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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Lun 7 Nov - 21:05








Feat : Princesse
Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait autour de moi. Tout le monde semblait être préoccupé par quelque chose. Je pouvais voir les serviteurs de la maison courir partout. Pourquoi est-ce qu'ils courraient ? J'ignorais pourquoi et je me contentais de regarder les grandes personnes. Je me trouvais dans le hall lorsqu'un homme que je connaissais très bien, arriva devant moi et afficha un air un peu inquiet. Aldrid, le majordome en chef de la demeure m'indiqua qu'il était temps pour moi d'aller me préparer avant l'arrivée des invités. Des invités ? Des gens importants allaient donc venir dans la maison. Aldrid me fit un sourire avant de se retourner pour repartir donner des directives aux autres.

Je me dirigeai donc vers l'escalier pour aller au second étage, lorsque je vis ma mère débarquer devant moi et m'attraper subitement l'oreille. J'affichais une grimace sur mon visage et je levai mes mains pour tenter de faire lâcher ma mère. Du coin de yeux, je voyais le visage de ma génitrice. Elle avait l'air plutôt en colère... Elle l'était beaucoup trop, ces derniers temps. Finalement, elle me lâcha mon oreille et m'attrapa par le bras pour me traîner dans les escaliers. Je la suivais tant bien que mal avec mes petites jambes. Finalement, elle m'emporta au second étage et me fit entrer dans ma chambre en soupirant.

- Xenos, il est temps de te préparer ! Nous avons la visite d'une grande famille d'Amestris. Tu me feras le plaisir de ne pas les déranger pendant leur séjour ici. Ils ne vont pas tarder à arriver. Sois correct et poli. Ton père ne tient pas à ce que tu restes enfermé dans ta chambre, malgré ma demande... Si jamais il se passe quoique ce soit... Crois-moi que tu resteras ici jusqu'à nouvel ordre.

Je hochai la tête puis je la gardai baisé en plissant les yeux. Encore une fois, ma mère pensait que j'allais faire des catastrophes et attirer des ennuis. Elle ne me faisait absolument pas confiance. Je la vit s'éloigner et refermer la porte derrière elle. En lâchant un grand soupir, je fis une moue avant de traîner des pieds jusqu'à mon lit. Je grimpai sur celui-ci pour me laisser tomber en plein milieu, la tête dans les draps. Je n'en avais rien à faire de la visite de ces gens. De toute manière, j'allais m’ennuyer pendant ces prochains jours.

Au bout d'une heure, je descendais de mon lit pour aller me changer comme me l'avait demandé ma mère et Aldrid. Dans le couloir, je pouvais entendre la voix de ma grande sœur, qui se mettait à courir comme un éléphant en criant qu'ils arrivaient. Elle parlait certainement des visiteurs. Je me demandai d'ailleurs pourquoi ces gens venaient dans notre demeure. Certainement à cause des relations que mon père avait avec les grandes figures du pays. J'avais entendu par le passé, que mon père travaillait avec les militaires d'Aerugo, mais je n'avais pas vraiment tout comprit.

Après m'être habillé correctement, je sortis de la pièce. De mes yeux rouges, je guettai si quelqu'un se trouvait dans le coin, mais apparemment, j'étais tranquille. En m'avançant dans le long couloir, j'entendais des voix au loin. Celle de ma mère et des différents employés qui travaillaient pour notre famille. C'est avec une mine blasée que je me mis en route pour rejoindre tout le monde. Devant les portes de la demeure, tous les serviteurs s'étaient mis en ligne de chaque côté de l’allée principale. Ma famille, eux, étaient devant la porte, devant les marches menant à l'intérieur. Tous étaient bien habillés et contre toute attente, mon père était présent aux côtés de ma mère. Il était rare qu'il prête attention aux visiteurs qui venaient chez nous, sauf si cela concernait son travail. Lorsque j’arrivai à côté de ma sœur, je sentis le regard de mes parents sur moi. Ils voulaient certainement s'assurer que j'étais parfaitement bien habillé. Ne voulant pas les décevoir, j'avais enfilé un petit costume classique à ma taille. Il servait que pour les grandes occasions et je ne l'aimais absolument pas.

Finalement, je vis au loin une voiture arriver et entrer par la grille. J'allais enfin voir les personnes importantes qui allaient passer quelques jours dans notre maison. Tout ce que j’espérai, c'est de ne pas faire de gaffe qui pourrait m'attirer des ennuis. Ma sœur, cette chipie, allait certainement raconter les moindres de mes faits et gestes et cafter la moindre de mes erreurs à ma mère. De toute façon, dès que les présentations allaient être faites, j'allais certainement m'éclipser dans un coin de la demeure et me faire tout petit.



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Jeu 15 Déc - 1:23


C’était toujours incroyable de pouvoir suivre mes parents dans leurs grandes aventures. C’était comme être l’une des héroïnes des histoires de maman, je faisais partie de leur monde, malgré mon jeune âge, et j’avais le droit d’être ici. Mieux, je me devais d’être ici à leurs cotés ! Moi, Chiara Emeraldas Williams, fille de Moira Angela et de Charles-Edward Williams, je me devais d’accompagner ces derniers dans les périples qui convenaient à leurs vies. Bon, évidemment,  et je souriais chaque fois que cela arrivait, ma mère avait écrit un roman féerique et m’avait prise pour personnage secondaire, une petite princesse qu’elle appelait Small lady, et parfois, c’était ainsi qu’elle me nommait. Donc j’étais déjà, en quelques sortes, une héroïne.

J’aimais bien cette histoire en plus, celle d’une grande Reine vivant sur la lune et dont les sujets vivaient en paix dans un somptueux palais de cristal. La princesse de ce royaume aimait en secret un humain, et c’était le déclencheur d’une terrible guerre, car la reine des humains aimait aussi ce jeune homme et refusait de le céder. La princesse Crystal et le prince Diamant s’aimaient en cachette, se donnant rendez-vous sur d’autres planètes et parfois, sur terre lors de bal masqués. Quoi qu’il en soit, La terre déclara la guerre à la lune, et une terrible bataille s’engagea, sauf que la reine de la lune ne voulait pas voir son peuple et sa fille mourir, alors, usant d’un artefact magique, elle gela le temps et renvoya tout le monde à une époque de paix en échange de sa propre vie. Mais la guerre n’était pas terminée, et la princesse dût à son tour user de l’artefact pour protéger le monde avec l’aide de 4 autres princesses, celles des autres planètes…

Mon personnage est apparu au tome deux. Maman pensait qu’il fallait que la paix soit de nouveau troublée car le personnage principal lui manquait, alors elle a créé Small Lady, la petite princesse venue d’un temps autre pour ennuyer son héroïne. Je ne suis pas censé le raconter aux autres, mais en fait, Small Lady, ce serait la fille de la princesse Crystal et du prince Diamant, venue du futur pour trouver de l’aide et sauver sa maman d’une terrible malédiction. Bref, je suis toute contente, parce que je peux suivre maman à travers ses aventures dans les livres, et que toutes deux, nous suivons mon père dans les aventures qui génèrent son travail. Il est journaliste et ambassadeur pour Amnestris dans les autres pays. Si son travail est très important, il est surtout très ennuyeux à cause des trajets durant plusieurs heures… Heureusement que maman en profite pour me raconter ses futures histoires !

« Nous sommes bientôt arrivés… » Annonça mon père de sa voix forte. Il avait lissé ses cheveux en arrière et les avait attachés en catogan avec un ruban de soie noire. Il portait un grand costume sombre, très chic, avec plusieurs broches accrochées sur le poitrail, et son regard vert émeraude fixait le paysage avec attention. J’ai hérité de ses yeux… Mais c’est la seule chose que j’ai de lui…

« Tu verras, Chiara, les Van Baelsar ont plusieurs enfants, tu pourras jouer avec eux pendant que ton père parlera affaire… » Me dit ma mère de sa voix douce. J’adore vraiment ma mère, elle est splendide ! Elle est assez grande et élancée, la peau comme la porcelaine et les yeux de la couleur d’un ciel d’été. Ses cheveux sont de miels et elle arbore toujours un sourire merveilleux.

J’aimerai vraiment être comme elle plus tard… Même si déjà, je lui ressemble beaucoup, mais ça, ce sont les vêtements identiques qui apportent cet effet-là.
Ma mère et moi portons toutes deux de longues robes bustiers blanches de hautes qualités, qui s’élargissent en descendant et bordés par des filaments de soie. Moi ils sont roses, et maman les porte dorés, comme ses boucles d’oreilles. Je resserrais ma prise sur l’étui de mon violon d’ivoire en observant par la fenêtre la silhouette d’une grande maison approcher. Ce sera la première fois que je vais rencontrer une famille comme celle-là, les enfants du conservatoire ne sont pas très bavards et tous concentrés sur leurs études, mais là, peut-être que je pourrais me faire des amies ? Dans tous les cas, on verra bien une fois sur place, et au pire, je pratiquerai du violon pour tromper l’ennui et quand viendra le soir, j’irais demander une nouvelle histoire à maman… La voiture s’arrêta enfin, et je lissais un peu ma robe et ma chevelure. Je ne me sentais pas très à l’aise tout à coup… Timidité qui revient peut-être ? Maman a dit que c’était normal d’avoir peur de l’inconnu, mais qu’il ne fallait pas le refuser non plus.

« Tu as besoin d’aide pour marcher, ma chérie ? » Demanda maman en regardant ma cheville. Je bougeais légèrement le pied pour voir, et fis la grimace. C’était encore douloureux…

Qu’est-ce que j’ai ? Je me suis cassée la cheville il y a un mois maintenant, je voulais attraper un livret de solfège sur le haut d’une étagère dans la bibliothèque de papa, mais je n’ai pas réussi, et je suis tombée. Même si c’était très douloureux, la chute était amusante, et l’escalade aussi, d’ailleurs… Mais depuis, maman surveille quand je vais dans la bibliothèque, je crois qu’elle a eut plus peur encore que moi…Maman décida qu’elle allait me porter jusqu’en haut des marches, afin de s’assurer que je ne puisse pas me blesser outre mesure, et nous quittâmes la voiture avec grâce. Mon père sortit le premier, exhibant son long manteau de cuir brodé aux initiales de sa famille, et maman le suivit, me prenant dans ses bras tout en tenant sa longue robe du bout des doigts. C’est fou, elle est capable de me porter tout en ayant l’air d’une reine… Vraiment, j’aimerai beaucoup être comme elle plus tard… Une grande artiste !

Devant nous s’étendait une rangée de serviteurs habillés dans un uniforme sobre, et tous avaient le visage fermés. Heureusement que Dame Olivia – la gouvernante – n’est pas là pour les voir. Elle passerait plusieurs heures à leur expliquer que le sourire c’est la clef du métier, savoir être ferme et heureux dans son travail… puis elle les frapperait avec son rouleau à pâtisserie.  Je regardais le grand escalier qu’il fallait monter, maman n’avait pas peur malgré ses talons, et moi je profitais de ce moment calme, accroché à son cou, pour observer la famille chez qui nous allions séjourner. Les Van Baelsar… C’est fou, on dirait qu’ils sont tous frigides…

L’homme est moche, ça c’est réglé… Sa femme est belle, mais elle a l’air d’avoir un problème avec son corsage, ou alors elle a juste envie d’aller aux toilettes ? Elle est toute crispée… Dans tous les cas, je ne lui trouve pas un air gentil du tout. Et sa fille n’est pas mieux… Déjà, c’est une grande, et ensuite, elle à l’air trop fière, je suis sure qu’elle est la première à se jeter sur les rumeurs et à embêter les plus petits… C’est décidé, je ne l’aime pas ! Je lui tirerai bien la langue, mais ça serait m’abaisser à son niveau, et c’est hors de question. J’ai déjà vu des gens comme elle au conservatoire, et bien ils sont loin d’être gentils et je suis certaine, finiront malheureux ! Ensuite, il y a un garçon de mon âge, mais il n’a pas l’air très courageux. Nous atteignîmes le haut des marches, et je fis signe à ma mère qu’elle pouvait me déposer au sol, j’allais marcher sur les trois mètres qui restaient. Elle me déposa à contrecœur et nous avançâmes toutes deux mains dans la main et fières.

«  Gaius, enfin nous nous rencontrons. Je vous remercie pour l’invitation… » Papa ne semblait pas vraiment enchanté de voir cet homme en fait, mais nous devions êtres les deux seules à le remarquer. « Puis-je vous présenter mon épouse, Moira, ainsi que notre fille, Chiara… » Maman fit une révérence plus que distinguée et je fis de même avec délicatesse pour ne pas me faire mal à la cheville.

« C’est un honneur… » Ajouta maman de sa voix merveilleuse.

« De même, voici mon épouse, Celtya, notre fille, Orphée et… Notre petit dernier, Xenos… Notre fils ainé, Sirius, n’a hélas pas pu être présent aujourd’hui… Veuillez l’en pardonner… » Présenta le dénommé Gaius d’une voix grasse.

C’est là que l’ennui commença. L’un des serviteurs emporta nos bagages dans les appartements que nous allions habités durant notre séjour, et les adultes disparurent dans une pièce adjacente. Maman resta quelques instants pour me dire de faire attention à ma jambe et que nous nous reverrons lors du diner, usant de mon surnom devant tout le monde. Je restais donc en compagnie de la fille Van Baelsar et de son petit frère… Ah non, juste de la fille… Et zut ! Ah non… Elle a ouvert la bouche et elle parle… Et en fait, c’est bien pire que je ne le pensais… Pitié, faites la taire ! Comment la faire partir ? Hmm… Réfléchis Small Lady, que ferais-tu si tu devais protéger ta mère d’une cruelle malédiction lancée par cette horrible adolescente ? Elle à l’air hautaine et superficielle et… Sa coiffure, oui, parfait ! Je la fixais alors, plus précisément je fixais ses cheveux avec attention…

« Quoi ? Euh je veux dire… Un problème avec mes cheveux ? »
Tu hésites, bien, tu es en train de perdre, pauvre folle…

« Et bien… Je suis navrée de vous l’annoncer, mais vous avez des mèches folles et quelques nœuds encore bien visibles… » Oh quelle magnifique expression que voilà, de l’horreur… J’aime !  

Bon… Maintenant qu’elle est partie, je vais pouvoir me lancer dans l’aventure ! Du bout des doigts je soulevais les pans de ma longue robe blanche, et me lançais à travers les longs couloirs trop propres et précieux. Je déteste les lieux comme ça lorsqu’il n’y a pas de musique dans l’air, c’est sombre et triste. Par réflexe, je me mis à chantonner ce que je supposais être un jour la berceuse de la véritable Small lady, et visitais le manoir d’un pas gracile. Le silence était toujours très lourd, dans chacune des pièces où je me rendais, c’était très désagréable… J’arrivais à une intersection où m’apparut alors un étrange vestibule plus sombre… Et la silhouette de quelqu’un qui essaie de se cacher… Je crois que j’ai retrouvé le fils… Comment il s’appelle déjà ? Ah oui… Xénos ! Il serait parfait pour jouer le prince de Small Lady ! Il est mignon en plus et… Bizarrement, c’est le même que le personnage lié à la petite princesse dans le livre de maman ! Des cheveux argentés, des yeux pourpres, même son prénom y ressemble. Xénos/Helios ! C’est décidé, il sera mon prince ! Ma grande aventure !

Je m’approchais de lui silencieusement et lui sautais dessus par derrière, entourant son cou de mes bras et frottant mon visage contre sa nuque. Il sent bon…

« Je t’ai enfin trouvé… Tu es en mon pouvoir, maintenant ! » Et j'éclatais d'un rire clair en me détachant de ma victime pour lui faire face, lui offrant un sourire joyeux.


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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mar 20 Déc - 20:29








Feat : Princesse
J'avais un mauvais pressentiment. Je ne savais pas encore ce qui allait me tomber dessus, mais je sentais que quelque chose allait m'arriver. J'attendais avec toute la patience que j'avais du haut de mes six ans. Nous étions tous devant les portes de notre demeure, en haut des escaliers. Je ne me sentais vraiment pas à l'aise avec toute la famille à mes côtés et notre armée de majordomes. Du coin de l'oeil, je lançai un regard vers mon père et ma mère. La tête de celle qui m'avait donné naissance se tourna en silence vers moi et son regard glacial croisa le mien. Un long frisson me traversa et j'eus à peine le temps de détourner le regard que je pouvais entendre une sorte de sifflement de réprimande sortir des lèvres de ma génitrice. Je devais me tenir à carreau sinon je ne voulais pas finir enfermé dans ma chambre jusqu'à la fin de ma vie. Encore un peu de patience, dès que les visiteurs feraient leur apparition, je m'éclipserai sans attendre afin d'éviter tout ennuis.

Une voiture entra dans le grand jardin. Tout le monde autour de moi se mit droit. Même ma sœur sembla suivre l'exemple des grandes personnes. Pour ma part, je restais avec les mains dans les poches et tourna le regard vers un autre endroit. Je n'avais vraiment pas envie d'être ici et cela se voyait sur mon visage. Une famille venant d'amestris n'allait pas tarder à nous rencontrer. Tss pourquoi venir de si loin ? Faire des affaires avec mon père. Encore une fois, personne ne venait pour me voir. Ma sœur avait le droit à recevoir des amies à elle, moi, je n'avais le droit à rien. Il fallait bien avouer que je n'avais pas vraiment d'amis de mon côté... Je recevais des cours à domicile avec ma sœur, mais lorsque des familles venant voir mes parents, venaient avec leurs enfants, je ne m'entendais guère avec eux. Je me souvenais même d'un autre garçon, un peu enrobé, qui me cherchait des noises pendant une réception dans notre maison. Pour le faire taire, je l'avais fait gober une petite grenouille du jardin que je venais de rapporter. Mon père m'avait fait la morale pendant un long moment, insistant sur le fait que je portais le déshonneur sur la famille. Ma mère quant à elle... Elle m'avait hurlé dessus et sa main avait giflé ma joue au moins trois fois. Comme si cela n'était pas suffisant, mon grand frère Sirius m'avait menacé de m'en faire voir de toutes les couleurs si je continuais à me comporter ainsi... Alors aujourd'hui, je ne devais pas faire le moindre faux pas.

Trois personnes s'avancèrent. Un homme et une femme tenant une petite fille dans ses bras. Dès qu'ils nous atteignirent, la dame posa sa fille sur le sol. La petite blonde de mon âge s'appelait Ch...Kia... Chiara. Un drôle de prénom qui faisait penser à une princesse... Mon père nous présenta à notre tour et je m'inclinai en avant par politesse. Aldrid fit deux pas vers nous et proposa de prendre les bagages des arrivants. Voilà ma chance de disparaître ! Les grandes personnes allaient être occupées avec les affaires. Je n'attendis pas une seule seconde de plus et discrètement, je me dirigeai vers le hall pour grimper les escaliers. Espérons que la petite fille ne vienne pas m'embêter. De toute manière, elle allait certainement rester avec mon idiote de sœur. Les filles... Tant qu'on me laisse tranquille, moi ça me va ! Arrivé au deuxième étage, je fis une courte escale dans ma chambe pour retirer cette maudite cravate et retirer un bouton du haut de ma chemise blanche. Comment les grands arrivaient à respirer et avaler avec ça ?! Je gardais au moins la veste, mais je fis un tour devant le miroir pour arranger mes cheveux. Ils étaient bien coiffés, mais je préférais lorsqu'ils sont en bataille. Me voilà fin prêt pour une virée dans le jardin jusqu'à l'heure du repas ! En sortant de ma chambre, je croise Aldrid avec les bagages. Il me lance un sourire complice avant d'ouvrir la porte de la chambre d'à côté de la mienne. Aaaaah nooooooooooon ! Ne me dites pas que la fille va passer son séjour à côté de ma chambre... Pourquoi ne pas l'installer dans les chambres au fond du couloir ?! C'est l'ancienne chambre d'Orphée... Elle aussi grande que la mienne, mais pas assez au goût de ma sœur. Sans attendre une seule seconde, je me faufile vers l'escalier du fond pour descendre. Si je prenais l'escalier menant directement au hall, je me ferais tout de suite remarquer par ma mère. Autant pas prendre de risque.

Une fois en bas, je me cache dans l'ombre et j'étais bien décidé à prendre la sortie se trouvant près des cuisines. Je me collais au mur et au bout du couloir, je tendis une oreille pour entendre. Personne ! C'était la chance qui me souriait ! Alors que je m'apprêtais à partir comme un ninja en direction des cuisines, je sentis soudainement quelque chose s'écraser contre mon dos et s'enrouler autour de mon cou. GNEEEEEEEEEEEEEEEEE ?! Une attaque ?! Je me débattis en silence comme je le pouvais et du coin de l'oeil, je vis des cheveux blonds. Pas possible ?! L'envahisseur... C'était la petite fille qui venait de débarquer chez nous ? Arrrrgh je savais bien que quelque chose allait m'arriver... Mon mauvais pressentiment était donc vrai. Mon agresseur se détacha de moi en ricanant, avouant qu'elle me cherchait et que j'étais maintenant en son pouvoir. Non mais elle se prenait pour qui ?! Alors qu'elle se plantait devant moi, je ne pouvais pas la laisser faire comme elle l'entendait... Ma mission allait être réduite en cendre si jamais quelqu'un l'entendait. D'un geste vif de ma main, je plaçai la paume de ma main sur sa bouche pour la faire taire et la tirer contre le mur, hors de la vue des personnes qui pourrait passer par là.

- Mais qu'est-ce que tu fais ?! Si ma mère me voit avec toi, je risque de me faire punir !

J'avais chuchoté ces mots pour éviter de me faire remarquer. Qu'est-ce que je pouvais faire maintenant ? Si je la lâchais, elle risquerait de me dénoncer... Je ne la connaissais pas, mais je ne pouvais pas lui faire confiance. Après tout, c'était une fille. Je lui fis signe de se taire et la prenant par la main, je l'embarquai avec moi en direction de la sortie au fond des cuisines. Par chance, les domestiques étaient tous occupés avec leurs affaires, alors nous pouvions passer sans nous faire prendre. Une fois la porte du fond ouverte, la fille passée, je pris soin de la fermer en douceur. Un grand soupir s'échappa d'entre mes lèvres et je me retournai vers la petite princesse bien habillée.

- Tu ne devrais pas rester avec moi... Si jamais je fais la moindre bêtise, on va se faire gronder tous les deux. Tu devrais aller t'amuser avec ma sœur, je ne veux pas t'avoir dans les pattes et faire tes trucs de fille.

Ma façon de parler était peut-être un peu trop sèche... Aïe. Si elle allait se plaindre de mon comportement, j'allais finir ma vie en enfer... En lui jetant un regard, j'essayais de voir si elle n'allait pas se mettre à pleurer. Pour une fois que quelqu'un s'intéresser à moi, je ne trouvais pas mieux que de l'envoyer balader. Tu parles d'un gentleman... Qu'est-ce que je devais faire ? M'excuser ou bien la laisser ici et m'enfuir dans le jardin ?



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 21 Déc - 18:59


Je riais quelque peu, avant de prendre une petite pause pour parler de nouveau, mais tout ne se passa pas comme prévu. Le petit garçon aux beaux yeux rubis se jeta presque sur moi pour couvrir mes lèvres de sa main, avant de me tirer contre le mur avec lui. S’il voulait me kidnapper il n’avait qu’à le demander pourtant… Soudain, la voix de mon vis-à-vis retentit, il disait que si sa mère me voyait avec lui il serait puni… Comment ça ? C’est quoi cette histoire ? Les parents, ici, punissent leurs enfants parce qu’ils sont vus avec d’autres ? J’ai la nette impression que la civilisation d’ici, ou alors de cette maison est encore un peu attardée. Généralement, si on fait se rencontrer deux familles et que les parents vont d’un coté, c’est pour que les enfants puissent jouer ensemble… Enfin c’est ce que m’a toujours dit maman.

J’allais répliquer, mais il me fit signe de me taire, presque sèchement, puis me saisit ma main et m’entraina à sa suite vers ce que je supposais être les cuisines. Nous traversâmes la grande pièce parfumés aux épices et aux sauces, avant de prendre une petite porte en alcôve à coté de ce que je supposais être la réserve. Nous avions fait cela de manière tellement discrète, que personne ne nous avait vu ou entendu, ce qui était probablement un exploit vu la couleur de ma robe et le stress de mon futur prince. Il me fit passer la porte en première, puis referma derrière lui tout doucement en soupirant. Waouh… ça ne rigole vraiment pas ici… J’espère que c’est la seule chose de violente que je verrais, parce que sinon, ça va chauffer… Sur ce fait, il se tourna de nouveau vers moi, me fixant comme si j’allais lui apporter des ennuis.

