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Forum ouvert le 25/02/2014
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"EXTERMINATE"

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Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu]

MessageSujet: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyVen 13 Juin - 13:56




 
"Il commence à pleuvoir."


 

Dimanche. Un jours parmi sept autres, mais pourtant un jour différent. Qu'est ce que l'homme pouvait bien envier à ce jour, ou bien lui reprocher pour faire de lui quelque chose de spécial ? Pour moi ce jour n'avait rien de singulier, si ce n'est que dans notre manière de compter, il terminait la semaine. La plupart des gens prenaient leur repos ce jour ci, Était-ce afin d'être plus en forme pour la semaine à venir ? Nous étions Dimanche aujourd'hui, la nuit commençait à pointer le bout de son nez et je travaillais. La tête coincée entre deux piles de dossiers j'avais renvoyé tout mes subalternes chez eux ce soir. Élan de gentillesse ? Peut être, mais non. En fait il ne nous restait « presque » rien à faire, et quand à moi, je devais me rendre quelque part ce soir. Je préférai y aller seul, sans que l'on me pose de question et après le travail. C'était surtout pour être seul et tranquille, que je les avais renvoyé. Seulement ma main commençait à être engourdie à force de signer de ci de là, et tourner des pages … et je n'arrivais plus vraiment à me concentrer. Il était peut être finalement l'heure pour moi aussi de plier bagage et de rentrer à la maison.

D'un long soupir, je remettais à leur place tout les documents que je n'avais pas eu le temps de terminer ce soir, on s'y remettrais demain, et ça leur fera plus de travail. Ma veste sur l'épaule gauche et replongeant ma main droite dans ma proche après avoir verrouillé mon bureau, je m'aventurai dans les couloirs presque désert du QG de central. Il devait être vingt et une heure, un peu plus. Mon trajet jusqu'à la sortie du bâtiment se passa dans le silence, personne n'était venu m’interpeller pour x raisons et d'un simple « bonsoir Colonel » on me laissa sortir dans les rues de Central City. Je sortais ma montre en argent et l'ouvrai face à moi. Malgré la noirceur des environs, j’apercevais le QG en reflet dans ma montre. Cet endroit que j'allais devoir occuper pendant encore bien des années. Cette endroit auquel j'avais accès grâce a un sacrifice … Ce travail et ce but que j'aurais voulu accomplir en sa compagnie. Il était Vingt et une heure dix lorsque je refermais ma montre. Je la refermais par précaution, je n'avais pas spécialement envie qu'il pleuve ce soir.

En y repensant, j'aurais peut être dû exiger de Riza qu'elle m'accompagne ce soir. Sa compagnie ne m'aurait fait que du bien. Mais il y avait des fois où je devais être un Colonel avant tout, et elle n'avait pas besoin de savoir tout mes écarts sentimentaux. Je portai mon Anorak sur le dos, je savais qu'il allait pleuvoir ce soir et je préférai prévenir que guérir. Même si cette pluie ne tomberai pas du ciel. Merde ! Il y avait un détail qui ne me frappait que maintenant, mais à cette heure ci, les fleuristes étaient fermés ? Ahahahah. De toute façon, connaissant celui à qui je rendais visite, il se moquerait de moi si je venais le voir avec des fleurs. Mais dans une quête impossible, je traversais la ville à la recherche d'un magasin ouvert. Ce fut un véritable échec et je devais me résoudre à abandonner les fleurs. Tant pis, j'irais le voir seul et sans fleur. Par instinct, je me dirigeais vers le centre de la ville, vers les appartement où je pourrais également y retrouver sa femme et sa fille, mais j'oubliais, Maes ne résidait plus ici.

Ce fut donc la route du cimetière que j'empruntais. Les mains dans les poches et le regard vide, fixant le sol. Quel imbécile. Pourquoi avait-il fallut qu'il meure maintenant que j'avais le plus besoin de lui ? Ah si j'en avais la possibilité, je lui ferai bien goûter de mes flammes, ce serait mérité. Mais voilà que tout ceci m'étais devenu impossible. La route me paraissait interminable, et je faillit me résoudre à abandonner pour rentrer chez moi. Cependant, je continuais, pas après pas. Je devais lui parler, parler de sa fille, qu'il m'en donne de ses nouvelles, parler de son travail, que l'on discute de ma mutation à Central, qu'il me révèle ce qui l'avait fait mourir. Si seulement il pouvait me dire qui, qui était ce chien qui avait abattu un des meilleurs officiers, et surtout l'un des hommes les plus attentionné de cette ville, voir du pays.

Quelques minutes et une centaines de pas plus tard, je me retrouvais là où je m'étais tenu il y a quelque mois aux côtés de ma Lieutenant. Ce jour là je n'avais pas eu le courage de rester et j'avais fui devant la pluie. C'était peut être ce qui me poussait à revenir le voir, si peu de temps après, alors que d'apparence seules sa femme et sa fille semblaient encore se soucier de son cas.

- Yo Hughes. Ou devrais-je dire Général, maintenant. Je sais, on dirait que je te rend visite les mains vides, mais le fleuriste était fermé après le travail, et puis j'avais peur que tu te moque de moi, si je venais avec des fleurs.

Pendant quelques secondes, je restait de marbre, un petit sourire en coin, face à l'image que je me dressais de mon ami. Toujours son petit air débile, mais sérieux à la fois. Je le voyais là, face à moi. Et puis soudain je me souvins d'une chose importante. Je me mis donc à fouiller dans mes poches.

-Au fait, je me suis dit que personne n'y avait encore pensé, mais peut être que tu voulais voir à quoi ressemblait ta fille désormais. C'est une photo que l'on m'a donné il y a peu, je te l'offre que tu puisse voir comment ton petit bout de chou à bien grandi.

Mais j'avais beau me voiler la face, je savais pertinemment la réalité. Mon cher ami Maes n'était plus des nôtres et mes paroles s'envolaient au vent, libre à lui de les lui mener. Subitement, l'image disparu et c'est à genoux que je me retrouvai. Au final ce n'était pas plus mal que Riza ne soit pas là, il m'aurait été insupportable qu'elle me voit dans cet état. Et puis, la pluie commençait à tomber.
Frappant le sol du poing je reprenais en criant.

- Imbécile ! Comment veux tu que je parvienne à réaliser notre but si tu n'es plus là pour m'assister ! Comment suis-je sensé faire?

Au loin, une musique semblait claironner en se rapprochant. Mais la vérité était que je n'en avait cure. La vérité était face à moi, dans une tombe. J'avais perdu mon ami le plus proche ...

 
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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyVen 13 Juin - 18:42





La journée avait été éreintante, et quand bien même je pensais que tout serait terminé, je me trompais lourdement, tant de choses à assimiler en si peu de temps. Un Immense emploi du temps basé sur les concerts, les nombreux vols à organiser, les anciennes chimères du QG à retrouver et exterminer selon leur nouvelle allégeance. Tant de chose que j'avais du mal à suivre. Je ne suis qu'une chouette, pas un humain pleins d'idées extravagantes pour sa vie de tous les jours. Cela fait certes plus de six ans que je suis liée à ce corps, que mon esprit commence à penser de manière plus réfléchie et moins instinctive, mais cela fait beaucoup trop pour moi. Même si les deux humaines du corps ont besoin de repos, et je les comprends parfaitement aujourd'hui, je ne peux pas gérer tout cela, ce programme m'est totalement étranger. Je suis encore dans le bureau de 'notre' manager, et j'attends qu'il accepte mon départ pour m'en aller, mais celui-ci garde les yeux toujours fixés sur l'emploi du temps du mois. Il finit par me faire un geste sec et pourtant très bref, pour me dire de sortir. Je le remercie, comme m'a dit de le faire Chiara, et m'éloigne le plus vite possible de ce bâtiment de central. Le temps est frais, sans être froid, un temps parfait pour la chasse, mais la journée a été trop longue, et le désir de tuer ne se fait pas sentir pour le moment, je me sens trop épuisée pour cela.

Et dire que tout recommence dés la nuit tombée, et que le rôle de chimère gardienne de la ville m'incombe énormément, je n'en peux plus. J'aimerais retourner au stade d'animal...Laisses-moi la place si tu le veux, tu es toute fatiguée et moi j'ai bien dormis... Entendis-je dans ma tête. C'est la petite Angelica, décidément, cette petite humaine est bien plus forte que nous. Elle encaisse tout, de la torture à la peine en passant par la surprise. Cette enfant humaine est extrêmement bizarre. Mais j'accepte volontiers sa proposition, et me laisse choir contre un banc de la rue. Les ailes se déploient dans un craquement sonore audible de tous, et recouvre le corps. **Lorsque je m'éveille enfin, je me rends comptes que Chiara a encore obligée Anjuu à porter des vêtements bizarres et trop grands. Je crois que c'est une robe verte assez longue avec les épaules légèrement dénudée au naturel, mais sur moi, j'ai plus l'impression que ça délivre mon bras complétement. J'attrape le ruban blanc qu'elle met en bracelet et attache mes cheveux en une queue de cheval haute, avant de récupérer le violon et de rentrer les ailes pour m'en aller. J'ai envie de jouer un peu de musique pour ma famille.

D'un pas assez guilleret, je m'élance à travers les rues de central, offrant un sourire à chaque passant que je vois. Je crois que cela doit leur faire du bien, il parait qu'un sourire rends heureux celui qui le reçoit. Les rues semblent devenir déserte à mesure que je m'approche de la demeure de ma famille, peut-être que c'est aussi parce que la nuit tombe? Une vieille dame secoue la tête, déplorée, en me voyant, est-ce parce que je suis toute seule ou parce que j'ai l'air d'aller très bien malgré ma direction? Je ne me laisse cependant pas déprimée et, l'étui du violon à la main, je parcours distraitement la ville, le chemin du cimetière bien en vue. Le soleil décline de plus en plus de sa course, et je trouve ça très joli et un peu triste en même temps. C'est vrai que la Lune est magnifique, et que c'est grâce à elle que je me suis cachée pendant longtemps, mais en ce moment, j'aimerais que le soleil illumine le monde et réchauffe les cœurs, un peu comme le fait la musique, mais en mieux en fait. Si seulement le mal et la tristesse n'existait plus, déjà, la gentille famille d'accueil ne serait pas morte elle aussi, et ma première famille n'aurait pas eut à me vendre pour vivre mieux.

Je passais les grilles du lieu saint des morts, et me plaçais devant la tombe de mes premiers parents. Franck et Lorraine Peverell reposent-ici, ils ont été tués la nuit même où ils m'ont vendus, les pauvres. Même si je ne trouve pas cela très gentil de m'avoir vendu pour vivre mieux, ce n'est pas de leur faute, et les méchants alchimistes qui leur ont fait croire qu'ils pouvaient les aider n'ont pas tenu leur promesse. Je n'aime pas les promesses non tenues, c'est comme un mensonge, et c'est pas bien de mentir. J'offre un sourire radieux aux tombes de mes parents, et leur explique ce qu'il s'est passé depuis la dernière fois. Je leur raconte l'histoire avec cette méchante Ruby qui m'a fait croire qu'elle était gentille alors qu'elle a essayée de tous nous tuer par jalousie. Puis, après avoir parlé pendant un bon moment, expliquer que mon plat préféré c'est plus les beignets au chocolat mais le fraisier, parce que le gentil Alois m'en a fait manger, je part à la recherche de fleurs, que je dépose sur leurs tombes. Je finis par ouvrir l'étui du violon, et par sortir le bel instrument de bois. Le luthier qui a fait celui-ci doit se dire que l'homme qui le lui a acheté était un fou, vu que le maitre a payé le prix fort pour lui.

