient les marques. Au moins, elle n'aurait pas d'hématome.

« Vous voyez, la mort ne vous attend pas en me suivant.»

C'est pas top, mais j'ai préféré faire avancer le truc au mieux XD
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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Mer 29 Mar - 22:15
Gabrielle crut qu’elle allait faire une syncope. Littéralement. Dans l’instant même ! Elle s’évita de loucher par réflexe en s’obligeant à fixer les yeux de l’homme mais le regretta amèrement lorsqu’elle ne put se détacher de la lueur incisive qui les habitaient. Ok ok. Était-elle obligée de spécifiait qu’elle n’était pas du tout à l’aise ou était-ce actuellement assez visible ? Tout à son embarras, son incompréhension et tout le tralala habituellement, elle ne nota pas la présence des militaires. Par contre, les quelques paroles proférées ne tombèrent pas dans l’oreille d’une sourde. Elle s’étrangla avec sa salive mais le cacha d’une toux derrière son bras non retenu. Décidément, cet homme était bien le seul qui s’obstinait à l’immobiliser autant. Et tout à sa langue qui n’en faisait qu’à sa tête, elle marmonna, les joues légèrement gonflées, boudeuse.

- Je n’en doute pas un instant.. -

Elle remua quelques cailloux du bout du pied comme un enfant boudeur avant de se redresser plutôt brusquement et de parodier un salue militaire, de l’amusement au fond de ses prunelles bichromes. Peut-être devrait-elle consulter pour savoir si elle n’était pas bipolaire d’ailleurs, ses sautes d’humeurs étant aussi imprévisibles que flippantes pour ceux qui y faisaient fasse.

- Oui oui, promis. Mais si ce sont les ennuis qui viennent à moi on ne pourra pas dire que je ne vous ai pas obéi hein ! - déclara la terrible jeune femme en sifflotant presque, se massant l’avant-bras plus par réflexe que par réelle douleur.

Elle l’observa réfléchir, se retenant très fort de lui poser des questions qui ne feraient que l’énerver ou bien même de lui tourner autour. Elle ne voulait pas pousser sa patience à bout. Nop. Pas du tout. L’endroit, cette fois si réellement silencieux, portait la rumeur diffuse de la rue jusqu’à eux et cela redonna sa bonne humeur à Gabrielle. C’était un peu étrange de voir comment elle pouvait repousser ce qui la dérangeait au fin fond de son esprit. Mais c’était pour sa propre préservation alors très franchement elle n’en avait pas grand-chose à faire des remords actuellement.
Elle cligna des yeux lorsqu’elle constata la disparition de Jin. Tournant la tête de droite à gauche, elle prit une impulsion contre le mur et trottina à sa suite lorsqu’elle le repéra.

- Hey attendez moi ! - s’exclama t-elle à sa suite.

Elle fit en sorte de rester le plus proche de lui alors qu’il semblait savoir où les diriger. Soit, elle allait le laisser faire, il avait été assez sympa pour la sortir de son pétrin qui, soyons honnêtes, ne le concernait en rien. Sauf peut-être parce qu’elle lui avait presque sauté dessus ? Eh bien, elle ne trouvait pas son comportement aussi exaspérant que ça. Mais elle ne le subissait pas non plus donc c’était tricher. Elle était presque à sauter de joie lorsqu’ils regagnèrent les artères animées de la ville. Mais comme Jin ne semblait pas du tout décidé à s’arrêter elle dû elle-même continuer à avancer pour ne pas le perdre, regrettant toutefois de ne pas s’arrêter devant certaines boutiques qui vendaient des vêtements dont l’aspect l’intéressé pour le reproduire elle-même. Mais elle n’osait pas vraiment demander à Jin, ce dernier n’étant vraisemblablement pas disposé pour ce genre de fantaisie féminine. Elle tira toutefois un stylo de sous son chapeau et commença à gribouiller sur son avant-bras, histoire d’avoir quelques notes de ce qui lui passait sous les yeux maintenant qu’elle pouvait de nouveau laisser libre cours à son imagination et à sa passion. Elle sifflotait tranquillement, sa petite mélodie se noyant dans le brouhaha environnant. Elle se sentait plus en sécurité maintenant qu’elle était entourée de monde, bien qu’elle ne devrait pas au vu de l’hostilité dont faisaient preuves les militaires, et les gens reconnaissant une Amestrienne. Soit, tous n’étaient pas comme ça et elle leur en été reconnaissante, mais tout de même.