Ah non, pire, il pense que c’est lui qui va m’attirer des ennuis… Il m’explique donc que si jamais il y avait un problème, je serais aussi prise en fautive, et que je ferais mieux d’aller jouer avec sa sœur. Il ne voulait pas m’avoir dans les pattes ? C’est dommage pour lui, j’avais décidé le contraire. Des trucs de filles ? C’est quoi ça ? Jouer aux grandes dames et passer la journée à se maquiller et se coiffer ? Beurk… C’est pas ça être une fille, ou alors, il y a un serieux problème. Non, une fille sait être belle pour ensuite partir à l’aventure! Il me jeta de nouveau un regard, comme inquiet de ma possible réaction à ses propos. Soit. Puisqu’il m’a amenée dans les jardins, on allait jouer.

« Trois choses… La première, va falloir être un peu plus courageux pour être mon prince charmant. » Sur ces mots, je lui tapotais l’épaule, comme une confidente « Mais je t’aiderai, ne t’en fais pas. La 2e, je déteste jouer à la poupée, je préfère les grandes aventures périlleuses. Et la dernière, je n’ai jamais dis que tu n’aurais le choix ! » Et sur ces mots, je lui offrais un sourire radieux. Paubra vittima !

Bon, voyons voir ce jardin ! Je ne pouvais qu’admettre que les lieux avaient du charme. Il y avait du gazon à perte de vue, avec des petits carrés fleurit un peu partout, précisément autour de fontaines de marbre. Plus loin, je pouvais apercevoir une sorte de rivière, ou était-ce un lac ? ça devenait trop loin pour ma vue, et une immense forêt. Il y avait aussi une allée d’arbre fleurit de roses, probablement entretenu depuis très longtemps. C’était un décor de rêve pour une romance fantastique et d’incroyables aventures. Et sans prévenir, je me saisis de sa main droit et, avec mon autre main, soulevait mes jupons, pour nous entrainer vers le lac et la forêt. J’avais une folle envie d’explorer les lieux, et tant pis pour ma cheville fragile ! Je ne le laissais absolument pas protester et, une fois arrivée sur la rive, je m’arrêtais, le laissant reprendre contenance et souffle à la fois, avant de me tourner vers lui.

« Alors, tu comptes toujours rester aussi peureux ou tu souhaites devenir mon héros ? » Demandais-je d’une voix forte en fixant le garçon aux jolis yeux. « Car vois-tu, nous avons une grande mission. Le monde est en danger, un danger terrible qui a prit naissance dans cette forêt tout prés de nous, et le mal s’y cache. Mais moi, Small Lady, ainsi que toi, Guerrier Xenos, nous devront arrêter les ténèbres avant qu’ils n’atteignent le palais Terrestre ! » Je désignais là son manoir. J’espérais qu’il rentre facilement dans l’aventure, car même si je savais jouer toute seule, j’ignorais pourquoi, mais je voulais qu’il soit mon ami !


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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 21 Déc - 22:37








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Moi qui ne voulais pas d'ennuis, je me sentais complètement perdu. La petite princesse blonde aux yeux émeraude n'avait vraiment pas l'air de vouloir me laisser tranquille. Non seulement, elle ne voulait pas me lâcher, mais en plus, elle voulait m'entraîner dans ses histoires de prince charmant... Mais quel âge avait-elle ? Apparemment, je n'avais pas vraiment le choix de faire ce qu'elle voulait. Mais elle se prenait pour qui ?! Une vraie princesse autoritaire... Enfin bon, si je ne voulais pas avoir d'ennuis, je devais me plier à ses caprices. Peut-être qu'avec un peu de chance si je faisais ce qu'elle voulait, elle finirait par me laisser tranquille et rentrer à l'intérieur pour continuer sa vie dans son coin. C'est donc en soupirant que je me laissais entraîner plus loin. Il fallait être courageux pour son prince charmant... Cela se voyait qu'elle ne me connaissait pas ! Le courage, j'en avais plein à revendre. Enfin du moins quand ma mère ne rôdait pas dans le coin. Depuis quelque temps et surtout après le départ de mon grand frère. J'avais vraiment l'impression que je n'étais qu'un élément du décor, que mon existence dans cette famille ne servait qu'à se défouler sur moi à la moindre contrariété. Lorsque je me retrouvais dehors, j'oubliais la réalité et je pouvais enfin faire ce que je voulais quand je le voulait. Au fond, la fille qui était avec moi, cherchait la même chose, mais pas pour les mêmes raisons. De ce que j'avais pu voir, elle avait une gentille et belle petite famille. Sa maman était très jolie et certainement tout le contraire de ma génitrice au niveau caractère. Dans un sens, en y repensant, j'étais peut-être jaloux d'elle.

Alors qu'elle s'arrêta de courir pour s'arrêter plus loin, près de la rive du petit lac de la demeure, elle se retourna vers moi pour me demander si j'allais rester peureux ou bien devenir son héros. Qu'est-ce qu'elle attendait de moi exactement ? Que je sorte une épée imaginaire et que je fasse semblant de galoper sur un cheval tout droit sorti de mon imagination ? Je me sentais vraiment mal à l'aise... Ce n'était pas vraiment le genre d'aventure que je faisais une fois en dehors de chez-moi. Moi, je pensais qu'elle voulait s'aventurer très loin, découvrir pleins de trucs chouettes, mais non... Ma mine déconcertée sur mon visage montrait bien que je n'étais pas tellement enjoué pour jouer à ce genre de jeux. Toutefois, je me devais de faire un effort. Pour une fois que quelqu'un voulait s'amuser avec moi.

- C'est d'accord Small Lady, allons sauver le monde. Bien entendu, on va devoir faire très attention ! D'après les rumeurs, les lieux sont remplis de monstres horribles et méchants.

Pas loin de moi, je voyais une branche qui pouvait me servir d'arme. En montrant ma trouvaille, je pris la pose du guerrier courageux et fier, avant de lui faire signe de me suivre.

- Vous devriez rester derrière moi, princesse. La forêt est pleine de danger, mais ne vous inquiétez pas, je resterai à vos côtés, vous ne craignez rien ! Moi le vaillant guerrier Xenos, je vous fais le serment de vous protéger au péril de ma vie !

En disant cela, je lui pris la main de ma main libre et sans tarder, nous allions entrer dans l'obscure forêt diabolique. Je faisais semblant de regarder à gauche puis à droite pour guetter les ennemis qui pourraient nous tomber dessus. Mais une fois bien entrés dans la forêt, je ne savais pas vraiment où je devais aller. Je me retournai vers la pseudo-princesse aux cheveux blonds dans l'espoir qu'elle me donne une indication qui pourrait nous faire avancer dans notre quête. Toutefois, alors que j'allais lui demander, quelque chose attira mon attention. Derrière elle, un buisson venait de bouger. En fronçant des sourcils, je la tirais vers moi pour la faire passer derrière et je levai ma fausse épée pour la protéger. J'avais oublié de lui indiquer que dans la petite forêt qui ne se trouvait pas loin de ma demeure, il y avait souvent des animaux sauvages qui s'aventuraient pour venir s'abreuver au lac. Qu'est-ce que cela pouvait bien être... J'espérai vraiment que ce ne soit pas un très gros animal, je ne ferais pas le poids avec mon bâton.

- Princesse, vous devriez fuir... Votre vie est bien plus importante que la mienne.

M'enfin si elle devait fuir... Elle n'irait pas très loin avec cette tenue. Elle finirait par s'accrocher à quelque chose et tomber... Ce n'était peut-être pas la meilleure des solutions. Si elle devait se faire mal, ma mère me tomberait dessus et j'allais le regretter pour le reste de ma vie. Mais le plus important, c'est qu'elle ne soit pas en danger et je devais la protéger.




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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Jeu 22 Déc - 1:04


Waouw… caches ta déception Xenos, elle est visible jusqu’à Amnéstris là… Bon, il ne semblait donc pas vouloir jouer à la même chose que moi, pourtant, forger le rêve et l’imagination permettait généralement de se sentir beaucoup mieux, et j’ignore pourquoi mais je suis certaine qu’il en aurait besoin. Cependant, il me suivit malgré tout, expliquant que les lieux étaient truffés de monstres horribles et méchants et qu’il fallait faire attention. Je clignais des yeux devant se revirement de situation et finit par esquisser un sourire ravi. Il alla récupérer une branche non loin de non et l’exhiba comme si c’était une véritable épée. Je ne voulais surtout pas le vexer, mais la rapière de maman avait bien plus de classe. Il prit la pause, et je dû bien reconnaitre qu’il commencer à rentrer dans le rôle de mon prince, avant de m’indiquer de le suivre. Il faisait bien plus sombre dans la forêt qu’à l’extérieur, on se serait cru au crépuscule !

La suite par contre, je l’ai prise un peu moins bien. Il disait que je devais me mettre derrière lui, que la forêt était pleine de danger, mais que puisqu’il restait à coté, je ne craignais rien. En revanche, le fait qu’il jure me protéger sur sa vie était quelque peu agréable. Je me sentais véritablement proche de Small Lady et de la Princesse Crystal, tous deux possédants des dons mais surtout, l’amour d’un prince prêt à tout pour elle. Le pire, c’est qu’il a alors saisit ma main, et que je me suis sentie rougir comme un coquelicot. Faut que j’arrête de penser aux histoires du prince charmant moi… Bref, il m’attira avec lui dans la forêt, guettant de part et d’autres les ennemis invisibles qui pourraient nous agresser. Il se tourna vers moi, et comme j’avais toujours ma main dans la sienne, j’ai de nouveau rougit, heureusement il regarda autre chose. Soudain, il fronça les sourcils et me tira à lui pour me faire passer derrière, agitant son arme devant un buisson.

Un buisson qui bouge ?

Là, mon preux chevalier m’expliqua que je ferais mieux de fuir, que ma vie était plus importante que la sienne.  J’ai cligné des yeux plusieurs fois en observant le buisson qu’il menaçait et finit par me détacher de sa main, m’avançant lentement de l’arbuste qui tremblait. Je me penchais alors en avant et écarter les maigres branches du buisson du bout des doigts, dévoilant un pauvre renardeau perdu. Je tendis ma main très lentement vers lui, paume vers le ciel, attendant qu’il ne vienne renifler mes doigts. Cruel monstre, bah tiens… Pauvre animal… Lorsqu’il fut sur que je n’étais pas un danger, je le pris lentement sous les pattes avant et le recueillais contre ma poitrine, me tournant vers Xenos. Naturellement, je lui offris un sourire radieux et quelque peu moqueur.

« Toujours vérifier si le buisson qui bouge n’abrite pas une victime… Ce pauvre petit à du se perdre en suivant sa mère… » Je lui caressais la tête du bout des doigts, la créature rousse semblait apprécier particulièrement les gratouilles derrière les oreilles. « De toute évidence, le mal est passé par ici, Guerrier Xenos, il nous faut retrouver où a été enfermée la mère du jeune Ban. Vous sentez-vous prêt pour cette mission ? » Oui, j’aurais tout aussi bien pu dire que nous devions essayer de retrouver sa mère, mais où était été le jeu ?

Tout en continuant de caresser la petite bête, je marchais lentement, évitant les herbes et les branches mortes étalées sur le sol pour ne pas déchirer ma robe. Je ne pouvais m’empêcher de lancer un regard en direction de mon compagnon de jeu. Il était un peu bizarre, avec ses cheveux blancs et ses yeux pourpres, puis son caractère effarouché, mais en même temps, il était si gentil… Je le voyais bien qu’il ne voulait pas jouer de cette manière moi, mais il s’est lancé pour me faire plaisir, juste pour ça, et vu comment est sa famille, le peu que j’en ai vu, et bah, c’est probablement lui le plus gentil de tous. Il pourrait vraiment être mon Hélios… Je secouais la tête lorsqu’il se tourna vers moi, et lui indiquais une clairière avec un grand chêne noir. Il fallait être très doux dans nos gestes, je les entendais faiblement, mais je savais qu’elles étaient là. Tout prêt.

« Chut… soyons délicat, nous approchons de la clairière aux fées… » Dis-je en mettant un doigt sur mes lèvres avant de me pencher sur la bruyère au sol. Là, j’ai frôlé les brindilles vertes du plat de ma main, et le très léger bourdonnement que j’entendais au début devint beaucoup plus fort, libérant des milliers de lucioles étincelantes qui s’élevèrent avec force au dessus de nous. Je savais comment fonctionner ses insectes, il y a le même dans le parc du manoir… « Regardez, Xenos, elles nous accordent leur protection. » Dis-je d’une petite voix tout en continuant de caresser le petit renard.


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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Jeu 22 Déc - 2:09








Feat : Princesse
Le buisson continuait de bouger en face de nous. Je n'avais pas peur, mais je ne voulais pas qu'il arrive malheur à ma princes... à ma nouvelle amie. Elle était si gentille et elle voulait passer un peu de temps avec moi, même sans me connaître plus que cela. Bien entendu, elle se servait de moi pour cette drôle d'histoire de chevalier et de Small Lady, mais qu'importe, cela me changeait tellement des autres enfants qui me cherchaient des ennuis à longueur de temps. Pouvais-je la considérer vraiment comme une amie ? Je n'en savais trop rien. Il me faudrait certainement un peu de temps avant de lui donner entièrement ma confiance. Je ne voulais pas être déçu à la fin. Mais aurais-je le temps de la connaître un peu mieux ? Combien de temps allait-elle rester chez nous ? Je n'en savais trop rien, mais autant en profiter comme si elle allait bientôt partir. Dans un sens, je me sentais un peu triste. Si je passais de bons moments avec elle, cela n'allait pas durer éternellement. Peut-être que demain, elle disparaîtrait de ma vie et que je ne la reverrai jamais. Je devrai alors retourner à ma misérable vie et affronter de nouveau la réalité de mon monde que je voulais tant fuir de toutes mes forces.

Ma compagne de jeu n'en faisait qu'à sa tête. Elle se détacha de ma main pour s'approcher de l'endroit suspect. Mais pourquoi elle n'écoutait rien ?! Si c'était un animal dangereux... Il pourrait la mordre ou pire que cela... Puis, lorsqu'elle écarta les branche du buisson, elle tendit les bras pour attraper un petit renard roux. Par chance, l'animal ne semblait pas être méchant ou bien méfiant, bien au contraire, il se laissait faire. Je lâchais un très long soupir de soulagement et plaçai une main sur mon visage pour faire descendre la tension que je subissais intérieurement. Cette fille était inconsciente... Mais très gentille. Plus aucun doute à ce sujet. Maintenant, nous avions une nouvelle mission : retrouver la mère de ce renardeau qui venait d'être baptisé « Ban ». Un nom débile, mais passons... Il était déjà beaucoup mieux que le mien. Je hochais la tête pour approuver la nouvelle mission et j'ouvris le pas pour escorter la demoiselle et l'animal dans ses bras.

- Au fait, pourquoi tu lui as donné le prénom « Ban ». Si on retrouve sa mère, on risque de jamais le revoir... Puis toi... Tu vas partir et tu ne reviendras peut-être jamais ici. Cela est inutile de donner des prénoms à des choses qu'on ne reverra jamais...

Oui, je sais... C'est débile comme discussion et cela n'allait mener à rien... Mais je ne sais pas, j'avais envie de parler avec elle et de savoir un plus sur cette mystérieuse et be... Enfin la fille qui allait passer un peu de temps chez moi ! Oh non... Voilà que je rougissais comme un nul... Ne me jugez pas ! De toute manière, la maman était bien plus belle déjà ! Et puis qui voudrait d'une fille diabolique qui saute dans le dos des gens pour vous entraîner à jouer à des jeux de fille, hein ?! Je suis pathétique...

Nous arrivions près d'une clairière et c'est alors que la Small Lady se pencha en avant pour toucher la bruyère et des centaines de lucioles s'envolèrent au-dessus de nous. C'était la première fois que je voyais cela et ce fut un instant magique. Je ne pouvais pas m'empêcher de regarder ces petites lumières voler avec un air d'émerveillement sur le visage. Ma mère m'aurait déjà donné une claque derrière la tête en me hurlant de fermer la bouche, car cela était très grossier et pas convenable pour un enfant de bonne famille. Je voulais tellement croire que ces lucioles étaient des fées, j'aurai tellement voulu que ma vie ne soit pas celle qu'elle était maintenant... Cela me rendait un peu triste dans le fond... Mais après avoir remis mes idées en place, je me décidais à ne rien laisser paraître pour ne pas gâcher ce moment. D'un geste de la main, je passais mes doigts dans mes cheveux et pris un air cool comme les héros dans les histoires et du coin de l'oeil, je zieutais la jeune fille avant de lâcher d'une voix assurée.

- Alors c'est ça vos fées ? Je suis tellement déçu... Moi qui pensais que ces créatures étaient les plus belles au monde... Elle ne valent rien comparé à vous, princesse.

Je lui lançais un grand sourire sincère, peut-être le seul sourire que je lançais à quelqu'un depuis la fameuse fois où j'ai surpris une conversation entre mon père et ma mère et qui me concernait. Bien entendu, je savais que Small Lady allait prendre cela comme une réplique dans ses histoires, mais dans un sens, je n'allais pas lui avouer que ce n'était pas totalement le personnage du guerrier qui parlait, mais bien moi. AAAARGH mais pourquoi j'agissais comme ça moi ?! Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais aussi bien en sa compagnie, pourquoi je me sentais tellement loin de mes ennuis et si apaisé... Serait-ce un maléfice ? Allez savoir.

Alors que nous étions près de la clairière aux fées, je n'attendis pas pour faire quelques pas en avant, toujours armé de ma fidèle épée de fortune. En vérifiant que personne ne se trouvait dans le coin, je fis signe à la demoiselle de me suivre. L'endroit était magnifique. Une étendue d'herbe ornée de belles fleurs, entourée d'arbres qui laissait filtrer un peu la lumière du soleil pour tamiser un peu l'endroit. Il était peut-être le temps de faire une pause dans notre aventure, après tout, les héros faisait souvent des pauses dans leur périple pour se reposer un peu et profiter un peu du paysage. Bien entendu, nous n'allions pas passer la nuit ici... Nos parents ne l'accepteraient certainement pas, surtout les miens. Je fis semblant de ranger mon épée à ma ceinture et m'installa en tailleur sur le sol en faisant signe à ma princesse de venir s'installer aussi avec l'animal.

- Cela me rappelle une histoire que ma mère me racontait lorsque nous étions petit à ma sœur et moi...

Il fut un temps, à l'époque où les chevaliers et les déesses venait de remporter une très longue guerre contre un clan de démons sanguinaires et très cruelle. Dans un pays qui appartenait au clan des fées, il y avait un homme qui cherchait une eau magique capable de donner la vie éternelle. Il avait quitté le peu de chose qu'il avait afin de changer sa vie qui ne lui plaisait plus. Cet homme n'avait pas un seul ami, il n'avait plus de famille... Sa sœur était décédée et son père adoptif avait dû le quitter pour lui éviter des ennuis. Bien des années après, alors que le monde ne voulait plus de lui en tant qu'humain, il avait décidé d'obtenir la vie éternelle afin de vivre longtemps et peut-être avoir l'espoir de rencontrer des gens qui deviendraient ses amis.

Au centre du pays des fées, au beau milieu d'une forêt remplie de créatures magiques, il y avait un immense arbre. D'après les légendes, au sommet de cet arbre se trouverait la fameuse eau qui lui permettrait de réaliser son vœux. Après beaucoup d'effort, il arriva au sommet de l'arbre et tomba nez à nez avec une fille et pas n'importe laquelle... La reine des fées, la gardienne de la vie éternelle. Cette dernière tenta, en usant de la magie, d'éloigner l'homme, mais rien n'y faisait, il revenait toujours. L'humain allait presque réussir son coup, mais la fée fit poussé des branches, qui l'étreignirent avec force pour le stopper. Elle lui demanda alors pourquoi il cherchait à prendre cette eau. Il fut sincère et lui conta son histoire. Elle fut tellement touchée, qu'elle le relâcha. Elle pouvait lire dans le cœur des gens et elle voyait qu'il ne cherchait pas la vie éternelle pour semer le chaos. La belle fée fut sincère et lui avoua que si l'homme buvait l'eau, la forêt des fées serait détruite et que toute la vie en ces lieux finirait par disparaître. C'est alors que l'homme se ravisa et au mieux de vouloir l'eau, il décida d'abandonner son rêve. Alors qu'il allait s'en aller, il remarqua que la fée semblait triste... En effet, cela faisait des centaines d'années qu'elle était piégée en haut de cet arbre et personne ne venait la voir. L'humain prit alors la décision de rester pendant sept jours à ses côtés et de lui faire oublier sa solitude.

Il lui apprit pleins de choses provenant du monde des humains et au fil des jours, ils tombèrent amoureux.  Cependant, au septième jour, l'homme annonça qu'il allait la quitter. Triste, la fée pensait qu'elle ne pourrait jamais s'en remettre, mais l'homme la rassura en lui assurant qu'il reviendrait un jour et qu'il viendrait l'arracher de son triste destin. Mais hélas, au moment de se quitter, un démon apparut en haut de l'arbre et détruisit tout sur son passage. L'homme voulu protéger sa bien-aimée en combattant le démon, mais il ne fit pas le poids. D'un seul coup, il transperça l'humain et la fée. Cette dernière, alors que ces forces l’abandonnait peu à peu, essaya de faire boire l'eau qui donnait la vie éternelle, mais l'humain mourant refusa. La fée avala alors le contenu de la coupe contenant l'eau et par un baiser, elle fit boire l'homme qu'elle aimait. Le démon détruisit tout sans que personne ne puisse rien faire. La fée mourut dans les bras de son bien-aimé, qui était maintenant condamné à vivre l'éternité sans celle qui faisait battre son cœur.


Je fis une pause pour regarder la blonde à mes côtés et fit un petit sourire.

- Cette histoire est triste, mais c'est le genre d'aventure que je rêve d'avoir. Bien sûr, je ne veux pas me retrouver tout seul et si je devais me retrouver dans la même situation, je pense que j'aurais fuit avec la fée. Et toi tu en pense quoi ?

Soudainement, je vis le petit renard qui se mit à renifler plusieurs fois. Au loin, près d'un arbre, un grand renard fit son apparition et se mit à grogner dans notre direction. Dans un sursaut, je me suis relevé et je me mettais devant la princesse qui tenait dans ses bras le renardeau. Est-ce que c'était sa mère ? Elle n'avait pas l'air très gentille... Où bien, elle pensait qu'on lui avait pris son petit. Je tournais la tête vers la fille qui m'accompagnait et je lui fit signe de la tête de lâcher le petit renard pour voir sa réaction.

-Il est temps pour lui de retourner de là où il vient. Il ne peut pas rester avec nous et sa mère pourrait nous attaquer pour le récupérer.




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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mar 10 Jan - 7:29

Je continuais de caresser la fourrure rousse du petit renard, lorsque la voix de Xenos me parvint de nouveau, et plus que les coquelicots, je me sentis prendre feu sur tout le visage. Il disait… Bon sang… Il disait que les fées auraient dû être les créatures les plus belles du monde, mais qu’elles ne valaient rien à coté de moi. Kyaaaaaa…. Xenos ! Ce n’est pas juste ! En plus, il me sourit… Qu’est-ce que je vais faire maintenant, je me sens minable et je n’arrive pas à reprendre une teinte normale… Je secouais la tête et passais une main sur mon visage pour essayer de cacher ma gène, mais c’était compliqué. Pourquoi fait-il ça au juste ? J’ai fini par cacher ma face dans la fourrure du renard et ne rien répondre du tout, j’allais de nouveau rougir. J’ignore si ces propos étaient sincères, mais son sourire oui, alors zut. Il fit alors quelques pas en avant, et j’en profitais pour essayer de reprendre mes esprits. Small lady avait un prince, c’était normal que j’ai le mien, pas besoin d’en faire toute une histoire pour une réplique et un sourire, si ? Si… C’est le premier garçon qui veut bien jouer avec moi, c’est le premier qui ne me complimente pas pour rentrer dans les bons papiers de mon papa et aider sa famille, c’est le premier qui me voit vraiment…

C’est le premier qui fait battre mon cœur aussi rapidement… Est-ce que c’est lui ? Est-ce que c’est lui ma grande aventure ? Peut-être… Maman ne m’as pas expliqué comment on le savait, jusque le secret caché… et encore, je ne sais pas vraiment ce que c’est non plus… Xenos me fait signe de le rejoindre un peu plus loin, il s’est installé en tailleurs et il semble m’attendre. Les joues roses, je parcours la distance qui nous sépare et me pose à ses cotés, étalant ma robe autour de moi pour éviter de me piquer avec les herbes. Tout en caressant l’animal, je l’écoutais me raconter cette histoire autrefois contée par sa mère lorsqu’il était plus petit. C’était une histoire qui, au début, semblait assez proche de celle que sa mère avait réécrite après un séjour à Lior, the willow maiden… Mais plus il avançait, plus les détails devenaient fortement dangereux. Un homme cherchant la fontaine de jouvence avait rencontré la vierge qui la protégeait, et bien que toujours repoussé, il finissait toujours par grimper à l’arbre sacré. Mais si l’homme ne cherchait pas à semer le chaos, lui donner l’eau reviendrait à détruire ce monde si paisible, alors, la vierge, aussi connue comme étant la reine des fées, lui expliqua la réalité.

