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Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya]

MessageSujet: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Lun 2 Avr - 18:57
  • Jin-Wan Han
  • Mei Lin Yuan

Bons baisers de Xing.
La nuit était plutôt calme et un peu fraîche. Dans le ciel trônait fièrement une lune bien ronde et majestueuse. Les rues silencieuses d'un village de la région de Valora ne donnaient pas un air sinistre, bien au contraire… C’était quelque chose d’apaisant et de relaxant. Un homme vêtu d’un manteau noir, portant un chapeau étrange et blanc, marchait tranquillement dans ces fameuses rues. Il n’était pas ici depuis longtemps et ne comptait pas y rester non plus. Le jeune homme d’origine Xinoise observa longuement  les bâtiments avant de s’arrêter au beau milieu d’une route déserte. Quelque chose au loin attira son attention. Plusieurs silhouettes profilaient à l’horizon. Des militaires à priori. Jin réajusta son couvre-chef sur sa tête avant de tourner dans une ruelle.

Si le xinois évitait ces hommes, la raison était simple. Deux jours auparavant, dans l’Est d’Amestris, l’homme avait pris d’assaut un Q,G militaire. Semant la terreur et la mort à chacun de ses pas, il était en fuite loin de cette partie du pays. N’ayant pas envie de se faire capturer, le ténébreux aux yeux anthracite avait pris la décision de partir dans un endroit reculé, attendant que les choses se calment. Il retournerait à la capital dans quelques jours pour reprendre son rôle de médecin et comploter dans l’ombre des militaires afin de libérer Amestris de son tyran de généralissime et de son armée.

Certes, Jin-Wan se remettait, depuis un certain temps, en question, surtout depuis la rencontre avec un être des plus étranges, mais il ne pouvait pas aisément tourner le dos à sa vengeance et à son groupe. Il le savait… Il s’était engagé dans une voie périlleuse et dont il lui serait difficile de s’en sortir. Grâce à Nikolaï Roskov, le xinois avait pu assouvir sa première soif de sang qui le hantait depuis des années. L’extermination de son clan… Les Han avaient disparu, du moins pour la branche principale.  Une cinquantaine de personnes mortes sous sa lame. Sa grand-mère, ses cousins, les membres de la garde, sa mère et son père… Tous avait été emportés par la mort dans une nuit de Juillet. Un véritable massacre, mais qui était nécessaire si Xing voulait être enfin débarrassé des démons Han. La famille de Jin était tous des assassins. Depuis des générations, ce clan assassinait les autres familles xinoise afin de monter dans l’estime de l’Empereur. Bien entendu, celui-ci n’était pas au courant de ce qui se tramait dans son pays. Toujours agissant dans l’ombre le clan Han se contentait de faire disparaître les concurrents sur le chemin de la gloire et de la reconnaissance.

Cela n’avait que trop duré. Jin-Wan était peut-être une arme à la solde de sa famille pendant des années, mais au fil du temps il commençait à douter de son propre clan. Pourquoi tuer ces gens ? Certains d’entre eux n’avaient rien demandé et n’avait tout simplement rien fait de mal. Des ennemis de l’empire xinois ? Non… Juste pour la plupart des victimes d’une famille qui tentait de monter en puissance. Pendant toute son enfance, le jeune héritier des Han pensait aider sa famille, cible de clans peu scrupuleux voulant les voir morts. Mensonges… Jin-Wan le voyait au fur et à mesure qu’il grandissait. Seul son grand-père Shigen l'avait soutenu dans sa fuite et sa fausse mort. Jin n'avait pas le choix. Pour être libre, il devait mourir aux yeux de tous, même aux yeux de sa soeur qu'il adorait tant. Cet acte avait eu ses répercussions sur l'ensemble du clan, après tout le fils prodige de Kakei était mort et il ne pouvait pas être remplacé.

Des mois après la tuerie du clan Han, Jin avait encore en mémoire les visages de sa famille qu'il avait froidement assassiné. Sa vengeance était pourtant accomplie, mais son esprit restait encore tourmenté par les fantômes de son passé. Il le savait... Cela le hanterait toute sa vie, jusqu'à sa mort. Cependant, il ne faisait rien pour oublier, bien au contraire... Dès qu'il le pouvait, il prenait le temps de revoir ces scènes macabres se jouer dans son esprit, encore et encore. En cette fameuse nuit de novembre, il marchait sans but dans les rues de la région de Valora. Son regard ne s'attardait pas sur les bâtiments, mais sur le ciel étoilé. Ses pensées étaient de nouveau perdus dans ces fameuses scène de son passé. Un long soupir se fit entendre avant qu'il ne daigne tourner dans une autre rue. Son regard gris se baissa sur un endroit qui ressemblait à un parc. Un grand espace vert avec une petite zone boisée. Quelque chose de tranquille et sans personne.

Passant une barrière encore ouverte et sans surveillance, l'homme s'avança d'un pas lent pour s'éloigner de la civilisation. Tenant son long tube de bois creux, renfermant son sabre Kikoku. Une lame de deux mètres et qui attirait souvent les regards. Pas facile de passer inaperçu avec une arme de cette taille. La dissimuler était donc la seule façon pour rester incognito. Au loin, l'homme vit un grand rocher en plein milieu du grand espace vert. Il décida de s'y rendre pour y déposer ses affaires. Son sac était sur l'herbe et à côté, allongé, son sabre caché. Il prit place sur le rocher et s'allongea sur le sol pour observer une fois encore le ciel. Combien de membre de sa famille y était ? Pas grand monde... Les Hans étaient certainement en train de brûler dans les profondeurs des enfers. Aucun Han n'irait au paradis, pas même lui. Soudainement, il ferma les yeux et émit un long soupir. Il était las de croire à la rédemption. Aucuns dieux ne lui accorderait cette faveur avec tout le sang sur ses mains. Quand Jin-Wan rouvrit à peine les yeux, il ne bougea pas d'un pouce, mais sa voix retentit doucement dans la nuit parlant à une entité qu'il ne pouvait voir.

