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Roy Mustang
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MessageSujet: Un face à face. [PV Jean Havoc.] Un face à face. [PV Jean Havoc.] EmptyMar 11 Avr - 20:20

.




Début novembre.
Il s'était passé des choses inimaginables ces derniers jours. Autant dans le cadre professionnel que personnel. Ils n'avaient pas été de tout repos. Après l'aveu de Evans et une conversation énigmatique avec Raven, je devais mettre l'équipe au courant de tout ce remue-ménage. Sans oublier la jeune Venestraale, chimère à ses heures perdues. Je n'avais pas pu convaincre ses parents de leur venir en aide et pour cause, son père se trouvait être un ishval. Il m'avait apparemment reconnu. Du moins, il connaissait mon nom et l'avait prononcé avec un tel dédain qu'il n'était pas difficile d'imaginer comment il avait eut les cicatrices qui ornaient son visage. Ce que cette grande famille semblait ignorer, c'était la chance inouïe qu'ils eurent en tombant sur moi. Un militaire plus véreux aurait vite fait de les dénoncer. Je me contenterai de faire surveiller la jeune fille afin d'éviter un nouvel accident.

Il fallait donc parler de tout cela à Falman, Breda, Havoc, Hawkeye et Fuery. Pour l'heure c'était le plus judicieux. Evy Evans avait dit une chose très contraignante. Cette phrase n'avait de cesse de clignoter dans mon esprit.

« La mission dont je dispose est assez délicate. Il se peut que je doive éteindre un feu trop prenant. Hélas, la flamme d'origine est intouchable, mais le reste l'est. Je sais parfaitement que je ne devrais pas le faire, mais si ce feu ne s'éteint pas tout seul, c'est à moi de le faire. J'ai déjà vu de la fumée de très près, il y a peu et plusieurs fois, mais pour le moment tout va bien. »

La colère animait chacune de mes journées. L'étau se resserrait. Lourdement. Nous devions mettre un terme à cette manipulation et parvenir à maintenir un coup d'avance sur l'adversaire. Sur les adversaires. Il y en avait tant. Les infiltrés. Les chimères. L'Armée. C'est pourquoi, il n'était pas question de perdre la confiance de mon équipe et de la jouer en solo. Ça n'avait jamais été le cas. Malgré la distance qui avait été mise entre tous les membres de l'équipe ces derniers temps, il fallait être en mesure de garder le contact le plus longtemps et discrètement possible.
J'étais parvenu, il y a peu, à mettre Falman, Fuery et Breda au courant. Il ne manquait plus que deux personnes. Quand bien même j'avais vu Riza dernièrement... Je.. J'avais quelque peu dissipé ce sujet dans un coin de ma tête. J'avais beau me traiter d'idiot tous les matins devant le miroir de ma salle de bain, cela ne changeait rien au fait qu'elle ne savait toujours rien. Après ce qu'il s'était passé en sa compagnie...

Un bruit sourd détonna, faisant sursauter ma carcasse fainéante. Assis au fond de ma chaise, mes yeux peinèrent à s'ouvrir. Je saluai Falman qui achevait de déposer un tas de feuilles croulantes sur mon bureau. Je ne parvins pas à atténuer le soupir qui m’échappa. Il y avait bien trop de personnel militaire en vadrouille à cause de tous ces attentats et cela signifiait qu'il y avait énormément de paperasse à lire.
L'adjudant-chef me gratifia d'un regard faussement sévère. Il me fit comprendre que s'il avait été le Lieutenant sur l'instant, je serais mort d'une balle dans la mâchoire pour ne pas avoir terminé les trois piles de rapport précédentes. Je hochai la tête avant de m’étirer et de bailler comme un lion.

« Il faut bien qu'il y ait un avantage à son absence. », songeai-je en esquissant un mince sourire.

Mes épaules retombèrent sans grâce et mes yeux dégoulinèrent sur le capharnaüm entassé sur la table. Je lui fis la promesse silencieuse de le faire disparaître sous peu. Mais pas ce soir. Demain.
Contrairement aux apparences, j'avais travaillé avec ardeur jusqu'à maintenant. Les activités terroristes s'étant calmées, mon rôle s’arrêtait à celui de superviseur et lecteur avisé. Je m'étais assoupi le temps de quelques minutes et c'est bien-sûr à ce moment précis que mes subordonnés rentraient dans la pièce.