Je pose le violon contre ma petite épaule et appuie ma joue contre, avant de me pencher pour récupérer l'archet et de le poser très doucement contre les cordes de l'instrument. Je pars sur un long accord en Fa Mineur, puis un glissando montant, avant de redescendre, j'aime tellement la musique que pour moi, c'est devenu naturel d'improviser toutes sortes de mélodies. Pour ici, j'ai envie que ce soit joyeux, sans trop l'être, signifier un nouveau départ, parce que Lyl se réveillera, et que tout finira par s'arranger! Chiara dit que je suis bien trop optimiste, mais je n'y peux rien, je ne supporte pas la peine ou la colère, c'est pas bon, tout le monde devrait être heureux et pouvoir jouir des bienfaits de la vie, même ces homonculus. J'entame une série d'accord en arpège, et je fais monter et descendre mes doigts sur les cordes, les pinçant à chaque passage pour changer de notes, tout en continuant de faire glisser l'archet le long de celles-ci. L'air se fait de plus en plus frais, et le soleil n'est quasiment plus visible, mais j'y vois parfaitement clair, et même s'il fait nuit, même si j'ai l'air d'une simple petite fille vêtue avec des choses trop grandes, je ne crains rien.

-Au fait, je me suis dit que personne n'y avait encore pensé, mais peut être que tu voulais voir à quoi ressemblait ta fille désormais. C'est une photo que l'on m'a donné il y a peu, je te l'offre que tu puisse voir comment ton petit bout de chou à bien grandi.

Je sursaute, puis me tourne, quelqu'un n'est pas très loin, et je peux l'entendre parler. Je continue de jouer, mais plus doucement, et m'approche pour voir qui c'est. Je ne l'ai pas sentie venir, mais je ne sens aucune menace venant de lui, et dans sa voix, j'ai l'impression d'entendre une certaine détresse. Je reste cachée derrière une crypte, et me penche pour mieux apercevoir la personne. Rien qu'à la vue de ses vêtements, je peux dire qu'il s'agit d'un soldat, mais je ne sais pas encore qui il est. En tout cas, ce n'est pas Miles. Je jette un coup d’œil à la tombe à laquelle il s'adresse. C'est celle du gentil militaire Maès Hugues, apparemment, il n'y a pas que son épouse et sa fille qui viennent le voir. C'est la première fois qu'un soldat vient se recueillir sur sa tombe, mais cela veut dire qu'il avait aussi des amis. Pour le peu que j'en sais, ce devait être un bon père, surement mieux que Franck, le mien, puisque sa famille vient presque tous les jours pour le voir. Le soldat est brun, avec des yeux noirs, mais je ne vois pas très bien son visage, je suis trop loin. Il sent bon en tout cas, malgré l'arrière petite odeur de brulé, mais c'est agréable, un peu comme un feu de cheminée, sauf qu'on dirait qu'il a besoin de chaleur. Il tombe alors à genoux, et frappe le sol de ses mains, il m'a l'air de quelqu'un qui a besoin de soutient...

- Imbécile ! Comment veux tu que je parvienne à réaliser notre but si tu n'es plus là pour m'assister ! Comment suis-je sensé faire?

Je sursautais à l'entente de ses paroles, et finit par m'approcher un peu plus, jouant pianissimo, tout en restant dans son dos. Le pauvre m'a l'air si mal, Mr Hugues, vous êtes partis bien trop tôt, laissant votre famille et vos amis sans vous... Je finis par déposer mon violon prés d'une tombe, et je reviens vers le soldat, hésitant sur la démarche à suivre. Puis, je finis par suivre mon instinct, et pose ma petite main sur son épaule, j'ai l'air d'une égarée qui cherche de l'aide, mais tant pis. J'attends qu'il se retourne pour lui offrir un doux sourire, avant de me mettre face à lui pour le prendre dans mes bras comme je le fais quand les grands ne vont pas bien. ça doit lui faire bizarre je suppose, mais c'est comme ça que j'agis, et j'ai pas envie qu'il continue à se sentir mal, même si la peine est récente, il doit aller de l'avant, ne serait-ce pour que Mr Hugues ne se sentent pas coupable d'être partit sans lui avoir dit au revoir. "Je ne pense pas que monsieur Hugues ait voulu partir aussi vite, mais il devait avoir confiance en vous pour réussir, avec ou sans lui. Et je pense que vous voir triste le rendra triste à son tour, regardez sa petite fille, elle sourit quand elle va le voir, même si elle ne peux plus grimper sur ses épaules... " Dis-je de ma voix d'enfant.

C'est étrange, parce qu'en disant cela, je pense immédiatement à Lyl, le maitre, qui est inconscient depuis tellement de jours que j'ai l'impression que je ne pourrais plus jamais voir ses yeux bleus rieurs. Je comprends parfaitement sa peine, la perte d'un être cher nous rends toujours triste, mais la personne n'y est pour rien, et cela doit la rendre triste de nous avoir rendu triste en partant. Mais peut-être que c'est parce que je ne suis qu'une petite fille que je vois les choses ainsi? Je ne sais pas, je ne comprends pas trop le monde des grands, mais toute cette peine, toute cette douleur, cela me rends triste.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyVen 13 Juin - 23:00




 
"Le temps change."


 

Je crois que quelques secondes avaient dû m'échapper. Je crois que j'avais été déconnecté de ce monde pendant un instant car je ne comprenais pas ce qu'il venait d'arriver là, maintenant. Pendant un court instant, j'eus cru qu'Elicia était venue en même temps et que de part la tenue, elle m'avait prise pour son père, ou qu'elle compatissait à ma peine, ou quelques raisons inexplicables d'enfant qui l'aurait poussé à se jeter à mon cou. Le fait est que ce n'était pas Elicia, qui était  dans mes bras pour une raison inexplicable. Une voix dans ma tête m'hurlait que j'étais un idiot d'être sorti sans avoir mis mes gants, que j'aurais pu immoler l'impudente qui c'était permis cela. Cependant ma raison prenait le dessus de ma colère et je savais que le geste était à pur but de réconfort même si cela provenait d'une enfant que je ne connaissais pas. En réalité je ne savais même pas d'où elle sortait. Je me tenais devant la tombe de Maes, assis sur mes talons, les yeux grands ouverts et cherchant une explication rationnelle. Je la laissai quelques secondes de plus pendue ainsi et tentai une percée dans ma mémoire pendant ce temps.

Le craquèlement des feuilles mortes sous mes pas lorsque je rentrais dans le cimetière. Je n'avais pas remarqué cela lors de mon entrée ici. Étais-je trop omnibulé par le motif de ma visite ? C'était probable. En fait je n'avais entendu presque aucun son provenant d'ici si ce n'est le bruit de ma main frappant le sol. Sous les feuilles, on pouvait presque percevoir le bruit des vers en train de se nourrir de ce fameux composte, les tombes étant inaccessible pour eux, pour le moment. Mais un autre son provenait de plus loin, quelque chose que je n'arrivai pas à cerner. Mais continuons mon analyse. La lune n'était pas encore à son faux zénith, et les faibles rayonnements ne perçaient pas totalement le feuillage des arbres. Mais j'y voyais.  Je m'avançais une main dans la poche, l'autre tenant mon anorak, d'un droiture militaire pour finalement m'arrêter devant une tombe, et la saluer. Je commençais à lui parler, mais je ne semblais pas percevoir la mélodie, faiblement perceptible au loin. Un son trop bien exécuté pour être naturel. Bien évidement, lorsque je parlais de naturel, je parlais de « sans intervention humaine ». Peut être que pour celle ou celui qui en jouait, c'était naturel. Le son semblait se rapprocher à partir de mes premières paroles. Oui c'était le cas. Alors je savais d'où venais cette petite fille qui pendait à mon cou désormais.
D'un sourire cachant vainement mon orgueil qui venait d'en prendre un coup. Je me dégageai doucement et posait une main sur son épaule gauche. J'essayai de mettre de côté mon moi Colonel et de laisser en avant mon moi en peine, mon moi humain. Ce n'était pas évidement, mais si je ne faisais pas cela, je risquais d'être incapable de mesurer la valeur de l'action accomplie par cette jeune enfant. D'ailleurs ses vêtements étaient bien trop grand pour elle cela restait intrigant, me forçant à rester méfiant vis à vis d'elle. Elle pouvait toujours être une enfant en manque d'argent envoyé contre une petite somme, ou encore  un envoyé étrange de la part des homonculus Conscient de cela, je restai tout de même le plus naturel possible, afin de ne pas l'effrayer s'il s'agissait simplement d'une enfant, ou de ne pas éveiller ses soupçons s'il s'agissait d'un ennemi.

- Merci. Je ne sais pas de quoi j'aurais été capable si tu ne m'avais pas tiré de ma torpeur. Mais tu me sembles bien étrangement vêtue. Comment cela ce fait ? Tiens, mets cela, la nuit tombe et le froid avec.

Je prenais mon anorak et lui passais sur le dos. La pluie avait cessé, je le savais car mes joues étaient de nouveau sèches, et elle semblait en avoir plus besoin que moi. Je ne savais pas pourquoi, si c'était son regard, mais elle m'inspirait confiance. Ainsi je me relevai et lui présentai ma main droite.

- Colonel Roy Mustang. Enchanté. Est-ce indiscret de te demander qui tu es?

Peut être avais-je un véritable mal être en arrivant ici. Peut être que je m'étais presque laisser choir ici il y a quelques instant. Mais cette enfant avait un certain don que je ne savais définir. Un quelque chose, sa manière de faire, qui m'avait fait me sentir mieux. Et je lui serait peut être infiniment redevable pour ça. Elle venait de m'éviter de faire une bêtise irréversible. Du moins pour ce soir.

 
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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptySam 14 Juin - 0:21



Il était grand, massif, et son odeur de cheminée ronronnante était agréable, un peu comme un foyer qu'on retrouve avec une lourde journée. Chiara aurait dit que c'est un horrible don Juan sans cœur prêt à briser celui de toutes les femmes qu'il croise, mais moi, je le vois en vrai. Et en lui même, il avait l'air plus perdu encore qu'un enfant cherchant ses parents. Il ne sembla pas comprendre mon geste immédiatement, ou du moins, je vis à son regard qu'il avait des difficultés à assimiler les informations. Peut-être avait-il cru à quelqu'un d'autre? Ou peut ne s'attendait-il pas du tout à voir une fillette se jeter dans ses bras pour le réconforter? Je ne sais pas, mais il m'a l'air un peu mieux maintenant. Il finit par se dégager de mon étreinte doucement, et posa sa grande main sur mon épaule, c'est incroyable comme j'ai des fois l'impression d'être grande, et d'autres, toute petite. Il m'offrit un sourire un peu cassé, comme lorsqu'on demande à Alois de nous parler de son véritable passé, et non pas juste de la version changeante qu'il raconte pour nous amuser. Je sens qu'il m'observe beaucoup, surement les vêtements trop grands qui font ça, j'ai l'air d'être sortit d'un conte pour enfant, ou bien doute-t-il de mon existence? La première fois que je me suis présentée à Edward, il était ainsi, pensant que je n'étais qu'une illusion du passé qu'il espérait voir grandir. Peut-être que lui aussi, il me voit comme ça?