Toute à ses pensées oscillant entre excitation et morosité, elle sursauta lorsque son guide reprit la parole. Tiens, elle l’avait cru muet depuis qu’ils étaient à portés d’oreilles indiscrètes ! Mais en fait non, il ne faisait que lui interdire de parler. Si elle ne parla pas au sens propre du terme, elle bougonna tout de même contre la mauvaise tête de Jin qui ne semblait pas capable de se dérider même un peu. Elle ne lui demandait pas non plus d’être aussi exubérant qu’elle ! Non, ça ferait définitivement trop bizarre et ce serait en tous points dérangeant. Elle ne lui demandait que d’être un peu plus détendu.
Quoique… A bien y réfléchir, il ne devait pas lui faire confiance, que croyait elle donc. Elle n’était qu’une étrangère qui ne lui avait causé que des ennuis jusqu’à maintenant !
Elle ôta son chapeau et se servit de son stylo pour remonter ses cheveux et les nouer lâchement, de tel sorte qu’elle aère un peu sa nuque qui commençait à souffrir de la chaleur à force d’être cachée derrière ses cheveux. Observant avec de grands yeux curieux autour d’elle, Gabrielle se demanda bien où elle se trouvait. Son propre hôtel se trouvait plus près de la gare et elle n’avait pas encore visiter cette partie de la ville. Ce qui au vu de ses précédentes aventures n’était pas une si mauvaise chose…

Montant les marches à sa suite après être restée quelques secondes sans bouger dans le hall de l’hôtel, profitant de la fraîcheur de ce dernier, elle trottina pour ne pas se faire distancer, sa langue commençant à la démanger à force de rester muette. Elle avait envie de parler, même si c’était pour dire des conneries, mince ! Elle ne le vit pas se stopper pour surveiller une porte quelques secondes puisqu’elle était légèrement en retard sur lui mais entra dans la chambre en quelques foulées lorsqu’il l’y invita. Bon, en vrai, même s’il ne l’y avait pas invité elle y serait entrée, ses bonnes manières laissaient fortement à désirer. Pouvait-on l’excuser en invoquant sa précédente mésaventure ? Peut-être peut-être.
Elle poussa alors un énorme soupir, soulager d’enfin pouvoir parler ! Elle le savait elle le pouvait ! Ou bien oui, elle s’en donnait le droit, mais à part en la bâillonnant maintenant, il était absolument hors de question qu’elle se taise plus longtemps !

- Enfin ! J’ai cru que je n’en verrai jamais la fin ! - s’exclama t-elle en suivant malgré tout ses indications - Vous avez peut-être envie d’être l’homme le moins causant du monde, ce n’est pas mon cas. Je trouve que les explications passent beaucoup mieux, avec des mots !

Elle tendit son bras – non gribouillé – à l’homme qui l’avait rejoint alors qu’elle s’était assise sur le lit, appréciant la fraîcheur du lieu, bien différente de la lourde et horrible chaleur de l’extérieur.

- Comment diable avez-vous pu survivre dehors avec ce manteau ? Vous avez des ventilateurs intégrés ? C’est quoi votre secret ? -

Oui, quand Gabrielle était stressée, elle se trouvait être extrêmement bavarde. Plus encore dans le cas où le stress était en raison de la disparition de l’adrénaline qui maintenait ses nerfs en état de réfléchir correctement.
Elle se tut soudain lorsque l’ongue frais vint à être posé sur son avant-bras, apaisant toute la zone lésée. Elle soupira de soulagement et son corps entier se décrispa, arrêtant net de presque sautiller sur place tellement il lui était impensable de rester statique il y a encore quelques microsecondes.
Puis elle reporta ses étranges yeux sur lui, le fixant comme si une deuxième tête venait de lui pousser. Elle se retint en premier lieu de glousser, car il y avait fort à parier que cette réaction ne lui plairait pas. Ensuite elle s’empêcha de roucouler, parce que ça, ça avait de forte chance de lui flanquer la frousse. A la place elle eut un sourire lumineux aussi franc que la demoiselle elle-même – enfin presque. –

