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Jin-Wan Han
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MessageSujet: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyLun 2 Avr - 18:57
  • Jin-Wan Han
  • Mei Lin Yuan

Bons baisers de Xing.
La nuit était plutôt calme et un peu fraîche. Dans le ciel trônait fièrement une lune bien ronde et majestueuse. Les rues silencieuses d'un village de la région de Valora ne donnaient pas un air sinistre, bien au contraire… C’était quelque chose d’apaisant et de relaxant. Un homme vêtu d’un manteau noir, portant un chapeau étrange et blanc, marchait tranquillement dans ces fameuses rues. Il n’était pas ici depuis longtemps et ne comptait pas y rester non plus. Le jeune homme d’origine Xinoise observa longuement  les bâtiments avant de s’arrêter au beau milieu d’une route déserte. Quelque chose au loin attira son attention. Plusieurs silhouettes profilaient à l’horizon. Des militaires à priori. Jin réajusta son couvre-chef sur sa tête avant de tourner dans une ruelle.

Si le xinois évitait ces hommes, la raison était simple. Deux jours auparavant, dans l’Est d’Amestris, l’homme avait pris d’assaut un Q,G militaire. Semant la terreur et la mort à chacun de ses pas, il était en fuite loin de cette partie du pays. N’ayant pas envie de se faire capturer, le ténébreux aux yeux anthracite avait pris la décision de partir dans un endroit reculé, attendant que les choses se calment. Il retournerait à la capital dans quelques jours pour reprendre son rôle de médecin et comploter dans l’ombre des militaires afin de libérer Amestris de son tyran de généralissime et de son armée.

Certes, Jin-Wan se remettait, depuis un certain temps, en question, surtout depuis la rencontre avec un être des plus étranges, mais il ne pouvait pas aisément tourner le dos à sa vengeance et à son groupe. Il le savait… Il s’était engagé dans une voie périlleuse et dont il lui serait difficile de s’en sortir. Grâce à Nikolaï Roskov, le xinois avait pu assouvir sa première soif de sang qui le hantait depuis des années. L’extermination de son clan… Les Han avaient disparu, du moins pour la branche principale.  Une cinquantaine de personnes mortes sous sa lame. Sa grand-mère, ses cousins, les membres de la garde, sa mère et son père… Tous avait été emportés par la mort dans une nuit de Juillet. Un véritable massacre, mais qui était nécessaire si Xing voulait être enfin débarrassé des démons Han. La famille de Jin était tous des assassins. Depuis des générations, ce clan assassinait les autres familles xinoise afin de monter dans l’estime de l’Empereur. Bien entendu, celui-ci n’était pas au courant de ce qui se tramait dans son pays. Toujours agissant dans l’ombre le clan Han se contentait de faire disparaître les concurrents sur le chemin de la gloire et de la reconnaissance.

Cela n’avait que trop duré. Jin-Wan était peut-être une arme à la solde de sa famille pendant des années, mais au fil du temps il commençait à douter de son propre clan. Pourquoi tuer ces gens ? Certains d’entre eux n’avaient rien demandé et n’avait tout simplement rien fait de mal. Des ennemis de l’empire xinois ? Non… Juste pour la plupart des victimes d’une famille qui tentait de monter en puissance. Pendant toute son enfance, le jeune héritier des Han pensait aider sa famille, cible de clans peu scrupuleux voulant les voir morts. Mensonges… Jin-Wan le voyait au fur et à mesure qu’il grandissait. Seul son grand-père Shigen l'avait soutenu dans sa fuite et sa fausse mort. Jin n'avait pas le choix. Pour être libre, il devait mourir aux yeux de tous, même aux yeux de sa soeur qu'il adorait tant. Cet acte avait eu ses répercussions sur l'ensemble du clan, après tout le fils prodige de Kakei était mort et il ne pouvait pas être remplacé.

Des mois après la tuerie du clan Han, Jin avait encore en mémoire les visages de sa famille qu'il avait froidement assassiné. Sa vengeance était pourtant accomplie, mais son esprit restait encore tourmenté par les fantômes de son passé. Il le savait... Cela le hanterait toute sa vie, jusqu'à sa mort. Cependant, il ne faisait rien pour oublier, bien au contraire... Dès qu'il le pouvait, il prenait le temps de revoir ces scènes macabres se jouer dans son esprit, encore et encore. En cette fameuse nuit de novembre, il marchait sans but dans les rues de la région de Valora. Son regard ne s'attardait pas sur les bâtiments, mais sur le ciel étoilé. Ses pensées étaient de nouveau perdus dans ces fameuses scène de son passé. Un long soupir se fit entendre avant qu'il ne daigne tourner dans une autre rue. Son regard gris se baissa sur un endroit qui ressemblait à un parc. Un grand espace vert avec une petite zone boisée. Quelque chose de tranquille et sans personne.

Passant une barrière encore ouverte et sans surveillance, l'homme s'avança d'un pas lent pour s'éloigner de la civilisation. Tenant son long tube de bois creux, renfermant son sabre Kikoku. Une lame de deux mètres et qui attirait souvent les regards. Pas facile de passer inaperçu avec une arme de cette taille. La dissimuler était donc la seule façon pour rester incognito. Au loin, l'homme vit un grand rocher en plein milieu du grand espace vert. Il décida de s'y rendre pour y déposer ses affaires. Son sac était sur l'herbe et à côté, allongé, son sabre caché. Il prit place sur le rocher et s'allongea sur le sol pour observer une fois encore le ciel. Combien de membre de sa famille y était ? Pas grand monde... Les Hans étaient certainement en train de brûler dans les profondeurs des enfers. Aucun Han n'irait au paradis, pas même lui. Soudainement, il ferma les yeux et émit un long soupir. Il était las de croire à la rédemption. Aucuns dieux ne lui accorderait cette faveur avec tout le sang sur ses mains. Quand Jin-Wan rouvrit à peine les yeux, il ne bougea pas d'un pouce, mais sa voix retentit doucement dans la nuit parlant à une entité qu'il ne pouvait voir.

«  Vous me suivez depuis un long moment déjà. Depuis que je suis arrivé dans ce village, peut-être même un peu avant. Vous manquez cruellement de technique dans la dissimulation. Je peux sentir votre aura à des mètres à la ronde. Si vous veniez enfin à mes côtés pour que je puisse voir la personne qui me traque dans l'ombre ? J'aimerai voir votre visage avant de rendre votre âme à la mort-ya. »

Ainsi le xinois se releva doucement et tourna sa tête à demi. Regardant du coin de l'oeil, cette silhouette au loin qui se tenait debout. Un espion ? Un militaire ou un simple civil curieux... Il ne pouvait pas le dire, mais il sentait quelque chose de sombre. Quelque chose qu'il n'avait jamais ressentit auparavant. Une âme en peine ? C'était peut-être ça... Cette noirceur... Rendant la nuit bien plus sombre qu'à l'ordinaire.

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Mei Lin Yuan
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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyDim 8 Avr - 5:56




Jin-Wan & Mei Lin



Il commençait à faire un peu plus froid, l’air était surchargé d’odeurs hivernales, la pluie, l’humus, les feuilles, la terre retournée. La nature se mourrait autour de moi, ne laissant que les arbres nus, le froid, et le givre qui s’installait docilement. Mais ce temps, s’il pouvait en déprimer certains, ne me gênait pas. Ce que je cherchais était désormais à portée de main. Le fugitif n’était plus très loin. Les informations m’étaient finalement parvenues, et c’était avec le sourire aux lèvres que j’avais quitté Central. Je n’avais qu’une valise avec moi, contenant des vêtements de rechange, et j’avais suivis sa piste à L’est.

Hélas, arrivée sur place, et face aux incidents, peu étaient parvenus à me donner les informations que je cherchais. On annonçait des monstres courant les rues, et de nombreux bâtiments s’étaient effondrés. Je dois bien avouer que je ne comprenais pas trop ce qu’il s’était passé, juste qu’un attentat avait encore eu lieu à cause de ces gens dont les revendications étaient floues, et que la gare n’était plus accessible pour le moment. Ça tombait bien, j’avais tendance à faire mes trajets à pieds, à cheval, ou en stop, priant pour qu’une charrette passe et m’emmène. Présentement, j’avais fait la moitié du chemin en train, et le reste à l’arrière d’une roulotte avec du foin.

Mais ensuite, en comprenant que je ne retrouverais pas celui qui m’avait fait remarquer que les choses étaient devenues bien trop grave pour que l’on attende que le temps fasse son affaire, j’avais refait ma valise, et j’étais repartie sur les routes, non sans avoir loué un cheval cette fois. Mais la bête n’avait pas fait la moitié du chemin qu’il s’épuisait. Je le laissais donc au milieu d’un champ, plus que certaine qu’il y serait bien vu la luzerne encore présente, et repartit, bien déterminée à user mes bottines de cuir. Je n’étais pas fatiguée pour autant, ayant ma dose de caféine quotidienne, et j’avançais comme autrefois, lorsque le clan Khan était encore digne et arpentaient les routes de Xing.

J’avais habitué les gens d’Amnestris à me voir comme un homme, les cheveux coupés courts, parfois attaché en une toute petite queue de cheval, une blouse bleue et des chaussures de sécurité. L’avantage de la blouse, c’est qu’elle ne montrait pas mes maigres formes féminines, non pas que je ne ressemble pas à une femme, mais cacher ma poitrine sous des bandages était moins visible sous une large blouse de travail que sous des kimonos en pagailles. Mais pour lui, il n’était pas nécessaire de me cacher. En fait, je crois que ce sera sous ma véritable apparence que la situation sera plus tranquille. Ce sera moins… Suspects.

Et je n’aurais pas besoin de batailler sur ma nature féminine, comme avec l’autre homme bizarre au bar. Celui qui portait ce masque étrange qui couvrait le bas de son visage, et ne parvenait pas à prononcer la plupart des mots. Il avait trouvé instantanément mon sexe sans que je ne puisse me couvrir, et ce, alors que je puais autant le charbon et la transpiration que mes collègues masculins. Mais dans tous les cas, puisque mon fugitif était de la noblesse xinoise, autant lui montrer qu’il n’était pas seul. Bon, je n’étais pas exactement de la noblesse, puisqu’étant en son sommet, mais la raison de ma poursuite de sa personne n’avait de toute façon, rien à voir avec la richesse, alors…

Non, la vérité, c’était surtout que courser un homme qui fuit la population, c’est plus facile de le faire dans une tenue confortable dont j’ai l’habitude plutôt qu’un bleu de travail serré et constamment noir de charbon. Je portais donc un sarouel large et bleu nuit, sous une tunique de soie blanche et bleue, avec de longues manches pour me tenir assez chaud, et surtout, me permettre de dissimuler des armes, juste au cas où. Je ne faisais confiance à personne, ni aux miens, ni aux étrangers, et avec tout ce qu’il se passait dans ce pays, je préférais faire attention.

Deux jours s’étaient succédés depuis mon départ de L’Est, je cherchais à comprendre pourquoi mes informations et pistes menaient vers Valora. Je craignais que cela ne soit encore un mirage, et que finalement, la piste ne mène nulle part.  Le fantôme que je pistais depuis ma « mort » à Xing semblait immatériel. Je ne cessais de lui courir après sans pouvoir l’atteindre, jamais. Peut-être le destin avait-il une bonne raison à cela, mais je désirais malgré tout le retrouver. Je n’étais plus le scorpion de l’ombre, limier de l’empereur, et héritière principale, j’étais une femme en quête de rédemption. Et cela commençait par cet homme m’ayant ouvert les yeux sur la vérité.

Il était le seul qui méritait que je m’incline devant lui comme je l’aurais fait pour mon empereur. Mais l’empereur mon père ne méritait pas cette attention, il ne méritait pas le trône, et il ne méritait pas de partager le sang des illustres Khan. Et notre ancêtre devait avoir tellement honte de sa descendance… J’étais la dernière véritable Khan, et je ne transmettrais pas notre nom aux générations suivantes. Non. Tout devait cesser avec mon géniteur. Je m’arrêtais quelques minutes à l’entrée du village, je n’étais plus très loin de celui que j’espérais retrouver. Les traces encore fraiches à cause de l’humidité m’indiquait qu’un homme seul avait traversé la place après la légère bruine de cette après-midi.

Je me posais contre un mur, les yeux clos, avant d’inspirer l’air frais. Une petite pause qui était la bienvenue, car porter de la soie, marcher autant de temps et surtout, suivre une piste, sans manger grand-chose si ce n’est le lièvre que j’avais attrapé au bord d’un champ, ce n’était pas une sinécure. Je tournais à peine la tête en constatant que l’homme venait de bifurquer subitement pour éviter un groupe d’hommes en uniformes, et j’eus le temps d’apercevoir le côté gauche de son visage. N’étant pas totalement certaine, je sortais le portrait que j’avais esquissé rapidement. Cela semblait correspondre… Je l’espérais vivement.