L’homme, qui avait un bon fond, finit par refuser l’eau, mais sur le moment de partir, il constata la tristesse de la fée, alors, il lui promit de rester 7 jours pour combler sa solitude. Sept jours durant lesquels ils tombèrent amoureux… pour la nymphe c’était trois jours, mais le résultat était le même, on ne pouvait prendre à la forêt ce qui appartenait à la forêt. L’histoire de Xenos contenait un démon, mais jamais son héro n’aurait pu emporter la vierge avec lui…  J’acquiesçais silencieusement lorsqu’il annonça que cette histoire était triste mais que c’était le genre d’aventure qu’il voulait avoir. Il me demanda ce que j’aurais fais, lui disant qu’il aurait fuit avec la fée. J’aurais tué l’homme pendant qu’il agonisait… Vivre sans l’amour de sa vie… Ce n’était pas possible, vivre éternellement en sachant que l’être qui nous complète n’existe plus et qu’on a rien pu faire pour le sauver, vivre avec cette culpabilité me semblait impossible. Ce serait comme, survivre malgré la faim, la soif et la fatigue, sans jamais pouvoir se rassasier, s’abreuver, ou se reposer. Vivre un cauchemar éternel. La fée n’aurait jamais pu quitter ces lieux, elle était condamnée à conserver le calice sacré, et jamais leur amour n’aurait été permis, démon ou pas.

Ce sont les grognements qui m’ont sortis de mes réflexions funestes. Il y avait à l’autre bout de la clairière une grande renarde qui feulait dans notre direction, et le petit entre mes bras était agité. Xenos avait raison, la mère pouvait nous attaquer si on ne faisait rien. Je relâchais donc mon étreinte sur le petit qui se mit à japper en direction de la grande, il partit alors joyeusement, non sans émettre d’autres jappement pleins d‘euphories. D’autres petits renardeaux apparurent alors derrière la mère, et il y eut comme un regard entendu entre cette dernière et nous. L’adulte avait cessé de grogner et nous jaugeait du regard, puis la petite famille disparue dans les fourrés. Je secouais la tête avant de me tourner vers Xenos, j’avais un peu froid et le soleil commençait à se coucher. Je lançais un dernier regard en direction des fourrés et me rapprochais du garçon doucement.

« Xenos… Il va bientôt faire nuit… » Annonçais-je d’une petite voix en me frottant les bras, je n’avais pas de manches réelles pour me protéger de la brise du soir.

Je lançais un regard au petit garçon à la chevelure neige, je me sentais toujours bizarre à propos de lui, mais quelque chose d’autre s’était ajouté à cela. S’il avait semblé vouloir se cacher au début, cela aurait pu passer pour un enfant cherchant à faire une bêtise, mais on aurait dit que je risquais d’être punie avec lui simplement parce qu’il respirait. Je n’aimais pas cette réaction, j’avais l’impression que sa famille ne l’aimait pas beaucoup, voir pas du tout, il semblait être obligé de se cacher, et lors des présentations il avait été limite refoulé au profit de son frère ainé et ça ne me plaisait pas. Dooooonc, j’ai fais d’une pierre deux coups. Je l’ai attrapé par le bras qui était devant moi – quand il s’est mit en mode protecteur avec la renarde – et je l’ai tiré à moi pour le faire tomber sur mes jambes. Lorsqu’il a atterrit la tête la première sur mes cuisses, j’ai juste penché mon visage sur le sien et j’ai niché mon visage dans son cou. Il sentait vraiment bon le bougre… C’était doux et chaud, rassurant… si tu souffres, petit prince, dis-le moi, et j’essaierai de faire partir ta douleur du mieux que je le pourrais, je ne suis qu’une petite fille après tout…

« Si tu te barres avant que je l’ai décidé, je te noie… » Dis-je d’une voix trop douce pour être convaincante. Et je l’ai serré encore un peu contre moi, mon héro… mon ami… mon aventure… « Cette semaine, tu es à moi, d’accord ? Et je te harcèlerai même la nuit si je ne revois pas le sourire de tout à l’heure au moins une fois par jour… » je n’ai pas compris pourquoi, mais j’ai senti que je pleurais contre son cou… « Parce que toi aussi… t’as le droit d’être heureux et de vivre… Je ne te connais pas beaucoup et je ne sais pas ce qu’il se passe ici, mais j’aime pas te savoir pas bien… parce que... parce que... » Ça y est… je me sens devenir guimauve… Bravo Small lady, tu es ridicule, même la princesse n’aurait pas fait ça !



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 11 Jan - 16:36








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Les premières aventures de Small Lady et de son preux chevalier allaient prendre fin. Cela me rendait un peu triste de voir les rayons du soleil qu'on arrivait à peine à voir, commençaient à prendre une couleur orangée. Je n'avais vraiment pas envie de rentrer et de croiser le reste de ma famille, mais je ne pouvais pas non plus la laisser loin de sa propre famille. Dans un sens, je devais remercier le destin... Si je n'avais pas été dans cette famille, je n'aurais jamais eu la chance de croiser le chemin de cette petite fille. Même si elle était la seule chose de bien qui allait m'arriver dans ma pitoyable existence, je n'allais pas m'en plaindre. Aldrid, le majordome en chef de ma famille, m'avait dit un jour « On ne vit que pour attendre un seul moment : celui où on se sentirait vraiment vivant aux côtés d'une personne ». Peut-être avait-il raison. La semaine que j'allais passer en compagnie de cette fille allait être la grande aventure dont je rêvais. Même si elle n'était pas semblable à celle du livre que je chérissais, j'allais tout faire pour que la mienne soit digne d'être racontée un jour afin qu'elle ne soit jamais oubliée.

Je me tenais devant Small Lady alors qu'en face de nous, un renard fit son apparition. Il était grand temps de relâcher notre invité pour qu'il soit de nouveau avec les siens. J'entendis quelques jappements et je vis l'animal traverser la clairière en courant joyeusement vers sa famille. J'étais jaloux sur le coup. Le petit Ban était aimé par les siens. Je rêvais que ce soit la même chose pour moi. À chaque fois que je retournais à la maison, j'espérai tellement que ma famille m’accueille dans la joie et la bonne humeur, mais ce n'était pas le cas. Je devais sans cesse subir les critiques des miens, qui n'approuvaient pas mes actions. J'avais fait tellement d'effort pour les rendre fiers de moi, mais tout s'était écroulé en quelques minutes à cause d'un ennemi que je n'avais jamais soupçonné : Mon frère aîné. Alors que mon regard était fixé sur les animaux, j'attendis qu'ils disparaissent pour baisser les yeux vers le sol, souhaitant qu'on me permette un jour d'aimer et d'être aimé en retour. Soudainement, je sentis quelque chose m'agripper le bras et l'instant d'après, j'étais attiré vers l'arrière. Tombant comme une masse, ma tête heurta quelque chose et je fis la grimace. J'allais me mettre à râler, lorsque je vis en ouvrant les yeux, le visage de Small Lady au-dessus du mien. J'ouvris de grands yeux ronds, surpris par la demoiselle, rougissant un peu sur le coup. Mais qu'est-ce qu'elle... ?!! Elle venait d'enfouir son visage dans mon cou et je sentis un frisson me traverser l'intégralité du corps. Ce n'était désagréable du tout, je devais bien l'avouer.

Je ne savais pas quoi faire et la petite princesse m'ordonna de ne pas bouger, sous peine de me noyer. Le ton de sa voix était tellement doux, que je ne pouvais pas la prendre au sérieux. Bien entendu, je n'allais pas lui avouer que je ne comptais pas bouger et que je souhaitais, en réalité, rester comme cela le plus longtemps possible. Elle sentait bon... Comme une fleur. Je pouvais sentir ses longs cheveux blonds me chatouiller et ce qui me fit sourire doucement. Alors qu'elle me parlait d'être à elle pendant l'intégralité de son séjour, je sentis des gouttes d'eau chaudes perlaient au niveau de mon cou. Est-ce qu'elle pleurait ? Mais pourquoi elle était triste pour moi ? C'était bien la première fois que quelqu'un pleurait pour moi... Je ne savais pas comment réagir, mais cela me faisait plaisir. Small Lady n'arrivait pas à finir sa phrase, mais qu'importe... Je pense que j'avais compris où elle voulait en venir. Je sentis un pincement au niveau de mon cœur et instinctivement ma main se leva pour se poser sur la chevelure de la demoiselle.

- C'est d'accord... Je serai à toi pendant sept jours. C'est la première fois que quelqu'un s'intéresse à moi, non pas pour me dire quoi faire, mais pour ce que je suis vraiment. Alors s'il te plaît, ne sois pas triste. Je fais le serment de toujours te sourire comme tout à l'heure et de faire en sorte que pendant tous les moments que tu passes avec moi soient géniaux.

Je venais de fermer mes yeux et ma main caressa ses doux cheveux pour la rassurer un peu. Je ne voulais pas voir son visage triste, sinon j'allai me sentir coupable d'avoir fait pleurer ma première amie à qui je tenais. Je voulais la voir sourire et joyeuse tout le temps. En parlant de temps... Le soleil se couchait doucement et le froid commençait à se faire sentir. Lentement, je me redressai et fis en sorte pour que mon amie fasse de même. Assis en face d'elle, je retirais ma veste et m'approchai d'elle pour venir la déposer sur ses épaules avec délicatesse, profitant pour coller mon front contre le sien, essayant de chercher son regard émeraude. Je fis mon plus beau sourire avant de lui prendre les mains.

- Nous devrions rentrer, petite princesse. Il serait fort dommage que vous attrapiez froid par ma faute.

En me levant, je l'aider à faire de même. Je lâchai une de ses mains, mais gardai l'autre dans la mienne pour quitter ce lieu merveilleux et qui allait devenir mon endroit de refuge préféré à partir de maintenant. Je marchais aux côtés de Small Lady et traversai la petite forêt pour arriver de nouveau dans le grand jardin. En zieutant le ciel, je voyais la lune qui commençait à apparaître alors que le ciel était orange. Je n'avais pas envie de rentrer... Je savais qu'une fois à l'intérieur, ma première journée à ses côtés allait prendre fin. Il me resterait que six autres jours à profiter de sa présence dans ma demeure. Cela me rendait triste au fond, mais j'avais promis de lui sourire, alors je ne montrais rien. Mon regard fut soudainement attiré vers l'entrée de la grande maison qui me servait de foyer et je fus presque tétanisé sur le coup. Au loin, il y avait deux silhouettes qui attendaient en haut des escaliers... Celle d'Aldrid et celle de mon père. Ma main, qui tenait celle de la petite blonde, se resserra et mon sourire sur mon visage se fana lentement. J'allai avoir des ennuis. Je continuais à marcher et j'avançais un peu plus vite afin que ma partenaire de jeu ne puisse pas voir la contrariété sur mon visage avant de lui murmurer.

- Ça va aller. Je ne regrette pas et je vais assumer mes actes. C'est ce que font les chevaliers.

Arrivant enfin face aux escaliers, je fronçai les sourcils et lâchai la main de la petite princesse pour faire face à mon père. Il était rare qu'il daigne se montrer juste pour me remonter les bretelles, mais étant donné que nous avions des invités... Aldrid avait la tête baissée et n'osa même pas me regarder. Tout le monde avait peur de mon paternel, même moi, mais aujourd'hui, je ne me sentais pas effrayé par cet homme.

- Xenos... Je croyais pourtant avoir été clair. Tes bêtises vont trop loin. Emmener la fille de nos invités dans tes petites escapades... Tu sais ce qu'il te reste à faire. Aldrid, ramenez la jeune Chiara Williams à l'intérieur avec ces parents.

Mon père avait parlé et en effet, je savais ce qu'il me restait à faire. Sans attendre, je me dirigea vers la porte d'entrée où ma mère attendait en compagnie des parents de Small Lady. Je m'approchai, l'air résolu, vers la famille Williams et à peine deux mètres d'eux, je me penchai bien en avant, le regard fixant le sol.

- Je vous présente mes excuses pour avoir emmené votre fille avec moi dans la forêt. Par ma faute, vous deviez être inquiets de ne pas savoir où était Small La... votre fille.

En me redressant, je lançais un regard dans la direction d'Aldrid et de la petite princesse, adressant un petit clin d'oeil à cette dernière avant de me dirigeai vers les escaliers pour monter directement au second étage. Comme d'habitude, je ne mangerai pas avec eux et resterai enfermé dans ma chambre en guise de punition. J'avais l'habitude. En arrivant dans ma chambre, je me mis contre la porte que je venais de refermer et me laissa glisser jusqu'au sol. Peut-être que je ne la verrai pas ce soir... Mais je n'allais pas briser ma promesse. Il me restait six jours à être avec elle. Au bout d'un moment, je me traînai jusqu'à mon lit pour me laisser tomber dedans et ce qui m'étonna, c'est de me sentir si bien alors que je venais de me faire punir. J'esquissais un sourire en cachant mon visage dans mon oreiller puis soudainement, je fis un bond et mes mains cherchèrent quelque chose sur mon torse.

- Ah... J'ai oublié ma veste !




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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 13 Jan - 5:34



J’étais toujours au dessus de lui, j’essayais de calmer mes pleurs, mais sans grands succès. Je ne savais pas ce qu’il me prenait, juste que ça ne voulait pas s’arrêter… C’est là que j’ai sentis sa main se poser sur ma tête, et un nouveau sanglot a franchit mes lèvres alors que je resserrais l’étreinte sur Xenos. Les propos qui suivirent aussi, me firent pleurer, de joie cette fois-ci. Parce que finalement, j’avais véritablement trouvé l’être rien que pour moi, ma plus grande aventure. Il disait qu’il acceptait ma demande, qu’il ne voulait pas que je sois triste pour lui et qu’il faisait le serment de me sourire ainsi durant tous le séjour. J’avais envie de le garder contre moi pour toujours, que plus jamais ceux qui lui faisaient du mal ne l’approche, que quiconque ayant des idées terribles à son égard soit dévorés par un soleil cuisant et une pluie d’acide.

Le kidnapping d’enfant par d’autres est-il autorisé ?

Xenos finit par se redresser et m’obligea à faire de même. Nous étions assis face à face, et l’envie de le serrer de nouveau contre moi vint se faire sentir. Je ne voulais plus rentrer, pourtant je savais qu’il le fallait, nos parents allaient s’inquiéter… Je clignais des yeux en le voyant se rapprocher et rosit. Il venait de poser sa veste sur mes épaules, elle était chaude et sentait bon, comme lui mais en plus léger. Et là, il colla son front contre le mien, et je me suis sentie devenir encore plus rouge que le soleil couchant alors que je croisais son regard. Le sourire éclatant de sincérité qu’il m’offrit me donna de nouveau envie de pleurer, surtout lorsqu’il se saisit de mes mains comme pour me rassurer. Là, il expliqua que nous devrions rentrer, que je risquais d’attraper froid. Je n’ai pas osé le contredire, mais l’idée de m’enfuir avec lui et de vivre dans la forêt germa dans mon esprit en moins d’une seconde.

Il se leva, m’entrainant avec lui et gardant ma main dans la sienne. Nous traversâmes la première partie de la forêt avant d’apercevoir le début des jardins et le lac. Je n’avais pas envie de rentrer… Principalement parce que lui non plus, mais aussi parce que j’étais inquiète de la réaction de ses parents. Il avait été inquiet de me savoir avec lui à cause des punitions, alors là… J’ai ralentis le pas malgré moi, je ne voulais pas arriver trop vite dans cette grande bâtisse trop sombre et silencieuse qui manquait de joie réelle. À l’entrée de la grande demeure, il y avait deux personnes, je pouvais facilement distinguer le père désagréable et probablement stupide de mon prince, ainsi que son serviteur. J’ai sentie la prise de Xénos se resserrer sur ma main, et j’ai donc tourné mon visage vers celui qui commençait à faire battre mon cœur de fillette. Son sourire se fanait à mesure qu’on approchait et l’envie soudaine de le tirer de nouveau dans l’autre sens prit vie dans mon esprit, mais trop tardivement pour que je puisse la mettre à exécution, à mon regret, et ce, même s’il disait qu’il assumerait ses actes…

Car c’était les miens…

Une fois en face des escaliers, je le vis froncer les sourcils et venir faire face à son géniteur, cet homme était effrayant, mais je rêvais d’avoir la rapière de maman pour lui faire ravaler sa face putride de crapaud. Le discours qu’il lui tint me donna sincèrement envie de lui enfoncer  mon violon au fond de la gorge et de me servir de l’archer pour l’étouffer ensuite… Comme si Xénos était fautif de cette escapade, si cet homme savait un tiers de ce que je faisais simplement pour tronquer l’ennui, il ravalerait sa tirade. J’étais capable de grimper une armoire de plus de trois mètre de haut sans échelle, de traumatiser le chien dit méchant des voisins Conrad, d’utiliser les cordes laqué d’un piano comme lance pierre contre mes camarades. Alors qu’il ne vienne pas dire que Xénos était fautif et terriblement punissable, parce que j’allais lui montrer ce que c’était qu’une Williams aventurière ! Le serviteur allait me saisir par la main mais je l’en empêchais d’un geste sec et lançais un regard purement noir en direction du paternel de mon héro, avant de prendre la même direction que ce dernier.

Là, je vis Xénos s’excuser auprès de ma famille dans une révérence digne des plus grands princes. Sa mère semblait colérique de son comportement, en revanche, mes parents n’avaient pas du tout l’air inquiet. Ma mère semblait désolée pour lui et mon père me fixait comme si j’allais devoir machiner une combine pour me sortir de là. Il n’avait pas tout à fait tords. Surtout qu’il a hésité à dire Small lady, maintenant ma mère arbore un sourire amusé et alterne entre le visage du garçon et le mien. Je n’aime pas quand elle comprend tout trop vite, je peux rien cacher après… Je soupirais lorsque la mère de Xénos annonça qu’il serait privé de repas et consigné dans sa chambre toute la soirée. Si elle croit que ça va m’empêcher de le retrouver, elle se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude la vieille ! J’ai donc suivit mes parents jusqu’à la chambre que j’occuperais, apparemment celle à coté de mon ami, et papa me rappela que je devais toujours être capable de me défendre toute seule. Que certes, avait été un véritable gentleman en prenant ma défense, mais que je devais assumer mes actes seule plus tard…

En partant, maman m’annonça juste de ne pas me faire prendre.

J’ai du passer à la salle d’eau pour me changer et mettre une grande robe verte pour le diner avec tout le monde. Diner où je jurais plusieurs fois d’arracher la langue à la sœur de Xénos dans ma tête. Et puis Orphée, il faisait de la musique avec une lyre, pas avec sa grande gueule de primate ! Le diner était quelconque en soit, de grands rôtis, des entrées à n’en plus finir, ainsi que des oiseaux présentés et décorés mais tout aussi infâmes… Trop d’opulence tue l’opulence. Il faut savoir s’arrêter un jour tout de même, sinon ça devient n’importe quoi… Il faut savoir modérer, même quand on graisse la patte de quelqu’un. Le repas fini, j’ai prétexté une grande fatigue et suis montée me « coucher » avec un remerciement à la famille pour ce succulent repas. Ma mère m’a fait un clin d’œil la vicieuse… elle sait probablement que j’ai emporté sous mon jupon deux parts de tartes, mais elle faisait pareil quand elle était plus petite donc zut.

Arrivée dans ma chambrée, je me suis rapidement changé. D’abord, j’ai sorti les part de tartes des serviettes dans lesquelles je les avais enrobées, puis je les ais posés sur ma boite à gâteau. Ensuite, j’ai décidé que mon pyjama serait bien mieux pour les cascades que cette robe à volants. J’ai donc mis le pantalon à motif  noir et ma chemise longue avant de me tresser les cheveux avec des rubans, il ne fallait pas qu’ils me gênent. J’ai mis les part de tartes dans la boite – où se trouvait déjà une dizaine de cookies, et mit cette dernière dans mon étui à violon, ça rentrait tout juste. Préférant éviter d’être prise sur le fait, je verrouillais la pièce de l’intérieur avant d’ouvrir la fenêtre… Il fait froid !! Je me rappelais soudainement de la veste qu’il m’avait prêté et l’enfilait rapidement par-dessus mon pyjama, avant de glisser l’étui sur mon épaule doucement et d’avancer, pieds nus, sur le rebord…

Dix mètres à peine ? Ça devrait pouvoir se faire sans problème ! Il y a toujours un petit rebord qui sépare les différentes fenêtres des maisons à étages comme ça, donc j’ai juste à marcher dessus et à faire bien attention. Les ongles plantés dans le granit du mur extérieur, je marche en crabe sur le petit rebord, remerciant le ciel pour ma toute petite pointure, et avance lentement vers ce qui semble être la fenêtre de mon ami et héro. Arrivée en face de la grande vitrée carrelée qui ressemblait limite à une porte battante, j’ai faillis partir en arrière. Une bourrasque à fait soulever ma chemise et un grand courant d’air froid est venu me chatouiller le ventre. HORRIBLE ! J’ai cependant réussi à me retenir en m’accrochant à la poignée extérieure… C’est un crochet qu’il faut soulever… ça va être plus compliqué que prévu ça… autant éviter le massacre et simplement toquer… plus simple…

TOC TOC TOC



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 27 Jan - 23:09
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
La fin de l'une des plus belles journées que j'avais pu avoir dans ma vie. Pour la première fois depuis bien longtemps, je souhaitais vraiment revoir quelqu'un et passer tout mon temps avec cette personne. Un sentiment bien étrange et qui avait le pouvoir de me faire pousser des ailes. J'étais maintenant enfermé dans ma chambre suite à la punition d'avoir emmené l'unique fille de la famille Williams loin de la demeure pour faire une aventure. Je ne regrettais pas les moments passés avec elle, mais j'avais conscience depuis le départ que mon idée de l'embarquer dans la foret, m'attirerait les foudres de ma propre famille. Maintenant, j'étais seul et je ne pouvais m'empêcher de me demander si tout allait bien pour la petite Small Lady. Ses parents ne semblaient pas méchants et certainement tout le contre de ma mère et de mon père, mais peut-être ils ne voudraient plus qu'elle ne me revoit pendant le reste de la semaine à cause de mes actes. Cela me mettait en colère... Pas contre la sentence, mais contre moi-même... Je venais peut-être de perdre la seule amie que je pouvais avoir de mon côté.

Dans ma chambre, je faisais les cent pas... Attendant patiemment que le dîner se passe. J'avais une drôle d'idée en tête. Ma chambre communiquait avec celle d'à côté, grâce à une porte cachée. Autrement dit, j'avais l'intention d'aller rendre visite à la petite blonde pour m'assurer que tout allait bien pour elle et surtout m'excuser au cas où elle s'était fait gronder à son tour par ma faute. Mais alors que j'imaginais dans ma tête, mon plan pour aller la voir sans que personne ne se doute que j'avais quitté ma chambre, je m'arrêtai un court instant avant de me prendre la tête dans mes mains.

« WAAAAAH ! Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?!!! »

Je m'accroupis sur le sol, en me frottant les tempes avec mes poings. C'est vrai ça... J'avais complétement oublié ce que je lui avais dit en rentrant et sans oublier que je lui avais pris la main tout le long de notre voyage de retour. Mon dieu ! N'avais-je pas fait une erreur monumentale ? Je n'avais même pas demandé sa permission et j'avais dit de drôle de chose ! Aaaaah mais pourquoi je mettais conduit comme cela avec une fille ?! Qu'est-ce qu'elle pouvait bien penser de moi ? Small Lady devait certainement croire que j'étais un idiot ou bien un garçon sans aucune manière ! Bon, ce n'était pas totalement faux... Mais, j'avais tellement pris mon rôle de chevalier à cœur que j'avais oublié comment le vrai moi, aurait pu arranger la situation sans faire de vague. IMBECILE ! En y repensant, c'est vrai que j'aurais très bien pu revenir tout seul dans la demeure et faire en sorte que la petite princesse passe par la porte à l'arrière de la demeure. J'aurais menti en disant m'être baladé tout seul, et elle, de son côté, aurait fait croire qu'elle se baladait dans la maison. Je ne suis qu'un sombre idiot.... Pourquoi je n'avais pas pensé à cela ? Pourquoi je n'avais pas fait comme d'habitude...