- Je n’ai jamais … ! Je ne voulais pas … ! - frustrée un instant de ne pas trouver les mots pour s’exprimer, elle gonfla les joues et fronça les sourcils, mâchant l’air pour récupérer une élocution parfaite - Je ne pensais pas réellement ça. Je veux dire, vous m’avez sauvé certes, mais difficile de nier que vous êtes dangereux. Alors peut-être que oui j’ai vaguement pensé que vous pouviez être dangereux pour ma propre santé. Mais c’est tout ! - s’exclama t-elle avec emphase en essayant de faire valoir son point de vue plutôt bancale puisqu’il y avait fort à parier que ses explications embrouillaient plus qu’elles n’éclairaient la situation.

Elle se laissa alors tomber en arrière et un rayon de soleil vint percuter la rétine de son œil jaune, la forçant à le fermer pour ne pas être aveuglée. Un long râle exaspéré lui échappa avant qu’elle ne bondisse d’un élan sur ses pieds, mouvant son bras en le fixant, satisfait.

- Merci pour ça en tout cas ! -

Elle observa alors véritablement autour d’elle pour constater que cette chambre avait tout d’une chambre d’hôtel lambda. Et bien en soit il n’y avait rien de surprenant, mais ayant été spectatrice de ses capacités, elle s’attendait à.. autre chose. Comme quoi, lire trop de roman ne lui réussissait pas forcément ! Elle recula de deux pas pour embrasser la chambre dans sa globalité et faillit se casser la figure sur un obstacle invisible. Par chance – ou par habitude – elle réussit à se rattraper de justesse et marmonna quelques vagues insultes, mécontente du retour de sa maladresse.
Puis lui vint une question, somme toute banale mais dans le contexte où Jin était un tueur, cela devenait une question de survie pour elle.

- Dites-moi… vous êtes seul ? Non parce que, c’est pour savoir si je dois m’attendre à voir surgir une deuxième personne surentraînée ou pas… - explicita Gabrielle que ce fait ne rassurait absolument pas - Si c’est le cas, euh, peut être que je devrais partir ? Loin ? Trèèèès loin ? Genre dans mon hôtel ? Non pas que le vôtre est nul mais… comment dire franchement. Vous êtes flippant, cet endroit est flippant et je suis flippée ! - s’exclama d’une voix forte la jeune femme en levant les mains au ciel.
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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Mer 5 Avr - 11:50
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  • Gabrielle Ragnarok

Gravé dans le marbre
Le xinois se trouvait actuellement dans sa chambre qu'il avait loué pour son court séjour dans ce pays. L'homme était en compagnie d'une étrange demoiselle qui n'avait, certes, pas sa langue dans sa poche. Cette rencontre faite par pur hasard ne l'arrangeait pas, mais il commençait à se dire que cela était peut-être son destin de croiser la route de cette rouquine aux yeux vairons. Cette dernière l'avait suivi jusque ici sans même avoir peur pour sa vie. Non, elle avait peur, mais moins qu'en présence des brigands qui voulaient la tuer quelques minutes plus tôt. Jin ne la retenait pas prisonnière. La demoiselle pouvait partir quand elle le souhaiterait. Toutefois, le danger n'était pas écarté et il était plus que judicieux d'attendre un peu, le temps que les choses se calme dehors. Le docteur venait de faire un vrai massacre afin de secourir la dénommée Angel. L'homme aurait bien pu la laisser aux griffes de ces types, mais pour une raison qu'il ignorait encore, il était venu à son secours.

Seuls maintenant dans la chambre. Le xinois s'occupait de soigner rapidement le bras endoloris de la jeune femme. Il ne s'attendait pas à se prendre une remarque sur sa façon de se vêtir dans ce pays. Avoir un manteau par cette chaleur était un crime à ses yeux ? L'assassin était habitué au désert et au climat de son pays natal... Par ailleurs, cela lui fit revenir en mémoire son dernier séjour à Xing et l'extermination de la branche principale de son clan. Fronçant des sourcils, il soupira intérieurement avant plonger son regard dans celui de la rousse. Il sentait de la colère monter en lui, mais il arriva à se contenir et ne rien laisser paraître. Elle n'avait pas conscience que ces mots-ci avaient eu un impact sur l'homme aux cheveux noirs.

