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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 2 Fév - 23:00

Until Eternity



Le vent soufflait fort…

J’ai ouvert les yeux subitement, tandis qu’un nuage de poussière me chatouillait le nez, accompagné d’une sorte de fourrure... Où étais-je ? Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Je ne me souvenais pas… J’avais mal partout, principalement au dos, et je pouvais sentir un poids sur mon ventre. J’essayais de bouger, mais je n’y parvenais pas, bloquée dans mes mouvements par ce quelque chose qui me tenait le ventre. J’avais les bras qui me piquait aussi, et les jambes totalement engourdies. Je me suis alors mise à gesticuler le plus possible pour dégager mes mains. Comme il faisait sombre, je ne voyais pas grand-chose, si ce n’est cette touffe de poils blanche et poussiéreuse au niveau de mon buste… Je ne savais pas ce que c’était, mais pour le moment, je cherchais juste à me redresser pour comprendre quelle bêtise j’avais bien pu faire pour me retrouver dans cette situation. Ce n’était pas rare que je ne me souvienne pas de tout, après tout, j’avais déjà pris un lustre sur la tête, j’étais tombé d’une bibliothèque… Bref, je faisais souvent des bêtises pour me prouver à moi-même que j’étais capable de me débrouiller toute seule, et il m’arrivait parfois de me faire mal… Là… Je n’étais pas certaine…

Je ne me souvenais pas exactement de ce qu’il s’était passé. Nous avions parlé de faire un feu, il me semble… Après être sortis de l’eau, nous avions essoré nos vêtements… J’avais enlevé ma robe des grandes occasions… je m’en souviens à présent, mais lui avait gardé sa chemise et… Et quoi ? Nous avions parlé de faire le feu avec de l’herbe sèche, comme le disait ma mère dans ses livres d’aventures, puis… Le sol s’était mis à trembler, et l’eau de la caverne avait fait un bruit de tous les diables. La suite… Je n’étais plus très sûre… Je crois, qu’il avait évité qu’une stalactite me tombe dessus, et m’avait tiré vers la sortie, mais… je ne me rappelle pas d’avoir couru, juste… je crois que nous nous sommes rapidement éloignés, puis… Il m’avait poussé et tout était devenu noir… Ma tête me faisait un peu mal, le reste de mon corps aussi. Libérant mes deux mains, je les ai glissés en arrière puis je me suis mise sur les coudes pour commencer à me relever, et ce faisant, j’ai pu voir ce qui me couvrait jusque-là, puisque je l’emportais avec moi dans mon mouvement. J’ai soudainement sentie mes bras me lâcher, mon cœur se serrer, et les larmes venir dans mes yeux me brouiller la vue.

Xenos…

Pas besoin de le chercher, c’était lui qui me tenait le ventre… Il ne bougeait pas, et il avait du sang sur l’épaule… sur les épaules ? Partout… C’était poisseux. Je crois que j’ai crié, mais je ne suis plus très sûre de rien. Juste… Je me suis totalement tirée de son étreinte pour ensuite me précipiter sur lui et dégager les pierres qui l’écrasait. J’avais mal aux mains et aux doigts mais je m’en fichais. Je devais le sortir de là. Alors j’ai continué, je n’avais pas le droit de le laisser là. Je ne pouvais pas, pas après ce qu’il avait fait pour moi, même sans le savoir. Il était mon chevalier, mon prince… Il devait être mon roi plus tard, alors il n’a pas le droit de mourir ! Je continuais de crier son nom, de l’appeler, et les larmes me brouillaient la vue, s’écoulant sur sa chevelure salit tandis que je parvenais à peine à dégager son dos. J’avais beau pousser de tous les côtés, je ne parvenais pas à repousser les lourdes pierres qu’il avait sur le dos. Il m’avait sauvé la vie, et moi, je ne parvenais même pas à l’aider… J’étais la pire Small lady qui soit… Je ne sais pas quoi faire…

« Xenos… Aller… réveille-toi… S’il te plait… Pour moi… Ouvres les yeux et regardes moi… Je t’en prie ! » Ma voix se faisait plus aigüe, implorante, je paniquais réellement.

Je lui ai pris la main et je l’ai serré doucement en espérant que cela le fasse réagir, mais non… Il n’a pas bougé. Pas d’un pouce, pas d’un millimètre, rien. Il était totalement inerte à côté de moi, et je ne pouvais rien faire. S’il te plait Xenos, restes avec moi, tu ne peux pas me laisser seule, tu l’as dit toi-même… Tu ne dois pas me laisser seule… Tu n’as peut-être pas terminé ta phrase, mais ça ne veut pas dire que la promesse ne tient pas ! Je le secoue encore, mais rien… J’ai serré les poings sèchement, des larmes pleins les yeux. Je ne voulais pas le laisser sous ce tas de rochers, je n’en avais pas le droit, j’étais sa Small Lady et il était mon Hélios, mon roi. Alors je me devais d’être digne de lui ! J’ai essuyé mes yeux et mon visage, avant de glisser mes doigts sur son dos, juste sous le rocher qui le bloquait encore, et là, j’ai poussé de toutes mes forces sur le côté pour le faire rouler. Il a commencé à bouger, à peine, j’arrivais tout juste à le faire basculer sur le côté, bancale. Mais ce changement me mit du baume au cœur, et je poursuivis donc, avec toutes mes forces. Je pouvais même sentir la sueur couleur sur mon front et descendre dans mes yeux et me piquer. Par reflexe, je plissais le regard et poussais encore. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, je devais y arriver… Non…

J’allais y arriver !

Et au bout de plusieurs minutes qui me parurent des heures, le rocher a bougé pour de bon. Cela a créé quelques éboulements de cailloux, mais rien de bien méchant contrairement au premier ayant eu lieu dans la grotte. J’étais satisfaite de moi… Du moins, pour avoir repoussé le roc qui lui bloquait le dos… Pas pour son éveil qui tardait trop… Cependant, maintenant qu’il était libre, je pouvais le sortir de là plus facilement, si la grotte n’avait pas été bloquée… Et ça je l’ignorais. Pour l’instant, je me contentais de le tirer vers moi le plus loin possible de ce qui avait été sa prison, puis je le mettais sur le dos doucement, pour pouvoir reposer sa tête sur mes genoux. Il serait plus confortable que par terre, pas vrai ? Je continuais de pleurer malgré tout, parce qu’il ne réagissait pas. Le seul point positif avec le fait de l’avoir dégagé, c’était que j’étais désormais certaine qu’il respirait… Mais ce n’était pas suffisant pour que je me sente mieux, je voulais qu’il ouvre les yeux, qu’il me sourit, je voulais voir son regard briller comme les rubis, et entendre sa voix me dire à quel point il irait loin pour me protéger tel le chevalier qu’il était…

Je ne pouvais pas partir à la recherche d’un adulte, je ne connaissais pas la forêt comme lui, et plus encore, je refusais de le laisser tout seul ici après qu’il m’ait sauvé la vie, et qu’il se soit blessé par ma faute. Alors je l’ai installé confortablement sur mes genoux et j’ai attendu, pleurant au-dessus de son visage et embrassant son front et ses joues, l’implorant de se réveiller… Mais rien… non… Pas un mouvement de sa part… Et c’était ça qui me faisait le plus mal… Je ne voulais pas le perdre… Il était mon premier ami… Mon premier amour… Mon seul et unique futur… C’était lui que j’avais choisis… J’ai reniflé piteusement en appelant celui qui reposait sur mes jambes, mais rien, toujours rien, et ce silence devenu lourd. Je l’ai serré contre moi, j’ai replacé les mèches blanches correctement… Puis je l’ai embrassé pour de vrai, comme lorsqu’il m’avait demandé si nous resterions ainsi pour toujours, même une fois adulte… Mais il ne réagissait toujours pas… Alors j’ai commencé à chanter… Ma seule et unique véritable composition… Un morceau pour mon prince charmant… Pour lui… Xenos Van Baelsar… Et avec un peu de chance, quelqu’un finirait par nous trouver…

I loved you once, I loved you twice
I loved you in my previous lives
I know your voice, I know your eyes
You haunt me through my dreams at night
Oh my love, we’ll meet again
We always do in the end
Our two souls destined to be
You and I until eternity

We live on and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, time is weak and we are strong


Ma voix était tremblante, fragilisée par l’émotion, parce que je voulais qu’il s’éveille, qu’il comprenne que je serais toujours là…

And I see you and you see me
Your eyes are like a raging sea
I know it’s you, I know it’s true
I gazed into them once in a dream
Oh my love, come take my hand
Like you did in my dreamland
You feel the immortality
It’s you and I until eternity

We live on and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, time is weak and we are strong


J’ai senti un léger mouvement entre mes bras, et ma voix s’est faite plus assurée. Je voulais qu’il m’entende, qu’il le sache. Je voulais voir son sourire rayonner de nouveau, je voulais l’aimer, maintenant et plus tard, car je savais qu’il serait mon Roi… Je n’avais plus aucun doute à présent. J’ai entendu alors quelque chose, venant de l’autre côté de la paroi rocheuse, comme des sabots au galop… Alors, je me suis mise à chanter encore plus fort, et plus distinctement. Je voulais qu’on m’entende, qu’on nous sorte de là et qu’on le sauve, lui, mon précieux petit prince !

I loved you once, I loved you twice
I loved you in my previous lives
And when I die, just keep in mind
I’ll love you in another life
Love you in another life

We live on and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, we are strong
On and on and on, death is weak and we are strong
On and on and on, time is weak and we are strong!