« Cette fille doit m'avoir ensorcelé... »

J'avais pensé cela à voix haute avant de me vautrer encore une fois dans mon lit, la tête la première. Je pris mon oreiller dans mes bras et cachai mon visage pour étouffer un long soupir un peu triste. Il ne fallait pas que j'aille la voir. Non seulement, je ne saurais pas quoi dire, mais je ne savais pas si elle m'en voulais... Tout ce que je savais, c'est que j'avais envie de la voir et lui parler de tout et de rien, juste pour rester avec elle. Au fond de moi, je devais me faire une raison... Elle serait mon amie pour une semaine et ensuite, je ne la reverrais plus jamais. A quoi bon... Il fallait que je revienne à la réalité et arrêter de rêver comme un stupide enfant. Un jour, elle allait m'oublier et passerait certainement à autre chose, pendant que moi, je serais enfermé dans cette maison avec ma famille que je ne pouvais plus supporter.

Alors que mes yeux se fermèrent pour que je sombre enfin dans le pays des songes afin d'oublier mes pensées, j'attendis soudainement quelque chose frapper contre le carreau de ma fenêtre. Qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Un oiseau ? Sans grande conviction, je levai la tête pour regarder, mais j'avais oublié que mes rideaux étaient fermés. Le bruit recommença et je pris enfin mon courage à deux mains pour aller voir ce que c'était. Alors que je tirais les deux grands bouts de tissus, mon regard se posa sur les vitres et ce fut littéralement le choc de ma vie. Devant moi, au rebord de ma fenêtre, se tenait la petite fille des Williams. Écarquillant les yeux, j'ouvris la bouche et lâchai un hurlement muet qui dura de très longues secondes. Mais c'est impossible ?! Dites-moi que je rêve ! Ni une, ni deux, j'ouvre le loquet et la vitre avant de tendre la main vers la jeune demoiselle pour la tirer à l'intérieur sans aucune délicatesse. Elle tomba sur moi et je m'écrasai sur le sol en la gardant dans mes bras. Ma tête cogna sur le sol, mais qu'importe... J'étais encore sous le choc.

« Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?! Tu es complètement folle de passer par là ! Tu aurais pu te tuer !!! »

Je ne savais pas si je devais être heureux de la revoir, en colère ou bien inquiet... Mon visage devait montrer un mélange de ces trois sentiments. Pourvu qu'elle ne se moque pas de moi... Je me redressai lentement et fis en sorte pour me relever en l'aidant aussi. Un long soupir s'échappa d'entre mes lèvres. Au moins, elle n'avait rien. Puis alors que je baissais le regard vers le sol, je me rendis compte d'une chose.... Ma tenue... En effet, avant de me mettre à faire les cent pas dans ma chambre, j'étais en train de me mettre en pyjama afin d'aller me coucher. J'avais mis mon pantalon, mais je n'avais rien sur le haut du corps. Aaaaaah ! Sans tarder, je me précipitais vers mon lit pour attraper mon haut rouge qui suivait avec le bas et je le mis, lui tournant le dos.

« Pourquoi tu n'es pas passée par la porte ? Nos chambres communiquent entre elles... »

Je lui montrais du doigt la fameuse porte pas très loin de mon lit, tout en plissant les yeux. Je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas savoir cela, mais elle aurait pu passer par la porte principale aussi au mieux de prendre des risques... Est-ce qu'elle se prenait pour une immortelle ?! Finalement, je me retournais vers elle et affichai un petit sourire.

« Je suis désolé pour tout à l'heure... Tu as dû te faire gronder aussi par tes parents et c'est de ma faute. Je voulais venir te voir, mais j'avais peur que tu sois en colère contre moi après tout cela. »

Xenos déjà futur nudiste ?
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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 24 Fév - 17:18

J’ai toqué une première fois à la porte vitrée, et une nouvelle brise me secoua, j’ai faillis tomber d’ailleurs. M’enfin voilà, Xenos mit beaucoup trop de temps à venir m’ouvrir… Après, peut-être qu’il ne s’y attendait pas ? Ou bien qu’il dormait déjà ? Je ne le savais pas, tout ce que je savais, c’était que j’avais hâte qu’il m’ouvre pour lui faire la surprise et lui montrer ce que j’avais apporté. J’ai attendu encore un moment, et alors que je n’y croyais plus, j’ai faillis tomber à la renverse. Soudain, les rideaux de sa chambre furent tirés vivement, et mon ami m’apparus alors, les yeux grand écarquillés de stupeur. SURPRISE !... Arrêtes d’ouvrir la bouche espèce d’idiot et ouvres moi cette foutue porte vitrée avant que le vent ne m’emporte !! Oui voilà… Quoi ??? Je ne m’attendais absolument pas à ce qui suivit. Déjà, j’ai eus le choc de voir que Xenos n’était pas totalement en pyjama, et ensuite, le choc suivant fut celui de ma tête percutant son torse après qu’il m’ait tiré vers lui violemment pour m’éviter une nouvelle chute.

Je me suis alors fait sermonner par mon ami, disant que j’étais complètement folle d’être passée par là et que j’aurais pu me tuer… Sait-il que je suis capable de faire pire ? Peut-être devrais-je un jour lui dire ? En revanche, son visage affichait un panel incroyable d’émotion, je n’arrivais même pas à savoir si ça lui faisait véritablement plaisir que je sois venue… Il m’aida à me relever en faisant de même avant de soupirer, puis baisser le regard, avant de s’écarter brusquement de moi et de se précipiter sur le lit pour enfiler le haut de son pyjama. Et là… Blague… Pourquoi n’étais-je pas passée par la porte qui faisait communiquer nos chambres ? Et le tout en montrant une petite porte non loin de son lit. C’est marrant, si on suit la direction indiqué, on arrive devant la commode décorée de marbre de la chambre… Ils ont clairement bloqué l’entrée de mon coté… Je n’aime vraiment pas la famille de mon ami, c’est bizarre leur comportement avec lui, et ça ne me plait pas du tout !

J’allais dire que ses parents étaient véritablement louches lorsqu’il esquissa un petit sourire dans ma direction, ce qui me fit rougir, pour finalement s’excuser, et ça me fit cligner des yeux. Comment ça ? Il disait qu’il avait peur que je ne lui en veuille, que mes parents avaient dû me gronder et que c’était de sa faute… Oui, en effet, il est très loin du compte en fait ? Par contre je note qu’il voulait venir me voir, ça veut dire que même si je suis exubérante, il m’aime bien, et je sais qu’il ne ment pas parce que c’est un vrai petit sourire en face de moi. Donc, mon ami est un idiot… D’une main, je le poussais en direction de son lit pour le faire s’asseoir et vint m’installer à mon tour, en tailleur sur les draps, déballant mon étui à violon. Je sortais la boite avec les biscuits et posais le tout entre nous, ouvrant la petite boite avec un sourire malicieux. C’était pour lui que j’avais fait ça après tout…

« Alors tout d’abord, si tu avais fait plus attention ils ont fermé ta porte à clef, et celle que tu viens de montrer dans le mur est bloqué par une armoire. Donc je suis passée par la fenêtre, logique. » Je secouais mes tresses, avant de sortir les petites parts de tarte que j’avais chipé ainsi que les biscuits de leurs serviettes pour les poser ensuite sur le couvercle de la boite ouverte. « Mes parents ont l’habitude, ma même à même tendance à m’encourager pour les aventures en tout genre… Donc ils ne m’ont pas grondé, et maman m’a juste dit de faire attention à ce qu’on ne se fasse plus prendre cette fois-ci… Maintenant, je t’ai apporté du dessert, je ne savais pas si tu avais mangé ou  non, mais comme tes parents sont bizarres, je me suis dit qu’un peu de sucrerie te ferait du bien ! » Et j’y ai tendu les parts de tartes.

Là, en attendant qu’il mange, j’ai piqué un coussin de son lit et je me suis vautrée dessus, à plat ventre et jambe repliée. Mes tresses à rubans étaient éparpillées autour de nous alors que je me redressais sur les coudes pour l’apercevoir. Je ne lui ai pas encore rendu sa veste, mais je le ferais après, là il doit manger pour se remettre de notre journée. En attendant qu’il mange, j’ai sortit mon violon de son étui et j’ai joué en pizzicato du bout des doigts dessus.


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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 12 Avr - 15:28
  • Xenos G. Van Baelsar
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Quand le destin s'en mêle.
Moi, Xenos Galan Van Baelsar, je n'arrivais pas à comprendre le monde dans lequel je vivais. Depuis que j'étais petit, mes parents n'arrêtaient pas de me le rabâcher à longueur de temps. J'étais une perte de temps à leurs yeux, préférant s'occuper de mon grand frère qui avait tout ce qu'il voulait. Je venais d'un monde pourtant où tout devait me sourire, mais ce n'était pas le cas. Qu'importe ce que je fasse, ce que je dis... Rien ne changeait pour moi. J'étais le mouton noir de la famille et tout le monde avec qui je partageais le même sang ne se privait pas pour me le faire comprendre. J'étais jeune et j'avais encore de l'espoir que les choses changent, mais combien de temps pourrais-je tenir ainsi ?

Évidemment, je n'avais pas pris en compte que j'allais faire une rencontre qui allait me redonner le sourire que j'avais perdu il y a quelque temps déjà. Cette personne, aussi incroyable que cela pouvait paraître, allait devenir pendant une semaine, mon rayon de soleil traversant les ténèbres qui m'engloutissaient peu à peu. Sept jours... Sept jours où je pouvais enfin me comporter comme je l'entendais devant une personne qui n'allait pas me juger pour chaque mots que j'allais prononcer, pour chaque geste que je ferais. Une courte liberté qui aurait certainement un prix, mais peu importe... Je voulais tout donner, tout ce que je possédais si cela pouvait me permettre d'être avec elle. Bien sûr, j'étais loin de me douter que le prix que je devais payer pour ces instants de bonheurs allait changer radicalement ma vie à jamais et me faire tomber dans le néant, faisant ainsi disparaître mon existence de la surface de la terre. Aurais-je fait les mêmes choix si j'avais pu savoir ce que l'avenir me réservait ? Non, je n'aurai rien changé et je me serais encore battu rien que pour en venir à ce moment précis de ma vie.

Je venais de passer un sale moment devant mes parents. J'avais dépassé encore les limites pour eux en embarquant la princesse avec moi dans les bois de notre domaine. Exilé dans ma chambre, j'étais loin de me douter que ma partenaire de jeu allait revenir à la charge en passant par l'issue que personne n'avait pensé à bloquer : La fenêtre. Non mais il fallait vraiment avoir des neurones en moins ou bien venir d'une famille d'acrobate pour passer par l'extérieur ! Encore une fois... Je ne comprenais pas le monde dans lequel j'étais tombé et je n'arrivais pas à cerner la fille qui était maintenant dans ma chambre. Bien entendu que j'étais heureux qu'elle soit venue me voir, mais si cette gamine était tombée.. Je... Je n'avais pas envie de perdre ma seule amie ! Mon coeur ne tenait plus en place avec toutes les émotions que je ressentais à ce moment précis. Je devais peut-être me mettre en colère contre elle, mais j'étais content de sa venue... Je voulais lui sourire, mais j'étais triste rien que d'imaginer qu'elle aurait pu se tuer juste à quelques mètres de moi. La seule chose dont j'étais certain, c'est de la sensation de frustration que je pouvais ressentir en moi parce que je n'arrivais pas à la comprendre ! Aaaaargh cette fichue princesse allait me rendre chèvre !

Retour à la réalité subitement... La petite fille me poussa jusqu'à mon lit pour que je m'installe et pour en faire de même. Je n'avais pas remarqué l'étui à violon avec elle. Mais qu'est-ce que... J'ouvris des grands yeux en l'observant sortir de la nourriture de sa cachette. Elle avait osé prendre des restes pour venir me les apporter ?! Si jamais ma mère l'apprenait, j'allais finir empaillé avec les animaux de la chasse qui servaient de butin à mon paternel ! J'allais donc mourir si jeune, sans même connaître le monde et avoir une famille ? Adieu mes rêves, l'enfer est proche que je sens déjà les flammes du purgatoire me chatouiller les narines... Ah non, ce sont des parts de tarte !

« Cela ne m'étonne pas que mes parents ont bloqué toutes les entrées vers ma chambre. C'est pour éviter que j'aille jusqu'aux cuisines pour manger. »

Je tendais une main presque tremblante vers la nourriture. J'avais faim et le bruit de mon estomac ne laissa guère place au doute. Pendant que la princesse était occupée avec son instrument, mon regard s'abaissa sur mes mains. Je fixai la part de tarte que je tenais entre mes doigts, me demandant comment j'en étais encore arrivé là et pourquoi cette fille bravait tous les dangers pour m'apporter de la nourriture en secret alors que je méritais amplement ma sentence. D'un seul coup, je me suis retourné pour ne pas lui faire face. J'avais honte maintenant... J'avais l'impression de dépendre de quelqu'un et je ne voulais pas ! Ce que je désirais, c'est enfin qu'on m'accepte pour ce que je ne suis pas avoir la pitié d'une étrangère... Mes parents avaient donc raison, je n'étais qu'un échec cuisant et qui ne serait capable de rien dans sa vie. Fronçant des sourcils, j'ouvris la bouche pour lâcher la colère que je ressentais... Je n'avais pas envie d'être méchant avec elle, mais je ne pouvais pas m'empêcher de déballer ce que j'avais sur le coeur.

« Pourquoi tu es venue ici ?! Pourquoi t'es gentille avec moi alors que tout le monde me traite comme un moins-que-rien ?! Tu n'aurais pas dû venir ici avec ces choses... Ce n'est pas toi qui vas encore subir la colère de mes parents... Ah moins que tu es venue te moquer de moi parce qu'en réalité, tu es une méchante fille qui ne cherche qu'à regarder les autres avoir mal à ta place ? Et... Et...pou...pourquoi...pourquoi il pleut sur ma tarte alors qu'on est dans ma chambre... »

Je n'avais pas fait attention, mais des larmes coulaient de mes yeux. D'un coup, je me suis mis à renifler pour me calmer, mais rien n'y faisait. En réalité, je ne voulais pas l'admettre, mais j'étais jaloux de cette princesse qui semblait avoir une famille parfaite. Pourquoi fallait-il que ce genre de chose tombe sur moi ? Pourquoi je ne pouvais pas être aussi joyeux qu'elle. Lentement, mes mains lâchèrent la part de tarte qui s'écrase sur le sol après avoir percuté les draps de mon lit. J'avais mal depuis longtemps et j'avais toujours tout caché jusqu'à maintenant, mais pour une raison que j'ignorai, j'avais envie de tout lui dire et de pas lui faire de secrets. Est-ce cela qu'on appelle avoir un ami ?

Le syndrome de l'enfant pleurnichard...
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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Ven 21 Avr - 3:23



Je jouais quelques petits morceaux en pizzicato, mes doigts pinçant les cordes lentement, tout en le suivant du regard, mon ami avait l’air bizarre. Il avait l’air choqué, choqué de ma venue, de ce que j’avais fait pour venir, des raisons de ma venue mais aussi de ce que j’avais apporté. Bah quoi ? Ces parents sont stupides et le prive de repas, je ne vais pas laisser mon ami mourir de faim parce qu’ils sont frustrés du livre ! Lorsqu’il expliqua les raisons pour lesquelles les portes avaient été scellées ou fermées à double tour, j’ai sentis mes joues devenir rouges, et je les ais gonflées de colère. Ils n’ont pas le droit de faire ça ! C’est dit, et papa l’a plusieurs fois répété ! Les enfants doivent être choyés et protégés, pas affamés et enfermés ! Elle n’aimait pas ces gens, vraiment absolument pas, et si elle ne pouvait pas agir d’elle-même sur eux, elle pouvait agir en douce pour lui rendre la vie au mieux.

Il tremblait en tenant la part de tarte, et son estomac grogna sourdement. Il avait clairement faim… Avait-il au moins mangé avant qu’ils n’arrivent ? Elle avait des doutes…Il avait l’air si fragile à présent, perdu aussi… Et… Mais par le ciel pourquoi est-ce qu’il se retourne maintenant ? Il avait l’air d’avoir honte maintenant, et semblait ne plus vouloir me regarder, pourquoi ? J’ai arrêté de jouer du violon du bout de mes doigts et je l’ai posé sur un coin du lit pour me rapprocher de mon ami, et c’est là que j’ai plus rien compris. Il a juste ouvert la bouche, et s’est mit à gronder tout seul… Il m’agressait presque, demandant pourquoi j’étais venue ici, pourquoi j’étais gentille avec lui alors que les autres le méprisaient. Que je n’aurais pas dû agir de la sorte, qu’il allait encore subir la colère de ses parents par ma faute. Et ça, ça me fit bizarre. Parce que ça me faisait mal, et en même temps, j’avais envie de pleurer avec lui, et de frapper les parents en question avec des branches couvertes d’épines.

Ensuite, il commença à douter des raisons de ma venue, et là, j’ai eus encore plus mal sans savoir pourquoi. Il disait que j’étais peut-être venue pour me moquer de lui, parce que j’étais méchante et que je voulais voir les autres souffrir… Il ne comprenait pas… Il ne semblait pas le voir, que tout ce que je voulais, c’était qu’il soit heureux… Qu’il sourit, d’un vrai sourire, un très grand. Je me suis penchée vers lui, et sur la dernière phrase, j’ai compris qu’il pleurait. Il en a lâché la part de tarte que je lui avais apporté, et cette dernière, rebondit sur le lit avant d’atteindre le tapis. Pourquoi est-ce qu’il souffrait autant ? Il n’avait rien fait pour ça, j’en étais certaine ! Ils n’avaient pas le droit de faire souffrir Xenos comme ça, je l’interdit ! Et je n’allais pas le laisser pleurer non plus… je ne pouvais pas alors que c’était mon ami… Mon petit prince…

Sans que je comprenne comment, ni quand, j’avais pris Xenos contre moi, dans une étreinte que je rendais la plus chaleureuse possible. Je me penchais d’avant en arrière, caressant ses cheveux du bout de mes doigts, alors que sa tête reposait contre mon épaule. Et j’ai voulu le rassurer sur ma venue, sur le pourquoi j’étais ici… Parce que je ne pouvais pas le laisser pleurer comme ça…« Je suis venue parce que je le voulais, tu m’as faite passer un super après-midi, et à cause de moi, tes parents complètement idiots t’ont privé de repas. Alors je voulais que tu puisses quand même manger un peu… Et je n’ai pas pensé au danger, juste à toi… » J’ai embrassé la chevelure neige tout en continuant de le bercer contre moi. « Tu es quelqu’un de génial, Xenos, merveilleux même… Un véritable prince, et n’en doute jamais, peu importe ce que disent les gens, ils sont stupides ! Moi je sais qui tu es… » J’ai continué un petit moment à l’apaiser ainsi, caressant ses cheveux et le gardant contre moi… Et puis… Je me suis mise à chanter… C’était l’une des vieilles berceuses de ma famille, juste écrite dans les livrets, sans même un véritable air à chantonner. Mais j’en ai inventé un ce soir là…

« You must go where I can not,
Pangur Bàn, Pangur Bàn,
Nil sa saol seo, ach ceo,
Is ni bheimid beo, ach seal beag gearr.
Pangur Bàn, Pangur Bàn,
Nil sa saol seo, ach ceo,
Is ni bheimid beo, ach seal beag gearr. »


Je l’ai alors un peu relâché, et je me suis mise en face de lui, tenant toujours ses épaules et collant mon front contre le sien. « Xenos, tu es quelqu’un de merveilleux, n’en doute plus jamais, d’accord ? Tu es bien plus que tout ce qu’ils ont dit à ton sujet… Tu es mon héros… » Je me suis sentie rougir, mais j’ai agit comme si tout était naturel… Mes mains ont glissé lentement de ses épaules jusqu’à ses bras, et je l’ai tiré vers moi, me rapprochant encore plus de lui. Il était mon prince, mon Xenos… Alors j’ai posé mes lèvres sur les siennes très rapidement, avant de me reculer, les joues roses mais un sourire doux sur le visage. « J’aimerai tellement que tu retrouves le sourire… » Dis-je d’une petite voix timide. Je ne savais pas vraiment ce qui m’avait prit, c’était bizarre mais… Il me semblait que c’était… la seule chose à faire… Je ne voulais plus le voir pleurer, plus jamais !



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Sam 22 Avr - 20:37
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Voilà que je craquais. La douleur que je ressentais au fond de moi, semblait s'apaiser un peu, mais pas assez pour me faire oublier toute la peine que je cachais au fond de moi. Tu parles d'un prince... Un vrai prince ne pleurait jamais devant sa princesse, même dans les situations les plus désespérées. La petite fille devait se moquer de moi. Je ne pouvais pas voir son visage, étant de dos à elle sur le lit. Elle pouvait bien rire... Après tout, peut-être qu'elle était comme les autres enfants que j'avais croisé jusque-là. Le souvenir douloureux de la fête qui s'était déroulait quelque temps auparavant me revenu en mémoire. Le soir où j'avais compris que je n'avais aucun allié dans ce monde où j'avais vu le jour.

Mon propre frère m'avait tendu un piège durant cette soirée. Sirius avait utilisé un autre enfant qui ne m'aimait pas pour qu'il me frappe. Cela s'était passé si vite que, je n'avais rien vu venir. Je m'étais défendu comme je le pouvais et alors que j'avais réussi à gagner contre cette brute de Wilfried, mon frère était arrivé et il m'avoua la triste vérité. Je ne voulais rien entendre, persuadé que ce n'était une plaisanterie de mauvais goût... Pourtant, ce soir-là, j'avais rencontré le vrai visage de mon bien-aimé frère, le digne héritier de la famille Van Baelsar. Cette fois-là aussi, j'avais pleuré pendant un long moment. Mon espoir et mon amour pour ma famille étaient totalement anéantis, déchirés en petits morceaux. Tous les efforts que j'avais fournis depuis des lustres, venaient d'être balayés par le vent. Plus jamais... Plus jamais je ne serais le même. Le destin m'avait fait clairement comprendre que je n'avais pas ma place dans ce monde et j'avais accepté cette fatalité. Mais maintenant... Je doutais de nouveau à cause de cette fille.

J'étais loin d'être idiot, malgré ce qu'on pouvait penser de moi. Je faisais semblant d'être un enfant qui pensait rien comprendre à la vie, mais ce n'était pas le cas. Plus le temps passait, plus je voyais comment le monde tournait. Six ans... Je n'avais que six ans, mais dans ma tête, j'en avais bien plus. Comment pourrais-je me comporter comme un enfant de mon âge avec ce que je subissais tous les jours. Aujourd'hui encore, je venais de me prendre une punition pour avoir emmené cette étrangère avec moi dans la forêt qui se trouvait dans notre domaine. J'étais stupide... Je savais parfaitement comment ça allait se finir pour moi, mais j'y suis allé tout de même. Je m'étais bien amusé en compagnie de cette princesse, mais était-ce vraiment le cas pour elle aussi ? Cette fille que je ne connaissais pas, que je venais à peine de rencontrer... Elle qui m'avait choisi pour que je joue le rôle de son prince pendant cette aventure. Peut-être qu'elle se servait de moi aussi. Qu'est-ce que je devais en penser ?

Mes larmes ne voulaient pas s'arrêter. Ma part de tarte était maintenant au sol. Je tremblais de partout. J'étais en colère, mais pas contre elle... Contre moi. Bien même que j'étais assez intelligent pour comprendre mon monde, je me trouvais tellement stupide de pleurer comme ça. Mais qu'est-ce que j'en pouvais ? La tristesse en moi était bien trop grande pour ma petite taille. Soudainement, je me suis senti partir en arrière d'un seul coup, me retrouvant dans les bras de la princesse aux cheveux blonds qui était maintenant très proche de moi. Ma tête était posée sur son épaule et elle commença à se balancer. Mais qu'est-ce qu'elle faisait au juste ? Mes petits yeux étaient écarquillés et ma vue embrouillée par les larmes qui ne cessaient pas de couler. Encore une fois, je ne comprenais pas ce qui arrivait, mais tout ce que je pouvais dire, c'est que ma tristesse était en train de disparaître petit à petit. Pendant qu'elle me berçait dans ses bras, je me mis à renifler... Cette odeur de fleurs, ça sentait bon...

J'allais ouvrir la bouche pour lui dire ce que je pensais, mais rien n'y faisait. Pas un son sorti de ma bouche à cet instant. Rapidement, mon visage alla se nicher contre elle pour que la petite blonde ne puisse pas voir mon visage et mes yeux rouges. Je voulais tellement lui dire qu'elle était gentille et que ses paroles m'aidaient à me sentir mieux, mais je n'y arrivais pas. Je n'avais pas peur, mais j'avais honte de ma personne. Après tout ce que je venais de lui dire, elle était restée et maintenant, elle me consolait. Je n'étais pas un véritable prince, j'étais pitoyable. Puis arriva le moment où elle se mise à chantonner une sorte de berceuse. Bien que mon visage fût caché contre son épaule, je fronçais les sourcils pendant un court instant avant de me détendre, fermant les yeux. Je ne comprenais pas les paroles, mais c'était joli. Quelque chose en moi, à l'intérieur de mon torse se serra... Je pense que mon coeur venait de rater un battement.