«  Vous me suivez depuis un long moment déjà. Depuis que je suis arrivé dans ce village, peut-être même un peu avant. Vous manquez cruellement de technique dans la dissimulation. Je peux sentir votre aura à des mètres à la ronde. Si vous veniez enfin à mes côtés pour que je puisse voir la personne qui me traque dans l'ombre ? J'aimerai voir votre visage avant de rendre votre âme à la mort-ya. »

Ainsi le xinois se releva doucement et tourna sa tête à demi. Regardant du coin de l'oeil, cette silhouette au loin qui se tenait debout. Un espion ? Un militaire ou un simple civil curieux... Il ne pouvait pas le dire, mais il sentait quelque chose de sombre. Quelque chose qu'il n'avait jamais ressentit auparavant. Une âme en peine ? C'était peut-être ça... Cette noirceur... Rendant la nuit bien plus sombre qu'à l'ordinaire.

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Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya]

MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Dim 8 Avr - 5:56




Jin-Wan & Mei Lin



Il commençait à faire un peu plus froid, l’air était surchargé d’odeurs hivernales, la pluie, l’humus, les feuilles, la terre retournée. La nature se mourrait autour de moi, ne laissant que les arbres nus, le froid, et le givre qui s’installait docilement. Mais ce temps, s’il pouvait en déprimer certains, ne me gênait pas. Ce que je cherchais était désormais à portée de main. Le fugitif n’était plus très loin. Les informations m’étaient finalement parvenues, et c’était avec le sourire aux lèvres que j’avais quitté Central. Je n’avais qu’une valise avec moi, contenant des vêtements de rechange, et j’avais suivis sa piste à L’est.

Hélas, arrivée sur place, et face aux incidents, peu étaient parvenus à me donner les informations que je cherchais. On annonçait des monstres courant les rues, et de nombreux bâtiments s’étaient effondrés. Je dois bien avouer que je ne comprenais pas trop ce qu’il s’était passé, juste qu’un attentat avait encore eu lieu à cause de ces gens dont les revendications étaient floues, et que la gare n’était plus accessible pour le moment. Ça tombait bien, j’avais tendance à faire mes trajets à pieds, à cheval, ou en stop, priant pour qu’une charrette passe et m’emmène. Présentement, j’avais fait la moitié du chemin en train, et le reste à l’arrière d’une roulotte avec du foin.

Mais ensuite, en comprenant que je ne retrouverais pas celui qui m’avait fait remarquer que les choses étaient devenues bien trop grave pour que l’on attende que le temps fasse son affaire, j’avais refait ma valise, et j’étais repartie sur les routes, non sans avoir loué un cheval cette fois. Mais la bête n’avait pas fait la moitié du chemin qu’il s’épuisait. Je le laissais donc au milieu d’un champ, plus que certaine qu’il y serait bien vu la luzerne encore présente, et repartit, bien déterminée à user mes bottines de cuir. Je n’étais pas fatiguée pour autant, ayant ma dose de caféine quotidienne, et j’avançais comme autrefois, lorsque le clan Khan était encore digne et arpentaient les routes de Xing.

J’avais habitué les gens d’Amnestris à me voir comme un homme, les cheveux coupés courts, parfois attaché en une toute petite queue de cheval, une blouse bleue et des chaussures de sécurité. L’avantage de la blouse, c’est qu’elle ne montrait pas mes maigres formes féminines, non pas que je ne ressemble pas à une femme, mais cacher ma poitrine sous des bandages était moins visible sous une large blouse de travail que sous des kimonos en pagailles. Mais pour lui, il n’était pas nécessaire de me cacher. En fait, je crois que ce sera sous ma véritable apparence que la situation sera plus tranquille. Ce sera moins… Suspects.

Et je n’aurais pas besoin de batailler sur ma nature féminine, comme avec l’autre homme bizarre au bar. Celui qui portait ce masque étrange qui couvrait le bas de son visage, et ne parvenait pas à prononcer la plupart des mots. Il avait trouvé instantanément mon sexe sans que je ne puisse me couvrir, et ce, alors que je puais autant le charbon et la transpiration que mes collègues masculins. Mais dans tous les cas, puisque mon fugitif était de la noblesse xinoise, autant lui montrer qu’il n’était pas seul. Bon, je n’étais pas exactement de la noblesse, puisqu’étant en son sommet, mais la raison de ma poursuite de sa personne n’avait de toute façon, rien à voir avec la richesse, alors…

Non, la vérité, c’était surtout que courser un homme qui fuit la population, c’est plus facile de le faire dans une tenue confortable dont j’ai l’habitude plutôt qu’un bleu de travail serré et constamment noir de charbon. Je portais donc un sarouel large et bleu nuit, sous une tunique de soie blanche et bleue, avec de longues manches pour me tenir assez chaud, et surtout, me permettre de dissimuler des armes, juste au cas où. Je ne faisais confiance à personne, ni aux miens, ni aux étrangers, et avec tout ce qu’il se passait dans ce pays, je préférais faire attention.