[…]

C'était la fin de l'après-midi. J'attrapai ma veste sur le dos du fauteuil et parti comme une tornade après le départ de Falman.
Comme tous les soirs lorsque je décidais d'aller rendre visite à Madame Chrismas, c'était tout un stratagème et une fausse image. Je commençai alors par déambuler dans les rues en tenue militaire, la langue sèche à force de demander aux civils si tout se passait bien. Comme de coutume, les regards se tournaient, tantôt méfiants, tantôt rieurs. Et les femmes prenaient le temps de la réflexion. L'une d'elle s'approcha plus vigoureusement. Je tenais ma proie. Elle était blonde, élancée et son visage devint inquiet lorsqu’elle termina de me dire :

« Ça ne va pas, Monsieur. La ville est inquiétante. J'ai peur de rentrer chez moi toute seule. »

Qui pouvait refuser de la croire après tout ce qu'il s'était passé ? Je lui offris mon bras et un sourire digne d'un jeune candide :

« Appelez-moi Roy. Je peux vous raccompagner si vous le souhaitez. »

Elle accepta mon offre d'un regard éloquent. Nous discutâmes longuement sur la route. Du moins, la jeune femme discuta longuement sur la route. Je l'écoutai d'une oreille attentionnée, bien que fatigué. Mon stratagème allait bientôt prendre fin. Au moment même où je pris un air surpris, le sourire au coin :

« Mademoiselle, je ne vous ai même pas proposer un verre. Pourtant, tout homme serait avisé de le faire ! Pour me faire pardonner, acceptez-vous de m’accompagner dans ce bar ? »

Nous nous arrêtâmes devant le dit bar. Chrismas.

« Êtes-vous sûr de l'endroit, Roy ? »

De nouveau, son front se plissa, inquiète. C'était compréhensible, car les rumeurs allaient bon train sur l'endroit. Mais je ne pouvais pas me permettre que nous allions ailleurs. Ce serait un échec. Je répliquai, sûr de moi :

« Je suis navré. C'est purement ma faute. Vous voulez faire demi-tour ? Mais ne vous en faites pas, s'il doit arriver quoi que ce soit, je suis là pour vous protéger. »

Elle hésita. Ce fut court. Ses doigts se refermèrent un peu plus sur mon avant-bras et nous rentrâmes dans le bar de Chrismas. Lorsque la patronne des lieux me vit arriver en si bonne compagnie, je sentis son regard plaisantin. Comme à chaque fois, nous fîmes mine de ne pas nous connaître et j'offris un délicieux cocktail à mon invitée. En échange, elle m'offrit son nom.
Les protégées de Chrismas n'étaient pas encore là, à une heure aussi peu avancée de la nuit. J'avais loisir de louer les éloges de la jeune femme, la persuadant qu'elle était le centre de tout un monde. Puis arriva l'heure de la raccompagner chez elle. Ce que je fis. Je lui promis qu'on se reverrai. C'était rarement le cas. Puis je retournai dans le bar, nourrissant un peu plus les rumeurs sur ma personne à présent que les protégées de ma mère adoptive étaient de retour. La nuit était tombée.

Je pus enfin souffler. Entretenir la couverture de Chris Mustang était une vraie bataille. Elle me faisait passer pour un sifflet de bar et un coureur de jupon. Mais au moins, tout le monde n'y voyait que du feu.
Nous discutâmes un moment, Chris et moi à propos des derniers événements. Elle me demanda encore une fois comment je comptai m'y prendre pour mettre mon équipe hors de danger. J'allais pour lui répondre quand une silhouette à travers la vitre, attira mon regard. Un grand blond. Une clope au coin des lèvres. Un sourire étira les miennes et je lâchai mon verre de whisky.

« Je reviens. »

Je m'approchai doucement de la vitre en prenant soin de vérifier chaque coin de rue. Il y avait peu de monde autour de ce bar et le blond ne semblait pas me voir. Je ne pouvais pas le laisser partir comme ça, en sachant que j'avais un tas d'informations à lui léguer. C'était d'autant plus grandiose qu'il se trouvait hors du QG de Central. Je ne pouvais pas laisser la chance m'échapper.