À présent, je ne cherchais même plus à être discrète, j’avançais juste à sa suite d’un pas lent, cherchant ma mémoire pour m’assurer que le fantôme que je cherchais n’était autre que l’homme que je suivais depuis des jours. Il n’y avait pas un son dans les rues, tout le monde semblait dormir paisiblement sous le regard de la pleine lune. Ses pas étaient similaires à ceux de Jin Wan Han, mais de là où j’étais et malgré la lumière de la lune, c’était tout ce dont je pouvais être sûre. Il tourna de nouveau, se dirigeant vers un parc dont il passa la barrière sans problème. Il traça sur un rocher central et déposa ses affaires à son pied avant de s’installer sur le plat du roc, allongé et insouciant d’apparence.

Je me glissais sur ses pas non loin, et me contentais de l’observer. Il était loin le meurtrier du clan assassin des Han. Il n’avait plus cette aura de folie vengeresse flottant autour de lui, juste une sorte de mélancolie haineuse… Sa voix s’éleva alors, disant qu’il avait repéré. Je haussais un sourcil à la suite, je manquais de technique ? Non, j’avais juste arrêter de me cacher en comprenant que c’était bien lui que je cherchais. Il me demandait de venir à ses côtés pour dévoiler le visage qu’il allait renvoyer dans la mort. Outre l’accent, c’était assez proche de ce que je disais lorsque je m’apprêtais à tuer quelqu’un.  

Je m’approchais donc, me dévoilant toute entière, mon nanigata dans la main droite. Je le fixais à mon tour, mélange de soulagement, la réussite d’une quête de quelques mois. De surprise, parce qu’il ne ressemblait vraiment plus à l’homme qui s’était battu contre son propre clan dans le but de l’exterminer. Et d’amusement, parce qu’il ne semblait pas du tout se douter de qui je pouvais être. Le plus surpris, ce serait bientôt lui. Je pris donc la parole, les cheveux au vent et le regard brillant.

« De toute évidence, la mort n’est plus ce qu’elle était, puisque vous êtes définitivement en vie, Jin-Wan Han. À moins que vous ne soyez plus qu’un fantôme, auquel cas nous sommes deux, je le crains. » Je restais cependant sur mes gardes, car une telle entrée en matière risquait d’être quelque peu houleuse s’il n’aimait pas mon humour ou ne me reconnaissait pas non plus. Quoique je ne suis pas non plus certaine de l’avoir un jour rencontré lorsque j’étais encore au palais de l’empereur.

« Quant à mes talents de filature, je vous piste depuis votre départ de Xing, je me considère donc être plus qu’apte à me dévoiler, ou non. » Repris-je d’une voix que ne masquais pas, et bel et bien féminine.



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Jin-Wan Han
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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyJeu 10 Mai - 1:04
  • Jin-Wan Han
  • Mei Lin Yuan

Bons baisers de Xing.
La lune continuait de montait fièrement dans le ciel étoilé, sans jamais s'arrêter. Personne ne pouvait stopper cet astre lumineux, pas même son contraire, le soleil. L'homme allongé sur son rocher appréciait beaucoup la compagnie froide de la lune. Depuis qu'il était enfant, il passait la plupart de son temps à la regarder pendant des heures, sans jamais en avoir assez. Rien n'avait changé depuis... Même après toutes ses années, tous ces morts sur son chemin, il continuait toujours d'avoir les yeux rivés vers elle et de rêver à une autre existence. Une qui serait bien loin de celle qu'il vivait actuellement. Malheureusement, les dieux n'avaient guère écouté ses prières et seule la mort était venue à sa rencontre. Maintenant qu'il était devenu un allié de cette divinité crainte de tous, sa vie n'était point celle qu'il avait aspiré en se faisant passer pour mort aux yeux de son clan et de son pays. La faucheuse, l'être gardant les portes des âmes ne cessait de lui arracher son bonheur et demandait plus d'âmes qu'avant. Finalement, l'homme aux espoirs bien trop grands, avait capitulé.... Abandonnant la lumière pour devenir une créature de la nuit. Une nuit sans fin et les ténèbres éternelles avaient pris en otage son corps, ainsi que son âme. L'éternité serait un mot bien faible pour décrire la durée de captivité qui lui restait aux griffes du maître banni de la lumière.

Mais la mort n'avait peut-être pas qu'un seul envoyé en ce monde.

Une ombre qui se tenait au loin. Il l'avait remarqué depuis qu'il était passé dans les rues du village. Le xinois lui avait adressé la parole pour lui indiquer qu'il savait qu'il n'était pas seul. Que l'inconnu sache que le prendre par surprise ne serait pas une bonne chose. Seulement si le pauvre fou tenait ne serait-ce qu'un peu à la vie. Le docteur se redressa lentement en soupirant avant de regarder dans la direction de cette ombre qui s'avançait maintenant à ses côtés. Une masse sombre passa dans la lueur du seul astre qui éclairait correctement ce parc, laissant les deux individus dans le noir le plus totalement pendant quelques secondes avant que la faible lumière jaunâtre ne fasse briller l'acier d'un sabre que l'inconnu détenait. Un mince sourire se dessina sur le visage de l'assassin qui porta son attention sur l'arme avant de lever les yeux vers un visage qui lui était inconnu, mais étrangement familier dans un sens. Un Xinois de son pays, aux traits plutôt fins pour un jeune homme. L'éclat de ses yeux scintillant sous la lune, mais d'une lueur étrangement familière aussi. Si Jin n'avait pas eut le même regard jadis, il aurait pu prendre cet énergumène pour un démon.

Une brise glaciale fit virevolter les cheveux de l'inconnu, mais aussi ses vêtements. Un vêtement des plus traditionnel pour Xing, pratique pour le voyage, mais aussi pour le combat. La seule chose que Jin ne portait plus depuis des lustres. Il eut une seconde de mélancolie en lui, repensant à ses années où il vivait encore avec son clan dans l’insouciance. Une ère où il ne faisait qu'obéir sans jamais poser de question, voulant rendre fier les siens en prenant la vie de leurs ennemis.

« La mort n’est plus ce qu’elle était... »

Il baissa ses yeux pour observer les détails dessiné par la lune et son regard s'arrêta sur un objet pendant à la ceinture de celui-ci. Son regard anthracite s'éteignit pendant quelques secondes avant qu'il ne daigne bouger de nouveau, l'air presque surprit. Il se leva, baissant la tête vers le sol. Il fallait s'en douter... Il aurait dû se douter qu'un jour, quelqu'un viendrait avec ce genre d'objet. Un sceau d'un clan qui était très connu dans l'empire. Mais un détail le fit de nouveau réagir. Un autre fantôme ? De quoi parlait-il ? Est-ce que cet homme se faisait aussi passer pour mort pour pouvoir voyager incognito ? Voulait-il obtenir une quelconque vengeance ? Les Han avaient tué beaucoup de monde et il se pourrait que les Khan ne soient pas épargnés par l'horreur. Dans ces cas-là, combien de secondes restaient-ils avant que le porteur du sceau ne daigne à accomplir la raison de sa venue ?

« Pardonnez-moi, mais je n'irai guère m'incliner face à un membre de l'illustre famille Khan. J'ai abandonné depuis longtemps mon pays, mais je savais que tôt où tard, on finirait par apprendre la vérité-ya. »

Étrangement, il ne prêta pas attention à cette voix plus féminine qu'elle avait laissé entendre. Jin-Wan était concentré sur sa posture, ses mains prêtes à laisser des scalpels retomber de ses manches pour aller les loger dans le corps de l'autre en moins d'une fraction de seconde. Est-ce que cela serait suffisant pour autant ? Il avait entendu bien des légendes... Bien des histoires sur ces gens. Ils n'étaient pas n'importe qui. Ses pupilles se mirent à analyser l'espace entre eux, évaluant ses chances au combat. Le sabre de l'assassin était encore dans sa cachette, il n'aurait pas le temps de le prendre sans se faire transpercer... Le corps à corps restait son ultime solution s'il ne parvenait pas à le maintenir à distance avec ses petites lames.

« Vous dites que vous me suivez depuis mon départ de Xing. Donc vous devez certainement comprendre ou savoir ce qui est arrivé à mon clan, n'est-ce pas ? »

Si cet inconnu dont il ne connaissait pas le nom, le suivait depuis ce moment, alors d'autres devaient savoir qu'il était encore en vie... Et peut-être que la disparition du Clan Han était résolue... Que certains, dont l'empereur était au courant pour lui. On ne pouvait pas espérer plus mauvaise situation... Combien était à ses trousses ? Dire qu'il avait longuement hésiter entre la vie et la mort, mais le voici debout, face à l'ennemi... prêt à se battre pour sa survie. Il fit alors quelque chose d’insensé. Il fit un pas en avant, marchant dans la direction de l'autre. Lentement, très lentement.

« Vous vous sentez si apte à vous dévoiler devant moi, quitte à montrer votre lame ? Si vous êtes un fantôme tout comme moi... Vous savez alors que je n'ai plus rien à perdre. »

Petit mensonge par omission... Il avait quelque chose à perdre. Sa frangine-ya, Shiho. Elle était encore en vie, mais personne ne le savait. Alors, si la mort lui accordait encore une dernière faveur avant de la rejoindre... Il garderait ce secret dans l'autre monde, emportant peut-être cet individu avec lui dans le royaume des âmes. Il laissa alors une petite lame en acier tomber entre ses doigts et l'envoya vers cette personne. Qu'importe son nom, son clan... Son objectif, il ne lui laisserait pas l'honneur de commencer.

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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyLun 14 Mai - 23:27




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Le temps ne jouait pas forcément en ma faveur. Les cheveux au vent, certaines mèches venaient me barrer le front et ennuyer ma vue, tandis que je gardais cette dernière rivée sur l’homme que je pistais depuis septembre. J’avais mis du temps à le retrouver réellement, je voulais toujours m’assurer de son identité, mais par moment, le temps de le faire, et il avait disparu. Cependant, mon passage à l’est avait eu l’avantage de me permettre de le comprendre un peu. L’homme semblait tiraillé entre son passé, sa folie, et l’horreur de ce monde.

Cependant, ce n’était pas lui qui m’avait mis sur la piste de son voyage ici. Si j’avais eus la confirmation de son passage à l’est, le fait de voir une adolescence rousse et ailée parler d’un xinois correspondant totalement à sa description en de bons termes m’avait prouvé qu’il souffrait de la même chose que moi. Un syndrome que seuls les guerriers subissent. Ceux qui ont vu la mort, qui l’ont propagé, et qui l’ont frôlé comme une amante. À partir d’un certain temps, on ne sait plus où se cache l’ennemi, juste qu’on sait tuer, et qu’on sait survivre. Le reste n’a alors plus d’importance.  

Je voyais bien qu’il m’observait, sans bouger réellement, avec seulement ses iris mouvantes et quelques hochements de tête. Il me détaillait de la tête aux pieds, et je resserrais la prise de ma main droite sur mon nanigata. Je savais d’expérience que ce genre de personne n’était pas à prendre à la légère, quand bien même on ne venait pas en ennemi. Je fronçais pourtant légèrement mes sourcils à ce bout de phrase répété de sa part, comme si ce n’était rien, ou comme si son âme s’était perdue en chemin. C’était pourtant lui qui avait initié cette conversation en se faisant nommer la mort en personne. Alors pourquoi cette répétition ?

Je ne le sus pas. Je pus juste remarquer qu’il se levait finalement, l’air étrange sur le visage, et baissant finalement la tête comme si sa sentence venait de tomber. Mes sourcils se plissèrent de nouveau à cette réaction. Et soudainement, des excuses, pour ne pas venir s’incliner devant un membre de l’illustre famille Khan. Il annonça avoir depuis longtemps abandonné son pays, mais qu’il avait conservé la pensée qu’un jour, quelque finirait par apprendre la vérité. Puis, un tic de langage qui me fit hausser plus haut le sourcil gauche.

Sa posture commençait à sous-entendre qu’il n’appréciait pas ma présence, mais pas juste à cause de mon côté xinois. Non… Il y avait quelque chose en plus, quelque chose que je ne saisissais pas encore, mais qui me semblait arriver à grand pas. Il reprit la parole, et sa voix trancha. Oui, je le suivais depuis son départ de Xing, plus encore, j’avais assisté aux meurtres de son clan, mais ce n’était qu’après avoir retrouvé mes derniers frères à l’agonie que je m’étais décidée de mettre un terme à l’ignominie générée par mon géniteur. Kuroi Yuan allait s’en mordre les doigts. Et finalement, je regrettais presque de ne pas avoir assisté à la découverte de l’extinction de son gynécée.