Deux jours s’étaient succédés depuis mon départ de L’Est, je cherchais à comprendre pourquoi mes informations et pistes menaient vers Valora. Je craignais que cela ne soit encore un mirage, et que finalement, la piste ne mène nulle part.  Le fantôme que je pistais depuis ma « mort » à Xing semblait immatériel. Je ne cessais de lui courir après sans pouvoir l’atteindre, jamais. Peut-être le destin avait-il une bonne raison à cela, mais je désirais malgré tout le retrouver. Je n’étais plus le scorpion de l’ombre, limier de l’empereur, et héritière principale, j’étais une femme en quête de rédemption. Et cela commençait par cet homme m’ayant ouvert les yeux sur la vérité.

Il était le seul qui méritait que je m’incline devant lui comme je l’aurais fait pour mon empereur. Mais l’empereur mon père ne méritait pas cette attention, il ne méritait pas le trône, et il ne méritait pas de partager le sang des illustres Khan. Et notre ancêtre devait avoir tellement honte de sa descendance… J’étais la dernière véritable Khan, et je ne transmettrais pas notre nom aux générations suivantes. Non. Tout devait cesser avec mon géniteur. Je m’arrêtais quelques minutes à l’entrée du village, je n’étais plus très loin de celui que j’espérais retrouver. Les traces encore fraiches à cause de l’humidité m’indiquait qu’un homme seul avait traversé la place après la légère bruine de cette après-midi.

Je me posais contre un mur, les yeux clos, avant d’inspirer l’air frais. Une petite pause qui était la bienvenue, car porter de la soie, marcher autant de temps et surtout, suivre une piste, sans manger grand-chose si ce n’est le lièvre que j’avais attrapé au bord d’un champ, ce n’était pas une sinécure. Je tournais à peine la tête en constatant que l’homme venait de bifurquer subitement pour éviter un groupe d’hommes en uniformes, et j’eus le temps d’apercevoir le côté gauche de son visage. N’étant pas totalement certaine, je sortais le portrait que j’avais esquissé rapidement. Cela semblait correspondre… Je l’espérais vivement.

À présent, je ne cherchais même plus à être discrète, j’avançais juste à sa suite d’un pas lent, cherchant ma mémoire pour m’assurer que le fantôme que je cherchais n’était autre que l’homme que je suivais depuis des jours. Il n’y avait pas un son dans les rues, tout le monde semblait dormir paisiblement sous le regard de la pleine lune. Ses pas étaient similaires à ceux de Jin Wan Han, mais de là où j’étais et malgré la lumière de la lune, c’était tout ce dont je pouvais être sûre. Il tourna de nouveau, se dirigeant vers un parc dont il passa la barrière sans problème. Il traça sur un rocher central et déposa ses affaires à son pied avant de s’installer sur le plat du roc, allongé et insouciant d’apparence.

Je me glissais sur ses pas non loin, et me contentais de l’observer. Il était loin le meurtrier du clan assassin des Han. Il n’avait plus cette aura de folie vengeresse flottant autour de lui, juste une sorte de mélancolie haineuse… Sa voix s’éleva alors, disant qu’il avait repéré. Je haussais un sourcil à la suite, je manquais de technique ? Non, j’avais juste arrêter de me cacher en comprenant que c’était bien lui que je cherchais. Il me demandait de venir à ses côtés pour dévoiler le visage qu’il allait renvoyer dans la mort. Outre l’accent, c’était assez proche de ce que je disais lorsque je m’apprêtais à tuer quelqu’un.  

Je m’approchais donc, me dévoilant toute entière, mon nanigata dans la main droite. Je le fixais à mon tour, mélange de soulagement, la réussite d’une quête de quelques mois. De surprise, parce qu’il ne ressemblait vraiment plus à l’homme qui s’était battu contre son propre clan dans le but de l’exterminer. Et d’amusement, parce qu’il ne semblait pas du tout se douter de qui je pouvais être. Le plus surpris, ce serait bientôt lui. Je pris donc la parole, les cheveux au vent et le regard brillant.

« De toute évidence, la mort n’est plus ce qu’elle était, puisque vous êtes définitivement en vie, Jin-Wan Han. À moins que vous ne soyez plus qu’un fantôme, auquel cas nous sommes deux, je le crains. » Je restais cependant sur mes gardes, car une telle entrée en matière risquait d’être quelque peu houleuse s’il n’aimait pas mon humour ou ne me reconnaissait pas non plus. Quoique je ne suis pas non plus certaine de l’avoir un jour rencontré lorsque j’étais encore au palais de l’empereur.

« Quant à mes talents de filature, je vous piste depuis votre départ de Xing, je me considère donc être plus qu’apte à me dévoiler, ou non. » Repris-je d’une voix que ne masquais pas, et bel et bien féminine.



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Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya]

MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Jeu 10 Mai - 1:04
  • Jin-Wan Han
  • Mei Lin Yuan

Bons baisers de Xing.
La lune continuait de montait fièrement dans le ciel étoilé, sans jamais s'arrêter. Personne ne pouvait stopper cet astre lumineux, pas même son contraire, le soleil. L'homme allongé sur son rocher appréciait beaucoup la compagnie froide de la lune. Depuis qu'il était enfant, il passait la plupart de son temps à la regarder pendant des heures, sans jamais en avoir assez. Rien n'avait changé depuis... Même après toutes ses années, tous ces morts sur son chemin, il continuait toujours d'avoir les yeux rivés vers elle et de rêver à une autre existence. Une qui serait bien loin de celle qu'il vivait actuellement. Malheureusement, les dieux n'avaient guère écouté ses prières et seule la mort était venue à sa rencontre. Maintenant qu'il était devenu un allié de cette divinité crainte de tous, sa vie n'était point celle qu'il avait aspiré en se faisant passer pour mort aux yeux de son clan et de son pays. La faucheuse, l'être gardant les portes des âmes ne cessait de lui arracher son bonheur et demandait plus d'âmes qu'avant. Finalement, l'homme aux espoirs bien trop grands, avait capitulé.... Abandonnant la lumière pour devenir une créature de la nuit. Une nuit sans fin et les ténèbres éternelles avaient pris en otage son corps, ainsi que son âme. L'éternité serait un mot bien faible pour décrire la durée de captivité qui lui restait aux griffes du maître banni de la lumière.