Soudain, il y a eu un rayon lumineux devant mes yeux, et la terre qui formait le mur de gauche s’effondra subitement, dévoilant une silhouette fine et élancée dans la lumière d’une lanterne. Il devait être tard, parce que je ne voyais pas d’autre sources lumineuse. Et la source s’est avancée précautionneusement vers nous, repoussant les rochers avec une force incroyable… Cette silhouette, je la reconnaissais… C’était ma maman dans son uniforme de cavalière ! J’ai croisé son regard, et elle m’a souri, avec cet air plein de fierté qu’elle pouvait avoir lorsque je faisais quelque chose de bien. Elle avait les cheveux détachés, et seule sa frange était retenue par une petite barrette décorative en forme de crâne. Elle portait un manteau serré rouge, avec une large ceinture sur un pantalon blanc et des bottes hautes et brune, sa rapière à la ceinture pouvait même indiquer qu’elle était partie en vadrouille, comme souvent quand papa s’absentait. Ainsi, elle était vraiment superbe ma maman…

« Je me disais bien que je tu finirais par chanter… Comment vous… » Mais je l’ai coupé aussitôt.

« Maman, Xenos il est… Il faut faire quelque chose ! Il est blessé ! Maman je t’en prie je ne veux pas qu’il meurt !! » Ma mère a cligné des yeux, puis elle s’est approchée de nous. Elle a saisi Xenos doucement et l’a récupéré contre elle, me tendant ensuite la main.

« Là, tout ira bien, je te le promet… » Et je lui faisais bizarrement entièrement confiance… Parce qu’elle semblait vraiment capable de tout…

Même si elle avait l’air toute fine, elle ne semblait même pas perturbée par le poids de mon ami. Là, elle nous a sorti de la grotte et m’a fait signe pour que je grimpe sur le cheval qui ne se trouvait pas loin. Elle avait dû l’emprunter à la famille de Xenos pour sa promenade. Elle m’aida à grimper avant de poser Xenos doucement contre moi, faisant attention à son épaule sanglante. Elle a ensuite pris les rênes du cheval et l’a tiré vers la sortie de la forêt. Pendant le trajet, elle m’expliquait que nous avions de la chance, parce que la maman de mon ami avait décidé de s’enfermer dans son boudoir depuis le petit déjeuner et que personne n’avait fait attention à notre disparition, hormis le serviteur et elle-même. Elle précisa d’ailleurs que nous allions directement aller dans sa chambre afin qu’elle nous soigne avec l’aide des servantes, et qu’ensuite, nous aurions droit à un bon chocolat chaud pour nous remettre. Si normalement, la perspective de la boisson chaude m’aurait faite sourire, j’étais bien trop inquiète pour le petit garçon contre moi…

Je ne voulais pas le perde… Plus jamais…

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Jeu 22 Mar - 21:07
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je ne voyais plus rien, mais je pouvais encore entendre ce qui se passait autour de moi. Du moins, en partie. Je me souvenais du tremblement de la grotte, d'avoir pris la main de Small Lady, de m'être précipité vers la sortie avant de la pousser loin de moi alors qu'un danger nous menaçait. J'avais mal, mais je m'en souciais guère. Tout ce que je voulais, c'était de constater que ma princesse était saine et sauve. Rien de plus, rien de moins. Je devais être sous quelque chose de très lourd. Je n'arrivais pas à bouger et tout mon corps refusait de se mouvoir malgré ma volonté. Tout était sombre... Est-ce que j'avais les yeux ouverts ? Mon souffle... J'avais beaucoup de mal à respirer normalement. Je ne savais pas pourquoi, mais ce n'était pas ma préoccupation première. Est-ce que Small Lady allait bien ? Je crois que j'ai entendu chanter... Je n'en suis pas très sûr. Quelque chose agrippait mon corps fermement. Il y avait encore cette voix dans ma tête... J'étais sûr de la connaître. Depuis deux jours, j'étais avec cette personne qui me rendait heureux. Je voulais revoir son visage, de peur de l'oublier... Je ne voulais pas me réveiller et que tout cela ne soit qu'un rêve, une chimère... Une invention de mon imagination pour m'éviter la solitude et la tristesse. Est-ce qu'elle était réelle, au fait ? Si ça se trouve, je m'étais endormi dans la demeure de ma famille et j'avais rêvé. Non ! Je ne voulais pas... Je ne pouvais pas être dans un rêve. Je voulais qu'elle existe... Elle devait exister... Par pitié... Même si je devais quitter ce monde prématurément, je voulais être à ses côtés. Etre son chevalier... Son prince... Jusqu'au dernier moment de ma lamentable et courte vie.

Je crois qu'on m'a transporté, mais j'en étais pas certain. Des claquements de sabot sur la terre puis les graviers. J'étais sur un cheval ? Il faisait toujours sombre et j'avais la nette impression de m'endormir de temps à autre. Je ne comprenais plus ce qui se passait. J'étais perdu et sans repère. Enfin, peut-être pas... Autour de moi, je sentais toujours la même étreinte. Quelque chose de chaud et d'apaisant. Une odeur m'est parvenu... Celle des fleurs. Est-ce que c'était son parfum ? Je m'en lasserais jamais. A défaut de pouvoir bouger, je me contentais de ressentir les choses... La douceur de cette chose qui enveloppait mon être. Ma Small Lady. Puis sans comprendre, tout s'arrête. D'un seul coup, je bouge d'une manière bien différente. Ce n'est plus la même chose. Pas la même chaleur, pas la même odeur. C'est familier. Ces bras qui me transportent... La voix que j'entends dans mon inconscience. Elle me rassure. C'est celle qui est proche d'une figure paternelle pour moi. Aldrid... Oui, ce n'était pas mon propre père. Il devait être occupé avec ses affaires. Le majordome à la tête de l'unité de domestiques de ma famille, c'est plus qu'un serviteur... Plus qu'un ami ou un confident. C'était celui qui m'avait élevé dans l'ombre de mes vrais parents, celui qui avait pris soin de moi lorsque j'étais malade... Celui qui me faisait la morale sans jamais lever la main sur moi et prendre partie pour ce petit chenapan que j'étais, face à deux figures de l'autorité ultime de cette demeure. Parfois, je souhaitais vraiment être son fils, plutôt qu'un Van Baelsar. J'aurais préféré être un enfant de domestique plutôt qu'un héritier lynché par sa propre famille.

Tout s’enchaîne. Enfin, c'est ce que je crois. C'est difficile à comprendre. J'attends les bruits de pas sur le sol marbré, un essoufflement venant de la personne qui me portait. Il devait certainement monter les escaliers. Une porte qui s'ouvre en claquant presque contre le mur et on me dépose délicatement sur quelque chose de moelleux. Un lit ? Je pense qu'on m'a placé sur le côté et j'ai un nouveau un trou de mémoire. Je me suis peut-être endormi une fois encore... J'étais extrêmement fatigué et je n'arrivais toujours pas à voir ce qui se passait. Je sens la douleur de nouveau dans mon dos. Quelque chose me pique, ça me brûle presque. On tamponne, on frotte et j'ai mal... Je n'arrive pas à le dire, ni à bouger pour avouer le mal que je subissais à ce moment précis. Mon corps se crispait tout seul et j'ai peut-être serré des dents. Rien n'était certain... J'avais chaud encore... On m'a redressé et ma tête, je pouvais la sentir partir en arrière. On enroulait alors des petits bouts de tissus sur mon épaule, mon dos et mon torse... La douleur s’atténua doucement et on m'a rallongé sur, ce que je pensais être, le matelas. Recouvert entièrement par un tissu jusqu'à mon menton, je n'ai plus rien sentis après cela. Je n'attendais plus et le noir total envahissait encore mon champ de vision.

Combien de temps je me suis absenté cette fois-ci ? Pas moyen de le savoir. Même si tout s'était enchaîné, j'avais l'impression qu'une éternité venait de s'écouler. Mes mains réagissent enfin et je serre quelque chose de doux et chaud. J'ai de nouveau cette sensation d'apaisement et de bien-être. Est-ce que c'était Small Lady ? J'ai tenté de renifler, mais je n'y parvenais pas... Alors j'ai grogné sans m'en rendre compte. Le bruit de la porte qui se fait entendre de nouveau et cette fois, une voix qui me glace le sang... Celle de mon véritable père. Il discute, s'approche. Si c'était bien la main de Small Lady que je tenais, je ne lâchais pas... Je m'accrochais de toutes mes forces. Je pouvais sentir, sans même le voir, ce regard insistant qui me terrifiait depuis des années. Celui de l'homme pour qui j'avais fait tellement d'effort pour le rendre fier de moi. Sa voix me perturba alors... Elle se fit douce à mon oreille. Pour la première fois, j'avais l'impression qu'elle ne me reprochait rien, mais qu'elle se voulait inquiète et rassurante. Est-ce que c'était possible ? Non... Je devais rêver... Comme tout le reste. J'allais me réveiller d'ici peu et me rendre compte que les deux derniers jours n'avaient jamais exister. J'étais triste... J'avais envie de pleurer et de hurler pour relâcher tous les sentiments que je cachais en moi. Puis, je sens un souffle sur mon front... Une caresse sur mes cheveux avant de sentir un baiser furtif se poser sur le haut de ma tête.

« Ne me déçois pas. Tu es un Van Baelsar, alors bats-toi.»

C'est ce que j'ai cru entendre avant de m'endormir de nouveau. Je crois même que quelque chose à coulé du coin de mes yeux. Des larmes sans doute... C'était certain à présent, je rêvais. Ces mots...Il m'était impossible de les avoir vraiment entendus. Je ne savais plus quoi penser, je n'arrivais plus à discerner la réalité ou mon délire d'enfant perturbé. La seule chose dont j'étais certain... C'était cette chose entre mes doigts qui ne m'avait pas quitté tout le long. Elle était encore là... A mes côtés... Mon coeur se serra de plus belle à une pensée qui me traversa l'esprit. Si j'ouvrai enfin les yeux, est-ce qu'elle serait là ? Est-ce que je pourrai de nouveau voir son magnifique visage d'ange avec ses beaux cheveux blonds ? Plonger de nouveau mes yeux dans les siens et me perdre une nouvelle fois dans le bonheur et l’insouciance. Une nouvelle fois, j'entends la voix d'Aldrid qui murmure pour moi... Je ne comprends pas ses mots et une autre lui répond. C'est une femme, une voix que je ne connais pas bien. Des bruits de pas, la porte qui s'ouvre encore et les deux voix s'éloignent en silence.