« Je viens d'un pays où les températures sont bien plus supérieures à celles que l'on peut ressentir ici. Je suis donc habitué, si on peut dire.»

Il reporta son attention sur le poignet de la jeune demoiselle et continua d'appliquer la crème avec délicatesse sur sa peau. L'infiltré dans le pays de l'alchimie se rendait compte que les marques rouges sur ce bras étaient là par sa faute. Devait-il donc s’excuser de l'avoir malmené un peu plus tôt ? Dans un autre contexte, le dernier membre du clan Han n'aurait rien dit et il aurait certainement continué à se montrer austère envers elle, mais étrangement, il se sentait comme adoucit rien qu'avec la présence de cette jeune femme à ses côtés... Bien que ce moulin à paroles arrivait à l'agacer par moment depuis sa rencontre dans les rues de Crêta.

« Je tenais à m'excuser pour le mal que j'ai pu vous faire, il y a peu. Vous pouvez certainement comprendre que je me méfie des étrangers, surtout dans un pays comme celui-ci. Mais je ne peux nier que je ne suis pas un saint non plus. Je suis médecin, mais dans mon pays, j'étais un guerrier avant tout. Vous n'avez rien à craindre de moi. »

Petit mensonge pour se couvrir. Il était vrai qu'il était un guerrier de Xing depuis son enfance, mais il se gardait bien de lui parler de tous les assassinats que l'homme au drôle de chapeau avait pu commettre depuis bien des années. Il ne pouvait pas lui dire non plus qu'il était en réalité un terroriste qui tuait des innocents dans le pays de l'alchimie afin d'assouvir une vengeance. Soudainement, la dénommée Angel se laissa tomber en arrière après que Jin-Wan lui relâche le bras qu'il venait de soigner. Il sourit en coin avant de se lever et ranger la petite boite dans son sac de voyage. Pendant ce temps, la jeune femme se releva d'un bond en le remerciant pour son bras. Le xinois inclina juste la tête avant de se diriger vers la fenêtre et observer les alentours.

À l'extérieur, il y avait des personnes de la police locale qui courraient partout avec leurs armes à la main. Ils se dirigeaient tous dans la même direction. De l'autre côté de cette ville, il y avait un tas de cadavres. La milice allait certainement chercher l'assassin, mais il y avait forte chance que cette affaire soit abandonnée. Personne n'arriverait à le retrouver, et même si cela était le cas, Jin ne se laisserait pas faire. Un autre bain de sang dans un pays allié à sa cause ? Cela ne serait pas la première fois.

Son attention fut attirée à l'intérieur de la pièce. Son invitée venait de se rattraper de justesse, manquant de tomber et marmonna des jurons presque inaudibles. Puis arriva le moment de la question qui fâche. La rouquine lui demanda simplement si le xinois était seul et qu'il serait peut-être temps pour elle de partir très loin du danger qu'il représentait et de l'environnement glauque où elle se trouvait. Jin plissa les yeux avant de tourner la tête dans sa direction. Il croisa les bras et s'appuya contre le mur à côté de la fenêtre avant de l'observer longuement de haut en bas. Il ricana soudainement avant de lui répondre en toute franchise.

« Non, je ne suis pas seul. Un de mes compagnons de voyage se trouve actuellement à l'extérieur de la ville pour affaire. Si vous pensez que je suis dangereux, vous changerait certainement d'avis en posant les yeux sur lui. Vous comptez donc partir ? Et bien soit... Mais avant tout...»

Sur ces mots, le dernier membre du clan Han se décolla du mur et approcha rapidement de son interlocutrice avant de lui prendre la main et de la tirer doucement vers lui et la diriger vers la fenêtre. De son autre main, il pointa l'extérieur et il lâcha un soupir.