Un pas vers moi, et celui que je cherchais depuis fin septembre reprit la parole d’une voix forte, et ses paroles ne présageaient rien de bon. Il me demandait si je me sentais si sereine que je pourrais lever ma lame. Oui, je la conservais entre mes doigts, pour la simple et bonne raison qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver, la preuve avec cet homme étrange dans l’un des bars de Central, qui avait su, en quelques secondes, déterminer mon sexe, quand bien même personne d’autres n’auraient pu le faire. Mais la dernière phrase me laissa pantoise. Plus rien à perdre ? Aux dernières nouvelles, sa sœur vivait toujours, si mes souvenirs de filature étaient bon, et ce genre de phrase prêtait à confusion.

Et tandis qu’il marchait lentement vers moi, ce fut le son d’une lame fine fusant jusqu’à mon cou qui m’alerta. Par reflexe, je levais mon nanigata à hauteur de mon visage, juste assez rapidement pour que le projectile vienne frapper ma lame et ricocher jusqu’au sol. Merde, je ne suis pas certaine qu’il m’ait comprise finalement. Un pas en arrière, mais avant même de pouvoir en faire un second, une nouvelle lame fine tranche l’air pour fuser sur moi. Je tourne à nouveau mon arme pour la repousser d’un geste sec, et tente de prendre la parole.

« Attendez, je ne suis pas là pour… » Mais la suite de mes paroles fut noyée par une flopée de jurons.

Je ne devais pas baisser ma garde, pas du tout, et heureusement que mes vêtements étaient larges et lâche, car l’une des lames traça droit dans ma manche pour en ressortir de l’autre côté. Quelques pas de côté pour esquiver les prochaines, et je me pliais ensuite en deux, avant de bondir pour échapper aux coups qu’il semblait bien décider à me porter. Evitant deux nouveaux coups, je plantais ma lame au sol pour tourner autour et repousser mon assaillant avec mes pieds, sans pour autant vouloir le blesser non plus. En même temps, mon but n’était pas de le voir mourir sur ma lame, loin de là.

Mais d’un autre côté, j’étais visiblement du clan khan, affiliée à l’empereur directement, armée. Je le connaissais et le suivais depuis son meurtre de masse, je portais le sceau des khan à ma ceinture, je portais une tenue de combat, et je l’avais retrouvé en le reconnaissant. Plus encore, j’avais dit que je le cherchais. Donc oui, le quiproquo s’était fait normalement. Pour autant, je n’étais vraiment pas là pour ça, non. Sauf que maintenant, il est clair que lui donner ma raison de l’avoir suivi ne serait pas aussi simple que je ne le pensais.

Déjà, j’allais devoir rester en vie, le garder en vie, et trouver un moyen de le calmer sans trop l’amocher. Plus facile à faire, de base, on m’a entrainée pour assassiner, par pour rapporter en bonne santé. Alors qu’il revient à la charge, j’esquive d’un bond et contre l’une de ses lames avec la mienne, avant de grimper sur le rocher qu’il avait quitté pour tenter de mettre de la distance entre lui et moi. Mon Maï est trop court pour le moment, et cela me déplait quelque peu.

« S’il vous plait, écou… » D’autres lames manquent de me couper sèchement, alors que je les esquive une fois de plus et m’éloigne avant de prendre un coup de pied. Il est incroyablement doué, je ne peux pas le nier, mais ce n’est pas une raison pour le laisser m’avoir sur des tactiques inconnues. Un scalpel file dans mon dos, c’est lorsqu’il frôle mon oreille, tranchant quelques cheveux, que je me rends compte que simplement esquiver ne sera pas trop possible non plus. Il va falloir que je m’y mette correctement si je ne veux pas finir en brochette.

Je change de tactique, et passe en mode scorpion, cessant subitement tout mouvement avant de me pencher brusquement et de tenter de faucher ses jambes en plein vol avec le dos de ma lame d’un revers puissant. Cela lui fera bien mal, mais avec un peu de chance, je ne le blesserai pas plus que ça. Enfin, encore faut-il que cela réussisse, sinon je serais obligée de tricher, et là, par contre, cela va faire mal. « Jin-Wan Han, je ne… » D’autres coups, de plus en plus rapides. J’ai à peine frôlé ses chevilles qu’il a compris mon manège et est partit sur la gauche. Bon, plus aucun doute, il va falloir que je le mette KO avant de pouvoir espérer lui parler de nouveau.



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Jin-Wan Han
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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMer 20 Juin - 19:26
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Cette brise qui venait chatouiller leurs visages alors qu’un court silence venait de s’installer entre eux. Le regard plissé, Jin-Wan n’attendait pas une quelconque réponse de la part du membre du clan Khan, dont le symbole pendait fièrement à sa ceinture. L’homme était méfiant… Même un fantôme pouvait se montrer hostile envers lui. Après tout, le clan Han avait la réputation d’être mêlé dans les affaires d’assassinats. Même si les preuves étaient manquantes, beaucoup de chefs de clans envoyaient des guerriers pour tenter d’éliminer la menace planant sur eux. Même si l’empereur faisait mine de ne rien voir, de ne rien savoir, il ne serait guère étonnant qu’il ne fasse comme les autres. Seulement, la branche principale de la famille Han était détruite. Si cet homme, face à Jin, était envoyé par le souverain de Xing, alors… C’est que ce dernier devait être au courant que le fils de Kakei était toujours vivant. Pas question de baisser sa garde. Pas question de lui laisser le temps de placer le premier coup et de lui donner l’avantage.

Il était n’était pas loin de son sabre, mais un geste trop rapide dans sa direction allait alerter l’autre Xinois. Jin allait perdre son avantage et il risquerait de se faire attaquer, le temps de dégainer son arme. Non… Le mieux était de se servir de ses petites lames qu’il cachait sur lui. L’effet de surprise était le plus important. Cette personne ne pouvait pas se douter que l’ancien membre du clan Han possédait des scalpels. Il était, certes, sur ses gardes, mais une seconde suffirait amplement. Deux mètres tout au plus les séparaient… Laissant un scalpel tomber entre ses doigts, avançant doucement vers sa cible, Jin n’attendit pas pour montrer son hostilité. La fine lame lacée vers l’autre, il se contenta d’abord, d’observer la parade parfaite de l’individu, qui fit rebondir l’arme  contre sa lame pour éviter l’impact sur son visage. Cet autre xinois savait parfaitement se défendre. Etait-il aussi entraîné comme un guerrier de l’ordre impérial ? Il ne fallait pas oublier qu’il appartenait au clan Khan et qu’il cherchait Jin depuis des semaines dans un sombre but que ce dernier ignorait totalement. Une vengeance ? Un ordre de le ramener au pays ? Qu’importe… Rien n’allait se passer comme il l’espérait. Jin-Wan ne lui laisserait pas le plaisir de se laisser faire. Il n’était pas un chien docile.

La première lame n’avait pas touché sa cible, alors une deuxième fut envoyé quelques secondes après avoir observé cette parade. Elle tranchant l’air froid de la nuit pour traverser la manche de l’ennemi, passant à travers. Jin grimaça l’espace d’un instant, regrettant que le scalpel n’ait pas réussi à faire couler le sang du Khan. L’envoyé de la mort ne se préoccupait plus des vaines paroles que l’autre xinois tentait de dire. Suite à son deuxième scalpel, il décida de s’avancer vers l’individu pour tenter de le toucher au corps à corps. Cependant, l’autre n’avait pas l’air de vouloir se laisser faire. Il planta son épée dans le sol après s’être penché en avant. Il ne perdit pas de temps pour prendre appuie et diriger ses jambes dans la direction du Han, afin de le repousser. Coup qui se porta dans son torse et qui fit reculer ce dernier de deux mètres en arrières dans un grognement sourd.

Ce n’était pas le moment de se laisser déstabiliser par ce combattant. Une nouvelle salve de scalpels en direction du xinois avant qu’il ne se décide d’esquiver d’un bond pour grimper sur le rocher, là où était posé Kikoku dans son étui de bois sombre. Ne le laissant pas respirer et ni même parler, l’assassin envoya ses dernières lames fines dans sa direction. Se penchant en avant pour en récupérer une qui traînait sur le sol, pendant que l’autre continuait à esquiver, Jin prit de la vitesse pour passer sur son côté droit, et envoyer l’arme dans la direction de son dos. Encore raté…Décidément, il avait beaucoup de chance. Fonçant cette fois droit devant lui, le xinois aux multiples tatouages pensa l’avoir en plaçant quelques coups de pieds, La posture de l’autre xinois avait changé, idéale pour l’attaque, mais aussi pour se défendre… Cependant, Jin n’était pas dupe. Il comptait contre-attaquer au bon moment pour le déstabiliser. Alors, d’un bond sur la gauche, il esquiva le dos de la lame qui voulait s’en prendre à ses jambes. Le xinois au manteau noir se mit à sourire, commençant à apprécier ce combat. Il était rare qu’il trouve un adversaire à sa hauteur… Surtout dans ce pays.

Un autre bond en arrière pour s’éloigner, gardant de la distance entre eux. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Tout cela n’était qu’un avant-goût. Juste une manière de tester le guerrier… Il ne perdit pas une seconde pour tendre la main vers le long tube en bois de deux mètres et en quelques secondes, il fit sauter l’ouverture et sa main droit alla empoigner la poignée de Kikoku. Il était temps de réveiller l’un des dix-sept sabres maudits. Il tendit son bras, tenant l’arme plus grande que lui avec aisance et son sourire sur son visage s’agrandit.

« Inutile de parler. Vos mots ne sont que du poison, comme la plupart des choses dans notre pays-ya.»

Son regard grisâtre se plissa avant de fléchir les jambes pour faire un nouveau bond dans les airs, dans la direction de son adversaire. Pointant la lame vers le sol, alors qu’il se retrouvait maintenant au dessus du xinois, il attrapa son sabre à deux mains pour retomber vers le sol. La pointe manqua sa cible de quelques centimètres, mais cela était prémédité. Il s’attendait à ce que l’homme détenant le sceau esquive d’un autre bond et il comptait bien feinter pour trouver le bon moment où il pourrait frapper. Sa lame n’était qu’une diversion, en réalité, sa jambe droite était le plus important. Il arriva à toucher l’avant bras du guerrier qui tenait son petit sabre et d’un petit salto arrière, son autre pied alla frapper le plat de son épée pour la faire valdinguer dans les airs et loin de son possesseur. Retirant ensuite Kikoku du sol, il fit un nouveau bond pour se mettre entre le sabre qui venait de s’écraser sur le sol et son propriétaire. Restant sur ses gardes, il se prépara à l’éventualité d’une feinte de la part du guerrier afin de récupérer son arme. Malheureusement, Jin-Wan était paré à contre-attaquer et même le trancher s’il le fallait. Il fit alors un demi pas dans la direction du Khan, toujours avec ce sourire sur son faciès. L’autre pouvait cacher d’autres armes sur lui, à l’instar de notre infiltré dans le pays de l’alchimie. Il ne devait pas écarter l’éventualité qu’il pouvait utiliser du poison… Toutefois, si cela était le cas, il l’aurait utilisé depuis longtemps, lorsque Jin était proche de lui. Est-ce qu’il se retenait ? Se croyait-il au dessus des Hans ? Cela ne serait pas étonnant venant de la famille de l’empereur… Jin allait se faire le plaisir de lui faire regretter ses choix en lui enfonçant sa lame dans la tête.

Ne perdant pas de temps, Jin enchaîna en lançant son sabre comme une lance. Il attendit que la lame fende l’air et se retrouver à moins d’un mètre de sa cible pour foncer et récupérer le manche de son sabre maudit ; Il dévia le tranchant à la dernière seconde pour ensuite empoigner le cou de son adversaire, le soulever du sol et le faire tomber dans l’herbe. Dans la seconde qui suivit, il s’installa à califourchon au dessus du Khan, le tranchant de sa lame sur la jugulaire et son autre main posée sur son torse. Jin se pencha en avant en agrandissant son sourire et plongea son regard dans celui du guerrier,

« Bien, maintenant que vous êtes à ma mer…»

Il se stoppa subitement et commença à froncer des sourcils, alors que son regard se baissa vers le reste du corps du xinois. Quelque chose n’allait pas… Sa main qui maintenait le corps au sol et posé accessoirement sur ce qui devait être le torse de l’homme, rencontra une forme étrange dans le creux de sa main. Quelque chose dissimulé sous les vêtements et qui ne ressemblait en rien à des muscles d’un torse… Petit et discret… Soit cet homme était anormalement constitué ou Jin s’était trompé sur son analyse de cette personne… Son regard qui s’était froncé pendant un instant, avait soudainement changé pour de la surprise.

« Vous… Vous êtes une femme-ya, n’est-ce pas ?»