« C...Ch...ia...ra»

Cette fois, c'est moi. J'ouvre la bouche pour parler, mais j'ai beaucoup de mal. Je n'ai pas mal, c'est juste que dormir autant, c'est fatiguant. Je grogne et serre un peu plus mes doigts sur ma prise. Je tente alors d'ouvrir les yeux et je suis ébloui par une lumière. J'ai du mal à y voir quelque chose alors je tourne la tête en plissant les sourcils. Enfin j'arrive à voir ce qui semble être une fenêtre... Dehors, c'est sombre, mais y a une sphère blanche qui fait une étrange tâche et que je reconnais tout de suite. La lune. Un astre qui arrivait à me faire oublier mes malheurs. J'aimais la regarder pendant des heures alors que je ne trouvais pas le sommeil. En cet instant, en la regardant, elle qui devenait un peu plus nette à chaque seconde, elle me faisait penser à cette petite fille qui me faisait sentir un peu plus bête. Dans le bon sens... J'avais du mal à l'admettre, mais me sentir aussi bête pour des petites choses, après avoir croisé son regard, qu'elle me prenne la main et me parle avec douceur... J'en demandais d'avantage et je ne voulais pas que cela se termine un jour. Ah, mais... Je l'ai peut-être rêvé...C'est vrai... Je tourne la tête alors de l'autre côté, me faisant à l'idée qu'elle n'a jamais existé puis mon coeur rate un battement avant de s'emballer brusquement. Mes yeux s'ouvrent au maximum alors que mon regard se pose sur un visage. À côté de moi... Elle l'est là... Cette vision magique et lumineuse qui m'éblouit bien plus que le reste. Ma bouche s'ouvre doucement, mais pas de son... Je crois que je suis sous le choc de cette apparition. Je sens mon corps trembler et cette envie de pleurer revenir. Je ne rêvais pas... Elle était bien là. Elle existait et elle était restée pour moi. Cette personne qui donnait l'impression que la lune était terne et pas assez lumineuse à mes yeux... Celle qui avait fait bien plus d'effet sur moi que cet astre dans le ciel en plusieurs années. Ma lumière dans l'obscurité qu'était mon existence. Mes lèvres tremblaient alors que je tentais de parler de nouveau. Je me suis concentré et pris toute la force que j'avais en moi.

« On t'a déjà dit que tu étais plus jolie que la lune ? »

J'ai lâché un petit sourire avant de montrer mon apaisement. Elle n'avait rien, enfin de ce que je pouvais voir. Je me suis redressé, sans lâcher sa main et j'ai ensuite reconnu l'endroit : ma chambre. Ce qui était sur moi, c'était un drap et une couverture, qui glissa le long de mon petit torse tout frêle pour découvrir les bandages autour de mon corps. J'ai froncé des sourcils avant de regarder de nouveau la petite fille blonde.

« Je me souviens... La grotte et les tremblements... Par ma faute, tu aurais pu être blessée. Tu n'as rien, j'espère ?! Je pourrai jamais me le pardonner si... »

Je me suis arrêté de parler et j'ai baissé la tête. Qu'est-ce que j'étais censé dire ? C'était la première fois que ce genre de chose m'arrivait et surtout en compagnie de quelqu'un. Est-ce qu'elle allait m'en vouloir de l'avoir emmenée dans cette grotte dangereuse ? Est-ce qu'elle allait avoir des ennuis par ma faute ? Je devais parler à ses parents pour m'excuser ! Elle ne devait pas se faire disput...AIE ! J'ai voulu bouger trop rapidement et quitter le lit, mais en me tournant à peine, la douleur dans mon dos est revenue. Au moins, je reprenais mes esprits... Je commençais à délirer tout seule, je crois.

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 23 Mar - 17:50

This day aria



J’étais inquiète…

Mon cœur battait vite contre le sien, presque amorphe. Je le gardais serré contre moi, tandis que ma mère nous faisait traverser la forêt jusqu’à la demeure des Van Baelsar lentement mais surement. Nous ne pouvions pas aller plus vite, m’avait-elle expliqué, au risque d’aggraver l’état de Xenos à cause des mouvements brusques. Le temps passait donc, et nous avancions au pas, mais peu à peu, les arbres se faisaient plus espacés, il y avait moins de sapins, plus de feuillus, des chênes, des aulnes… Et à l’autre bout de l’horizon, je pouvais apercevoir la grande bâtisse où siégeait l’horrible famille de mon futur roi. Nous finîmes par arriver devant les marches de la demeure, et Aldrid accourut vers nous, disant qu’il était très inquiet pour son jeune maitre. Il dévala les marches suivit de près par un palefrenier, qui vint récupérer le cheval tandis qu’Aldrid me délestait de mon fardeau si précieux. Ma mère me tendit les bras et je m’y glissais à mon tour alors que nous suivions le majordome en chef à travers les couloirs et étages de la maison.

Lovée dans les bras de la mère, je ne pouvais cependant m’empêcher de suivre Aldrid du regard tandis que nous avancions vivement dans les couloirs jusqu’à la chambre de Xenos. J’espérais que ses blessures ne soient pas trop grave, qu’il irait mieux… Le majordome a poussé la porte d’un coup sec, et cette dernière a claqué contre le mur, alors que du monde s’activait dans la chambre de mon ami. On déposa délicatement Xenos sur son lit, sur le côté gauche. À ce moment-là, maman m’a emmené avec elle dans ma chambre, sans que je ne puisse protester, mais en passant par la porte que Xenos m’avait montré la veille, porte qu’elle laissa ouverte, par ailleurs. Je fus débarbouillé, et mes écorchures désinfectées, avant d’être pansés très lentement. Maman avait l’habitude de me soigner, et moi, du coin de l’œil, je pouvais voir qu’on faisait pareil à Xenos. Il avait été déshabillé, et de là où j’étais, je pouvais voir Aldrid en train de désinfecté l’énorme plaie sur son épaule, tandis que les servantes s’occupaient de le nettoyer avec des gants. Maman acheva de me soigner en me mettant un pansement sur la joue gauche, là où une pierre pointue m’avait entaillée sans que je ne le sache.

[color:d965=#green]« Merci ! »  Dis-je vivement avant d’essayer de retourner directement dans la chambre de mon ami. Elle me saisit sous les bras au vol et me ramena sur mon lit alors que je me débattais, fatiguée.

« Hop ! Hop ! Hop ! On se calme… Il est encore en soin comme tu peux le voir, et toi, tu vas attraper froid comme ça… Tu vas d’abord te changer… Ensuite, je te coifferais, et après, tu pourras aller le voir, d’accord ? »  Répondit-elle d’une voix très douce.

« Mais maman je… »  Protestais-je.

« Pas de mais, c’est comme ça… Et puis, tu ne voudrais pas que Xenos ait pour première vision de toi à son réveil une espèce de sauvageonne toute griffée, pas vrai… ? » Je grimaçais… Elle venait de m’avoir.

« Certes… Mais vite alors ! » Grimaçais-je de nouveau mais en me laissant faire.

Maman retira alors lentement mes culottes bouffantes ainsi que mon débardeur en coton et me fit encore un brin de toilette avant de sortie la robe de nuit dans laquelle je me sentais si bien. C’était une sorte de robe de nuit pour enfant de la noblesse, quelques siècles plus tôt. Elle se composait de trois pièces de tissus, les unes sur les autres, très évasés, et arrivant jusqu’au sol. Elle remontait ensuite sur le buste avec de jolies broderies dorées en forme de cercles, et il y avait des petites perles sous la poitrine. Ensuite, de petites épaulettes toutes fines, en forme de coquillages. L’ensemble était blanc, et elle avait sorti par-dessus, une robe de chambre en velours, pour que je n’attrape pas froid, bleue-acier. Elle m’aida à enfiler le tout, mais quand j’essayais de m’enfuir de nouveau, elle m’attrapa au vol une seconde fois, ajoutant qu’elle n’avait pas fini. Et en jetant un coup d’œil à Xenos, de l’autre côté, lui non plus, n’était pas prêt. Ils étaient en train de l’enrouler dans des bandages. Je protestais pour la mesure, mais j’étais tout de même inquiète. Il ne s’était pas éveillé, et n’avait pas dit un mot, ni protester à cause de la douleur. Pourtant, avec sa blessure, il aurait dû. Et ça me faisait peur. Je craignais que jamais plus il n’ouvre les yeux, et cette pensée me faisait mal… Une larme roula sur ma joue, mais maman se pencha sur moi pour l’effacer d’une caresse avec son pouce.

« Tout ira bien, Chiara… Calmes-toi… Ils vont le soigner, il est encore sous le choc, c’est tout… Mais je te promets qu’il se réveillera, fais-moi confiance, d’accord ? » Je hochais la tête, cachant les larmes qui menaçaient de couler de nouveau. Ma mère eut un sourire bizarre, avant de venir embrasser mon front. « Ma petite Small Lady… »

Elle se glissa ensuite dans mon dos, avec une brosse, et dénoua mes cheveux lentement pour venir les brosser. Elle prit son temps, enlevant les brindilles et saletés qui s’y étaient logées, ainsi que la poussière. Elle recouvrit la brosse à cheveux d’un peu d’eau florale de rose, et entama cent passage, comme elle le faisait habituellement, de manière très douce. Ce faisant, elle fredonnait un air paisible pour me détendre, et malgré mon inquiétude, ça marchait un peu, je ne pouvais pas le nier. Le morceau en lui-même n’avait pas de parole, c’était juste un prélude pour une pièce de théâtre. La belle et la bête… J’aimais beaucoup les contes de fée lorsqu’ils étaient mis en scène. Maman me coiffa lentement avant de séparer ma chevelure en deux parties distinctes. Là, elle en prit une moitié et fit un début de tresse avec, avant de la redresser en chignon. Elle ferma le tout avec une barrette à deux pics qu’elle enfonça dans le chignon. Je gigotais un peu, tandis qu’on délivrait Xenos de l’autre côté, l’allongeant définitivement. Elle fit bientôt la même chose avec la seconde partie de ma chevelure, et je me retrouvais bientôt avec deux petits chignons, dont le reste de la chevelure descendait en cascade sous forme de mèches.

