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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: [!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Mer 1 Fév - 22:04
  • Ban Silverleigh
  • Princesse

Tooi michi no saki de...
Par delà les chemins et les embûches, le renard avait enfin retrouvé la jeune femme qu'il cherchait. Il pouvait remercier un jeune garçon pour cela, sans lui, Ban serait toujours à sa recherche. Toutefois, les retrouvailles entre la charmante rouquine et l'argenté ne se sont pas déroulés comme prévu. En effet, ils avaient fait la rencontre d'un groupe, qui semblait connaître la diva de Central. Après des combats dans la rue passante de la capitale, les chimères et l'humain s'étaient enfui de la zone avant l'arrivée de la police militaire. Ban avait été ligoté, ayant perdu le contrôle de lui-même pendant la baston et tuant un homme au passage. La chimère avait ainsi perdu conscience en s'attaquant au chef des ennemis, après s'être fait brutaliser par de l'alchimie. A son réveil, après un rêve des plus étrange, il se retrouva allongé dans un lit, dans un lieu qu'il ne connaissait pas du tout. Reniflant les odeurs présentes, il avait tout de suite remarqué la présence de la rouquine dans le coin et fut rassuré de ne pas s'être fait capturer pendant son absence.

Cela faisait quelques minutes que l'argenté se retrouvait seul avec la demoiselle. Davis et son larbin en costume de pingouin venaient de s'en aller et ce fut le cas pour les autres chimères de l'appartement. Par ailleurs, Ban avait déjà oublié leurs prénoms à tout ce beau monde... Alors qu'il se dirigeait vers la chambre, là où il s'était réveillé, il se stoppa et renifla une odeur qui lui était encore inconnue. Cela provenait d'une chambre pas très loin de lui. Tout le monde n'était donc pas parti ? Qui était donc cette personne dont le renard n'avait pas encore vu son visage ? Qu'importe... Le plus important était d'aller voir comment allait la demoiselle, qui s'en était prit plein la poire. Entre la balle qu'elle s'était prise dans l'Est puis les coups d'aujourd'hui... Son corps n'avait vraiment pas le temps de se reposer et de guérir. Malgré tout, elle était en vie et encore une fois, le renard se sentit soulagé de ne pas lui avoir fait de mal alors qu'il avait perdu tout contrôle sur ses mouvements. Il ne se serait jamais pardonné de s'en être pris à la seule personne qui voulait l'aider et qui avait presque donné sa vie en perdant son temps à lui donner un peu d'espoir.

L'espoir... Un bien grand mot que Ban n'avait plus l'habitude de l'utiliser dans son vocabulaire. Depuis des années, il était seul face au reste du monde. Il ne faisait ni partie des humains, ni partie des animaux. Alors qu'il avait moins de dix ans, il s'était retrouvé dans la rue, abandonné par sa famille à Aerugo. Dès lors, il avait appris à se débrouiller par ses propres moyens, mais son incrédulité lui avait coûté son humanité. En suivant un homme, qui lui avait promis de lui donner de l'espoir et des jours meilleurs, il s'était retrouvé sur une table d'opération et se retrouva fusionné avec un renard grâce aux pouvoirs de l'alchimie. Sa vie avait pris un autre tournant, mais pas celui qu'il espérait. Sur son chemin, la chimère n'avait causé que des ennuis ou la mort. Pas question de retourner dans sa famille et demander de l'aide... De toute manière, il n'aurait jamais osé y retourner. Après des années à être traqué comme une bête, il finit par quitter son pays pour un autre, se bannissant lui-même et jurant qu'il ne reviendrait jamais quoiqu'il arrive. Maintenant, il se trouvait ici et une nouvelle fois, il se retrouvait à suivre une personne lui promettant des jours meilleurs... Mais cette fois-ci, il était certain de ne pas se faire avoir. Du moins, il tentait de s'en convaincre.

Le grand homme habillé de cuir rouge arriva finalement dans la chambre et se plaça devant la demoiselle. Il posa une main sur sa joue puis il laissa ses doigts remonter et se perdre dans la chevelure orangée de la jeune femme. Son regard plongea longuement dans le sien et il se mit à sourire doucement.

« On dirait bien qu'on s'est enfin retrouvé. J'espère que personne d'autres va tenter de te tuer... »

L'argenté lâcha un petit rire, sans la quitter du regard. Finalement, ils étaient enfin tranquilles, mais pour combien de temps ? Finalement, il laissa tomber lentement sa main et plissa des yeux en repensant aux derniers événements.

« Comment tu te sens ? Je suis désolé pour ce qui s'est passé dans la rue. J'ai merdé et j'aurais bien failli tous vous tuer. J'espère au moins que je n'ai blessé personne... »

Il était vrai que la question pouvait se poser. Il n'avait pas vraiment de souvenir de ce qu'il s'était passé après l'épisode de l'alchimiste qu'il avait combattu. Personne n'avait osé lui parler de ses actes, sauf peut-être Davis qui lui avait brièvement demandé si le renard ne comptait plus le tuer... Par chance, l'humain ne semblait pas blessé, mais maintenant Ban savait qu'il avait tenté de l'étriper... Comment faire la différence entre amis et ennemis lorsqu'on n'est plus maître de rien... Rien que de penser à cela, l'argenté sentait de nouveau la colère monter en lui. Finalement, il décida de se reculer un peu et regarda autour de lui.

« Alors c'est ici que tu vis avec ton groupe de chimères ? Je m'attendais à un truc tout délabré, comme un vieux hangar... Mais j'avais oublié que les femmes ça aimait le confort... »

L'argenté lâcha un autre petit rire, mais plus moqueur et lui fit un clin d'œil. Il se doutait que cela ne la vexerait pas, enfin du moins... Il l'espérait. Bien entendu, même au premier regard, la jeune femme était loin d'être comme toutes les autres... Elle était bien différente et surtout, elle était une combattante et pas une vulgaire fillette qui se mettait à pleurer pour rien. Une femme forte au niveau caractère avec des options en supplément... Y avait pas à dire... Elle n'était pas comme les autres.  

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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Mar 28 Fév - 4:44


Je me sentais bien épuisée malgré moi, les blessures étaient peut-être soignées, elles n’étaient pas fermées, et je les accumulais. Toujours vêtue de ma longue robe de soie presque opaline et de mon châle, je m’étais assise sur mon lit pour ne pas m’épuiser un peu plus. Tout le monde avait fini par quitter les lieux, et bien que j’en ignorais les raison, cela m’arrangeais assez. Nous n’avions pas réellement eut le temps de parler lors de nos retrouvailles à la sortie de l’opéra, et l’attaque des anciens alchimistes ayant travaillé sur Angelica n’avait pas aidé. Mais à présent, tout le monde était repartit, et nous étions seuls… Je devais bien admettre que je souffrais grandement de mes nouvelles blessures ajoutées aux anciennes. Mes mains étaient couvertes de bandages, j’en avais aussi sur le ventre, et on avait dû refaire les points de suture de ma blessure par balle de la semaine passée, sans compter les bleus. Je devais avoir l’air d’une femme battue.

Je pris une lente inspiration, ça faisait encore mal, mais j’avais besoin d’un peu de repos. Je le vois alors s’approcher de moi lentement et se placer en face. Cela me faisait bizarre de le savoir ici, j’étais déjà surprise de l’avoir croisé plus tôt dans la soirée, mais là… Il vint poser sa main sur ma joue, et ce fut très étrange, parce qu’une bouffée de chaleur vint envahir ma poitrine alors qu’il laissait courir ses doigts sur l’arrière de mon crâne et venir se mêler à ma chevelure, me procurant de légers frissons. Je croisais finalement son regard, me noyant dans ces rubis si merveilleux en constatant qu’il souriait. J’entends sa voix finalement, ça bourdonne encore un peu dans ma tête, mais ça me fait plaisir. Oui, on s’est enfin retrouvé… quant aux gens qui veulent me tuer…Il y en avait tellement, à commencer par les ennemis de l’agence, l’armée, les anciens alchimistes, les homonculus, Aerugo… Il y en avait beaucoup trop qui cherchaient à l’anéantir…

Ban laissa échapper un faible rire, avant de se rembrunir, pour ensuite lâcher sa main qui glissa le long de mon visage pour revenir battre contre son flanc. Là, il me demanda comment je me sentais, expliquant qu’il était désolé de ses actes dans la rue, qu’il avait fait une erreur, qu’il aurait pu tous nous tuer… Il avait certes perdu le contrôle de l’animal en lui, cette perte de contrôle nous avait surtout sauvés la vie à tous… Sans cela, nous n’aurions pas pu maitriser les ex-laborantins, et certains en seraient probablement morts. Il avait abîmé le jeune voleur, mais ce dernier s’en était vite remit et ne lui en voulait pas. Je le sais, même sans le vouloir j’écoute aux portes… Mon ouïe est beaucoup trop fine pour mon bien. Quoi qu’il en soit, la caresse de sa main sur ma joue me manquait déjà… Et ça c’était franchement perturbant ! Je détestais les hommes, et je donnerais tout pour qu’il me touche de nouveau, mais cela ne fonctionnait qu’avec lui, je ne supportais toujours que très peu les contacts, que ce soit avec Alois qui cuisinait parfois avec moi, ou Justin, ou encore Flint. Le seul que je pouvais approcher, et il était dans le coma depuis, c’était Lyl… Mais lui… ce renard argenté aux yeux rubis… Je n’avais aucune difficulté à cela… Pire, j’en voulais encore…

Il sembla alors se perdre dans ses pensées, et je pus voir de la colère marquer son visage alors qu’il se reculait de moi pour regarder autour. Il change de sujet. Ses attentes au sujet de mon repère me tirent un léger sourire. Oui, j’aimais le confort, et même si nous n’étions pas humain, nous avions besoin d’un minimum pour nous sentir à l’aise, nous n’avions déjà plus de réelle liberté, autant conserver celle-là. Il se mit à rire de nouveau, m’adressant un petit clin d’œil, et j’eus envie de me relever pour le rejoindre et le serrer contre mon sein. Encore ces envies étranges et incontrôlables. J’avais dû être hypnotisée… Comme autrefois… Lorsque j’étais petite et que je me laissais aller dans les aventures que j’inventais avec ma cousine… Ou encore… l’aventure que j’avais vécu avec ce petit garçon Aerugolais… Je n’étais plus moi-même lors de ces jeux, je me sentais être une autre, princesse d’un monde merveilleux et magique. Je me sentais capable de tout, et incapable de ne pas être heureuse à cette époque… Mais ce temps était révolu depuis bien longtemps à présent… Quand bien même ce renard me rendait folle… Et… Femme…

« Tu sais… Nous ne sommes en vie que grâce à toi… Tu as permis de mettre KO les deux alchimistes qu’il restait avant qu’ils ne nous tuent… Alors certes, tu as fait peur à Davis mais… Il ne t’en veut pas. » Je lui adressais un léger sourire un peu crispé à cause de la douleur dans mes poumons. « Quant au confort, il me fallait un endroit où placer Lyl sans éveiller le moindre soupçon… Et le reste de la meute à suivit… » Je me redressais finalement et le rejoignais d’un pas très lent. « Même si j’envisage très sérieusement de me lancer dans des travaux d’agrandissements... » Je ris un peu, glissant timidement ma main couverte de bandage dans la sienne. « Je ne pensais pas que tu me retrouverai aussi vite… Mais… ça me rend heureuse… »

J’étais sincère… Il m’avait manqué, même si son absence n’avait duré qu’une semaine, et nous n’avions pas réellement eut le temps de nous retrouver tout à l’heure non plus. Je me sentais encore stupide de ressentir cela, pourtant, j’avais envie de sentir son contact, sa peau contre la mienne, sa chaleur, son parfum, d’entendre sa voix. J’étais droguée à lui, et c’était frustrant. Je soupirais un instant, n’osant pas véritablement bouger, avant de finalement craquer et laisser courir ma main sur son bras lentement, remontant jusqu’à son épaule, son cou, sa cicatrice, sa joue. Nouveau soupir de ma part, j’avais envie de me blottir contre lui de nouveau, de me sentir protéger comme autrefois, sensation qu’il était bizarrement le seul à produire. Je finis par revenir prendre sa main, et l’entrainais avec moi vers le lit pour qu’il puisse s’asseoir. Nous avions probablement beaucoup de choses à nous dire, et nous étions enfin tranquilles pour le faire. Les rues n’étaient pas un bon endroit pour parler d’alchimie interdite et de secrets dangereux.

« Nous avons beaucoup de chose à nous raconter tous les deux je crois… » Ais-je finalement annoncé en m’installant au milieu du lit, en tailleur et ma robe couvrant mes jambes nues.


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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Dim 19 Mar - 18:52
  • Ban Silverleigh
  • Princesse

Tooi michi no saki de...
Enfin seuls et très loin ennuis. Cette journée n'avait pas été de tout repos. Ban avait traversé pratiquement toute la ville pour retrouver celle qu'il recherchait ardemment. Il avait remué ciel et terre, mais savait-il seulement pourquoi il agissait ainsi ? Pour une simple promesse faite à une femme qu'il venait à peine de rencontrer ? Ah si seulement cette rencontre n'avait pas été si riche en rebondissement. L'argenté avait l'impression qu'à chaque fois qu'il la croisait, il se passait quelque chose. Dans l'est, elle s'était fait tirer dessus par un type que Ban ne connaissait même pas et là, il y a quelques heures, un mystérieux groupe venait de la prendre pour cible pour une raison qu'il lui échappait totalement. Une femme à problème ? Certainement, mais cela n'allait pas le faire fuir, bien au contraire. Le renard était prêt à la protéger au péril de sa propre vie.

Maintenant qu'il se trouvait devant elle, que pouvait-il bien faire ? Le mercenaire à la chevelure d'argent ne savait pas très bien ce que l'avenir allait lui réserver aux côtés de cette femme, mais il était heureux de l'avoir retrouvé. Une sensation des plus étrange, surtout pour cet homme qui avait passé sa vie dans le malheur. Combien d'années avait-il passé à errer dans les rues, essayant de s'éloigner de la population humaine afin d'éviter tout débordement de sa part ? Il ne comptait plus depuis bien longtemps. Sa précédente vie en tant que simple humain était si lointaine qu'il avait presque oublié ce que s'était d'être en compagnie de quelqu'un sans avoir peur de perdre le contrôle de lui-même. Pourtant, il savait que sa présence et son intégration dans ce groupe de chimères n'étaient pas sans conséquence. Combien de temps allait-il tenir sans se lever un matin et s'enfuir en essayant de garder la bête assoiffée de sang en lui dans sa prison faite de chair ? Bien évidemment, il n'oubliait pas la promesse qu'il avait faite à cette demoiselle à l'Est. Il resterait à ses côtés jusqu'à la fin si elle parvenait à l'aider dans son malheur qui n'avait que trop duré. Toutefois, si la rouquine n'arrivait pas à l'aider et que son cas devenait trop grave, il serait obligé de partir et reprendre sa vie dans les rues, peut-être devrait-il quitter ce pays et aller dans un endroit où personne ne le retrouverait. Peut-être le désert entre Amestris et Xing... Il était bien assez grand pour dissimuler une personne et qui sait... Il se pourrait qu'il y finisse rapidement ses jours tout en étant assuré de ne plus faire le mal autour de lui.

Pour le moment, il n'avait pas à penser à cela. Ban perdait le contrôle de lui-même dans les cas extrêmes, le reste du temps, il pouvait gérer la situation. Du moins, il s'en persuadait chaque jour que dieu faisait. Maintenant, le renard devait arrêter de penser qu'à lui et essayer de penser aux autres. Ce jour marquait un tournant décisif pour lui. Il n'allait plus être seul et il devrait s'inquiéter pour d'autres personnes comme lui. La seule chose dont il était certain était qu'il allait avoir beaucoup de mal à s'y faire. Avoir un toit au-dessus de la tête, des gens qui allaient l'accueillir lorsqu'il rentrerait et surtout... BAN ! Reprends-toi mon vieux.... Qu'est-ce qu'il t'arrive ?! L'espace d'un instant, il se mit à fixer longuement la femme en face de lui et s'imagina une étrange scène... Pendant un court instant, il se mit à froncer des sourcils et se donna une claque mentalement pour reprendre ses esprits. Venant de s'imaginer baignant dans le bonheur absolu aux côtés de cette mystérieuse créature qu'il venait de retrouver, il s'était perdu dans les méandres de l'espoir une fois de plus. Comment cela était possible ? Pourquoi à chaque fois qu'il se trouvait près d'elle, il ne pouvait pas s'empêcher de sourire de bon cœur ? Sourire de cette façon... La dernière fois qu'il l'avait fait ainsi, c'était dans son enfance en compagnie de... Non. Voilà qu'il devenait nostalgique. L'image d'une petite fille blonde dans une forêt remonta à la surface puis une autre moins plaisante prit place dans son esprit. Ce n'était pas la même petit fille et celle-ci était morte dans ses bras. Son cœur se serra et il grimaça. Il fut rapidement ramené à la réalité par la douce voix de l'autre chimère qui tenta de le réconforter. Aussi étrange que cela pouvait être, ça fonctionnait. Ban se sentait un peu apaisé par les mots de la jeune femme. D'habitude, il se serait mis à rire bêtement en prenant ses grands airs avant de rétorquer quelque chose à son interlocuteur pour le faire stopper, n'ayant pas besoin qu'on s'occupe de son moral qui était au plus bas depuis bien trop longtemps, mais là... Le renard au regard rouge comme le sang, se tut et se contenta de l'écouter jusqu'à la fin.

