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D'après les rumeurs, le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G, tondant la pelouse avec un tablier rose.
Event Festival à Central ! Cliquez et venez donc participer à l'aventure o/

Event Festival : Requiem for a dream

Vous êtes tous invités à la fête ! Soyez prêteeeeeeeeeeeeees !
Evy S. Evans - " Recherche mon ami d'enfance : Vayn E. Draeger.
Merci de bien vouloir ramener son derrière au plus vite ! "
Solf J. Kimblee - "Recherche rapidement un Ishbal du nom de "Scar" pour le faire exploser.
Recherche aussi le Docteur Marcoh-san pour le ramener dans sa cellule et lui demander un autographe pour la conception de sa belle pierre philosophale. "
Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"
ATTENTION ! Central (Ou la nouvelle Tapalousie ) connait une nouvelle vague d'attentats !
On raconte que le Fullmetal et le Flame Alchemist s'amusent à se déguiser en femme et à; je cite : "se dépoiler le corps". Rentrez vos enfants aussi vite que vous le pouvez... L'apocalypse est proche.


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Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang]

MessageSujet: Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang] Mer 4 Jan - 22:06
Soyons amis, mon cher Mustang.
Solf & Roy



La guerre battait son plein à Ishbal. Depuis quelques semaines, le généralissime King Bradley avait décrété l'ordre 3066. Les Alchimistes d'états étaient tous envoyés pour participer à la bataille et surtout en finir rapidement avec les ennemis. Solf J. Kimblee se trouvait dans les rues poussiéreuses d'Ishbal, habillé de son uniforme militaire bleu roi. Ses cheveux noir jais étaient attachés en queue-de-cheval, évitant de le déranger à chacun de ses mouvements. Seules deux mèches en avant, retombaient sur son visage. L'homme semblait être à la recherche de quelque chose, ou plutôt de quelqu'un. Le silence était totale, pas le moindre bruit provenant des environs. Plissant ses yeux gris, il afficha un sourire en coin avant d'observer un endroit en particulier qui se trouvait sur sa gauche. Lâchant un rire à peine audible, il se tourna dans la direction de sa cible et leva doucement les mains devant lui. Des éclairs rougeâtres sortirent de ses paumes de mains tatouées. Les éclairs se dirigèrent dangereusement vers l'endroit en face de l'homme en tenue de militaire et l'instant d'après une explosion retentit, faisant voler en éclats les restes d'un vieux bâtiment déjà bien endommagé. Semblant satisfait et sans même vérifier si quelque chose se trouvait bien à l'endroit de l'explosion, il reprit sa route avec un étrange sourire sur le visage.

Un peu plus d'une heure plus tard, dans le camp où l'armée d'Amestris s'était établie, le commandant Kimblee se trouvait assit tranquillement assit sur un rocher, une tasse de café de très mauvais goût entre les mains. Il n'y avait pas à dire... Dans une guerre, la nourriture n'était pas franchement esquisse. Allons bon, il fallait bien faire avec les moyens du bord. Sirotant le contenu de sa tasse, Solf observa furtivement autour de lui et remarqua quelques soldats un peu plus loin, qui regardaient dans sa direction. Depuis son arrivée dans les rangs des soldats en guerre, tout le monde ne cessaient de le regarder étrangement. Avaient-ils donc tous peur de lui ? Cela ne serait guère étonnant. Les Alchimistes d'états étaient tous considérés comme des monstres. Kimblee n'était pas une exception, mais plutôt l'exemple le plus concret de la monstruosité de ces individus. En une seule journée, il avait éliminé plus d'une cinquantaine d'Ishvals alors que les militaires peinaient à les débusquer. Alors qu'il se mit à rire tout seul, son attention fut attirée par autre chose. Deux hommes en uniforme. L'un portait des lunettes et l'autre avait une sale mine. Ce dernier l'intrigua d'autant plus lorsqu'il entendit un soldat, non loin de lui, parler de ce même homme en le désignant comme étant le Flame Alchemist. Tiens donc, une autre légende venait de faire son apparition. Kimblee avait entendu parler de cet homme qui semblait être mystérieux. Le seul manipulateur de feu et certainement le dernier. D'après les rumeurs son maître était mort et l'apprenti aurait détruit toute trace qui pourrait permettre à apprendre cette alchimie. Avait-il fait cela par pur égoïsme ? Peut-être bien.

Quoiqu'il en soit, cet homme piquait la curiosité de notre alchimiste écarlate. Depuis son arrivée, il avait pu faire la rencontre d'un nombre incalculable d'homme ayant le titre d'Alchimiste d'état, mais aucun ne l’intéressait vraiment. Le major Armstrong était un homme faible et qui débordait de clémence envers ses ennemis... Quel imbécile. Le vieux Comanche, il n'avait vraiment pas fait long feu et il s'était déjà retrouvé sur le banc de touche parce qu'il avait sous-estimé l'adversité. Basque Grand continuait à faire son héros de guerre de son côté et il ne valait même pas la peine à ce qu'on lui adresse la parole. Mais qu'en était-il de cette étoile montante du champ de bataille ? Roy Mustang... Il méritait un peu d'attention pour apprendre à le connaître un peu plus et savoir le fond de sa pensée. Kimblee ne savait pas vraiment ce qui le motivait à être ici et de tuer des centaines de personnes par ordre de sa partie. Peut-être que le moment était venu pour l’alchimiste écarlate de briser son silence et de s'amuser avec les humains dans son camp.

- Major Mustang, vous semblez exténué... Venez donc vous reposer et profiter pour vous restaurer un peu avant de repartir.

En disant cela, Solf montra des places libres à côté et en face de lui ainsi que des tasses vides.  