Mais la mort n'avait peut-être pas qu'un seul envoyé en ce monde.

Une ombre qui se tenait au loin. Il l'avait remarqué depuis qu'il était passé dans les rues du village. Le xinois lui avait adressé la parole pour lui indiquer qu'il savait qu'il n'était pas seul. Que l'inconnu sache que le prendre par surprise ne serait pas une bonne chose. Seulement si le pauvre fou tenait ne serait-ce qu'un peu à la vie. Le docteur se redressa lentement en soupirant avant de regarder dans la direction de cette ombre qui s'avançait maintenant à ses côtés. Une masse sombre passa dans la lueur du seul astre qui éclairait correctement ce parc, laissant les deux individus dans le noir le plus totalement pendant quelques secondes avant que la faible lumière jaunâtre ne fasse briller l'acier d'un sabre que l'inconnu détenait. Un mince sourire se dessina sur le visage de l'assassin qui porta son attention sur l'arme avant de lever les yeux vers un visage qui lui était inconnu, mais étrangement familier dans un sens. Un Xinois de son pays, aux traits plutôt fins pour un jeune homme. L'éclat de ses yeux scintillant sous la lune, mais d'une lueur étrangement familière aussi. Si Jin n'avait pas eut le même regard jadis, il aurait pu prendre cet énergumène pour un démon.

Une brise glaciale fit virevolter les cheveux de l'inconnu, mais aussi ses vêtements. Un vêtement des plus traditionnel pour Xing, pratique pour le voyage, mais aussi pour le combat. La seule chose que Jin ne portait plus depuis des lustres. Il eut une seconde de mélancolie en lui, repensant à ses années où il vivait encore avec son clan dans l’insouciance. Une ère où il ne faisait qu'obéir sans jamais poser de question, voulant rendre fier les siens en prenant la vie de leurs ennemis.

« La mort n’est plus ce qu’elle était... »

Il baissa ses yeux pour observer les détails dessiné par la lune et son regard s'arrêta sur un objet pendant à la ceinture de celui-ci. Son regard anthracite s'éteignit pendant quelques secondes avant qu'il ne daigne bouger de nouveau, l'air presque surprit. Il se leva, baissant la tête vers le sol. Il fallait s'en douter... Il aurait dû se douter qu'un jour, quelqu'un viendrait avec ce genre d'objet. Un sceau d'un clan qui était très connu dans l'empire. Mais un détail le fit de nouveau réagir. Un autre fantôme ? De quoi parlait-il ? Est-ce que cet homme se faisait aussi passer pour mort pour pouvoir voyager incognito ? Voulait-il obtenir une quelconque vengeance ? Les Han avaient tué beaucoup de monde et il se pourrait que les Khan ne soient pas épargnés par l'horreur. Dans ces cas-là, combien de secondes restaient-ils avant que le porteur du sceau ne daigne à accomplir la raison de sa venue ?

« Pardonnez-moi, mais je n'irai guère m'incliner face à un membre de l'illustre famille Khan. J'ai abandonné depuis longtemps mon pays, mais je savais que tôt où tard, on finirait par apprendre la vérité-ya. »

Étrangement, il ne prêta pas attention à cette voix plus féminine qu'elle avait laissé entendre. Jin-Wan était concentré sur sa posture, ses mains prêtes à laisser des scalpels retomber de ses manches pour aller les loger dans le corps de l'autre en moins d'une fraction de seconde. Est-ce que cela serait suffisant pour autant ? Il avait entendu bien des légendes... Bien des histoires sur ces gens. Ils n'étaient pas n'importe qui. Ses pupilles se mirent à analyser l'espace entre eux, évaluant ses chances au combat. Le sabre de l'assassin était encore dans sa cachette, il n'aurait pas le temps de le prendre sans se faire transpercer... Le corps à corps restait son ultime solution s'il ne parvenait pas à le maintenir à distance avec ses petites lames.

« Vous dites que vous me suivez depuis mon départ de Xing. Donc vous devez certainement comprendre ou savoir ce qui est arrivé à mon clan, n'est-ce pas ? »

Si cet inconnu dont il ne connaissait pas le nom, le suivait depuis ce moment, alors d'autres devaient savoir qu'il était encore en vie... Et peut-être que la disparition du Clan Han était résolue... Que certains, dont l'empereur était au courant pour lui. On ne pouvait pas espérer plus mauvaise situation... Combien était à ses trousses ? Dire qu'il avait longuement hésiter entre la vie et la mort, mais le voici debout, face à l'ennemi... prêt à se battre pour sa survie. Il fit alors quelque chose d’insensé. Il fit un pas en avant, marchant dans la direction de l'autre. Lentement, très lentement.

« Vous vous sentez si apte à vous dévoiler devant moi, quitte à montrer votre lame ? Si vous êtes un fantôme tout comme moi... Vous savez alors que je n'ai plus rien à perdre. »

Petit mensonge par omission... Il avait quelque chose à perdre. Sa frangine-ya, Shiho. Elle était encore en vie, mais personne ne le savait. Alors, si la mort lui accordait encore une dernière faveur avant de la rejoindre... Il garderait ce secret dans l'autre monde, emportant peut-être cet individu avec lui dans le royaume des âmes. Il laissa alors une petite lame en acier tomber entre ses doigts et l'envoya vers cette personne. Qu'importe son nom, son clan... Son objectif, il ne lui laisserait pas l'honneur de commencer.