- Merci. Je ne sais pas de quoi j'aurais été capable si tu ne m'avais pas tiré de ma torpeur. Mais tu me sembles bien étrangement vêtue. Comment cela ce fait ? Tiens, mets cela, la nuit tombe et le froid avec.

Je n'eus pas le temps de protester sur le fait que je ne sentais pas le froid ici, parce que le grand manteau bleu de l'armée me tombait sur les épaules. Une impression de vague souvenir me revint. Celle d'un étrange combat contre des flocons de neige, une sensation de froid douloureuse, et la caresse du même vêtement, avec cependant, une odeur plus forte et plus violente. Miles Grant avait, il y a plusieurs mois déjà, agit de la même manière avec moi, me couvrant pour éviter que je n'attrape froid. Et dans cette situation, c'était moi qui avait été en détresse, perdue dans la neige, incapable de me libérer du poids que je tenais sur les épaules. Cette crainte ardente d'être démasquée par l'armée. Aujourd'hui, même s'il reproduisait le même schéma, c'était le soldat qui était en difficulté émotionnelle. Pour autant, je le remerciais du regard, parce qu'il avait l'air si gentil comme ça, si fragile. Et pourtant, c'est moi la petite fille de nous deux, mais il m'a l'air de tellement souffrir en fait... Est-ce qu'il le sait que c'est pas bon de tout garder? Faudrait peut-être que je lui demande! Je constatais qu'il avait les cheveux mouillés, et du bout des doigts, je tâtais ma frange, constatant qu'elle était dans le même état. Mince, le violon a surement prit l'eau aussi! Je vis d'un coup que le soldat était beaucoup plus grand que moi, et qu'une main se tendait vers moi avec lenteur.

- Colonel Roy Mustang. Enchanté. Est-ce indiscret de te demander qui tu es?

C'était bien la seconde fois qu'une personne se présentait avec autant de convenance devant moi. Hormis Lyl, qui l'avait fait, et ce, uniquement pour m'apprendre les bonnes manières, jamais personne ne m'avait parlé ainsi, avec autant de franchise et de classe en même temps. Avec un sourire plus grand encore que le soleil, je posais ma petite main dans la sienne et la serrait doucement. Mes yeux verts rencontrant les siens. Il à l'air d'aller un peu mieux, à croire que j'ai vraiment un don pour aider les autres et rester en vie face aux homonculus. Je me reculais alors, la joie intensifiant mes gestes, et tournoyer sur moi avant de faire une révérence, tenant les pans de ma super grande robe verte. Je crois que le voir sourire me fait aussi du bien, je n'aime pas les gens triste, et savoir qu'il est triste à cause de la perte de quelqu'un, alors qu'il devrait plutôt se battre pour conserver son souvenir et tout faire pour que le reste du monde aille bien, me rends peinée. J'ai vraiment l'impression de ressentir le malheur des gens... Peut-être que c'est pour ça que je veux toujours redonner le sourire à ceux que je croise? Parce que je ressens les mêmes choses qu'eux, et que ça me rends triste de savoir qu'ils ne sont pas heureux? Je m'empressais de lui répondre.

" Moi c'est Angelica Peverell, mais tout le monde m'appelle Angel, et Chiara à tendance à toujours nous choisir des vêtements trop grands en fait... vous savez ce qu'il se passe quand la pluie s'arrête? " demandais-je, sans pour autant attendre sa réponse. "Et bien tous ceux qui ne sont plus là reviennent pour veiller sur nous sans être vu!"

Je lui offris un sourire radieux, et pourtant, dans mon cœur, je me demandais : Est-ce que Lyl était déjà là, en train de veiller sur moi, ou était-il plus proche de la vie que de la mort? Je pris la main de mon nouvel ami et l'entrainais vers l'endroit où j'avais posé mon violon, le récupérer, et l'entrainer devant la tombe de mes parents en les montrant du doigts, un grand sourire sur les lèvres. N'importe qui penserait que je devrais être triste, voir en colère contre eux lorsqu'on connait la situation et les conditions de leur mort, mais moi non. Je ne me sens pas triste, le monde peut-être joli si on l'aide à le devenir. Il peut être magnifique si on ne s'arrête pas à qu est méchant et qui est gentil, mais qu'on aide tout le monde à aller mieux. J'en suis certaine, même les plus grands méchants sont surement des gens qui ont besoin d'amour et de tendresse. Parce qu'a force d'être traité comme un monstre, on le devient, alors que si on nous aime, on apprends à aller bien et aimer en retour. Je racontais alors à Roy Mustang ce que je pensais de mes parents, maintenant là haut, ce qu'il fallait faire même quand nos proches nous quittaient, parce qu'il était un adulte, mais qu'il semblait avoir besoin des conseils d'un enfant pour continuer d'avancer.  

Vous savez, ceux qu'on aime, et ben, ils nous aiment aussi, et même s'ils ne sont plus là pour nous le dire, ils sont encore là" dis-je en touchant du bout des doigts - il est plus grand que moi j'y peux rien - le cœur du militaire à travers sa chemise. "Et il faut continuer à les aimer, parce qu'on les fait vivre encore dans nos souvenirs, et ça, ça nous permet de savoir ce qu'ils veulent. Alors Mr Hugues n'as peut-être plus de bras ni de jambes pour faire des câlins à sa fille, ou vous aider dans vos travaux, mais il est toujours là, avec vous, pour être sur que vous ne fassiez pas de bêtises. Comme mes parents!"

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptySam 14 Juin - 16:19




 
"Et l'heure avance."


 

Un sourire morose habillait mon visage tandis que je restai debout, une main en avant l'autre dans ma poche. Le froid aurait pu en dissuader plus d'un de sortir si tard le soir, mais nous étions là, un enfant et un soldat, face à face dans un cimetière. La scène pouvait sembler presque comique, même si en réalité elle était plus tragique qu'autre chose ; il n'était pas commun que deux êtres qui pouvaient sembler si différents dans leurs modes de vie se rencontrent. Mais ce soir c'était bien différent et le lieu était propice au rencontre originale. Dans un premier temps, je lisais le surprise dans le regard de l'enfant. Peut être n'était elle pas habitué à un « bonsoir » aussi formel, mais je ne pouvais pas vraiment faire autrement. En effet, en tant que soldat -et gentleman de surcroît- j'avais encore quelques gestes instinctifs face aux quels je ne pouvais pas faire grand chose. Mais la surprise sembla quitter le navire assez rapidement puisque je faisais désormais face à un sourire radieux, et ce fut à mon tour d'être surpris. D'une douceur enfantine, sa petite main entra en contact avec la mienne. J'en eus même peur de serrer ma main, je risquai d'abîmer la douceur candide d'une enfant par la violence et l'horreur qui avait fait ce que j'étais aujourd'hui. Cette main qu'elle tenait entre la sienne désormais avait causé la mort de plusieurs milliers de personne, et ce sans vergogne. Alors je préférai ne pas lui transmettre cette horreur qu'était la guerre. Peut être n'avait elle pas été épargnée, mais si c'était le cas, je préférai qu'elle ne découvre jamais cette stupidité humaine qui m'étais aujourd'hui presque quotidienne. C'était pour des personnes comme elle que je souhaitais à tout prix réaliser mon but. Notre pays était cerné par le conflit et ce parce que nous étions dirigé par l'autorité. Si j'arrivais à me hisser jusqu'en haut, je ramènerai la paix et la justice dans notre pays.  Mais sans l’assistance de Maes, cela risquait de s’avérer plus compliqué. Je savais que Riza m'y aiderait au prix de sa vie, je savais que mes subalternes me suivraient aussi loin qu'ils leur seraient permis, mais avais-je réellement le droit de les sacrifier pour cela ? Des pensées négatives commençaient à envahir de nouveau mon esprit lorsque la jeune enfant repris la parole.

La jeune fille prétendait se nommer  Angelica Peverell, un nom qui m'étais pour le moins inconnu. Ou peut être pas tant que cela. En effet, après quelques instants de réflexion ce nom me rappelait une des salles affaire sur laquelle, Hughes justement, avait travaillé et dont il m'avait parlé.  Une famille d'alchimiste retrouvée morte. Les deux parents … et l'enfant. Mes souvenirs n'étaient pas assez précis cependant pour savoir si la famille avait eu un, ou deux enfants. Mais de par sa présence ici, soit certaines personnes s'étaient servi de la même technique que moi concernant un faux cadavres, soit elle était une sœur et de ce fait, sa présence ici était justifiée. Je ne comprenais pas vraiment qui était la personne qu'elle appelait Chiara, certainement la personne qui s'occupait d'elle actuellement si sa famille était morte. Tout de même, cette histoire restait étrange et suspecte. La petite fille ne me semblait pas coupable de quoi que ce soit, mais il était sur qu'il se cachait derrière son petit corps d'enfant, un secret. Un secret qu'il m'était impossible de deviner, ou bien même d'enquêter dessus pour le moment. La question de la jeune fille m’interpellait. Peut être était-ce par l'habitude qu'avait ma Lieutenant de me vanner sur la pluie. Mais Angelica semblait avoir une autre théorie concernant la pluie. Une théorie enfantine et idéaliste, mais une belle théorie. Je me contentai de sourire après son explication, peut être avait-elle entendu ce que j'avais dit au par avant. Peut être savait elle ce qui me tourmentait à ce point.

Je me laissai porter par la jeune enfant qui semblait vouloir me traîner quelque part ailleurs dans le cimetière. Je me retournais en un clin d’œil, histoire de dire bonsoir une dernière fois à mon ami, avant de me concentrer de nouveau sur notre balade au cœur des tombes. Lorsque nous nous arrêtâmes, l'enfant me lâcha et s'empressa de récupérer un violon. Alors voilà d'où provenait la petite musique que j'avais entendue de loin tout à l'heure, ce n'était pas étonnant après tout, qui d'autre y avait il mis à part nous, à cette heure ci, dans un cimetière ? Nous continuâmes notre marche quelques instants afin de nous retrouver devant une autre tombe, qu'elle me montrait du bon de son doigt. En lisant les noms inscrits, je devinai qu'il s'agissait là de ses parents. Étrangement, la jeune fille continuait de sourire, comme si cela ne lui faisait rien de se retrouver devant la tombe de ses parents. Je trouvais cela presque … choquant, mais il devait y avoir une raison à cela. Une raison que nous autres adultes ne pouvions deviner. La réponse à ma question vint quelques instant plus tard. Elle me raconta ce qu'elle ressentait vis à vis de ses parents de sang, mais aussi adoptifs. Une histoire assez compliquée et emmêlée par un esprit jeune que je ne pouvais réellement comprendre ainsi. Mais ce n'était pas bien grave, j'aurais tout le temps, plus tard, de découvrir la vérité vis à vis d'elle. Car oui, en deuil ou pas, en compagnie d'une radieuse enfant ou pas, je restai Roy Mustang. Et le Colonel Mustang aimait bien savoir certaines chose concernant les gens à qui il avait affaire. Cela pouvait attendre, mais je le découvrirait tôt ou tard.