Finalement, elle me relâchant de son étreinte pour m'attraper par les épaules et coller son front contre le mien. J'étais gêné et mes yeux tentaient de fuir son regard. De sa petite voix, elle me laissa entendre que j'étais son héros et que je ne devais pas me préoccuper de ce que les autres pouvaient dire. Plus facile à dire qu'à faire... J'allais encore ouvrir la bouche pour lui parler, mais quelque chose se rapprocha dangereusement de mon visage et me laissa sans voix encore une fois. Pendant un instant, je ne bougeais plus... Mon regard était maintenant dirigé vers elle alors qu'elle se reculait. Qu'est-ce que... Mes yeux s'ouvrir bien plus grand et le rouge me monta à la tête. J'étais incapable de bouger. Quelque chose venait de se poser sur mes lèvres pendant une fraction de seconde, mais je.. Enfin... Mon corps se remit à trembler de plus belle et d'un seul coup, tout se débloquait en moi.

« Qu..Que..Je... Tu...  »

Je me mis à balbutier sans arriver à dire une phrase entière. Je fis un bond en arrière et je pouvais me sentir tomber du lit. Mon dos et ma tête entrèrent en contact avec le sol dans un bruit sourd alors qu'un cri s'échappa de moi. Gnééééééééé ?! Serait-ce possible ?! Est-ce qu'elle venait de m'em... Ooooooh ! Dans ma tête, je ne savais plus où me mettre ! C'était la première fois que ça m'arrivait ! Est-ce que cela était légal ?! J'avais l'impression de bouillir dans mon propre corps. J'avais peut-être de la fumée qui me sortait des oreilles. C'était tellement gênant ! Je me roulais sur le sol, me cachant le visage dans mes mains pour éviter qu'elle ne me voit rougir comme un idiot. Finalement, je m'étais relevé et mon regard alla croiser le sien, la bouche presque grande ouverte. Qu'est-ce que je pouvais bien lui dire ?! Toutefois, un bruit à la porte me fit sursauter. Une clé venait d'être entrée dans la serrure afin de la déverrouiller. Ah non ! Pitié que ce ne soit pas mes parents ! Non seulement, j'allais me faire tuer, mais, elle n'avait pas le droit d'être dans ma chambre. Comment j'allais faire ?! Tétanisé, je vis la porte s'ouvrir et la silhouette d'Aldrid fit son apparition.

« J'ai entendu du bruit venant de votre chambre. Est-ce que tout va...  »

Le majordome s'arrêta en entrant et lança un regard vers nous en clignant des yeux. Il resta silencieux quelques secondes avant d'afficher un petit sourire en coin. L'homme aux cheveux grisonnant, attachés en queue-de-cheval tourna le regard vers moi et lâcha un soupir.

« J'étais venu vous apporter une petite collation. Vous deviez avoir faim, mais je vois que je me suis fait du souci pour rien. Vous êtes déjà entre de bonnes-mains, si je peux me permettre.  »

L'homme en noir et blanc se mit à ricaner doucement avant de montrer un petit panier en osier avec de la nourriture dedans. Il s'avança dans la pièce et s'approcha de mon bureau pour y déposer le panier avant de venir me voir. Il posa sa main sur le haut de ma tête et regarda en coin la petite princesse. Il m’ébouriffa les cheveux avant de repartir vers la porte.

« Ne restez pas éveillés trop tard. Je laisse la porte déverrouillée pour votre charmante amie. Vous avez bien de la chance de l'avoir, monsieur.  »

Il fit un signe de tête vers la demoiselle avant de s'incliner et refermer la porte derrière lui. Je fus soulagé d'un coup. J'avais oublié que cet homme était bien la seule personne à faire attention à moi malgré tout. Ma tête se tourna alors vers la petite fille et je lui adressai un grand sourire. Maintenant calmé, je me dirigeais vers le lit pour venir lui prendre les mains et plonger mon regard rouge dans le sien.

« Merci, princesse. Je suis désolé pour les choses méchantes que j'ai pu dire... Je... Je ne les pensais pas.  »

Je la fixais longuement avant de venir m'asseoir sur le lit. Pendant un instant, je détournais les yeux. J'avais envie de lui demander quelque chose, mais j'avais peur de le faire. Il était peut-être temps de se comporter comme un véritable chevalier et être digne de son héros. Dans une grande inspiration, je pris mon courage à deux mains avant de me lancer.

« Tu sais... Ta chanson... Elle était jolie. Euh... Est-ce que... Tu voudrais bien encore me la chanter encore une fois pour m'aider à dormir ? Hmm... Non, ce n'est pas ce que je voulais...Enfin... Est-ce que tu veux rester avec moi ?  »

Malgré ma gêne, je souriais de nouveau. Mon coeur était troublé, mais apaisé. Je ne ressentais plus de la tristesse, mais bien de la joie. J'étais un idiot d'avoir pensé une seule seconde d'être seul contre tous. J'avais des amis et je l'avais, elle. Même si ce n'était qu'une semaine. Elle était comme la jeune femme dans l'histoire que j'adorais depuis tout petit. Cette petite princesse était ma lumière dans les ténèbres. Intérieurement, je me fis la promesse de jamais l'oublier et qu'un jour, j'irais la retrouver pour vivre des nouvelles aventures. Pour le moment, je voulais rester avec elle le temps de son séjour, qu'importe ce qui allait nous arriver. Il se faisait tard, mais je ne voulais pas qu'elle s'en aille. Depuis quand j'étais devenu aussi égoïste ? Je n'en savais rien, mais cette fois, j'avais compris le monde où je vivais. Mon monde à partir de maintenant s'appellerait Chiara !

La lumière dans un monde dans les ténèbres
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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 26 Avr - 3:50



J’avais été légèrement surprise de le sentir bouger contre moi lors de l’étreinte que je lui avais offerte, je pensais au début qu’il se débâterait pour la quitter, mais il s’était juste tourné pour cacher son visage contre mon cou. Cela m’était apparu étrange, je ne pouvais le nier, mais mon empathie à son égard, ma tendresse pour lui, faisait que je ne pouvais m’empêcher d’agir ainsi envers lui. Il était si adorable, si doux… Un véritable prince en devenir. L’idée qu’il pleure à nouveau me brisait le cœur, je voulais le voir sourire, que son visage s’illumine de lumière. Je savais qu’il était plus jeune que moi, d’une année, mais ce que j’avais vu de sa vie, peu importe son âge, il ne le méritait absolument pas ! Je voulais qu’il soit heureux pour toujours, ne savoir qu’aucune autre larme ne coulerait sur son merveilleux visage.

Et puis, je l’avais relâché, j’avais agis sans savoir réellement pourquoi, mais j’avais posé mes lèvres sur les siennes. Mon premier baiser… J’avais sept ans. Mais il me semblait que c’était lui…Qu’il était celui qui me ferait vivre une merveilleuse aventure. C’était ce que ma mère me racontait tout le temps depuis que j’étais capable de comprendre. Chaque jeune fille avait un baiser caché à la commissure droite de ses lèvres, et que le destinataire de ce baiser ferait vivre de grandes aventures à la jeune fille. Et j’ignorais comment, mais ma mère m’avait dit que je le saurais lorsque je le trouverai, et Xenos… Etait le destinataire de cette aventure. J’en étais certaine. Même si je sentais mes joues devenir écarlates, et que nous étions jeunes, je savais qu’il était mon héro. Il l’était maintenant, et il le serait demain. Mais je savais aussi une chose, le héros n’avait pas à être tout seul, il n’avait pas à porter cette souffrance seul. Je voulais la lui prendre, lui dire que j’étais là pour lui, mais aucun mot ne sortit d’entre mes lèvres.

Il tremblait, et j’étais toujours plus inquiète, je savais qu’il pleurait, mais à présent, il donnait l’impression d’avoir peur, et j’étais probablement la raison de cette crainte. Il me fixait, ahurit, et je n’arrivais pas non plus à bouger. Si je savais qu’il était mon héro, peut-être que lui ne le savait pas encore ? Et… Et maintenant il était écarlate… Je m’en voulais… Je n’aurais pas dût faire ça… Je me suis reculée de lui, parce qu’il était totalement figé dans la même gestuelle, avant d’écarquiller les yeux en grands, presque traumatisé de mes actes. Bon… Note à moi-même, j’ai tué mon premier et seul ami avec un bisou… Mon héro…Je me suis mordue la lèvre et j’ai commencé à reculer, j’avais l’impression de ne plus être à ma place. Peut-être que je ferais mieux de retourner dans ma chambre et…

Oh…

Il s’est mit à balbutier des trucs sans queue ni tête, avant de faire un bond en arrière. J’ai voulu le retenir, parce qu’il était déjà bien proche du bord, mais je n’ai pas été assez rapide… Sa tête frappa le sol dans un bruit mat, et je me suis crispée d’horreur avant de me pencher au dessus pour voir dans quel état il était. Je priais pour qu’il aille bien, surtout que le bruit avait été effrayant, et son cri aussi… Mais non… Il semblait aller bien, enfin aussi bien que quelqu’un qui venait de s’exploser la tête la première sur le sol. Sauf qu’il ne se tordait pas de douleur sur le sol, il s’était juste roulé sur le cote en cachant son visage avec ses mains… Enfin ce qu’il pouvait cacher puisque je pouvais voir une jolie couleur rouge marquer ses oreilles. Oh…Est-ce que c’est moi qui aie fait ça ou c’est le choc sur le sol ? Je me suis sentie rougir de nouveau alors qu’il plantait son regard dans le mien, bouche grande ouverte… Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir me dire ? Euh… Est-ce que c’est… ?

La porte ?

Oups… En effet, la porte venait de s’ouvrir, dévoilant le gentil serviteur qui m’avait montré ma chambre pour la semaine. Il semblait inquiet. Et la phrase qu’il prononça à la suite de son entrée dans la pièce le confirma. Il s’arrêta, et nous fixa un à un avant d’esquisser un petit sourire, c’était bizarre. Il se mit ensuite à ricaner en disant que Xenos était entre de bonnes mains, puis montra ensuite un petit panier en osier recouvert d’une serviette. Probablement la collation dont il parlait… Au moins, je savais que ce vieil homme était suffisamment gentil avec Xenos pour le nourrir, contrairement à ses parents… Eux, je les dénoncerais à maman, elle a toujours protégé les droits des enfants dans la presse ! Je clignais des yeux cependant aux dires du serviteur. Nous ne devions pas nous coucher trop tard, et qu’il me laissait la porte ouverte. Je rosis cependant une fois de plus en entendant que Xenos avait de la chance de m’avoir. Et je détournais le regard, fixant la fenêtre que j’avais utilisée comme passage.

J’ai presque sursauté lorsque j’ai sentie mes mains être saisies, et j’ai vu Xénos en face de moi, il me fixait de ses yeux écarlates, et je savais que mes rougeurs étaient revenues aussi rapidement qu’elles étaient parties. Il souriait, et ce sourire me fit incroyablement plaisir, il était bien plus beau comme ça, loin des larmes et de la douleur, même si je savais désormais que c’était son quotidien. Il m’a alors remercié, m’appelant princesse, ce qui me fit écarquiller les yeux, alors qu’il s’excusait ensuite pour les propos tenus, le fait qu’il avait dit que j’étais odieuse et que je voulais sa souffrance. Qu’il ne les pensait pas. Je me suis sentie un peu soulagée, et rassurée de ne pas l’avoir totalement traumatisé non plus. Là, il vint ensuite s’asseoir à coté de moi sur le lit, m’ayant relâché, et fuyant du regard. Que lui arrivait-il ? Je croyais que c’était bon, qu’il allait mieux, pourquoi ça maintenant ? Je tendais ma main vers lui, avant de la stopper net, dans les airs, alors qu’il prenait de nouveau la parole.

Il me dit qu’il trouvait ma chanson jolie, et je me suis mordue la lèvre pour ne pas sourire comme une abrutie. Je connaissais les paroles depuis ma plus tendre enfance, mais elles n’avaient plus de mélodies depuis longtemps… Alors je lui en avais créé une. Peut-être devrais-je la noter ? Ou en tout cas tenter de m’en souvenir et… Oh… Il veut que je lui chante pour qu’il s’endorme ? Je clignais des yeux, surprise, mais il reprit, disant qu’il s’était trompé et puis… Il m’a demandé si je voulais rester avec lui. Mon cœur s’est mit à battre plus vite… Et j’ai rougit, avant de baisser un peu la tête, pour finalement la relever avec un sourire sur les lèvres. Et j’ai finalement tendu de nouveau mes bras vers lui pour l’attirer contre moi dans un câlin. « Je ferais les deux si tu veux… » Dis-je contre son oreille, avant de me reculer. J’ai fais un bisou sur son nez avant de lui rendre son sourire avec douceur, pour ensuite quitter le lit.

Là, j’ai prit une petite serviette pour récupérer la part de tarte échouée au sol, que je me suis empressée d’aller jeter dans la petite poubelle à coté du bureau. Ensuite, j’ai saisit le panier d’osier avec toutes les victuailles, que j’ai ensuite apporté à Xenos pour qu’il puisse manger. Je me suis assise à coté de lui de nouveau, ma boite de biscuits avec la seconde part de tarte devant, en plus du contenu du panier. J’ai tiré la serviette qui était sur le panier pour couvrir les mets parfumés, et cela à dévoilé une carafe avec un parfum de chocolat bien chaud, ainsi que pleins de petits biscuits sur le coté. Il me semble qu’on en avait servit à table, et que c’était des canestrelli, les sablés chocolatés en forme de fleurs trouées, et qu’il y avait aussi des frollini, ceux qui ressemblaient à mes cookies mais en plus grand et avec des noisettes. Il y avait en plus, du sucre, et un petit bol avec de la crème parfumé à la vanille, j’en étais plus que certaine pour ça. Le tout avec une part de tarte aux fraises, et mes cookies vanille-chocolat, j’étais sûr qu’il serait bien nourrit avant de se coucher.

J’irais probablement lui piquer un peu de crème, j’adore ça, mais d’abord, m’occuper d’installer tout ça ! J’avais l’habitude des petits déjeuner au lit, on en faisait souvent avec mes parents. Dame Olivia portait le repas dans la chambre de mes parents, et j’avais le droit de les rejoindre pour manger. J’ai prit la serviette et je l’ai étalée sur le dessus de lit, entre nous deux, avant de prendre la part de tarte restante et de la poser dans sa direction, j’ai rouvert ma boite à biscuits et je l’ai posé de l’autre coté de la serviette, avant de prendre les biscuits qui étaient dans le panier sur une grande soucoupe plate, et je les ais posés sur la serviette à leur tour. J’ai pris le bol de crème et je l’ai posé avec application sur la serviette, au centre du tout, avant de prendre la tasse et de la lui servir en chocolat. Une fois fait, je la lui ais tendue avec un sourire. « Et voilà ! Comme ça tu peux manger tranquillement… »

J’en ai profité pour ranger mon violon de manière très lente dans son étui, afin de ne pas trop bouger le matelas ni renverser quoi que ce soit. Lorsque ce fut fait, j’ai posé ce dernier au sol en me penchant lentement en avant, puis je me suis redressée, toujours souriante. « Est-ce que c’est bon ? » Demandais-je, ignorant s’il avait attaqué pendant tout ce temps là. Moi en revanche, j’hésitais… J’ai toujours été très gourmandes, c’est pourquoi je m’étais resservie deux fois durant le diner, cependant, là, toutes ces pâtisseries étalées devant moi firent gronder mon ventre comme une supplique. J’ai rosis. Il devait avoir bien plus faim encore que moi, alors j’allais lui laisser le tout… Nouveau grondement de la part de mon ventre… Bon… J’ai détourné le regard, légèrement honteuse, avant de me décider.

« Dis… ça te dérange si je te pique un peu de crème avec un cookie… ? » J’avais l’impression de l’affamer en lui demandant ça, et je me sentais coupable...

Demain, je trouverais un stratagème, je vais impliquer maman, et elle va faire en sorte que Xenos soit tout le temps avec moi, comme ça, il sera obligé de manger tous les jours, à chaque repas, et on pourra jouer ensemble, et ses idiots de parents incapables ne pourront rien lui dire ! Oui, c’est ça ! De toutes façons, maman les aimes pas, et si je lui dis ce qu’il se passe, elle va forcément être de mon coté ! Et puis papa adore rappeler qui commande, et les Van Baelsar et lui ont quelques chose à faire ensemble je crois, donc dans tous les cas, ils seront obligés de se plier à mes caprices… Oui voilà, et comme ça, sa sœur ne pourra rien dire non plus, et il sera heureux durant tout mon séjour ! Soit ils sont gentils avec Xenos, soit il n’y a plus de contrat. Oui, parfait, dés demain matin, j’irais en parler à maman, mais pour le moment, je dois me concentrer sur mon héro, parce que je sais qu’il en à besoin…

Et que je ferais tout pour qu’il garde le sourire…



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Dim 16 Juil - 22:51
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je n'avais jamais aussi bien dormi de toute ma vie. Je me suis assoupis​ sans m'en rendre compte. J'étais fatigué, mais je n'avais pas oublié la journée que j'avais passé la veille. Je souhaitais réellement que cela ne soit pas un rêve et qu'en ouvrant les yeux, je verrais la petite Small Lady à mes côtés. Je lui avais demandé de rester dans ma chambre pour le reste de la nuit. Cette petite fille était venue dans ma chambre pour m'apporter de la nourriture. Elle avait risqué sa vie pour m'aider, passant par la fenêtre. Cette fille était vraiment inconsciente, mais cela me faisait vraiment plaisir. Pour la première fois de ma vie, quelqu'un voulait passer du temps avec moi. C'était la première personne qui voulait me réconforter dans mon malheur. Ma tristesse s'était envolée d'un seul coup.

J'avais finalement mangé en sa compagnie après le départ d'Aldrid. J'étais assez gêné après un certain geste de sa part, qui m'avait fait tomber du lit. Je n'arrivais même pas à la regarder dans les yeux. Je me sentais mal à l'aise, mais ce n'était pas une mauvaise chose. Finalement, je me suis écroulée de fatigue. Au petit matin, j'ai ouvert les yeux pour constater que la petite princesse était à mes côtés. Son visage..  si proche du mien, que j'ai bien failli paniquer et faire un saut dans le lit. Je pris une grande inspiration pour me calmer. Je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder alors qu'elle dormait encore. J'étais content qu'elle soit encore présente, mais j'avais peur qu'un membre de ma famille débarque dans la chambre. Après tout, j'étais censé être puni et enfermé dans ma chambre. Mon père m'avait consigné pour avoir emmené la fille des invités dans la forêt. Je n'avais pas envie qu'elle ait des ennuis par ma faute.

Avec un petit sourire sur les lèvres, j'ai passé une main hésitante dans ses cheveux avant de poser mon front contre le sien, lâchant un soupir inaudible. Je m'apprêtais à me lever quand soudainement la porte de ma chambre s'ouvrit doucement. La silhouette de ma mère fit son apparition et je me sentais mal sur le coup. Sans même dire un mot, elle plissa les yeux avec un air sévère sur le visage avant de me faire comprendre d'un simple geste du doigt que je devais sortir du lit et la rejoindre hors de la chambre. J'allais encore avoir des ennuis...

Sans faire de bruit, je me suis levé en baissant la tête. En trainant des pieds, j'ai rejoins ma mère à la porte et l'instant d'après, ma génitrice m'attrapa le bras pour me tirer à l'extérieur. J'avais du mal à la suivre. Elle marchait trop vite pour moi. J'avais aussi mal à mon bras... Ma mère me tenait fermement. On traversa le couloir pour se diriger vers une chambre d'amis vide. Celle qui m'avait donné la vie me poussa à l'intérieur et referma la porte derrière elle.

« Peux-tu m'expliquer ce qui se passe ? Pourquoi la porte de ta chambre est-elle ouverte et que fait la fille des Williams dans la même pièce que toi ? Je pensais que ton père avait été très clair. Encore une fois, tu es une déception ! »

J'allais répliquer pour me justifier. Lui dire la vérité... Mais je n'ai pas eu le temps que sa main s'écrasa contre ma joie avec violence. Ma tête se tourna alors sur le côté et j'ai immédiatement posé mes doigts sur l'endroit de l'impact. J'avais mal... Je pouvais sentir mes larmes monter à mes yeux, mais je me retenais de pleurer. Elle me lança un regard noir. Même si je ne pouvais pas le voir, je pouvais le sentir.

« Tu as de la chance que ton père soit parti tôt ce matin pour le palais. Il sera mit au courant ce soir. Maintenant, je veux que tu te tienne tranquille. Je vais avoir une discussion avec les parents de cette fille et faire en sorte que tu ne puisses pas la recroiser durant le reste de son séjour. Maintenant file. Je ne veux plus voir ton visage pour les jours à venir. Vivement que ton frère revienne à la maison.  »

Sur ces mots, elle quitta la pièce en me laissant seul. Je lâchais un profond soupir avant de me frotter la joue. C'est en baissant la tête que je fis de même pour me diriger vers ma chambre. J'espérais que Small Lady soit déjà partie. Je ne voulais pas qu'elle me voit dans cet état. C'est alors que je me suis arrêté devant la porte. J'avais une main levée pour l'ouvrir, mais je me suis ravisé au dernier moment. Finalement, je fis demi-tour pour partir. Je n'avais pas le courage...

« Je suis désolé, petite princesse...Mais l'aventure s'arrête ici pour moi.  »

Je prenais encore la fuite. Je ne savais faire que ça. En descendant les escaliers, j'ai croisé la route d'Aldrid​ qui remarqua à joue. Il me prit doucement la main pour m'emmener dans les cuisines. Je pris place sur un tabouret alors que l'homme allait chercher de quoi calmer ma douleur. Je devais avoir une sacrée marque. Ça piquait et j'avais chaud à cet endroit. Je commençais à avoir l'habitude. Ce n'était pas la première fois que ma mère me frappait. Après qu'Aldrid s'était occupé de moi. Il me demanda de rejoindre les autres pour le petit déjeuner. Une chose que je craignais... Mon père n'était pas là, mais il restait encore ma mère et ma soeur. C'est en soupirant que je fis non de la tête. Je voulais simplement faire profil bas.

Sans attendre, je pris l'initiative de partir et de remonter dans ma chambre. Maintenant la petite princesse devait être déjà debout et partie pour le petit déjeuner. Je n'avais pas envie de la croiser et qu'elle remarque la marque sur ma joue. J'avais promis de lui sourire, mais je n'en n'avais pas la force. Puis je ne voulais pas qu'elle s'inquiète... Je me faisais peut-être des idées... Après tout, elle ne me connaissait que depuis un jour... En entrant dans ma chambre, j'ai regardé partout. J'ai même demandé s'il y avait quelqu'un. Pas de réponse. J'ai poussé un soupir avant de refermer la porte. Encore une fois, j'allais resté enfermé ici en attendant que les choses se calment.

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Dim 30 Juil - 13:11



J’ai toujours eus le sommeil lourd lorsque je me sentais bien. Je le sais, parce que les rares fois où j’ai dormi avec mes parents, rien ne pouvait me réveiller. Je me sentais dans un cocon protecteur et chaleureux, où rien ne pouvait m’arriver, à part de merveilleux rêves dorés. Et là, c’était totalement ce que je ressentais, un bien-être fou, comme si j’étais au paradis simplement en dormant avec ce petit garçon. Je me sentais rassurée, paisible, bien au chaud malgré la température plutôt fraiche de cette matinée. C’était bizarre d’ailleurs, parce qu’en fait, je ne le connaissais que depuis une journée, voir un peu moins si on comptait le trajet jusqu’à Aerugo avec maman et papa, mais voilà. J’étais complètement apaisée dans ses bras. Et pourtant, d’habitude, j’avais toujours un peu de mal à dormir dans une chambre qui n’était pas la mienne ! Mais là, c’était comme si j’étais à ma place, comme quand j’étais dans les bras de ma maman et de mon papa, un endroit parfait, bercé d’amour et de joie.

Je ne m’éveillais même pas, ou bien était-ce volontaire ? Je ne me souviens plus, j’ai juste sentit une main caresser mes cheveux, et j’ai sentit un sourire naitre sur mon visage endormit, alors que dans ma tête, les joies de la veille se montraient de nouveau sous forme d’aventures encore bien colorées et chatoyantes. Toutes, évidemment, en compagnie de Xenos, mon prince aux cheveux d’argents. Ce qui était drôle, c’était qu’il ne m’appelait pas Chiara, toujours Small Lady, comme si j’étais une véritable princesse, ou bien qu’il me voyait ainsi. Et j’avais vraiment l’impression de vivre un rêve éveillée, comme les histoires que ma maman écrit. Quelque chose de chaud s’est collé contre mon front, et dans mon sommeil, je me revoyais étreindre mon ami et prince à la chevelure d’argent, humant son parfum d’enfant et collant mes joues contre les siennes écarlates. Je me sentais véritablement bien, prête à tout, capable de tout, même de grimper des étagères menant jusqu’au ciel et descendre des escaliers jusqu’aux enfers. J’étais bien, plus que bien même, et rien n’aurait put arrêter mon imagination…

Sauf la disparition de mon ami.