Une question dont la réponse était maintenant évidente. Le son de sa voix, la largeur de ses épaules… Même les traits de son visage. Maintenant, il remarquait enfin les détails qui n’avaient pas sauté à ses yeux dès le départ… Cependant, durant cette révélation… Il ne faisait plus attention à la situation et sa garde était baissée, laissant à son adversaire, une chance de retourner la situation à son avantage.
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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMar 24 Juil - 22:03




Jin-Wan & Mei Lin



Je ne devais jamais m’arrêter d’esquiver avec lui. Un excellent combattant, un maitre assassin, même… Comme moi, finalement. Le problème, c’était que je ne voulais pas le combattre, je ne devais pas le blesser ni le tuer. Mais lui semblait penser que j’étais là pour ça. Il faut dire qu’il est en cavale, donc il doit penser être recherché par d’autres xinois… Sauf que personne ne sait qu’il vit encore, du moins pas dans l’entourage de l’empereur, puisque j’étais la seule au courant, et que je n’ai rien dit avant de maquiller ma disparition en meurtre éhonté, décimant aux yeux de tous, la lignée principale de l’empereur. Je me détachais ainsi de son existence, et demeurais une Khan là où cette ignominie de graisse reposant sur le trône, se prend pour un xinois pur souche au sang bleu.

Et le plus amusant, était de se dire qu’aucun d’entre nous, les khans, n’était purement xinois. Nous acceptions de tout dans le clan, qu’importe les origines, nous étions la famille du monde. Aerugolais, xinois, Améstrien, Crétois, peu importe le sang qui coulait dans nos veines, nous étions faits pour vivre en harmonie dans notre communauté… Et lui, lui qui aurait dû représenter toutes ces vies avec honneur et loyauté, se vautrait dans l’opulence et nous faisait honte à tous. Mais je ne devais pas me déconcentrer pendant un tel combat en pensant à mon géniteur, c’était la chose la plus stupide et dangereuse à faire…

Il commençait à faire comme moi, esquiver tous les coups que je plaçais, et attaquer pendant que je préparais les miens. Fourbe et astucieux, il me testait. Pourtant, il ne semblait pas encore avoir remarquer qu’aucune de mes attaques ne visaient à le tuer ou le blesser. Juste le choquer et l’entraver. Peut-être pensait-il que je le voulais vivant pour une quelconque prime ? Je ne sais pas. Je sais juste qu’il n’arrête pas de me dire de me taire, et que mes mots sont du poison, comme tout ce qui vient de chez nous. Je ne peux pas lui donner tort… Il fut un temps, j’agissais à la demande de l’empereur comme son chien, obéissante et aveugles aux horreurs qu’il me faisait faire. Qu’importe que le pays souffre de la faim et de la misère, tant qu’il se couchait dans l’opulence. Et en me plongeant dans mes pensées, je me déconcentre… je capte enfin qu’il a récupéré sa longue lame.

L’air vibre sous la pression qu’il y exerce, et je sens que ça devient encore plus dangereux. J’ai esquivé sa lame, mais c’était visiblement son but, et soudain, son pied vint frapper mon bras, et le second expulsa ensuite ma lame à l’autre bout du terrain sèchement. Je crois avoir légèrement haussé un sourcil à cela, mais sans pouvoir bouger, il se plaçait entre ma lame et moi. J’en avais toujours une cependant, mais je ne voulais pas le combattre, et peut-être qu’en me montrant désarmée, il le comprendrait… Ou pas. Sa lame fut utilisée comme une lance et traça à une vitesse fulgurante sur moi. Mais avant de pouvoir faire un geste, la lame fut déviée de sa trajectoire. En une fraction de seconde, il me saisit la gorge, me souleva du sol pour m’expulser ensuite, et vint s’asseoir à califourchon sur mes hanches.

La lame et son tranchant sur ma gorge, son autre main appuyée sur ma poitrine. Il désirait clairement m’écraser, probablement me regarder droit dans les yeux pour me tuer. Cependant, tandis qu’il semblait vouloir prendre la parole, son regard dériva sur la main écrasée sur mon buste, et la surprise marqua ses traits avec force. La voix reprit, hésitante, et la constatation se fit. J’étais une femme. J’aurais haussé un sourcil stupéfait de voir qu’il ne s’en était pas rendu compte, mais j’avais préféré profiter de la baisse de sa garde pour inverser nos positions. Et d’un coup de cuisses, je l’avais couché au sol, sur le dos, avant de venir bloquer ses jambes en m’écrasant de tout mon long sur lui, les mains sur sa lame pour la coller contre son cou sans pour autant le toucher. Je devais juste l’empêcher de bouger.

« Ça suffit maintenant. Oui, je suis une femme, je suis Ashaira Khan, autrefois nommée Mei-Lin Yuan par l’ordure qui me sert de géniteur et pollue notre pays d’infamies en restant sur le trône. Maintenant si vous vouliez bien cesser de croire que je voulais vous tuer, car si c’était le cas, je l’aurais fait pendant que vous pleuriez vos actes au milieu des ruines de votre clan. Car oui, j’étais là. » Je soufflais, avant de reprendre, histoire d’achever définitivement les idées de meurtres à son égard qu’il pensait que je possédais. « Je ne suis pas là pour votre mort, vous comme moi, nous sommes des fantômes aux yeux de l’empereur, votre mort a été annoncée et mon cadavre soit disant retrouvé, alors suivre les ordres de cet homme serait futile. Oui, c’était ma mission première, mais bien avant que vous ne quittiez Xing, et bien avant que je ne venge ma propre famille en vous imitant. Alors si pour simplement vous remercier, il faut se battre, c’est que vous êtes sérieusement paranoïaque, Jin Wan-Han, et pourtant j’en connais des fous, pour avoir grandie parmi eux et vu les changements s’opérer dès la prise de pouvoir. »

Mon discours achevé, je soupirais, avant de changer de sujet. « Je vais vous relâcher maintenant, je vous serais gré de ne plus toucher ma poitrine avec cet air ahuris que vous avez eus, et je ne tenterais pas de vous tuer si vous en faites de même, d’accord… ? » Avec un peu de chance, il comprendrait que la situation est tout, sauf propice à un combat, je pourrais lui expliquer la situation plus clairement, le remercier, et ensuite, je m’en irais tranquillement.



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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMer 3 Oct - 15:40
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Ashaira

Jin



“Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.”  

Avoir une faille dans sa défense pouvait signifier la mort d'un combattant. Jin-Wan le savait. Cette révélation sous cette main ferme, venait de le pénaliser. De perturber sa concentration... Elle était une femme et l'homme au dessus d'elle, n'en savait rien. Un retournement de situation inattendu puis une pression des jambes de la jeune femme pour le faire basculer. Il n'avait rien vu venir... Lui, qui avait subi un entrainement visant à devenir un assassin et combattant parfait. Il avait appris à ne jamais se faire déstabiliser, à ne jamais baisser sa garde ou bien montrer ce qu'il ressentait réellement face à un adversaire. Et pourtant, en cet instant, il venait d'aller à l'encontre de tous ces principes. Devenait-il pathétique au fil des années ? Perdait-il ses capacités d'assassins ? Devenait-il faible au contact des bons vivants ?

Il avait la haine... Son sang bouillonnait à l'intérieur de lui. Pourtant, il ne montrait rien sur son visage. Elle avait beau le menacer, semblait supérieure à lui... Cela ne changerait pas l'expression de son faciès. De nouveau insondable, comme à son habitude. La xinoise était allongée sur lui, tenant la lame de Kikoku pour que le sabre soit presque contre la peau de l'ancien membre du clan Han. Elle avait l'air déterminée, mais la lueur dans ses yeux... ne signifiait en rien une quelconque envie de lui prendre sa vie. Elle semblait seulement vouloir le maintenir... pour lui raconter la vraie raison de sa venue. La vérité sur sa présence en ces lieux, face à lui.

Lui avouer qu'elle était une femme, ce n'était que pour donner raison à ses propos. Enfin l'ahurissante constatation que le xinois avait faite de sa paume de main contre la poitrine de la jeune femme. Cela n'était plus une surprise... Il avait presque eu le temps de digérer la nouvelle pendant qu'elle inversait les positions entre eux. Elle lui confia par la suite que sa mort n'était pas la chose qu'elle voulait... Que si c'était le cas, elle l'aurait déjà fait lorsqu'il était sur les tombes des membres de son clan. Des tombes qu'il avait creusé la nuit de son massacre. Rien que d'entendre cela... Il se mit à grimacer et son cou s'approcha un peu plus de la lame de son sabre. L'assassin n'aimait guère que l'ont parle des siens, même si ces derniers méritaient amplement le châtiment exécuté cette fameuse nuit.    

Pourtant... ce qui marqua son esprit en cet instant et qui fit retomber un peu sa colère... Ce fut d'apprendre qu'elle était sur les lieux. Elle était donc là en cette nuit, tragique, mais nécessaire. Il s'était pensé seul dans son chagrin, hurlant à la mort jusqu'à ce que ses larmes et sa peine finissent par disparaître. Ce moment qui n'appartenait qu'à lui, ne l'était plus. Ce moment des plus intimes, montrant sa faiblesse humaine et son désarroi, ne l'était plus. Jin ne pouvait guère se douter qu'il serait surveiller par l'empereur, et certainement pas par la femme qui se trouvait face à lui en cette nuit glaciale.

Jin se contenta de détourner le regard un instant sur sa gauche avant de froncer un peu les sourcils. La suite... Cela était une révélation. Elle était donc vraiment un fantôme, comme lui. Se faisant passer pour morte aux yeux de son père, l'empereur... Qu'elle venge sa famille en imitant celui qu'elle avait observé pendant un temps : lui. Les iris grisâtres du xinois vinrent se poser sur le visage de la fille de l'empereur et il exprima une légère mélancolie. En la voyant ainsi, après ces mots... Il ne pouvait que ce revoir dans le reflet de ses yeux. La haine et la colère qu'il avait éprouvé pendant toutes ses années. Sa disparition qu'il avait orchestré avec l'aide de son grand-père Shigen, sa vengeance après toutes ces années à imaginer la façon dont il allait s'y prendre. Au final, il aurait servi de modèle à cette femme... Cela lui déplaisait beaucoup.

Finalement, elle se permit de l'insulter de paranoïaque. Tout cela parce qu'il fallait se battre pour arriver à lui parler. Elle n'avait pas tort. Il était constamment sur ses gardes pour éviter de se retrouver dans les mailles du filet. Elle devait le comprendre pourtant... Il ne faisait pas cela par gaieté de coeur. Sa vie était menacée par l'intégralité d'un pays, mais aussi des siens. Si Amestris apprenait son identité, il ne serait plus libre de ses mouvements. Quant à Xing... L'empereur prendrait sa tête pour punir les Han, sans compter ces derniers qui chercherait à venger la mort de la branche principale. Jin-Wan savait qu'il devait faire profil bas... Il éviterait ainsi que sa soeur soit en danger à cause de ses actes barbares.

Enfin, elle proposa de le relâcher. La jeune femme insista alors sur le fait qu'il cesse de toucher son buste avec un air hébété sur le visage. Il fronça davantage les sourcils avant de se mettre à grogner. Il avait été simplement surpris... C'est tout. L'homme finit par hocher la tête pour accepter le marché, mais malheureusement, il ne lui laissa pas le temps de bouger qu'il afficha un sourire en coin avant de se relever rapidement pour être assit et elle, toujours au dessus de lui. Il se permit de croiser une fois encore son regard et de la fixer longuement. Elle n'était qu'à quelques centimètres de son visage, mais cela ne semblait pas le perturber pour autant. Sa main libre se leva pour lui attraper doucement les doigts qui tenaient encore sa lame. Il n'y avait pas de gestes brusques, il ne voulait pas se montrer plus hostile qu'il ne l'avait été auparavant.

«  Sachez simplement que je n'ai guère l'intention de vous toucher encore de cette manière. Je ne suis pas ce genre d'homme-ya. »

Lentement, il délivra son arme pour la retirer, pour que Kikoku ne soit plus une menace pour eux. Son bras droit s'éloigna de leurs corps pour déposer le sabre sur le côté, montrant ainsi qu'il était prêt à l'écouter d'avantage sans qu'elle ne le voit comme un ennemi.

« Si je résume vos dires... Vous deviez surveillez mon clan pour le compte de votre père, l'empereur. Sachez que le clan Han se doutait bien d'une fourberie de la part de votre père. Vous n'aviez jamais rien trouvé, n'est-ce pas ? Même pas une preuve que mon clan s'amusait à décimer les autres. Encore maintenant, il est impossible que la cour trouve un indice qui pourrait les mener à la vérité. »

Son sourire s'élargit un peu plus son visage alors qu'il ne cessait d'observer les traits de la demoiselle. Elle ne lui était pas totalement inconnue, maintenant qu'il savait qu'elle était une femme. Il l'avait déjà croisée... D'une façon ou d'une autre, il avait rencontré son chemin. Cela n'était pas difficile.. Les clans qui rendaient visite à l'empereur, avait une chance de voir les autres membres du palais. Pourtant, quelque chose lui disait que ce visage avait été aperçu dans un autre endroit. Allez savoir lequel.