Alors que je ne m'y attendais absolument pas, Angelica tourna des talons et tentait de toucher du bout de ses petits doigts l'emplacement de mon cœur. Elle fit cela après une petite phrase touchante, que moi même je répétai à Elicia, lorsque je rendais visite à la femme de Hughes. Elle avait besoin de soutien, et je lui devait bien ça, après s'être occupé de cet imbécile pendant tout ce temps. Je refusais aussi de laisser tomber son enfant. Elle était la fille de mon ami le plus proche, c'était mon devoir en tant qu'ami que de leur rendre visite, parfois. Ce qu'elle disait, était on ne peux plus vrai. Malgré la peine et la fausse colère que j'éprouvais pour lui, Maes restait et resterait dans mon cœur pour toujours. J'avais beau lui en vouloir d'être parti en avance, je savais pertinemment qu'il aurait voulu me voir accéder au plus haut poste de ses yeux. Il aurait voulu voir le pays changer, et surtout, il aurait aimé voir le mariage de sa fille. Vu le nombre d'appel que j'avais reçu à propos de cela … Un léger rire nerveux m'échappa et je baissai les yeux vers la jeune enfant.

- C'était plutôt à moi de le surveiller. Mais je lui fait confiance pour la suite. On aura pas mal de chose à se raconter lorsque je le rejoindrais.

Je pris ma montre en argent dans ma main, l'ouvrit et regardai l'heure. Il était proche de vingt trois heures. Cela faisait donc déjà deux heures que j'étais ici. Et demain la masse de travail m'attendait. Je passai la main dans mes cheveux en rangeant ma montre et demandai à la petite fille ou je pouvais bien la ramener. De part les dangers qui courraient à Central, je préférai ne pas laisser une enfant rentrer seule chez elle, sauf si celle ci insistait. Je commençais à marcher, mains dans les poches, vers la sortie du cimetière, et jetai un dernier regard vers la tombe de Hughes avant de m'en détourner et de fixer la jeune enfant.

-Il se fait tard, et Central n'est pas une ville sûre pour une enfant. Je peux appeler une voiture de l'armée pour venir te chercher, ou je peux te raccompagner jusque là où tu habites désormais. Cependant, si tu préfères rentrer seule, c'est également ton choix et je ne m'y opposerait pas. Disons seulement que je me sentirai mal de ne pas t'être redevable après ce que tu viens de faire pour moi.

 
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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptySam 14 Juin - 17:20



- C'était plutôt à moi de le surveiller. Mais je lui fait confiance pour la suite. On aura pas mal de chose à se raconter lorsque je le rejoindrais. Entendis-je.

Et je levais la tête de nouveau pour croiser son regard, quelque chose me disait que malgré ses paroles, il n'était pas pressé de le rejoindre. Il essayé de plaisanter, surement parce que ma présence l'avait rassuré, tout en le confrontant à ses propres propos. Rares étaient les enfants qui détournaient les propos des adultes contre eux dans ce genre de situation. Le colonel Mustang sortit une montre en argent de la poche de son uniforme, et sembla prit par le temps, sa réflexion fut plus longue que je ne le pensais, jusqu’à ce qu'il me demande où il pouvait me ramener. Je réfléchis à mon tour, il n'avait pas besoin de me ramener, je ne craignais strictement rien en ces lieux, déjà, parce que je ne suis pas qu'une petite fille sans défense, et ensuite que Pride veille au grain. Et même si ce n'est pas suffisant, je peux encore faire appel aux autres, et dans ce cas là, personne ne pourrait m'atteindre non plus. Ou encore laisser le contrôle du corps à Anjuu ou Chiara, en me transformant, plus simple aussi. Mais après, peut-être devrais-je agir comme une vraie petite fille, et ne pas lui faire peur en disant que je veux rester toute seule ici? Je profitais de l'attente pour ranger le violon dans son étui, et relevais la tête au moment où il se mettait à marcher. Son regard dévia quelques peu vers les tombes, avant de retourner vers moi. Je penchais la tête sur le coté, ma chevelure rousse suivant le mouvement, avant qu'il ne reprenne la parole.

-Il se fait tard, et Central n'est pas une ville sûre pour une enfant. Je peux appeler une voiture de l'armée pour venir te chercher, ou je peux te raccompagner jusque là où tu habites désormais. Cependant, si tu préfères rentrer seule, c'est également ton choix et je ne m'y opposerait pas. Disons seulement que je me sentirai mal de ne pas t'être redevable après ce que tu viens de faire pour moi.

La proposition me fit sourire, et dans ma tête, les mots de Chiara furent les plus forts : T'as de la chance d'être une gamine, moi j’appellerai ça un rendez-vous! Pour autant, il était hors de question de faire venir une voiture de l'armée pour me raccompagner chez moi, parce qu'ils sauraient alors où nous sommes, nous, les bannis de l'espèce humaine, et ils sauraient où vit le maitre. Il pouvait cependant me raccompagner, et dans ce cas, se serait seulement le colonel qui verrait ma maison. En revanche, je ne trouvais pas qu'il devait être redevable sur un acte parfaitement normal, même si moins courant de nos jours. Quand quelqu'un va mal, faut l'aider, c'est une chose qui devrait être naturelle, enfin je crois. Par contre, s'il me ramène, ça veut dire qu'il va voir les autres, et je ne pense pas que Flint accepte de voir l'un de ces anciens supérieurs après tout ce qu'il à vécu, cela pourrait vite dégénérer, et je veux pas que cela n'arrive. Je lançais un dernier regard derrière moi, observant les tombes du cimetière, toutes éclairées par les pâles rayons du clair de lune, et Chiara continuait de réclamer son tour. Mais qu'allait-elle faire? Le mordre? Ou seulement l'apeurer avec notre nature de chimère imparfaite? Je ne savais pas, mais je trouvais le colonel gentil, et je ne voulais pas qu'elle s'amuse avec lui!

"Je vous guide alors!"

L'idée fut rapide, et traversa mon esprit comme un fantôme l'aurait fait avec la triste crypte pas très loin. J'offris un énorme sourire au militaire et me saisissait de sa main droite pour l'entrainer sur le chemin du retour rapidement. Le paysage défilait rapidement, et alors que nous arrivions à un croisement, je lâchais sa main, et courrais plus vite, le distançant assez pour qu'il ne puisse plus me voir clairement. C'est à cet instant là que je délivrais Chiara de sa prison spirituelle et lui laissait le corps. **Les ailes enveloppèrent le corps, le rendant plus mature, avant de disparaitre dans de fins éclairs bleutés. Notre corps à de nouveau la forme d'une adulte. Ma poitrine est enserrée dans la robe verte et laisse apparaitre un décolleté mince, mes cheveux se sont dénoués très rapidement, devenus trop long pour le mince ruban de soie. Je m'humectais les lèvres, voyant au loin la silhouette du colonel arriver peu à peu. Le pauvre risquait d'être surprit, voir l'enfant disparaitre pour que lorsqu'il la retrouve, elle ait brusquement prit dix ans de plus. J'offrais cependant le même sourire, attendant qu'il rejoigne le lampadaire sous lequel je me suis abritée. Le violon est toujours sur mon épaule, et je penche la tête sur le coté lorsque le regard profondément surprit du colonel croise mes prunelles émeraudes. Je pouvais aisément passer pour une apparition de son propre esprit, puisqu'il ne pouvait pas non plus être sur qu'Angelica soit réelle.

"Je suis certaine que le sourire vous sied bien mieux que toutes les expressions que vous m'avez montré ce soir... Pourquoi ne pas essayer?" Demandais-je de ma voix la plus douce. Certes, c'était un homme, certes, il était militaire et alchimiste de surcroit, vu l'odeur qui l'embaumait, et il n'arrivait certainement pas à la cheville de Lyl. Mais c'était un homme avec un cœur, un homme ayant besoin de réconfort, et je comprenais ses émotions, ayant apaisée celles de notre créateur longtemps auparavant. Et en moi, je n'avais qu'une envie, lui faire retrouver le sourire. Car les hommes bons sont rares, et que, lorsqu'ils se trainent ainsi, mieux vaut les aider pour éviter qu'il ne deviennent mauvais à leur tour...

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptySam 14 Juin - 18:37




 
"Est-ce mon esprit qui dérape ?"


 

Ma proposition ne semblait pas l'enchanter plus que cela ne semblait la déranger. En fait elle arborait encore le même sourire candide que depuis tout à l'heure. Je ne saurais trop dire pourquoi, mais cela sonnait étrange. Peut être était-elle contente d'avoir trouvé quelqu'un pour se sentir plus en sûreté ? Mais … gageait elle sur le fait que je sois de l'armée pour me faire ainsi confiance ? Pendant un instant, je me demandais si je n'étais pas en train de me faire piéger comme un imbécile, mais cette idée semblait bien trop superflue pour être réelle. Et puis dans tout les cas, il était trop tard pour faire marche arrière. De plus, c'était un peu comme si je devais lui rendre ce service. Mes doutes et mes craintes commençaient à retomber lorsque je regardais de nouveau l'enfant qui me faisait face, toujours souriante. Mais elle semblait également réfléchir. Était elle gênée par ma proposition ? Voyons, si elle avait eu quelques dix années de plus, peut être aurait elle eu raison de l'être – et encore, je connaissais de meilleurs endroit qu'un cimetière lorsqu'il s'agissait de séduire -, mais là, il n'y avait aucune raison, du moins de la part d'une enfant qui s'est jeté dans mes bras sans motif tout à l'heure. Elle regarda les tombes derrière elle une dernière fois, puis s'adressa à moi. Apparemment elle acceptait que je l'accompagne. En réalisant mon premier pas, je me disais que de nous deux, j'étais celui qui courrait le plus de risque en ville. Nous n'avions toujours pas de nouvelle concernant Scar et de par mon statut d'alchimiste d’État … Enfin si celui ci se manifestait, il n'aurait pas autant de chance que précédemment, mes gants étaient sec et bien gardé dans mes poches intérieures.