Lorsque j’ai ouvert les yeux, il suivait sa mère dans le couloir, mère avec un air hideux su la figure. Elle était vraiment moche ! La porte s’est alors refermée derrière lui, et je me suis redressée en baillant… ça ne me plaisait pas trop ça… Il n’avait pas l’air bien quand il avait fermé la porte, et elle le tirait pas le bras… J’ai serré mes petits poings… Si cette horrible femme pensait que Small lady allait laisser son ami et prince se faire maltraiter sans raison, elle se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Personne ne contrariait une Williams ! Même si elle est toute petite et que l’adversaire en face était super grande, hideuse et méchante ! J’ai rangé toutes mes affaires éparpillées dans la chambre de Xenos, et j’ai reprit mon étui à violon avant de me rendre dans ma propre chambre du moment. Bien, il fallait jouer plus fin qu’elle, et je savais parfaitement le faire ! J’ai fais ma toilette dans la petite salle de bain mise à disposition, et je me suis couverte d’huile parfumée comme maman le faisait, de l’huile de rose et de lilas. J’ai ensuite tressé mes cheveux pour en faire deux chignons, avec des mèches redescendant autour de mon visage, le tout couvert de perles et de rubans, puis j’ai pris la grande robe de fête que maman avait glissé dans mes valises.

Elle était blanche, avec un large jupon bouffant en dessous, et s’arrêtait sous mes chevilles. Par-dessus, il y avait un voile de dentelle couvert de flocons de neige bleuté, et il y avait des manches longues venant dévoilant le haut de mes épaules avec des bordures de soie argentée, tandis qu’elle s’attachait à mon majeur en pointe. Ma maman avait la même robe, et nous ne la mettions que pour rappeler certaines choses. Par exemple, un jour, maman avait dut rappeler à des invités qu’ils n’étaient pas chez eux, et que les termes du contrat passé avec mon papa qui était ambassadeur pouvaient très bien être modifiés en vu de leur comportement grotesque. Aujourd’hui, j’allais donc utiliser cette robe pour parvenir à mes fins, soit faire taire cette horrible femme qui servait de maman à Xenos. Je n’avais déjà pas apprécié sa réaction la veille, quand en rentrant des jeux elle l’avait grondé peu importe ce que je disais pour avoir soit disant mit ma vie en danger. Et dire que c’était plutôt l’inverse !

Et là, ce matin, juste parce que j’étais là, et qu’il était bien, boum, elle le punissait encore. Qu’est-ce qu’il lui avait fait pour qu’elle soit aussi imbuvable ? À part être définitivement plus mignon qu’elle ? Je me suis donc rendue d’un pas naturellement lent et gracieux dans la chambre de mes parents, qui étaient quatre couloirs plus loin. Je faisais attention à ne pas froisser ma robe, histoire de toujours être présentable quand mon plan serait en marche. Je n’avais aucun doute sur le fait que maman me suivrait, en même temps, c’était comme dans certaines de ses histoires. Mes petits escarpins blancs résonnaient sur le sol carrelé tandis que je me rendais jusqu’à la grande porte à double battant. Si je ne pouvais pas nier le fait qu’ils avaient une grande et jolie maison… Elle était fade, grise, triste, morose, silencieuse et morte. Autrement dit, je ne l’aimais pas… Oui, il y a beaucoup de chose que je n’aime pas ici. A commencer par la majorité des propriétaires des lieux, tous stupides, puants et hideux. Surtout la maman de Xenos ! Cette vieille mégère coincée… Une véritable sorcière ! Je n’ai pas pris la peine de toquer à la porte, et j’ai pus voir ma maman dans sa longue robe de nuit en soie bleutée assortie à ses yeux. Je me suis arrêtée sur le pas de la porte, elle se brossait les cheveux devant un miroir…

Maman était vraiment très jolie et très gentille ! J’étais plus que certaine qu’elle m’aiderait à sauver Xenos de sa marâtre. Sans même m’annoncer, ni me regarder, comme si elle savait que j’allais venir, la voix de ma mère résonna avec une certaine douceur amusée. « Et bien… Tu sembles vouloir quelque chose ma chérie vue ta tenue… Explique moi tout, mon adorable Small lady… »

C’est fou, elle savait déjà tout… Je me suis donc installée sur le grand lit, les genoux repliés sous mes fesses et la robe étalée tout autour de moi pour ne pas l’abimer. « Maman, Xenos a encore été puni parce que je voulais rester avec lui… Ce n’est pas normal ! »

Je la vis cligner des yeux et cesser de brosser sa longue chevelure d’or un instant, pensive, avant de froncer ses fins sourcils. « Est-ce que tu es sûre que c’est ta présence qui a causé sa punition ? » Sa voix était lointaine, elle semblait déjà réfléchir…

« Oui, hier apparemment, il n’avait pas le droit de rester avec moi, il devait se rendre ‘’invisible’’ pour que Orphée, sa vilaine sœur, reste avec moi et veille au grain… Alors qu’il est vraiment très gentil ! C’est le premier qui veut bien jouer avec moi, et pas parce que je suis une Williams en plus, juste pour me faire plaisir. Et t’as vu comment son papa l’a présenté hier ? On aurait dit qu’il n’était pas content que Xenos existe. En tout cas, moi ça ne m’a pas plu du tout, et puis Xenos, c’est quelqu’un de vraiment génial. Il était tout triste hier, et on l’a privé de repas à cause de moi, mais comme je ne voulais pas, bah tu l’as vu, j’ai amené des biscuits dans sa chambre, mais apparemment, je n’avais pas le droit. Sauf que c’est toi qui l’a dit, bien mangé c’est un signe de bonne santé, et les enfants doivent être en bonne santé et… » Oui… Je suis l’une des plus grandes bavardes qu’Amnestris ait connues. Mais quand je veux quelque chose, j’ai tendance à tergiverser pour tout et pour rien jusqu’à ce que la personne cède.

« Chiara, calmes. Je ne vais pas te contredire là-dessus. Moi-même j’ai du mal à comprendre ces gens quant à leur relation avec leurs enfants. Et si la politesse étreint leur fille, il est clair que ce n’est pas la bonté mais de l’hypocrisie qui fleurit ici… » Maman soupira doucement, avant de finir de tresser ses cheveux. « Bien, que veux-tu faire ? »

« Et bien, Monsieur pas beau Gaius veut que papa lui donne de l’argent et le soutienne dans ses affaires, on est d’accord ? » Ma maman hocha la tête, et le début d’un sourire orna son visage. « Donc, lui faire comprendre que si elle veut que son mari soit bénéficiaire du contrat, elle devra me laisser Xenos durant tout notre séjour. »

Ma mère, amusée, secoua la tête, faisant danser sa longue chevelure d’or sur le coté. « Décidément… Tu y tiens beaucoup à ce petit garçon pour demander à ce qu’il reste avec toi toute la semaine… » Elle sourit de nouveau, tout en se servant un peu d’eau dans un verre délicat.

« C’est parce que c’est mon Helios » Ai-je répondu machinalement, lui faisant une totale confiance pour garder mon secret… Je tiens à dire que la pression geyser de ma maman était très impressionnante, mais le miroir à beaucoup moins aimé… Je suis cependant très contente d’avoir été dans la direction opposée !

Ma mère essuya son visage, avant de se mettre à rire gracieusement, ses yeux bleus pétillants de malice en me fixant. « Toi alors ! Vas donc me chercher ma robe d’affaire ma chérie… Haha… Ton Helios… décidément… Tu es pleine de surprise, ma Small Lady… » Je n’ai pas tout compris, mais j’ai obéis, fouillant dans sa valise pour trouver la grande robe blanche similaire à la mienne. Pendant ce temps, elle continuait de rire, allez savoir pourquoi… Je lui ai donc apporté sa robe, tandis qu’elle tressait à présent ses cheveux dans une longue tresse sur la gauche, qu’elle parfuma un peu, avant de la décorer de perles. Une fois habillée, et à peine maquillée puisqu’elle ne mit que de l’ocre sur ses lèvres, elle me tendit la main, et toutes deux, nous descendîmes pour retrouver la maman de Xenos, l’affreuse mégère maitresse de maison. Mère et fille, main dans  la main, pour un combat pour la justice. Je ne pouvais pas m’en empêcher, mais à présent, avec nos tenues similaires, je nous voyais clairement comme la future reine Crystal et Small lady se préparant à combattre le maitre des miroirs dans le tome trois.

Je dois admettre que la tête de Celtya, la maman de Xenos, méritait véritablement un portrait lorsqu’elle nous a vus arriver. Même Oprhée, qui semblait clairement la tête encore dans l’oreiller alors qu’elle était habillée valait le détour. La voix rocailleuse de la marâtre démarra. « Lady Moera, justement je vous cherchais… » Sa fille hocha vivement la tête, comme si elle s’attendait à rire de ce qui allait suivre.

« Celtya. » Répondit ma mère, de sa voix la plus délicate et tendre à la fois. C’était beau, parce que les deux filles en face ont blêmit. Oui, elle n’avait même pas employé la politesse, parce que vous ne le méritez pas… On ne maltraite pas Xenos ! « J’étais moi-même à votre recherche, voyez-vous ? Ma fille, la petite Chiara, se sent incroyablement seule depuis que nous avons quitté Amnestris… Et il serait dommage que sa solitude empiète sur les négociations de nos maris, n’est-ce pas ? » Tiens, la madame est devenu verte… C’est franchement plaisant à voir !

« Hm, Et bien, non en effet, il serait triste que… »

« Et votre cadet, Xenos, ayant le même âge qu’elle, il est tout à fait convenable de les laisser s’amuser à longueur de journée ensemble, n’est-ce pas ? Ce n’est probablement plus de l’âge d’Orphée de jouer à la poupée et de lire des contes de fées, me tromperais-je ? » Ne pas trépignais d’impatience, ne pas sourire, ne pas éclater de rire non plus, pourtant, leur tête vaut le détour.

« C’est juste mais… » Maman lui a de nouveau coupé la parole tout en gardant un air paisible et très doux.

« En ce cas, tout se passera bien, n’est-ce pas ? » La mère de Xenos hocha la tête, livide. « Chiara, je pense que tu peux aller chercher ton ami pour le petit déjeuner, vous pourrez ensuite profiter du beau temps pour aller jouer dehors… »

« Très bien maman, je vous remercie… Madame… Orphée… »

J’avais le sourire jusqu’aux oreilles avec ce qu’il venait de se passer. Maman avait limite usurpé le titre de maitresse de maison de cette femme, et ce, en quelques secondes à peine, sans qu’elle puisse se plaindre ou répliquer. Voilà pourquoi j’adore ma maman. Elle est juste merveilleuse ! J’ai donc commencé à fouiller le manoir, faisant très attention à ma robe, grimpant les différents escaliers. Mais pas moyen de trouver Xenos… Je suis passée aux cuisines par reflexe, après tout, hier il était passé par ici pour se cacher… Je n’ai pas trouvé Xenos, par contre, j’y ai croisé le majordome très gentil de la veille, qui me dit que mon ami avait regagné sa chambre après avoir reçu un sermon de madame sa mère. Mégère… Je l’ai remercié, et j’ai tracé droit vers le grand hall pour grimper les escaliers. J’ai fais attention à ma robe, ainsi qu’aux petits escarpins blancs, puis je me suis dirigée vers la chambre de mon ami avec enthousiasme.

« Xenos ! Tu es là ? » Non, je n’ai pas toqué non plus cette fois-ci… Le voyant dans son coin, je me suis précipitée sur lui pour lui dire bonjour, chose que je n’avais pas pu faire au réveil puisque la vieille peau l’avait emporté avant. Mais arrivé face à lui, j’ai vu sa joue rougie… Et bizarrement, je me suis mise en colère, avant de devenir très triste pour lui… « Xenos… » C’était sa mère qui méritait des baffes, pas lui ! J’ai d’ailleurs prit son visage entre mes petites mains pâles, et je l’ai tourné vers moi pour venir embrasser sa joue rouge plusieurs fois et avec douceur. Je suis ensuite venue coller mon front contre le sien, oui, toujours sans demander son avis. « Crois le ou non, mais tant que je serais là, tu seras libre, mon petit prince… » J’ai alors prit ses mains dans les miennes, avant de lui offrir mon plus beau sourire. « Tu sais quoi, on va aller manger, et ensuite, on fera ce que tu veux, ça te va… ? » J’ai embrassé le bout de son nez par reflexe, avec amusement, et j’ai commencé à le tirer vers moi… J’espérais que durant mon séjour, je pourrais enfin le voir sourire pour de vrai…



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 23 Aoû - 15:49
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
J’étais toujours seul dans ma chambre. Je voulais rester à l’écart de tout le monde, honteux de la situation dans laquelle j’étais. Ma joue était encore bien rouge, mais la douleur s’était atténuée. Assis sur le bord de mon lit, je fixai le sol avec insistance, à défaut de pouvoir regarder autre chose. Small Lady n’était plus là. La petite princesse devait être avec sa famille, profitant du petit-déjeuner préparé par les domestiques de la demeure. Je ne voulais pas y aller… Je ne voulais pas que la petite princesse me voie avec cette marque au visage. J’espérai aussi qu’elle n’avait pas été témoin du débarquement de ma mère dans la chambre au petit matin. Je pouvais encore revoir l’expression de son visage entrant dans la pièce. Elle était furieuse de remarquer la présence de la fille des invités dans mon lit et surtout que ma porte de chambre avait été ouverte sans autorisation. C’était Aldrid qui l’avait ouverte dans la soirée, inquiet de mon état. Il était venu me donner quelque chose à manger, provenant des cuisines. Il avait vu aussi la présence de la petite fille, mais contrairement à ma très chère mère, il m’avait laissé en sa compagnie, persuadé que j’en avais besoin pour aller mieux.

La chambre était bien vide. Je me demandai alors si Small Lady était partie par elle-même ou si quelqu’un l’avait fait partir intentionnellement. La dernière option m’effrayait beaucoup. Je ne voulais qu’elle ait des ennuis à cause de moi. Je l’aimais bien, elle était ma seule amie. Cette fille m’avait redonné le sourire et pendant l’espace d’une journée, elle m’avait fait comprendre la solitude n’était pas une solution à mes problèmes. Elle n’avait pas tort, je passais encore mon temps dans ma chambre, enfermé et loin de tout pour éviter de subir la colère de ma famille. Mais comment faire pour affronter la réalité ? Même en étant épaulé par cette fille, dans une semaine, elle allait partir loin d’ici et j’allai encore me retrouver seul. Je ne voulais pas qu’elle parte… Elle était devenue mon monde.

Je venais de me lever de mon lit pour faire des ronds dans les pièces en traînant les pieds. Je ne voulais pas rester enfermé, mais je ne voulais pas voir ma famille non plus. Mon père n’était pas là, mais ma mère veillait au grain. Si je prenais l’initiative de partir pour rejoindre Small Lady, j’allais devoir me faire tout petit. Je savais que ma décision allait avoir des conséquences. Je soupirais, je me prenais la tête entre mes mains en essayant de réfléchir. Soudainement, j’entendis des bruits de pas dans le couloir et la porte s’ouvrit brusquement me laissant juste le temps de sursauter. La petite Small Lady, habillée d’une robe blanche avec des tâches bleutées un peu partout. Je ne bougeais plus et je pris le temps pour l’observer alors qu’elle s’approchait doucement de moi. Je pouvais sentir son regard se poser sur ma joue qui était encore bien rouge. J’ai voulu détourner la tête et cacher ma marque avec ma petite main, mais j’étais bien trop lent. Small Lady m’avait déjà attrapé le visage et elle venait déposer ses lèvres dessus à plusieurs reprises. Je rougissais à vue d’œil. Je le savais parce que j’avais soudainement très chaud partout. Elle colla ensuite son front contre le mien pour m’avouer que je ne devais plus rester seul et que tant qu’elle serait là, je pouvais être libre et m’amuser avec elle. La petite princesse aux cheveux d’or me pris les mains pour me proposer d’aller manger un morceau. Aaaah ! Mais attends un peu ! paf ! Elle embrasse le bout de mon nez et me tire à sa suite.

« Attends ! Mais il y a encore ma mère. Comment as-tu réussis à lui faire dire oui ?! »

Heureusement que j’avais pris le temps de m’habiller ! J’aurai eu la honte de me faire traîner en pyjama jusqu’à la grande salle à manger… J’avais enfilé un pantalon sombre avec ma chemise préférée. Elle était rouge comme mes yeux. J’adorais le rouge ! C’était une couleur qui m’attirait et je trouvais cela bien plus beau que le blanc trop fade à mes yeux. Sirius lui portait souvent du bleu. C’était aussi la couleur de ses iris. Quant à Orphée, elle ne voulait ressembler à notre mère donc elle avait à peu près les même vêtements qu’elle. Des trucs que je trouvais horriblement moche, mais je ne pouvais pas me permettre de faire la moindre remarque… Si j’insultais les vêtements de ma sœur, j’insultais aussi ma génitrice.

Small Lady voulait me ramener à la grande salle pour déjeuner. J’étais assez stressé, mais tant qu’elle était à mes côtés, je devais être fort pour mériter le titre de chevalier. Je pris alors mon courage à deux mains pour marcher à ses côtés et après avoir traversé le couloir, descendu les escaliers, j’allais en direction de la porte de la fameuse salle. J’avais une boule au ventre. Je ne savais pas comment faire et comment réagir devant ma famille. La porte s’ouvrit alors et Aldrid apparut avec un grand sourire sur les lèvres. Il nous laissa entrer et s’empressa de nous accompagner à la table pour nous mettre l’un à côté de l’autre. Small Lady se retrouvait à côté de sa maman et moi sur la même rangée. Ma mère et ma sœur se trouvaient de l’autre côté. Orphée me regardait avec des yeux ronds tandis que celle qui m’avait donné la vie avait cet air coincé et contrarié sur le visage, me lançant des regards noirs. Aie… Du côté de ma famille, personne ne parlait. Ils prenaient le petit-déjeuner en silence, levant souvent la main pour faire venir Aldrid pour qu’il s’occupe de remplir les tasses et apporter des viennoiseries confectionnés par les cuisinières. Moi, je prenais ce qu’il y avait sur la table. Des croissants ! J’adorais ça. J’en pris un pour le donner à ma petite princesse avec un grand sourire. Soudainement, j’ai pu entendre ma mère s’éclaircir la gorge. Sans même parler ou me regarder, elle me faisait déjà des reproches. Cela voulait certainement dire « Ce n’est pas correct de donner de la nourriture à un invité, nous avons des domestiques pour cela ». J’ai lancé un regard en direction de mon amie et j’ai terminé mon geste sans la moindre hésitation. Elle m’avait dit que j’étais libre tant qu’elle serait à mes côtés. J’allais donc en profiter un maximum, sans me soucier des conséquences pour le moment.

De très longues minutes se passèrent dans le calme. Enfin, du côté de ma famille. Pour ma part, je venais de finir mon repas, que j’avais avalé d’un seul coup et j’ai attendu qu’Aldrid vienne tirer un peu ma chaise pour sauter sur le sol. Je suis passé derrière la chaise de ma princesse pour aller voir sa maman. D’un signe de la main, je la fis approcher son oreille pour aller lui murmurer un grand merci. Je me doutai bien que la maman avait eu un très grand rôle dans ma liberté. Puis, je me suis incliné avant d’attraper la main de la petite blonde pour l’emporter avec moi. J’étais tellement content ! Passer une nouvelle journée avec elle et faire ce que je voulais, c’était comme un rêve ! Je me suis dirigé vers Aldrid pour lui dire où j’allais et j’ai quitté la salle en compagnie de ma Small Lady. Une fois dans le hall, j’ai lâché sa main pour me retourner face à elle. J’ai soudainement sauté à son cou pour lui faire un câlin. Je ne pouvais plus contenir ma joie et je voulais tellement la remercier.

« Je suis tellement content de pouvoir passer une autre journée avec vous, princesse ! J’avais peur de devoir rester enfermé dans ma chambre pendant le reste de votre séjour dans ma demeure… J’ai tellement de choses à te montrer ! Viens avec moi ! »

J’ai déposé à mon tour un baiser sur sa joue avant de reprendre sa main et de la kidnapper dans un rire. J’ai ouvert la grande porte et j’ai couru avec elle à l’extérieur. Je faisais attention de ne pas aller trop vite pour ne pas qu’elle tombe. Elle avait de chaussures étranges… Comment les filles faisaient pour mettre ces choses-là ! Mais bon, elle était jolie. Une fois dans l’herbe, j’ai fait le tour de l’immense demeure pour retourner à l’entrée de la forêt.

« Je connais un endroit où j’aime bien passer du temps. C’est près de la rivière. C’est une grotte très sombre où la rivière passe à l’intérieur ! C’est très dangereux… Il peut y avoir des montres à l’intérieur, mais ne vous inquiétez pas ma belle princesse ! Je serai à vos côtés pour vous protéger au péril de ma vie ! »

J’ai bombé le torse pour prendre un air fier, gonflant mes poumons avec de l’air pour faire plus imposant. Bon, je n’étais pas très musclé, mais ce n’était qu’un détail. Un jour, quand je serai grand, je serai très fort ! Comme ça, si je venais à me battre, je pourrai gagner sans aucun souci ! Je me suis penché en avant pour attraper un nouveau bâton en guise d’arme. J’ai ensuite lancé un regard dans la direction de ma princesse pour savoir si elle voulait y aller. Si Small Lady ne voulait pas, ce n’était pas grave ! Je trouverai un autre endroit… Tant que je pouvais jouer avec elle, ça tout m’allait. Je voulais que ces journées en sa compagnie ne se terminent jamais !

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 6 Sep - 21:19



Je sais que parfois je peux être assez exubérante. Je parle beaucoup, je n’attends pas la permission, et je me précipite dès que quelque chose me plait pour éviter que quelqu’un me devance. Je suis une petite fille un peu égoïste aussi, c’est vrai… Mais le fait est que je n’aime pas voir les gens souffrir, ça m’a toujours fait mal, comme si j’étais personnellement touchée. Et à cause de ça, je ne peux pas m’empêcher de vouloir les faire sourire, pour que mon bonheur les touche un peu eux aussi. Je n’y arrive pas toujours, je dois bien le dire, et en plus, la plupart du temps, ils se forcent à cause de mon nom ou de ma famille. Voir ils partent du principe qu’ils ne doivent même pas me parler car ils me feraient honte, ou bien qu’ils saliraient ma réputation. Sauf que ça… je m’en fichais éperdument. Maman m’a toujours dit que pour être quelqu’un de méritant, il fallait faire le bien autour de soi par volonté. Être le changement positif dans le monde que l’on connait pour que ce dernier évolue en de meilleurs termes.

Je voulais être ce changement. Et aujourd’hui, en ayant connaissance de cette étrange situation dans laquelle vivait Xenos, mon envie de le voir sourire était encore plus prononcée, mais avec de légères différences… Si je voulais qu’il sourit, je voulais que ceux qui le blessaient sans raison – peu importe qu’ils soient sa famille – paient. C’était bizarre, et je n’avais pas l’impression que ce soit vraiment moi par moment… Mais c’était bien la première fois que je voulais que des gens souffrent après avoir fait du mal. Je voulais qu’ils comprennent la portée de leurs actes, qu’ils sachent que je ne pouvais pas accepter ça et laisser passer sans rien faire… Le problème, c’était que je n’étais pas plus haute qu’un mètre trente, que j’avais 7 ans, et aucune crédibilité avec mon visage enfantin et mes traits d’ange. Sans compter que mes ennemis… étaient plus nombreux, plus réfléchit et plus expérimentés que moi. Cependant… Je n’étais pas non plus totalement stupide, et pour aider Xenos, j’étais prête à tricher !

Ce que j’ai fait, soit dit-en-passant.

Maman m’avait d’ailleurs beaucoup aidé, normal puisque j’étais comme elle… Dans tous les cas, je voulais ce qu’il y a de mieux pour mon ami, mon Helios… Heureusement qu’il ne savait pas ce que je pensais, sinon, je serais toute rouge ! Je voulais le voir sourire de nouveau, ne plus le voir souffrir, ni même imaginer le fait qu’il puisse pleurer de nouveau. Sa mère l’avait frappé… Sans aucune raison, ni motif valable, juste parce qu’il ne rentrait pas dans son moule ignoble et qu’il n’était pas comme son précieux autre fils… Je trouvais cela absolument horrible ! surtout que toute la famille semblait fière et imbu d’elle-même lorsque lui ressemblait à un petit ange fragile… Mon futur petit prince… Je ne pouvais pas en tant qu’amie – mais aussi en tant qu’humaine – le laisser subir ça sans raison alors que j’avais la possibilité de changer les choses ! En plus, il était si beau avec le sourire aux lèvres, c’était du gâchis de l’empêcher d’être heureux !  Et j’ai toujours eu horreur de ça… J’avais donc couvert sa joue de baisers, dans l’espoir que ça l’apaise, et ce alors qu’il avait essayé de le cacher.