« Havoc ! L'interpellai-je, discrètement. »

Le but n'était pas non plus de beugler son nom pour l'inviter à rentrer dans un bar à hôtesses. L'épaule contre la porte, j'invitai mon collègue à me rejoindre :

« Venez donc boire un verre. »

En me voyant inviter un homme dans le bar, Chris sentit tout de suite qu'il ne s'agissait pas d'une banalité. Elle m'adressa un sourire, agrémenté de son regard familièrement sévère avant de disparaître dans la cuisine du fond. Ceci m'arrangeait.


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MessageSujet: Re: Un face à face. [PV Jean Havoc.] Un face à face. [PV Jean Havoc.] EmptySam 13 Jan - 23:27




Un face à face. [PV Jean Havoc.] Ba62e7bac2887dc8b00d4361a65f2875ca0e0db9_hqUn face à face. [PV Jean Havoc.] Original
Face-à-face
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Jean regarda vers le ciel qui se teintait sombrement d'un dégradé crépusculaire. Et a ces couleurs se mêla la vapeur de son souffle chaud. Il faisait déjà bien froid en ce début de mois de novembre.  Il déambulait depuis la fin de son service, après être rapidement rentré se changer. Ce n'était pas avec l'uniforme sur le dos qu'il pourrait se détendre en ces périodes de troubles constants. Il avait bien vu les rues se vider petit à petit au fur et à mesure que le soir approchait. Les gens rentraient plus tôt chez eux pour éviter les ennuis. Les terrasses des cafés s'étaient vidées alors que d'habitude pas mal de fumeurs s'y trouvaient.

Le fumeur déambulait tellement qu'il se retrouva dans un coin du centre-ville qu'il ne connaissait pas vraiment. Le comble pour un citadin de ne pas vraiment connaître là où il habite. Avait-il seulement eu le temps de vraiment visiter depuis son arrivée à la capitale ? La réponse était non et puis à présent qu'y avait-il à voir à part des décombres et de la suie à divers endroits suite aux attentats. Il s'alluma une clope, la précédente devant d'être finie, mais il se fit interrompre. Un peu plus loin dans la rue, une jeune femme semblait avoir des ennuis avec deux hommes visiblement éméchés.

Quelle décadence ! En appréciateur de boisson, Havoc ne comprenait pas que l'on puisse se laisser aller de la sorte. Il fit bien attention à ce qu'il n'y ait pas de braise sur sa cigarette et la coinça derrière son oreille avant d'interpeller les individus.

- « Je ne crois pas que cette demoiselle ait une quelconque envie de vous suivre. Veuillez passer votre chemin s'il vous plaît. »

Ils affichaient une mine patibulaire avinée déplorable lorsqu'ils se tournèrent vers lui.

- « Mais qu'est qui nous veux c'ui-là ?
- Ouaiiis, on t'as rien d'mandé m'gars, tire-toi ! »

L'un d'eux tenait encore dans sa grosse patte au dos velu le frêle poignet de la fille, terrorisée de ne pouvoir fuir. Il devrait prendre plus exemple sur le Colonel, ce dernier faisant toujours une petite ronde avant de rentrer. Ces gars auraient déjà pris leurs jambes à leur cou en voyant l'uniforme. Soupirant, il sortit sa carte militaire en réitérant sa demande avec ton plus haut. Les sacs à vins plissèrent des yeux pour voir les caractères qui justifiait de l'autorité du blondinet. Vaincus, ils battirent en retraite en grommelant. Le sous-officier qu'il était aurait pu prendre leurs noms mais peut-être ne reviendrait-ils pas dans le coin en sachant qu'il y avait au moins un militaire pour veiller au grain. Il s'enquit alors de cette pauvre jeune femme encore toute frissonnante. Elle habitait à 3 pas d'ici, près d'un bar un peu louche... Pas étonnant qu'elle se soit faite harcelée en vivant aux abords d'un établissement pareil... Il attendit qu'elle ait refermé la porte d'entrée de l'immeuble avant de repasser devant le bar à hôtesses.

Au départ il cru à une hallucination mais non... Le Colonel, SON chef, venait de le héler de la porte du bar, à moitié caché par le montant de celle-ci, comme s'il ne voulait pas être remarqué. Intrigué et un peu secoué par cette découverte, il accepta néanmoins de le rejoindre à l'intérieur.