« Tentez donc votre chance dehors. Mais cette fois, ne comptez pas sur moi pour vous sauver. Je tiens aussi à ma liberté. Ce que je peux vous proposer, c'est de rester encore un peu ici avec moi et attendre que les choses se calme. Personne ne viendra vous déranger et vous pouvez vous reposer un peu ici. Je me propose pour vous raccompagner et veiller à ce qu'il ne vous arrive rien jusqu'à votre hôtel, j'en déduis donc que vous n'êtes pas habitante de Crêta. Après cela, je disparaîtrais de votre vie et à jamais. »

Lâchant soudainement la main, il se dirigea vers une chaise à côté du lit et s'installa. Croisant les bras, il attendit patiemment la réponse de la jeune femme. Il était surpris par ses propres paroles... Raccompagner une femme alors qu'il avait bien mieux à faire, cela ne lui ressemblait pas du tout. Commençait-il à retrouver un semblant d'humanité ? C'était intriguant. Le xinois leva les yeux vers la jeune femme, se demandant si elle n'avait pas un drôle d'effet sur lui et surtout comment faisait-elle ?

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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Lun 17 Avr - 23:53

Gabrielle cligna des yeux. Elle ne pouvait même pas envisager des températures plus élevées. Elle songeait très sérieusement qu’elle en mourrait. Brrr. Son hiver éternel lui manquait terriblement. Elle jeta un regard en biais à la personne qui s’occupait d’elle et pinça les lèvres. Il lui était quand même inconcevable qu’on puisse vouloir s’habiller ainsi par une chaleur pareille ! Si un jour Jin mettait les pieds dans le nord, comment diable serait-il habillé. Son imagination n’eut pas besoin de beaucoup plus pour se mettre en marche, et elle du très sérieusement cacher son rire derrière une brusque toux pour ne pas attirer la curiosité de Jin. Elle se voyait mal lui expliquer le pourquoi de ce dernier sans risquer de s’attirer ses foudres. Et, témoin de ses capacités, elle refusait de provoquer l’homme, ayant trop peur de voir ce dont il était capable lorsque cela concernait son honneur, même si tout était dit sur le ton de la plaisanterie.
Puis elle toussa réellement alors qu’elle s’étouffait avec sa salive. Elle mit un certain temps avant de réussir à reprendre contenance et pu ainsi relever la tête vers Jin, les yeux larmoyants et le visage légèrement rouge à cause de la tentative de meurtre perpétrée par sa salive.

- Ne vous excusez pas ! - intervint-elle immédiatement après qu’il se soit tut - C’est un bien moindre mal en considérant que vous m’avez sauvé la vie ! Sans vous, je n’aurais pas à me plaindre de ce genre de petits désagréments ! -

Gabrielle réfléchissait très sérieusement. De quel pays pouvait-il bien parler ? Cela l’intéressait ! Et puis vu ce qu’il venait de lui montrer à l’extérieur, elle n’était pas très chaude pour quitter la pièce tout de suite. Le soleil éclatant avec son angle descendant offrait un éclairage bien présent, tamisant ce qui était dans l’ombre de sa lumière. Elle perdit alors son regard dans les carrés jaunes qui se détachaient sur le sol, représentation de la fenêtre par lesquels passaient les rayons téméraires. Soudain rêveuse et inattentive, décidant arbitrairement de faire confiance à Jin, elle essayait de se concentrer sur ses interrogations mais la douce torpeur du soleil éloignait ses pensées de tout objectif possible. Elle s’ébroua alors brusquement lorsque l’ombre d’un oiseau brisa cet effet, lui permettant de reprendre pied, un air un peu perdu s’inscrivant sur ses traits expressifs. Elle tourna la tête vers l’autre personne dans la pièce et décida de fermer sa bouche un instant. Il était un nomade du désert peut-être ? Il pouvait aussi être Xinois pour ce qu’elle pouvait supposer actuellement. Elle penchait plus pour Xinois car il parlait de pays, et c’était le seul pays possédant ce genre de température qui lui venait en tête. Quoique. Pouvait-elle citer Creta maintenant ? Toutefois une partie de ses paroles lui fit rayer Creta des possibilités. Décidément, jouer au détective était plutôt amusant. Mais pouvait-elle réellement se targuer de connaître le climat de chaque pays ? Pas vraiment, elle ne citait après tout que ceux qu’elle connaissait de par l’histoire de son propre pays.
Elle se perdait dans toutes les informations qui s’offraient à elle et qu’elle n’avait pas l’habitude de prendre le temps d’analyser. Normalement, elle préférait retenir ce qui lui plaisait de retenir et oublier le reste, quitte à devoir reposer la question plus tard. Mais là, elle souhaitait connaître un maximum de chose de son sauveur et ce pour différentes raisons. Déjà, pouvait-elle deviner rien qu’en le fixant quelles étaient ses mensurations ? Elle pouvait s’y essayer, ou alors lui demander. Est-ce que ça l’embêterait ? Elle espérait que non, car avec ce manteau sur les épaules, elle avait bien du mal à l’imaginer.