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Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang]

MessageSujet: Re: Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang] Sam 14 Jan - 10:13

Les atrocités de la guerre.




C'était comme voir à travers un trou de serrure. Le champ de bataille était infernal. La poussière s'apparentait à un voile sur les yeux et il était difficile de voir quoi que soit. Les ombres des ennemis se faufilaient, habitués au terrain. Les troupes alliées peinaient à débusquer les Ishvals. Ils passaient des heures à les rechercher entre les murs brisés, le vent redondant, le sang éparse. C'était dans ces moments là que je rentrais en jeu. Il suffisait simplement de savoir indistinctement où ils se trouvaient... Et je claquais des doigts. L'alchimie de feu ne fut jamais aussi sanguinaire. Elle me permettait d'interrompre les plans de l'ennemi sur le fil du rasoir. Je sauvais des vies. Et en exterminais d'autres. Sans états d'âmes.
C'est du moins ce que les autres pouvaient penser. La plupart des alchimistes d’État sur le front ne faisaient guère bonne figure. Nous étions généralement fermés aux autres bien qu'admirés ou détestés. Les militaires « lambda » apprenaient combien l'alchimie se trouvait être destructrice. Ils nous jugeaient. Ils se méfiaient alors même qu'ils finissaient de dire « heureusement qu’ils sont là. ».
Même Maes fut difficile à convaincre, au début. Son regard avait changé. Mais il avait fini par comprendre que « même pour nous », ce n'était pas quelque chose de facile. Il le comprenait mieux que quiconque car il était d'autant plus fort de corps et d'esprit. Maes était l'épaule sur laquelle se reposer, mais celle qu'on refuse par... Fierté. La fierté d'être un monstre. Un homme. Un homme qui décime une vingtaine d'autres.
Les principes de l'alchimie ne cessaient de venir creuser mes pensées alors que je déambulai dans les rues infâmes de cette ville maudite. Les règles et le respect avaient disparus. Ma colère grandissante se noyait dans la peur grondante qui me retournait l'estomac. Il me fallait me retenir de vomir. J'avais envie de gerber l'horrible pouvoir qui découlait de mes doigts. En ce même temps, je remerciais mon savoir pour me sauver la vie.
En un seul mot, j'étais perdu.
Invisible à mon propre regard. Ailleurs. Celui qui faisait fonctionner mes jambes était quelqu'un d'autre. Mon ombre. Elle palissait mes songes et me priait de les faire taire. Elle m'ordonnait de continuer, de vivre, d'endurer. Elle murmurait dans mes oreilles. Son haleine âpre m'envahissait.
Je ne supportais pas cette situation, mais j'étais obligé de faire semblant. Je ne pouvais pas faire comme Alex-Louis Armstrong. Et ne pouvais finir comme ceux retrouvés sur le sol, inertes et sans vie.

J'atteignis le camp de base où m'attendait la beuverie en l'honneur d'une courte victoire. Une parmi d'autres. Mes phalanges semblèrent se raidirent de leur chef. Réflexe. Ma mâchoire fit de même alors que je passai devant un groupe. Ils étaient mes alliés, pourtant leurs regards furent à la fois curieux et prudents. Derrière eux, le visage familier de Maes se profila. Il se détourna de l'homme avec qui il entretenait une discussion routinière, une tasse de café à la main.
Son sourire mince et quasiment imperceptible déforma le pli de ses lèvres :

« Toujours vivant ? »

Je hochai la tête le temps de chercher à délier ma langue. Cela faisait des heures que les flammes, la fumée et les crépitements étaient les uniques bruits qui m'entouraient. Il fallait un certain temps avant que je ne parvienne à retrouver une voix raisonnable qui ne soit pas à la hauteur de plus de cent-trente décibels.
J'inspirai longuement, les oreilles attirées par les messes-basses. Parmi ceux-là il était facile d'entendre :

« Le Faucon à encore frappé. »
« Heureusement qu'il était là. On ignore même de qui il s'agit. »
« Oui. Mais au moins, il cible uniquement les ennemis. Pas comme eux. »

Je cessai prestement d'écouter. Il n'était pas compliqué de savoir que par « eux », ils spécifiaient les « alchimistes d’État. »
Leurs regards se tournèrent vers des bancs libres. Je me décalai d'un pas, cherchant à connaître l'intrigue dont me cachait inconsciemment Maes. Un homme était assis, seul. Les bancs à ses côtés étaient libres. Les tasses éparpillés devant lui. Il avait l'embarras du choix. Et je n'étais pas sans savoir pourquoi.
Solf. J Kimblee. Il n'était qu'une image. Je ne le connaissais pas personnellement et n'avais fait qu'entendre tout ce qui disait sur lui. Mais son pouvoir n'était pas passé inaperçu. Loin de là. Cet homme, aussi mince qu'il avait l'air, détenait entre ses paumes une alchimie explosive. Et il ne s'en cachait pas. Son visage semblait fermé, à l'instar du mien. Mais son regard ne faisait clairement pas passer les mêmes messages. Il était difficile de comprendre cet homme. Il semblait imprévisible.
Je me détournai de son portrait pour me focaliser sur Maes. Celui-ci regardait loin dans mon dos, la bouche pincée. Je me retournai pour suivre son regard. Je surpris aussitôt ceux d'un groupe en train de me dévisager. Ils étouffèrent leurs fins de phrases, pourtant je n'eus pas de mal à les entendre :

« C’est le Flame Alchemist. Il aide les troupes isolées qui ne parviennent pas à cibler les Ishvals. »
« Et alors ? Est-ce qui se contente de tuer des « yeux rouges » ? Regarde-moi ces monstres. On ne ferait pas le poids devant un seul d'entre eux. »

La fatigue me plomba. C'étaient des discours que j'avais l'habitude d'entendre chaque seconde, minute, heure, jour à n'en pas finir à tel point que mon propre souffle semblait me manquer. C'était étouffant. Accablant. Pourtant, cette même ombre qui m'enlaçait sur le champ de bataille me répétait inlassablement « Tu leurs montreras. Tu leur montrera pourquoi tu es encore en vie. »
Était-ce naïf de chercher à rester vivant ? De vouloir le bien pour tous ?
Pour l'heure, cette question était pure bêtise.