« Ashaira Khan, vous avez tort sur un point. Je ne veux guère être remercié pour vous avoir servi de modèle-ya. Ce que j'ai accompli, n'aurait jamais dû servir à quelqu'un d'autre. Maintenant, si vous le permettez... J'aimerais avoir le plaisir de pouvoir me relever. Malheureusement, vous êtes toujours sur ma personne. Ne vous plaignez guère si j'affiche de nouveau un air "ahuri" parce que votre bassin se trouve contre le mien. J'aurais bien du mal à vous écouter parler. Je suppose que vous n'êtes pas seulement ici pour me remercier... Il y a bien autre chose que vous désirez de moi, est-ce que je me trompe ? »

Il détourna les yeux sur la droite avant de lâcher un soupir. Le voici dans une drôle de posture et, qui plus est, avec la fille de l'empereur sur lui. Ce n'était pas son genre de faire des remarques sur ces choses-là, mais elle avait commencé en première. Il ne faisait que lui renvoyer ces propos. Oui, parfois le xinois était taquin. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pu être ainsi et il s'étonnait même de l'être en cet instant. Ce n'était plus dans ses habitudes.


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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMer 9 Jan - 1:09




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Il avait rapproché sa gorge de la lame que j’appuyais contre lui lorsque j’avais parlé des siens qu’il avait exterminé. Et quelque chose avait semblé luire dans son regard en comprenant que j’étais sur place lors de cette épreuve. Comme moi, il avait pris conscience que nous n’étions pas les seuls dans cette horreur, quand bien même elle était propre à chacun d’entre nous.  Et puis, quelque chose avait changé dans ses yeux, quelque chose que je ne saisissais pas encore, mais qui viendrait surement plus tard. En tout cas, il avait enfin compris qu’il ne servait à rien d’essayer de me tuer.

Il fronça ensuite les sourcils, non peu fier de ma remarque sur sa manière de réagir face à mon sexe féminin et ma poitrine. C’était une remarque banale, faite presque pour le dérider un peu après cet échange houleux, mais il ne l’avait pas bien prise non plus. Cependant, il se redressa sans vraiment me prévenir, et me fit face. J’étais toujours sur ses hanches, et lui, était désormais beaucoup plus proche de moi que quiconque n’aurait dû l’être. J’avais juste eu le temps de repousser la lame, pas de m’écarter de lui. Mais il s’en saisit ensuite, très lentement, avant de me dire qu’il n’avait pas l’intention de me retoucher ainsi, et qu’il n’était pas ce genre d’homme. Bien ma veine, je suis tombée sur un paranoïaque sans aucun sens de l’humour. Même si tout comme lui, j’en suis habituellement dépourvue.

Il écarta correctement son sabre, et le posa sur le côté, sans qu’il n’en devienne une menace, avant de prendre la parole une fois de plus. Et là, je me retins de rire, et gardais un visage impassible tout le long. Il résumait les paroles, parlant de ma surveillance de son clan, du fait que je n’avais rien trouvé qui puisse servir de preuve pour les incriminer. Il élargit son sourire, de son coté, et continua, utilisant le seul véritable nom qui me convenait, et disant que j’vais torts. Qu’il ne voulait pas être remercié pour ses actes, et que ces derniers n’auraient pas dû servir de modèle à qui que ce soir. Puis il demanda à se relever. Et… Monsieur a le sens de l’humour. Ne pas m’étonner qu’il affiche une tête d’ahurit alors que je me trouve toujours sur lui, mon bassin contre le sien. Oh il l’aura cherché… Il poursuivit, disant qu’il aurait bien du mal à m’écouter, et qu’il supposait que ma venue ne comptait pas juste des remerciements, et que je désirais autre chose de lui…

Je crois que c’est là que j’ai éclaté de rire.

Un rire franc, rauque, et un peu sauvage, témoignant du fait que je n’avais pas ris depuis bien trop longtemps. Depuis la prise de pouvoir, à vrai dire. On aurait presque dit un jappement canin. Je secouais la tête, et m’appuyais légèrement sur son épaule d’une main, avant de lui sourire et de me relever finalement. Je m’écartais de lui et me reculais pour lui laisser la possibilité de faire de même, et croisais les bras. Il allait être surpris de mes réponses, le pauvre. Dire que j’avais eus tous les moyens de faire exterminer les Han avant qu’il ne le fasse, et que je ne m’étais retenue que pour mettre mon géniteur dans l’embarras.

« Vous êtes vraiment loin de la vérité, mais merci pour ce rire… Le dernier datait d’il y a au moins seize ans… » J’essuyais une larme au coin de mon œil gauche, avant de lui tendre la main en guise d’aide pour le relever à son tour. « Sachez que j’avais bien assez de preuves pour que mon dernier ordre de la part de cette immondice soit de tous vous exterminer. Cependant, cela aurait fait bien trop plaisir à notre empereur, et je commençais déjà à saturer de son existence et de ses folies. »

Je soupirais avant de reprendre, plus doucement. « On m’a éduquée pour vivre en tant que nomade, dans une famille monogame et aimante. Tous mes frères, leurs épouses, ma mère, mes neveux et nièces, ont été assassinés par les nouvelles concubines de l’empereur, et j’ai subis nombre de tentative de meurtre venant de l’intérieur par ses propres hommes… Vous n’étiez pas un modèle, vous êtes celui qui m’a ouvert les yeux et rappelé que mes proches méritaient justice. Je ne pouvais pas vivre dans un royaume où mes émotions amèneraient obligatoirement la mort de mes proches à cause de mon sang impérial. » Je n’en dis pas plus, et me contentais de le fixer, indécise quant à la conduite à suivre. Et puis, j’ai fini par le dire. « Vous êtes le seul qui méritait de savoir ce qu’il s’était passé… Soyez sans crainte, aucun espion de Xing n’est au courant. Officiellement, vous êtes toujours mort, comme moi. »

Et comme mon précieux garçon… Je savais que les médecins auraient dû arriver plus tôt… Mais une concubine s’était soudainement retrouvée affaiblie, et on n’avait refusé de m’envoyer le médecin dans mes appartements pour cette dernière…




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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMar 13 Aoû - 0:16
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Jin



“Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.”  

Il y a des rencontres qui sont bonnes ou mauvaises... Mais celle que venait de faire Jin-Wan, n'était ni l'une ni l'autre... Elle était d'une tristesse sans nom. Une femme et un homme, tous deux morts pour le reste du monde. Une obligation, un choix qui ne pouvait pas être évité. D'une certaine manière, ces deux-là étaient liés. Peut-être qu'ils partageaient le même chemin, mais ils étaient tout simplement incapables de se voir avant ce moment précis. Tant de morts, tant de tristesse et de solitude pour arriver à cet instant. Un signe du destin ou bien la volonté des dieux ? Jin commençait à se persuader que les deux pouvaient être possibles.

Cette femme était sur lui... L'homme ne pouvait pas bouger d'un pouce. Ne voulant pas utiliser sa force pour se dégager, il allait attendre bien sagement qu'elle se décide à le libérer. Après tout, il n'était pas une menace pour la demoiselle et l'inverse avait été évoqué un peu avant. Elle se mit à rire et cela manqua de surprendre l'assassin du clan Han qui se mit à plisser des yeux, tout en l'observant. Il remarqua alors que le visage de celle qui se trouvait devant ses yeux, venait de s'adoucir l'espace d'un instant. Il semblait plus chaleureux et bien plus vivant... Pour une morte. Depuis combien de temps n'avait-il pas sourit de bon cœur ? Jin-Wan ne s'en souvenait plus vraiment. Il avait devant lui, la preuve qu'on pouvait vivre des choses abominables mais retrouver un semblant de sourire... La vie n'était pas que tristesse et torture.

Ashaira Khan se mit à bouger au dessus de lui. Cela provoqua une légère grimace à peine visible sur le visage du Xinois. Elle allait se relever et dans son esprit, il vint à penser "Déjà ?". Il venait de s'habituer à cette proximité des plus étranges et il ressentait bientôt le froid reprendre possession des parties de son corps qui étaient recouvertes juste l'instant d'avant. Elle le remercia, puis lui tendit la main pour l'aide à se relever à son tour. Les iris anthracites de l'homme se posèrent sur les doigts face à lui avant de refuser d'un signe de tête sa proposition. Un homme ne devait pas compter sur l'aide d'une femme pour se dresser sur ses jambes. Cela devait être l'inverse. Il prit son temps avant de se lever et frappa vivement sur ses vêtements pour retirer les saletés. Puis, il se pencha en avant pour récupérer son Kikoku. Un sabre vraiment très grand... Plus grand que lui, mais d'une valeur sentimentale sans pareil.

« Est-ce cela vous a aidé ? De venger les vôtres... Avez-vous ressenti du soulagement en prenant la vie de ces personnes-ya ? Que je sois un modèle ou bien la personne qui a ouvert vos yeux.... Qu'importe. Je ne suis pas fier d'être celui qui est la cause de votre décision. Pour moi... Prendre la vie de mon clan-ya... A été la chose la plus difficile et la plus horrible qui soit. Je n'ai ressenti ni soulagement, ni bonheur... Juste une partie de mon âme qui s'est noircit par la haine qui me dévore. »

Il plongea intensément son regard dans le sien pendant quelques secondes avant de détourner la tête et s'avancer doucement vers le fourreau de son sabre. Il prit son temps pour mettre sa lame à l'abri des regards, l'enfermant de nouveau dans son étui de bois, qu'il referma avec soin. Son visage était de nouveau impassible. Ne montrant que son air froid et distant dont il avait maintenant l'habitude de laisser à vue, aux yeux de tous. Il souffla ensuite l'air de ses poumons avant de se tourner de nouveau vers la demoiselle impériale.

« De vous à moi... J'ai été élevé pour devenir un assassin qui ne montre aucune compassion à l'égard de ses victimes. Je n'ai jamais voulu devenir ce que je suis... J'espérais que le choses puissent changer. Que mon clan pourrait voir la lumière... Mais ce ne fut pas le cas. Nous avons été trop loin... Si mon clan est maintenant disparu, il ne reste plus que moi. La seule chose qui me retienne encore sur ces terres... c'est que j'ai encore quelque chose à accomplir. Je ne sais pas vraiment quelle est cette chose-ya, mais je sens que ma vie doit encore perdurer quelques temps. »

L'homme serra la longue boîte en bois d'ébène entre ses doigts et leva son visage au ciel pour y perdre son regard. Oui... La seule chose qui retenait encore son âme corrompue sur terre, était une mission qu'il devait attendre. Une chance de pouvoir changer les choses. Que ce soit avec Nikolaï Roskov, la drôle de chimère ou bien même Ashaira Khan... Qu'importe... Le moment venu, il saura au fond de lui que sa dernière quête commencera. Après cela... qu'il meurt en se battant, qu'il succombe de ses propres mains... sa destinée lui montrera la voie à suivre, selon la volonté des dieux. L'assassin s'avança d'un pas lent vers la jeune femme de la même origine que lui, puis s'arrêta devant elle... juste à quelques centimètres d'elle.

« Vous êtes venus me raconter votre histoire et je vous remercie de ce geste-ya. Maintenant que comptez-vous faire ? Repartir à votre vie de fantôme et attendre que la mort-ya vienne vous prendre ou avez-vous une autre idée derrière la tête ? »

Il afficha son petit sourire en coin. Oui, il se doutait qu'elle cachait quelque chose. Pourquoi sortir de sa cachette pour lui raconter cette histoire si elle ne voulait pas autre chose. L'homme avança son visage vers le sien et essaya de capter toute son attention... surtout des yeux. Il voulait regarder en elle, voir son âme et lire son esprit pour mieux comprendre sa démarche.

« La nuit est plutôt fraîche et mon visage est recherché par les autorités de ce pays-ya. Vous n'avez pas l'air d'avoir prévu autre chose dans ces contrés alors, je vous propose de partager ma chambre pour cette nuit. Demain, nous rependrons ainsi notre route... Si c'est bien ce que vous voulez, Ashaira-ya. »

A Xing, il aurait pu mourir pour avoir osé parler de la sorte à une femme de son rang. Il aurait pu offusquer l'empereur et se faire dilapider sur la grande place de la cité impériale après lui avoir arraché la langue. Pourtant, tout était différent... Ils n'étaient plus à Xing et n'avaient plus les mêmes rangs qu'auparavant... Seulement deux fantômes errants dans les landes d'Amestris en quête d'une simple lumière qui pourraient les ramener à la vie.