Soudainement, elle se rapprocha et remonta sa main vers le visage du mercenaire. L'homme ne bougea pas, se laissant touché par cette main, prêtant plus d'attention à sa propriétaire qu'il fixait encore et encore sans jamais vouloir la quitter du regard. Elle se mit à soupirer de nouveau... Les yeux du renard zieutèrent furtivement les lèvres de la chouette avant de la voir se blottir contre lui. Il arrêta de respirer pendant un instant avant d'expirer longuement. Il avait la même sensation qu'à l'Est... Il ne pouvait pas la repousser, ni même parler. Ban n'en éprouvait pas l'envie, voulant qu'elle reste ainsi indéfiniment et que le temps s'arrête à jamais. Mais qu'est-ce que c'était ?! Il n'arrivait même pas à définir ce qu'il ressentait. Jamais, l'argenté n'avait éprouvé ce genre de sensations ou d'émotions... Peut-être que si, mais il ne s'en souvenait pas. Puis, elle lui prit la main pour l'emmener s'asseoir sur un lit dans la pièce. Il s'installa au bord et zieuta la rouquine prendre place en plein milieu, couvrant ses jambes avec sa robe. Assise en tailleur de cette façon fit doucement sourire le renard, qui pendant un instant, la compara à une petite princesse. Il ne savait pas pourquoi il avait pensé cela, mais cela n'était pas totalement faux. En y regardant de plus près, elle avait des manières comme les filles bien éduquées et surtout elle était bell... Ban arrêtes de la regarder comme un demeuré et parles... Il cligna des yeux avant de s'éclaircir la gorge et de relever le regard pour la regarder dans les yeux. Décidément, il n'était pas lui-même en sa présence... Enfin, peut-être que cela était totalement l'inverse. Il n'éprouvait pas le besoin de faire semblant, de faire la brute ou le comique de service... Il voulait simplement être lui-même.

« Hum... Cest vrai qu'on a pas mal de choses à se dire ! Euh... T'as parlé d'un "Lyl". C'est qui celui-là ? Je ne l'ai pas vu dans le coin depuis mon arrivé. J'ai croisé un Flint et l'autre abru... Chat dont j'ai même pas envie de me souvenir de son nom. »

Il fit une pause et se rendit compte qu'il n'avait pas envie de parler. Il se forçait, mais il était dérangé par autre chose qui tenta de le distraire alors qu'il se concentrait pour discuter avec la jeune femme. Il se rendait enfin compte qu'il était dans une pièce qui était imprégnée de l'odeur de la rouquine. Même si dans tout l'appartement, il avait pu sentir son parfum, c'était ici que ça le dérangeait le plus. Non pas qu'il n'aimait pas cela, mais il avait du mal à se concentrer et parler correctement. Ban tenta de reprendre la parole, détournant le regard vers le plafond, soupirant un bon coup.

« Je dois t'avouer un truc. Je... J'ai... J'ai l'habitude de dormir n'importe où. Si tu n'as pas de place, une baignoire ou le sol fera bien l'affaire. J'prends pas trop place malgré ma taille. »

Bien évidemment, cela n'était pas ce qu'il voulait dire. Il voulait simplement lui avouer qu'il était content de l'avoir retrouvé. Toutefois, Ban ne voulait pas le dire de la même manière qu'à son arrivée dans la chambre, mais d'une autre façon. Il s'était ravisé à la dernière seconde et l'avait fuit du regard, presque gêné par son propre manque de courage à dire une chose aussi simple. Lui qui avait pour habitude de tout déballer ce qu'il ressentait, là, il venait de se prendre un mur créé par nul autre que lui-même. Un long silence s'installa puis il daigna enfin baisser le regard pour croiser celui de la jeune demoiselle aux allures de princesse et soupira.

« On a certes, beaucoup de choses à se dire, mais tu devrais peut-être te reposer un peu plus. J'ai pas envie de te fatiguer à discuter alors qu'on peut faire cela plus tard. »

Il leva une main pour venir effleurer du bout des doigts les pansements sur une des mains de princesse et plissa le regard. Il espérait réellement que ce ne soit pas de sa faute si elle était dans cet état-là. L'argenté ne se souvenait plus vraiment de ce qu'il s'était passé dans la rue, mais il avait bien failli blesser ses alliées. L'idée d'avoir peut-être levé les griffes sur elle fit remontrer sa colère. Il n'était pas venu la retrouver dans le but de la blesser, mais de l'aider à réaliser son but en échange d'un coup de main pour apprendre à maîtriser son côté animal. Il ne pourrait jamais se pardonner si cela arrivait un jour. La main du renard se laissa glisser pour revenir choir sur les draps du lit, la laissant tranquille. Elle n'avait qu'un mot à lui dire, un seul et il s'en irait de la pièce pour la laisser se reposer.


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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Mer 3 Mai - 3:21



J’attendais avec lui. Nous étions tous deux assis sur le bord de mon grand lit à présent, et je devais admettre que sa présence dans la pièce embaumait l’air d’un parfum qui me donnait des frissons le long de la colonne. Il était là… Une simple semaine sans lui avait été suffisante pour me rappeler que j’étais une femme… Que j’avais des émotions et des désirs, et pas juste une utopie à réaliser. Je me souvenais encore de notre rencontre dans l’Est, cette étrange sensation, cette ressemblance avec Lyl et en même temps, cette impression d’un souvenir bien antérieur à tout cela. Je me sentais bien. C’était très étrange, mais c’était ce que je ressentais dans l’instant, en sa présence, et je savais que c’était le fait qu’il soit là qui réconfortait mon cœur fragilisé et morbide. Plus encore, ma haine pour le genre masculin ne le touchait absolument pas. Je savais qu’il ne me blesserait jamais, du plus profond de mes entrailles j’en avais la certitude. Comme si je le connaissais depuis toujours…

Il me questionna au sujet de Lyl, qui était-il, et pourquoi il ne l’avait pas vu comme les autres, commentant au passage le fait qu’il n’appréciait pas Alois avec ses âneries par un lapsus. Il semblait perturbait par quelque chose que j’ignorais encore, perdu, le regard vague, et son odeur, aussi agréable et piquante soit-elle à cause de sa nature de chimère changeait légèrement de fragrance à cette gêne. Il releva finalement la tête, fuyant mon regard avant de soupirer, et les propos qui suivirent me firent froncer légèrement les sourcils. Pourquoi disait-il qu’il pouvait dormir n’importe où ? Qu’une baignoire ou bien le sol pouvait lui suffire si je n’avais pas d’emplacement pour lui, et ce peu importe sa taille. J’ai secoué la tête à ça, évidemment que j’avais de la place pour lui… Il y avait encore une place dans la chambre des garçons en soit, le canapé était libre et… Et en même temps, je ne le voulais pas dans ces pièces…

J’aurais voulu le garder avec moi, et c’était plus qu’étrange de ma part, égoïste aussi. Il baissa finalement les yeux, croisant enfin mon regard via les rubis qui composaient ses prunelles magnifiques. J’ai sentie mon cœur rater un battement à ce contact visuel, cette envie de m’y noyer, de me blottir contre lui et de ne plus bouger du tout. Elle revenait sans cesse. Plus encore, elle écrasait mon épuisement et la douleur avec plus d’intensité encore que la morphine. J’ai rosit, en descendant très légèrement mon regard sur son visage pour apercevoir sa lèvre supérieur, avant de le planter de nouveau dans le sien. Il reprit alors la parole, disant que nous pouvions reporter notre discussion au lendemain, qu’il ne voulait pas m’ennuyer alors que j’avais peut-être envie de me reposer. J’ai ensuite sentie ses doigts effleurer ma main pansée très doucement, j’ai donc quitté son regard pour l’observer faire, frissonnant à l’étrange caresse qui finit par cesser. Il attendait ma réponse…

Je soupirais donc, avant de reprendre dans l’ordre. « Lyl… Est dans une chambre de l’autre coté, c’est lui l’homme dont je t’ai parlé, celui qui nous as sauvé la vie à toutes les trois et inspiré pour un avenir meilleur. Il est dans le coma depuis bientôt deux ans maintenant… » Je n’aimais pas véritablement en parler, ça me rappelait que j’avais faillit à ma mission première, apaiser son âme au possible. Cependant, la présence du renard me faisait un bien fou. J’avais cette impression de revivre à chaque mot de sa part, chaque éclat de rire, chaque souffle. Lentement, ma main pansée glissa jusqu’à la sienne, entrelaçant le bout de nos doigts. J’avais véritablement l’impression de me perdre dans son regard, et je voulais qu’il me touche de nouveau, sentir ses bras autour de moi, sa chaleur, son cœur battre contre le mien. Je me sentais stupide en fait, stupide de retourner dans un rêve enfantin, un temps où je croyais encore au Prince charmant… Ce petit garçon était mon prince, mon aventure…

Mais cette aventure a disparue avant même d’exister…

J’ai fais remonter ma main délicatement le long de son bras par-dessus la veste et les bandages, atteignant son cou et la cicatrice qui le longeait. Je remontais encore, sur sa joue, offrant quelques caresses de mon pouce, puis j’ai glissé vers l’arrière de son crâne alors que je me redressais quelque peu, me mettant sur les genoux. Cet homme me faisait l’effet d’une bombe dans le cœur et d’une nuée d’eau glacée le long du dos. Ban… Le seul homme que j’avais pu approcher en presque six ans sans me sentir malade au premier contact et que je désirais. Si je trouvais toutes les qualités possibles à Lyl, il ne possédait pas ce qu’il me manquait cruellement… Cette lueur… Je ne l’avais vu qu’une seule fois, et c’était bien pour ça que je savais que je vivrais sans amour après l’histoire avec Andrew. Pourtant, si on y réfléchissait bien… Ban lui ressemblait un peu, à cet enfant Aerugolais… Mais l’enfant que j’avais aimé était probablement ailleurs, soit marié, soit soldat dans l’armée ennemie ou bien encore… décédé… Tout comme j’aurais dû l’être aussi sans l’intervention de Lyl.

Pourquoi les yeux rouges ? Pourquoi cette couleur vermeille… ? Comme la sienne… Et je l’avais remarqué aussi, à la commissure droite de ses lèvres, le baiser caché dont ma mère faisait souvent référence en ses livres. Une si longue phrase pour décrire une fossette unique…J’étais désormais face à lui, ma main droite dans ses cheveux, l’autre posée sur son torse, au niveau de son cœur que je sentais battre sous mes doigts. D’ici, son parfum était encore plus fort, alors que je me penchais sur son visage. Il me restait une réponse à lui fournir, une réponse qui se passerait de mots pour cette fois. Lorsque je l’avais quitté dans l’Est, c’était avec un dernier baiser craintif, parce que je fuyais mon corps et mes hormones, persuadée de perdre le contrôle de cette haine saine envers le genre masculin. Mais à présent je savais. Il n’était pas mon ennemi, il ne le serait jamais, il m’était semblable, plus encore, il était proche de moi de diverses manières. Je me sentais hypnotisée quoi que je fasse.

J’ai alors collé mon front contre le sien doucement, resserrant très légèrement ma prise sur sa chevelure d’argent alors que je plongeais une nouvelle fois dans son regard. « Restes… » J’ai voilé mon regard et penché légèrement la tête sur le coté pour venir capturer ses lèvres. Malgré les plaies sur son corps, je me suis collée contre son torse, je voulais de nouveau sentir sa chaleur sur moi, ses bras autour de moi. Me sentir vivre comme la première fois que je l’avais embrassé réellement, dans cette ruelle où nous fuyons la police militaire. Car ici, plus rien ne pouvait m’en empêcher, ni le temps, ni la violence, rien. Pas même la soif. Les membres de la meute avaient quittés l’appartement après notre retour, et nous étions seuls tous les deux, sans aucune barrière, pas même celles que je pouvais créer pour me protéger du reste du monde. Je voulais l’embrasser jusqu’à ce que mon souffle s’éteigne, parce que j’avais regretté plus qu’amèrement mon départ, et que je n’avais pas pu lui dire à quel point j’étais heureuse de le retrouver. Oui, heureuse…

Pour la première fois depuis très longtemps…



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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Mer 3 Mai - 20:45
  • Ban Silverleigh
  • Princesse

Tooi michi no saki de...
Peut-être que le destin les avait amené à se retrouver. Le renard ne savait pas pourquoi il éprouvait le besoin de la rejoindre, pourquoi après toutes ces années à errer seul dans les rues d'Aerugo et Amestris, il avait l'envie de ne plus être seul. Cette femme qu'il connaissait à peine, l'intriguait. La chimère savait qu'il ne pouvait pas accorder sa confiance à n'importe qui, pourtant avec elle, tout allait si naturellement que cela en était déconcertant. Elle avait réussi à le troubler et, peut-être même à l'envoûter d'une certaine manière. Ban avait pris le risque de revenir à Central City pour la rejoindre. Il allait certainement le regretter un jour où l'autre, mais pour le moment, il n'avait qu'une idée en tête : rester aux côtés de cette princesse qui semait la pagaille dans son esprit. Pour la première fois depuis ses mésaventures d'enfant, il avait envie de croire en quelque chose, envie d'aider de nouveau quelqu'un, qu’importent les risques. Son regard croisa celui de la jeune femme une énième fois et il détourna de nouveau la tête pour éviter de se retrouver hypnotisé de nouveau. Une étrange sensation le traversa alors. Il se sentait comme électrisé au fond de lui. Comme si, à chaque fois qu'il la regardait, un courant électrique faisant rage en lui, faisant battre son cœur plus fortement dans sa poitrine. Étrange, mais si désagréable. L'argenté ne sentait pas le besoin de fuir, ou bien même de s'éloigner dans la seconde... Bien au contraire, il en redemandait presque.

Ban venait de lui demander de se reposer. Qu'ils n'étaient pas obligés de discuter à cet instant précis, surtout après ce qu'il s'était passé quelque temps avant. Le combat contre ces types devant la bijouterie semblait tellement loin maintenant, mais si proche lorsqu'il regardait les blessures de la rouquine. Le mercenaire ne pouvait pas s'empêcher de repenser à sa perte de contrôle qui aurait pu coûter la vie à deux de ses amis. Il s'en voulait tellement d'être faible à ce point. Le renard avait une telle emprise sur lui, qu'il ne pouvait tout simplement pas lutter bien longtemps contre cette envie de sang et de tuer toutes les personnes qui s'approchaient de lui. Il ne pouvait même pas faire la différence entre un allié et un adversaire. Cela était dangereux et ça expliquait aussi pourquoi Ban préférait rester seul, loin de la population, aussi longtemps qu'il le pouvait. Ce n'était, certes, pas une vie agréable à mener, mais c'était la seule solution qu'il avait trouvée pour éviter de faire un carnage à chaque fois qu'il perdait le contrôle de cette bête en lui. L'argenté se rendait compte qu'il était un danger et que finalement, il ne pourrait peut-être pas rester aux côtés de cette femme bien longtemps. Bien qu'elle lui avait fait la promesse de l'aider à dompter son côté animal, il ne pouvait pas lui infliger la lourde tâche de le tuer si jamais l’homme venait à perdre totalement le contrôle de lui et qu’il tente de tuer tout le monde. Cela serait lâche de sa part. Pourtant, elle semblait être la seule personne capable de le stopper, enfin du moins, c’est ce qu’il voulait croire.

Assit toujours sur le bord du lit. Le renard aux yeux rouge lâcha un soupir en silence avant d’écouter la réponse de la jeune femme concernant ce fameux Lyl. Ban plissa les yeux et regarda en coin, l’un des murs qui devait donner sur un autre côté de l’appartement. Ainsi donc, il y avait bien une personne dans le coin. L’homme habillé de cuir l’avait senti, mais il pensait que cela venait de quelqu’un d’autre ou bien même d’un autre appartement. Maintenant, il était au courant de la présence de ce type. L’argenté ne savait pas vraiment quoi répondre à cela. Il savait que cet homme avait une grande place dans la vie de la demoiselle, mais au final, il était plongé dans un coma pour une raison qu’il lui échappait. Finalement, pour toute réponse, l’argenté plongea simplement son regard dans celui de la jeune femme avant de hocher de la tête pour qu’elle sache qu’il comprenait. Ban ne voulait pas la déranger en lui posant d’autres questions, cela lui ferait certainement plus mal que de bien. Il ne supporterait pas l’idée de la voir avec un air triste sur le visage. Elle avait bien assez subi pour la journée, pas besoin d’enfoncer le couteau dans des plaies qu’elle tentait de cacher de son mieux. Il n’y avait pas à dire, Ban éprouvait une sorte d’admiration pour la rouquine. Après tout ce qu’elle avait enduré tout au long de sa vie, elle restait forte et se battait pour vivre dans un monde qui rejetait les êtres comme eux. Notre mercenaire avait, quant à lui, abandonné depuis bien des années l’idée de se battre pour vivre et se laisser porter par son destin qui semblait aussi obscur que son âme. Peut-être qu’il devait l’envier et être jaloux, mais il n’en ressentait pas ce besoin. Non, il voulait l’aider et faire en sorte qu’elle parvienne à réaliser son utopie, quitte à se sacrifier pour qu’elle y parvienne. Oui, c’était complétement idiot, mais si cela lui permettait dans un sens de se racheter de ses pêchés, il le ferait sans la moindre hésitation.