« - Major Mustang, vous semblez exténué... Venez donc vous reposer et profiter pour vous restaurer un peu avant de repartir. »

Je me tournai vers le propriétaire de cette voix distinctive. Solf J. Kimblee. Il m'invita d'une main tendue à venir m’asseoir à ses côtés. Il avait raison quant au délai avant la prochaine bataille. Le gong n'allait pas tarder à sonner et bientôt, tous états d'âmes disparaîtront le temps d'une tuerie. Les moments passés au camp de base étaient difficiles à vivre par leur aspect de confession. Je n'avais qu'une seule envie et c'était celle de me cloîtrer dans ma tente, seul avec mes pensées. Mais il n'était pas possible d'ignorer l'énigme vivante qui venait de m'inviter à m'asseoir. Ceci serait d'abord perçu comme un manque de respect avant de se montrer comme un affront total envers ma propre personne. Je n'étais pas du genre à ignorer les autres et ne laissait aucune place pour les bruits de porte quand je ne détenais aucune information sur la personne. Je lui laissais le bénéfice du doute, moi-même en prise avec mes démons intérieurs. Chaque alchimiste d’État avait ses raisons, ses défenses et sa force unique. J'étais curieux de connaître celle de cet homme dont le regard n'était pas aussi éteint que ceux de la plupart des soldats sur le front.
J'ignorai les yeux insistants de Maes pour me diriger vers Solf. J Kimblee. Il ne fallait pas en prime que je reçoive un quelconque avertissement ou quelque chose dans ce genre m'indiquant qu'il n'était pas prudent de parler à cet homme. Une partie de moi était déjà en connaissance de ce fait. Il était inutile d'en rajouter. Car, quand bien même le bénéfice du doute lui était accordé, il était impossible de passer à côté de l'atmosphère malsaine qui l'englobait.
Je m'assis, repoussant les pans de ma veste couleur sable. Elle n'était utile que sur le champ de bataille. En ce lieu, elle me réchauffait de trop et je passai un doigt entre ma chemise et le col de mon uniforme pour le desserrer. Une bouffée d'air frais vint piquer la naissance de mon cou et mon esprit fut moins cotonneux.

« Commandant, le saluai-je d’une voix impassible. »

Je me versai un café dans une tasse délavée. À portée de narines, son odeur était forte et rugueuse. Son goût n'en fut pas moins amer, mais il était froid. L'intérieur de mes joues se sentit agressé et je réprimai une grimace. C'était, en un mot, le goût de la guerre.

« Merci pour cette invitation. Je vois que vous n'avez pas beaucoup de compagnie. »

Son style suffisait à définir qui il était. Intouchable. Dans l'armée, les apparences étaient carrées. Il fallait avoir un uniforme impeccable, des cheveux coupés, une barbe à peine visible... Seuls les hauts-gradés et quelques visages célèbres pouvaient se permettre de la fantaisie. Mais cet homme ne faisait pas de soucis quant à ses cheveux longs, rapatriés en une queue de cheval. S'il n'était pas intouchable alors cela voulait dire autrement qu'il ne recevait aucun ordre inverse. Ceci laissait percevoir ce qu'il faisait ressentir.

« Comment ça se passe de votre côté ? Demandai-je en reposant la tasse. »

Elle était vide. Je levai les yeux sur mon interlocuteur, conscient des cernes noirs qui dessinaient leurs contours. Il avait nettement meilleure allure. Quel pouvait donc être le secret d'un bon sommeil en temps de guerre ?


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MessageSujet: Re: Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang] Lun 8 Mai - 17:24
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La guerre faisait rage depuis plusieurs années. Il était maintenant tant qu’elle cesse. Voilà la raison pour laquelle, le généralissime Bradley avait décrété le commandement 3066. Tous les alchimistes d’état mobilisables étaient présents sur le terrain pour en finir une bonne fois pour toutes avec la population Ishbal. Solf J. Kimblee ne fut pas surpris de reconnaître des grandes figures du moment, tel que Roy Mustang, l’étoile montante. L’écarlate savait très bien qui se trouvait maintenant à quelques mètres de lui et il ne put s’empêcher de l’attirer vers sa personne grâce à une tentative de communication. Le flame Alchemist avait mordu à l’hameçon et venait de prendre place pas très loin de Kimblee. Pauvre fou, si seulement il savait qui était en face de lui… Cet homme aurait peut-être amplement préféré retourner aux batailles que de passer une minute avec notre commandant à la queue-de-cheval. Ce dernier souriait maintenant en coin, observant le moindre geste de la part de son interlocuteur. Il n’était pas seul, pas très loin derrière lui, il y avait un autre homme avec une paire de lunettes. Quel était son nom ? Peu importe. Il n’était clairement une personne intéressante pour notre Solf. Celui-ci ignora le compagnon de Mustang pour se concentrer sur sa cible.

- Mais de rien, commandant. Oui, comme vous pouvez le remarquer, nos chers soldats n’osent m’approcher de peur de perdre la vie. La rançon de la gloire est parfois cruelle, vous ne trouvez pas ?