Soudainement, la petite me pris la main et commença à courir. Courir d'une vitesse qui m'obligeait moi même à courir à petit train : étonnant de la part d'une enfant. Encore et toujours, celle ci me souriait. C'en devenait presque perturbant. Très vite, nous fûmes de retour en ville, et très vite l'éclairage de ville, assez faible, défilait au dessus de nos tête. Au bout d'un moment, la jeune fille lâchait ma main et se mis à courir très vite. Pensant qu'elle était ravie d'arriver chez elle, je ralentissais ma course en souriant. Je n'aurais plus qu'à lui dire au revoir. Mais l'endroit me faisait douter. Nous étions à un simple croisement de route, et il semblait y avoir peu de résidence,  quelques unes entourées de commerces, mais peu. Je continuais d'avancer méfiant, et au détour du chemin, un peu plus au loin que je distinguais une silhouette bien plus grande que celle d'un enfant. Était-ce par instinct que ma main s'était rué dans l'ouverture de mon uniforme pour y saisir ma paire de gant ? Je ne souhaitais pas vraiment avoir l'air trop suspect et au fond de moi j’espérais que j'avais réagis par panique plus que par mauvais pré-sentiment. De ce fait, je plongeais mes deux gants dans la poche gauche de mon pantalon et les y laissa là, déjà plus simple d'accès qu'à l'intérieur de mon uniforme. J'espérais vraiment ne pas avoir à m'en servir, surtout ce soir.

Lorsque je parvins à distance suffisante pour voir qui se dressait là, Je faillit croire que je devenais fou. Oui la petite fille que j'avais accompagné jusqu'ici se tenait là. Mais ce n'était plus … exactement là même. En vérité, seul son regard, son sourire, ses vêtements devenus adaptés et son violon me faisaient dire que c'était bel et bien elle. Était-ce mon esprit qui me jouait des tours ou bien ? Un rire nerveux m'échappa à nouveau, et doucement, je me murmurais à moi même « Idiot que tu es Roy ». Je m'étais bien fait avoir, ça m'apprendra à ne pas rester vigilant. Désormais j'étais certain que je ne l'imaginais pas. Je n'aurais jamais été capable d'inventer une voix adulte si proche de celle que j'avais entendu lorsqu'elle était enfant. Et là, elle me parlait. Pourquoi ne pas sourire ? Et bien, c'était ce que je faisais actuellement, j'arborais un sourire moqueur, me moquant de moi même. Je m'étais laissé piéger par une enfant qui n'en était pas une, et je risquai de rejoindre mon cher ami plus tôt que prévu. Je plaçai ma main dans ma poche, la glissant dans mon gant discrètement. Elle voulait jouer à la femme ? Et bien allons y. Normalement, j'utilisais ce stratagème pour draguer, et non pour survivre. Mais cela fonctionnait sur toute les femmes après tout. Et puis, pet être que si j'avais croisé cette étrange personne dans d'autre circonstance, j'aurais pu vouloir la séduire. Doucement, mais sûrement, l'oxygène quittait l'espace qui entourait la jeune enfant désormais femme. D'ici une ou deux minutes, ce serait le black out pour elle. Il suffisait de temporiser jusque là. Mais je ne souhaitais pas arriver jusqu'à ce stade. En effet, si je réduisais l'oxygène, ce n'était pas pour que celle qui s'appelait au par avant Angelica tombe dans les vapes, mais pour éviter tout type d'action dangereuse de sa part. Notamment à main nue. Si celle ci cherchait à me rusher, ou bien à m'attaquer, le manque d'oxygène se ferait très vite ressentir pour elle. Pourquoi ne pas la laisser s'évanouir et m'enfuir me diriez vous ? Et bien, malgré tout j'avais encore confiance en son petit sourire autrefois d'enfant. J'étais presque sur que cela pouvait se résoudre sans violence.

-Et bien, ta croissance fut plutôt … Je suppose que ce genre de sourire que j'arbore te sied mieux ?

j'allais jouer à son jeu, en espérant que rien ne dérape.  Après tout c'était le mieux à faire, je commençais à être fatigué et la masse de travail qui m'attendait demain ne m'encourageait guerre.

 
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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptySam 14 Juin - 20:06




Le beau Colonel qu'il était me regardait avec un sourire moqueur, mais il ne semblait pas me réserver cette esquisse, il semblait s'en vouloir lui-même. Peut-être était-il vexé d'avoir cru à l'existence d'Angelica, et finalement d'apercevoir la personne que j'étais? Ou bien me voyait-il comme une menace potentielle, et vu que, à ses yeux, j'ai brusquement eut une poussée de croissance, je pouvais être un monstre comme Lust. Après tout, elle s'en était prise au militaire de l’hôpital, et je pouvais très bien agir dans le même but, le séduisant pour ensuite le réduire en charpie. mais ce n'était pas dans mes habitudes, déjà, je n'attaquais que les ordures au même intentions que mon ancien fiancé, Andrew, et ensuite, je ne les transperçai pas, je me contentai de récupérer toute l'hémoglobine que leur corps pouvait contenir. Pour autant, même si, certes, le schéma était presque le même, je n'avais aucune envie de le faire disparaitre, je n'étais pas là pour ça, mais pour m'assurer que sa peine, déjà atténuée par le passage de la petiote, soit complétement annihilée pour cette soirée. Pour autant, le regard qu'il posait sur moi et son sourire m'assurait qu'il n'était pas tranquille, et en humant l'air, je pouvais presque dire que, si Angel reconnaissait en lui le doux parfum d'un âtre bien chaud en rentrant chez soi, il était surtout un maitre de l'alchimie du feu : un pyromane.


-Et bien, ta croissance fut plutôt … Je suppose que ce genre de sourire que j'arbore te sied mieux ? Entendis-je.

Je plongeais mon regard dans le sien, ne quittant pas le contact de ses prunelles sombre, avant de secouer négativement la tête. Ce n'était pas un sourire réel, celui-ci était moqueur, sarcastique, faux. Il n'as pas de vie, il n'exprime aucune émotion douce ou merveilleuse. Pas de joie, pas de douceur, rien de plaisant, il n'est que sournoiserie et violence masquée. Je pris une respiration plus longue, sachant que j'allais devoir lui expliquer que je ne lui voulais aucun mal, quand je me rendis compte d'un manque cruel d'oxygène autour de moi, comme à North-city. Il me craignait tellement qu'il préparait déjà de me mettre à terre au cas ou, sans même prendre en compte la possibilité que le mal n'est pas partout autour de lui. Cette instabilité de l'oxygène ne me gênait pas spécialement cependant, mon cerveau était encore bien irrigué, et je restais assez forte grâce à ce corps si particulier pour tenir au moins cinq minutes. Avec des gestes très lents, pour le rassurer, je posais l'étui du violon au sol, contre le lampadaire qui nous éclairait désormais tous deux. Il n'y avait personne dans les rues, et le croisement était tellement silencieux que je pouvais discerner les battements de son cœur, modéré, et ceux du mien, très lent. Je constatais que je portais toujours son anorak sur les épaules, et alors, je pris une décision à la fois positive et dangereuse à mon égard.

M'approchant à pas lent de sa personne, mes ballerines ne faisant presque aucun bruit sur le béton, je restais douce et souriante dans chacun de mes actes. Avec la même délicatesse que j'utilisais pour ouvrir le couvercle d'un piano, je retirai le vêtement de mes épaules, tout en le conservant libre. Lorsque je fus enfin assez proche de lui pour sentir son souffle proche de mon front, je me permis de passer mes bras autour de lui, le recouvrant de son propre anorak avec la même douceur. Une légère brise dévoila ma nuque un instant, montrant à cet homme, cet alchimiste, les nombreuses cicatrices qui ornaient mon cou, ainsi que celle qui barrait ma joue. Je lui offrit un sourire amusé, en fait, il semblait se parer à toute éventualité au combat, sans pour autant la vouloir, et je pouvais discerner en lui le regret de devoir se séparer de mon sourire. Un rire très léger franchit mes lèvres alors que je penchais de nouveau la tête sur le coté dans un sourire serein. Je ne lui ferait aucun mal, probablement parce que je savais qu'il ne désirait pas se battre ce soir. Avec une lenteur importante, je levais de nouveau ma main vers lui, mon poignet toujours aussi scarifié bien en évidence. Je l'apposais sur le haut de son torse avec douceur, remontant sur le col de sa chemise blanche, frôlant sa nuque et la base de sa chevelure ébène avant de revenir sur sa joue dans une tendre caresse.

"Ce n'est pas un sourire ça, tu n'exprimes qu'un mécontentement, un sourire, un vrai, montre que, malgré toute la douleur que tu endures, tu arrives à voir la beauté de cette vie..." Prononçais-je dans un murmure. "Qu'importe la douleur, les cauchemars, que ton cœur brisé saigne encore, la vie reste magnifique en elle même. Je pensais qu'Angel te l'avais appris tout à l'heure? " Je lui souris, amusée de la tournure des choses.

Je plongeais de nouveau mon regard dans le sien, il semblait perturbé par chacun de mes actes, sans pour autant très inquiet non plus. Et même si l'air se raréfié, j'avais encore assez de force pour m'envoler en cas de problème majeur, cependant, je n'en avais aucunement l'envie. Involontairement, je me laissais enivrée par son parfum, outre l'odeur enflammée qu'il dégageait, son odeur naturelle était musquée et légèrement sauvage, un fragrance très intéressante. J'approchais finalement mon visage du sien, toujours avec douceur, caressant son autre joue avec la mienne pour glisser ma bouche tout contre son oreille et dans un murmure, je demandais "Tu souhaites toujours me raccompagner ou tu préfères m’asphyxier d'abord?" Je savais qu'avec cette remarque, il prendrait conscience que je percevais sa manœuvre, mais lui même devait comprendre que je n'avais aucune intention belliqueuse à son égard. Une forte brise fit chanter le drapé de ma robe, suivit par ma chevelure flamboyante alors que je reculais un peu mon visage, afin de voir sa réaction à travers son regard de braise. Nos visages étaient cependant bien trop prés, et je sentais son souffle brûlant sur mon front, allait-il me faire brûler pour mon arrogance, ou changer d'avis et finalement redevenir raisonnable?

"Alors, Colonel, votre réponse?"

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Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptySam 14 Juin - 23:18




 
"Une drôle de soirée"


 

Son mouvement de tête et son regard ne me surprirent guère, je m'y attendais. Évidement en tant que femme elle était capable de faire la différence entre un sourire forcé et un vrai sourire sans problème. En vérité, je m'en fichai un peu que cela lui convienne ou pas. Ce que je voulais savoir c'était si oui ou non, cette femme me voulait du mal. Maintenant que je voyais sa véritable apparence, je pouvais me dire que ce serait du gâchis que de devoir se battre. Son regard refusai de quitter le mien, et le mien n'avait aucun intérêt à perdre de vue le sien. Elle venait d'éveiller le Colonel Mustang, meurtrier dit héros d'Ishval. Cela me mettais presque en rogne d'en arriver là, ce soir. D'un long soupir je reprenais le contrôle et redevenait lucide. Oui, elle s'était jouée de toi Roy, était-elle la première ? Mon poing se serrait dans ma poche, il est vrai que je n'aimais pas trop que l'on me prenne pour un débile, et encore moins un soir comme celui ci. Dans cet élan de pseudo colère, je remarquais que j'avais peut être poussé le bouchon un peu loin pour ce que j'avais appelé le plan sûreté. A ce rythme, une femme normalement constituée manquerait d'air sous peu. Il me fallait donc relâcher un peu la tension de mon alchimie. Elle se mit finalement en mouvement. Un mouvement lent et gracieux, un homme comme moi devait l'admettre. Elle déposa son violon et se mit en marche dans ma direction. Moi je ne bougeai pas, toujours mains dans les poches. Une légère brise s'amusait avec mes cheveux, mais je n'en avait cure, les choses sérieuses se passaient devant moi.