Soudainement, il sentit quelque chose lui toucher le bras. Ce n’était que la main de la princesse. L’argenté ne baissa pas la tête, mais suivit cette main de son regard pourpre avant de fermer les yeux pendant un instant alors qu’elle atteignait son cou. Le contact de la peau de la demoiselle contre la sienne lui procura une nouvelle fois cette sensation étrange qu’il n’arrivait pas à décrire. Il ferma longuement les yeux alors que cette main s’arrêta pendant un instant sur sa joue. Il sentit le frottement doux et apaisant de ce doigt et le renard se détendit petit à petit. Sa respiration se fit plus longue, prenant de longues inspirations. Il se sentait bien avec elle. La main de la rousse alla s’égarer lentement dans la chevelure de l’argenté. Ce dernier ouvrit les yeux pour remarquer que princesse était bien plus proche qu’avant, étant maintenant sur ses genoux. Il fronça doucement les sourcils, gardant tout de même son air apaisé sur le visage, mais quelque peu triste dans un sens. Elle ne devait pas s’approcher de lui comme ça… Cela pouvait être dangereux. Non pas, qu’il allait perdre les pédales et tenter de la tuer, mais il ne pouvait pas prédire ce qu’il pourrait faire à cause de ce qu’il ressentait à cet instant. Cette sensation des plus étranges qu’il n’arrivait pas à qualifier. Il ne savait pas ce que cela voulait dire. Puis, elle rapprocha davantage son visage du sien, grignotant la distance en douceur pour venir poser délicatement son front contre celui du renard. Ce dernier ne bougea pas et plongea son regard dans le sien pour se perdre de nouveau. Le vert de ses yeux était d’un magnifique, semblable à des émeraudes. Il ne pouvait pas s’empêcher de les contempler, oubliant ainsi que le temps continuait de défiler autour d’eux, oubliant les craintes qu’il ressentait. Il ne lui restait que cette sensation étrange qui le submergeait de plus en plus et ce sentiment d’être apaisée, d’être en paix. Cela ressemblait beaucoup à ce qu’il avait vécu dans l’Est en sa compagnie. Peut-être que…

Arriva enfin le moment où la princesse allait répondre aux dernières paroles du renard. L’homme lui avait demandé de se reposer et il était prêt à quitter la pièce pour la laisser tranquille. Après tout, elle était blessée… Pourtant, plus le temps passait, plus Ban avait envie de rester à ses côtés. Il avait envie de la protéger, mais ce n’était pas tout. Il commençait enfin à comprendre ce qu’il ressentait, cette chose qu’il ne pouvait pas décrire commençait enfin à être claire dans son esprit. Il se souvenait de sa rencontre avec la chouette à l’autre bout du pays… Le moment où son cœur s’était presque emballé alors qu’elle avait posé ses lèvres sur les siennes. Cette envie irrésistible de la garder contre lui et de pouvoir sentir son délicieux parfum. Ce sentiment, en réalité, il avait déjà rencontré par le passé, lorsqu’il était enfant. À cette époque, il avait était égoïste envers une petite fille, en lui demandant de rester avec lui pour une nuit. Mais, cette fois, c’était différent. Ban n’avait pas simplement envie que cette femme reste avec lui… Il avait envie de la prendre dans ses bras, d’aller chercher capturer ses lèvres et… Non, il ne fallait pas… L’argenté ne devait pas céder à ses envies. L’autre chimère n’avait pas besoin de souffrir à cause de lui et de ce qu’il pouvait arriver. Il ne pouvait pas jurer de la protéger du monde et de lui faire finalement plus de mal que les ennemis dehors… Il ne pouvait…
« Restes »
Voilà enfin la réponse de la rousse. Ce mot résonna encore et encore dans la tête du mercenaire qui fut troublé. Pourquoi ? Pourquoi à chaque fois qu’il tentait de se convaincre qu’il devait partir, elle arrivait à le retenir. Pourquoi elle réussissait à lui faire oublier tout le côté négatif pour finalement l’hypnotiser si vite avec un simple mot ou même avec un seul de ces regards. Comment pouvait-il aller contre son sens si cette femme ne lui laissait pas d’autres choix ?

« Princesse, je…  »  

Ce fut les seuls mots qu’il prononça dans un murmure à peine audible alors que l’autre chimère pencha la tête pour venir l’embrasser. Sentant le contact de ses lèvres qui se pressaient contre les siennes, la chaleur de son corps contre son torse. Une douce torture contre laquelle Ban ne pouvait pas se battre. En réalité, il n’attendait que cela… Le renard perdit tout simplement le contrôle sur ses gestes et laissa ses mains se poser sur les hanches de la jeune femme alors qu’il lui rendait son baiser. Ses doigts se crispèrent sur le corps de la chimère pour finalement glisser dans une caresse jusqu’à son dos pour l’entourer de ses bras et la coller plus à lui en douceur. Il pouvait sentir les battements du cœur de la princesse tapoter contre sa poitrine. Il pouvait même entendre les battements de son cœur qui étaient en harmonie avec ceux du renard. Plus il prolongeait ce baiser, plus il sentait une envie grandissante le submerger. Perdait-il la raison ? Peut-être bien… Il ne luttait même plus, se laissant enivrer par l’odeur du parfum de la jeune femme. Leurs langues continuaient de danser dans un rythme presque endiablé et incontrôlable. Le mercenaire la serra un peu plus contre lui, remontant une main le long de son dos pour venir se perdre dans sa chevelure. Sa peau était si douce qu’il en avait presque envie d’aller la dévorer de ses lèvres. Elle était magnifique. Elle était parfaite, même avec tous ces bandages et ces cicatrices. Mais, il n’y avait pas que la beauté extérieure qui la rendait ainsi… À l’intérieur, cette femme était tout simplement sublime. Malgré sa haine contre les hommes, elle avait choisi de ne pas tuer notre mercenaire et lui avait tendu la main alors qu’il était au bout du gouffre qu’était sa vie. Elle était la lumière qu’attendait Ban depuis des années, remplaçant celle qu’il avait perdue par le passé. Il ne pouvait plus le nier… Il serait maintenant incapable de vivre sans elle à ses côtés. Cela pouvait être complètement débile… Il ne l’avait rencontré une semaine avant, mais il était persuadé que le destin avait fait en sorte qu’il croise son chemin. Peut-être une nouvelle chance pour lui de connaître autre chose que la douleur et la solitude.

Ne la lâchant pas, il finit par la basculer doucement sur le côté, pour l’allonger sur le dos. Il en profita pour se mettre ainsi au-dessus d’elle, prenant soin de ne pas trop se coller à elle. Il n’oubliait pas ses blessures et le renard ne voulait pas lui faire de mal. Il rompit finalement cet interminable baiser pour venir la regarder, souriant légèrement du coin des lèvres. Leurs visages étaient toujours aussi proches, qu’il pouvait sentir le souffle chaud de la demoiselle. Sa main qui était cachée dans sa longue chevelure se glissa lentement vers le devant de sa tête pour venir caresser en douceur sa joue. Il plissa le regard avant d’ouvrir finalement la bouche pour enfin retrouver la parole.

« J’espère sincèrement que tu ne vas pas regretter ton choix. Il est encore temps pour toi de revenir sur tes mots… Du moins, si je t’en laisse le temps, princesse.  »

Ban agrandit simplement son sourire avant de zieuter les lèvres de la chouette. Depuis le départ, c’était elle qui venait l’embrasser, maintenant, il n’allait pas la laisser faire de nouveau. Il avait envie de goûter de nouveau à ses lèvres, de sentir de nouveau sa langue contre la sienne. Il ne voulait faire plus qu’un avec elle et à jamais. Il se pencha alors de nouveau son visage pour venir l’embrasser fougueusement. C’était mal… Un renard qui tombait amoureux d’une chouette. Mais, au final, elle était avant tout une femme et lui un homme. N’avaient-ils pas le droit de ressentir des sentiments l’un pour l’autre ? Des sentiments… Ah oui, c’est peut-être ça l’amour. Tout était maintenant clair. Si Ban voulait rester à ses côtés et que son cœur se mettait à battre plus rapidement qu’à l’ordinaire… C’était peut-être de l’amour qu’il ressentait. Il venait enfin de trouver le nom de ce sentiment qui était apparu en lui depuis sept jours. Sept longs jours à tenter désespérément de trouver une explication à cette chose qui l’avait assailli depuis sa rencontre avec elle. Il rompit alors de nouveau le contact entre leurs lèvres et laissa glisser les siennes vers le cou de la jeune femme, effleurant sa peau pendant le trajet qui l’amenait vers son oreille. Il lâcha un soupir, fermant les yeux pendant quelque secondes, le temps de lui murmurer d’une voix presque amusée.

« Je dois t’avouer un truc. J’crois que j’ai perdu la raison. J’ai envie de te garder rien que pour moi pour cette nuit…non, pour l’éternité. J’suis en train de tomber amoureux.  »

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MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Ven 2 Juin - 1:21



Il y a des choses qui, parfois, semblent totalement imprévisible. Le sentiment incroyable qui semblait m’envahir sans que je ne puisse le contrôler, tel un poison s’étirant dans mes veines jusqu’à mon cœur, faisait partie de ces choses imprévisibles. Chaque baiser sur ses lèvres me procurait des frissons intenses qui se poursuivaient ensuite le long de ma colonne vertébrale. J’étais totalement perdue, noyée dans son parfum sauvage, sous sa poigne, à travers ce baiser où nos deux langues se découvraient et dansaient continuellement. Le cœur battant, les sens en éveil, je me sentais enivrée, et j’en voulais toujours plus. C’était une sensation vraiment étrange, comme si… Comme si rien des horreurs que j’avais connue n’avaient existé, comme si… J’avais toujours été femme, sans la mort ni le changement d’ADN. Femme et faite pour un seul et unique individu. Lui.

Il avait tenté de me répondre entre deux, mais c’était surement pour me dire de me reposer, et dans cette crainte là, je l’avais embrassé de nouveau. Je ne voulais plus l’éloigner de moi, je ne voulais plus quitter ses bras, ni ses lèvres. Il était mon havre de paix. L’homme rien que pour moi. Mon tout. J’ai alors pu sentir ses mains se poser sur mes hanches, et je me suis collée encore plus à lui malgré les blessures qui couraient sur mon corps. Elles étaient douloureuses oui, mais rien ne pouvait égaler ce que je ressentais maintenant. La plénitude la plus totale. J’aimais la sensation de ses doigts parcourant mon dos à moitié nu, celle de son cœur battant à l’unisson contre le mien, de sa langue contre la mienne. C’était pourtant presque impossible de se dire que moi, moi qui haïssait tous les individus de sexe masculin, même les enfants, je me laissais totalement aller dans les bras de celui-là. Il a fait remonté sa main dans ma chevelure et m’a ensuite lentement fait basculer sur le coté pour m’allonger sur le dos.

Mon cœur a raté un battement alors que je pouvais désormais sentir le poids de son corps sur le mien. C’était diablement agréable, vivifiant, et ce, même s’il compressait légèrement ma blessure par balle rouverte. J’avais chaud, et je sentais mes joues se teindre de rouge tandis qu’il se reculait à peine de mon visage, rompant ainsi notre baiser. J’en avais le souffle court, mais je ne parvenais pas à bouger, plus encore, je n’en avais pas envie. Je lui ai rendu son sourire, pourtant, je me sentais toujours perdue. En soi, j’ignorais presque tout de cet homme, mais là, alors que je me noyais dans ses iris carmines, je me sentais presque complète. J’ai voilé mon regard une seconde alors que la main qui s’était glissée sous ma tête revenait courir sur mon visage en une délicieuse caresse. Mais je les ais rouverts lorsque sa voix chaude m’est parvenue de nouveau, et je me suis mordue la lèvre inférieur par réflexe. Il espérait que je ne regrette pas mon choix à son égard… Ce n’était même plus une question de regret, je le voulais… Je le désirais, ardemment…

Je n’ai évidemment pas non plus eus le temps de répondre.

Il me semble avoir étouffé un soupir de plaisir contre sa bouche. J’ai enroulé mes bras autour de son cou comme si j’allais tomber à la renverse, alors que j’étais déjà allongée sur le matelas, mais je me sentais partir. J’avais le cœur qui battait de plus en plus vite, et les mains tremblantes autour de son cou. Bon sang, j’avais l’impression de mourir et de renaitre encore et encore, comme s’il m’insufflait la vie à travers son baiser. Je me suis légèrement crispée lorsque ses lèvres ont quittés les miennes à nouveau car je ne voulais pas que ça s’arrête, et je m’apprêtais à venir les quémander une nouvelle fois lorsque celles-ci se posèrent sur ma nuque offerte… Je me suis cambrée légèrement en avant, inquiète alors qu’il caressait la cicatrice si gentiment donnée par l’homme qui m’avait tué de sa bouche. Mon souffle s’est gelé dans ma poitrine à cet instant. Que devais-je faire ??

Si le plaisir de cette caresse m’enivrait toujours, une peur soudaine s’était emparée de moi. L’autre aussi avait fait ça, il avait embrassé mon cou comme s’il voulait me conquérir, et il m’avait égorgée quelques mois plus tard… Je ne pouvais pas être certaine de la passion qui allait l’animer cette nuit, et pourtant, je ne voulais pas non plus le repousser et… Est-ce que j’étais en train de trahir tout mes principes simplement parce que je désirais ce renard ? J’ai fais glisser mes mains le long de ses épaules avec l’intention timide de le repousser mais au lieu de dessiner simplement ses muscles, ma main gauche rencontra quelque chose qui me fit cesser tout mouvement. J’en ai oublié de respirer. Oh… Oh Merde… Oh… Non… Ce n’est pas… Ce n’est pas… possible… J’ai alors entendu ses propos dit sur un ton amusé dans un murmure chaud contre mon oreille. Ban… Les larmes ont roulé sur mes joues sans que je ne puisse les arrêter.

Pendant l’espace d’une seconde, le temps s’est figé pour moi.

C’était il y a presque vingt ans, mais quelqu’un d’autre avait déjà dit cela à mon égard… C’était un petit garçon aux cheveux d’argents et aux yeux pourpres qui était très seul mais qui m’avait accepté dans son monde. Xenos Van Baelsaar. Il voulait me garder pour la nuit, moi, sa première amie…Mon petit prince… Mon premier amour aussi, et ce même si j’étais toute petite à cette époque. Cet enfant avait été mon soleil, ma moitié, mon partenaire de jeu. Il avait bravé les interdits de sa famille pour moi, pour continuer de me suivre dans mes tumultes jeux, et ce peu importe les punitions qu’il allait subir ensuite. Il avait même été blessé par ma faute, accusant le coup et se comportant en véritable héro malgré ses blessures. Cet enfant… Il a marqué son nom sous ma peau… Et la roche à marqué le mien sur la sienne… Chiara, clair de lune… Une fine entaille en arc de cercle, proche d’un croissant de lune sur l’épaule droite de mon amour de ces temps passés…

Sur cette épaule musclée et définitivement adulte, sous mes doigts, se dessinait un arc de cercle très fin. Je pouvais aisément le deviner lisse et rosé, et je n’arrivais plus à savoir comment réagir. Toute crainte disparue en un instant lorsque la conclusion me frappa de plein fouet. Je ne l’avais pas craint la première fois, peu importe la quantité de sang qu’il avait répandu, ni même son contact que je redemandais toujours plus. Je voulais l’entendre parler, sentir son souffle contre le mien, son cœur battre à mon oreille. J’avais ressentie cette même impression de perdition en croisant son regard, cette envie de m’y noyer sans même me débattre, cette confiance aveugle… Il m’était apparu tout à faire normal d’être tactile avec lui quand bien même j’en étais écœurée, ou de parler de ma condition comme à un confident. Le parfum qui hantait mes souvenirs et le sien était différent et semblable en même temps, il y avait là une évolution… Et tout ce temps… Je n’avais rien vu… Et pourtant…

Le baiser caché…

Il avait toujours été là, et ce n’en était pas un différent… Ce n’était pas une nouvelle aventure pour palier à la première… C’était sa continuité… Ban Silvereigh était… Xenos Van Baelsaar. Mon cœur a fait une embardée pas croyable alors que je comprenais tout ce que cela impliquait… C’était lui… C’était celui que j’avais choisit, mon prince, ma moitié… Et Ban… Etait mon tout… Mon univers. Les larmes ont continué d’affluer le long de mes joues, alors que je caressais du bout de mes doigts la fine cicatrice sur son épaule droite comme le plus beau des trésors. Puis, toujours sans lui répondre, j’ai fais glisser mes mains tremblantes et bandées jusqu’à son visage que je pris en coupe pour le relever jusqu’au mien lentement. C’était finalement logique que je tombe amoureuse de lui une fois encore… Puisque je n’avais jamais cessé d’y croire. Le destin se moquait en quelques sortes de nous. Nous nous étions connus dans le passé, et si nous avions été séparés au bout d’une semaine, que nos vies avaient prit des chemins drastiquement différents sur la durée, nous avions fini par nous retrouver. Dans un cauchemar commun…

Je ne venais pas juste de retrouver l’homme que j’avais rencontré dans l’Est, je venais de retrouver mon prince charmant. Celui pour qui mon cœur battait déjà lors de l’enfance innocente que je vivais. Malgré les larmes, je suis venue embrasser son front avec une infinie douceur, puis ses paupières, ses joues, son menton, et je suis venue terminer mon entreprise en embrassant ses lèvres avec envie. C’était là ma plus grande victoire sur la vie, avoir eut raison quand je disais que l’horreur ne pouvait pas durer peu importe les circonstances. Si le destin apparait très souvent cruel, c’est juste un lancé de dés incongrus. La chance finissait toujours par tourner. Et ma chance, elle était là, entre mes bras, au dessus de moi, et sa présence toute entière me rendait énergie et espoir. J’avais soudainement envie de rire et je souriais contre ses lèvres après avoir cessé le baiser. C’était lui, lui et lui seul, depuis le début. Je ne croyais plus aux contes de fées depuis longtemps et ce, malgré les histoires de ma mère, mais la vérité, c’était que je ne voulais plus y croire parce que j’avais perdu Xenos depuis trop longtemps…

Et maintenant, il était là. « Mho chrid Pangûr Ban… »

J’ai fais remonter ma main le long de sa nuque pour venir capturer ses mèches folles argentés et j’ai ainsi collé mon front contre le sien, me noyant de plus belle dans son regard si intense. Il était mon prince, mon amour, ma moitié, cette lueur d’espoir à laquelle je m’étais rattachée toute ma vie. J’ai voilé mon regard, laissant couler un flot de larmes sur mes joues, mais elles étaient si douces, des larmes de joie. Je voulais qu’il m’embrasse encore, que le temps s’arrête autour de nous, le garder pour toujours contre ma poitrine. Vivre un rêve qui m’avait manqué de poursuivre à cause de nos familles respectives et puis…Et puis tout ce qui était arrivé ensuite, nos parcours différent, nos horreurs pourtant similaire mais sur des temps séparés. Pourtant, cette nuit, et finalement, cette semaine, alors qu’il avait occupé mes pensés avec force, je me rendais compte que l’espoir de le retrouver un jour que je croyais disparu, n’avais jamais cessé de vivre en moi. Et il avait toujours occupé mon esprit depuis mon départ premier d’Aerugo.