Son sourire en coin s’agrandit pendant un instant avant de disparaitre pour laisser un soupir sortir d’entre ses lèvres, tenant plus fermement sa tasse qu’il tenait encore dans ses mains. Ces pauvres idiots étaient très loin d’imaginer toute l’ampleur que pouvait avoir notre commandant aux cheveux tirés en arrière. Ils ne pouvaient pas imaginer une seule seconde que cet homme était bien plus dangereux que ce qu’il pouvait bien laisser montrer. Solf avait reçu des ordres, mais ce dernier n’en avait que faire. Si Kimblee désirait faire ce qui lui chantait, il le ferait sans crainte des représailles. Toutefois, pour le moment, il avait mieux sous la dent que de faire un carnage parmi les rangs alliés. Son attention resta sur le commandant en face de lui et de son… Petit chien à lunettes qui se tenait près de lui. Roy Mustang venait de lui demander comment cela se passait de son côté. L’autre alchimiste venait de poser une question qui fit frissonner plusieurs soldats qui pouvaient entendre la conversation. Un rictus presque déformé fit son apparition sur le visage de notre écarlate, qui décida de lâcher sa tasse d’une main pour venir remettre une mèche de ses cheveux à sa place. Il lâcha ensuite un autre soupir et plongea son regard vide dans celui de son interlocuteur.

- Ma foi, tout se passe plutôt bien de mon côté. Je suis même attristé par nos ennemis. En venant ici, je pensais rencontrer des opposants bien plus… Résistants. Je suis déçu, cette guerre va très vite se terminer à ce rythme.

Pendant un instant, notre alchimiste repensa à sa journée. Très tôt le matin, les hauts-gradés présents avaient demandé à l’écarlate d’aller se charger de s’occuper d’un secteur au nord. Kimblee avait seulement acquiescé de la tête avant de s’y diriger avec une poignée de soldats armés. Pas besoin d’une escouade entière pour ce genre de chose. Ce fut très rapide. A peine arrivé, Solf avait détruit des bâtiments qui devaient abriter des réfugiés blessés et des enfants. Sans aucune pitié, il en fit de même avec le reste du secteur. Inutile de perdre son temps à chercher des ennemis, il était bien plus simple de tout faire exploser. Il n’avait pas rencontré de résistance. Peut-être parce que tous les ennemis présents venaient de se faire désintégrer en quelques tapotements de mains. D’un ennui mortel. Il s’en était retourné vers le camp des militaires par la suite pour obtenir de nouveaux ordres. Il répéta plusieurs fois ce genre de chose dans les différents secteurs qui lui étaient confiés avant d’en arriver à ce moment de pause avec cette tasse de café. Il pouvait entendre encore et encore les hurlements des femmes, des enfants et des hommes qu’il venait de massacrer en ce jour. Une douce mélodie qui n’avait jamais de fin. Cela était la seule chose plaisante qui lui était arrivée en cette matinée. Et la journée était loin d’être terminée. Kimblee s’éclaircit la gorge avant de plisser un peu les yeux, toujours en regardant le commandant aux cheveux courts et presque en batailles.

- Et de votre côté, commandant ? Cela ne doit être simple pour vous. Étant un être supérieur comparé aux autres soldats, vous semblez tout de même assez fort pour résister à ces insultes incessantes à votre égard. J’espère que cela n’affecte pas, cependant, votre manière de déblayer le terrain… Il me semble que l’alchimiste d’état Armstrong, quant à lui, n’arrive pas à supporter le poids de cette guerre sur ses épaules. À l’heure actuelle, il doit être presque devenu fou à force d’avoir des regrets.

Un ricanement presque retenu se fit entendre. Oui, cela était une moquerie. Certaines personnes étaient faibles et ne méritaient pas d’être ici. Seuls les vrais élus avaient le droit de fouler ces terres sacrées et d’en faire comme bon leur semble. Est-ce que Mustang faisait partie de ses élus ? Allait-il mériter sa place au sein de cette guerre et avoir l’honneur que son nom devienne célèbre ? Cela restait à voir.

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MessageSujet: Re: Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang] Mar 30 Mai - 16:52

Les atrocités de la guerre.





Des opposants plus résistants ? Il se disait déçu et que la guerre, à un tel rythme, allait bientôt se finir. Sous-entendait-il qu’il aimait ça ?!
Impassible, je le regardai. Le dos penché, les coudes sur les genoux. Il n'était pas étonnant de voir quelqu'un de répugné par les Ishvals. Encore. J'étais incapable de comprendre pourquoi il y avait tant de haine. Bien avant la guerre. Ils étaient considérés comme des attardés mentaux. Des impurs. Des bêtes. Pourquoi ? Qu'est-ce qui justifiait un tel massacre ? J'avais déjà posé la question à Hughes. Sa réponse n'avait, à mon sens, pas vraiment de valeur.

« Les Ishvals ont troublé la paix de ce pays. Et maintenant les hauts-gradés de Central nous ont ordonné de les exterminer. »

Hughes n'était pas à prendre au mot. Mais il énonçait des faits. Des réalités aux yeux des autres. Ce n'était pas par insensibilité. Au contraire. Mais il m'était impossible de faire de même. Je ne pouvais pas me satisfaire de la version officielle. C'était illogique. Immoral. Je ne rajoutais rien face au Commandant Kimblee. Mes yeux revinrent contempler la porcelaine de la tasse. Cet homme était de ces personnes face à qui il fallait en dire le moins. Et agir. Il n'y avait suffit que d'un coup d’œil pour s'en apercevoir. Quand bien même je me trompais, la prudence était de rigueur. Comme avec une grosse moitié de l'Armée déployée. Nous n'étions pas là pour parler, après tout...
La plupart des militaires n'osaient nous aborder de toute manière. Comme l'avait bien soulevé le Commandant. Ce n'était pas plus mal à mon sens. En ce temps de guerre, j'aspirais à plus de silence qu’à des discussions futiles. Si je ne voulais pas péter un plomb, c'était préférable pour tout le monde. Une colère sans mesure grondait dans mon esprit. Je ne la faisais pas taire. Elle se contentait de vivre à l'intérieur, tendit qu'à l'extérieur... Je survivais.