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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMar 13 Aoû - 4:17




Jin-Wan & Mei Lin



Jin Wan Han refusa de prendre ma main pour se relever.

Je ne pris pas ombrage, et retirais ma main de son champ de vision pour le laisser faire. Il épousseta ensuite ses vêtements, avant de récupérer le sabre qui faisait le double de ma taille pratiquement. Il ne lui avait finalement pas servi à grand-chose contre moi. Mais j’étais habituée à l’art de la guerre, et lui était un assassin. Deux styles de combat bien différent. Lui était entraîné pour tuer en silence et en toute discrétion. Moi j’étais parée à être assassinée, assassiner celui d’en face, combattre plusieurs soldats en même temps, à cheval et à pieds. Être sur tous les fronts. Une machine à tuer. S’il était définitivement plus qu’excellent dans son domaine, j’étais bien plus habituée à voir mon ennemi se défendre, quand les siens mourraient sous la surprise et l’horreur. Quand bien même, j’étais quelque peu rouillée depuis la dernière grande guerre. Et par fierté, je me questionne. Si nous étions tous deux en pleine forme, et avec les pleins moyens, qui aurait le dessus ?

Et puis, une question, une seule. La vengeance avait-elle était satisfaisante ? Etais-je soulagée en prenant la vie de ces personnes qui constituaient ma seconde famille… Pour lui, cela avait été la chose la plus horrible, et je le comprenais un peu. Mais c’était son clan. Et il s’était nourrit de haine. Et il était troublé maintenant. Croisant mon regard un instant, je ne bougeais pas, jusqu’à ce qu’il s’en détache et retourne vers son sabre pour le ranger dans son fourreau. C’est là que j’ai répondu. « Je n’étais pas soulagée. Ni haineuse. Ces gens là n’ont jamais été ma famille, seulement des meurtriers prêts à tout pour le pouvoir. Ils s’en sont autant prit à ma famille qu’à moi, et je ne serais pas étonnée si je me découvrais une immunité au jasmin jaune, après en avoir reçue sous toutes formes possibles pendant trois ans. » Je secouais la tête, chassant de mes pensée la coupe d’argent qui m’avait plusieurs fois sauvé la vie. « Ils ont tué ceux que j’avais de plus cher dans cette vie. Je n’ai fait que rembourser cette dette, et éviter de mettre en danger d’autres possibles victimes. Le harem de mon géniteur n’avait rien d’une famille paisible, tous autant qu’ils sont, étaient prêts à s’entretuer… Empoisonnement, attaque nocturne, avortement forcé, fausses accusations. »

Je me suis tournée vers lui, et j’ai terminé ma phrase. « Je ne l’ai pas uniquement fait par vengeance. Je l’ai fait pour que d’autres n’aient pas à souffrir de leur machiavélisme et de cette soif de pouvoir malade… » Pour que d’autres nourrissons n’aient pas à souffrir simplement parce qu’ils étaient nés dans le mauvais clan… Pour cet enfant que j’avais perdu… Et ceux que j’aurais un jour… Constatant que j’avais posé ma main droite sur mon ventre, je la retirais expressément, et fermais à nouveau mon visage, pour qu’aucune douleur n’en franchisse le seuil. L’homme que j’avais dessiné quelques temps auparavant revint vers moi, affirmant qu’il était né pour devenir assassin, mais qu’il n’en avait jamais voulu le rôle. Qu’il avait espéré voir la lumière, et qu’aujourd’hui, il ne restait plus que lui. Et que s’il était là, c’était plus que certainement parce qu’il avait encore quelque chose à faire en ce monde. Je hochais la tête lentement à cette réponse. Il leva ensuite la tête, fixant le ciel et s’y perdant… Je me souviens avoir eu cette expression-là, moi aussi. Une fois. Lorsque je tenais le corps gelé de mon fils entre mes bras, et que je demandais aux cieux pourquoi c’était lui qui était parti en premier.

L’assassin revint vers moi d’un pas lent, et finit par n’être qu’à quelques centimètres de ma personne, bien que plus haut. Et il me demanda ce que je comptais faire à présent. Allais-je attendre que la mort vienne me faucher, ou avais-je un but bien précis derrière la tête. Loin d’être stupide, et le sourire en coin qui glissa sur sa bouche me donna une sensation presque aussi vieille que le monde, sensation qui décupla lorsqu’il capta mon regard avec puissance. Il reprit la parole, et moi, j’en profitais pour m’écarter et détourner un peu la tête, comme pour réfléchir. Mais c’était déjà tout réfléchi. J’étais parfaitement consciente de mon plan futur, c’était juste que j’étais à mon grand regret humaine, et que cet homme ne me laissait pas indifférente. Stupides hormones… Je dois ovuler, ou quelque chose du genre. Jin rappela donc que la nuit était fraiche, et qu’il était recherché par les autorités. C’est vrai, j’avais croisé quelques avis de recherche en le traquant. Mais, qu’est-ce qu’il raconte… ? D’accord, il n’y a pas que les hormones, il n’a aucune conscience de ce qu’il dit. A-t-il déjà été avec une femme, ou bien est-ce involontaire ? Il m’invite à partager sa chambre si je n’ai rien de mieux à faire. Bien. C’est exactement ce que j’étais capable de dire à un homme lorsque je voulais l’avoir dans mon lit. Et pas uniquement pour jouer aux osselets.

Récupérant mes esprits et mes armes, je m’apprêtais correctement, avant de répondre à sa proposition. « Eh bien je vous dirais tout cela une fois que votre visage sera à l’abri des autorités, puisque vous craigniez pour celui-ci. » D’un geste de la main, je lui montrais que j’allais le suivre, et lui emboitais le pas une fois qu’il fut mis en route. Les premières minutes se firent dans le silence le plus total, tandis que je cherchais à aborder le sujet qui irradiait mes reins et me laissait tendue dans ma démarche. Loin d’être aussi flottante que lorsque je le prenais en filature. Et puis, n’y tenant plus, je finis par prendre la parole, d’un ton pour le moins naturel, quoique légèrement moqueur. « Vous savez, si nous n’étions pas deux parias de Xing, après cette proposition, vous n’auriez eu que deux choix. Mourir écartelé après avoir vu vos bourses coupées et séchées… » Je pris quelques secondes de silence pour savourer le suspens, avant de relever la tête vers lui, pour croiser ses yeux à mon tour. « Ou me faire honneur une fois dans votre couche jusqu’à obtenir le pardon impérial. » Et malgré moi, l’esquisse d’un sourire se pointa sur ma bouche.




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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMar 13 Aoû - 21:45
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Ashaira

Jin



“Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.”  

Ils n'étaient pas si différents... Ils avaient fait les mêmes chose, malgré un parcours bien différent. Et maintenant, ils étaient là... L'un en face de l'autre, se regardant dans les yeux après un bref combat et des révélations. Jin n'avait pas d'arrière pensée dans ses gestes ou même dans ses paroles. Il ne cherchait pas à la provoquer et se comportait normalement envers elle. Que cette femme pense ou puisse croire à certaines choses, était le cadet de ses soucis. Il n'allait pas changer ses habitudes ou sa manière de faire pour autant. L'homme cherchait simplement des réponses à ses question, étant donné que ces deux-là se ressemblaient beaucoup. Avait-elle ressentie la même chose ? Quel serait son plan pour l'avenir, maintenant qu'elle avait accomplie sa vengeance ? Si elle en avait assez d'avoir du sang sur les mains ou si son combat ne faisait que commencer.

Ashaira Khan ne répondit qu'à une partie de ses questions. L'homme sentait qu'elle ne lui avouait pas toute la vérité. Elle ne se sentait pas soulagée ? Pourtant, planter un sabre dans le corps d'une personne qu'on déteste et qui nous a arraché les plus belles choses de notre vie... détruisant cette dernière jusqu'à ce qu'il n'en reste rien... Il y avait de quoi se sentir soulagée sur le moment. Avant de se prendre le contre-coup et être assaillit par la tristesse et les remords. Enfin, c'est ce que l'assassin du clan Han avait ressenti. Si la demoiselle n'avait pas d'estime pour ces gens, lui c'était tout le contraire... Le clan Han était sa famille. Il avait vécu avec eux. Ils ont fait de lui ce qu'il était maintenant et pourtant... il continuait à les aimer.

Ce fut le moment où Jin venait de l'inviter dans sa chambre pour la nuit. là aussi... Il ne faisait aucune allusion vulgaire. Il voulait simplement qu'elle puisse se reposer pour reprendre sa route. Et surtout.. qu'elle soit en sécurité. Elle avait beau ressembler à un homme, cela ne suffirait pas à arrêter les voyous du coin qui pourrait s'en prendre à elle parce qu'elle est une étrangère. Ils pourraient ainsi discuter encore un peu et l'assassin en profiterait pour mieux cerner l'ancienne princesse. Cette dernière lui fit signe de lui montrer le chemin de son logement provisoire mais au bout de quelques minutes, alors qu'elle se retenait de lui dire ce qu'elle pensait, celle-ci finit par craquer. Jin s'arrêta et se tourna alors vers elle en plissant les yeux. Il fixa la jeune femme pendant un temps, lui laissant le temps de finir sa phrase. Etait-elle sérieuse ? Il attendit sagement pour mieux réfléchir à ses prochaines paroles, toujours en l'observant d'un air impassible et froid. Puis, il commença à afficher un sourire en coin au début... Un rictus qui se transforma rapidement en vrai sourire avant qu'il ne pouffe de rire, détournant la tête pour ne pas lui rire en plein visage.

« Qu'est-ce que... Est-ce que vous me demandez de faire un choix ? Et bien... »

Il s'avança simplement vers elle, tendit la main vers l'une de ces joues pour effleurer sa peau, toujours les yeux dans les yeux... Son sourire toujours aussi grand.

« Si nous étions comme par le passé, je crois que je vous aurez fait venir dans mes draps, avec l'intention de vous séduire... que vous ne puissiez plus rien penser, plus rien voir en dehors de ma personne-ya... Je vous aurez murmuré des paroles aussi douces que la soie et j'aurais attendu votre premier soupir alors que nos visages se toucheraient presque avant de... vous planter une lame dans votre gorge-ya. »

L'assassin fit une courte pause dans ses paroles pour faire glisser ses doigts de la joue de la jeune femme pour atteindre la naissance de son cou. Il perdit une énième fois son regard dans le sien, perdant petit à petit son sourire. On peut dire qu'elle avait un don... Celui de l'avoir fait rire de bon coeur au moins une fois depuis des années. Ces paroles étaient la vérité. Il n'était pas du genre à mentir si on lui demandait son avis. Jin-Wan lâcha finalement un petit soupir d'entre ses lèvres avant de reculer sa main et afficher de nouveau un visage froid et impassible.

« Mon clan m'a appris à haïr l'empereur, sa famille... et tout le reste. Si cela peut vous rassurer, je n'aurais jamais partager un moment intime avec vous... La seule liberté que mon clan m'ait laissé, c'est le choix de celle qui pourrait partager ma vie. Je ne pourrais toucher une femme que je ne désire pas du plus profond de mon âme. Et vous ? Que feriez-vous si vous étiez dans cette situation ? Non... répondez quand nous serons l'abri. »

Est-ce que sa réponse venait de la satisfaire ? Pour lui, c'était une évidence... Elle aurait beau avoir de l'importance politique, être la plus belle femme du monde... Il ne pourrait pas partager une union charnelle avec une personne qu'il ne pouvait pas aimer. Il s'écarta doucement avant de reprendre sa route. Ils avaient assez traînés dehors, il était temps de se remettre en route. Il garda le silence jusqu'à l’hôtel et en arrivant, il fit entrer d'abord la jeune femme avant de se diriger vers le comptoir pour parler à un homme grand et bien en chair.

« J'ai une réservation-ya... Docteur Jin Lau. »
- Ah ouais, le type au téléphone hier...

Le gérant porta son regard sur celle qui accompagnait l'assassin et grimaça.

- Vous m'aviez demandé une chambre simple pour une personne... Ce type est avec vous ?

Jin-Wan tourna la tête vers la personne à ses côtés et se mit à sourire en coin avant de passer son bas autour de son cou pour que son "compagnon" puisse se coller à lui.

« Il n'était pas prévu, mais un lit suffira amplement pour nous deux. »
- D'accord... Décidément, on trouve de tout dans le coin... Amusez-vous bien et surtout pas de tâches sur les murs... la 23 au deuxième.