Sans bruit, pas après pas, elle se rapprochait. Un militaire entraîné comme moi avait l'habitude des situation où le stress risquait de l'envahir. Ainsi je ne bougeai toujours pas, je l’attendrai fermement. J'avais ma petite idée sur le déroulement qui allait suivre de la situation, mais je préférai lui laisser les commandes, pour l'instant. Lentement, elle retirait de ses épaules l'Anorak que je lui avait précédemment mis autour des épaules. Désormais, la taille était un peu plus adapté, même si il lui allait tout de même trop grand. Elle s'approchait d'une manière qui aurait été très dangereuse pour elle, si Riza avait été présente, mais nul autre que nous deux n'était présent maintenant, elle risquait peut être un peu moins de moi. De la même manière que ce que j'avais fait auparavant, elle passa mon anorak sur mon dos, et restait toujours trop proche de moi. Je n'avais toujours pas bronché, même si mon sourire avait peut être quelque peu changé. Moi de même, j'arborais un sourire amusée très chère.

Mais ce que je pouvais voir d'elle était presque effrayant. Son corps était presque totalement paré de cicatrices et de marques pour le moins étranges. C'en était presque effrayant, mais cela donnait également plus d'information pour mon ''enquête''. Cependant, je me demandais ce qui pouvait bien être l'instigateur de ce marquage. Savait-elle que j'étais un Alchimiste de par ma réputation et souhaitait elle me montrer ce que mes pairs étaient capable de faire ? Ou a l'inverse leur impossibilité à protéger les gens ? Si c'était la dernière hypothèse, elle n'avait qu'à attendre mon accession au pouvoir, et de ce jour, chaque citoyen d'Amestris vivrait en paix avec sois même et avec les autres. Me ramenant à la réalité, la jeune femme se mit à rire. Doucement. Étrangement, sa main se leva et … elle commença à me caresser, lentement. Qu'était il en train de se passer là ? J'avais du raté un épisode, parce que j'avais beau m'attendre à toute éventualité, ça, c'était hors du commun. D'un sourire, et d'un léger rire, je reprenais mon calme. Peut être était-ce un nouveau piège ? Ou pas. Peut être ne me voulait elle aucun mal, finalement. C'était difficile à croire après ce que je venais de voir, mais bon.

D'une voix bien plus adulte, elle me reprenait plus ou moins le même discours qu'avant. Ah et apparemment, mon sourire ne lui convenait pas. C'était bien dommage, mais j'avais déjà fait quelques progrès depuis le début de cette étrange soirée. Elle replongea son regard dans le mien et me mis face à un léger ultimatum. Apparemment elle avait découvert que je décomposait l'oxygène. Mais elle se trompait sur un point, je ne souhaitais en aucun cas l'asphyxier. Il s'agissait là d'éviter quel agisse … bêtement. De par sa dernière question, je comprenais que c'était à moi de reprendre les commandes. Elle voulait jouer, et bien allons y. De trois pas je reculai, et je sorti ma main de ma poche. Mon anorak volait au vent qui s'était un peu corsé depuis. Elle ne devait plus avoir aucune difficulté à respirer maintenant, tout l'oxygène était revenu à son stade normal. Permettant une combustion assez rapide.

- Vois tu, je n'aime pas trop que l'on se joue de moi comme cela. À Ishval, nombreux furent ceux qui périrent pour bien moins que ce petit jeu.

D'un claquement de doigt, les flammes jaillirent de mes doigts. Traçant un trait de feu qui parcourait à vitesse grand V les deux mètres et demis que j'avais mis entre nous. A quelques centimètres de son visage, la flamme s’arrêtait et elle pouvait désormais revoir mon visage aussi prêt qu'avant. Bien sur que non je ne souhaitais absolument pas lui faire de mal, c'était juste, une petite vengeance, assez basse dirons nous. Mais je trouvais cela amusant.

- J'espère que tu as eu le temps de percevoir la chaleur de mes flammes. C'était la chaleur que j'avais perdu en arrivant ce soir. Cette chaleur que tes conseils m'ont permis de retrouver. Merci. Mais il risque d'être temps pour moi de rentrer. Apparemment tu n'es pas aussi faible que je l'avais imaginé premièrement. Alors je pense que tu pourras rentrer chez toi seule. Nous nous reverrons, un jour ou l'autre.

Sur ces mots, je tournais les talons, mon anorak se défilant au gré du vent. Je n'attendais pas vraiment de réponse de sa part, je savais que nos chemin serait amené à se croiser de nouveau. Notamment parce que j'allais enquêter sur elle. Je me retournais une dernière fois, avant d'être trop loin, afin de lui offrir se sourire qu'elle avait tant chercher à me faire faire.

 
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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyDim 15 Juin - 1:11



L'air normal revint aussi rapidement qu'il avait été modifié, et je sus, à son regard, que son opinion à mon égard avait changé. Un sentiment de tristesse se mêla à mes émotions de l'instant. Encore une fois, je n'étais pas jugée sur ma réelle nature, mais sur les possibilités que je pouvais entreprendre de manipuler les personnes. Certes, j'étais devenus ainsi au fil des années, mais uniquement avec ceux qui le méritent, et lui, ne méritait pas cela. Une lourde et longue respiration franchit mes lèvres, et alors que je le voyais s'éloigner, persuadée qu'il préférait me fuir plutôt que continuer notre conversation, son sourire changea. Ce fut tellement rapide pour moi que je n'eus pas le temps de bouger, si j'avais voulu m'envoler, je n'aurais pas non plus eus le temps de sortir mes ailes. Le vent se leva si rapidement, que le pans de ma robe se mit à chanter, de même que ceux de son anorak sombre, et un frisson parcouru mon échine alors qu'il sortait la main de sa poche et que son sourire se teignait d'une emprunte qui m'étais familière. Sournoise. Cette emprunte que j'avais vu sur un homme, un homme que j'avais aimé, pauvre ingénue que j'étais, et qui, finalement, n'avait rien d'un amour. Une crainte indéfinissable s'empara de moi, comme le jour où Miles avait apposé cette lame contre mon cou simplement après m'avoir vu sous ma vraie forme, et ce fut la voix du colonel qui me sortit de ma torpeur.

- Vois tu, je n'aime pas trop que l'on se joue de moi comme cela. À Ishval, nombreux furent ceux qui périrent pour bien moins que ce petit jeu.

Un claquement de doigt résonna comme le glas funèbre à travers tout ce silence pesant. Et je n'eus même pas le temps de voir la provenance des flammes. Un sillon enflammé surgit vers moi comme si je n'étais qu'un vulgaire brin de paille, et une vision horrible s'attaqua à mon esprit traumatisé, je me voyais alors bruler vive. Bien malgré moi, mon cœur cessa de battre, mon souffle se bloqua dans ma poitrine, et mes yeux s'embuèrent vivement. Mais alors que les flammes n'étaient plus qu'à quelques pouces de mon visage, elles disparurent instantanément. Le colonel était de nouveau devant moi, et bien trop proche à mon gout. Je me sentais bafouée, je n'avais pas voulu lui faire de mal, et lui avait jugé ainsi, m'attaquant sans vergogne alors que je pensais être sans danger. Je ravalais mes craintes, je me sentais mal, surtout qu'il n'avait pas perdu ce sourire mesquin. Et je détestais cela. Pour autant, quelque chose clochait dans son discours, qu'il parle d'Ishval me semblait bien normal, la plupart des soldats de son âge y avait été envoyés, mais qu'il dise que je me sois jouée de lui. Pourquoi pense-t-il que... Oui, bien sur, il a vu une fillette l'interpeller puis réclamer qu'elle le suive, pour ensuite voir une personne adulte de la même apparence. Il a pensé que j'étais là pour le berner, il n'a pas pensé qu'Angelica et moi n'étions pas la même personne, et c'est bien normal, car seuls ceux qui ont entendus parler de la légende de l'enfant de tous les silences comprennent cela en nous voyant...

- J'espère que tu as eu le temps de percevoir la chaleur de mes flammes. C'était la chaleur que j'avais perdu en arrivant ce soir. Cette chaleur que tes conseils m'ont permis de retrouver. Merci. Mais il risque d'être temps pour moi de rentrer. Apparemment tu n'es pas aussi faible que je l'avais imaginé premièrement. Alors je pense que tu pourras rentrer chez toi seule. Nous nous reverrons, un jour ou l'autre.

Mais je n'écoutais pas réellement ses propos, je me contentais de le fixer, blessée par sa réaction à mon égard. Je déglutis une nouvelle fois alors qu'il me tournait le dos et s'en aller au loin. Je ne bougeais pas, attendant qu'il disparaisse de mon champ de vision pour m'en aller à mon tour. Je murmurais alors pour moi-même "Mais je ne me jouais pas de toi..." il se tourna une dernière fois, et un sourire éclatant de vérité me frappa. J'eus une très légère réponse d'un hochement de tête, je me sentais mal, encore terrifiée de ce qu'il avait fait. Je pris une longue inspiration avant de me retourner, rejoignant le lampadaire sous lequel j'avais laissé mon instrument, et me saisit du violon dans son étui, passant la lanière à mon épaule. Cette soirée avait été dés plus étranges, encore une fois. Je me mis en route dans la direction du centre ville, lorsque mon pied appuya sur quelque chose ayant plus de relief que le béton habituel. Persuadée que ce n'était qu'un journal trainant là, je posais à peine les yeux dessus. Mais ce fut un gant blanc qui me sauta aux yeux. Un gant que je reconnus plus qu'aisément. Je me penchais, le récupérant et me demandais quoi faire. Soit je le lui rapportais au risque de mourir bruler vive, soit je le conservait pour moi. Je soupirais d'avance, j'ai tendance à me mettre dans les ennuis jusqu'au cou, d'abord Andrew, puis Miles, Envy, et maintenant... Mustang. Chère mort, attends-moi j'arrive sous peu...

Le gant toujours en ma possession, je marchais dans les rues de Central, cherchant l'odeur si particulière du colonel. Mais plus j'avançais, plus j'avais l'impression que cette technique ne servait à rien. C'est sur que marcher dans la direction qu'une personne à - peut-être - pris, le nez en l'air, c'est pas très fructueux. D'un long soupir d'ennuis, je pris une nouvelle décision qui allait cependant me couter une robe, encore. Je fis craquer ma nuque, et un bruit sinistre s'en suivit, provenant de ma colonne vertébrale, éclairée par des éclairs alchimiques bleutés. Mes ailes duveteuses et pourtant légèrement décharnées se déployèrent dans mon dos, déchirant la jolie robe verte sans ménagement. Je poussais le sol de mes pieds, et m'élançais finalement dans le ciel nocturne. Je volais à contre-sens avec le vent, mais ce n'était pas si gênant que cela, j'avais déjà vécu pire que cela. Je furetais alors, dés-ci des-là, cherchant du regard la silhouette si particulière du colonel et de son anorak avec pour simple éclairage les quelques lampadaires que je surplombais. La lune et les étoiles étaient très pales ce soir, et il me semblait que mes recherches aller rester infructueuse ce soir. Je faisais attention aux autres oiseaux nocturnes sur mon passage, déviant ma course à chaque fois que j'en croisais un, sinon Anjuu allait me faire passer un sale quart d'heure, lorsque je le vis, juste en dessous de moi.