C’était étrange de se dire que… Que j’aimais cet enfant il y a plus de vingt ans, et que l’homme qui était dans mes bras était cet enfant, et que j’en suis aussi tombé amoureuse une seconde fois. Était-ce là dans ma nature d’aimer cet homme ? Je comprenais mieux pourquoi je pouvais reconnaitre son regard et cette voix sans savoir d’où. Tous ces détails avaient évolués avec lui, pourtant, ils faisaient parti de lui, et tout cela… M’avait ramené à un temps que je pensais révolu. J’avais composé un début de chanson à son sujet, je devais avoir quatorze ans, à peine, et pourtant, j’avais limite prophétisé cette nuit. Ces retrouvailles… Cependant, un détail me revint à l’esprit. Le savait-il ? Se souvenait-il de moi ? Ou bien m’avait-il oublié ? Savait-il que j’étais cette petite fille qui l’avait harcelé pendant une semaine sans répit ? Cette petite fille qui n’avait pas hésité à grimper à sa fenêtre pour lui apporter des biscuits et dormir avec lui.

« Ban… Je… » Je ne savais plus quoi dire… Si auparavant je savais ce que je désirais, la crainte qu’il ait pu m’oublier me terrifiait à présent. Si je l’avais retrouvé, cela ne signifiait pas forcément que l’inverse était réciproque… Et même si j’en étais tombé amoureuse pour la seconde fois, savoir qui j’étais pouvait tout aussi bien le faire fuir… Il ne semblait pas vouloir se rattacher à son passé, chose que je comprenais aisément vu ce qu’il avait enduré… Et ma haine pour les gens qui, je m’en souvenais, étaient ses parents devint plus grande encore. « Je… Je suis… Je crois que… » J’ai prit une longue inspiration, avant de relâcher mon étreinte sur lui doucement. « Je sais qui tu es, Xenos Van Baelsaar… » Ma voix s’était faite un peu tremblante, timide aussi. Je craignais qu’avec le temps, il m’ait oublié ou… Ou qu’il m’en veuille de… De ne jamais être revenue le chercher comme je le lui avais promis…

« Je te sauverai des ténèbres… » Avais-je dit alors que nous jouions… « Je serais dans tes yeux pour toujours… » Avait-il répondu, bien plus tard, alors que je m’endormais contre son épaule intacte. Il venait alors de me protéger de son corps d’un éboulement causé par nos frasques dans une grotte découverte non loin de chez lui. Mais…C’était bien plus qu’une promesse, c’était un serment…


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MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Ven 30 Juin - 22:10
  • Ban Silverleigh
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Tooi michi no saki de...

Gare d’East city, 20 octobre 1914.

Pardonnes-moi,

Je t’ai menti dans la dernière lettre que je t’ai écrite. Je t’ai dit que j’allais rejoindre une autre chimère qui pourrait m’aider à contrôler ce que je suis devenu avec le temps. C’est un mensonge. En réalité, j’avais peur de t’avouer que j’allais la rejoindre pour une autre raison. Cette femme a vécu l’horreur, peut-être bien que son histoire est plus tragique que la mienne. Depuis que j’ai croisé son chemin dans cette ruelle, elle hante mes pensées. Je me sens proche d’elle, mais je suis incapable de t’avouer ce que je ressens pour cette fille. C’est assez confus et j’ai des regrets.
En allant la retrouver, j’arriverai peut-être à y voir plus clair. Je sais ce que tu vas me dire : « Penses à toi et sois heureux d’avoir trouvé quelqu’un qui puisse alléger tes souffrances. ». Enfin un truc dans le genre. Mais j’ai peur de faire une connerie. Si je pars et que je la retrouve, j’ai peur de m’attacher à cette femme et qu’au final, je finisse par t’oublier. Je sais, je suis un crétin. Je ne pourrai jamais t’oublier, mais je ne veux pas que ça arrive. Cela fait des années que je te cherche, sans jamais avoir aucune piste. Je désespère. Il se peut qu’un jour je te retrouve, mais je ne suis pas vraiment préparé à voir ce que tu es devenue depuis toutes ces années. Tu as peut-être trouvé l’amour, une famille. Je m’y ferai, après tout, je ne veux que ton bonheur.
Sache que malgré tout, je t’aime et tu resteras à jamais dans mon cœur quoiqu’il advienne. Cette autre chimère te ressemble beaucoup, tu sais. Tout comme toi, elle a réussi à rallumer une lumière dans mon monde de ténèbres et j’ai l’impression qu’elle a besoin de moi, tout comme j’ai besoin d’elle. Je ne sais pas encore ce que ça va donner et j’espère de tout cœur que mon état va s’améliorer à ses côtés.
Je garde espoir, je te retrouverai un jour, mais les choses ne seront jamais plus comme dans notre enfance. Est-ce que tu vas m’en vouloir si je décide d’être heureux avec une autre ? T’aura le droit de me détester si tu en as envie. Je ne peux pas t’en vouloir. Je le ne pourrai jamais. Mais on doit se faire une raison… Xenos Van Baelsar est mort à huit ans et je ne pourrai jamais le redevenir afin de te rendre heureuse.

Voilà, c’est ce que je tenais à te dire. J’espère comme toujours que tu vas bien et que tu ne m’as pas oublié avec le temps. Je te raconterai mes nouvelles aventures à Central. J’ai le sentiment que les choses vont enfin bouger pour moi.

Prends-soin de toi,
Ton chevalier dévoué.


Cette lettre était cachée depuis des jours dans le sac de voyage du renard. Elle attendait d’être envoyée comme toutes les autres. Seulement, sur chaque enveloppe, il n’y avait pas la moindre adresse. Ban gardait ces bouts de papiers avec lui, jusqu’au jour où il retrouverait la petite fille de son enfance, qui devait avoir bien grandi avec toutes ces années. Il éprouvait des regrets parce que l’homme culpabilisait à cause des sentiments qu’il ressentait pour une autre que celle à qui le renard avait donné son cœur dans sa jeunesse. Tout était confus lorsqu’il avait quitté l’Est, mais maintenant, les choses avaient bien changé.

Le mercenaire se trouvait dans cette chambre, au-dessus de la chimère. Il n’avait peut-être pas retrouvé la fille de son enfance depuis ces dernières années, mais elle, il l’avait retrouvé. Ses lèvres ne cessèrent jamais d’aller chercher les siennes, comme par peur que la rousse ne disparaissent d’un instant à l’autre. L’argenté était maintenant sûr d’une chose et se fut ce qui faisait naître en lui un sentiment de culpabilité en lui. Il l’aimait. Il tombait amoureux de cette autre chimère qui lui avait tendue la main une semaine plutôt. Est-ce qu’il trahissait son amour de toujours ? Peut-être bien, mais il n’y pensait plus sur l’instant. L’homme cherchait de nouveau à se sentir vivre à travers les yeux de quelqu’un. Plus il passait du temps avec princesse, plus il sentait l’espoir revenir l’habiter. N’avait-il donc pas le droit d’être un peu heureux ? Il avait l’opportunité d’avancer aux côtés d’une personne qui le ressemblait et cette fois, il ne la laisserait pas s’envoler.

Alors que les lèvres de notre renard glissaient sur la peau de son cou. Il sentit alors les mains de la jeune femme se poser sur ses épaules. Elle allait le repousser. Ce qui était prévisible. Après tout, elle avait connu l’enfer à cause d’un homme et vouait une haine envers la gente masculine. Pourquoi cela ne serait pas pareil avec Ban ? Il n’était pas une exception. Pourtant, même si la demoiselle allait mettre un terme à tout cela, le mercenaire prit le risque de lui avouer ce qu’il ressentait. Il avait besoin qu’elle sache la vérité sur ces sentiments et bien entendu, il ne lui en voudrait pas si elle l’écartait par la suite. Il pouvait comprendre qu’elle ne pouvait pas avoir confiance en un homme qu’elle connaissait à peine. Cette idée lui serra le cœur et il attendait le moment qu’il redoutait le plus.

Pourtant, cet instant n’arriva jamais. L’argenté pouvait sentir les doigts délicats de la princesse sur son épaule et qui semblait caresser quelques chose. L’endroit d’une ancienne cicatrice qu’il avait eu durant sa semaine passée avec Small Lady. En y repensant, la nostalgie l’envahit et il lâcha un soupir contre la peau de sa belle. Il devait lui avouer toute la vérité, lui parler de son passé et de ce qu’il était avant. Mais alors, qu’il allait se reculer, il sentit les mains de la jeune femme sur son visage et celui-ci se ft remontrer jusqu’au sien. Ban avait honte sur l’instant et il avait détourné le regard sur le côté pour fuir le sien. Toutefois, il ne put s’empêcher bien longtemps de fuir et lorsqu’il observa son visage, il vit des larmes couler sur ses joues pales. L’inquiétude le gagna alors et il fronça durement les sourcils à cause de l’incompréhension qui le terrassait. Pourquoi pleurait-elle ? Est-ce que les paroles du renard l’avaient rendue triste ? Pourquoi ces larmes sur ces joues ?

C’est alors qu’elle rapprocha son visage du sien pour venir déposer ses lèvres à divers endroits du visage de l’argenté. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais il n’eut pas le temps de lui demander qu’elle alla l’embrasser longuement. Un frisson le traversa entièrement et ses lèvres ne purent résister à son contact. Il ne pouvait pas le nier, l’homme ne pouvait pas se lasser de ces moments. Il la sentit alors un sourire se dessiner sur les lèvres de sa princesse et son regard pourpre alla à la rencontre du sien. Les mots qu’elle prononça ensuite furent un électrochoc pour notre chimère. Elle posa son front contre le sien alors que notre homme écarquilla les yeux.

Pangur Bàn…

« J’aimerai tellement que tu retrouves le sourire… »
.  
« Au fait, pourquoi tu lui as donné le prénom « Ban » ? »

« Alors, tu comptes toujours rester aussi peureux ou tu souhaites devenir mon héros ? »

« Nil sa saol seo, ach ceo… »

Pardonnes-moi…

« Moi le vaillant guerrier Xenos, je vous fais le serment de vous protéger au péril de ma vie ! »
« Je t’ai enfin trouvé… Tu es en mon pouvoir, maintenant ! »


« Xenos, tu es quelqu’un de merveilleux, n’en doute plus jamais, d’accord ?»

« Pangur Bàn, Pangur Bàn… »

Je t’en prie, pardonnes-moi…

- Elle va t’abandonner comme tous les autres, Xenos. Ne restes pas auprès d’elle où tu vas subir les conséquences de ton amour pour elle…

LA FERME ! Pourquoi… Pourquoi ces mots ? Etait-il dans un cauchemar encore une fois ? Est-ce que cette soirée n’existait pas ? Princesse venait de lui parler dans un dialecte que Ban avait déjà entendu par le passé. Venant d’une chanson que Small Lady lui avait chantée. Comment pouvait-elle connaître ces mêmes mots que la petite princesse de son enfance ?! Tout devenait confus dans son esprit. Son inquiétude laissa place à l’incertitude et resta sans voix, pratiquement choqué. Il n’arrivait plus à penser correctement pour le moment. Il sentait les doigts de la chimère dans ses cheveux, mais est-ce que cela était réel ? N’allait-il pas se réveiller allongé dans un coin paumé du pays et se rendre compte que tout ceci n’était finalement que le fruit de son imagination ou bien une autre tentative du renard pour lui faire perdre la tête ?

Puis arriva l’autre électrochoc qui bouleversa notre argenté. Princesse venait de le lâcher et lui avoua qu’elle connaissait son identité, celle de Xenos Galan Van Baelsar. Le mercenaire fronça encore des sourcils et se releva d’un coup pour placer une main sur son visage alors qu’il était maintenant droit, pratiquement assit à côté d’elle. Ce n’était pas possible… La colère monta en lui et il se mit à serrer des dents. Il ne comprenait pas, il ne comprenait plus ce qui se passait. L’homme sentit un pincement à son cœur alors que des images de son passé qu’il avait tant de mal à oublier, refaisaient surface dans son esprit. Il grogna et tenta de se persuader qu’elle avait dû faire des recherches à son sujet pour connaître son véritable nom. En même temps, cela n’était pas bien difficile avec les avis de recherches dans tout le pays contre lui. Il laissa tomber sa main de son visage et lança un regard noir à la jeune femme avant de répondre sèchement.

« Bravo, t’as gagné. Mon véritable nom est bien Xenos Galan Van Baelsar. Tu m’as donc fait venir ici pour me piéger ? Notre rencontre dans l’Est et tout le reste… Cela n’avait qu’un seul but, n’est-ce pas ? C’est ma famille qui te demande de me récupérer ? »

La colère bouillonnait en lui. Il ne voulait pas y croire. Il ne pouvait pas croire qu’elle avait fait tout ceci pour le manipuler. Se prendre une balle, se faire attaquer… Est-ce que tout était prémédité ? Les sentiments qu’il pensait qu’elle avait pour lui… Tout était donc faux ? Un tissu de mensonge ? Non… Non ! Le renard serra des poings et il était prêt à s’enfuir loin d’elle. Il ne voulait pas lui faire du mal, parce qu’au fond… Il venait de réaliser qu’il l’aimait.

« Tu es quelqu’un de génial, Xenos, merveilleux même… Un véritable prince, et n’en doute jamais, peu importe ce que disent les gens, ils sont stupides ! Moi je sais qui tu es… »


« Je sais qui tu es, Xenos Van Baelsar… »


Encore un souvenir de son enfance. Des mots qui résonnèrent longuement dans la tête de Ban. Non, attendez… La dernière phrase venait d’être prononcée par la rouquine dans le lit. Son regard se redirigea subitement vers le visage de l’autre chimère. Ces larmes qui coulaient sur ses joues… Son sourire qu’elle avait eu un peu plus tôt après l’avoir embrassé. Les mots en vieux Amestrisien, les mêmes que ceux de Small Lady. Ces yeux verts émeraude… Non, faites que cela ne soit pas vrai. Par tous les dieux. Il repensait maintenant à l’histoire de la chimère qu’elle lui avait racontée à l’autre bout du pays. Non ! Pitié ! Cela ne pouvait pas être elle… Il ne fallait pas que ce soit elle !

Les remords reprennent le contrôle sur sa colère qui disparaît en un instant. Ban tendit alors une main, tout en revenant vers elle, et la déposa sur sa joue pour venir frotter ses larmes. Pourquoi il n’avait pas fait le rapprochement plus tôt ? Si ses craintes se confirmaient maintenant, il ne pourrait pas le supporter. Si princesse était en réalité Small Lady, il serait anéanti. Cette femme avait vécue l’horreur et connue la mort avant de subir une transformation en chimère. Si elle était la petite fille qu’il l’avait connu… Ce qui voudrait dire qu’il avait échoué dans son rôle de chevalier. Qu’il ne l’avait pas retrouvé à temps pour lui éviter ces horreurs. Il n’aurait pas réussi à la rejoindre avant qu’elle ne croise la route de cet homme qui lui avait fait tant de mal, qui lui avait brisé sa vie et son avenir…  

« Dis-moi que c’est faux… Dis-moi que tu n’es pas elle… Je t’en prie, princesse.»

Il désirait tellement retrouver sa petite princesse, qu’il n’avait pas imaginé le pire à son sujet. Pour lui, elle vivait heureuse avec une famille bien à elle après l’avoir oublié. Il ne pouvait pas s’attendre à ce qu’elle subisse un sort bien plus horrible que le sien, pour lui, c’était impensable. Le destin fait mal les choses. Il a peut-être retrouvé son amour d’enfance, mais à quel prix ? L’homme devrait être pourtant heureux de la revoir après toutes ces années, mais ce n’est que de la tristesse qui se lit sur son visage. Il ne se cache pas et lui montre ce qu’il ressent. Il l’aime comme il a aimé Small Lady depuis toutes ces années. L’homme aux yeux rouge comme le sang se rapproche encore et encore. Il dépose son front sur le sien et ferme les yeux.

«  Pardonnes-moi. Je t’ai retrouvé trop tard et je n’ai pas pu te sauver comme toi tu l’as fait pour moi par le passé. Je suis un piètre chevalier, décidément.»