« Et de votre côté, commandant ? Cela ne doit être simple pour vous. Étant un être supérieur comparé aux autres soldats, vous semblez tout de même assez fort pour résister à ces insultes incessantes à votre égard. J’espère que cela n’affecte pas, cependant, votre manière de déblayer le terrain… Il me semble que l’alchimiste d’état Armstrong, quant à lui, n’arrive pas à supporter le poids de cette guerre sur ses épaules. À l’heure actuelle, il doit être presque devenu fou à force d’avoir des regrets. »

Je ne réagissais pas. Là encore, j'étais habitué à ce que l'on me compare à un être supérieur, ne serait-ce sans l’alchimie Avec un Ishval. En revanche, je trouvais ses mots percutants. Outrageants. J'avais relevé les yeux sur lui, le dos droit. Je ne devais pas rentrer dans son jeu. Celui-ci même d’enchaîner sur sa remarque. Peut-être n’attendait-il que ça ? Au fond, je n'en savais rien. Mais je déviai, calme :

« Ça se passe. Je fais mon boulot. »

Je ne pouvais pas lui dire que j'avais croisé un officier ishval qui avait étudié en même temps que moi. Ce dernier à essayer de me tuer. Parce que je venais de brûler six de ses compagnons. Ou sept. Vu le dédain que le Commandant avait pour eux, il ne comprendrait pas. Il ne comprendrait pas cette colère. Ce massacre incompréhensible. Et a quoi bon, de toute façon ? Je devais y garder pour moi. Ça n'avait pas d'autre importance en ce lieu. J'accusai facilement que le Commandant comprenne combien j'étais lassé, à contrario de sa personne. Pourquoi m'en cacher ? Cela n'obstruait en rien mes capacités. Mais devant son air insatisfait, je rajoutai :

« Nous sommes sur tous les fronts en tant qu'alchimiste. Particulièrement avec une comme celle-ci. Ou la vôtre. Vous ne passez pas inaperçu, c’est certain. »

Je baissai les yeux sur mes mains.

« Moi non plus. »

Je repensai aux mots de Maes. Il disait qu'il allait assumer ses actes. Qu'il rentrerait chez lui et embrasserait la femme qu'il aime tout en gardant le sourire. Comment ? Comment faisait-il ? Qu'étais-je censé faire pour assumer mon acte ? Je n'avais pas pu me défendre. Maes l'avait fait. Il avait tué un homme innocent. Et moi, ses compagnons avant lui. Un homme que j'aurais défendu bec et ongles il n'y a pas si longtemps...
Pourquoi j'étais là ? Ah oui... Pour les faux-semblants.

« Ils ont besoin de nous. Alors nous faisons notre boulot. C'est comme ça et pas autrement. Le Commandant Armstrong aurait du s'y résoudre. »

Point. Final ?
Je relevai les yeux dans les siens. Résolu. Puis me servi un nouveau café froid. C'était le mieux que je puisse faire pour me réveiller de cette lassitude. Et dissiper la colère. Sentir le goût amer. Avoir la sensation qu'il me lave quelques secondes. Le jeu des regards et des mots ne me plaisait guère. Mais ce n'est pas comme si le choix était permis face à un homme de sa trempe. Alors je bus calmement.
J'attendais les ordres, comme tout bon soldat. Et je m'y résoudrai. Comme chaque survivant.

« Quant à déblayer le terrain... Ma foi, ce n'est pas un soucis. »

En un claquement de doigt, tout partait en fumée. Il n'était même pas utile de savoir viser, ici.

« Peu importe les bruits de couloir. Ce qui compte, c'est que le boulot soit fait. J'ose croire que c'est aussi ce que vous pensez quand bien même ceci signifie que la guerre va bel et bien se terminer.»

J'avais presque l'impression d'avoir ressassé cette phrase tellement de fois... Elle était sortit avec un naturel qui me surprit moi-même. Mais il ne fallait pas qu'il s'attende à m'entendre dire que j'aimais ça. Boulot. Boulot. Boulot. C'était un mot qui avait l'habitude de faire son bout de chemin sur mes lèvres. Il était parfois suivit d'une intonation interrogative. Mais pas aujourd'hui. Pas maintenant. L'heure tournait. Nous n'allions pas tarder à reprendre les armes. Je me raclai la gorge pour dissiper le goût infecte du café. Mes mains plongèrent dans mes poches et je mettais mes gants. Ils étaient immaculés. A l’exception du sceau alchimique. Rouge. Quand bien même, ils n'avaient aucune tache de sang... J'avais la sensation que mes mains étaient humides, mauvaises et pleines d’hémoglobine.