Son état me frappa plus encore que ces flammes, il me semblait épuisé. Je ne savais que faire, je serrais son gant contre mon cœur, le suivant des yeux sans savoir si je devais descendre ou simplement laisser le gant devant sa porte après l'avoir suivit. Ma décision fut prise lorsqu'il sortit les clefs d'un immeuble, prêt à rentrer dans celui-ci. Je plongeais vers lui, mes ailes battant le plus rapidement possible, et son odeur m'assaillit avec force. Je fus alors collée contre son dos, l'agrippant dans une étreinte, son gant serré dans ma main, elle même contre son cœur. Je ne voulais pas qu'il se retourne, je ne voulais pas qu'il voit mes ailes, même s'il avait dut entendre le battement de leurs plumes contre le vent. Sous cette forme, j'avais réellement l'apparence du vampire de Central, et vu notre position, j'avais facilement accès à sa nuque, mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas prendre sa vie, j'essayais de comprendre, de comprendre pourquoi un homme blessé, pourquoi un homme comme lui, simple alchimiste, me faisait penser à...Lyl. Pourquoi sa peine me semblait elle si proche de celle de l'homme que j'aimais éperdument?Je me sentis toute petite et toute tremblante contre lui, était-ce parce que j'avais l'impression qu'il pouvait de nouveau claquer des doigts et me faire flamber comme un vulgaire papillon? Ou justement parce que je ne sentais aucune résistance de sa part malgré mon étreinte? Je voulus parler, mais mes paroles moururent instantanément dans ma gorge, et les tremblements furent encore plus forts alors qu'il se tendait à mon contact.

"Roy Je... je... Je ne me jouais pas de toi...Je...Angel et moi on... Enfin je... Chiara... et..." Je bafouillais, retenant la panique avec le plus de force, sans grand succès. "L'enfant de tous les silences et simplement venu te rapporter ton gant..." Ai-je finis par prononcer.

Incapable d'en dire plus, je me tus, et s'il était assez calé dans les secrets de l'alchimie, il saurait immédiatement qui j'étais, et pourquoi il avait d'abord vu une fillette, avant moi. J’espérais simplement qu'il ne me rejetterai pas comme la plupart des gens l'avaient fait en découvrant ma nouvelle nature, celle d'une chimère imparfaite. Certaines blessures ne se referment pas, j'ai beau être bien plus forte que dans le passé, bien plus connu qu'autrefois pour ma musique, je ne suis plus la douce Chiara, je ne suis qu'une chimère imparfaite, sans appartenance. Même plus humaine aux yeux de ceux qui me plaisent réellement...

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyDim 15 Juin - 14:53




 
"Rentrons."


 

Je marchai lentement dans les rues. La lumière de la lune assistée par ces quelques lampadaires me suffisait largement pour y voir clairement. Dans un premier temps je soupirais. Avoir été obligé d'aller jusque là pour rentrer chez moi, peut être avais-je suréagis ? En même temps, elle ne semblait pas décider à me lâcher et même si je lui était redevable d'avoir agit ainsi lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant, il fallait à tout prix que je rentre chez moi. Et surtout que je n'en découvre pas trop à son propos trop vite. Cela ne lui serait pas bénéfique. Alors j'avais préféré l'effrayer. Certes ce n'était pas très gentil de ma pars, mais un leader devait savoir agir ainsi, quelques fois. Bon okay, au fond je m'en voulais un peu, j'aurais peut être dû me calmer et prendre le temps de réfléchir posément. Mais sa transformation m'effrayait. J'avais trop d'ennemis pour ne pas douter de la moindre personne qui agissait étrangement à mon égard. Oh peut être n'était elle pas mon ennemie, mais dans cette ville, la mort nous guettais de bien trop prêt pour ne pas être prudent. Peut être qu'ici, être trop prudent n'était pas un défaut. Et Riza me le répétait assez souvent, je manquais de prudence.

Je lui avais quand même laissé une occasion de venir me revoir. Elle ne savait pas où j'habitais, mais savait où me trouver. Entre autre au QG de Central, ou dans une semaine pile poil, à la même heure et au même endroit. J'avais laissé tomber l'un de mes gants par terre et elle pouvait en faire ce qu'elle souhaitait. Elle pouvait le garder en symbole de vengeance ? Ou en souvenir ? Mais aussi, et c'était ce en quoi ma stratégie était efficace normalement, elle pouvait avoir envie de venir me le rendre. C'était l'une de mes stratégie que j'usais dans la séduction, mais apparemment elle pouvait aussi servir à autre chose. Normalement, je n'utilisais pas mes gants, trop précieux, et surtout trop dangereux en de mauvaises mains, mais là je n'avais d'autre choix. Et s'il s'avérait que mes doutes se concrétisent, j'allais avoir besoin de la revoir. S'il m'était possible de m'en faire une alliée, cela allait réellement m'aider dans mon but final. En attendant, elle m'y avait déjà aidé de part ses mots, et c'était pour cela que je lui étais redevable, même si elle refusait de l'admettre.

Je m'étirais une dernière fois avant de m'embarquer dans la rue qui me mènerait chez moi. Les rues étaient étrangement calme pour cette heure ci. En effet, capitale d'Amestris, Central était de jour comme de nuit active et ne dormait presque pas. Or je vivais en plein centre ville, j'aurais dû voir plus de fenêtre que cela encore éclairé, ou bien des fêtards qui rentraient chez eux tardivement. Que nada, la rue était vide. Presque trop. Étrangement je m'attendais même pas superstition à voir Scar débarquer au coin de ma rue. J'eus cru que ma peur soit devenu réalité lorsque j'entendis un bruissement dans mon dos et qu'un choc s'y fit ressentir. J'arrivais à percevoir de l'alchimie, mais le fait que je sois toujours en vie signifiait qu'il ne s'agissait pas de Scar. Laissant mon frisson m'échapper, je tournai la tête et regardai derrière moi. Étrangement, ce fut une image que j'eus déjà vu dans le QG qui me remonta en tête. Cette personne, agrippée de cette manière à moi me rappelait une des recherches, mais … Impossible ?! Était-ce ? La manière dont elle me serait ressemblait étrangement à celle qu'avait la jeune femme que j'avais quitté quelques minutes plus tôt. Je me retournai, complètement, et ce que je découvris ne m'étonnais guère. En fait, cela justifiait uniquement l'une de mes hypothèses. Une chimère. La jeune demie femme n'arrivait pas à parler, et c'est là, que je compris qu'elle aussi pouvait emmètre un signal de détresse, tout comme je l'avais fait ce soir auparavant. Ainsi elle était venue me rapporter mon gant. Et bien à vrai dire, je ne m'attendais pas à ce que cela fonctionne si vite. Je m'accroupissais face à elle, pendant que je la redressait face à moi. Sa tenue ne me convenait pas à vrai dire, c'est pourquoi, je lui re passait mon anorak autour des épaules.

-Ce n'est pas une tenue qui sied à une jeune dame, n'est-ce pas ? Je me demande bien pourquoi tu as pris autant de risque pour me ramener ce gant. Tu sais que tes semblables sont traqués par l'armée. Si j'étais un simple chien chien de l'armée, je devrais appeler le QG, ou bien même t'éradiquer sur place. Je me redressais, et lui tendais la main pour l'inviter à faire de même.- Mais je n'en ferai rien. Je sens que je peux te faire confiance, alors ne me le fait pas regretter, d'accord ? Comme je te dis, je te dois quelque chose pour ce que tu as fais ce soir. Ainsi vais-je te croire lorsque tu dis ne pas t'être jouée de moi. Je m'excuse si je t'ai effrayé par mes flammes, mais la guerre à fait de nous des monstres bien pire encore que ce que l'état dit de vous. Ici, nous sommes les vrais monstres, pas vous, malgré votre différence. Après tout, c'est de la faute de gens comme moi si vous êtes ainsi. Quand à ça … garde le. Tu me le rendras le moment venu.

Avait-elle compris que je souhaitais faire d'elle mon alliée et que s'il m'était possible de lui rendre la vie meilleure, notamment en floutant des pistes concernant la traque, j'étais capable de lui rendre ce service ? Je ne savais pas vraiment. L'avenir nous le dira.

 
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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyLun 16 Juin - 18:42



Ma seule et unique crainte du moment, était qu'il se retourne et finisse horrifié de ma véritable nature. Un comble pour moi qui apprécie tant la force de ce corps, que de le haïr autant pour ce qu'il m'a justement fait devenir. Cette créature ailée, humaine sans l'être, aux canines plus importantes, aux oreilles effilées et couverte du duvet des oisillons que je suis est terrifiée à l'idée d'être vue réellement. Je tremble et croise son regard sombre, avant de finalement me laisser glisser au sol, je ne veux pas être rejetée encore une fois. J'allais m’effondrer, lorsque le contact du cuir fit frissonner mes ailes, et je constatais qu'il avait de nouveau poser son anorak sur mon dos, cette fois-ci, de manière à me cacher du monde. Mon souffle se tarit au même instant alors qu'il se mettait à ma hauteur et relevait mon visage pour le mettre en face du sien. Comment pouvait-il être aussi... Identique, de par ses gestes, avec lui? Pourquoi avais-je l'impression d'avoir à faire à notre créateur alors qu'il ne s'agissait que d'un alchimiste d'état, membre de l'armée et surtout, homme trop différent pour être lui. Il me parut conscient de ma nature, sans pour autant me juger, il avait même l'air de regretter ses derniers actes à mon encontre, était-ce parce qu'il avait l'impression d'être la cause de mes blessures, ou de mes craintes qu'il se comportait ainsi? Je l'ignorais. Des souvenirs de Lyl me fixant de la même manière me revinrent en mémoire, cette impression de regret au creux de ses yeux, cette douceur machinale qui me semblait cacher d'autres secrets plus lourds. Voilà pourquoi le colonel m'y fait pensé, ils doivent avoir eut le même parcours... Ou presque...

-Ce n'est pas une tenue qui sied à une jeune dame, n'est-ce pas ? Je me demande bien pourquoi tu as pris autant de risque pour me ramener ce gant. Tu sais que tes semblables sont traqués par l'armée. Si j'étais un simple chien chien de l'armée, je devrais appeler le QG, ou bien même t'éradiquer sur place.