L'homme tendit les clés à Jin qui relâcha sa prise avant de se diriger vers les escaliers. Il monta au second étage pour atteindre la porte en question. Cet bâtisse était plus bien entretenue... Sobre et assez moderne. La chambre... épurée. Une commode pas loin de l'entrée, une salle de bain sur la droite et une pièce avec un seul lit simple. Déposant ses affaires près de la commode, il retira son long manteau pour le déposer sur le meuble. La priorité était de fermer les rideaux de la chambre pour éviter de se faire voir. Il remonta ensuite les manche de son pull bleu marine et se tourna vers le lit. Il était vraiment tout petit pour eux.

« Si cela vous gène de dormir dans les bras d'un homme tel que moi... Vous pouvez prendre le lit. Je me contenterais du sol... Seulement si nous arrivons à nous endormir. »

De nouveau ce petit sourire au coin des lèvres et ce regard anthracite qui se pose intensément sur la jeune femme. Bien entendu, il voulait sous entendre qu'ils pourraient discuter... Reprendre la suite de la conversation qu'ils ont pu avoir d'arriver.


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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyMer 2 Oct - 0:15




Jin-Wan & Mei Lin



Le xinois s’arrêta une fois ma question posée, semblant réfléchir au sens de celle-ci. Puis, un immense sourire précéda ses éclats de rire fou. Il détourna la tête, comme voulant m’épargner cette crise, tout en cherchant à savoir si je lui demandais de faire un choix. Il s’avança alors vers moi, lentement, et tendit sa main vers ma joue, l’effleurant tout en captant mon regard une fois de plus. Il souriait encore. C’est étrange à quel point le corps humain peut faire n’importe quoi. Je l’avais trouvé juste dans ses actes, son assassinat avait évité bien des horreurs au pays, et je l’avais suivi. Mais à ce moment-là, je ne l’avais pas trouvé comme ça… Aussi… Beau. Sa voix chaude vibra autour de moi, disant que si nous étions encore dans le passé, il m’aurait fait venir entre ses draps avec l’intention de me séduire. Que je ne puisse plus rien penser d’autre, ni voir autre chose que lui. Qu’il aurait murmuré des paroles aussi douces que la soie pour ensuite attendre mon premier soupir, collé contre mes lèvres, et planter une lame dans ma gorge. Ses doigts glissèrent dans son silence jusque sur ma nuque, faisant naitre des frissons le long de mon échine, malgré la menace sous-entendue.

Son sourire disparu petit à petit, laissant à la place un masque froid et impassible, alors qu’il se reculait. Je déglutis. Non pas de crainte, mais pour ravaler le désir ardent qu’il avait fait naitre en moi. Il soupira, reprenant la parole. Il n’avait peut-être pas vu ce qu’il avait causé, ou peut-être, avait-il pensé à de la crainte ? Toujours est-il qu’il poursuivit sur la haine de l’empereur enseignée par son clan. Finalement j’aurais pu être une Han, vu les sentiments que nous partagions à l’encontre de mon géniteur. Et puis, des mots qui, malgré eux, font mal. Jin disait que je pouvais me rassurer, car il n’aurait jamais partagé ce genre de moment avec moi. Et que la seule liberté que son clan avait laissée, c’était le choix de celle avec qui il pourrait partager sa vie. Qu’il ne pourrait jamais toucher une femme qu’il ne désire pas du plus profond de son âme. Il retourna ma question, me demandant de répondre une fois que nous serions à l’abri. Mais il avait lui-même fait taire le désir avec de l’amertume. J’ai hoché la tête, sans un mot de plus, et je l’ai suivi. Vide.

On ne m’a pas laissé le choix. En tant que princesse, j’ai dû épouser l’homme qui apportait le plus d’intérêt à l’empereur et ses affaires. J’ai dû subir ses volontés, et sans me plaindre, parce que c’était mon devoir, la volonté de l’empereur… Ma nuit de noces a été surveillé, et mes armes confisquées, parce que tous savaient que je ne l’aurais pas laissé me toucher sinon. Et une fois l’horreur passée… Je ne pouvais plus m’y soustraire. Il était devenu mon mari devant le ciel et la terre. J’en avais été malade… Pourtant, cet enfant qui avait grandit en moi, était le seul véritable cadeau que j’acceptais de cet homme. Et il me l’avait repris… Alors à mes yeux, Jin Wan était chanceux. Chanceux d’avoir le droit de choisir… Même si je restais convaincue qu’il n’avait probablement jamais été submergé de désir pour dire ça, parce qu’il était évident que peu importe la volonté de fer qu’on a, si le corps veut quelque chose, il y cède. Le silence régna le reste du trajet, et moi, je maugréais dans ma tête.

S’écartant pour me laisser passer une fois à l’hôtel, j’entrais sans un mot, le visage clos, et avançais avec lui jusqu’au comptoir. Le tenancier était gras, et gros, et l’odeur qu’il dégageait – un mélange de savon et d’alcool sale – me fit grimacer. Jin parla d’une réservation, et même si on m’interpella à un instant, je ne répondis pas, du moins jusqu’à ce qu’il vienne attraper mon cou avec son bras dans une étreinte bizarre, et, souriant, dise que je n’étais pas prévu, mais qu’un lit suffirait pour nous deux. Le gérant grimaça, disant qu’on trouvait de tout dans le coin, et un bref instant, je me suis demandée s’il nous prenait pour des sodomites. La demande de ne pas faire de tache sur les murs confirma cette pensée. Chambre 23, nous venons vers toi… Suivant Jin Wan Han en silence, je tentais de réprimer la sensation brûlante qui imprégnée ma nuque et mon épaule après son geste devant le tenancier.

C’était horrible d’être ainsi dépendante de ses hormones. Découvrant la chambre, sobre et épurée, je constatais que mon compagnon de pays se dépêchait de fermer les rideaux, pour finalement remonter ses manches et fixer le lit. Cette chose n’était même pas digne de mon talant sous la tente militaire. Je me suis sentie brûler de l’intérieur à sa réplique. Si j’étais gênée de dormir dans les bras d’un homme comme lui… Je pouvais prendre le lit et il se contenterai du sol… Si nous parvenions à nous endormir. Mon cœur s’est emballé en croisant son regard et son sourire en coin. Bien. Je ne sais vraiment pas s’il sait ce qu’il fait, mais moi je sais très bien que je ressens ça comme un défi.

« Je passe dans la salle de bain et je vous rejoins. » Dis-je d’une voix sans timbre en passant la petite porte vers la salle d’eau.

J’aurais peut-être dû préciser que j’avais tendance à prendre les choses comme des défis à réaliser. Mais c’était une leçon à enseigner, visiblement. Et ce n’était pas pour me déplaire, non plus. Retirant mes vêtements, je pliais le sarouel et la tunique de soie, les posant sur le meuble de la salle de bain, près des toilettes. J’attrapais une serviette éponge dans ce dernier, et préparais cette dernière avant de me glisser dans la douche rustique. Le carreau était grisâtre, mais c’était déjà bien de pouvoir passer sous de l’eau chaude. Je me frottais énergiquement, éliminant la crasse et la sueur du combat que nous avions mené. Des herbes quittèrent mes cheveux, probablement venues s’y emmêler lorsqu’il m’avait mise à terre. Je quittais la douche au bout d’une dizaine de minute, attrapant la serviette que j’avais préparée pour me sécher. Une fois sèche, je m’y enroulais à peine, saisissant de ma main libre les vêtements que j’avais laissé, pour quitter la pièce. J’ai posé mes affaires sur la chaise en rotin qui traînait, et je me suis tournée vers Jin Wan Han en retirant la serviette.

Ma nudité dévoilée, et les cicatrices bien visibles, j’ai pris la parole tout en me rapprochant de lui. « Votre question, je vais y répondre. » Un soupir, et tout s’échappe d’entre mes lèvres « Vous dites que vous ne m’auriez jamais touché, parce que vous haïssez l’empereur et toute sa famille… Mais votre haine n’est rien à côté de la mienne. Je suis une Khan, pas une Yuan comme eux. J’ai grandi en chérissant les sentiments des autres, en sachant que je pourrais épouser l’homme que j’aimerai, et vivre sur les chemins comme nos ancêtres avant moi. Et puis nous avons gagné la guerre. Cet homme sur le trône, n’est plus et ne sera jamais plus membre de ma famille. » J’ai dégluti. Je lui faisais désormais face, très proche de lui, et nue. Ce n’était pas une bonne idée. Vraiment pas. « On vous a donné le choix d’épouser celle que vous désiriez de toute votre âme. En tant que princesse, j’ai perdu ce droit. On m’a donné au plus offrant, et on a surveillé que mon viol se passait dans les règles de l’art. » Le cœur sortant presque de ma cage thoracique, je levais ma main tremblante de rage et de désir vers lui. « Voici ma réponse. Je me serais laissée allée dans vos bras, sans crainte, parce que vous êtes doux, parce que vous êtes juste, et parce que même si vous m’aviez tué en m’embrassant, cela aurait toujours été plus délicieux que tout ce que mon mariage m’a offert. »

Je me tu. J’étais contre lui désormais, et je pouvais sentir son souffle chaud sur mes lèvres. J’étais trop près. Pourtant, le défi se poursuivait. « Et maintenant, Jin Wan Han, dites-moi, êtes vous sûr de vouloir me garder dans vos bras pour la nuit ? » J’étais en colère, et pourtant, tout mon corps ne demandait qu’une seule chose. Lui.




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MessageSujet: Re: Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] Bons baisers de Xing. [PV Mei Lin-ya] EmptyDim 6 Oct - 21:51
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Ashaira

Jin



“Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.”  


Bien. L’ex princesse de Xing voulait passer d’abord à la salle de bain avant de venir le rejoindre. Fort bien. Il était vrai que vouloir se nettoyer après ce combat dans le parc n’était pas une mauvaise idée. Jin en ferait certainement de même après la demoiselle. Il avait grand besoin de se laver et surtout vérifier si les blessures des derniers attentats ne s’étaient pas réouvertes. Heureusement que rien n’était mortel... Si jamais l’homme s’était lentement vidé de son sang, sans le remarquer, il serait certainement déjà mort avant d’arriver à son hôtel. Le xinois attendit sagement que la dame s’en aille pour retirer son pull, lâchant une grimace de douleur avant de poser le vêtement sur le lit en douceur. Il avait quelques minutes avant de se retrouver de nouveau en bonne compagnie. Autant en profiter pour s’examiner.  

Lentement, il baissa la tête vers son torse ornés de nombreux tatouages. Tous avaient une signification très précise à ses yeux. Au fil des années, l’homme avait réussi à se faire tatouer l’intégralité de son torse et de son dos, ainsi que ses bras et ses mains... Dans le but de ne jamais oublier ce qu’il était, ce qu’il sera, ce qu’il a fait et ce qu’il fera. Il était rare qu’il puisse se montrer ainsi alors qu’il est accompagné... D’ordinaire, il n’avait pas pour habitude de partager sa chambre avec une personne... Et surtout pas une femme venant de son pays natal. Mais ce n’était pas le plus important. Il se fichait bien qu’elle puisse le voir ainsi ou même qu’elle puisse s’amuser à jouer les curieuses. Ce qui pouvait vraiment l’inquiéter, était les intentions de cette femme à son égard. Depuis le parc, l’homme de Xing avait remarqué quelque chose dans son regard. Sa manière de se comporter avait changé rapidement. Elle semblait un peu plus tendue, surtout depuis qu’il lui avait demandé ce qu’elle voulait de lui. Enfin, c’était ce qu’il avait observé.  Pourtant, il ne se doutait pas un seul instant qu’il avait tout faux sur toute la ligne.  

Il passa donc un moment à s’observer avant d’entendre la porte de la salle de bain s’ouvrir. Elle a donc déjà terminé ? Ce fut rapide. Ses iris anthracites se dirigèrent vers elle pour remarquer tout de suite sa tenue des plus... légères. Une simple serviette qui recouvrait son corps. Etant un homme, il ne pouvait s’empêcher de garder ses yeux rivés vers ce corps encore humide. Jin-Wan prit tout son temps pour l’observer de haut en bas avant de se faire surprendre par la jeune femme. La simple serviette ne couvrait plus son corps et elle se montrait entièrement nue devant ses yeux. A quoi pouvait-elle jouer ? Voulait-elle lui montrer quelque chose en particulier ? Comme ses cicatrices... ou lui montrer qu’elle était belle et désirable ? Ce qui était le cas. Il ne pouvait pas nier ce qui se trouvait face à ses yeux. Mais en vérité, elle cherchait simplement à répondre à sa question. Quelle question d’ailleurs ? Il avait une soudaine perte de mémoire... Ce qui n’était pas ordinaire chez l’homme. Il devait être perturbé par la scène qui se jouait devant lui.  