« Voilà, tu peux y aller… Mais fais attention, d’accord ? » Je hochais vivement la tête et quittais le lit pour rejoindre impérativement la chambre de mon ami.

Je me suis précipitée sur son lit pour voir s’il avait ouvert les yeux, mais rien. Il avait un énorme bandage sur la tête, qui lui recouvrait même les cheveux, et je pouvais voir des bandages sur le haut de son buste. Je tremblais, et les larmes revinrent envahir mes yeux contre ma volonté. Il ne s’était pas réveillé… Je me penchais alors pour poser un baiser à la commissure droite de ses lèvres, avant de m’écarter légèrement de lui. Je me suis alors agenouillée sur le bord du lit, glissant sa main dans les miennes, et j’ai commencé à lui parler de tout et de rien, je voulais qu’il s’éveille, que ma voix le sorte de son esprit. Je ne voulais plus le voir avec cette expression de douleur, les yeux clos, comme celle qu’il avait arborait dans la grotte. Les minutes s’écoulent, et hormis Aldrid et ma maman, rien. Aucun mouvement de sa part. Je sentis à peine qu’il serrait sa main tour des miennes. Il grogna un peu, mais même si je me concentrais sur lui, je ne pus rien dire, que la porte d’entrée s’ouvrit sur nul autre que nos deux pères. Papa avait l’air inquiet, et il s’approcha de moi pour venir me serrer contre lui sans que je ne puisse donner mon avis.

« Papa, j’étouffe… »  Me plaignis-je à son adresse, et désirant conserver la main de Xenos dans la mienne. Il finit par me relâcher, se tournant vers maman, qui était dans mon dos depuis le début. Fixant Gaius, elle semblait bien plus imposante que lui. Même papa avait l’air fragile pendant qu’il me caressait les cheveux et me traitait d’inconsciente.  

« Puis-je savoir ce qu’il s’est passé ? Parlez, Aldrid ! » je n’aimais pas sa voix à celui-là, mais avant qu’Aldrid ne réponde au futur sermon, ce fut ma maman qui prit la parole.

« Les enfants se sont retrouvés piégés dans une caverne effondrée… Si votre fils n’avait pas été là, notre fille serait morte à coup sûr… Vous feriez bien de surveiller votre terrain, il n’est pas sans danger et je n’ose imaginer ce qu’il serait arrivé à notre précieuse héritière si le vôtre n’avait pas agi ainsi. Vous pouvez être fier de lui… Il a agi en homme. » Maman l’accusait carrément de l’éboulement de manière détournée… C’était un terrain glissant…

« Hmm… Je vois… » Il s’approcha alors du lit, et lança un regard glacial sur son fils. Je serrais avec plus de force la main de Xenos comme si ça pouvait le protéger de cet homme. « Tu as très bien agit, mon fils… »  Il lui caressa les cheveux avant d’embrasser furtivement son front. « Ne me déçois pas. Tu es un Van Baelsar, alors bats-toi. »

Il se redressa ensuite, et le regard de mon père le foudroya tandis qu’il disparaissait, prétextant avoir encore du travail avant le diner. Maman se redressa, et sa voix se fit tranchante, tandis qu’elle s’énervait seule contre celui qui avait quitté la pièce, sous le regard de mon père et d’Aldrid. « Est-ce ainsi qu’il traite son enfant héroïque ? En le sermonnant de ne pas le décevoir ? Il est son héritier, certes, mais il reste son fils avant tout, un jeune enfant… La plupart de ses gardes ne seraient même pas capable d’agir comme lui l’a fait… Et lui non plus de toute évidence… » Lança d’une voix meurtrière, ma mère. Toutes les personnes dans la pièce se recroquevillèrent sur place. « J’espère qu’il est meilleur négociateur que père, sinon je ne donne pas cher des envies de votre état et souverain. » Elle se mit alors à grogner toute seule, visiblement mécontente. Je pouvais même voir sa main trembler aux alentours de la poignée de sa rapière.  

« Madame, le diner sera servi dans une heure… Peut-être qu’une tisane vous ferez du bien… ? » Proposa Aldrid d’une voix qui se voulait apaisante. Dans le dos de maman, mon père hochait vivement la tête. Il entraîna d’ailleurs ma mère en la saisissant par les épaules, vers la sortie, clamant que c’était une très bonne idée, et que se changer lui ferait aussi beaucoup de bien. Ma mère protesta quelques secondes, mais bien vite, le silence revint. « Veillez sur lui, jeune demoiselle, un dîner vous sera apporté ici un peu plus tard… »

« Je le promet… Et… Merci… » Aldrid me salua, et je me retrouvais bientôt seule avec Xenos, dont les yeux semblaient ne plus vouloir s’ouvrir pour se poser sur moi.

Je désespérais, sa main toujours entre les miennes, tandis que je finissais par m’affaisser contre le bord de son lit, inquiète et impatiente. Les yeux clos, j’attendais, j’attendais qu’il s’éveille, qu’il me dise quelque chose… Mais le temps passait… Et rien… Je commençais même à m’endormir, épuisée par les péripéties que nous avions vécues. C’était de loin la plus terrible des aventures que j’avais vécu… Et puis, alors que je sombrais… je l’ai entendu, sa voix… Mais je pensais rêver… Puis… J’ai sursauté lorsque la main prisonnière des miennes les serra plus fortement. Alors, les yeux grands écarquillés, je regardais fixement les prunelles rubis de Xenos papillonner doucement et s’ouvrir. Il semblait désapointé, perdu. Etait-ce un rêve ? J’attendais de voir, s’il allait réagir, s’il était bel et bien conscient, et là, et pas simplement le fruit d’un rêve, parce que je me serais endormie contre le lit. Lui aussi finit par écarquiller les yeux de stupeur, et un silence étrange sembla se poser entre nous quelques instants. Du moins, jusqu’à ce qu’il finisse par dire quelque chose, quelque chose qui me fit rougir et perdre mes moyens l’espace d’un instant. Plus jolie que la lune ? Non… C’était la première fois qu’on me le disait, et que ce soit lui qui le fasse, prouvait bel et bien qu’il était mon prince charmant.

Mais à la suite, j’eus envie de le frapper… Il s’était redressé, dévoilant son buste couvert de bandage, m’offrant un sourire, avant de lâcher ma main, pour ensuite observer les alentours. Puis, la raison pour laquelle j’avais envie de le frapper vint se pointer. Il avait dit s’être souvenu de ce qu’il nous était arrivé, et que par sa faute, j’aurais pu être blessé. Là… Il méritait une baffe. Mais de toute évidence, son corps s’est chargé de le punir de cette bêtise avant moi. Il avait voulu bouger, et son corps avait dû le lui rappeler vu l’expression sur son visage. Je soupirais longuement avant de me redresser, les larmes coulaient toujours sur mon visage, mais c’était du soulagement, et grimpais ensuite sur le lit de mon sauveur et amour. En silence, se suis venue m’asseoir sur ses genoux, au moins, ça lui éviterait de vouloir se lever, à cet idiot. Puis, j’ai tendu mes bras vers lui, et j’ai saisis son visage en coupe très doucement, pour ne pas lui faire de mal à travers les bandages. Et là, j’ai fait comme dans la grotte, j’ai agis comme les adultes, et j’ai posé mes lèvres sur les siennes avec une infinie douceur. Ce baiser a fait battre mon cœur beaucoup plus rapidement, mais je m’en fichais. J’en avais envie, et je voulais qu’il sache que je tenais à lui…

J’ai ensuite retirée mes lèvres des siennes, le visage un peu rouge – beaucoup – puis j’ai entouré son cou de mes bras, et je me suis serrée contre lui, ma bouche tout près de son oreille. Je me suis mise à pleurer de nouveau sans le vouloir, mais je ne voulais plus le lâcher. Cette étreinte, savoir qu’il était en vie, me faisait un bien fou. Il était mon prince, et il m’avait sauvé la vie. Par contre… Eh bien… Je sais pourquoi je suis la digne fille de ma mère… Parce que je me suis mise à le gronder sur ce qu’il avait fait… « Espèce de crétin déplumé ! J’ai eu si peur ! J’ai cru que tu étais mort pour moi, et c’était le pire cauchemar de toute ma vie ! Tu entends ? Tu étais dans mes bras, plein de sang, et tu bougeais plus… Alors oui, tu m’as sauvé, et tu es mon héros pour l’éternité… Mais tu m’as fait peur ! Et je croyais que jamais plus je ne pourrais te revoir ! Alors jamais, tu entends ? Jamais je ne veux revivre pareille situation… Je t’interdis de mourir sans moi ! Je t’interdis même de souffrir ! Tu n’as pas le droit ! Parce que je t’aime et que je veux ton bonheur, donc plus jamais tu ne dois avoir mal ! » Oui, je disais un peu n’importe quoi, mais ça soulageait énormément.

Je l’ai ensuite relâchée, mais pas pour longtemps, parce que je me suis de nouveau saisit de son visage pour venir l’embrasser tout entier, le nez, les paupières, les joues, le front, le menton, et de nouveau la bouche. Je continuais de pleurer, et en même temps, je souriais. Il m’était revenu…

Et ça, par contre, c’était la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivée !

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 23 Mar - 21:39
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je n'avais pas la moindre idée des événements passés durant mon inconscience. La voix de mon père que j'avais entendu... Je ne savais pas si c'était le délire d'un blessé ou la réalité. Ce dont j'étais certain, c'était de la présence de Small Lady à mes côtés et qui m'avait tenu la main pendant que je dormais. J'étais heureux et je devais sourire comme un idiot alors que je la regardais. Dire que j'avais cru qu'elle n’existait pas et que j'avais imaginé les deux derniers jours pour m'éloigner de mon mal-être. J'avais envie de me mettre une claque pour avoir osé penser cela pendant l'espace d'un instant. Bien sûr qu'elle était réelle et surtout, j'étais rassuré d'avoir quelqu'un à mes côtés à mon réveil. Je ne devais pas compter sur la présence de ma sympathique famille pour cela. Mon père et ma mère devaient être occupés avec les parents de Small Lady et ma soeur... Je n'en savais rien, mais je m'en fichais.