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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Mer 12 Juil - 20:09



J’attendais un signe de sa part, peu importe la teneur de ce dernier. Je venais après tout de lui avouer que je savais qui il était, et ce, sans pour autant me dénommer auparavant. J’ignorais comment il allait le prendre, j’ignorais même s’il se souvenait de mon existence, et au fond de moi, c’était mon souhait le plus cher. Car à présent, je me souvenais de chaque seconde de ce rêve merveilleux que j’avais passé à ses cotés, rêves que j’avais fait perdurer autant que possible. Mais le temps m’avait rattrapé trop vite… J’avais pris de nombreuses remarques à l’académie de musique, comme quoi je ne voyais personne, qu’aucun parti ne m’intéressait, que je finirais vieille fille et ferait honte à ma famille… J’avais beau réussir sur le plan étude, les rumeurs comme quoi mes rêves de gamine allait me tuer m’avaient refroidie, et peu à peu, j’avais commencé à me convaincre que tout ceci, n’arriverait jamais. Si pourtant, les paroles de mes chansons et mes airs de musique ne visaient qu’à retrouver celui qui avait marqué mon esprit au fer pour le restant de mes jours, le fait de n’avoir plus aucun renseignement sur lui, ni sur sa famille m’avait glacée d’effroi. J’avais commencé à croire que l’amour au premier regard, ce n’était que dans les contes de fée qu’on le trouvait, et que ce que j’avais vécue étant enfant, n’était qu’un rêve…

J’ai donc déchantée par moi-même, j’ai commencé à agir comme si j’étais une femme normale, à me laisser séduire par les idiots alentours. L’un d’eux à attiré mon regard, il avait l’air gentil, un petit blond aux yeux bleus, le parfait Amnestrien… J’aimais bien nos rendez-vous, je ne pouvais pas le nier, pourtant, il manquait toujours quelque chose. Et si dans les premiers temps, je pensais que cela ne venait que de lui, je m’étais presque fourvoyée. Il était clair qu’Andrew White avait un problème, et vu mon superbe décès dans un fossé pour avoir raflé les prix des concours de musique d’une meilleure manière que lui, c’était plus que sur mais… je ne l’aimais pas. C’était une constatation étrange… Et finalement… Ma promesse envers Ban… Basée sous les explications liées à ma vengeance… devenait possiblement caduque. J’avais poursuivit, torturé et tué un homme que j’avais apprécié mentalement et physiquement, mais je n’avais jamais tué l’homme que j’aime. Comment aurais-je pu tuer cet homme puisque je pensais qu’il n’avait existé que dans mes rêves et que ce sentiment si merveilleux n’existait même pas. Je croyais à cet époque, que ce que j’avais vécu petite, n’avait plus d’importance, comme si tout cela n’avait jamais vraiment existé, que je l’avais inventé pour oublier que j’étais toujours seule si on n’oubliait pas cousine. Personne ne voulant de moi, me voyant soit trop haute, soit trop riche.

Pourtant, et je m’en rendais parfaitement compte aujourd’hui, chaque seconde passée à Aerugo en compagnie de mes parents, chaque jeu, chaque mot de sa part… Je me souvenais de lui avoir couvert les yeux pendant qu’il tentait vraisemblablement de se cacher, et de l’avoir entrainé dans toute sorte de frasques. Je l’avais mit au défi de devenir mon héro, et en faisant cela, je l’avais laissé atteindre mon âme avec la sienne. Et pourtant, j’avais juste été moi-même, sans jamais avoir joué quoi que ce soit, l’entrainant dans mes folies, même quand c’était dangereux, le serrant comme le plus précieux des trésors alors que je ne le connaissais que depuis quelques heures. Tout m’était apparu si naturel, et en vérité, c’était parce que cela s’était fait instantanément. Je me devais d’être réaliste, j’avais mit presque un an avant de pouvoir embrasser Andrew pour la première fois. Et Avec lui… Une journée lorsque nous étions jeunes, et moins d’une heure lorsque je l’avais croisé à l’Est. Je n’avais pas seulement rencontré Xenos vingt ans auparavant, j’en étais tombé immédiatement amoureuse et ce sentiment n’avait jamais cessé d’exister. Si je l’avais fait taire, je ne l’avais jamais tué, il avait toujours été là, au fond de moi. Au même titre que cette berceuse que j’avais adaptée à l’époque pour lui. Je ne l’avais chanté qu’une fois, et sur un air inventé sur place, pourtant, chaque mot, chaque intonation, était gravée dans ma mémoire.

Tout comme son visage d’enfant, et le souvenir de son odeur.

Il ne bougeait désormais plus entre mes bras, et j’ai pu voir son visage se décomposer et devenir confus, de même, mon ouïe m’informa que les battements de son cœur étaient accélérés et saccadés. Je fus soudainement inquiète, l’avais-je blessé ? Choqué ? Pourquoi me regardait-il comme si… Comme si… J’allais le tuer sur place ? Ou bien, que je n’étais qu’un cauchemar ? Il se releva soudainement, quittant mes bras et collant sa main sur son visage après avoir froncé les sourcils sèchement. Subitement, il a changé d’odeur aussi, et je n’ai pas comprit ce qu’il s’est passé dans son esprit, mais en relâchant son visage, sa main à dévoilé un visage froid, douloureux et colérique. Mon souffle s’est gelé dans ma poitrine alors que je déglutissais face à ce regard noir. Qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Etais-je si… si horrible que ça dans notre enfance ? N’avait-il pas vécu les mêmes choses que moi ? N’avait-il pas pensé ses mots et fait ça simplement pour essayer de rendre fier ses parents ?? Mais lorsqu’il ouvrit la bouche, j’ai compris… Tout s’est emboité dans mon esprit, tel un jeu d’enfant. Il ne me voyait pas comme un monstre, il croyait que je le voyais comme ça… Il semblait croire que je l’avais piégé du début à la fin, que notre rencontre dans l’Est n’avait que pour but de le ramener à ses parents… Sauf que je n’étais pas stupide.

Si ses parents étaient bien ceux de mes souvenirs, alors ils étaient aussi les monstres à l’origine des chimères super-soldat pour l’armée d’Aerugo… À l’origine de l’achat d’Angelica, de ses tortures, mais aussi de la fuite de Lyl de leur laboratoire, et possiblement… de son enfer personnel… Et pour ça, je me jurais d’avance que la seule raison pour laquelle je retournerais voir ces gens serait pour leur enfoncer une lame dans la gorge. Je m’apprêtais à lui dire que non, non je n’avais pas été envoyé par eux, et non je n’avais rien prévu de tout cela, mais que je l’avais finalement reconnu à cause de faits étranges. Le fait que je puisse le toucher et lui parler dés le début sans me sentir mal-à-l’aise, comme si ma vie avait toujours été liée à la sienne. Alors que chaque contact, même avec les autres membres masculins de la meute ou encore Lyl, me rendait mal voir écœurée. Et ce soir, si en plus, tout mon être l’avait désiré ardemment, son parfum m’avait rendue euphorique, ses baisers folles, et le contact de sa peau sous mes doigts m’avait permise de voir la vérité. Cette petite cicatrice en forme de croissant de lune sur son épaule. Cette preuve d’une réalité que j’avais crue disparue dans un songe parfumé, cette réalité qui, finalement, avait été ce qui manquait dans ma vie depuis le début. Mais je n’ai pas eus besoin de dire quoi que ce soit. Il m’a fixé de nouveau, et son regard colérique à changé, devenant hébété, douloureux et coupable. Il semblait à présent horrifié de ce que je venais de dire. J’ai entendue son cœur battre plus fort de nouveau, et je l’ai vu tendre sa main vers moi, pour venir essuyer les larmes qui coulait sur ma joue.

Mon regard s’écarquilla de surprise lorsqu’il me supplia de ne pas être une certaine personne, et j’ai cru comprendre de qui il parlait. Comme s’il avait imaginé la meilleure vie possible à mon égard, et qu’en vérité, je vivais un cauchemar. Pourtant, sa réaction… C’était… la même que la mienne à son égard. J’avais toujours espéré, même si cela me rendait jalouse, qu’il ait trouvé une merveilleuse épouse et fondé sa propre famille, afin d’avoir le bonheur et l’affection qu’il méritait. Mais sa manière de le dire, c’était comme si l’idée que je puisse l’avoir remplacé était préférable à la vie que je menais aujourd’hui. Pourtant, après réflexion, je n’aurais jamais pu être heureuse sans lui… C’était… Impossible. Je n’avais pas réussis à combler le manque en vingt ans, et pourtant, je ne l’avais vu qu’une semaine, alors il était clair que j’aurais toujours manqué de sa présence dans ma vie. Peut-être aurais-je fini vieille fille comme ils le disaient autour de moi, ou bien, morte de chagrin après avoir été laissé par un mari violent, mais… Mais ma vie de maintenant, aussi cruelle et monstrueuse semble-t-elle, avait le mérite d’avoir fait de moi ce que je suis aujourd’hui, et ce qui m’a au passage, permit de retrouver la personne que je croyais avoir perdue pour toujours.

Et ça, rien ne pouvait l’égaler finalement…

J’ai un peu louché en le voyant revenir vers moi et coller son front contre le mien avec douceur, voilant son regard pourpre qui pourtant, m’avait toujours plu. Son souffle revenait caresser mes lèvres, et je me suis sentie rosir malgré moi, sans même pouvoir prendre la parole de nouveau. Il en profita d’ailleurs pour reprendre de son coté, et encore une fois, il se trompait de jugement à son égard… Il disait que c’était de sa faute, qu’il était arrivé trop tard et qu’il n’avait pas pu me sauver comme je l’avais fait lorsque nous étions enfants. Qu’il était un piètre chevalier… Je suis venue poser mes mains sur ses joues avec douceur, et malgré mes larmes qui continuaient de couler, j’ai caressé son visage avec toute la douceur dont j’étais capable. Il n’avait pas à se fustiger comme ça pour rien, nous n’avions pas fait le monde, et le destin était clairement quelqu’un s’amusant à lancer des dés dans un grand bol afin de savoir si oui ou non, tel évènement allait se produire. De plus, il n’avait aucune raison de se faire du mal pour ça, mes horreurs n’avaient démarré que bien plus tard, et il n’était clairement pas en état de me trouver à ce moment là… Du moins je le supposais… Mais même si je l’avais retrouvé plus tôt, il était possible que les choses ne se passent pas aussi bien… Pas du tout même…

J’avais presque vingt et un an lorsque mon véritable cauchemar s’était produit. Alors certes, je n’avais pas été heureuse jusque là, j’avais juste… Vécu de manière banale pour un membre des Williams, continuer d’avancer sans véritablement voir où j’allais. Mais s’il était arrivé à ce moment là… Il était possible qu’il assiste à mon décès, et dans ce cas là, il ne s’en serait probablement pas remit, de même, si je l’avais rencontré avant, alors j’aurais probablement laissé Andrew sur le champ… Et ainsi accélérer ma mort et possiblement la sienne. Et en admettant qu’il soit revenu plus tôt encore… alors… Etant donné qu’il avait dit avoir été transmuté très jeune, j’aurais dû le cacher, faire en sorte que personne ne le trouve, ni ma famille, ni les militaires, et l’idée qu’il tente encore de prendre sur lui pour me sauver, et s’enfuit de nouveau n’aurait pas pu sortir de sa bouche parce qu’à l’époque, je lui en aurais collé une. Donc dans tous les cas, l’horreur aurait été présente. Et je lui en aurais voulu de souffrir pour rien… J’ai donc continué de caresser son visage du bout de mes doigts, puis j’ai simplement secoué la tête, frottant ainsi très légèrement mon front contre le sien, avant de venir effleurer ses lèvres une nouvelle fois, comme pour l’empêcher de se dénigrer de nouveau.

« Non… Ne dis plus jamais que tu es fautif de quoi que ce soit… Jamais… » Je l’ai embrassé une fois encore, massant ses lèvres des miennes avant de reculer quelques secondes mon visage pour reprendre la parole. « Ni toi, ni moi ne savions ce qui allait se passer. Et en ce cas, alors c’est ma faute… J’aurais dû t’enfermer dans mes valises à cette époque et t’emmener avec moi loin d’Aerugo. Je savais ce que tes parents faisaient, Même si tu n’osais pas réellement me le dire, je le savais, et pourtant j’ai rien fait pour t’emmener loin d’eux. Cependant… »  J’ai déglutis, en fait, c’était moi la véritable fautive dans cette histoire, si j’avais promis de le rendre heureux, je ne l’avais fait qu’une semaine, et j’en avais oublié le reste du temps et l’avenir. « Nous étions jeunes, et nous ne pouvions pas savoir en ce temps là. Et puis… »  J’ai inspiré longuement avant de reprendre. « J’ai faillit perdre ton souvenir… Perdre espoir… Alors… »  J’ai secoué la tête doucement. « Alors en fait, je m’en fiche. Parce que vivre comme je le faisais avant n’avait pas de sens, et même si ce que nous avons vécu et monstrueux je crois… Non… J’en suis sûre… Il le fallait. »

Mes paroles pouvaient sonner incroyablement étrange, comme si ma transmutation m’avait apporté plus de chose que la vie en elle-même. Mais non… En soi, j’étais morte, j’avais été plongée dans le vide et l’horreur, pour ensuite être ramenée de force, mélangée à deux autres âmes et souffrir le martyr si je ne me nourrissais pas. Mais au-delà de ça, si j’oubliais ces inconvénients, alors, je pouvais retenir une seule et unique chose. J’étais désormais capable de protéger ceux que j’aimais. Plus encore, je pouvais changer les choses, faire la différence, pour que plus jamais personne ne souffre à cause de l’alchimie, comme Ban, Angelica ou la meute… Même Lyl, qui était pourtant un alchimiste, avait vu que cette dernière pouvait devenir dangereuse lorsque l’homme perdait l’esprit. Et au final, ce n’était pas l’alchimie le danger, mais l’homme en lui-même. Et s’il ne servait à rien de tenter de le rendre raisonnable, alors il suffisait de se battre pour changer les choses et l’empêcher de poursuivre ses horreurs. Alors oui, nous étions des meurtriers, et oui, nous étions dangereux, mais nous n’avions jamais voulu cette transmutation, en revanche, c’était à nous de faire en sorte qu’elle ne soit plus un problème, mais bien notre solution. Ainsi, j’étais devenue une alpha, capable de soigner et guider les autres chimères, de même, cela m’avait permit de découvrir bien plus de chose au sujet de l’armée qu’un haut-gradé classique, et enfin… Je l’avais enfin retrouvé lui…

« Même si nos vies sont…plus que mouvementées, cela ne veut pas dire que… Qu’elles soient aussi monstrueuses qu’elles l’apparaissent. »  J’ai respiré son parfum avant de reprendre, je voulais me noyer encore et encore dans cet océan carmin qu’était son regard. « Après tout… Tu m’es enfin revenu… Et c’est tout ce qui compte… Mho Chriddh… »  Je suis venue déposer, sur son œil gauche, un baiser. « Mon premier… »  Puis un sur le droit, avec délicatesse. « Mon seul… »  J’ai embrassé le bout de son nez, et je me suis rapprochée jusqu’à ce que mes lèvres frôlent les siennes en un souffle. « Mon Amour… »  Et je suis venue l’embrasser avec tendresse sans lui laisser le temps de réagir. Je me suis ensuite blottie contre lui, peu importe mes blessures qui s’étaient rouvertes légèrement, ou encore ma fatigue et mes larmes. Je l’étreignais ainsi, mes bras autour de ses épaules, mon visage niché contre son cou. Je pouvais humer son parfum, mélange de cuir, de métal, de poudre, de sang et d’amende douce. « Promet moi juste… de ne plus jamais quitter ma vie... Pangùr Ban… »  Parce qu’en vérité, ma transmutation n’avait rien changé du tout, je l’avais toujours aimé, et peu importe ce qui m’était arrivé entre, rien n’avait jamais entaché ce sentiment pourtant si lointain. Il n’avait fait que croitre durant ces dernières années, se cachant derrière ma crainte du genre masculin, puis ma haine.

Car même la mort ne pouvait rien contre mon amour pour lui…



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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Lun 21 Aoû - 16:01
  • Ban Silverleigh
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Tooi michi no saki de...
Le renard ne pouvait y croire. La femme qui tenait en face de lui, était qu’il avait rencontré dans sa jeunesse. L’homme à la chevelure d’argent venait de se convaincre d’abandonner la recherche de cette fille, qui devait maintenant être une adulte, pour vivre aux côtés de la chimère. Ban pensait qu’il avait peut-être trahi sa petite princesse en tombant sous le charme de la chouette. Cette femme qui se trouvait dans le lit… Il était tombé amoureux lors de sa rencontre avec elle dans l’Est. La rousse était devenue sa nouvelle lumière, sa lueur d’espoir dans un monde infâme et qui ne laissait aucuns cadeaux au pauvre homme depuis des années.  

Depuis sa transformation en chimère, Xenos n’avait pas vraiment d’alliées de son côté. Le renard se sentait seul, même avant son passage dans le laboratoire d’Aerugo. Sa famille ne l’avait jamais soutenu et l’argenté avait connu l’enfer. Avoir du soutien, une personne à qui se confier… Il ne connaissait pas cela. Depuis lors, il voyageait dans une solitude la plus pesante. L’argenté ne faisait rarement confiance à quelqu’un et il ne se faisait pas confiance non plus. Comment se faire confiance alors qu’à tout moment, il pouvait céder sa place à une bête assoiffée de sang, capable de tuer toute personne se trouvant sur son chemin. Tout le monde avait peur du mercenaire, surtout ceux qui avaient la malchance de voir son vrai visage. Seule la chouette ne semblait pas le craindre. Au contraire, au mieux de le fuir, en le voyant dévorer et tuer des pauvres humains, elle s’était rapprochée de lui pour le rencontrer. Cette femme avait pris le temps d’écouter les malheurs de l’homme en pleine perdition. Le renard avait tenté de la faire partir, mais rien ne s’était passé comme convenu. La rousse l’avait même sauvée des militaires à sa recherche. Depuis ce moment, ces deux-là s’étaient rapprochés rapidement. Elle était à ses yeux, la seule personne capable de le comprendre et de l’aider. Mais en réalité, il ne se doutait pas qu’il avait en face de lui, la petite fille qu’il cherchait des années.