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MessageSujet: Re: Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang] Dim 24 Sep - 14:04
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Solf & Roy


Avoir des regrets pendant une guerre. Le pire ennemi du soldat. On pouvait aisément tomber dans les remords en ayant était témoin des atrocités que l’Homme pouvait bien faire dans une situation qui lui échappait totalement. Les ordres à suivre n’étaient pas toujours les bons pour obtenir la paix, mais ils étaient nécessaires à la survie d’une population. Préserver tout un pays, évitant ainsi que ce dernier ne connaisse le sang, les hurlements et la mort. Si Solf J. Kimblee se trouvait en Ishval, ce n’était guerre pour préserver la paix pour le compte d’Amestris, mais bien pour punir un peuple qui pensait pouvoir tenir tête à une armée indéfiniment plus forte que ses guerriers. Exécuter une sentence, qu’importe le prix à payer pour arriver au résultat escompté. Le généralissime King Bradley avait été pourtant clair en activant le fameux décret… Les Ishvals devaient disparaître de la surface de la planète. Tels étaient les ordres et il n’en serait pas autrement. Tout bon soldat, comme le commandant Mustang, avait le droit de se demander si cela était juste, si une autre solution était peut-être à envisager pour mettre fin à cette guerre qui n’avait que trop duré, mais en réalité, personne ne savait les réelles intentions du pays dirigé par cet homme inébranlable. Ishval n’était qu’un sacrifice pour une cause bien plus grande et plus importante. Ces humains devaient disparaître, car une personne l’avait décidé ainsi.

Personne ne s’était alors demandé : « Pourquoi ce soldat a t-il tiré sur cet enfant il y a six ans ? ». Tout le monde avait conclu que la tension entre les soldats et les Ishvals était trop forte en émotion et que le pauvre bougre avait craqué en appuyant sur la gâchette. Pauvre fou qu’est l’homme. Il cherche sans cesse une réponse sans avoir tous les éléments à sa portée. Personne ne s’était demandé où se trouvait l’homme qui avait déclenché cette guerre. Tout le monde était persuadé qu’il était déjà hors d’état de nuire, pourtant, il se trouvait encore ici, dans l’ombre des soldats, dans l’ombre des opposants, guettant sournoisement l’issue de cette bataille qui était déjà scellée depuis des centaines d’années. Dans quelques années, une chose bien plus chaotique allait se présenter aux yeux de l’humanité et seuls quelque rares élus pourront la voir sans crainte de perdre la vie. Solf était sur cette liste. Ce n’était pas pour rien qu’il était venu pendant la guerre pour accomplir les sales besognes à la place de quelqu’un d’autre. Qui pouvait se douter que les soldats et certains scientifiques présents dans les tentes les plus éloignées du campement d’Amestris, étaient sur le point de créer un objet aux pouvoirs infinis et qui allait verser le sang de centaines de personnes, sans le moindre effort. Une pierre rouge écarlate… Rouge comme le sang donné en sacrifice pour l’obtenir et bientôt elle serait entre les mains d’un homme à la hauteur de cet objet. Oh oui… Bientôt, l’alchimiste écarlate serait en possession d’une amie qui marquerait les esprits.

Mais avant d’accomplir son merveilleux travail, il fallait porter un peu de son attention à ce bon commandant Mustang et de son ami. Le jeune homme au regard terni par les événements qu’engendrait la guerre, venait de lui faire une remarque qui fit sourire notre lotus écarlate. Ne pas passer inaperçu, n’est-ce pas ? La main qui tenait encore un bout de la tasse, se crispa aussitôt. Kimblee ne prenait pas cela comme un reproche, mais plutôt comme le plus beau compliment que quelqu’un puisse lui faire en ces temps de trouble. Ses doigts qui tenaient fermement l’objet, frémissaient en réalité, procurant une douce sensation à travers son être pendant l’espace d’une seconde. Ce fameux sourire qui s’était dessiné sur son visage s’agrandit pour un rictus malsain. Quelques soldats aux alentours firent la grimace en apercevant cet air presque ignoble à leurs yeux.

-  En effet, je ne passe jamais inaperçu. Mais qu’importe, je ne fais que mon travail. J’obéis aux ordres que l’on me donne sans réfléchir aux conséquences que cela peut engendrer. Après tout, nous portons ces uniformes pour exécuter les désirs des hauts-gradés. Tant que je peux être libre de faire ce travail avec une certaine liberté, je me moque bien des avis des autres.

Les deux hommes étaient en accord sur un point. Ils se fichaient éperdument du regard des autres soldats ou bien même des opposants ishvals. Tant que le travail était accompli. Toutefois, l’un semblait vouloir en finir avec la guerre, tandis que l’autre voulait que cela continue encore et encore. Voilà où était la divergence d’opinons entre eux. Qu’il y a-t-il de mal à vouloir s’amuser encore un peu avant d’être remis au fin fond d’un placard ? Puis une autre question arriva dans l’esprit de notre commandant à la queue-de-cheval. Il s’empressa d’ailleurs d’en faire part à l’autre commandant, le fixant intensément de ses yeux gris pour se délecter d’une prochaine grimace que l’homme pourrait afficher.

- Dites-moi, commandant Mustang… Vous portez cet uniforme pour représenter la puissance d’Amestris, n’est-ce pas ? Alors… Arrivez-vous à regarder la mort que vous semez aux quatre vents ? Après tout, vous n’avez qu’à claquer des doigts pour retirer la vie à des dizaines d’humains, qu’ils soient actifs dans cette guerre ou simplement des dommages collatéraux. Qu’est-ce que vous ressentez au moment, vous pouvez entendre les cris d’agonies de ces êtres ? Dites-moi tout…

Alors que son regard ne quittait son interlocuteur, un homme habillé en uniforme s’approcha rapidement de l’écarlate, une lettre à la main. Il effectua son salut et tendit la main avec le bout de papier vers le brun à la queue-de-cheval. Toutefois, notre alchimiste ne daigna pas tourner la tête en direction de cet importun. Il ne bougea que le bras pour venir attraper la missive, tout en continuant d’observer son confrère. Puis, il décida de lui laisser le temps de réfléchir à sa réponse et se concentra sur le bout de papier qu’il détenait maintenant entre ses doigts. Posant simplement sa tasse sur le sol, à côté de lui, il ouvrit la lettre pour prendre connaissance de son contenu. Une fois que ses yeux aient balayé les nombreuses phrases, il haussa un sourcil et porta subitement son attention vers le soldat qui attendait debout à ses côtés.