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Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya]

MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Lun 14 Mai - 23:27




Jin-Wan & Mei Lin



Le temps ne jouait pas forcément en ma faveur. Les cheveux au vent, certaines mèches venaient me barrer le front et ennuyer ma vue, tandis que je gardais cette dernière rivée sur l’homme que je pistais depuis septembre. J’avais mis du temps à le retrouver réellement, je voulais toujours m’assurer de son identité, mais par moment, le temps de le faire, et il avait disparu. Cependant, mon passage à l’est avait eu l’avantage de me permettre de le comprendre un peu. L’homme semblait tiraillé entre son passé, sa folie, et l’horreur de ce monde.

Cependant, ce n’était pas lui qui m’avait mis sur la piste de son voyage ici. Si j’avais eus la confirmation de son passage à l’est, le fait de voir une adolescence rousse et ailée parler d’un xinois correspondant totalement à sa description en de bons termes m’avait prouvé qu’il souffrait de la même chose que moi. Un syndrome que seuls les guerriers subissent. Ceux qui ont vu la mort, qui l’ont propagé, et qui l’ont frôlé comme une amante. À partir d’un certain temps, on ne sait plus où se cache l’ennemi, juste qu’on sait tuer, et qu’on sait survivre. Le reste n’a alors plus d’importance.  

Je voyais bien qu’il m’observait, sans bouger réellement, avec seulement ses iris mouvantes et quelques hochements de tête. Il me détaillait de la tête aux pieds, et je resserrais la prise de ma main droite sur mon nanigata. Je savais d’expérience que ce genre de personne n’était pas à prendre à la légère, quand bien même on ne venait pas en ennemi. Je fronçais pourtant légèrement mes sourcils à ce bout de phrase répété de sa part, comme si ce n’était rien, ou comme si son âme s’était perdue en chemin. C’était pourtant lui qui avait initié cette conversation en se faisant nommer la mort en personne. Alors pourquoi cette répétition ?

Je ne le sus pas. Je pus juste remarquer qu’il se levait finalement, l’air étrange sur le visage, et baissant finalement la tête comme si sa sentence venait de tomber. Mes sourcils se plissèrent de nouveau à cette réaction. Et soudainement, des excuses, pour ne pas venir s’incliner devant un membre de l’illustre famille Khan. Il annonça avoir depuis longtemps abandonné son pays, mais qu’il avait conservé la pensée qu’un jour, quelque finirait par apprendre la vérité. Puis, un tic de langage qui me fit hausser plus haut le sourcil gauche.

Sa posture commençait à sous-entendre qu’il n’appréciait pas ma présence, mais pas juste à cause de mon côté xinois. Non… Il y avait quelque chose en plus, quelque chose que je ne saisissais pas encore, mais qui me semblait arriver à grand pas. Il reprit la parole, et sa voix trancha. Oui, je le suivais depuis son départ de Xing, plus encore, j’avais assisté aux meurtres de son clan, mais ce n’était qu’après avoir retrouvé mes derniers frères à l’agonie que je m’étais décidée de mettre un terme à l’ignominie générée par mon géniteur. Kuroi Yuan allait s’en mordre les doigts. Et finalement, je regrettais presque de ne pas avoir assisté à la découverte de l’extinction de son gynécée.

Un pas vers moi, et celui que je cherchais depuis fin septembre reprit la parole d’une voix forte, et ses paroles ne présageaient rien de bon. Il me demandait si je me sentais si sereine que je pourrais lever ma lame. Oui, je la conservais entre mes doigts, pour la simple et bonne raison qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver, la preuve avec cet homme étrange dans l’un des bars de Central, qui avait su, en quelques secondes, déterminer mon sexe, quand bien même personne d’autres n’auraient pu le faire. Mais la dernière phrase me laissa pantoise. Plus rien à perdre ? Aux dernières nouvelles, sa sœur vivait toujours, si mes souvenirs de filature étaient bon, et ce genre de phrase prêtait à confusion.

Et tandis qu’il marchait lentement vers moi, ce fut le son d’une lame fine fusant jusqu’à mon cou qui m’alerta. Par reflexe, je levais mon nanigata à hauteur de mon visage, juste assez rapidement pour que le projectile vienne frapper ma lame et ricocher jusqu’au sol. Merde, je ne suis pas certaine qu’il m’ait comprise finalement. Un pas en arrière, mais avant même de pouvoir en faire un second, une nouvelle lame fine tranche l’air pour fuser sur moi. Je tourne à nouveau mon arme pour la repousser d’un geste sec, et tente de prendre la parole.

« Attendez, je ne suis pas là pour… » Mais la suite de mes paroles fut noyée par une flopée de jurons.

Je ne devais pas baisser ma garde, pas du tout, et heureusement que mes vêtements étaient larges et lâche, car l’une des lames traça droit dans ma manche pour en ressortir de l’autre côté. Quelques pas de côté pour esquiver les prochaines, et je me pliais ensuite en deux, avant de bondir pour échapper aux coups qu’il semblait bien décider à me porter. Evitant deux nouveaux coups, je plantais ma lame au sol pour tourner autour et repousser mon assaillant avec mes pieds, sans pour autant vouloir le blesser non plus. En même temps, mon but n’était pas de le voir mourir sur ma lame, loin de là.

Mais d’un autre côté, j’étais visiblement du clan khan, affiliée à l’empereur directement, armée. Je le connaissais et le suivais depuis son meurtre de masse, je portais le sceau des khan à ma ceinture, je portais une tenue de combat, et je l’avais retrouvé en le reconnaissant. Plus encore, j’avais dit que je le cherchais. Donc oui, le quiproquo s’était fait normalement. Pour autant, je n’étais vraiment pas là pour ça, non. Sauf que maintenant, il est clair que lui donner ma raison de l’avoir suivi ne serait pas aussi simple que je ne le pensais.