Tout ce qui comptait, c'était de savoir si ma petite princesse aux yeux émeraude allait bien. Je n'avais pas remarqué sur le coup, mais elle avait un pansement sur la joue. Elle s'était également changée et étant donné que la nuit était tombée, plusieurs heures s'étaient écoulée depuis l'accident. On avait raté le repas du midi et j'ai entendu mon estomac gargouillé un peu. J'étais encore un peu perdu, même si je me trouvais dans ma chambre, que je connaissais par-coeur. Ma vision revenait petit à petit et j'arrivais à endurer la douleur qui sévissait dans mon dos. Est-ce que j'avais d'autres blessures sur le corps ? C'est à ce moment-là que j'ai remarqué une chaleur sur ma tête... J'ai louché pour regarder et je me suis rendu compte que j'avais des bandages sur mon crâne. Pourtant, je n'avais pas mal... Enfin, je crois. Après ma petite crise de panique, où je voulais m'excuser auprès des parents de ma princesse aux cheveux dorés comme les blés, j'ai longuement grimacé à cause de mon dos qui me faisait souffrir. Il y a eut quelques secondes de vide avant que je ne daigne observer le visage de la petite fille à mes côtés. Elle s'est soudainement redressée et j'ai pu voir des larmes sur son visage. Elle pleurait ? Mais pourquoi ? Avais-je dit quelque chose de travers ? Est-ce qu'elle m'en voulait ? Je n'arrivais pas à le savoir... Je n'étais pas très doué pour lire les expressions des gens, contrairement à mon frère ou à mon père.

J'ai cru que je l'avais vexé et qu'elle allait partir. Je m'étais trompé... La jeune fille se redressa donc, mais pour revenir vers moi et s'installer sur mes jambes. J'étais surpris et mes mains sont venues se mettre sur ses hanches pour éviter qu'elle ne tombe. Je ne voulais pas qu'elle se retrouve à terre à cause d'un de mes mouvements. Alors que je la tenais doucement, elle a tendu les mains vers mon visage et j'ai tout simplement pas compris ce qui m'arrivait... En quelques secondes, j'ai pu voir son visage s'approcher du mien et mon nez frotter contre le sien avant que nos lèvres ne se rencontrent, comme dans la grotte. Mes doigts se sont alors crispés sur ses côtés et j'ai fermé les yeux en douceur. Mes muscles se sont détendus tout seul, mais j'avais mon coeur qui battait plus fort et j'avais chaud. Ce n'était pas la première fois qu'elle me donnait ce genre de baiser, mais je crois que je n'allai jamais m'y habituer ou bien, c'était peut-être que je ne m'en lasserai jamais...C'était difficile à savoir.

Puis, Small Lady s'est un peu reculée pour venir passer ses bras autour de ma nuque et elle s'est serrée contre moi. Elle pleurait encore... Je n'aimais pas la voir ainsi, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la trouver jolie. Elle pleurait pour moi alors, même si je n'étais pas très fier de ma pensée, j'étais content que quelqu'un puisse pleurer pour ma pauvre personne. J'ai lâché un petit soupir avant de faire glisser mes petites mains dans son dos et je l'ai ensuite serrée un peu plus contre moi, cachant mon visage dans son cou pour ne pas montrer que je rougissais et mon sourire. Puis... Le drame. Small Lady s'est mise à me crier dans l'oreille, enfin ça résonnait beaucoup dans ma tête... J'ai cligné des yeux en relevant un peu la tête, j'étais paumé encore... "Crétin déplumé" avait-elle dit... Mais... Mais... Mais pourquoi je me faisais engueuler au juste ?! J'avoue que je ne faisais pas le malin. Je ne bougeais plus du tout et j'avais perdu mon sourire pour faire une moue.

Elle pleurait encore et elle me grondait... Elle me disait qu'elle avait peur que je meure alors que je lui avais sauvé la vie dans la grotte. Je l'avais juste poussé... C'était pas grand chose. Puis elle m'a avoué, et surtout interdis, de mourir sans elle, que je n'avais pas le droit de souffrir... Est-ce que je devais vraiment lui demander l'autorisation avant de me blesser ? Je ne comprenais pas vraiment où elle voulait en venir, jusqu'à ce qu'elle continue son monologue. Elle m'aimait et voulait mon bonheur... J'ai froncé des sourcils et mes bras se sont resserrés un peu plus autour d'elle. C'était la première fois qu'on me disait qu'on m'aimait... Certes, dans la grotte, elle me l'avait déjà dit... Enfin, je crois. Small Lady était la seule personne de ma courte vie à dire ces mots-là. Moi, je pensais qu'elle disait cela pour jouer encore au chevalier et à la princesse, mais je m'étais trompé. Peut-être que je prenais cela trop à coeur et qu'au fond je voulais y croire parce que j'ai senti des larmes remonter à mes yeux. Je me suis retenu comme je le pouvais. Je ne voulais pas pleurer devant elle, pas après ce qu'elle m'avait dit. Je ne devais plus souffrir, c'était son ordre. Même si c'était très compliqué pour moi.

Elle s'est alors reculée une nouvelle fois pour m'attraper le visage et m'embrasser partout et encore une fois sur la bouche. Sur ce dernier élément de mon visage, j'ai encore senti mes doigts se crisper sur elle et mes yeux se sont presque refermés. Soudainement, j'ai reculé un peu la tête et j'ai regardé à côté. Observant les draps, je n'arrivais pas à remonter mon regard vers son visage, mais j'avais un grand sourire qui se dessinait. Puis, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai ouvert la bouche pour lui faire par de la chose qui m'avait rendu ainsi.

« Tu m'as dit que tu m'aimais... T'es la seule personne à me le dire depuis que je suis né.... Tu ne peux pas savoir à quel point ça me rend heureux que quelqu'un puisse tenir à moi.»

J'ai lâché un petit rire avant de redresser la tête et approcher mon visage du sien. Je l'ai embrassé longuement sur la joue avant de la refaire venir vers moi pour la câliner dans mes bras. J'avais envie de la serrer très fort contre moi pour éviter de laisser mes larmes couler sur mon visage. Pourtant, je n'étais pas triste, loin de là. J'étais simplement le plus heureux des petits garçons au monde ! Après un long moment à la serrer dans mes petits bras pas très musclés... Je devais vraiment faire pitié à voir, vivement que je sois plus grand... J'ai pris le temps de respirer son parfum avant de remettre mon visage devant le sien. Elle sentait toujours bon ! Comme une belle fleur au printemps. J'ai laissé ma main droite venir essuyer ses larmes avec le bout de mes doigts et j'ai cherché son regard du mien.

« Tu ne dois plus pleurer, tu vas finir par devenir toute ridée comme une vieille personne si tu n'as plus d'eau dans ton corps !»

Je repris une inspiration avant de reprendre le fond de ma pensée.

« Merci d'être là et de me dire tout ça. Tu sais... Ce qui m'est arrivé dans la grotte... Je ne regrette rien. Et si cela était à refaire et bien, je le ferai encore et encore si tu es en danger. Je suis peut-être un crétin déplumé, mais je suis ton chevalier alors tu passes toujours avant moi. Et puis...»

Je fis une nouvelle pause pour lui prendre sa main et la poser sur mon torse, au-dessus de mes bandages, au niveau de mon coeur. Je l'ai regardé longuement et mon regard s'est un peu plissé et j'avais un petit air sérieux.

« Même si tu pars... Même si tu es loin de moi. Tu resteras toujours ici. Et si jamais tu as des soucis, je le serai et je viendrai te sauver. Je te le promets ! Tu ne sera jamais blessé par quelque chose ou par quelqu'un. J'en fais le serment ! Tu es ma Small Lady. Ma princesse à moi et à jamais.»

J'ai avancé mon visage et j'avais bien l'intention de lui rendre son baiser sur la bouche. Seulement, au moment où j'étais sur le point d'atteindre mon but, j'ai entendu un toussotement et j'ai alors sursauté en ouvrant des grands yeux ronds. Je n'ai pas eu le temps de tourner la tête, qu'une voix retentit calmement.

« Si je peux me permettre, jeune maître, vous avez bien plus de succès que votre frère lorsqu'il avait votre âge.»

GIIIIIIH !!! Aldrid ?! Mais depuis combien de temps il était là ?! Je ne l'avais même pas entendu approcher... Sans me rendre compte, j'avais repris la petite fille dans mes bras, comme pour cacher une bêtise. Une vieille habitude que j'avais, surtout au vu du nombre de fois où le majordome m'avait pris la main dans le sac. Toujours avec de grands yeux coupables, j'ai regardé le grand homme en noir avancer et déposer un immense plateau sur mon bureau. Puis, dans un grand silence, il s'est approché du lit où nous étions et il nous a longuement observé avec un air plus que sérieux sur son visage. C'était la première fois que je le voyais ainsi... Lui qui arborait toujours un visage doux et un sourire, cette fois, rien de tout ça. J'ai dégluti alors qu'il s'est penché vers nous et puis on s'est retrouvé prisonniers dans les bras de l'homme. Je ne voyais presque plus rien et je pouvais sentir l'odeur des produits qu'il utilisait pour nettoyer la maison. Puis, il s'est mis à parler, voir même murmurer.

« Je suis heureux que vous alliez bien, tous les deux. Veuillez pardonner ma faiblesse, mais en vous voyant revenir inconscient et en sang... Une partie de mon âme s'est déchirée.»

Et là, j'ai senti des gouttes me tomber dessus. De l'eau... Aldrid... Je n'ai pas réussi à me retenir et les larmes ,que je contenais depuis de longues minutes, se sont de nouveaux attaquées à mes yeux. J'ai pleuré, j'avais mal au dos, j'avais mal au coeur. J'ai jamais autant pleuré aussi bruyamment auparavant. Dans cette pièce, il y avait les deux personnes que j'aimais le plus : ma princesse et celui qui méritait le titre de père à mes yeux. J'avais inquiété tout le monde et les personnes à qui je tenais le plus, pleuraient par ma faute. J'avais honte, mais j'étais heureux de constater que je n'étais pas seul depuis le début de mon aventure sur cette terre.