- « Je vous savait plutôt coureur mon Colonel mais là, je dois avouer que je n'en imaginait pas autant de votre part. »

D'un sourire gêné, il fît un bref signe de tête à la femme derrière le comptoir avant d'observer la salle. Il avait peu de monde, quelques filles qui gloussaient le plus discrètement possible en voyant le jeune homme accompagné du Colonel. Quelle drôle d'idée elles devaient se faire tout à coup, ce qui mit encore moins à l'aise le grand blond.

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MessageSujet: Re: Un face à face. [PV Jean Havoc.] Un face à face. [PV Jean Havoc.] EmptyDim 14 Jan - 12:43




Être un enfant adoptif dans cet endroit apportait son lot de bizarrerie pour l’œil extérieur. Havoc ne pouvait pas deviner les regards des filles comme autrement que curieux, fugaces, allumeurs ou encore étrangement jovial pour le quartier où elles résidaient. Elles avaient l'air prêtes à dévorer le moindre mot qui allait sortir de nos bouches et pourtant, il n'y avait pas plus fiable moment pour lâcher une information. Je l’accueillais à l'intérieur avec la gestuelle d'un habitué. Après tout, c'est ce que j'étais à la vue d'un peu tout le monde. Si une partie de ma réputation m'importait énormément, cette dernière était le cadet de mes soucis. Les femmes qui résidaient ici me prenaient pour un petit-frère curieux, un homme qui ne tenterait jamais de les toucher. Pour elles, c'était peut-être une manière de découvrir que tous les hommes ne sont pas des idiots. Pour les plus jeunes, j'étais alors le plus âgé, mais je n'en restais pas moins le petit bonhomme que la matriarche avait élevé. Cette information valait à elle-seule l'estime dont elles avaient besoin pour me faire confiance.

Ces derniers temps, chaque endroit se transformait en boîte de pandore. Nous étions surveillés, acculés ou bien agressés à chaque coin de rue. Ma propre maison ne me paraissait que plus froide depuis un moment. Je n'y mettais les pieds que par nécessité, bien incapable de rassembler mes esprits pour autre chose. J'étais de ceux qui savent parfaitement que la chaise d'un bureau peut tout aussi bien faire office de lit qu'un matelas et la cuisine n'avait jamais été mon fort. Il valait mieux manger un morceau en ville et en profiter pour faire une ronde dans les parages. Joindre « l'utile à l’agréable ». Une maison vide n'avait rien d'un endroit sécurisant. Mais ici…

Néanmoins, il y avait deux façons de voir les choses ; soit j'étais devenu assez stupide pour attirer Havoc jusqu'ici, soit la pièce était si anormalement élevée en hormones que je n'aurais pas même à me justifier. Après tout, ma vie privée restait un terrain clos. Mes commentaires sur la gent féminine étaient en théorie suffisamment nombreux pour qu'il fasse lui-même un lien. Et je n'allais pas démentir. Surtout pas devant Havoc qu'il était amusant de faire courir après une femme. Pourtant, avec cette histoire d'homonculus à la poitrine protubérante, ce genre de blagues s'était fait rare.

Nous nous installâmes à une table et je constatai la gêne du Sous-Lieutenant.

« Elles ne vont pas te dévorer. »

J'esquissai un sourire. Dans d'autres circonstances, j'aurais pu même penser qu'il l'aurait souhaité s'il n'avait pas s'agit d’hôtesses dans un contexte tout particulier. Cependant, elles avaient un rôle d'autant plus important que dangereux.

Ça ne faisait pas longtemps que j'étais ici, ce soir, mais il faisait déjà si noir que peu de monde se dandinait à l'extérieur. Je n'avais pas retiré mon uniforme à l'inverse de mon partenaire et déciderait sûrement à la fin de cette entrevue improviste si la douche serait plus avantageuse au QG, là où m'attendait des piles de rapport à terminer.

Joie.

Nous passâmes commande. Je choisis un café, nettement meilleur ici qu'au boulot même si l'heure tardive ne se prêtait pas aux excitants. Ce n'était pas comme si j’espérais passer une nuit dans la chaleur douillette d'une couverture. Mes années d'insomnie étaient bien trop profondes pour que je me laisse aller à ce genre d'utopie. Il y a « naïf » et « naïf ». Un tout similaire et pourtant bien distinct. Cette nuit non plus n'échapperait pas aux réflexions perpétuelles. Mais c'était à peine si je me faisais la remarque en buvant une gorgée, remerciant qui veut l'entendre qu'enfin les grains soient bien moulus plutôt que macérer dans du jus de chaussette.