Elle se rapprocha lentement vers lui, parlant du fait que l’homme lui ait avoué ne jamais la toucher sans la désirer ardemment. Par tous les dieux... C’était donc cela qui préoccupait cette femme ? Elle se sentait vexée par ses anciennes paroles dans le parc ou cherchait-elle simplement à lui prouver quelque chose ? Tellement de questions qui se bousculent dans son esprit. Ce qui n’était clairement pas son genre. Il tenta alors de se concentrer sur ses paroles pour en comprendre le sens et apprendre un peu plus de son histoire qu’elle cherchait à partager avec lui. Il l’écouta alors... Même lorsqu’elle se colla pratiquement à lui, sentant sa peau effleurer la sienne, se faisant chatouiller par sa poitrine contre son torse alors qu’elle venait de lui attraper la nuque pour le rapprocher de sa personne. Non, il n’était pas gêné... Non, il ne trouvait pas cela déplaisant. Il cherchait simplement à la cerner, mais aussi, connaître ses intentions.  

Puis arriva le moment où lui adressa des paroles, comme une réponse à un défi qu’il lui aurait lancé.

Proche d’elle. Les yeux dans les yeux. Son souffle se mélangeant au sien alors que ses paroles résonnèrent encore dans son esprit. Ashaira Khan... Femme n’ayant jamais connu le véritable amour. Ne connaissant que la froideur d’un homme qui a abusé d’elle à son propre mariage. Celle qui aurait préféré mourir de la main d’un homme se jouant de ses sentiments le temps d’une nuit, lui faisant oublier son passif douloureux et sans amour....  

Idiote-ya, pensa-t-il.

L’assassin du clan Han posa simplement ses mains sur les hanches de la jeune femme, ne quittant pas son regard. Il plissa les yeux, un semblant vexé par les paroles offertes à son égard avant de lui répondre.  

« On m’a peut-être offert ce droit, mais ce n’est pas pour autant que j’ai pu en jouir comme je le désirais. Je n’ai jamais aimé une femme en étant dans notre pays. Je me suis toujours méfié de ces dames qui veulent se rapprocher d’un homme. Voyant ma mère et ma grand-mère-ya faire de ma sœur une prédatrice... Une tueuse d’homme. Je n’avais guère envie de m’aventurer dans les draps d’une Xinoise... De vous à moi, nous savons que la plupart d’entre elles ne sont que des fourbes, usant des charmes pour obtenir ce dont elles désirent.   »

Il vint à mélanger son souffle avec le sien puis à la pousser lentement de son corps. Il continua ainsi, jusqu’à atteindre la petite commode d’à peine d’un mètre de hauteur puis la souleva d’un coup pour la déposer dessus. Tant pis si cette femme était assise, nue sur son manteau qui se trouvait là. Ses mains caressèrent l’extérieur de ses cuisses et son visage se pencha sur le côté pour atteindre son oreille. Soufflant d’abord par le biais d’un soupir, il ferma les yeux un instant pour lui avouer.  

« J’ai aimé une femme... Il y a longtemps. Une femme de ce pays. Je l’ai aimé et j’ai songé à fonder une famille à ses côtés. Malheureusement, avant que nous puissions prononcer nos vœux... On me l’a arraché. Cette perte a fait revenir celui que je cherchais à oublier... La partie sombre en moi... Mais je ne l’ai jamais oublié pour autant. C’est la seule femme que j’ai désiré du plus profond de mon âme et certainement la seule que j’aimerais de toute mon existence.   »

L’homme posa alors ses lèvres dans le cou de la xinoise, comme une contradiction avec ses paroles précédentes. Il lui offrit un baiser, puis un autre sur sa peau avant de replacer son visage face au sien. Il chercha son regard pendant quelques secondes avant d’afficher de nouveau son sourire amusé.  

« Comment une femme comme vous, peut-elle se laisser aller dans les bras d’un homme qui pourrait jouer avec les sentiments dans le but de vous tuer.... Vous vous dites guerrière, fière de ce que vous étiez jadis, mais ce n’est pas ce que je vois actuellement.   »

Ses doigts de la main droite remontèrent lentement le long de sa cuisse pour venir s’interposer entre eux. Il alla effleurer les cicatrices sur ce corps meurtri tout en secouant la tête négativement, soupirant presque contre ses lèvres. Ils étaient toujours aussi proches.  

« Je ne sais pas ce que vous cherchez à me faire dire ou accomplir.... Mais si vous pensiez que j’allais céder sous les avances d’une femme nue, sous prétexte que je pourrais vous faire vivre quelque chose qui vous fera oublier vos profondes blessures... C’est impossible. Comment pourrais-je aimer, même le temps d’une nuit, une femme aussi faible que vous... Ashaira Khan. Non... Devrais-je dire Mei Lin Yuan.   »

Une provocation ? Certainement. Il cherchait à la pousser un peu afin d’apprendre enfin la vérité. Pourquoi ce jeu ? Ces regards qu’elle pouvait lui lancer dans cette tenue d’Eve...C’était peut-être une sorte de test. Il ne pouvait pas croire que cette femme... s’amuserait à essayer de le séduire sans aucune raison. Il avait en face de lui, une guerrière... elle pouvait très bien être fourbe.


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Mei Lin Yuan
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Jin-Wan & Mei Lin



J’ai le cœur en feu. J’étais vraiment beaucoup trop proche. Je pouvais sentir son torse brulant contre ma poitrine, ses battements de son cœur frappaient les miens. Là comme ça, je voulais qu’il me serre, qu’il m’embrasse, me frôle et s’immisce en moi. Ou bien qu’il me tue tout de suite pour m’avoir fait ressentir ça sans le connaitre. Et ses mains se posèrent sur mes hanches. Je me suis tendue sous ce contact, et j’ai déglutis de nouveau, l’écoutant et ne quittant plus ses yeux. Il semblait presque vexé de ma question. Il annonça n’avoir jamais aimé une femme de notre pays, s’étant toujours méfié d’elles à cause de leurs arrières pensées. Il dit avoir vu les femmes de sa famille éduquer sa sœur pour en faire une prédatrice, et que les xinoises étaient pour la plupart fourbes et prêtes à user de leurs charmes pour obtenir le moindre de leurs désirs. Pour moi, c’était faux. Ce n’étaient pas les xinoises qui étaient comme ça, c’était les femmes de la noblesse. Aucune Khan, aucune roturière, n’agissait comme ça naturellement. Mêmes les filles de joies ne travaillaient dans ce domaine que pour s’assurer une vie meilleure. Certaines finissaient parfois par tomber amoureuse d’un de leur client, et devenait leur épouse. D’autres finissaient par avoir assez d’argent pour racheter leur liberté, et s’enfuyait le plus loin possible dans l’espoir de vivre enfin leur vie.

Il restait moins d’un centimètre entre nos lèvres, et j’avais envie de les faire disparaitre. De l’embrasser, de perdre mon souffle sous ses mains… Il s’est mit à me pousser avec son corps, et j’ai reculé sans pour autant m’écarter de lui. Je n’arrivais pas à me détacher de son regard, et je me suis raidit lorsque mes cuisses ont touché le bois de la commode derrière moi. Jin m’a soulevée et posée sur cette dernière, se rapprochant de nouveau et glissant ses lèvres contre mon oreille. Mon souffle s’est fait plus rapide alors qu’il caressait l’extérieur de mes cuisses. Je n’étais pas certaine de comprendre. Et puis, un aveu. Celui d’avoir aimé une femme d’ici, d’avoir songé à vivre heureux à ses cotés avant que ce bonheur ne soit arraché. Que cette perte eût fait ressurgir la partie sombre en lui, mais surtout, que cette femme serait certainement la seule qu’il pourrait ainsi désirer de toute son existence.

Pourtant, les mots étaient le contraire de ses actes. Ses lèvres se sont posées sur ma nuques, déposant un baiser brulant qui me fit trembler et rougir. Puis un autre, qui me laissa la bouche sèche, et l’envie terrible de briser la distance nous séparant. Et même si ce ne fusse que deux baisers, ils eurent un effet monstrueux sur mon corps. Je me sentais fondre, bouillante. Je voulais plus. Et j’ai jalousé une morte malgré moi. Durant l’espace d’une seconde, je voulais avoir connu sa place. Cette joie d’être moi-même, et aimée pour ce que je suis. D’être courtisée et séduite par l’homme qui me faisait face. Et puis, la douche froide. Les paroles avaient repris, cynique, amère, mauvaise. Comment pouvais-je me laisser aller dans les bras d’un homme qui aurait put jouer de mes sentiments et me tuer. Comment en tant que guerrière et fière, je pouvais faire ça. Et alors que sa main droite remontait sur mon corps, effleurant les cicatrices qui me marquaient, mes jambes, mon ventre, mes seins… Il secouait la tête de gauche à droite, et son sourire n’était plus aussi doux. Jin me disait qu’il ignorait ce que je comptais lui faire dire, mais que je ne devais pas compter sur une réussite simplement parce que j’étais nue et que je voulais revivre quelque chose qui me ferait oublier mon passé. Et puis, le coup de grâce. Comment pourrait-il aimer, même le temps d’une nuit, une femme aussi faible que moi.

Le nom impie eu à peine le temps de franchir ses lèvres que mon poing venait s’écraser avec force sur sa tempe. Me redressant vivement, je lui assenais un coup de genoux dans les côtes, avant de le saisir à la gorge et le coucher au sol, jambes repliées sous son poids, tandis que je l’écrasais du mien. Je l’ai frappé à la tête encore deux fois, ou peut-être était-ce cinq, usant de la pression de mes jambes pour le bloquer et écraser ses côtes. Je voulais qu’il ait mal autant que j’avais mal. Ce nom était une honte, la preuve que nos existences étaient désormais effacées par la cupidité et l’égocentrisme d’un chef qui n’aurait jamais dû le devenir. Et puis, lentement, je me suis arrêtée de le frapper. Ma main sur sa gorge se desserra, mais resta proche de son visage. L’autre, se retrouva libre contre sa joue bleue et sanglante. J’étais allée trop loin. Comme à chaque fois que ce nom était prononcé depuis la mort de mon trésor. Je ne pouvais pas être la princesse héritière de ce royaume capable de briser les liens et les gens sans remords. Je n’étais qu’une Khan, une femme issue d’une tribu nomade, recueillant quiconque désire une nouvelle famille, et vivant uni.

Je n’étais pas sûre qu’il soit encore conscient, je l’avais passé à tabac sans ménagement, j’avais exorcisé toute la douleur que je ressentais d’être liée à celui qui siégeait sur le trône. Ma nudité aurait pu m’arrêter, mais les critères de pudeur pour moi étaient différents. Alors, je me suis penchée sur son visage, et j’ai frôlé son front du mien. J’ai soupiré contre ses lèvres, sans pour autant les saisir, et je déglutis… Je voulais lui dire, lui montrer… Que je n’étais plus liée aux histoires de l’empire. « Ne m’appelez plus jamais… Comme ceci. Ce nom est impie, donné par un changement de régime forcé, pour une royauté qui ne vaut même pas un ballon de paille. J’aurais préféré mourir au combat lors de la première guerre, plutôt que de vivre sous ce nom, toutes ces horreurs. L’homme sur le trône a prit chaque personne que j’aimais, y compris mon propre fils… Je ne suis et ne serais absolument jamais une Yuan. Je suis née Khan, et j’ai grandis dans des roulottes et dans des yourtes, on m’a appris à chasser, à combattre les soldats de l’empire, et à aimer mon prochain. » Je me suis tu un instant, le pouls sous mes doigts me disait qu’il était clairement conscient.

« Mais par-dessus tout, Jin Wan Han, en tant que Khan, j’ai appris que comme tout être humain, rien n’est immuable et rien n’est totalement sous contrôle. Jamais un homme n’a choisi l’objet de ses désirs ou de ses amours. Il ne choisit que de s’en approcher, ou de le fuir. » J’ai inspiré longuement, avant de capter son regard. « Je ne me suis pas dénudée pour obtenir quelque chose de votre part. J’ai seulement répondu à votre question. Et je ne suis pas faible. Je n’aurais pas cédé dans vos bras pour oublier ma vie misérable, mais parce que j’en aurais eu envie. Et même si cela s’était achevé avec ma mort, alors il en aurait été ainsi. On n’oublie pas le passé, on vit avec, quoi qu’on en dise. Mais il n’appartient qu’à nous de rester dans ce dernier, ou faire le choix d’avancer. » Je me suis surprise à vouloir rire, tandis que je relevais légèrement mon buste du sien, et le toisait, assise sur ses hanches, et nue. « J’ai toujours écouté mon corps, vous savez ? Comme s’il m’indiquait la route à suivre… Une sorte d’instinct que certains possèdent encore. Et le mien… me dit que j’aime votre odeur, et votre toucher… Que vos baisers m’ont brulées, et que je veux plus. Voilà la seule chose pourtant évidente que vous avez manqué, en vous persuadant que j’étais une princesse, alors que je n’étais qu'une simple femme. »




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