« Al-Aldrid... J'ai promis de ne plus souffrir et de ne plus pleurer... Mais je n'y arrive paaaaaas !!! Pardon... Pardon à tous les deux !!! Je ne voulais paaaas ! P-pardon !!! »

Et voilà... Je pleurais de plus belles. A ce rythme, j'allais me dessécher plus vite que Small Lady. J'étais un chouineur et je le savais. J'étais loin de rendre fier mes parents, mais c'était pas le plus important pour le moment. Ce que je voulais c'était de voir sourire tout le monde. Au bout de quelques minutes, Aldrid s'est redressé et il s'est immédiatement retourné pour essuyer son visage. On ne voyait que son grand dos et ses cheveux attaché en queue-de-cheval. Je me suis mis à renifler et j'ai passé une main sur la joue de ma Small Lady et j'ai même remis des mèches à leurs places, en faisant attention à ne pas abîmer un peu plus ses chignons. L'adulte s'éclaircit la gorge avant de montrer le plateau de son doigt ganté et blanc.

« Au menu de ce soir : Blancs de dinde avec sa purée. J'ai fait votre sauce préférée, aux poivres. Il y a aussi des petits-pois, même si vous n'aimez pas cela. En dessert, une tarte aux pommes avec des petites amandes. Je me suis permis de rajouter avec le plat principal, deux pièces du boucher, saignantes comme toujours. Votre père m'a demandé de vous avertir qu'il viendra vous rendre visite demain matin, quant à votre mère, elle n'a pas désiré sortir de son boudoir même après votre arrivée. »

Il baissa alors la main et marcha vers la sortie de ma chambre. Je pouvais comprendre la raison pour laquelle il ne voulait pas se retourner. Il ne voulait pas montrer ses faiblesses. Il n'était pas un Van Baelsar, mais c'était tout comme. Ce qui était valable pour la famille, l'était aussi pour les autres sous ce toit. Finalement, à l'encadrement de la porte, il se retourna et nous lança un regard pour afficher un sourire sur son visage par la suite.

« Je suis heureux de voir que vous êtes devenus proches, tous les deux. Mais, si je peux vous donner un conseil, jeune maître... Avant de courtiser une jeune femme avec de belles et magnifiques paroles... Je porterai au moins un pantalon avant d’accueillir une lady sur mes jambes.»

Et là...J'ai enfin compris ce qui me manquait depuis le début. Merci Aldrid... Il ferma la porte en douceur en ricanant presque avant que daigne baisser mon regard vers mes jambes. Une grande partie était à l'air libre, mais heureusement que je portais quelque chose pour cacher le plus important... Qui avait eut l'idée de retirer mon pantalon alors que j'agonisais ?! La honte... J'étais quasi nu... J'ai alors pris les devants et attrapé le menton de ma petite princesse pour la forcer à me regarder le visage et rien que le visage.

« Ne regarde pas ! J'ai honte... Un chevalier sans pantalon devant sa princesse, c'est comme si je me baladais, nu dans les rues d'Aerugo face à plusieurs centaines de personnes...»

Puis je me suis mis à renifler la bonne odeur qui venait de l'immense plateau. Mon ventre grogna lourdement et j'ai presque sursauté. J'étais fatigué, mal partout et les yeux rouges, mais la faim était plus importante que le reste. Je tenté de bouger, mais Small Lady était toujours sur moi. Alors, doucement, je suis venu frotter mon nez contre le sien.

« Est-ce que tu as faim ? Si c'est Aldrid qui a cuisiné, ce sont forcément les meilleures choses à manger de notre pays ! Sauf les petits-pois... Eurk. Je ne vois pas pourquoi les légumes sont bons pour la santé... C'est moche et je déteste le goût !»

Je devais aussi mettre un pantalon... C'était le plus urgent.

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Dim 25 Mar - 20:52

L'amour n'est pas loin

Je me sentais si bien dans ses bras chauds, et bien vivant.

Il avait posé ses mains sur ma taille, et j’avais pu sentir ses doigts se crisper malgré les trois épaisseurs de tissus, le coton voilé étant léger, c’était facile de sentir le contact au travers. Je n’étais pas certaine que mes mots aient un sens, mais à vrai dire, c’était le cadet de mes soucis. Je me souvenais que trop bien de mes mains poisseuses de son sang, de sa respiration faible, et du rocher qui l’écrasait. Il m’avait sauvé la vie en prenant ma place, pourtant, si je devais le remercier au possible, cette image effroyable ne voulait pas quitter ma tête. Je savais qu’il était entre mes bras, et que j’étais dans les siens, mais mes yeux clos me renvoyaient naturellement cette image de lui étendu sur moi, bloqué par le roc et couvert de sang. J’étais peut-être encore jeune, très jeune, mais je savais qu’il était le garçon de ma vie, comme maman avait choisi mon papa. Je le savais au plus profond de moi, c’était mon Helios, mon prince, je n’avais besoin de rien de plus pour savoir qu’il était l’homme de mon avenir. Ses yeux Rubis s’accordaient aux miens, Emeraudes, et il était si doux et bon… Peut-être que sa famille était trop débile pour le voir, mais il était mon Soleil, et je serais sa Lune. Je ne pourrais briller qu’avec lui.

Puis, je l’avais couvert de baisers sur tout le visage, m’arrêtant sur ses lèvres que je savourais une nouvelle fois. C’était un baiser d’adulte, mais même si certains diraient qu’il était encore trop tôt pour nous, je savais que ce n’était qu’une question de temps. Il serait le seul amour de ma vie, celui à qui je réservais ma seule et unique aventure, ma vie lui était destinée. Il avait de nouveau serré mes hanches avec ses mains, comme surpris de ce que je faisais, pourtant, ce n’était pas la première fois… Et je le savais, pas la dernière non plus. Il s’est ensuite un peu reculé de mon visage, regardant autour sans chercher mon regard. Si j’étais surprise de son comportement, je ne pouvais que remarquer son sourire immense. Mais finalement, il prit la parole, et ses mots eurent deux effets sur moi. Il disait que j’étais la seule personne à le lui dire depuis sa naissance, et que je ne pouvais savoir à quel point cela le rendait heureux. Mais si j’étais plus que ravie de lui offrir ce bien-être, je restais choquée de savoir que personne ne lui avait jamais dit ces quelques mots pourtant parfaitement normaux et mérités. À mes yeux, il était le petit garçon le plus méritant qui soit, et lorsque je voyais sa sœur, je n’osais imaginer la trempe de celui qui n’était pas encore là.

Il s’est ensuite mit à rire quelque peu, avant de se redresser et de poser ses lèvres sur ma joue longuement. J’ai sentis mon sourire revenir malgré moi, et ensuite, il m’a tiré contre lui, et je me suis retrouvée blottie dans ses bras. J’y étais si bien. Les yeux clos, je profitais de cette étreinte pour écouter les battements de son cœur. Il était bel et bien vivant, et c’était merveilleux. Mais Xenos se recula de nouveau de moi, venant essuyer les larmes qui continuaient de couler sur mon visage avec son pouce. Je croisais alors les prunelles rubis, et mon cœur se mit à battre plus vite. La remarque qu’il me fit ensuite me fit rire malgré moi à mon tour. Me dessécher à cause de mes larmes, heureusement que ce n’était pas possible, sinon je me serais couverte de rides avant même qu’on ne sorte de la grotte. Je n’avais jamais autant pleuré de toute ma vie. Même quand je me faisais très mal, je ne pleurais pas autant, je larmoyais un peu, mais ça se calmait rapidement, et la douleur n’était pas si importante que ça. Il prit une longue inspiration, avant de me remercier d’être là, et de lui avoir dit ce que je ressentais. Il expliqua ensuite qu’il ne regrettait rien de ce qu’il s’était passé, et qu’il le referait encore si c’était nécessaire. Si ça me mettait en colère par inquiétude, j’étais aussi très surprise et… heureuse de savoir qu’il ferait cela pour moi.

Il ne dit plus rien, et vint saisir délicatement ma main pour venir la poser sur son cœur, au-dessus des bandages, je rougis malgré moi, et gardais le contact avec ses yeux. Il annonça alors quelque chose dont je me souviendrais toute ma vie. Peu importe si je partais, je serais toujours présente dans son cœur, et que, si jamais j’avais des soucis, il le saurait et viendrait à ma rescousse. C’était une promesse, un serment, car j’étais sa princesse à jamais. Sa Small Lady. Il rapprocha alors son visage du mien, et j’ai commencé à fermer les yeux en sachant qu’il allait m’embrasser à son tour comme les adultes. Mais quelqu’un toussa, et nous avons tous les deux sursauté. Aldrid était là, un plateau en main, et une remarque qui me fit rougir, bien que rire un peu aussi. Il venait de dire que Xenos avait bien plus de succès que son frère à son âge… Et naturellement, j’essayais de m’imaginer le prodige de cette famille ignoble et glaciale en train de draguer les filles… Et tandis que Xenos me serrait encore plus contre lui, je glissais mon visage dans son cou pour rire de l’image que le majordome m’avait mise en tête. Je le vis donc à peine bouger de sa position, j’entendis juste qu’il avait posé son fardeau quelque part dans la pièce.