Il se redressa et me tendit une main salvatrice, probablement pour que je le suive dans le geste, ses propos firent cependant mouche en mon esprit. Certes, la plupart des militaires faisaient habituellement la chasse aux chimères, mais pour le moment, je n'avais jamais été traquée, tout simplement parce que je m'en chargeais avant, voir parce que ceux-ci n'avaient pas le temps de m'attraper et que je m'envolais bien avant. Après, je n'étais pas à proprement parlé une chimère, c'était bien pour cela que la plupart d'entre elles, outre les garçons, me fuyaient, persuadés que j'étais bien pire. Il est vrai que nous sommes le résultat d'une transmutation étrange n'ayant pour seul but que de sauver trois personnes d'une mort certaine. Les tortures alchimiques avaient été faites sur Angelica dans le but d'obtenir d'autres équations intéressantes, et Lyl avait sauvé tout le monde en nous réunissant en ce même corps. Mais à quel prix? Nous nous partagions un corps capable de mutation temporelle, nous étions à la fois un oiseau, une fillette et une adulte dans le même corps, ce qui voulait dire que rien n'était réellement caché en soit, et il était impossible de nous séparer. Ce qui signifiait que nous mourrions aussi ensemble. Heureusement que nous étions toutes trois fidèles à Lyl, sinon, cela aurait créer énormément de conflits. Je retournais mon attention sur Mustang, et à son regard, je su qu'il ne me dénoncerai pas...

- Mais je n'en ferai rien. Je sens que je peux te faire confiance, alors ne me le fait pas regretter, d'accord ? Comme je te dis, je te dois quelque chose pour ce que tu as fais ce soir. Ainsi vais-je te croire lorsque tu dis ne pas t'être jouée de moi. Je m'excuse si je t'ai effrayé par mes flammes, mais la guerre à fait de nous des monstres bien pire encore que ce que l'état dit de vous. Ici, nous sommes les vrais monstres, pas vous, malgré votre différence. Après tout, c'est de la faute de gens comme moi si vous êtes ainsi. Quand à ça … garde le. Tu me le rendras le moment venu.

Je clignais des yeux, pourquoi restait-il persuadé qu'il me devait quelque chose alors que c'était Angelica qui avait parlé et qui, de plus, lui avait précisé que cela été naturel? Je soupirais, les hommes sont parfois compliqué avec leur orgueil étrange et leur fierté mal placée. Je fus cependant soulagée d'apprendre qu'il consentait à me croire sur parole lorsque je disais que je n'avais pas joué avec lui. En même temps, je me voyais mal jouer avec les sentiments des gens, quand on sait pourquoi je suis devenue une chimère. Il s'excusa pour les flammes, mais il était déjà pardonné, avant de finalement terminé sur le fait qu'il était un monstre bien pire encore que les noms qui nous étaient donnés à nous, créatures de la nuit. La guerre ne faisait pas de monstres, contrairement à ce qu'il pensait, la guerre faisait des orphelins, des veuves, et des hommes brisés, mais elle ne faisait pas de monstre. Nous étions certes différents, mais les seuls véritables monstres sont ceux qui n'ont aucun remords après des actes tels que ceux-ci, et lui en avait, il n'était donc pas un monstre. Il expliqua alors que c'était à cause des alchimistes que nous, chimères, étions ainsi, et je voulu contrer son hypothèse en affirmant que c'était grâce à un alchimiste que nous étions encore en vie malgré les actes du passé. Puis il me rendit son gant, que je fixais un instant avant de replonger mon regard dans le sien.

"Je..." Je ne savais pas quoi dire, alors je serrais le gant contre moi, mon autre main toujours dans la sienne.

J'ignorais que faire à présent, je comprenais qu'il souhait que je revienne une prochaine fois, probablement pour une raison autre, le voir, tout en prétextant revenir pour le gant. Je compris aisément pourquoi en voyant la tension sur son corps, il m'était apparu épuisé tout à l'heure, en contre-bas, mais à présent, il était exténué, et je sentais qu'il n'avait à l'esprit qu'une idée, se reposer. C'était logique, en tant que militaire, il avait due bucher aujourd'hui aussi, et son rang devait lui donner deux fois plus de responsabilités que les autres, sans compter qu'il était alchimiste, donc, encore plus prisés au QG. Je me sentis désolé pour lui, de l'avoir retenu, de l'avoir contraint à agir ainsi avec moi, égoïste que je suis. Je fis disparaitre mes attributs de chimère par décision, et le bruit sembla être étouffé par l'anorak qui recouvrit de nouveau mes épaules nues. L'arrière de ma robe était en lambeaux, et je me demandais que faire, lui rendre une fois encore son manteau et partir ainsi, ou conserver aussi le vêtement pour lui rendre la prochaine fois. J'inspirais l'air, en pleine réflexion, et son odeur charnue et flamboyante me parvint avec force, me faisant choisir. Avec la main qui maintenait le gant, je rapprochais les pans du manteau autour de mon corps, conservant l'autre dans celle du colonel, et lui offrit un sourire tendre. Je décidais de le laisser se reposer.

"Je ferais mieux de rentrer... je te rendrai tes affaires une prochaine fois... Reposes-toi... un minimum..." Dis-je dans un murmure.

Alors, en guise d'au revoir, je serrais légèrement sa main, me rapprochant ainsi de lui, et me plaçais sur la pointe des pieds afin d'atteindre son visage. Mais au lieu de l'habituelle bise, je clos mes paupières et pressais mes lèvres contre les siennes dans un baiser. Un baiser aussi léger qu'un grain de sable, mais brûlant comme le désert.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] Certaines blessures ne se referment jamais. [PV Anjuu] EmptyLun 16 Juin - 22:10




 
"Quand la nuit se prolonge de trop ..."


 

Protéger ceux qui sont sous nos ordres. Chaque hommes devaient être au moins capable de cela. Alors nous, gens de l'armée, devions protéger ceux qui ne l'était pas, peut importait leurs racines, tant qu'ils n'agissaient pas à l'encontre de la nation. En l'occurrence, quand je parlais de nation, je parlais plus du peuple d'Amestris. Vu ce qui risquait de s'y trouver à sa tête, il était fort probable que bon nombre de gens bons agissent « à l'encontre de la nation », mais pour le bien du peuple. En l’occurrence, c'était ce à quoi je pensais lorsque je songeais à me faire de cette femme une alliée. Bien entendu, j'avais aussi compris, notamment par sa nature, qu'il y avait également du bon à en tirer pour moi. Des informations en plus, ou que sais-je. Elle n'était sûrement pas au courant de mon rêve, et n'avait peut être aucun intérêt à l'être, mais si je comptais un jour protéger tout le peuple d'Amestris, il fallait bien commencer par quelque part et même si j'agissais de la sorte avec mon équipe (bien que parfois, cela ne paraisse pas évident) cela ne m'empêchait pas d'agir de la sorte envers d'autre personne.

Lorsque son regard fusa vers le miens, je compris que quelque chose ne s'était pas transmis correctement. Peut être était-ce mes manières de gentleman séducteur. Ahhh, ma chère tante, un Colonel comme moi se serait bien passé de cet enseignement ! Si je devais compter le nombre de fois où cela m'avait attiré des ennuis … Elle semblait hésiter quand à la marche à suivre. Pour moi elle était simple. Elle n'avait qu'à se relever, me remercier -ou non- et reprendre la route de chez elle. Ainsi, d'un air impérieux, tel un futur chef, je pourrai la regarder partir en me targuant d'avoir réussi à protéger une personne citoyenne d'Amestris contre les crocs de la sombre face de l'armée. Franchement, même si le doute persistait en moi, j'étais assez confiant lorsque je vis des éclairs bleutés, étouffés par ma veste qu'elle portait, jaillir de son corps qui lui faisait reprendre apparence normale. Ce signe de transmutation ne faisait que confirmer ce dont j'étais déjà certain, mais au moins ne se cachait-elle pas pour réaliser ceci. Apparemment, vu dans quel état sa robe se retrouvait après la première transformation, j'avais bien fait de lui prêter mon blouson. Le seul inconvénient de ses éclairs étaient leur luminosité forte, pour moi qui leur faisait face. Comme je le disait, leur force avait beau être atténuée par l'Anorak, cela était vrai pour ceux qui se trouvait du côté veste, par pour moi. Et avec mon état de fatigue, je ne pouvais que fermer les yeux pour ne pas que mon cerveau explose.

Tout en se relevant, elle m'invitait à aller me reposer. Oh, je n'attendais que ça ! Surtout que demain … J'avais envie de dormir instantanément rien qu'en imaginant cette pile monstrueuse de rapport qui me ferait face demain. Les yeux toujours clos, je la sentais tirer sur mon bras pour se relever. Voilà qui était … Peut être aurais-je dû garder les yeux ouvert finalement. La légère brise que je sentis s'apposer sur mes lèvres ne présageait rien de bon. Aussi mince soit il, ce baiser confirmait mes doutes précédent. Elle n'avait pas vraiment compris la nature de mon aide. J'avais une envie irrésistible de me plonger sous mes draps sans même discuter de cette affaire, mais une petite blonde armée s'agitait dans ma tête et fusillait quelqu'un qui me ressemblait étrangement. En fait cette image était plus représentative de ce que moi je gardais au fond et non de la réalité. Il m'était trop dangereux de m'aventurer sur ce chemin. Mais trêves d'évasion dans mes propres sentiments, comme je le disais j'avais quelque chose à clarifier. Une fois dégagé, je rapprochais son oreille de ma bouche histoire de pouvoir chuchoter. Non pas que j'avais peur que l'on nous écoute, mais je n'avais même plus la force de parler.

- Étant donné que j’essaie de te protéger, comme je le ferai avec ce pays, il vaudrait mieux que cela reste entre nous. Je sais ce que dis ma réputation, mais j'ai un œil de faucon qui surveille mes arrières.

D'un dernier sourire amical, je me redressais et ouvrait ma porte en lui faisant signe de la main, avant de m'aventurer dans l'obscurité du couloir de mon appartement. M'adossant au mur, je soupirai un long moment en me laissant glisser. Est-ce que le meurtrier que j'étais avait vraiment le droit d'avoir un cœur, et de choisir celle qui serait la victime de sa personne ? C'était bien la première fois que l'on me confrontait à cette question. Ah que l'humain était compliqué. Et puis quel ascenseur émotionnel, cette soirée ! J4étais partis d'un profond chagrin, pour être ici, assis dans le noir à me poser des questions qui n'avaient aucune espèce d'importance. Je connaissais déjà les réponses. Me passant la main sur le front, je me laissai choir un peu plus, de sorte que seule mes épaules et ma tête ne se retrouve contre le mur. Bah, le résultat de cette soirée était que je m'étais fait une alliée, du moins semblait il. Moi qui avait pris l'habitude de me faire des ennemis, cela changeait pour une fois. Mais de quel sorte d'alliée serait elle ? J'avais peur que cela ne se complique avec le temps. Enfin, je n'étais plus apte à réfléchir comme il se devait, trop fatigué. D'ailleurs, je n'avais pas envie de me lever pour me rendre jusque dans mon appartement. Bah tant pis, de toute façon le concierge passait à la même heure que mon réveil, ce ne serait que la troisième fois entre ici, la réserve du QG et East City que quelqu'un viendrait me réveiller dans un endroit incongru. Si je m'inquiétais sur ce que me réservai Riza pour e qu'il venait de se passer, j'étais sur qu'elle me tuerait pour cela, me disant encore « Taisa, vous prenez trop de risques inutiles ! »

 
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