Ban était toujours sous le choc. Chiara Williams, la diva de Central et l’alpha du groupe de chimère dans cet appartement, était la petite princesse qui l’avait aidé dans son enfance. Il n’arrivait pas à y croire. Il ne pouvait pas se résoudre à accepter la triste réalité. La femme aux yeux émeraude, avait vécu l’enfer, la mort, la torture… Le mercenaire avait envie de tout casser autour de lui par déverser sa colère et la tristesse qu’il ressentait sur le moment. Il s’en voulait de ne pas l’avoir retrouvé plus tôt. Il aurait pu lui faire éviter tout cela. Bien entendu, avec sa nouvelle condition cela aurait été difficile pour eux de vivre une vie normale. Dans un sens, le destin ne faisait que les séparer. Quelle connerie !

Alors qu’il avait calmé sa colère contre le monde entier et surtout celle qui était dirigée contre lui-même, l’argenté s’était rapproché d’elle pour déposer son front contre le sien. Il s’en voulait tellement et sa princesse avait beau lui dire qu’il n’était pas fautif, cela ne changeait rien. Pourquoi n’avait-il pas fait le rapprochement entre elle et Small Lady. Il se rendait compte qu’elle n’avait pas changée depuis toutes ces années… Toujours à vouloir s’occuper du bien-être de l’homme, de le rassurer et de lui montrer qu’il avait une place dans ce monde. Le mercenaire l’avait compris depuis des années. Il avait effectivement une place dans ce monde… Une place à ses côtés. Si l’homme aux yeux rouges comme le sang était toujours en vie, ce n’était que dans le but de la retrouver elle.

Les lèvres de la demoiselle rejoignirent les siennes pour quelques secondes. Elle s’accusa ensuite de ne pas l’avoir kidnappé à l’époque pour le sauver de sa famille qui lui faisait vivre un véritable calvaire. Bien sûr que non, elle n’était pas en faute ! Au contraire, Small Lady était la seule chose qui lui avait donné du courage et un but dans la vie. Le regard pourpre du renard se perdit dans celui de sa belle princesse, alors que cette dernière lui avoua avoir perdue espoir et que son souvenir avait peu à peu disparu. Elle prit même le temps de dire que sa vie n’avait plus de sens en étant humaine et les transformations étaient nécessaires. Ce n’était pas totalement faux. Sans ces choses-là, ils n’auraient peut-être pas pu se retrouver après tout ce temps. Toutefois, il gardait à l’esprit qu’elle était morte à cause d’un homme et que la faute de ce sale type, elle avait changé. Depuis la rouquine tuait des hommes pour survivre, évinçant des enfoirés pour que le monde se porte un peu mieux.
Un silence s’installa pendant un court instant avant qu’elle ne reprenne la parole. L’argenté se taisait. Il ne voulait pas la couper. Il se contentait de l’écouter attentivement, buvant la moindre de ses paroles. Sa voix… Même avec ses intonations quelque peu tremblantes, les larmes sur ses joues qui brillaient à la lueur artificielle de la pièce. Elle semblait être entourée par une aura de lumière. Telle une étoile qui scintillait dans un voile sombre et infini. Aux yeux de Ban, la jeune femme n’était pas un monstre, mais son phare dans la nuit, la seule chose qui permettait à l’argenté de ne pas se perdre et de se noyer. Il n’était plus seul. Maintenant, sa petite Small Lady était de nouveau à ses côtés. Devenue une femme si belle, qu’il ne pouvait pas s’empêcher de l’admirer, quitte à y passer une éternité.

La belle diva de Central déposa ses lèvres sur chacun de ses yeux, qu’il venait de fermer. Ses paupières restèrent closes, laissant la jeune femme faire ce qu’elle avait envie. Il pouvait entendre les battements de son cœur battre à l’unisson avec le sien, sentir le souffle de la chouette caresser sa peau. Un frisson traversa son corps entier, bercé par les mots de sa belle à son égard. Elle avait un effet apaisant sur lui, qu’elle soit Small Lady ou Princesse. Ban sentit ensuite ses lèvres contre les siennes, donnant un tendre baiser. Le mercenaire en cuir rouge ne pourrait jamais se lasser de ce genre de contact avec elle. Ces baisers avaient le don d’allumer ce feu ardant qui brûlait en lui. Puis elle se blottie contre lui, passant ses bras autour de sa nuque pour nicher son visage contre la peau de l’homme. Elle lui demanda alors de faire la promesse de ne plus jamais disparaître de sa vie. Le renard rouvrit doucement les yeux, passant ses bras autour d’elle. Sa joue se déposa contre sa chevelure flamboyante. Il se permit de ricaner l’espace d’un instant. Quand ils étaient petits, elle lui avait fait promettre de toujours sourire. Une promesse qu’il avait tenté d’honorer pendant le séjour de l’enfant dans sa demeure d’Aerugo. Il resserra son étreinte avec délicatesse pour éviter d’aggraver les blessures de sa belle.

« Je te promets de ne plus jamais quitter ta vie. Seulement, si tu me promets de ne plus pleurer et toujours me sourire. »

L’homme ne supportait pas de la voir ainsi. Il avait un pincement au cœur quand des larmes s’écoulaient sur les joues de celle qu’il aimait. Il aurait vendu son âme au diable si cela pouvait lui donner les moyens de ne jamais la voir triste. Seulement, en observant ses perles s’écoulaient sur son visage, il ne pouvait pas s’empêcher de la trouver plus humaine que n’importe qui. Ban releva doucement la tête pour venir embrasser ses cheveux.

« Ma vie toute entière t’appartient. Je ne compte aller nulle part si tu ne me donne pas ton accord. Je te dois tellement que l’éternité ne suffirait pas pour rembourser ma dette envers toi. Grâce à toi, j’ai gardé espoir, j’ai continué à vivre avec un but à mon existence. Maintenant que je t’ai retrouvé, je compte bien te garder à mes côtés, quitte à ne plus te lâcher jusqu’à ma mort. Je veux profiter de chaque instant avec toi… Qu’importe ce qui peut se passer, je ne regretterai jamais les moments à tes côtés. »

Il relâcha alors son étreinte pour remonter ses mains vers les épaules de la jeune femme pour l’écarter un peu de lui. Une fois cela fait, il glissa ses doigts le long de son cou, effleurant ses bandages qu’elle avait pour attraper son visage et le rapprocher du sien. L’homme laissa son regard se balader pour venir chercher celui de la rouquine avant cueillir ses lèvres des sienne avec envie. Sa langue caressa la sienne pour une danse sensuelle. De longues secondes s’écoulèrent, bien qu’un peu trop rapide au goût du renard. Reculant son visage, qui arborait maintenant un sourire des plus sincères. Il devait vraiment avoir l’air bête. L’argenté semblait comme envouté, hypnotisé par la belle demoiselle à quelques centimètres de son visage. Il ne cessait de l’observer, la dévorant des yeux, comme s’il avait trouvé le plus beau trésor. C’était le cas. Elle était à ses yeux la plus belle chose en ce monde. Même tous les joyaux du monde semblaient perdre leurs éclats face à elle. Ban était amoureux. Il l’aimait comme un fou.

«  Tu sais… J’ai l’irrésistible envie de continuer que l’on avait commencé avant ces révélations. Malheureusement… Y a tes blessures. Je peux sentir l’odeur de ton sang. »

Le renard ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour elle. Il se doutait bien qu’elle devait souffrir de ses plaies, mais elle avait besoin de se reposer pour récupérer. Il avait envie de profiter de ces retrouvailles, mais pas au péril de la santé de sa princesse. Il était prêt à se lever pour aller chercher de quoi la soigner. Sa main droite se laissa doucement tomber pour venir caresser les différents bandages sur le corps de sa belle. Du bout des doigts, il vérifia l’état des blessures avant de se poser sur sa hanche.  Son autre main caressa sa joue avec délicatesse, perdant encore son regard dans le sien pour la énième fois. Maintenant, il allait prendre soin d’elle, comme elle le faisait pour lui depuis un peu moins de vingt ans.  

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MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Ven 8 Sep - 20:49



J’étais toujours dans ses bras.

Enveloppée par son parfum si distinctif, je me sentais en parfaite sécurité. Il avait la peau chaude, et chacune de ses respirations poussait son torse à venir écraser mon buste doucement. Je sentais d’ailleurs battre son cœur contre le mien, et sa chevelure en bataille chatouiller le bout de mes oreilles. C’était… si agréable… Ici… Dans ses bras… Je me sentais vivante pour la première fois. J’aurais pu rester ainsi des années, des décennies, des siècles. Simplement perdue dans mon oxygène enfin retrouvé. Je m’enivrais de son odeur, et malgré les larmes qui s’écoulaient de mes yeux pour s’échouer sur sa nuque, je me sentais en paix. Je ne voulais pas bouger, je voulais le garder contre moi, me sentir toute petite entre ses bras, mêler mon souffle au sien pour l’éternité. Il avait enroulé ses bras autour de mon corps, et je pouvais sentir sa tête contre la mienne, quoique, même posée sur la mienne. Il esquissa un début de rire chaud à ma dernière demande, ce qui eut pour effet de me chatouiller un peu alors qu’il resserrait ses bras sur moi et me répondait enfin. Il accédait à ma promesse, soit ne plus jamais me quitter, mais à condition que je ne pleure plus et que je lui offre à tout jamais mon sourire.


Je n’osais pas encore lui répondre, de crainte que ma voix ne soit éraillée par les pleurs justement, mais c’était des larmes de joies… Je l’ai senti, en revanche, lever la tête lentement pour quitter la mienne et venir déposer un baiser sur ma chevelure. C’est là que mon cœur rata un nouveau battement et que j’ai resserré malgré moi l’étreinte que j’avais sur lui. Il venait de déclarer quelque chose de… De purement… Magnifique et… tragique… Il disait que sa vie m’appartenait, qu’il n’irait nulle part sans mon accord… Que je lui avais tellement donné que même l’éternité ne suffirait pas à rembourser sa dette envers moi. Je voulais à présent rétorquer que cette dette n’avait pas lieux d’exister, qu’il se fourvoyait totalement mais… Il ne m’en laissa pas le temps, clamant qu’à présent qu’il m’avait retrouvé, il ne comptait pas me lâcher, qu’il comptait me garder à ses côtés jusqu’à sa mort, qu’il comptait profiter de chaque moment avec moi peu importe ce qui pouvait arriver. Qu’il ne pourrait pas regretter les moments… à mes côtés… J’ai dû me battre avec moi-même à ce moment-là, pour qu’aucune nouvelle larme ne jaillisse de mon regard et ne vienne trahir notre promesse et flouter ma vue.

Il a soudainement relâché mon corps de cette étreinte qui pourtant me faisait un bien fou, et j’ai presque envisagé de me cacher pour ne pas montrer ces larmes traitresse… Mais encore une fois, il ne m’en laissa pas le temps. Il a fait remonter ses mains le long de mes épaules, caressant mon cou malgré les bandages qui me recouvraient pour finalement prendre mon visage en coupe et me rapprocher de lui. Je pouvais de nouveau sentir son souffle sur mes lèvres et je croisais son regard merveilleusement beau… J’aurais pu me noyer dans ses yeux, mais il s’est encore rapproché, et j’ai senti ses lèvres capturer les miennes avec une certaine envie… Et j’ai fini par fermer les yeux pour savourer de nouveau ce moment. Mes bras blessés sont venus s’enrouler autour de sa nuque pour pouvoir sentir une fois de plus sa chaleur et ses battements de cœur contre le mien. Sa langue jouait avec la mienne, et la saveur de ce baiser fut telle que je sentis une incroyable chaleur naitre au creux de mes reins. Lorsqu’il a rompu l’échange, j’ai eus l’impression de devoir reprendre mon souffle parce qu’un froid intense m’avait saisi le cœur. Pourtant, le sourire qu’il m’offrit alors fit taire cette sensation. Il avait l’air merveilleusement heureux, et je savais qu’il était sincère.


L’une de mes mains est venue se perdre dans sa chevelure alors que je sentais mes lèvres étirer un sourire à leur tour à cause du sien. Il était magnifique comme ça. Le simple fait de respirer son odeur me rendait euphorique, et le fait de savoir… eh bien… que finalement, garder espoir était la seule chose qui m’avait faite tenir, car mon espoir, c’était lui… C’était… Comme un miracle qui se réalise enfin. Il était… Mon Helios… Ma moitié… Et avec sa présence, j’étais enfin complète… Comme avant… Mon âme ne souffrait plus de ce vide constant… Il le comblait enfin… Toujours aussi proche de moi, et toujours souriant, avec ses yeux pourpre brillant, il finit par me faire un aveu qui me fit rosir, puis étendre mon sourire en plus grand. Il disait qu’il avait une forte envie de reprendre ce que nous avions commencé à avant que je ne découvre qui il était… Mais qu’il craignait pour mes blessures qui s’étaient remise à saigner. Un frisson est venu se glisser sur ma peau soudainement, alors qu’il laissait descendre sa main sur mon corps, au niveau de mes bandages en vérité, avant de venir se poser sur ma hanche. Et alors qu’il posait son autre main sur ma joue, je me suis surprise à vouloir que ses mains descendent encore sur moi… Il avait de nouveau croisé mon regard, et si je me suis sentie rougir un peu à cause de ma pensée, je n’ai pu retenir un soupir légèrement envieux de franchir mes lèvres.

«… Mes blessures vont bien… » Ai-je dit d’une voix lente avant d’enrouler mon bras droit autour de son cou pour le rapprocher de nouveau de moi. « Je n’ai besoin que d’un peu de sang pour me remettre… Et je vais te le prouver… » Comme il me l’avait déjà permis dans l’Est, je suis venu prendre chez lui, et encore une fois dans un baiser, mais cette fois-ci avec beaucoup plus de douceur, j’ai entaillée sa lèvre inférieur, pour ensuite venir cueillir un baiser papillon sur sa bouche. J’ai fait courir ma langue sur ses lèvres, recueillant les quelques perles carmines qui s’en échappaient, avant de capturer la lèvre meurtrie pour la suçoter doucement. Ma main droite s’est perdue dans les quelques mèches blanches qui me chatouillaient les doigts, et je me suis complètement rapprochée de lui pour venir l’embrasser correctement. Je suis venu taquiner sa langue avec la mienne, la suçotant de la même manière que je l’avais fait avec sa lèvre, pour ensuite revenir masser ces dernières avec les miennes. D’une certaine manière, je me suis faite pressante, je me suis appuyée quelque peu sur son torse, écrasant ma poitrine contre lui et sentant son cœur battre contre le mien malgré la soie qui nous séparait…

Lorsque j’ai rompu l’échange à mon tour, très lentement, je suis restée contre ses lèvres, et j’ai croisé son regard. Emeraude contre rubis…J’ai fait glisser ma main libre jusqu’à la sienne, toujours sur ma hanche, et je l’ai décalée quelque peu… pour qu’il puisse se glisser sous le tissu de ma robe par la fente sur la gauche. Je l’ai guidé jusqu’à mes reins, le bout de ses doigts brulants effleurant la peau de mes fesses sans que je ne puisse le choisir réellement. Je l’ai alors laissé sur mes reins, juste en dessous des derniers bandages, et je me suis rapprochée un peu plus de lui, comme si je pouvais me fondre dans sa chaleur. Ma main de nouveau libre est venue se poser sur sa hanche à lui, mais je l’ai faite courir sur sa peau, appréciant les muscles puissants dans son dos et descendant lentement sur sa chute de reins, passant sans encontre le bout de mes doigts sous le vêtement de cuir. Je suis allée légèrement plus loin alors, je sentais sa peau chaude sous ma paume, et je l’ai effleurée du bout des ongles avant de sourire contre ses lèvres. Je n’ai pu m’empêcher de l’embrasser à nouveau, me collant toujours plus contre lui, j’aurais presque aimé me fondre en lui.

« …Et maintenant… De quoi as-tu envie… Pangùr Ban…? » Murmurais-je contre ses lèvres dans un soupir.

Moi je savais ce que je voulais… Être entière… Il était mon chez moi, mon futur, mon amour, ma moitié… Celui qui faisait que je vivais encore avec l’espoir de sauver ce monde. Maintenant que je l’avais retrouvé… Je me rendais compte que j’aurais voulu effacer tous les contacts que j’avais eus avec Andrew, qu’il soit mon seul, mon prince, ma première fois… Mais pour cela, c’était trop tard… En revanche, je savais ce que je voulais à présent. Je voulais me fondre en lui, sentir sa chaleur s’emparer de moi… Je voulais l’embrasser jusqu’à ce que mon souffle disparaisse, que le monde autour s’efface. Je désirais qu’il recouvre mon corps du sien, sentir nos cœurs battre à tout rompre ensemble, mon souffle se mêler au sien jusqu’à la fin… Et ça, ça effacerait toutes les horreurs de mon passé… Je l’ai embrassé de nouveau, caressant ses lèvres de ma langue avant de sourire timidement contre sa bouche. Si le destin en avait voulu autrement, je savais que maintenant et pour toujours, je n’appartiendrais qu’à une seule personne. Lui… Xenos Van Baelsar… Ban Silverleigh. Mon premier amour, et le seul. J’ai déposé un autre baiser sur sa bouche, puis son menton, sa mâchoire, je suis descendue sur sa nuque, le couvrant toujours plus de baisers. Je ne lui ai pas réellement laissé le choix, j’ai commencé à me laisser glisser en arrière avec lui, m’allongeant sur le dos et l’attirant à moi pour l’embrasser une fois de plus avec passion. J’ai replié ma jambe gauche pour venir l’enrouler autour de la sienne et le garder sur moi. Je voulais sentir sa chaleur et ses bras m’enserrer toute entière.

« …Fais-moi tienne… » Ai-je murmuré contre sa bouche de nouveau. Mes blessures avaient cessé de saigner, et j’en avais totalement oublié la douleur, je voulais juste le sentir sur moi… Contre moi...