Nous étions dans une telle discorde politique que nos vies devenaient celles des plus aventureux détectives cités dans des aventures littéraires. Guerre, tromperie, surveillance... Il ne manquait plus que la course-poursuite à nos voyages et un nom pour le « grand méchant docteur ». Seules les théories alimentaient nos cerveaux pressés à la caféine et la nicotine. C'était bien beau d'avoir des visages à accolés à ceux qu'il faut « éviter », mais qu'en était-il des buts principaux ? Était-ce seulement si important si ça revenait à mettre en péril la sécurité du peuple ? Il nous fallait des preuves, voilà tout. Une loupe et un béret n'y changerait malheureusement rien.
Pourtant, le Colonel Evans avait dit une chose bien intrigante. Un peu plus qu'une seule, d'ailleurs. Mais la priorité restait celle de prévenir tout le monde, car le danger planait d'avantage pour eux, que pour moi. Néanmoins, j’espérais qu'ils seraient tous prêts à continuer car si nous en venions à nous faire sagement menacer, ce n'était clairement pas pour rien. Nous étions soit un grain dans le moteur, soit un fâcheux contre-temps. L'un ou l'autre, cela devenait intéressant.

J'observais mon vis-à-vis avec un peu plus d’intérêt qu'au bureau. Je connaissais très peu Havoc sur quelques points personnels mais depuis qu'il avait faillit mourir, ce genre de détail m'importait peu. Je serrais le poing contre la hanse de ma tasse, le souvenir en tête. Les risques étaient évidents avec ce genre de « travail », mais ça n'enlevait en rien à la douleur du vécu. Parfois, j'enviais ceux qui revenaient de la guerre avec moins de sentiments que lorsqu'ils étaient partis. Était-ce arrivé ? Nous avions tous ramenés un bagage, mais je n'avais pas la sensation d'être froid. Edward Elric aurait sûrement son mot à dire là-dessus, mais il était si loin des préavis du métier que ce n'était plus de la prévention qu'il fallait lui faire, mais le protéger de lui-même. Cela faisait étrangement écho à la promesse que j'avais formulée à Hawkeye.

[...]

Je levai ma tasse en jetant un coup d’œil au Sous-Lieutenant :

« Si l'endroit te met mal à l'aise, nous pourrons nous en aller sous peu. »

Je n'étais pas du genre à empiéter sur la vie privée de mes collègues, essentiellement quand ils détenaient ma confiance, cependant les paroles d'Evans se devaient d'être rapportées.

« Prenez soin de vous et dites à la gérante que son plat était délicieux. Ah ! Vous passerez aussi mes salutations au sous-lieutenant Havoc, j'espère qu'il se remet de ses émotions. C'est un homme charmant et aussi de très bonne compagnie. »

Lorsque j'y songeais, je me questionnai sur l'improbable suggestion qu'il y avait là. Connaissant Havoc, il fallait avoir les yeux plongés en contre-bas pour le découvrir. Mais ça me paraissait totalement impossible.
Je posai ma tasse, les bras croisés sur la table et le regard fixe sur mon cavalier :

« Comment tu te sens, ces derniers temps ? »

La question était sincèrement intéressée. N'avait-il plus rien à craindre vis-à-vis de ce qu'il s'était passé avec Lust ? Sentait-il quelqu'un le surveiller ? Avait-on attenté à sa vie de manière totalement personnelle ? J'étais bien heureux que nous ayons l'occasion de se retrouver hors du contexte professionnel pour pouvoir enfin lui dire ce qui n'allait pas.


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MessageSujet: Re: Un face à face. [PV Jean Havoc.] Un face à face. [PV Jean Havoc.] EmptyMar 31 Juil - 1:13




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Suivant le Colonel, le blond s'installa à la table qu'il lui indiquait de la main. Il ne cessa de jeter quelques regards tout autour de la salle. Le lieu, plutôt insolite, n'était pas gênant en soi. Ambiance plutôt bonne et joviale, le rire des filles avait quelque chose de rassurant tout en déconcertant à la fois, n'étant pas habitué à ce genre de lieu. Le brun, à l'inverse, semblait évoluer ici comme un poisson dans l'eau, ce qui ne manqua pas d'être relevé.