Déjà, j’allais devoir rester en vie, le garder en vie, et trouver un moyen de le calmer sans trop l’amocher. Plus facile à faire, de base, on m’a entrainée pour assassiner, par pour rapporter en bonne santé. Alors qu’il revient à la charge, j’esquive d’un bond et contre l’une de ses lames avec la mienne, avant de grimper sur le rocher qu’il avait quitté pour tenter de mettre de la distance entre lui et moi. Mon Maï est trop court pour le moment, et cela me déplait quelque peu.

« S’il vous plait, écou… » D’autres lames manquent de me couper sèchement, alors que je les esquive une fois de plus et m’éloigne avant de prendre un coup de pied. Il est incroyablement doué, je ne peux pas le nier, mais ce n’est pas une raison pour le laisser m’avoir sur des tactiques inconnues. Un scalpel file dans mon dos, c’est lorsqu’il frôle mon oreille, tranchant quelques cheveux, que je me rends compte que simplement esquiver ne sera pas trop possible non plus. Il va falloir que je m’y mette correctement si je ne veux pas finir en brochette.

Je change de tactique, et passe en mode scorpion, cessant subitement tout mouvement avant de me pencher brusquement et de tenter de faucher ses jambes en plein vol avec le dos de ma lame d’un revers puissant. Cela lui fera bien mal, mais avec un peu de chance, je ne le blesserai pas plus que ça. Enfin, encore faut-il que cela réussisse, sinon je serais obligée de tricher, et là, par contre, cela va faire mal. « Jin-Wan Han, je ne… » D’autres coups, de plus en plus rapides. J’ai à peine frôlé ses chevilles qu’il a compris mon manège et est partit sur la gauche. Bon, plus aucun doute, il va falloir que je le mette KO avant de pouvoir espérer lui parler de nouveau.



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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Mer 20 Juin - 19:26
  • Jin-Wan Han
  • Mei Lin Yuan

Bons baisers de Xing.
Cette brise qui venait chatouiller leurs visages alors qu’un court silence venait de s’installer entre eux. Le regard plissé, Jin-Wan n’attendait pas une quelconque réponse de la part du membre du clan Khan, dont le symbole pendait fièrement à sa ceinture. L’homme était méfiant… Même un fantôme pouvait se montrer hostile envers lui. Après tout, le clan Han avait la réputation d’être mêlé dans les affaires d’assassinats. Même si les preuves étaient manquantes, beaucoup de chefs de clans envoyaient des guerriers pour tenter d’éliminer la menace planant sur eux. Même si l’empereur faisait mine de ne rien voir, de ne rien savoir, il ne serait guère étonnant qu’il ne fasse comme les autres. Seulement, la branche principale de la famille Han était détruite. Si cet homme, face à Jin, était envoyé par le souverain de Xing, alors… C’est que ce dernier devait être au courant que le fils de Kakei était toujours vivant. Pas question de baisser sa garde. Pas question de lui laisser le temps de placer le premier coup et de lui donner l’avantage.

Il était n’était pas loin de son sabre, mais un geste trop rapide dans sa direction allait alerter l’autre Xinois. Jin allait perdre son avantage et il risquerait de se faire attaquer, le temps de dégainer son arme. Non… Le mieux était de se servir de ses petites lames qu’il cachait sur lui. L’effet de surprise était le plus important. Cette personne ne pouvait pas se douter que l’ancien membre du clan Han possédait des scalpels. Il était, certes, sur ses gardes, mais une seconde suffirait amplement. Deux mètres tout au plus les séparaient… Laissant un scalpel tomber entre ses doigts, avançant doucement vers sa cible, Jin n’attendit pas pour montrer son hostilité. La fine lame lacée vers l’autre, il se contenta d’abord, d’observer la parade parfaite de l’individu, qui fit rebondir l’arme  contre sa lame pour éviter l’impact sur son visage. Cet autre xinois savait parfaitement se défendre. Etait-il aussi entraîné comme un guerrier de l’ordre impérial ? Il ne fallait pas oublier qu’il appartenait au clan Khan et qu’il cherchait Jin depuis des semaines dans un sombre but que ce dernier ignorait totalement. Une vengeance ? Un ordre de le ramener au pays ? Qu’importe… Rien n’allait se passer comme il l’espérait. Jin-Wan ne lui laisserait pas le plaisir de se laisser faire. Il n’était pas un chien docile.

La première lame n’avait pas touché sa cible, alors une deuxième fut envoyé quelques secondes après avoir observé cette parade. Elle tranchant l’air froid de la nuit pour traverser la manche de l’ennemi, passant à travers. Jin grimaça l’espace d’un instant, regrettant que le scalpel n’ait pas réussi à faire couler le sang du Khan. L’envoyé de la mort ne se préoccupait plus des vaines paroles que l’autre xinois tentait de dire. Suite à son deuxième scalpel, il décida de s’avancer vers l’individu pour tenter de le toucher au corps à corps. Cependant, l’autre n’avait pas l’air de vouloir se laisser faire. Il planta son épée dans le sol après s’être penché en avant. Il ne perdit pas de temps pour prendre appuie et diriger ses jambes dans la direction du Han, afin de le repousser. Coup qui se porta dans son torse et qui fit reculer ce dernier de deux mètres en arrières dans un grognement sourd.