- Hein ? -

Elle cligna des yeux, confuse, avant de bloquer brusquement sa respiration pour éviter d’hyperventiler. C’aurait été de très mauvais goût compte tenu de son vécu durant la dernière heure. Elle toussota donc pour reprendre un semblant de contenance et offrit un regard légèrement paniqué à Jin.

- Quoi ?! Sérieusement ? - elle le fixa alors qu’il s’approchait - Qu’y a-t-il ? Attendez.. que… -

Elle se retrouva devant la fenêtre sans trop comprendre et fut un instant ébloui par le soleil sur la rue. Argh. Douleur douleur. Puis elle put apercevoir les aller et venus de personnes en uniforme. Si elle pouvait se fier à ce qu’elle connaissait de son propre pays, la jeune femme pouvait donner plusieurs professions nécessitant le port de l’uniforme. Elle avisa alors leurs armes. Nop. En fait, là actuellement elle n’en voyait qu’un. Était-ce le remu ménage causé plus tôt par Jin qui nécessitait un déploiement de force aussi important ? Puis elle fronça un sourcil, ignorant le picotement de ses yeux qui protestaient vigoureusement contre le traitement qu’elle leur infligeait en fixant les pavés ensoleillés.
Elle se rendit alors compte qu’il était parti s’asseoir. Elle avait plusieurs choses à dire, alors elle allait réorganiser ses pensées ignorer un possible ordre de priorité, souhaitant juste dire ce qu’elle avait dire sans tout mélanger en un méli-mélo confus de paroles.

- Euh, effectivement, je viens d’Amestris. Plus particulièrement, je viens du nord lointain d’Amestris, donc n’étant vraiment pas familière avec cette ville, je vous remercie d’avance pour me raccompagner à mon hôtel. - proféra t-elle avant de s’incliner en avant en signe de remerciement.

Elle se redressa alors, un air entre la nervosité et l’appréhension tordant ses traits alors qu’elle se décidait à le fixer dans les yeux comme toute personne poli le faisait lorsqu’elle s’adressait à quelqu’un.

- Mais, dites-moi, si votre euh.. compagnon de voyage est si dangereux, ne sera-t-il pas à même de remonter jusqu’à vous si il se trouve attirer par le chaos créé en ville ? - voulue savoir la jeune femme, peu désireuse de se retrouver nez à nez avec un homme que même Jin qualifiait de plus dangereux que lui-même.

Un boucan monstre eut alors lieu dans le couloir, le faisant sursauter comme un diable hors de sa boîte. Elle jeta un regard prudent vers la parole, reconnaissant sans trop de mal la voix pataude d’une personne bourrée ainsi que celle, plus vive et claire, de quelqu’un s’énervant contre la personne venait de faire tout ce vacarme. Maintenant qu’elle savait qu’un homme plus dangereux que son sauveur se baladait en ville, chaque bruit devenait une menace. Elle se rapprocha donc inconsciemment de Jin, l’interrogeant du regard, de peur que les murs aient réellement des oreilles. Était-ce… ?

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MessageSujet: Re: Gravé dans le marbre. [PV Jin] Mer 19 Avr - 16:21
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Gravé dans le marbre
Bien qu'il faisait assez chaud dans ce pays, Jin-Wan était habitué. Après tout, il venait d'une contrée qui s'appelait Xing, où la chaleur devait certainement être bien plus élevée qu'ici même. Le fait que la demoiselle semblait étonné qu'il porte ce genre de vêtement le fit sourire discrètement. Bien que le xinois ne la connaissait as depuis très longtemps, cela sautait aux yeux qu'elle semblait se soucier du bien-être des autres avant elle... Bien que la demoiselle semblait un peu égoïste sur les bords quand elle voulait obtenir quelque chose. Mais ce n'était pas vraiment étonnant. Tous les humains étaient comme cela. Toutefois, il ne pouvait pas nier qu'elle avait des faux airs et pratiquement le même caractère d'une personne à qui l'homme tenait beaucoup par le passé... Cela était assez perturbant pour lui. Le guerrier tentait depuis des années d'oublier les souvenirs de cette femme et le voilà avec une autre qui détenait pratiquement le même caractère. Peut-être cela allait expliquer le fait qu'il soit venu à son secours alors que le xinois tentait justement de s'éloigner pour avoir la tranquillité... Allez savoir.