Mais ce n’était pas de la pitié que je ressentais à son égard.

Je lui ai alors expliqué que tant que je serais là, tout irait bien, et j’y croyais dur comme fer en l’emportant avec moi sans lui demander son avis pour l’emmener petit-déjeuner. Je ne craignais pas sa marâtre, ni même sa sœur, et je portais déjà mes convictions comme disait maman, car lorsque j’avais une idée en tête, plus rien ne permettait que je la lâche. Durant notre course, il m’avait demandé comment j’avais réussi à lui faire dire oui, et ma seule réponse avait été « Secret de famille » avant de lui sourire de nouveau. Oui, c’était la première fois que j’utilisais vraiment mon nom pour faire plier les gens à ma volonté. D’habitude je détestais ça, mais là, il m’était apparu nécessaire de le faire, pour lui, pour son sourire que j’aurais voulu éternel… Il a fini par se ressaisir, comme si mes mots lui avaient permis de retrouver son courage, et il se redressa, marchant tranquillement avec moi… C’était bizarre, mais j’avais vraiment l’impression d’être une princesse à ses côtés. Il portait un pantalon noir et une chemise un peu bouffante aussi rouge que ses yeux, quand moi j’arborais la robe blanche couverte de flocon bleus et argentés, et de longues tresses décorées… En plus, il n’arrêtait pas de m’appeler Small Lady, c’était comme être une héroïne avec lui, j’allais vivre pleins d’aventures, je le savais…

Nous sommes finalement arrivés dans la grande salle, où le gentil monsieur Aldrid nous ouvrit avec un grand sourire. Il nous laissa entrer… Ma mère était déjà installée du côté des grandes baies vitrées, avec deux sièges à sa droite, et un vide à gauche. Là où aurait dû se trouver mon père, mais il était déjà parti en compagnie de celui de Xenos. D’ailleurs, la maman de Xenos et sa sœur était en face de la mienne, attendant avec un air pincé notre arrivée. Aldrid nous a installé l’un à côté de l’autre, à droite de maman, pendant que les deux autres greluches lançaient des regards noirs dans la direction de mon ami. Le petit déjeuner était très silencieux, et si les Van Baelsar attendaient toujours qu’on les serve, ma maman complimentait les cuisinières et remerciait toujours le serviteur qui s’occupait de lui re-servir son thé au jasmin. Xenos m’a tendu un croissant, et ce fut avec un sourire que je l’acceptais malgré le raclement de gorge de sa mère, et la mienne roula des yeux à ce moment-là, avant de se servir elle aussi un croissant. Nous avions toujours eu bon appétit, car bien manger est un signe de bonne santé, et c’était plus que vrai, Madame Olivia le disait tout le temps !

J’ai mangé le croissant que Xenos m’avait donné, mais aussi des brioches au sucre avec mon chocolat chaud, et j’ai attendu que Aldrid vienne tirer la chaise de ce dernier pour m’essuyer les lèvres avec distinctions avant de descendre à mon tour. Ma maman a eu le passage de mon ami quelques instants, et même si je ne sais pas ce qu’il lui a dit, le sourire amusé de celle à qui je voulais ressembler voulait tout dire. Xenos est alors venu vers moi, glissant sa main dans la mienne, et si j’ai eus un sourire, mon cœur s’est mis à battre plus fort alors qu’il m’emmenait de nouveau dans le couloir… Il a lâché ma main, et s’est soudainement tourné vers moi avant de se serrer à mon cou. J’ai sentis mes joues chauffer fortement à ce contact… C’était… et bien la veille c’était moi qui lui avait offert un câlin, et je l’avais plus ou moins forcé, mais là… Là c’était lui, ce qui voulait dire qu’il me considérait vraiment comme une am… Princesse ?? je n’ai pas réussi à cacher le sourire qui grandissait sur mon visage à ça. Il disait être heureux de pouvoir passer une nouvelle journée avec moi, qu’il avait eu peur de devoir rester enfermé jusqu’à mon départ… Et qu’il avait tout un tas de chose à me montrer…

J’allais lui répondre que moi aussi, j’étais heureuse, mais je n’ai pas eu le temps…

Il est venu embrasser ma joue avant de venir reprendre ma main, éclatant d’un rire joyeux, tout en m’entrainant à l’extérieur. Oh la la… Maman, est-ce que tu m’en voudras si plus tard, je l’épouse ? C’était le premier à me voir comme ça, à me traiter comme une princesse et à vouloir jouer avec moi non pas pour notre nom, mais bien pour moi. Il aimait ma musique, et son sourire me rendait joyeuse au possible… C’est décidé et définitif, je ferais de lui mon Hélios, et personne d’autre ne prendra sa place ! Pendant que je réfléchissais à lui, il m’a fait faire le tour du domaine pour me ramener à l’entrée de la forêt que nous avions visité la veille avant que sa mégère ne le gronde pour rien. Il a commencé à m’expliquer qu’il voulait me montrer une grotte au milieu de la forêt, par laquelle passait une rivière, et ça me semblait plus que joli… Mais de nouveau, il entra dans mon jeu, clamant qu’il pourrait y avoir des monstres, et qu’il me protègerait au péril de sa vie, moi la belle princesse. Il a gonflé le torse, et pendant quelques secondes, je l’ai imaginé adulte plus tard, et j’ai rosit… Il a récupéré un bâton pour simuler une épée, une nouvelle fois avant de me lancer un regard, comme s’il attendait mon accord pour s’élancer.

Je me suis donc un peu avancée vers lui, et j’ai saisi ma robe de chaque côté avant de m’incliner avec le plus de grâce possible, voilant mon regard quelques instants avant de relever la tête, le visage radieux et aimable. « Merci noble seigneur, de veiller sur ma vie. Je vous en suis plus que reconnaissante et vous suivrais ainsi jusqu’au bout du monde s’il le faut… » J’ai relâché ma robe, et j’ai fait un pas vers lui, pour déposer un baiser sur sa joue avant de sourire. « Je suis prête, chevalier Xenos, allons-y… » Et j’ai glissé ma main dans la sienne tout en conservant mon sourire, pour venir déposer un nouveau baiser sur sa joue meurtrie. Il méritait toute mon affection… C’était mon ami… Et plus tard…

Il deviendrait mon Helios…

Spoiler:
 
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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Dim 10 Sep - 21:48
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
J’en avais marre d’être coincé en sa compagnie. Cela ne me ressemblait pas être aussi timide. J’étais tout de même Xenos Galan Van Baelsar, l’enfant qui donnait du fil à retordre à sa famille, qui n’hésitait pas à s’aventurer dans les lieux dangereux, celui qui n’avait pas peur de faire la baston avec les autres enfants des familles riches qui lui cherchait des ennuis ! J’étais un preux et courageux aventurier avant tout ! Je ne comprenais pas pourquoi j’étais devenu aussi mou depuis quelque temps… Peut-être parce que je voulais plaire à mes parents, attirer l’attention et marcher sur le chemin qu’on avait choisis à ma place. C’était pas moi ! Je ne voulais pas être comme ça. Je voulais éviter de m’en prendre une par mes parents, mais quoique je fasse, ça me tombait dessus. J’ai certainement compris cela grâce à Small Lady. Elle m’avait ouvert les yeux en l’espace d’une journée alors que je me fourvoyais depuis des semaines. Je ne devais pas être celui qu’on attendait, je devais être moi-même et vivre ma vie comme je l’entendais. Il y avait une autre chose que je ne comprenais pas, enfin que j’avais beaucoup de mal à comprendre surtout… Pourquoi j’étais si heureux de passer du temps avec une fille ? C’est vrai ça… Mon frère, Sirius, me disait souvent de faire attention à ces filles. Il disait qu’elle n’apportait que des ennuis et ne voulait qu’une chose : profiter. Moi, je n’avais pas l’impression que Small Lady était comme ça. Il m’avait aussi dit de faire attention quand je serais plus grand… Que nos parents allaient certainement me marier avec une fille d’une famille riche, mais que je n’allais peut-être pas rencontrer le grand amour à cause de cela.

Le grand amour…

Je n’avais pas peur des filles et je n'en voulais pas comme amie non plus. Après tout, en voyant les amies de ma sœur, je préférais largement me pendre à un arbre que de passer une minute avec l’une d’entre elle. J’ai donc toujours évité les filles… Toutefois, là, c’était différent. Bon, certes, j’ai tenté de m’enfuir et me cacher quelque part pour éviter Small Lady. Tentative ratée puisqu’elle m’a retrouvé et m’a captu… Non, je dis des bêtises. J’AI emmené cette petite fille avec moi dans la forêt et j’ai joué avec elle. En sa présence, j’avais oublié l’ordre de mes parents, que je devais éviter d’attirer les ennuis à nos invités et surtout ne pas faire quelque chose qui pourrait les mettre en colère. Pourtant, j’ai fait tout l’inverse et j’avais assumé mes responsabilités. Le naturel revient au galop comme on le dit souvent. Avec la petite blonde, je me sentais bien et je ne voyais pas l’intérêt de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. Peut-être qu’elle pensait que mon rôle de chevalier n’était qu’un jeu, mais en réalité, je voulais vraiment être son chevalier. Ne me demandez pas pourquoi, mais c’était plus fort que moi. J’avais donc joué avec elle, pas parce qu’elle me le demandait, mais parce que je voulais le faire pour de vrai. Mon frère pourrait se moquer de moi à son retour, je m’en fichais… De toute manière, je ne lui faisais plus confiance. Puis Small Lady s’était m… Une princesse, pas mon amoureuse, non ?

Pourquoi j’ai rougi d’un coup…

Enfin bref ! Peut-être qu’elle était plus qu’une princesse… Elle était jolie puis j’adorais ses yeux verts. Ils sont comme les pierres précieuses que ma mère cache dans un coffret avec tous ses bijoux. Mais un chevalier n’a pas le droit d’être amoureux d’une princesse sous sa garde… Dans les livres de mère, il y avait des histoires où les princesses se mariaient toujours avec des princes… Mais pas des chevaliers. Je devais donc la protéger pendant nos aventures et c’est ce que je comptais bien faire ! Mais bon avec l’allure que j’avais, j’étais très loin de devenir un prince… Pourquoi je pense à ça moi ? Rohlala… J’avais beau ne pas y penser, mais j’aurais voulu être plus grand d’un coup et que je puisse partir de chez moi avec Small Lady pour vivre une aventure qui ne se terminerait jamais. En fait, je voulais être son amoureux et que personne ne puisse me la prendre… ARGH mais qu’est-ce qu’il t’arrive chevalier Xenos ?!!!

Je marchais toujours devant, avec la main de Small Lady dans la mienne. Tout ce qui venait de me passer par la tête, bah… Je venais de me faire un roman dans ma tête après que la petite fille blonde m’embrasse la joue et me prenne la main pour partir à l’aventure. J’ai pris les devants, en marchant un peu plus vite qu’elle pour ne pas que la petite princesse à la robe blanche remarque que mes joues étaient devenus écarlate. Je venais de réaliser ce que j’avais fait depuis la sortie de table jusqu’à maintenant. Le câlin, le bisou sur la joue et son bisou à elle sur la mienne. Rohlalala… En plus, elle avait dormi avec moi toute la nuit puis elle m’avait donné un baiser sur la bouche ! Père, mère… Sirius, Orphée… Je suis désolé, mais je veux plus faire partie de cette famille si je suis forcé à me fiancer avec une inconnue toute moche alors que j’ai trouvé le grand am.. MAIS REPRENDS-TOI ! Rohlalalaaaaa

J’ai serré mon épée en bois… Qui était un véritable bout de bois des plus basiques….Je devais emmener Small Lady dans un endroit très secret, que seul Aldrid connaissait avec moi. Mes parents n’allaient jamais plus loin dans la forêt, sauf pour se balader à cheval. Il fallait moins d’une heure pour y arriver, mais ça c’est parce que j’avais des petites jambes. C’est Aldrid qui le disait. J’espérai ne pas rester tout petit et que j’allais devenir très grand et très fort. Je voulais devenir invincible, comme ça personne ne pourrait jamais plus m’embêter et je pourrai protéger Small Lady si elle voudrait toujours de moi comme chevalier. Bon, en attendant, j’ai conduit MA Small Lady à travers la forêt, jusqu’à une clairière. Pas celle avec les lucioles, encore une autre plus au nord. Il ne faisait pas sombre, alors j’avais plus de facilité à me retrouver. J’ai vu le grand arbre tordu avec les branches qui partaient dans tous les sens et je savais que la grotte n’était pas loin. D’ailleurs, je pouvais entendre le bruit de la rivière. Elle allait être toute contente de cette aventure ! C’était quelque chose qu’on n’oubliait pas. J’ai serré un peu plus sa main dans la mienne et j’ai marché jusqu’à trouver l’entrée de la grotte derrière le grand arbre étrange.

« Voilà, nous y sommes Small Lady. Le danger est toujours présent alors il vous faut rester à mes côtés. »

Je pointais le bout de mon épée de fortune en direction du lieu de notre aventure. Une entrée de grotte avec une partie inaccessible à cause de la rivière qui entrait à l’intérieur. Ce qu’elle ne savait pas, c’était jusqu’où allait cette fameuse rivière ! C’était ma surprise ça. J’ai repris alors la marche, en faisant bien attention où je mettais les pieds. Je ne voulais pas tomber dans l’eau avec elle. Il y avait beaucoup de cailloux suite aux nombreux éboulements depuis des mois, mais l’endroit semblait pourtant sans danger. Enfin, j’avais l’habitude de venir alors, je n’avais pas peur. Une fois à l’intérieur, c’était assez lumineux, à cause, des trous dans les parois. Y avait de la terre, et des racines qui donnaient presque l’impression que ça allait nous tomber dessus, mais ça ne risquait pas grand-chose. La pluie n’était pas tombée depuis des semaines, la terre était donc sèche. Plus on avançait, plus l’obscurité gagnait du terrain. Heureusement pour nous, il y avait des roches qui brillaient d’une lumière bleuté à cause de l’eau et des rayons du soleil qui se reflétaient à la surface. Je pouvais donc voir où j’allais sans problème. Cinq minutes après, nous sommes enfin arrivés là où je le voulais. Une immense grotte avec des stalactites énormes et des bouts de roches qui dépassaient du plafond. Tout était d’un bleu saphir et au centre, il y avait une sorte de bassin où l’eau continuait d’avancer jusqu’à une cascade. On avait de la place pour courir, mais fallait quand même faire attention aux rochers. Certains endroits du plafond avaient des trous et laisser passer la lumière du jour. C’était beau et j’adorais venir ici quand je voulais me vider la tête.

« Alors c’est pas génial comme endroit ? T’es la première personne qui vient avec moi ! Je voulais te le montrer parce que tu es… Vous êtes spéciale pour moi, Small Lady. »

J’avais un grand sourire sur les lèvres et j’ai lâchais un rire. J’étais nerveux. Peut-être qu’elle n’aimerait pas cet endroit et qu’elle voudrait aller autre part. Mais bon, au moins j’étais content qu’elle soit avec moi en cet instant et que je puisse partager un de mes secrets avec elle. J’ai décidé de lâcher sa main et j’ai montré l’autre bout de la caverne, là où l’eau tombait.

« Y a une cascade juste là. Parfois, je m’amuse à sauter d’ici pour tomber dans l’eau en bas. Ce n’est pas haut, mais ça peut faire peur. La rivière est plutôt calme et elle ressort de l’autre côté de la grotte pour continuer son chemin dans la forêt. Ah et j’ai un endroit où on peut s’installer. Je voulais créer une sorte de cabane avec des branches et des feuilles, mais tout seul ce n’est pas facile héhéhé… »

Je me suis gratté le bout du nez avant de me tourner en direction de la fameuse cabane. Cela ne ressemblait à rien, sauf un gros tas de bois empilés avec pleins de feuilles. J’avais encore des choses à apprendre, c’était certain. L’endroit résonnait beaucoup, mais ça allait encore. Soudainement, je me suis approché de l’eau et j’ai pris une pierre que j’ai immédiatement lancée dans l’eau de toutes mes forces. J’ai attendu quelques secondes avant de revenir prêt de la petite blonde avec sa robe blanche avec des étoiles.

« Il n’y a pas de monstre dans l’eau. Je voulais simplement m’assurer de votre sécurité avant tout ! »

Sa protection… Il n’y avait que ça qui comptait à mes yeux. J’étais son chevalier pour sept jours, alors je continuerai de jouer mon rôle jusqu’à ce qu’elle s’en aille. Qu’elle parte… J’avais mal au cœur rien que de penser que dans moins de six jours, elle allait partir. J’avais envie qu’elle reste avec moi, mais c’était impossible. J’ai perdu mon sourire en un instant. J’avais promis de lui sourire, mais cette pensée qui venait de traverser mon esprit… Elle me rendait triste. Puis sans réfléchir, j’ai lâché mon épée et j’ai attrapé doucement ses mains dans les miennes pour les observer longuement. J’ai ensuite relevé le visage, toujours avec cet air triste et j’ai alors osé ouvrir la bouche pour lui demander…

« Dis, Chiara… Est-ce que tu penses qu’on va se revoir un jour ? Parce que moi, je ne veux pas t’oublier une fois que tu ne seras plus là. T’es ma seule amie que j’ai et…et… j’ai envie de rester ton chevalier, même quand on sera grand… Enfin façon de parler… Les chevaliers n’existent plus, mais au moins rester ton ami… »

C'était la première fois que j'arrivais à dire son prénom. Il était beau...

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Dim 17 Sep - 17:20



Il existe des histoires qui se rapprochent énormément des contes de fées… Et il y a des contes de fées qui ne sont finalement que de véritables histoires… Et moi, je ne savais pas lequel des deux statuts je vivais, mais je savais que j’étais prisonnière de l’un d’eux… Et ça ne me déplaisait pas le moins du monde. Même si les aventures avaient eu un peu de mal à démarrer, je ne m’inquiétais pas, et le premier obstacle sur mon chemin, je l’avais évincé avec l’aide miraculeuse de ma mère. Et à présent, j’étais partie pour une nouvelle histoire pleine d’aventure en compagnie de celui qui, je l’espérais, resterais toujours à mes côtés, peu importe le temps et la distance qui nous sépare. Je ne pouvais pas m’empêcher de faire le lien entre lui, et Helios, le personnage qui finissait avec le mien dans l’histoire de ma maman. Il était brave et rebelle en même temps, prêt à tout pour faire sourire les gens, même en détriment de sa propre santé… Il avait bravé les interdits de ses parents et sa propre volonté pour jouer avec moi, alors qu’il n’était pas apparu emballé du tout au premier abords. Et finalement, malgré la punition… Il avait pris les fautes sur lui et ne m’en avais pas voulu… Plus encore, il s’était battu une nouvelle fois pour m’éviter les ennuis, prenant des responsabilités qui ne lui incombait absolument pas afin de rester lui-même…

Pour ma venue dans sa chambre…

C’était purement et simplement de ma faute. Je le savais. Il avait été puni, et cela m’avait remontée à block. Il ne méritait pas cette sanction, et le fait de le savoir privé de repas m’avait rendue folle, alors j’avais chipé des parts de tartes et prit les cookies que Olivia me fabriquait pour les voyages, et je lui avais apporté. Alors oui, je ne pensais pas rester toute la nuit mais… Mais à présent, je me dis qu’il en avait besoin… Et ce n’est pas pour rien que j’ai dormis avec lui… Il était… son visage était bien plus beau lorsqu’il était heureux… Et en fait, que ce ne soit pas convenable, je m’en fichais… Mais… Que sa propre mère vienne le punir encore pour ça sans même vouloir entendre qu’il n’’y était pour rien… ça me mettais hors de moi. Donc oui, j’avais utilisé ma maman pour l’aider, mais je ne culpabilisais absolument pas… Son sourire valait toutes les péripéties du monde… Et en faisant ce que j’avais fait… Je m’étais assurée qu’il garde le sourire au moins toute la semaine. J’avais juste peur que cela n’empire une fois que je serais partie… Mais il ne fallait pas y penser pour le moment, je me devais d’avancer avec lui, pour au moins, faire en sorte que cette semaine soit inoubliable !

Je suivais Xenos… En fait, techniquement non, puisque c’était lui qui me tirait vers l’extérieur, mais j’étais avec lui, et le voir ainsi pressé, ça me donnait l’impression qu’il allait un peu mieux que ce matin, lorsque sa mère est venue le chercher dans sa chambre pour faire sa crise… Je ne sais pas pourquoi, mais d’un coup, je me suis demandée si… S’il me voyait comme moi je le voyais… J’ai serré ma main libre, autant je me faisais des idées, et c’était juste parce que j’avais été gentille avec lui, pas pour le reste… Non… Sa manière de me remercier, son regard… Ce n’était pas juste un délire, ni même de la comédie. Il m’avait devancé, soudainement, et je l’avais laissé faire mais… Je les avais repérés, ces couleurs vives sur son visage. J’ignorais cependant à quoi elles correspondaient… Il avait dans la main un bout de bois assez uniforme, probablement pour rejouer son épée de la veille, et il m’emmenait de nouveau dans la forêt… Mais plus loin… Et en quelque sorte, j’avais l’impression de le voir enfin libre de ses mouvements, parce que hier, il n’osait même pas me suivre dans les débuts, et là, c’était lui qui me guidait…

Nous nous sommes enfoncé dans la forêt, de plus en plus loin, je crois que nous allions vers le nord d’ailleurs, mais je n’avais pas eu le temps de voir l’angle du soleil avant d’y rentrer. Tout ce que je savais… C’était qu’il faisait encore bien clair, qu’il faisait doux, que j’entendais le chant d’une rivière, et qu’il tenait encore ma main. Oui je sais, c’était stupide, mais il aurait pu simplement me demander de le suivre, au lieu de me guider de la sorte, et ça… Ce simple geste… Me faisait vraiment penser être une princesse dans un royaume lointain. Je voulais être sa princesse… Il m’a amené jusqu’à une étrange clairière, bien plus lumineuse que celle avec les lucioles hier, il a semblé chercher son chemin, avant de resserrer sa prise sur ma main et de m’emmener sur un taillis naturel à travers le bois. Il m’a entrainé vers un arbre immense et tout tordu… Je crois que c’était un pin parasol qui avait dégénéré… Mais je n’en étais pas sure… Et là, j’ai vu une ouverture dans la roche… une grotte ! Avec la rivière qui la traverse… Il m’a annoncé que nous étions arrivés, mais que je devais rester à ses côtés, car le danger était encore présent… Je me suis mordue la lèvre alors qu’il reprenait la route… Tenant de mon autre main ma robe pour ne pas qu’elle s’accroche aux rochers qui bordaient le lit de la rivière…

L’intérieur de la grotte était étrange, mitigé dans un clair-obscur. La lumière du soleil transperçait les parois rocheuses et venait s’échouer sur l’eau qui continuait de s’écouler tout le long de la caverne. L’ensemble créait alors un éclat bleuté venant se refléter tout autour de nous et rendant la pièce froid mais lumineuse… C’était… Magique… Un véritable festival de féerie… Et sur les coins, il y avait d’étranges racines qui prenaient place, comme soutenant des arbres tout au-dessus… Nous avons poursuivi notre avancée au fin fond de la grotte, et même si je trouvais déjà ça merveilleux, je me demandais ce que Xénos m’avait réservé… Nous avons fini par nous arrêter dans une zone plus ouverte, avec d’immense stalactites qui ressemblaient à des lustres sombres seulement illuminés par des éclats bleutés aquatiques… Il y avait aussi une sorte de mini lac au centre de la caverne qui se poursuivait sur une cascade… C’était vraiment magnifique… Et je n’osais plus rien dire, j’ai seulement lâché les pans de ma lourde robe en m’émerveillant des lieux.