En moi…



Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Dim 10 Sep - 17:35
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Tooi michi no saki de...
Les chemins séparés étaient maintenant l’un à côté de l’autre, allant dans la même direction. Presque vingt années,  cherchant son chemin dans les ténèbres, sans espoir d’y retrouver la lumière. Chaque minute qui défilait sur l’horloge de son existence n’était qu’un supplice. Combien de fois, Xenos Van Baelsar avait supplié les dieux de mettre fin à sa pitoyable vie alors qu’il entendait le bruit distinctif de cette aiguille qui continuait de tourner dans le vide. Cette chose avait le don de le rendre dingue, il ne pouvait plus supporter de voir défiler le temps autour de lui sans avoir aucun but auquel se raccrocher. Pendant des années, il avait cherché à se raccrocher à sa misérable vie en tentant désespérément de garder le peu d’espoir qui subsistait en lui, dans l’unique but de retrouver la seule personne qui avait donné un sens à son être. La seule façon qu’il avait de ne pas l’oublier, était de lui écrire des lettres. Ces bouts de papier… Il racontait sa vie dessus, surtout depuis son nouvel état de chimère. Il cherchait vainement des réponses à ses questions, mais comment les obtenir quand on ne sait pas où les envoyer ? Maintenant ces lettres étaient toutes dans son sac de voyage, attendant le moment d’être livrées en main propre au destinataire.

Ce jour qui semblait si loin, était maintenant si proche. Dans la même soirée, Ban avait retrouvé sa princesse et sa Small Lady. Trop beau pour être vrai, hein ? Qu’est-ce qu’il devrait donner en échange ? Qu’est-ce que le destin allait lui arracher pour qu’il ait la chance de la retrouver ? Le mercenaire voyait le mal partout, mais cela pouvait se comprendre. Dans un monde que tout le monde pense acquit, il arrivait encore à surprendre plus d’un. Certains apprenaient l’existence de l’alchimie, de l’élixirologie, deux sciences qui semblaient pourtant être de la magie, et d’autres apprenaient à leur dépend l’existence de créatures comme les chimères. Le monde, le destin, la vérité… Appelez ça comme vous le voulez, mais tout cela n’était qu’une seule entité : un enfoiré de première qui manipulait les êtres vivants pour son bon plaisir. Par sa faute, celle qui était à ses côtés avait vécu un véritable enfer. Connaître la trahison, la mort et devenir aux yeux de tous une abomination ce n’était clairement pas ce que Ban voulait comme avenir pour cette femme. Elle avait beau lui dire que c’était peut-être nécessaire, mais le renard ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à la terre entière. Un mal pour un bien. Est-ce cela le prix à payer pour la retrouver ? Qu’ils soient des monstres, pour l’un – Incontrôlable – pour l’autre – ayant besoin de sang pour subsister ? Quel avenir pouvaient-ils construire sur une base aussi bancale ?

Des questions, tellement de questions en tête, mais pas la moindre réponse. L’argenté voulait y croire pourtant à ces chemins de nouveau côté à côte, allant dans le même sens. Cependant, quels étaient les obstacles qui allaient se mettre sur leurs routes ? Rien n’était écrit, mais c’était à eux de faire en sorte pour déjouer les plans de ce manipulateur qu’on appelait « destin ». Trop prise de tête. Pour le moment, fallait se concentrer sur l’instant présent. C’est que Ban comptait bien faire. Plus jamais, il n’allait la laisser partir. Il la tenait dans ses bras et se refusait de la lâcher, par peur qu’elle ne s’évanouisse de nouveau et qu’il ne puisse plus la retrouver. Cela pourrait l’anéantir pour de bon… Il ne pourrait jamais s’en remettre et surtout, il n’aurait certainement plus la force de se battre contre son état actuel. À présent, sa princesse était dans ses bras. L’argenté pouvait sentir ses larmes tomber sur lui, mais elle n’était pas triste. Au contraire, les battements de son cœur, sa respiration, indiquaient qu’elle semblait heureuse. Cela le fit sourire doucement, alors que la rouquine tentait vainement de cacher ses pleurs à cause de sa nouvelle promesse envers lui. Il comprenait ce qu’elle pouvait ressentir sur le moment, il était également très surpris par ses propres paroles. Encore une fois, c’était en sa compagnie qu’il pouvait enfin être lui et non pas le grand méchant muscle sans cervelle. Avec elle, il pouvait de nouveau vivre, de nouveau imaginer, mais surtout l’aimer de nouveau à chaque seconde, qu’elle soit Small Lady ou Princesse, elle était la seule femme à faire battre son cœur aussi fort.

Instinctivement, ou peut-être par simple caprice, il avait dévoré ses lèvres des siennes avec envie. Rien que de l’embrasser, il en oubliait ses problèmes. Plus rien n’avait d’importance, il n’y avait qu’elle et rien qu’elle pour l’éternité. Il pouvait sentir les bras blessés de sa belle rouquine venir s’attacher autour de son cou, sa langue danser avec la sienne, sa poitrine contre son torse. Même après ce baiser, il ne put s’empêcher de la dévorer de nouveau, du bout des doigts et du regard. Quelque chose battait fort en lui, comme un tambour de guerre. Il lui fallait quelques secondes pour réaliser que c’était simplement son propre cœur qui battait fortement au milieu de son torse. Sentant les doigts de sa belle dans ses cheveux, il lâcha un soupir, appréciant les caresses que sa princesse pouvait lui offrir. Quand il posa sa main gauche sur sa hanche et l’autre sur sa joue, il se sentit apaisé. Elle était là, ce n’était pas un rêve. Elle n’allait pas disparaître subitement. Il n’avait guère envie de bouger, malgré sa remarque sur ses blessures. Certes, il s’inquiétait pour la rousse, mais la quitter maintenant… Cela était tout bonnement impossible, même avec la plus grande volonté dont il pouvait faire preuve. Il était envoûté par son odeur, par son regard. Attiré par un désir bien plus fort que celui de prendre soin d’elle. Elle était merveilleuse, presque lumineuse comme si l’aura d’un ange l’avait entouré. Ses craintes quant à ses entailles dissimulées sous les bandages furent totalement balayées par de simples mots de sa part. Après lui avoir avoué qu’elle se sentait bien, elle le rapprocha un peu plus d’elle pour lui prouver qu’un peu de sang l’aiderait à aller encore mieux. Les yeux rubis de notre renard descendirent vers ces lèvres qui se rapprochaient des siennes. Avec douceur, elle vint entailler sa lèvre inférieure. Étrangement, il ne sentait pas la douleur et se laissa totalement faire. Pendant qu’elle s’affairait à récupérer les gouttes de son sang d’une manière plus que délicieuse, Ban laissa ses doigts caresser sa joue avant de glisser vers sa chevelure pour se perdre à son tour. Ses yeux se fermèrent petit à petit, profitant de chaque contact des lèvres de sa belle avec les siennes, prenant les petites perles rouge vif qui sortaient de sa nouvelle blessure. Il ne bronchait toujours pas, il se laissait totalement faire. Si sa belle voulait lui prendre du sang, qu’elle le fasse, il lui donnerait tout ce qu’elle voudrait, son sang, son corps, sa vie, son âme… Tout, elle pouvait lui prendre tout...

L’argenté pouvait la sentir se rapprocher lentement pour venir se coller à lui, lui offrant un nouveau baiser. Sa langue rencontra alors la sienne pour une nouvelle danse enflammée. Un long moment qui durait une éternité pour le plus grand plaisir de l’homme. C’était comme une addiction, une drogue… Il en voulait toujours plus pour se sentir vivant. Quand il sentit ce délicieux échange se terminer, il rouvrit lentement les yeux pour se perdre dans son regard. Ce vert si intense… Une des plus belles choses en ce monde dont il avait la chance de pouvoir contempler. C’est alors qu’une des mains de la chouette se mit à descendre pour venir prendre celle du renard, posée encore et toujours sur sa hanche. Quelques secondes plus tard, cette grande main se fit guider sous la soie de sa robe. Ne semblant aucunement gêné par l’initiative de sa belle, il prit un malin plaisir à laisser ses doigts caresser sa peau en se faisant conduire le long de son fessier pour finalement être abandonné au niveau de ses reins. Puis cette même main qui l’avait guidé en bas de son dos alla se poser sur la hanche du mercenaire avant de glisser dans son dos et de se faufiler sous le cuir rouge, s’aventurant comme elle le désirait. Sa belle lui demanda alors ce dont Ban avait envie. Un murmure contre ses lèvres, qui ne fit que raviver une immense flamme en lui. Un feu ardent brûlait en lui et ne semblait pas vouloir s’éteindre de sitôt. En réalité, cette flamme resterait à jamais allumée, elle se consumerait jusqu’à ce que l’âme de notre renard quitte son corps. Toujours les yeux dans les yeux, il ne prit même pas la peine de lui répondre. Avait-il besoin de préciser ce qu’il avait envie sur le moment ? Ses yeux répondaient à sa place. Ils la dévoraient littéralement avec ses iris rougeâtres. La chimère aux allures d’ange alla l’embrasser une première fois puis lui donna un second baiser avant que ses lèvres ne descendent d’une manière sensuelle vers son cou. Elle se laissa ensuite tomber doucement en arrière en l’emportant avec elle pour un autre baiser plus passionné. Il était maintenant au-dessus de sa belle et toujours une main dans le creux de ses reins, l’autre toujours perdue dans sa chevelure flamboyante. Il pouvait sentir une jambe de la demoiselle venir s’enrouler autour d’une des siennes. Cela le fit sourire doucement alors qu’elle lui murmura trois mots qui eurent l’effet d’une bombe en lui. Cette simple phrase résonna encore et encore dans son esprit et son sourire presque bêta s’effaça soudainement. Ses sourcils se froncèrent quelque peu et la main qui était perdue au niveau de ses reins, se crispa pendant l’espace d’une seconde. Ses iris sanglants rencontrèrent une fois de plus le regard de sa belle puis son visage se décala pour se diriger vers le creux de son oreille. Il laissa un soupir s’échapper d’entre ses lèvres avant de lui murmurer d’une voix suave.

« A tes ordres, princesse…»

Une étrange lueur se mit soudainement à briller dans ses yeux au même instant. Sa bouche alla se déposer juste en dessous de son oreille pour y déposer tout d’abord un baiser puis un autre avant de faire courir ses lèvres le long de son cou, évitant soigneusement les petites coupures dues aux impacts de morceaux de verre d’une vitrine qui avait explosé quelques heures auparavant. Le renard continua sa route jusqu’à sa mâchoire qu’il s’empressa de dévorer du bout des lèvres. Il se dirigea ensuite vers l’autre côté de son cou qu’il couvrit de baisers brûlants et plein d’envie avant d’aller s’attaquer à son épaule. L’homme aux cheveux argentés alla mordiller cette partie de son corps de ses crocs qui n’était pas totalement recouverte par le tissu de sa robe en soie. Cette chose allait devenir très vite gênante… Mais il n’allait pas s’en débarrasser tout de suite. Il allait prendre son temps. Cette main pourvue de longs doigts qui se situait encore au  niveau des reins de la belle jeune femme se mit finalement à bouger. Elle s’attarda longuement sur la zone où elle se trouvait prenant le temps d’effleurer en délicatement cette peau offerte gracieusement avant de glisser vers ses formes se trouvant plus bas. Du bout des doigts, il mémorisait la moindre de ses courbes avec cette irrésistible envie d’en conquérir toujours plus. Finalement, elle se laissa guider vers le début de la cuisse de sa belle pour s’occuper de cette jambe enroulée autour de la sienne. La paume de sa main rentra en contact avec sa peau si douce et enivrante pour glisser plus bas encore avant de remonter lentement vers le début en se servant de ses ongles pour parcourir la distance avant de repartir de nouveau vers le bas en posant à plat cette main possédée qui réclamait plus de contact.

Ses lèvres s’étaient donc occupées pendant tout ce laps de temps de son épaule. Mordillant par moment et l’embrassant ensuite. Il termina à contre cœur son entreprise pour se concentrer sur un autre objectif. Reculant lentement son visage pour venir la regarder en coin, toujours avec cet air si sérieux sur son visage. Son regard se plissa davantage puis ses lèvres allèrent se poster en face des siennes, mais sans pour autant entrer en contact. Il s’amusait à grignoter la distance, mais sans aller prendre cette bouche qui le tentait tellement. Son autre main, celle perdue dans les mèches de sa magnifique chevelure finit par quitter son nid et alla chercher le poignet se trouvant autour du cou de notre mercenaire. Il la guida jusqu’à son visage qu’il venait de reculer et de tourner dans sa direction. Laissa ses doigts entrecroiser en caressant au passage le haut de sa main, il porta cette main prisonnière de la sienne jusqu’à sa joue. Ban ferma longuement les yeux en sentant la paume de sa belle princesse, contre son visage avant d’aller déposer des baisers fiévreux à l’intérieur, puis il continua cette même manœuvre en vagabondant le long de son avant-bras. Finalement, un petit sourire se dessina sur son visage alors qu’il passa sa langue sur ses lèvres, goûtant au souvenir sucré que la peau de sa belle avait laissé sur celles-ci. Déposant sa prisonnière sur les draps du lit sans jamais la lâcher, le visage de notre chimère plongea lentement vers le haut de son buste avec une petite idée derrière la tête. Ses yeux se baladèrent sur cette zone, avant de s’arrêter sur un endroit en particulier. Il pouvait entendre un bruit répété qu’il connaissait que trop bien. Celui d’un cœur qui battait. Princesse avait le cœur qui tapait fortement, comme le sien. Ils frappaient presque à l’unisson… L’argenté agrandit son sourire avant que son visage ne descende le long de son corps. Il prit la décision de ramener ses deux mains vers le ventre de la jeune femme, tout en penchant la tête sur le côté pour mieux observer. Sous cette robe, il y avait une blessure… Celle que la chouette avait reçue dans l’Est. Cette plaie faite par une balle et qui avait eu le don d’enrager notre mercenaire. Il avait perdu le contrôle de lui-même, incapable de calmer sa haine qu’il avait ressentie pour cet humain qui avait tiré sur la rousse. Il n’avait pas compris sur le moment et s’était poser plusieurs fois la même question : pourquoi ai-je réagis ainsi ? Il y a une semaine, il aurait pensé qu’il avait tué cet homme parce qu’il venait de s’en prendre à un être comme lui, mais maintenant, il avait une autre réponse… Il avait laissé éclater sa colère parce qu’au fond de lui, il avait peut-être reconnu inconsciemment la jeune femme. Même un chevalier perdant la mémoire, ne peut oublier une promesse faite à sa princesse. Une promesse vieille de presque vingt années, mais gravée dans son âme. Qu’importent les années, qu’importe s’ils sont différents… Il avait le devoir de la protéger au péril de sa vie. Le destin n’était peut-être pas si cruel que cela, en fin de compte.

Son regard rubis s’attarda encore un peu sur la blessure cachée sous deux morceaux de tissu différents avant de se diriger vers le visage de sa princesse. Il lui offrir le sourire le plus doux qu’il puisse avoir avant que ses mains viennent attraper délicatement les bouts de la robe en soie opaline de la jeune femme. Il prit son temps pour la remonter afin de laisser apparaître les fameux bandages de la blessure vieille d’une semaine. Son visage se rapprocha alors de son ventre et déposa ses lèvres sur la zone non-pansée, juste au-dessus de l’endroit qu’il avait longuement observé. Il lâcha un soupir contre sa peau et laissa ses crocs venir s’attaquer doucement à son ventre pendant que ses doigts allèrent défaire les bandages. Au bout de quelques minutes, il tira sur le tissu blanc et le jeta hors du lit, sans même regarder où cela pouvait bien atterrir sur le sol. Il écarta ses lèvres de son ventre et alla zieuter la blessure qui continuait de guérir. Au fond de lui, il s’en voulait… Il aurait pu éviter cela si seulement il s’était concentré… Il aurait pu sentir l’homme arriver et le neutraliser avant qu’il ne… Enfin… Princesse avait beau lui dire que ce n’était pas de sa faute, il ne pourrait quand même pas se pardonner de son inaptitude à la protéger. Il était en colère contre lui-même et bien plus, maintenant qu’il savait qu’elle était Small Lady. Cela finirait par s’atténuer avec le temps, mais il n’oublierait jamais…

Finalement, il passa sa langue à côté de la blessure, comme un animal qui tente de soigner la plaie d’un autre, puis remonte cette même langue le long de son ventre jusqu’à atteindre les bords de la robe qu’il venait de remonter juste en dessous de sa poitrine. Il releva la tête puis remonta jusqu’à son visage pour venir lui prendre ses lèvres avec envie. Il se soutenait grâce à son avant-bras droit qui était posé pas très loin de la tête de la jeune femme. Il prenait soin de ne pas s’appuyer trop sur elle, évitant ainsi de lui faire mal, malgré ce désir de sentir son corps contre le sien. L’autre main alla se poser sur la hanche droite de la demoiselle et s’agrippa à cet endroit, au final, elle ne resta pas bien longtemps en place et glissa vers le haut, effleurant les côtes avant de passer sans gêne sous la soie pour aller conquérir une nouvelle zone. Une fois de plus, il prenait un malin plaisir à parcourir ses formes, du moins une partie, sans jamais s’y attarder pour le moment. Il gravait la douceur de cette peau sous ses doigts sans jamais s’en occuper plus que cela… Il voulait prendre son temps. Ce fourbe de renard avait envie de la torturer un peu avant d’accomplir la demande de la jeune femme. Fourbe, peut-être bien, amoureux c’était certain.