- Le quartier de Kanda… Je vois. Dites à votre supérieur que je viendrai prendre mes ordres en sa présence. Je veux connaître tous les détails avant de m’y rendre.

Kimblee soupira longuement et se décida à se lever lentement. Il prit le temps de mouvoir ses épaules en faisant de petits cercles afin de soutirer une affreuse douleur due à son repos en position assise. D’un geste calme, mais précis, il rangea la lettre dans l’un de ses poches de sa veste avant d’observer à nouveau le commandant toujours assit.

- Je crains que cette discussion ne soit terminée. Le travail reprend et on me fait demander. Mais avant de partir, j’aimerais connaître votre réponse. Il est important de connaître l’avis des autres, surtout quand nous sommes identiques sur certains points. Vous n’êtes pas d’accord ?

Pendant que le soldat repartait de son côté, Solf prenait le temps de remettre ses vêtements correctement. Même pendant la guerre, il fallait être présentable, surtout lorsque l'on est appelé par des dirigeants importants.

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Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang]

MessageSujet: Re: Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang] Jeu 28 Sep - 8:08

Les atrocités de la guerre




Les débuts de cette guerre avaient été les moments les plus difficiles. Nous étions encore ignorants de l'état dans lequel nous allions rentrer, pour ceux qui se plaisaient à croire que ce serait le cas. Pour un alchimiste d’État, l'équation était différente. Pas de protège-genou, ni de plaque au torse et encore moins de fusil à l'épaule. La question ne se posait presque pas. Nous allions rentrer entier car nos capacités dépassaient l'entendement. Il ne s'agissait pas d'une mission de sauvetage. Il ne fallait protéger personne. Il suffisait de tout détruire sur notre passage.

« Obéir aux ordres sans réfléchir aux conséquences que cela peut engendrer. »

Cette phrase m'avait retourné l'estomac et je fixai Kimblee, malgré moi, sans plus aucun masque pour me cacher. Ça définissait très bien l'homme qui était arrivé ici. Il avait obéit en laissant ses questions dans un coin de sa tête. Durant tout le voyage, il n'avait cessé de se convaincre que si ce décret avait été si radical, il devait y avoir une raison légitime. Alors, il avait commencé à chercher laquelle sans rien dire. Tout se passait dans sa tête, car il n'avait pas le droit à la parole. Nous étions prudes, simples et blancs comme neiges assis à la banquette arrière d'un camion blindé. Pour ma part, je n'avais encore jamais tué quelqu'un. En m'engageant dans l'armée il y a trois ans, mon erreur avait été celle de ne pas chercher à comprendre ce qui se tramait à Ishval depuis quatre ans. La presse s'était fait un plaisir malsain de tourner toute situation à notre avantage. Tout paraissait pour le moins normal dans le journal. Pour quelqu'un qui se tient loin d'ici, ça le serait sûrement. Et personne n'irait se poser la question plus que de raison autrement.

Tout était différent, à présent. La première fois que j'avais claqué des doigts sur cette terre aride, je savais à quoi m'attendre. Une fumée âpre et un brasier formidable. Quelle n'avait pas été mon erreur de penser que ce serait si dur de tuer. Il n'y avait rien de plus facile. Dans l'apogée du moment, rien d'autre ne comptait que le calcul de la survie. J'étais Commandant et Alchimiste d’État. En tant que tel, je me devais de protéger ceux que je supervisais. Une poignée d'hommes par ci, une autre par là. Ils se déplaçaient en groupe. Ils étaient un peu plus des appâts que de réels défenseurs. Et je les avais vu... Les civils Ishvals. Il n'y avait rien de plus insupportable que de lever le bras devant quelqu'un qui avait les mains vides. Ce peuple, dur et plein de foi ne baissait jamais les yeux. Il méritait qu'on lui mette une arme entre les mains pour rendre les chances égalitaires. Mais ce n'était que plus de poudre à verser. Ça ne faisait pas moins de sang pour autant. Car elle était là, la conclusion morbide de cette histoire : nous décimions un peuple sans faire aucune distinction. Soldats, Moines combattants, familles… Enfants. Et nous en venions à nous demander pourquoi nous étions là, qu'à ce moment-là.

Kimblee avait conclut par une phrase. Les premiers temps, elle n'était pas fausse. Maintenant, elle était abominable. Il avait utilisé le présent si je ne me trompais pas. Ce fut là, la véritable raison de mon silence. J'étais au courant des rumeurs qui circulaient sur son compte. Mais avant aujourd'hui, j'ignorais que certaines d’entre elles purent être vraies. Chaque soldat portait un lourd baguage. Qu'on m'est sous-entendu que Kimblee était quelque peu dérangé et insouciant, cela ne m'avait atteint outre mesure. Car ça n'aurait pu être qu'une façade. Elle était donc là, la véritable limite. Le fil qui nous séparait. Il semblait très sérieux. Il le fut d'autant plus dans la sincérité de son regard. Elle me parut malsaine et incroyablement véridique. Il sortait des mots qui sifflaient comme des vipères. Mais le plus incroyable résidait sûrement dans sa capacité à exprimer une horrible vérité. Je détestais ça. Mais il n'en avait pas fini.