Ce n’était pas le moment de se laisser déstabiliser par ce combattant. Une nouvelle salve de scalpels en direction du xinois avant qu’il ne se décide d’esquiver d’un bond pour grimper sur le rocher, là où était posé Kikoku dans son étui de bois sombre. Ne le laissant pas respirer et ni même parler, l’assassin envoya ses dernières lames fines dans sa direction. Se penchant en avant pour en récupérer une qui traînait sur le sol, pendant que l’autre continuait à esquiver, Jin prit de la vitesse pour passer sur son côté droit, et envoyer l’arme dans la direction de son dos. Encore raté…Décidément, il avait beaucoup de chance. Fonçant cette fois droit devant lui, le xinois aux multiples tatouages pensa l’avoir en plaçant quelques coups de pieds, La posture de l’autre xinois avait changé, idéale pour l’attaque, mais aussi pour se défendre… Cependant, Jin n’était pas dupe. Il comptait contre-attaquer au bon moment pour le déstabiliser. Alors, d’un bond sur la gauche, il esquiva le dos de la lame qui voulait s’en prendre à ses jambes. Le xinois au manteau noir se mit à sourire, commençant à apprécier ce combat. Il était rare qu’il trouve un adversaire à sa hauteur… Surtout dans ce pays.

Un autre bond en arrière pour s’éloigner, gardant de la distance entre eux. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Tout cela n’était qu’un avant-goût. Juste une manière de tester le guerrier… Il ne perdit pas une seconde pour tendre la main vers le long tube en bois de deux mètres et en quelques secondes, il fit sauter l’ouverture et sa main droit alla empoigner la poignée de Kikoku. Il était temps de réveiller l’un des dix-sept sabres maudits. Il tendit son bras, tenant l’arme plus grande que lui avec aisance et son sourire sur son visage s’agrandit.

« Inutile de parler. Vos mots ne sont du poison, comme la plupart des choses dans notre pays-ya.»

Son regard grisâtre se plissa avant de fléchir les jambes pour faire un nouveau bond dans les airs, dans la direction de son adversaire. Pointant la lame vers le sol, alors qu’il se retrouvait maintenant au dessus du xinois, il attrapa son sabre à deux mains pour retomber vers le sol. La pointe manqua sa cible de quelques centimètres, mais cela était prémédité. Il s’attendait à ce que l’homme détenant le sceau esquive d’un autre bond et il comptait bien feinter pour trouver le bon moment où il pourrait frapper. Sa lame n’était qu’une diversion, en réalité, sa jambe droite était le plus important. Il arriva à toucher l’avant bras du guerrier qui tenait son petit sabre et d’un petit salto arrière, son autre pied alla frapper le plat de son épée pour la faire valdinguer dans les airs et loin de son possesseur. Retirant ensuite Kikoku du sol, il fit un nouveau bond pour se mettre entre le sabre qui venait de s’écraser sur le sol et son propriétaire. Restant sur ses gardes, il se prépara à l’éventualité d’une feinte de la part du guerrier afin de récupérer son arme. Malheureusement, Jin-Wan était paré à contre-attaquer et même le trancher s’il le fallait. Il fit alors un demi pas dans la direction du Khan, toujours avec ce sourire sur son faciès. L’autre pouvait cacher d’autres armes sur lui, à l’instar de notre infiltré dans le pays de l’alchimie. Il ne devait pas écarter l’éventualité qu’il pouvait utiliser du poison… Toutefois, si cela était le cas, il l’aurait utilisé depuis longtemps, lorsque Jin était proche de lui. Est-ce qu’il se retenait ? Se croyait-il au dessus des Hans ? Cela ne serait pas étonnant venant de la famille de l’empereur… Jin allait se faire le plaisir de lui faire regretter ses choix en lui enfonçant sa lame dans la tête.

Ne perdant pas de temps, Jin enchaîna en lançant son sabre comme une lance. Il attendit que la lame fende l’air et se retrouver à moins d’un mètre de sa cible pour foncer et récupérer le manche de son sabre maudit ; Il dévia le tranchant à la dernière seconde pour ensuite empoigner le cou de son adversaire, le soulever du sol et le faire tomber dans l’herbe. Dans la seconde qui suivit, il s’installa à califourchon au dessus du Khan, le tranchant de sa lame sur la jugulaire et son autre main posée sur son torse. Jin se pencha en avant en agrandissant son sourire et plongea son regard dans celui du guerrier,

« Bien, maintenant que vous êtes à ma mer…»

Il se stoppa subitement et commença à froncer des sourcils, alors que son regard se baissa vers le reste du corps du xinois. Quelque chose n’allait pas… Sa main qui maintenait le corps au sol et posé accessoirement sur ce qui devait être le torse de l’homme, rencontra une forme étrange dans le creux de sa main. Quelque chose dissimulé sous les vêtements et qui ne ressemblait en rien à des muscles d’un torse… Petit et discret… Soit cet homme était anormalement constitué ou Jin s’était trompé sur son analyse de cette personne… Son regard qui s’était froncé pendant un instant, avait soudainement changé pour de la surprise.

« Vous… Vous êtes une femme-ya, n’est-ce pas ?»

Une question dont la réponse était maintenant évidente. Le son de sa voix, la largeur de ses épaules… Même les traits de son visage. Maintenant, il remarquait enfin les détails qui n’avaient pas sauté à ses yeux dès le départ… Cependant, durant cette révélation… Il ne faisait plus attention à la situation et sa garde était baissée, laissant à son adversaire, une chance de retourner la situation à son avantage.
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Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya]

MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Mar 24 Juil - 22:03




Jin-Wan & Mei Lin



Je ne devais jamais m’arrêter d’esquiver avec lui. Un excellent combattant, un maitre assassin, même… Comme moi, finalement. Le problème, c’était que je ne voulais pas le combattre, je ne devais pas le blesser ni le tuer. Mais lui semblait penser que j’étais là pour ça. Il faut dire qu’il est en cavale, donc il doit penser être recherché par d’autres xinois… Sauf que personne ne sait qu’il vit encore, du moins pas dans l’entourage de l’empereur, puisque j’étais la seule au courant, et que je n’ai rien dit avant de maquiller ma disparition en meurtre éhonté, décimant aux yeux de tous, la lignée principale de l’empereur. Je me détachais ainsi de son existence, et demeurais une Khan là où cette ignominie de graisse reposant sur le trône, se prend pour un xinois pur souche au sang bleu.