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[\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse]

MessageSujet: Re: [\!/+16]Tooi michi no saki de... [PV Princesse] Mer 11 Oct - 3:35



Aimer, c’était quelque chose de puissant. Quelque chose qui, par plusieurs fois, s’était montré bien plus fort que n’importe quelle conviction, puissance, volonté ou autre. En vérité, l’amour, bien que décrit comme une émotion, pouvait parfois se rapporter à une véritable malédiction. Ce n’était pas un fait naturel, c’était quelque chose de plus fort encore, car le naturel pouvait être chassé par l’instinct, mais là, c’était justement au-dessus de ce dernier. On dit que le temps peut effacer les plus belles passions, qu’il chassera les sentiments en les rendant plus tristes, plus tendre, et que le désir, lui-même détruit, deviendra vulgaire souvenir. On dit aussi que l’amour n’est qu’un délire inventé par les auteurs de contes de fées pour vendre plus facilement leurs ouvrages. On me l’a souvent répété d’ailleurs. Pourtant, en lisant les titres de la mère, et en constatant ce qu’elle avait elle-même écrit, je savais qu’elle ne mentait pas, même en ayant moins de dix ans à l’époque, je savais. C’était inscrit dans mes gênes comme une vérité inébranlable, l’amour ferait partie de moi, et rien au monde ne pourrait le chasser. C’était mon trésor, ma vérité, mon secret. Je n’avais jamais pu le repousser entièrement, je l’avais caché, oui, j’avais essayé de l’oublier, mais il avait toujours été là.

Il se cachait dans un battement de cœur, dans un soupir, un songe, parfois. Il ne m’avait jamais quitté, il était resté là, latent, en attente de celui qui avait été élu comme le détenteur de mon amour. Je l’avais rencontré très jeune, mais cela avait été instantané… Et en presque vingt ans, ce sentiment n’avait fait que se taire, mais jamais il n’avait disparu, en vérité, et le plus incroyable, c’était que la partie de mystère qui l’entourait l’avait renforcé. Je m’étais retrouvée dans l’attente de trouver celui qui possédait cet amour… Evidemment, le remplacer n’avait pas été possible, et l’homme qu’avait été Andrew était non seulement très loin de ressembler à celui qui faisait véritablement battre mon cœur, que ce soit dans son corps ou son âme, mais ce choix avait été aussi plus que terrible pour moi. Mais je m’étais sentie forcer de suivre les propos des autres. Faire comme eux pour ne plus être rejetée… J’aurais dû suivre ce presque instinct incompréhensible, car ainsi, je n’avais aucun doute sur la personne que j’aimais. Je le savais, c’était lui. Peu importe le nom qu’il prenait, il était mon amour, mon unique, mon éternel. Mon tout, mon air, mon envie et ma conviction. Il était mon désir, ma passion, c’était lui qui étanchait ma soif, quelle qu’elle soit.

Et en ce moment même, il était mon dieu…

Plus rien ne nous retenait si ce n’est les différents tissus qui recouvraient nos corps, mais même ces derniers ne suffisaient plus à cacher la chaleur qui émanait de lui et que je désirais connaitre jusqu’au plus profond de mon être. Mon corps n’était absolument plus douloureux, il était passé d’un stade d’envieux au stade de torturé de plaisir. Le duvet d’or qui couvrait ma peau s’était hérissé à son contact, mon cœur emballé, et mon souffle s’était fait court. Le baiser que je lui avais offert, ce baiser sanglant, était pour moi une addiction étrange, car s’il avait permis à ma nature de se refaire et de bloquer la douleur en refermant mes plaies dans une stase temporelle, il avait aussi éveiller des sens bien plus lointain, une caresse sur mon âme, des chatouilles aux creux des reins. Je pouvais sentir une certaine faiblesse au niveau de mes jambes, quand bien même je ne m’en servais pas réellement, et elle n’était pas douloureuse, elle était extatique. Le désir se propageait dans ton mon corps à partir de son contact, comme un poison violent mais ô combien agréable. Je ne voulais pas que ça cesse. En vérité, j’en voulais toujours plus.

Lorsque j’avais guidé sa main sur ma peau, j’avais pu sentir ses doigts me frôler, causant de nouveau une sorte de brulure qui s’étendait sur tout mon être, une brulure offrant un désir toujours plus fort en mon sein. J’avais moi-même aimé sentir son contact sous mes doigts, sa chaleur, sa texture, sa tension. Au-dessus de moi, bien que se retenant malgré mon envie de le sentir me recouvrir toute entière, j’aimais le regard qu’il m’offrait avec autant de passion que lui-même. Les rubis de ses yeux composaient mes rêves les plus fous depuis que j’avais treize ans. Et le plus fou était de me dire qu’il avait aussi peuplé mes fantasmes… Car lorsque j’embrassais celui qui avait été mon fiancé par erreur, c’était lui que j’embrassais dans mes pensées. Je ne m’étais souvenue de rien d’autre que de son regard… Le temps était passé trop vite, emportant mes souvenirs, mais pas mes rêves… Aucun homme n’avait jamais pu me toucher comme il le faisait présentement sans que je me sente mal-à-l’aise ou souillée… Et lui… Lui, il me donnait envie rien qu’avec un soupir et un battement de cœur.

Après ma demande cependant, quelque chose changea dans son regard, cet éclat que j’entrevoyais chaque fois qu’il posait les yeux sur moi… il devint… si intense… et pourtant… C’était comme s’il le contenait encore, tandis que son visage devenait très sérieux. Ou plutôt, naturel… Et… Il était beau. J’ai senti la tension qui courait à travers tout son corps pour se saisir de sa main sur mes reins, et j’ai de nouveau croiser son regard… J’ai senti alors qu’il venait nicher son visage contre ma nuque, m’offrant de nouveau des frissons tandis qu’il expirait contre ma peau… Et… J’ai eus sa réponse. Mon cœur a raté un battement, et surprise tandis que sa bouche venait courir son mon oreille, je n’ai pas pu retenir un faible cri. J’avais entendu ce surnom qu’il me donnait déjà autrefois… Et même si ma demande n’était pas vraiment un ordre, plutôt une supplique, dit ainsi et… ce qu’il faisait à présent… Je pouvais sentir mon cœur s’emballer de plus belle. Je pouvais sentir sa bouche couvrir ma nuque de baisers brulants, allant et venant pour que toute ma peau en soit couverte.

Il fit de même avec ma mâchoire, et malgré moi, je m’agrippais à sa peau sous ces actes. Je sentais le creux de mes reins devenir de plus en plus brulants et envieux, Ma peau semblait vouloir chercher le contact avec ses lèvres à tel point que je me cambrais très légèrement en avant sous ses mouvements. Je me suis tendue quelque peu en sentant ses crocs venir effleurer mon épaule, et bien qu’avec de légère difficulté, je suivais ses gestes du regard, mes yeux tentant de capter les siens et de comprendre. La main qui était sur ma hanche se mit en mouvement, et le contact brulant se mit à descendre sur mon séant, me frôlant d’une telle manière que je m’en suis retrouvée légèrement crispée et courbée vers l’avant, frissonnante d’envie. J’ai léché mes lèvres par reflexe en reprenant mon souffle, gouttant à la saveur laissée précédemment par nos baisers échangés, tout en le suivant du regard. Il est alors remonté sur ma cuisse, me chatouillant sans le vouloir et passant sur l’une de mes nombreuses cicatrices…

Je sentais toujours sa bouche parcourir mon épaule, et alors que j’effleurais les mèches argentées qui couraient sur mes doigts appuyés contre sa nuque, je sentais mon envie me saisir toute entière sous ses caresses. Il a fini par relâcher mon épaule et s’est reculé lentement, me regardant en coin, avant de se pencher sur moi comme pour m’embrasser mais sans le faire. Je me suis léchée la lèvre, effleurant alors les siennes sans pour autant venir cueillir le baiser qui me narguait. La main qui était dans ma chevelure vint lentement s’en déloger pour venir saisir la mienne, qui était enroulée autour de son cou. Il entrecroisa quelques instants nos doigts, avant de poser ma main contre sa joue que je caressais lentement du pouce, voilant moi-même mon regard en cet instant, je ne m’étais pas sentie aussi vivante depuis la dernière fois que je l’avais vu… En vérité, mon âme s’était scindée en deux à notre toute première séparation, et depuis son retour, je la retrouvais enfin, comme distillée à travers lui. J’ai rouvert les yeux en sentant ses lèvres se poser sur ma paume, chaudes et délicieuses, puis en descendant sur mon avant-bras. Je sentais des frissons brulants courir le long de ma peau… Et le sourire qu’il m’offrit sans le vouloir me fit faire un bond cardiaque.

Finalement, ma main prisonnière de la sienne vint à être déposée sur le drap bleuté, nous conservâmes le contact, et je bougeais très légèrement les doigts pour frôler l’intérieur des siens. Son regard a soudainement quitté le mien pour venir se poser sur ma poitrine, je me suis sentie rosir malgré moi, en apercevant de nouveau son sourire. Je ne savais pas ce qu’il comptait faire, mais lorsqu’il libéra sa main de la mienne pour venir poser les deux sur mon ventre lentement, observant cette fois-ci mon diaphragme… L’emplacement d’une blessure vieille d’une semaine et presque disparue… La plaie faire par le frère d’Andrew. Finalement, il a relevé la tête, et je restais figée face à ce sourire ô combien doux et merveilleux… J’avais envie de venir prendre ses lèvres, mais il ne m’en laissa ni le temps, ni la possibilité. J’ai senti ses mains venir courir sous ma peau afin de saisir les bords du tissu de soie et le relever lentement juste au-dessus de mes bandages. J’ai senti mon visage chauffer très légèrement… Si je portais un bas de sous-vêtement, ce dernier n’était que fait de dentelle, et ne cachait donc pas grand-chose… J’ai déglutis malgré moi en sentant ses lèvres se poser sur ma peau.

Pourquoi avais-je l’impression qu’il désirait me dévorer toute entière ? Ou bien… était-ce mon envie, finalement ? Je n’étais plus sûre de rien coté sensation, juste que tout mon corps répondait à ses caresses. J’ai légèrement couiné malgré moi lorsqu’il mordilla ma peau tout en défaisant mes pansements… Qu’essayait-il de faire au juste ? J’ai juste eus le temps d’apercevoir mes bandages voler dans un coin de la pièce pour comprendre… Mais je ne sentais plus aucun tiraillement au niveau de ma peau, signe que la stase avait repris son cours normalement… La plaie n’était pas fermée réellement, elle s’était juste ressoudée, et se rouvrirait en cas de manque de sang. Mais rien ne bougeait… Relevant un peu la tête, j’ai pu observer son regard pensif… coupable… Il s’en voulait… Pourtant, il n’y était absolument pour rien, c’était moi et moi seule qui n’avait pas vu l’horreur se rapprocher. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable pour ça, cependant… Je n’eus de nouveau pas le temps de dire quoi que ce soit, ni d’agir.

J’ai senti sa langue courir sur le côté de la plaie, et contrairement aux autres caresses langoureuses, ma peau tenta de se dérober sous ce contact chatouilleux et étrange. J’étais comme insensibilisée, engourdies… et cela me donnait de faibles chocs électriques. Cependant, il ne s’arrêta pas là, et mon renard fit glisser cette langue mutine jusqu’au-dessous de ses seins, là où s’arrêtait alors la soie de ma robe. Des frissons plus intenses et gorgés d’envie vinrent emplir mon être alors qu’il relevait la tête et venait m’embrasser avec fougue, mon souffle s’est alors volatilisé au profit de ce baiser langoureux. Je me suis cambrée légèrement en avant sans le vouloir, griffant légèrement la peau qui était sous mes doigts, eux-mêmes emprisonnés sous le cuir pour me tirer à lui. Je voulais sentir sa chaleur m’engloutir toute entière… En quelques minutes à peine, et sans m’en rendre compte tout de suite, il avait glissé ses mains chaudes sur ma peau, remontant jusqu’à mon buste dont il franchit l’unique barrière sans pour autant la retirer. S’il était appuyé sur un bras pour ne pas m’écraser, son autre main parcourait désormais mes formes, chatouillant ma peau et laissant sur cette dernière une trace invisible mais gorgée d’envie.

La nôtre.

Il était agenouillé et penché au-dessus de mon corps, mais l’envie qui me saisissait était de venir me coller contre son torse, pouvoir sentir de nouveau son cœur battre sous sa peau et faire écho au mien. Si je le percevais sans problème, je voulais surtout le ressentir. De ma main libre, celle qui était restée sur le lit après qu’il l’eut embrassé mainte fois, je suis venue tirer lentement sur la soie pour me dévoiler toute entière, pour cela, j’ai d’ailleurs dû retirer ma main de sa cachette de cuir et rompre quelques instants le baiser. Mais une fois libérée de l’étreinte soyeuse, je suis revenue poser mes lèvres sur les siennes. Ma main gauche retourna délibérément dans un lieu interdit, glissant sous le cuir sans trop de difficulté, mais je passais sur sa hanche ferme, glissant encore, faisant le tour de son corps. Ma main droite, elle, revint se perdre dans la chevelure d’argent, jouant avec les mèches hirsutes et douce, agitant son parfum et m’en couvrant sans le vouloir. La main qui cherchait l’interdit finit par frôler quelque chose qui me fit légèrement rosir au début, mais qui me confortait dans mon envie. Suçotant le bout de sa langue, je profitais de ce baiser pour détourner son attention…

Je voulais le déshabiller… Non pas par désir de précipiter les choses, mais je voulais sentir sa peau contre la mienne, sa chaleur m’envahir de toute part…J’ai fini par ressortir lentement ma main baladeuse, et cette dernière s’est attaquée aux boutons métalliques qui retenaient le vêtement, très lentement, avant de l’ouvrir… Là, elle est retournée à son exploration, courant sur la peau chaude et agréable de ma moitié. Je remontais sur ses reins, puis sa hanche, le bas de son ventre, frôlant son membre sans m’y attarder. À présent que le vêtement était ouvert, je n’avais plus besoin de mes mains pour faire ce que je voulais. Lentement, j’ai remonté mes jambes contre sa taille, l’encerclant avec mes genoux, pour ensuite les étendre très lentement, sans pour autant me décaler de lui, et emportant dans leur course, le vêtement de cuir. J’ai fait descendre la main qui était dans ses cheveux, allant jusqu’à ses épaules, redessinant ses muscles, la cicatrice en forme de croissant, glissant jusqu’à sa colonne vertébrale et la frôlant du bout des ongles.

« Ban… » Ai-je soupiré contre sa bouche en rompant l’échange, collant mon front contre le sien et croisant son regard carmin. « Viens contre moi, je t’en prie… » Ai-je dis dans un murmure chargé de désir. J'avais l'impression d'être en manque de sa chaleur, de son parfum, de son contact... De lui tout entier...

Je crois que je ne lui ai pas réellement laissé le choix, parce que tout en poursuivant l’exploration de son corps et les caresses, je l’ai rapproché de moi, le tout, en me cambrant en avant pour trouver naturellement le contact avec son torse. Mais je ne me suis pas arrêtée là… En fait, je suis venue enrouler mes jambes autour des siennes pour me faire un appui, et je l’ai attiré très lentement vers moi en ponctuant ma gestuelle de baisers sur les lèvres et la mâchoire de mon amour. Lorsqu’il fut collé à moi, appuyé au plus proche sur le matelas, et moi, étendue sous son être, à la limite de ses hanches musclées. Je pouvais sentir son membre contre ma cuisse, et si cela eut pour effet de me faire rosir, j’étais enfin là où je le voulais. Contre lui, entre ses bras, sous son amour. Je pouvais sentir son souffle se mêler au mien, et ma poitrine désormais contre son torse me permettait de lier mon cœur au sien. J’ai laissé un soupir de bien-être franchir ma bouche entre deux baisers, avant de me presser un peu plus contre lui. Naturellement, mes mains sont retournées à leurs explorations premières, soit ses reins et son bassin, remontant jusqu’à sa nuque pour redescendre sur ses flancs.

Je n'aurais pas su dire si c'était du fait qu'il soit celui que j'attendais depuis toujours, ou bien le fait qu'il soit l'homme qui faisait battre mon cœur depuis presque vingt ans, mais je me sentais trembler entre ses bras, trembler d'envie, d'extase, de joie, et de tendresse. Je voulais qu'il m'embrasse encore et encore, que ses mains parcourent mon corps tout entier, et que sa bouche mutine reprenne l'exploration qu'il avait commencé plus tôt... Mais je voulais aussi découvrir son corps, le goûter, l'embrasser... Je voulais l'entendre gémir par mes actes... J'ai fais descendre mes mains lentement sur ses hanches de nouveau, et je les ais faites glisser lentement vers l'arrière, glissant mes ongles sur sa chaire offerte et descendant encore, frôlant une zone ô combien sensible du bout des doigts. Avec douceur, je suis retournée suçoter la lèvre que j'avais mordue un peu plus tôt, avant de me diriger vers sa nuque pour venir le marquer comme mien par le biais de baisers pressants.

Dans un soupir saccadé, j'ai ramené mes mains vers l'avant, prenant appui à sa taille quelques secondes, le temps de chatouiller ses flancs, pour venir les glisser très lentement entre nous deux. J'ai effleuré son membre, pour repartir vers le haut juste après et dessiner les muscles impressionnants de son torse, puis ses épaules. Enfin... J'ai enroulé mes bras autour de son cou pour venir jouer avec sa chevelure d'argent. Durant quelques secondes, je n'ai plus bouger, immergée dans son parfum et sa présence, le visage contre son cou, je pouvais sentir son pouls battre rapidement contre sa peau. Mais surtout, ainsi, sous la pression de son corps et sa tendresse, je me sentais différente. J'étais entière, enfin... Plus aucune douleur ne venait me frapper... J'étais protégée de toutes les horreurs de ce monde... Parce qu'il était mon autre, ma moitié... Mon éternel... Ban... je t'aime si fort... Tu es le seul que j'ai jamais aimé parmi les étoiles. Si je me réincarne et reviens à la vie sous d'autres traits, je suis certaine que nous nous retrouverons de nouveau... Et cette fois encore, nous pourrons nous aimer pour l'éternité...

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