Venant de lui montrer l'extérieur qui grouillait de militaires partant pour les lieux où ils étaient bien avant, il ne pu s'empêcher de sourire à la réaction de l'autre personne. Elle lui offrit un regard quelque peu paniqué pendant un instant... Qu'est-ce qu'elle s'imaginait au juste ? Encore une fois, la même réaction qu'elle aurait pu avoir.... Pendant un instant, le regard du ténébreux se voila, toujours en gardant son air sérieux sur le visage. Il n'était pas bon de repenser au passé. Laissons cela de côté. Dans un énième soupir, il alla s'installer sur une chaise et la regarda longuement alors qu'elle lui avoua venir affectivement d'un autre pays. Le nom d'Amestris fut prononcé et le xinois fronça soudainement les sourcils. La jeune femme venait donc du pays que Jin-Wan tentait de détruire... Le hasard faisait très mal les choses apparemment.

« Amestris... Je vois.  »

Ce fut les seuls mots qui sortirent de sa bouche. Il ferma ensuite les paupières pour réfléchir silencieusement. Bien que la dénommée Angel venait du Nord d'Amestris, un jour ou un autre, son groupe infiltré dans le pays de l'alchimie viendrait à s'attaquer à cette partie de pays. Dans un sens, elle avait déjà au dessus de la tête, une épée de Damoclès, qui n'attendait qu'une seule chose... Tomber et tuer. Ce n'était donc pas le moment de sympathiser avec elle ou bien même d'essayer à la connaître un peu plus. Jin le savait, elle devrait un jour mourir pour assouvir la vengeance de plusieurs pays. Rouvrant les yeux, il déposa un regard pratiquement dénué d'émotion sur elle et décida de se lever. Elle ne devait pas rester près de lui si la jeune femme voulait rester encore en vie... Du moins encore un peu.

« Il serait préférable pour vous de partir en fin de compte.  »

Le dernier membre du clan Han ne lui disait pas cela pour répondre à sa question sur son partenaire, mais bien pour l'éloigner de lui. Elle était en danger à ses côtés, qu'importe qu'Alexander Von Sallinger soit là ou non. Un vacarme se fit entendre dans les couloirs alors que Jin se dirigeait vers la porte. Il ne prit même pas le temps de prendre son arme, qu'il sortit de la chambre, laissant la porte ouverte à son interlocutrice. En passant, il cogna de l'épaule l'homme ivre qui avait du mal à avancer. Celui-ci tomba à la renverse et se cogna la tête contre un mur. Un autre qui était à peine dehors, râlant sur celui qui avait trop bu, se mit à crier contre le xinois. La mort ne lui répondit pas, mais le regard qu'il lui adressa fut plus glacé que les neiges éternelles du Nord. L'homme en noir continua simplement son chemin et s'arrêta un instant pour attendre la demoiselle.

« Dépêchez-vous... Passez devant pour m'indiquer le chemin jusqu'à votre hôtel. Il est temps pour vous de rependre votre vie pendant qu'il est encore temps.  »

Sur ces mots dénués d'émotions, il reprit sa route sous le regard des autres dans le couloir. Il descendit vers le hall de l'hôtel qui n'était pas bien grand et d'un coup de main brusque, il ouvrit la porte pour rejoindre l'extérieur. Plus aucunes traces des militaires... Ils devaient être occupés à comprendre ce qui était arrivé aux cadavres de l'autre côté de la rue. Le regard gris de Jin se releva vers le ciel, penchant un peu la tête en arrière pour admirer le ciel si vaste et d'un bleu magnifique. La mort était toujours là et il n'était pas question qu'elle s'abatte encore une fois en ce jour...  

Oui... Jin est vénère. Cela peut lui arriver >.>
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Gravé dans le marbre. [PV Jin]

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