Il y a ensuite eu une ombre au-dessus de nous, et, quelques secondes après, il s’est penché et nous as tous deux saisit dans ses bras pour nous enlacer sans mot dire. J’ai senti Xenos se crisper, et moi, j’étais entre les deux, bien serrée et au chaud, et malgré les larmes qui continuaient de couler sur mes joues, liées à cette sensation de soulagement et d’inquiétude balayée, un vent d’amour et de douceur s’éprit de mon regard. Il expliqua qu’il était heureux de nous savoir en bonne santé, que nous devions lui pardonner sa faiblesse, mais que son âme s’était en partie déchirée en voyant Xenos revenir, inconscient et couvert de sang. Le majordome se mit à pleurer à son tour, et je ne pouvais que le comprendre. J’avais moi-même cru qu’on m’arrachait le cœur en le voyant, bloqué au-dessus de moi, inerte et couvert de sang. Comme si la vie avait eu l’idée de s’échapper de son corps face à nous. Ce moment où tout l’univers semble s’écrouler à cause d’une seule chose. J’ai senti des tressautements du coté de mon petit prince, et j’ai senti des larmes s’écouler sur mon épaule, de même que je pus en voir couler du visage d’Aldrid sur nous. Un cortège d’émotion qui nous unissait. Xenos prit donc la parole, mais avec difficulté. Il rappela sa promesse de ne plus souffrir ni pleurer, mais qu’il n’y arrivait pas. Sauf que là, je savais que c’était des larmes de joie, et elles, elles étaient autorisées.

Il s’excusa ensuite, probablement de nous avoir fait peur, rendu inquiet pour lui, et je resserrais ma prise sur son petit torse à cela, pour dire que je savais, et que je ne lui en voulais pas. Quelques minutes s’écoulèrent avant que le majordome qui était visiblement bien plus que ça pour mon ami et futur roi, ne nous relâche et se recule, cachant son visage. Moi-même, j’eus droit à une caresse sur le visage de la part de Xenos, replaçant des mèches derrière mes oreilles. Aldrid montra alors le plateau de sa main gantée, et nous énuméra le menu avec un voix un peu plus fragile qu’avant. J’écoutais distraitement ce qu’il disait, concentrée sur le cœur qui battait plus fortement contre mon oreille. Des blancs de dinde, de la purée, des petits poids. De la viande rouge aussi, je crois, et de la tarte. Il parla ensuite du fait que le chef de famille viendrait le voir au petit matin, mais que sa mère n’avait toujours pas quitté le boudoir. Elle y faisait quoi ? Elle cultivait sa bêtise ? J’entendis alors les pas du majordome s’éloigner lentement, puis, tandis que je redressais un peu la tête pour le saluer, je le vis se retourner, sur le pas de la porte, et nous offrir un incroyable sourire.

Là, il annonça quelque chose qui, à mon tour, me fit sourire. Il était heureux de nous savoir proches, et moi-même, je l’étais, car il était le premier à vouloir de moi telle que j’étais. Et puis. Ce fût le drame. La phrase de trop, qui écrasa mes larmes et me fit cesser de respirer. Il disait qu’avant de me courtiser avec de belles paroles, il aurait au moins dû mettre un pantalon. Xenos m’a soudainement saisi le visage, et m’a forcé à garder le contact avec lui sans pouvoir baisser les yeux. Je serrais les dents, les joues gonflées, retenant mes éclats de rires. Il me dit de ne pas regarder, qu’il avait honte, et qu’un chevalier sans pantalon devant sa princesse, c’était comme s’il se baladait nu dans la ville, face à des centaines de personnes. Puis, son ventre grogna sourdement, signe qu’il mourrait de faim, et mon rire devint encore plus violent, quand bien même je me forçais à le garder. Pour cela, je me mordis la lèvre assez sèchement, mais soudainement, il est venu frotter son nez contre le mien, et mon rire disparu, me laissant rouge, le cœur battant, et s’il parlait d’aller manger et que ce serait délicieux, j’avais très envie de l’embrasser de nouveau comme les grands. Il se plaignit des légumes, qu’il ne comprenait pas pourquoi ce devait être bon pour la santé sachant que le gout était horrible.

Je ne me suis pas retenue.

Comme il était tout près de moi, j’ai terminé le bout de chemin qu’il restait pour venir l’embrasser comme il avait voulu le faire avant l’arrivée d’Aldrid. Ensuite, j’ai reculé mon visage, et je lui ai fait mon plus beau sourire. Je pense que, malgré tout ce qu’il avait dû vivre dans sa vie, et les péripéties lourdes d’aujourd’hui, ces larmes lui avaient fait du bien. Il semblait plus libre, et j’étais assez fière de moi. C’était comme si le petit garçon que j’avais vu fuir après les présentations, avait grandi en deux jours. Et son regard brillait bien plus que la première fois que je l’avais croisé. Je l’ai embrassé de nouveau, furtivement cette fois-ci, et je me suis ensuite reculer doucement pour le libéré de ma présence. Là, je suis venue attraper les morceaux de son pyjama que j’avais repéré sur la chaise près du bureau, et je lui ai apporté le tout. Je me suis ensuite mise face à la grande fenêtre dont les rideaux étaient repoussés sur les côtés, et me concentrais sur la corde qui les maintenaient ouverts pour ne pas atteindre à sa pudeur.

« Tu peux te changer, je ne regarde pas… Mais tu sais… Avec ou sans pantalon, tu restes mon futur roi… » Dis-je dans un sourire, quand bien même il ne pouvait pas le voir. « Cependant… J’avoue avoir faim moi aussi… Et tu sais… Les légumes, c’est très bon, ça évite d’avoir le Scorbut et de perdre ses dents… Si on en mange pas, on saigne, on devient malade, et ensuite, on perd nos dents… »  Je le savais parce que maman en avait parlé dans ses livres, et qu’elle me l’avait déjà expliquée. « Et si tu n’aimes pas ça, tu peux les manger en même temps que la viande, avec de la sauce. »  Ce faisant, je préparais les assiettes sur le plateau pour pouvoir les manger à ses cotés sur le lit, histoire qu’il ne se fatigue pas, et comme ça, il avait le temps de se couvrir les jambes. « En revanche… Je voulais que tu saches… Mais… Pleurer parce qu’on est heureux… C’est normal, et ça, je te l’autorise… Je te l’ordonne même, d’être heureux j’entends… »

Lorsque je fus sûre qu’il s’était changé, j’apportais la chaise sur laquelle se trouvait auparavant le pyjama de mon amour, et la déposais au bord du lit, avant de venir prendre le plateau pour le poser ensuite dessus. Je fis attention à ce qu’il soit bien droit, et m’approchais ensuite de nouveau du lit pour le rejoindre. Je grimpais donc, étalant ensuite les voiles blancs de ma robe de nuit autour de moi, avant de me saisir de l’assiette qui lui était destinée pour la lui tendre, et prendre ensuite la mienne pour manger en face de lui.

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Lun 16 Juil - 15:09
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je me sentais encore un peu vaseux. Je crois que je ne réalisais pas totalement ce qui m’arrivait. Peut-être trop d’informations et trop d’émotions sur le moment. Je venais à peine de me réveiller que tout était en tain de s’enchaîner. La petite Small Lady dans mes bras, l’arrivée larmoyante d’Aldrid… Et encore, j’avais raté une bonne partie en dormant. La voix de mon père résonnait encore dans mon esprit, mais je ne savais pas si elle était réelle. Après tout, j’étais loin d’imaginer mon paternel se déplacer à mon chevet pour m’encourager.  Même pour le reste de ma famille. Pourquoi se préoccuper du petit raté… Je pouvais disparaître de la surface de la terre qu’ils n’allaient pas sourciller. Toutefois, j’avais des doutes avec cette voix dans ma tête. Si mon père était venu me voir… Peut-être que… J’avais peut-être l’espoir qu’il se souci encore de moi. Ne serait-ce  qu’un petit peu.

Pour le moment, la petite Small Lady venait de se rapprocher de mon visage pour déposer ses lèvres sur les miennes. J’ai sursauté et j’ai écarquillé les yeux de surprise avant de me mettre à rougir fortement. Décidément, faire comme les grands, s’était quand même très embarrassant ! Puis on l’avait fait beaucoup de fois… Est-ce qu’on avait vraiment le droit ? On allait pas nous arrêter parce qu’on était amou… Oh… Je ne pouvais pas terminer le fond de ma pensée… Je recommençais à rougir et j’ai dévié le regard sur le côté. Ce n’est pas que j’avais honte, c’était même l’inverse. La petite blonde souriait et même si mes iris ne croisaient pas son visage, je pouvais le voir s’illuminer. Elle était vraiment belle et surtout très gentille avec moi. Dire que j’avais la chance de l’avoir à mes côtés pour sept jours. C’était trop court et chaque seconde qui défilait dans les couloirs du temps, nous rapprochait de l’instant de la séparation. Je voulais pas y croire… Croire que ma vie redeviendrait celle qu’elle était auparavant. La princesse aux yeux verts se rapprocha pour me redonner un petit baiser avant de quitter mes bras et mon lit. Ma main droite s’était levée pour tenter de l’arrêter, mais je me suis très vite ravisé pour la laisser tomber sur les draps. Je ne savais pas ce qui me prenait, mais je ne voulais pas sentir de nouveau ce vide entre nous. C’était comme si je ne voulais plus la lâcher et la garder contre moi pour le reste de ma vie. Quitte à rester sans manger et sans pantalon, le choix était clair.

Une fois que la petite fille déposa mon pantalon sur le lit et s’en alla pour se mettre face à la fenêtre, je me suis empressé de me rhabiller, au moins le bas. Je n’ai pas tenté de me lever… J’ai simplement attrapé mon pantalon pour me rallonger et l’enfiler maladroitement. D’ailleurs, je crois que je me suis encore fais mal dans mon dos… J’avais une vive douleur en dessous d’une de mes épaules. J’ai longuement grimacé, mais je n’ai pas lâché un son. Je ne voulais pas l’inquiéter… Ma pauvre princesse avait bien assez pleuré pour moi. Je n’ai pas annoncé que mon pantalon était enfilé. J’ai gardé le silence pour me redresser et la regarder longuement. Là, j’ai imaginé ma Small Lady dans quelques années… Avec de longs cheveux blonds. Plus âgée, plus grande, mais toujours aussi belle. Un sourire se dessina lentement sur mon visage et j’ai presque sursauté alors qu’elle se mit à bouger pour rapprocher une chaise et la nourriture du lit. Décidément, elle pensait à tout. Une fois qu’elle m’était revenue, elle m’a tendu une assiette pour qu’on puisse manger. En voyant les petits pois, j’ai marmonné… Je n’aimais pas… Mais si je devais être son futur roi, alors je ne devais pas fuir devant l’ennemi et je devais les affronter.