Et le plus amusant, était de se dire qu’aucun d’entre nous, les khans, n’était purement xinois. Nous acceptions de tout dans le clan, qu’importe les origines, nous étions la famille du monde. Aerugolais, xinois, Améstrien, Crétois, peu importe le sang qui coulait dans nos veines, nous étions faits pour vivre en harmonie dans notre communauté… Et lui, lui qui aurait dû représenter toutes ces vies avec honneur et loyauté, se vautrait dans l’opulence et nous faisait honte à tous. Mais je ne devais pas me déconcentrer pendant un tel combat en pensant à mon géniteur, c’était la chose la plus stupide et dangereuse à faire…

Il commençait à faire comme moi, esquiver tous les coups que je plaçais, et attaquer pendant que je préparais les miens. Fourbe et astucieux, il me testait. Pourtant, il ne semblait pas encore avoir remarquer qu’aucune de mes attaques ne visaient à le tuer ou le blesser. Juste le choquer et l’entraver. Peut-être pensait-il que je le voulais vivant pour une quelconque prime ? Je ne sais pas. Je sais juste qu’il n’arrête pas de me dire de me taire, et que mes mots sont du poison, comme tout ce qui vient de chez nous. Je ne peux pas lui donner tort… Il fut un temps, j’agissais à la demande de l’empereur comme son chien, obéissante et aveugles aux horreurs qu’il me faisait faire. Qu’importe que le pays souffre de la faim et de la misère, tant qu’il se couchait dans l’opulence. Et en me plongeant dans mes pensées, je me déconcentre… je capte enfin qu’il a récupéré sa longue lame.

L’air vibre sous la pression qu’il y exerce, et je sens que ça devient encore plus dangereux. J’ai esquivé sa lame, mais c’était visiblement son but, et soudain, son pied vint frapper mon bras, et le second expulsa ensuite ma lame à l’autre bout du terrain sèchement. Je crois avoir légèrement haussé un sourcil à cela, mais sans pouvoir bouger, il se plaçait entre ma lame et moi. J’en avais toujours une cependant, mais je ne voulais pas le combattre, et peut-être qu’en me montrant désarmée, il le comprendrait… Ou pas. Sa lame fut utilisée comme une lance et traça à une vitesse fulgurante sur moi. Mais avant de pouvoir faire un geste, la lame fut déviée de sa trajectoire. En une fraction de seconde, il me saisit la gorge, me souleva du sol pour m’expulser ensuite, et vint s’asseoir à califourchon sur mes hanches.

La lame et son tranchant sur ma gorge, son autre main appuyée sur ma poitrine. Il désirait clairement m’écraser, probablement me regarder droit dans les yeux pour me tuer. Cependant, tandis qu’il semblait vouloir prendre la parole, son regard dériva sur la main écrasée sur mon buste, et la surprise marqua ses traits avec force. La voix reprit, hésitante, et la constatation se fit. J’étais une femme. J’aurais haussé un sourcil stupéfait de voir qu’il ne s’en était pas rendu compte, mais j’avais préféré profiter de la baisse de sa garde pour inverser nos positions. Et d’un coup de cuisses, je l’avais couché au sol, sur le dos, avant de venir bloquer ses jambes en m’écrasant de tout mon long sur lui, les mains sur sa lame pour la coller contre son cou sans pour autant le toucher. Je devais juste l’empêcher de bouger.

« Ça suffit maintenant. Oui, je suis une femme, je suis Ashaira Khan, autrefois nommée Mei-Lin Yuan par l’ordure qui me sert de géniteur et pollue notre pays d’infamies en restant sur le trône. Maintenant si vous vouliez bien cesser de croire que je voulais vous tuer, car si c’était le cas, je l’aurais fait pendant que vous pleuriez vos actes au milieu des ruines de votre clan. Car oui, j’étais là. » Je soufflais, avant de reprendre, histoire d’achever définitivement les idées de meurtres à son égard qu’il pensait que je possédais. « Je ne suis pas là pour votre mort, vous comme moi, nous sommes des fantômes aux yeux de l’empereur, votre mort a été annoncée et mon cadavre soit disant retrouvé, alors suivre les ordres de cet homme serait futile. Oui, c’était ma mission première, mais bien avant que vous ne quittiez Xing, et bien avant que je ne venge ma propre famille en vous imitant. Alors si pour simplement vous remercier, il faut se battre, c’est que vous êtes sérieusement paranoïaque, Jin Wan-Han, et pourtant j’en connais des fous, pour avoir grandie parmi eux et vu les changements s’opérer dès la prise de pouvoir. »

Mon discours achevé, je soupirais, avant de changer de sujet. « Je vais vous relâcher maintenant, je vous serais gré de ne plus toucher ma poitrine avec cet air ahuris que vous avez eus, et je ne tenterais pas de vous tuer si vous en faites de même, d’accord… ? » Avec un peu de chance, il comprendrait que la situation est tout, sauf propice à un combat, je pourrais lui expliquer la situation plus clairement, le remercier, et ensuite, je m’en irais tranquillement.



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