Là, Xenos s’est tourné vers moi avec un grand sourire, me demandant si je ne trouvais pas les lieux géniaux, et que j’étais la première personne à qui il le montrait… Parce que j’étais… spéciale… Il s’est mis à rire nerveusement, avant de me lâcher la main pour s’éloigner et me montrer le début de la cascade… Pendant que je le suivais lentement, j’avais joint mes mains… Comme pour garder la sensation chaude de la sienne aux creux des miennes. Il me disait à présent qu’il s’amusait assez souvent à sauter du haut de la cascade dans le bassin, et que l’eau poursuivait sa route jusque de l’autre côté, traversant la forêt toute entière. Ça m’a fait sourire, alors qu’il me parlait ensuite d’un coin où on pouvait s’installer, parce qu’il avait commencé à créer une petite cabane en bois, mais qu’il avait du mal parce que tout seul… J’ai voulu lui dire que ce n’était pas grave en voyant le début de cabane, et que je pourrais l’aider pendant mon séjour ici, mais il ne m’a pas laissé le temps de parler, et il est venu saisir une pierre pour la lancer avec le plus de force possible dans l’eau. J’ai un peu sursauté je dois dire à ce geste… Il a attendu… avant de revenir vers moi… Pour me dire qu’il était parti s’assurer qu’il n’y avait pas de monstre dans l’eau… Non c’est sûr, il n’y a pas de monstre dans l’eau... Non, il n’y a pas de monstre ici, puisqu’ils sont déjà chez lui…

Ses parents…

J’allais enfin lui répondre lorsque son sourire s’effaça subitement, et j’ai voulu faire quelque chose mais… Il avait déjà attrapé mes mains, lâchant son bâton-épée et fixant ses dernières, je me suis tendue… Il a finalement relevé la tête, et je me suis sentie encore plus triste et inquiète… Et… Il a dit mon nom d’une voix… si étrange… Me demandant si on se reverrais un jour… Parce qu’il ne voulait pas m’oublier, même après mon départ… Que j’étais sa seule amie et qu’il voulait rester mon chevalier, même si ça n’existait plus… Je me suis sentie rougir, je n’arrivais plus à quitter ses yeux pourpres, et je me suis mordue la lèvre de gêne. Oh la la… J’osais plus rien faire, mon cœur battait vite, il me tenait toujours les mains, et… Et il avait l’air si triste… Maman, aujourd’hui, je fais le serment de toujours veiller à son bonheur… Lui… L’homme qui m’est destiné… C’est lui, et je le sais… Il est ma grande aventure, et il sera ma seule et unique aventure. Mon futur… J’ai inspiré longuement, avant de lui faire lâcher mes mains doucement… J’avais une idée derrière la tête. Et j’espérais qu’il ne m’en voudrait pas…

« Non. » Oui, je sais que commencer par ça risque de lui faire peur, mais c’est le seul début que j’ai pour ce que je vais dire… « Tu n’es pas un chevalier Xenos … Tu es un prince merveilleux… » J’ai posé ma main droite sur sa joue et je l’ai caressé du pouce. « C’est pour quoi jamais je ne t’oublierai… Et on se reverra, je le sais… » Je me suis mise à sourire avec beaucoup de douceur, les joues roses, pour reprendre. Ma main libre est venue agripper la sienne, et je l’ai serrée doucement avant de me rapprocher de lui… « Peu importe le temps, et la distance, ni même les gens… Je le sais… On se retrouvera… C'est notre destin!» Je me suis mise sur la pointe des pieds malgré les escarpins, parce qu’il était un peu plus grand que moi, jusqu’à presque toucher son nez avec le mien… « Parce que tu n’es pas juste un prince, Xenos… Tu es le mien… » Et j’ai posé mes lèvres sur les siennes. Un baiser de grands, un baiser pour mon héros, mon prince… Mon amoureux…

Je me suis finalement reculée, le visage rose mais un grand sourire sur les lèvres, et ma main à glisser de son visage pour venir saisir la sienne, je lui tenais donc les mains, et mon cœur battait très vite dans ma poitrine. « Maintenant, Xenos, tu m’avais promis de sourire… Alors fais le… Et je te suivrais partout… Que ce soit pour construire une cabane, plonger dans l’eau ou traverser la forêt… » Je le suivrais partout… Même s’il ne souriait plus, justement pour pouvoir lui tirer un nouveau sourire… Et peu importe ce que les gens diraient… Il était mon Hélios… Non… Mon Xénos… Et plus tard… Il deviendrait mon mari… J’en faisais le serment… Je l’ai alors entraîné en arrière lentement, me dirigeant vers le bassin petit à petit, sans quitter son regard… Et soudain, je l’ai tiré à moi pour un câlin tout en me laissant tomber dans l’eau froide. On a éclaboussé les alentours, et ma robe était désormais gonflée d’eau et lourde, mais je m’en fichais. J’ai ressortie la tête, tenant les pans de ma robe des deux côtés pour venir vers lui, et je lui ai offert mon plus beau sourire.

«Alors, pas trop froide?» Demandais-je avec un éclat de rire.



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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Mer 4 Oct - 15:36
  • Xenos G. Van Baelsar
  • Chibi Princesse

Quand le destin s'en mêle.
Je voulais lui montrer les plus belles choses qu’il pouvait y avoir dans mon pays. Dans un sens j’essayais de me convaincre que si je lui montrais tout cela, elle finirait par rester à mes côtés. Je voulais la garder avec moi le plus longtemps possible et profiter des moments qu’on pourrait avoir ensemble. Elle était ma seule amie, ma seule alliée et ma princesse. C’était vraiment ridicule. Après tout, elle n’était là que depuis un jour et maintenant je ne pouvais imaginer les autres jours de ma triste sans elle. Ma famille allait se moquer de moi. Encore une fois, je n’étais pas l’enfant prêt à reprendre le flambeau des Van Baelsar. A leurs yeux, j’étais quelqu’un de faible et je me reposais trop sur mes émotions et ma vie était dictée par mes sentiments. J’étais une honte pour les miens, mais qu’importe. Tant que Small Lady serait là, je comptais bien rester moi-même encore un peu avant de sombrer de nouveau dans la solitude.

J’avais vérifié que l’étendue d’eau était sans danger. En jetant de toutes mes forces, une pierre dans l’eau. Je ne voulais pas qu’un monstre vienne s’en prendre à la seule amie que j’avais. Je ne pourrai pas le supporter. Non… J’allai la protéger de tous les dangers possibles, en commençant par ma famille. Je ne laisserai personne la toucher ou lui faire du mal. C’était mon devoir de chevalier de protéger sa princesse. Alors j’acceptais sans remords de me prendre tous les coups à sa place afin de la préserver.

Je sais que j’avais promis de toujours sourire, mais quand je me suis retourné pour lui demander ce qui me tourmentait depuis quelques instants, j’avais affiché une expression triste. Me préparant mentalement à une claque pour me faire revenir à la réalité. Je savais parfaitement que Small Lady ne pourrait rester avec moi éternellement, mais je voulais au moins qu’elle me rassure en me disant qu’elle n’allait pas m’oublier et surtout qu’un jour, je pourrai la revoir. J’avais utilisé le prétexte du chevalier, disant simplement que je voulais garder un lien avec la petite fille aux cheveux blonds. Je n’osais pas tout lui avouer… Les mots qui restaient dans mon esprit et que je ne me permettais pas de prononcer. J’avais peur de sa réaction. Elle était si gentille, mais elle n’allait certainement me rire au nez si je lui avouais que j’avais une faiblesse dans ma cuirasse de protecteur. Elle… La seule faiblesse que je pouvais avoir depuis la veille et pour les jours restant de son séjour, voire peut-être plus. J’avais honte de moi. Un bon chevalier n’avait pas de faiblesse. Il continuait à se battre jusqu’à la mort, dans l’honneur… Moi je ne voulais qu’une chose, attirer son attention. Est-ce que c’était méchant de ma part ? Peut-être que je commençais à devenir comme le reste de ma famille. J’utilisais des prétextes pour obtenir ce que je voulais. Sur le coup, j’allai me détester. Je ne voulais pas devenir comme eux. Mais au fond, j’étais un Van Baelsar avant tout. Je ne pouvais pas changer ce que j’étais et ce que j’allais devenir par la suite.

Finalement, elle prit la parole pour me donner une réponse négative. Un non sans la moindre hésitation. Mon petit cœur s’est tristement serré dans ma poitrine. Alors elle ne voulait plus de moi comme son ami ? Pendant une seconde, j’avais l’impression de tomber dans un trou sans fond. Je pouvais sentir cette tristesse me submerger malgré moi. J’avais envie de me laisser tomber sur le sol et me mettre à pleurer. Toutefois, sa phrase n’était pas finie. La suite me redonna de l’espoir. Comme une nouvelle bouffée d’air dans mes poumons, me permettant de respirer de nouveau. A ses yeux, je n’étais pas qu’un simple chevalier, mais un prince. J’ai ouvert la bouche et j’avais les yeux grands ouverts. Un prince… Mais alors, elle voulait peut-être dire que… Non Xenos ! Arrêtes un peu de penser à des choses que tu ne comprends pas encore ! Les mariages, c’est pour les grands !

Je crois que je suis resté avec cette tête d’ahuri pendant longtemps. J’ai pu sentir la main de Small Lady se poser sur ma joue et venir la caresser avec douceur. Que c’était doux une fille. C’était comme de la soie qui venait se poser sur cette partie de mon visage, ou comme des plumes qui venaient me chatouiller doucement la peau. La petite fille me prit alors la main et se rapprocha davantage en m’assurant d’une voix douce qu’on se retrouverait quoiqu’il arrive parce que c’était notre destin. Whaouuu elle était drôlement proche ! Mes muscles de mon corps se sont tous contractés en une seconde alors que le nez de Small Lady pouvait presque toucher le mien. Mes yeux, toujours grands ouverts, se sont mis à chercher ceux de ma petite princesse pour qui… j’avais le béguin. C’était comme ça qu’on disait ? Je devenais de plus en plus écarlate, malgré ma joie immense qui me saisissait à ses paroles. Puis alors que j’avais à peine entendu sa dernière phrase, elle se rapprocha encore un peu plus pour venir déposer ses lèvres contre les miennes. J’ai cru que j’allais m’évanouir ! Cet instant.. Il a peine duré quelques secondes, mais dans ma tête il avait duré des heures ! Ce baiser était différent de celui qu’elle m’avait donné dans ma chambre… Celui-là… Il ressemblait à ceux que les grands se donnaient entre eux. Une fois, j’avais vu mon frère en donner un à une fille dans les couloirs de notre demeure, pendant une grande fête. J’avais été écœuré de voir cela, mais on frère m’avait dit peu de temps après que c’était naturel et qu’un jour je ne pourrai pas m’en passer, surtout si j’étais avec la bonne fille. Je n’avais pas compris à l’époque ces paroles… Certainement parce que j’avais à peine quatre ans et demi. Je m’étais moqué de lui en disant que c’était sale et dégoûtant. Me voilà trois ans plus tard dans la même situation, mais cette fois… c’était moi qu’on embrassait ! Ohlalalala ! Je devenais rouge comme une écrevisse ! J’avais même fermé les yeux par instinct. C’était la deuxième fois que Small Lady me donnait un baiser. J’étais à la fois gêné mais en même temps je ne trouvais pas cela si désagréable. Alors c’était donc ça ce qu’on pouvait ressentir ?

Small Lady se recula et laissa sa main glisser de mon visage pour me prendre la main. Elle souriait, mais moi j’étais à moitié en état de choc et à moitié presque ahuri. Je ne savais pas comment réagir et je ne pouvais plus me cacher dans un coin. J’étais incapable de bouger par mes propres moyens. J’avais chaud… Est-ce que je faisais de la fièvre ? Je me sentais tiré doucement vers l’eau, mais je prêtais plus attention aux battements de mon cœur qui n’arrêtait pas de frapper comme un fou contre mon torse. Cela ne faisait pas mal, mais c’était étrange, tout simplement. Puis, ma petite princesse me tira contre elle pour me faire un câlin. J’ai alors affiché un sourire sur mon visage, profitant du contact avec ma princesse. J’ai enfin ouvert les yeux en sentant cette drôle de sensation de partir en avant. Est-ce que j’avais l’impression de voler dans ses bras ? Puis j’ai réalisé que nous étions en train de tomber. J’ai pu voir l’eau se rapprocher dangereusement avant de finalement tomber dedans avec la petite fille dans mes bras. Je crois que j’ai grimacé sur l’instant en lâchant un sifflement alors que mes dents se serraient soudainement. Je suis resté un peu la tête sous l’eau, réalisant que ma tristesse venait de disparaitre en un instant. Quand j’ai refait surface, mes cheveux se plaquaient contre mon crane et j’ai toussé longuement en cherchant la blonde des yeux. Je l’ai longuement regardé puis je me suis mis à rire de la situation. J’ai même tenté de l’éclabousser pour me venger.

« Small Lady… Vous êtes une véritable chipie ! On ne tombe pas dans l’eau avec un chevalier. Comment puis-je avoir l’air d’un prince à vos yeux en étant totalement trempé de la tête aux pieds ? »

J’ai lâché un soupir avant de faire un pas en avant. Ma jambe s’enfonça alors dans un trou et j’ai disparu de la surface pendant quelques secondes. Quand je suis remonté en vitesse, j’ai fait un bond dans l’eau pour la rejoindre et la prendre dans mes bras.

« Princesse ! Faites attention, il y a des trous ! »

Je la tenais fermement dans mes bras, zieutant l’eau comme si un ennemi allait surgir des profondeurs et nous attaquer. J’avais peur qu’elle se fasse mal où qu’elle se coince la jambe dans un trou. Je devais donc faire attention et continuer de la protéger comme je le pouvais. Puis, j’ai tourné la tête dans sa direction et je me suis rendu compte de la proximité que je pouvais avec elle. Je me suis mis à rougir puis, je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête, mais je l’ai renversé en arrière pour retourner dans l’eau. J’ai attendu que la petite blonde à la belle robe soit sous l’eau aussi pour venir déposer mes lèvres sur les siennes. J’ai pris quelques secondes, la contemplant dans cette eau. Elle semblait briller, comme une étoile dans la voute céleste. Je suis ensuite remonté avec un grand sourire et je l’ai entraînée avec moi. Ce baiser que j’avais osé lui donner… C’était un baiser secret que seule l’eau du lac garderait. Personne d’autre ne pourrait savoir… Sauf la petite princesse et moi, bien entendu. J’avais de nouveau un grand sourire sur les lèvres et détourné les yeux par honte de mon geste. Je venais de donner mon premier véritable baiser à une fille ! J’allais garder cela pour moi et chérir se souvenir toute ma vie ! Après tout, j’étais un prince maintenant à ses yeux. Dommage… Je n’avais pas de cheval blanc sous la main pour l’emporter et partir loin d’ici, loin de ma famille. Malheureusement, je ne pense pas que ces parents soient d’accord pour que je m’enfui avec elle pour vivre une grande aventure. Je reportais donc cette idée à plus tard. Quand je serais grand, fort et beau ! Pour le moment, je ressemblais à un gringalet… Rien de très héroïque en soi.

« Small Lady, nous devrions retourner sur la terre ferme. Vous risquez de prendre froid et tomber malade. Nous devrions faire un feu pour nous sécher un peu. Mais… Je ne sais pas faire cela. Je ne peux même pas te donner ma chemise… Elle est trempée aussi. »

J’ai longuement soupirais en la gardant contre moi, j’ai même baissé la tête. J’ai resserré mon étreinte sur elle, puis toujours en souriant j’ai murmuré sans m’en rendre compte.

« Merci… Merci de m’aimer pour ce que je suis. Avec toi à mes côtés, je me sens tellement bien que j’aimerai que la fin de ces sept jours n’arrive jamais. Mais un jour, je te promets de te retrouver et de faire de toi ma véritable princesse et d’être un vrai prince à tes yeux. Alors…j’espère que tu m’attendras. »

J’ai alors cligné plusieurs fois des yeux en me rendant compte que je venais de parler à voix haute. J’ai fait la moue avant de la porter dans mes bras comme une mariée. J’allais la ramener, lorsque j’ai oublié ce trou qui m’avait déjà piégé une première fois. Je me suis de nouveau enfoncé en la lâchant soudainement. Je m’étais coincé la cheville… Pourquoi fallait-il que ça m’arrive maintenant ! Je me suis penché en avant pour attraper ma jambe et tirer dessus avec mes petites forces d’enfant. Alors que j’étais en train de me libérer… J’ai vu quelque chose briller brièvement au fond. J’ai alors tendu une main pour attraper l’objet et je suis ensuite remonté, une fois libre. J’avais un air complétement blasé sur le visage. Je n’avais pas de chance… J’ai zieuté la petite fille du coin de l’œil qui devait certainement se retenir de se moquer de ma personne. J’ai alors tapé dans l’eau pour l’éclabousser avec un petit sourire en coin avant d’ouvrir la main et regarder la chose que j’avais trouvé dans les profondeurs. C’était une pierre verte. J’ai haussé un sourcil puis j’ai mis le caillou au bout de mes doigts pour le montrer à la demoiselle.

« Oh regardes ! Cela à la même couleur que tes yeux ! Prends-le ! Je te le donne, je n’aime pas trop les cailloux, mais au moins t’aura un souvenir de cet endroit… »

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse] Jeu 5 Oct - 22:48



Je me souvenais parfaitement de son regard lorsque j’avais dit non. J’avais lu en ses prunelles rubis toute la douleur du monde, mais c’était parce qu’il avait été trop impatient de cette dernière, il ne m’avait pas laissé le temps de finir. C’est pourquoi j’avais eus la joie de voir tout un tas d’émotions qui se succèdent dans son regard juste après mes paroles. Il était devenu rouge, avec des yeux écarquillés de stupeur, et je dois bien dire qu’il était très drôle à regarder comme ça. Mais il était bien plus beau en souriant surtout, avec cette lueur dans le regard, comme s’il voyait monts et merveilles à travers mes mots. Il a ouvert la bouche aussi, mais je ne lui avais pas laissé le temps de parler, en vérité. Il était encore plus rouge d’ailleurs, après le baiser, et j’avais été plus que ravie de le tirer à moi dans l’eau par la suite, parce que sa tête en valait le détour, vraiment ! Et même si ce n’était pas très gentil, j’aimais vraiment le voir sourire et heureux… Il en devenait vraiment très beau… Mon cœur battait très vite aussi, mais je n’avais pas hésité, parce que je savais que c’était lui que je voulais plus tard. C’était lui l’homme que je voulais épouser, mon prince.

Une fois dans l’eau et parfaitement satisfaite de son expression, je lui avais demandé avec un sourire si l’eau n’était pas trop froide. Il s’était mis à tousser, probablement pas prêt à aller sous l’eau avec moi il avait bu la tasse, mais finit par se mettre à rire joyeusement, et ça, même si j’ai plus ou moins été cachée par l’eau qui nous recouvrait tous deux, ça m’a tiré les larmes. Ses cheveux argentés s’étaient collés à sa figure, et il avait une mèche qui lui barrait le visage à présent, juste entre les deux yeux. Il était mignon comme ça aussi, les joues encore roses et un grand sourire sur les lèvres. Il a même mis ses bras dans l’eau pour m’en lancer dessus en continuant de rire. Il m’a alors traitée de chipie, disant qu’on ne tombait pas à l’eau avec un chevalier, disant qu’il n’aurait pas du tout l’air d’un prince en étant trempé comme ça. Il m’a faite sourire encore plus. Peu importe la tête qu’il faisait, pour moi, il était un prince, le mien… Et même avec des guenilles, il resterait mon prince…

J’allais d’ailleurs le lui dire, quand soudainement, il a plongé dans l’eau comme s’il avait trébuché. J’ai poussé un cri de surprise et je me suis avancée pour essayer de le retrouver, mais il est remonté soudainement et à bondit sur moi pour me serrer contre lui. Il m’a soudainement dit de faire attention, qu’il y avait des trous, tout en m’appelant princesse… Encore… J’ai rosit à sa proximité, parce que nous étions tous les deux mouillés et que je pouvais sentir sa chaleur à travers sa chemise. Il fixa l’eau un moment, avant de se tourner de nouveau vers moi… Oh… Il était finalement bien plus près que je ne le pensais… J’ai pas pu réagir, je me suis laissée faire alors qu’il me faisait basculer en arrière… J’ai eus la tête sous l’eau, mais au dernier moment, j’avais retenus ma respiration par reflexe… Sauf qu’il me gardait contre lui et… Et sa bouche s’est lovée contre la mienne… Il a fini par me tirer hors de l’eau, mais a détourné le regard, conservant cependant un grand sourire…

Il a fini par reprendre la parole, disant que nous devrions retourner sur la roche, parce que j’allais probablement attraper froid et tomber malade… Il voulait apparemment faire un feu, mais ne savait pas comment, et ne pouvait pas non plus me passer sa chemise car elle était trempée aussi. J’ai rosit à cette idée, avant de l’entendre murmurer contre mon oreille quelque chose qui m’a rendue encore plus rouge et donner chaud… J’avais le cœur qui battait fortement dans ma poitrine… Je n’ai pas osé répondre, je n’y serais pas véritablement arrivée je pense… Parce que le surprendre en mesurant mes mots, je savais faire, mais… Mais être surprise, un peu moins… Par contre… Le fait qu’il me parle ainsi… disant qu’il ferait de moi sa véritable princesse… Je comprenais le même sens que mes propres pensés… Et ça me permettait de comprendre que lui aussi… il était comme moi… Enfin… ça voulait dire qu’il ressentait la même chose que moi… Et ce baiser…

Il me demandait de l’attendre… C’était pour moi plus que logique, il serait mon prince pour la vie, alors nous allions nous retrouver. Sauf que là non plus je n’ai pas eu le temps de lui répondre que oui. Il m’a soulevée soudainement malgré ma robe trempée, comme une princesse… Et surtout comme si je ne pesais rien… Et il a probablement voulu le sortir de l’eau… sauf que nous nous sommes enfoncé soudainement et qu’il m’a lâché… J’ai poussé un petit cri surpris lorsque l’eau m’éclaboussa avant de le voir ramasser quelque chose au fond de l’eau pour ensuite se redresser de nouveau. Je me suis mise à rire, simplement à cause du regard en coin qu’il me lança… suivit par l’éclaboussure… J’ai continué de rire, avant de voir le regard aussi sérieux se poser sur ce qu’il avait trouvé au fond de l’eau… J’ai cligné des yeux lorsqu’il me l’a montré… Disant que ça avait la même couleur que mes prunelles… qu’il me le donnait parce qu’il n’aimait pas trop les cailloux, mais que ça me ferait un souvenir de lui…

J’ai regardé avec plus d’attention ce qu’il me tendait, avant de relever la tête vers lui, et de rougir. Non seulement il venait de trouver une émeraude, mais en plus il avait comparé mes yeux à cette dernière… Le tout en donnant l’impression d’être totalement à côté de la plaque… Mais j’ai fini par tendre ma petite main pour saisir la pierre scintillante et polie du bout des doigts pour venir la serrer contre mon cœur, puis m’approcher de lui pour déposer un nouveau baiser sur sa joue cette fois-ci. Il était vraiment adorable… Un peu idiot sur les bords par moment, mais je le soupçonnais de le faire exprès pour me faire sourire. De ma main libre, je suis venue tenir la sienne pour l’entrainer sur la berge rocheuse, faisant attention aux trous sous l’eau. J’ai eus un peu de mal à grimper à cause de ma robe lourde, et j’ai eus dans l’idée de la retirer, j’avais un large caleçon en dessous qui me servait de jupon, blanc, et un petit débardeur… ça me permettrait de faire sécher la robe tout en ayant pas trop froid…

« Pour ton idée de feu… Je sais comment on peut en faire un, mais je n’ai jamais essayé » Ai-je fini par dire à mon ami et futur.

J’ai relâché sa main doucement avant de me pencher en avant pour venir saisir les pans de ma trop large robe désormais collée à mes jambes. J’ai attrapé le tout, tenant toujours entre mon annulaire et mon auriculaire l’émeraude, alors que je soulevais le lourd tissu pour le passer au-dessus de ma tête. Je me suis débattue un moment avec les voiles de la robe, mais j’ai fini par y arriver. Je l’ai alors défroissé avant de la poser correctement sur le bord d’un rocher. Me voilà en grande culotte de lin et débardeur… Je n’étais pas très fière, mais au moins je ne serais pas morte de froid… J’ai alors regardé de nouveau la pierre qu’il venait de m’offrir… C’était un magnifique trésor… Une émeraude… C’était de là que venait mon second prénom… Emeraldas… Pour mes yeux… Et il l’avait comparé à eux aussi… J’en ai rosi de nouveau, avant de serrer la pierre dans ma main pour ensuite me tourner vers lui et lui offrir un sourire joyeux.

« Je te propose qu’on tente de faire un feu, et si ça ne marche pas, on utilisera le bois pour poursuivre ta cabane, ça te va ? » Ai-je demandé en montrant la direction de sa tentative de bois entassé plus haut.

Par contre, c’était bizarre, parce que depuis que Xenos avait mis un pied dans le trou bizarre… L’eau du lac avait augmenté en volume… J’espérais juste que nous n’avions pas fait pression sur un quelconque barrage ou autre… Remarque, on l’aurait entendu… Je crois…

"Il faut des petites brindilles, des pierres, et de l'herbe sèche..." Dis-je alors pour l'informer. "Et un bout d'écorce, aussi... Pour faire naître l'étincelle..."

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Quand le destin s'en mêle... [Pv chibi Princesse]

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