« Quand je serai grand et que je serai ton roi… Je vais abolir ces légumes ! Dans notre royaume, on mangera de tout, mais pas des petits pois ! Cependant, pour toi, je vais faire un effort, Princesse Small Lady. »

J’ai lâché un petit rire avant de commencer à déguster mon assiette, essayant de mélanger la sauce avec les petits pois du diable. J’ai mangé rapidement, presque comme affamé qui n’avait pas vu de la nourriture depuis des jours entiers. Manquant presque de m’étouffer avec les derniers légumes en sauce, j’ai reposé mon assiette sur le plateau et je me suis permis de regarder dans la direction de la blonde. Je l’ai observé longuement avant d’attraper un morceau de tarte aux pommes qui était dans une petite assiette et ce fut à mon tour de la lui tendre avec un sourire sur le visage.

« Tu sais… Quand tu pleures pour moi, même si c’est de tristesse… Je te trouve jolie. Personne ne pleure pour moi dans ma famille. Alors si la princesse pleure pour son prince, ce n’est pas grave… C’est qu’elle est amoureuse. »

Encore une fois, j’ai détourné les yeux quelques secondes avant de ricaner. Qu’est-ce que je venais de dire ? Cela n’avait aucun sens. Puis, je me suis tourné vers ma part de tarte et soupiré, En fait, je n’avais plus vraiment faim pour le moment. Je commençais à sentir la fatigue revenir me hanter. La douleur était toujours présente, mais la fatigue était plus imposante. Mes yeux se plissèrent un peu et j’ai manqué de bailler. Alors, sans réfléchir un seul instant, je suis venu m’allonger près d’elle et j’ai posé ma tête sur ses genoux, le visage dans sa direction. Mes doigts s’amusait avec des bouts de sa robe de nuit.

« Ne me quitte pas cette nuit… Je veux me réveiller avec toi. J’ai peur que… Tu ne sois plus là. Je veux pas m’endormir… Mais j’ai tellement sommeil… »

Peu de temps après, j’ai sombré. Je venais à peine de fermer les yeux un instant, mais je n’ai pas pu les ouvrir de nouveau. Ce dont je pouvais être sur, c’est que je me suis blotti contre elle. Je pouvais sentir son parfum. C’était comme si j’étais allongé dans un champ avec des fleurs. Cela m’apaisait beaucoup et j’oubliais la douleur de mes blessures. Demain matin, lorsque j’ouvrirai les yeux, elle serait là… Je pourrai encore rire et jouer avec elle. Mais avant, cela… Je devais voir mon père. Je ne savais pas ce qu’il allait me réserver et j’avais un peu peur. J’étais très loin d’imaginer que les choses allaient devenir encore plus compliquées et que surtout… que la personne que je craignais le plus après mon paternel allait débarquer sans que je ne le sache.

Le lendemain matin, alors que je venais à peine d'ouvrir les yeux. J'ai longuement regardé ma petite princesse dormant à mes côtés, son visage proche du main et son petit corps dans mes bras. Mon front alla se coller contre le sien en douceur, essayant de ne pas la réveiller. Sans faire un bruit, je me suis levé du lit pour m'habiller et j'ai pensé à aller voir mon père avant d'aller au petit déjeuner. Je devais faire vite avant que la petite princesse ne se réveille. Je n'avais plus vraiment mal, mais j'avais gardé mes bandages. Dans la journée, je demanderai à Aldrid de vérifier si tout allait bien et si je pouvais de nouveau passer du temps avec Small Lady. Je me suis rapproché du lit pour déposer un baiser sur la joue de la petite blonde qui dormait encore avant de partir vers la porte de ma chambre. J'avais déjà hâte de la retrouver !

….................

Tard dans la nuit, les lumières de la demeure étaient encore allumées. Gaius était sur le pas de la porte et Aldrid se tenait droit comme piqué, par très loin de lui. Un bruit de voiture se fit entendre. Quelques instants plus tard, le véhicule s’arrêta devant les marches menant à l’immense maison et le majordome en chef attendit le signal du maître des lieux pour descendre afin d’ouvrir la portière à l’arrière. Un jeune garçon de seize ans sortit doucement de la voiture, habillé d’un costume blanc qui allait avec sa couleur de cheveux. Il salua de la tête le serviteur avec un sourire en coin avant de s’avancer vers celui qui était son géniteur. Montant lentement les quelques marches pour rejoindre l’adulte pendant qu’Aldrid sortait les valises, Sirius Liam Van Baelsar s’inclina respectueusement de Gaius.

« Bonsoir Père. Désolé d’arriver si tard. Nous avons été retardé sur la route. Merci de m’accueillir. »

Le père afficha un sourire en coin avant de venir poser sa main sur l’épaule de l’aîné. Son regard froid croisa celui de son fils avant qu’il ne daigne l’inviter à entrer.

« C’est un plaisir de te revoir. Ton voyage a été très long et tu dois te reposer. Nous aurons tout le temps de discuter des nouvelles de Crêta. Ne sois pas surprit de voir des nouveaux visages dans la demeure. Nous avons des invités venant d’Amestris. La famille Williams a fait le déplacement. Comme je le souhaitais. Cependant… Xenos met ma patience à rude épreuve. Les Williams ont une petite fille de son âge et il s’amuse à la traîner dans tout le domaine. »

Le fils laissa son père passer devant lui et se contenta de le suivre, marchant calmement mais fièrement. Il prit le temps de regarder les alentours, se sentant de nouveau dans son élément. Il ne pouvait pas le nier, sa maison lui manquait.

« Je vois que mon petit frère pose toujours autant de problème. Il est difficile de croire qu’il est un membre de cette famille. Mère ne supporte plus sa présence depuis un moment… Trop de temps perdu a t-elle dit. »

Le chef de famille perdit son sourire et ralenti sa cadence pour tourner la tête vers son héritier.

« Elle n’a pas tort. Xenos est un échec. Je le savais avant même qu’il ne vienne au monde. Il risque de compromettre mes affaires avec ces gens. Il a trouvé le moyen de se blesser dans une grotte près d’ici. La mère de la petite l’a ramené et j’ai entendu dire qu’il avait manqué de se faire ensevelir avec la gamine. Celtya fut très déçue d’apprendre qu’il allait s’en sortir. »

« Et vous père ? Vous vous attendiez à ce qu’il meurt ? »
« Son sort m’importe peu. Si Xenos reste encore dans cette demeure, c’est seulement par mon bon vouloir. Même si cet enfant est un échec, il peut toujours nous être utile un jour. »
« Vous ne pensez pas que c’est une bonne chose qu’il soit proche de l’enfant de nos invités ? »
« Si seulement… Tant que Xenos refusera de faire les choses correctement, nous ne pouvons rien en tirer. Cependant, je dois bien avouer que les Williams semblent sensibles au petit camarade de jeux de leur fille. Assez parlé de cela. Nous verrons en temps et en heure. Je te laisse rejoindre ta chambre, tu dois te reposer mon fils. Tu feras la rencontre des Williams et je vais demander à ta mère de préparer la soirée en ton honneur et celle des invités. J’ai une mission à te confier. »

Sur ces mots, le père détourna la tête avant de reprendre sa route. Il ne se dirigea pas vers les escaliers, mais vers l’un des couloirs sur les côtés pour rejoindre son bureau. Son fils attendit que celui-ci disparaisse pour grimper les marches. Atteignant très vite le deuxième étage, il marcha toujours aussi calmement devant les portes menant aux chambres avant de s’arrêter devant celle de son jeune frère. Un étrange sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il entreprit d’ouvrir silencieusement la porte. Prenant son temps, il passa tout d’abord la tête pour regarder à l’intérieur. A la lumière du couloir qui illuminait un peu l’intérieur de la pièce, il remarqua en effet le petit Xenos, le torse enroulé dans des bandages et dormant aux cotés d’une jeune enfant.    Replaçant une mèche de ses propres cheveux argentés, qui lui tombait devant les yeux, il entendit l’arrivée du majordome avec ses affaires et referma doucement la porte avant de rejoindre sa propre chambre.

Le lendemain matin, Sirius se réveilla de bon heure par des bruits de pas dans le couloir. Ouvrant les yeux, il entendit tout d’abord sa mère, puis sa sœur avant celle des invités qui partaient certainement prendre le petit déjeuner. Le grand frère aux yeux azurés s’habilla avec son costume blanc avant de rejoindre sa porte de chambre. Cependant, alors qu’il allait sortir, il entendit une autre porte et quand il passa simplement la tête pour observer qui venait de faire irruption dans le couloir, il aperçut le plus jeune des Van Baelsar, habillé d’un pantalon noir et d’une chemise rouge sombre. Celui-ci affichait un grand sourire sur son faciès avant de fermer la porte de sa chambre en chantonnant gaiement, mais pas très fort.

« Je reviens vite ma petite Small Lady ! »

Puis, il s’en alla vers les escaliers, sans même faire attention à la personne qui se trouvait derrière. Sirius haussa un sourcil avant de venir devant la fameuse porte menant à la chambre de Xenos. Silencieusement, il ouvrit la porte pour découvrir la petite fille encore endormie dans le lit. Le cadet était s’en doute partit sans la réveiller. L’aîné regarda que personne n’était dans le coin avant d’entrer à l’intérieur, refermant la porte derrière lui et s’approcha du lit pour venir s’asseoir sur le bord. Il se contenta tout d’abord de la regarder, en se posant certaines questions. Pourquoi son petit frère s’intéressait à elle alors qu’il était solitaire ? Qu’est-ce qu’il se passerait si Xenos continuait à la fréquenter pendant le séjours de ces gens ? Soudainement, sa main se leva pour venir remettre des mèches de cheveux qui gênait le visage d’ange de la gamine. Il soupira longuement avant de lâcher simplement.

« Je vois que mon frère est entre de bonnes mains. Si c’est grâce à toi que Xenos à retrouvé son sourire, alors je dois certainement te remercier. Sa vie n’est pas facile… Et elle ne fait que commencer. »

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

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