- « Je ne pense pas qu'ici les femmes me dévoreront, elles ont l'air... "Normales" si vous voyez ce que je veux dire. »

Normales... Sola... Lust aussi avait l'air normal au départ, mais peut-être n'attirait-il à lui que les ennuis sans le vouloir. Avait-il la poisse ou quelque chose du genre depuis qu'il était arrivé à Central ? Il ne croyait pas à beaucoup de choses mais pourquoi ne pas voir une voyante... Ridicule... Un psychiatre à la rigueur, il se renseignerait là-dessus. Il se savait diminué depuis cette affaire et d'autres missions difficiles s'étaient enchaînées après sa réintégration.

Il prit un whisky. Il se sentait comme réchauffé avec l'alcool et cela le détendait. Il avait sauver une demoiselle, il pouvait bien s'octroyer un bon petit verre pour se flatter. Les glaçons dedans prenaient une légère couleur ambrée, il les fît tournoyer dans le breuvage un moment, n'écoutant que distraitement son collègue. Il failli même se perdre dans cette contemplation... La fatigue sans doute. Roy fût le premier à briser le silence entre eux, cela le sortit quelque peu de sa torpeur soudaine. Il était bien finalement ici, au chaud, un verre devant lui et de la compagnie. Certes ça n'était pas la délicieuse compagnie d'une certaine rouquine, mais on ne pouvait avoir tout en ce bas monde. Le visage endormi d'Evelynn lui revint en mémoire et le fît sourire.

- « Hein, quoi ? Pardon... J'étais dans mes pensées... Ça peut aller. Il y a des hauts et des bas, mais c'est plus ou moins équilibré en ce qui me concerne. Je n'ai pas à me plaindre, excepté le fait que ce pays devient fou. »

Foncièrement humain, entier et altruiste, Jean perdait petit à petit foi en l'humanité. Depuis qu'il avait reprit le travail, il voyait des scènes difficiles, lisait des rapports toujours plus critique les uns que les autres sur l'état du pays. Monde de fous, de brutes et de truands. Sauver le monde en temps que militaire ? Tu parles, ils se faisaient parfois cracher dessus alors qu'ils faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour protéger la population. Mais les journaux étaient unanimes et les traitaient en incapables. Il se trouvait alors assez chanceux d'avoir trouvé une étoile pour illuminer ses pensées et sa vie. Il l'avait dans la peau, déjà... I la voyait dès qu'il fermait les yeux et cela l'aidait à continuer son travail. Mais ne pouvait en parler à personne, pas même à Mustang, celui à qui il pouvait donner sa vie. N'était-il pas heureux après tout, quelque part au fond de lui, que ce soit lui qui ait été touché dans ce sous-sol et non le Colonel ? Que serait-il advenu de l'équipe sans cet homme ? Mieux vallait ne pas y penser.

- « J'ai dû déjà le faire, mais je vous remercie. De m'avoir sauvé ce jour-là. »

Sans son intervention, il ne vivrait pas comme dans une bulle au milieu de cette tempête. Pourtant les parois de cette bulle étaient minces vu le peu de temps qu'il avait pour la maintenir en forme. Ils n'auraient peut-être jamais eu ce genre de tête-à-tête sans ça. En temps normal, on laissait les blessés sur le bord de la route, les laissant à leur sort, mais pas lui, pas Roy Mustang. Il avait entendu des rumeurs circuler. Du temps de leurs études, à lui et le Général Hughes, il paraît qu'il était un peu comme lui, soupe-au-lait, fonceur et plus humain que quiconque. C'était resté visiblement, mais c'était maîtrisé. Dans ce milieu, on écrasait les faibles. Il fallait qu'il se reprenne. Il bu une gorgée de son whisky, il sentit l'amertume lui brûler la gorge, comme un coup de fouet.

- « Colonel... Il m'arrive d'avoir peur parfois. Comme un blocage. Je sais que j'ai été jugé apte à reprendre le service, mais j'ai peur de mettre en danger mes équipiers. »

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