«  Dites-moi, commandant Mustang… Vous portez cet uniforme pour représenter la puissance d’Amestris, n’est-ce pas ? Alors… Arrivez-vous à regarder la mort que vous semez aux quatre vents ? Après tout, vous n’avez qu’à claquer des doigts pour retirer la vie à des dizaines d’humains, qu’ils soient actifs dans cette guerre ou simplement des dommages collatéraux. Qu’est-ce que vous ressentez au moment, vous pouvez entendre les cris d’agonies de ces êtres ? Dites-moi tout… »

Il ne me quittait pas des yeux quand bien même quelqu'un vint l'interrompre. Là où il se trompait, c'était que je ne portais pas cet uniforme pour représenter la puissance. Ce terme m'horripilait de plus en plus car il fallait en être l'incarnation. Faire demi-tour ne suffisait pas à effacer ce qui était déjà fait. Ce n'était pas le pouvoir qui m'avait poussé à m'engager, mais le peuple. J'étais parti d'une idée en somme toute simple et inscrite sur le papier. La protection. Mais la vérité était brutale et sans pardon. Maintenant que nous y étions, nous n'avions plus qu'à serrer les dents, assumer nos actes et survivre. Nous étions l'ennemi et je ne savais même pas pourquoi. Je ne comprenais pas.
Le pouvoir... Et pourquoi portais-je cet uniforme, au final ? C'était à ne plus savoir. Mes poings s'étaient serrés et je ne cessais de retourner sa question dans ma tête. Kimblee détourna enfin son attention sur son interlocuteur et j'en profitais aisément pour déglutir. Une bile mélangée de vide et de café menaçait de rompre ma paralysie. Le bénéfice du doute pouvait-il encore être permis ? Il me posait des questions avec un regard si vorace que je le soupçonnais d'aimer cette sensation éprouvante.

« Le quartier de Kanda… Je vois. Dites à votre supérieur que je viendrai prendre mes ordres en sa présence. Je veux connaître tous les détails avant de m’y rendre. »

Il se leva et je le suivais des yeux. Tout aurait pu s'arrêter là. Ça aurait été si simple. Il serait parti de son côté en emportant avec lui ses quelques interrogations peu subtiles et son aura définitivement fatigante. Mais comme pour venir soulever le voile sur mes doutes, voilà qu'il insistait :

« Je crains que cette discussion ne soit terminée. Le travail reprend et on me fait demander. Mais avant de partir, j’aimerais connaître votre réponse. Il est important de connaître l’avis des autres, surtout quand nous sommes identiques sur certains points. Vous n’êtes pas d’accord ? »

Je m'étais levé si vite que le sang me monta à la tête. À l'époque, j'avais l'art et la patience pour jouer à ces jeux-là. Mais il me manquait encore l'expérience de tels individus pour ne pas me laisser emporter. Surtout pas en temps de guerre ! Kimblee n'était pas le premier à exprimer des propos qui me paraissaient obscurs. Mais il était le seul qui insistait avec le calme d'un sage. Ça le rendait plus insupportable, si ce n'est moins stupide que les autres qui considéraient la guerre comme un terrain de jeu. Je ne pouvais décemment pas supporter ça. À l'heure actuelle, y résister, c'était comme se jeter à nu dans les flammes. En quoi étions-nous identiques si on omettait l'uniforme, le grade et la proximité alchimique ? Il était bien plus perspicace que moi et à l'instar, plus destructeur. Ce n'était pas tant une question de puissance qu'un réel dévouement au combat. Je faisais mon travail sans y mettre le cœur et l'âme. Un fantôme impassible. Mais lui… Il se montrait non pas sous une façade, mais avec un naturel déconcertant.

Qu'est-ce que je ressentais quand je tuais ? Mais c'était là tout le problème. Je n'en savais encore rien ! Je savais que ma place n'était pas celle-là. Je perdais tout dans cette guerre. Là était la véritable question : Pourquoi nous battions-nous ?! Quelle était la raison de cette guerre ?!

Et peut-être que le Commandant Kimblee n'avait pas tort... Peut-être que c'était pour le pouvoir. Il me fallait plus de temps pour approfondir le sujet, mais je ne l'avais pas. J'avais besoin du pouvoir, de la reconnaissance pour quelque chose de plus grand que nous. Pour que cela cesse ! Les pieds en plein dans cette guerre, ça me paraissait si dérisoire. Jouer au jeu du chat et de la souris sur un terrain de chasse inadéquat. Endurcir les faux-semblants et se forger un masque d'impassibilité. A ce moment précis, autant dire qu'il avait lâché.

Mais comment un homme se hisse en haut de l'échelle ? Nous étions loin des débuts de cette guerre. Bien plus près de sa fin. Mais avant qu'elle ne s'achève, quelque chose s'était brisé. En dessous de la carapace, il a fallu en ressortir le soldat qui se cachait. Avec lui s'était extirpé toutes interrogations. Si j'étais faible à un moment donné par ma foi en la justice, j'étais devenu tout aussi fort pour elle. Beaucoup plus. Aucune promesse n'était encore formulé. Mais je l'avais au fond de moi. Alors qu'est-ce que je ressentais ? Du dégoût pour les événements à venir. Pour cette honteuse prise de conscience. Car pour arranger les choses, il allait falloir faire pire. Être impassible n'apportait rien finalement. Pas même la reconnaissance des hommes que je tuais. Je leur devais au moins ça.

« Qu'est-ce que ça peut bien vous apporter de poser ce genre de question ? Ce sont des personnes ! A votre avis, qu'est-ce qu'on ressent ?! »


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Les atrocités de la guerre.. [FB - Roy Mustang]

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