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Les chroniques du Renard - Là où tout commence. [FB - Solo]

MessageSujet: Les chroniques du Renard - Là où tout commence. [FB - Solo] Dim 2 Oct - 18:41









Il y a des choses que tu ne sais pas, des éléments de mon passé que je te cache. Tu penseras peut-être que je ne te fais pas confiance, mais c'est faux. Si je ne te parle pas de mon ancienne vie, c'est par honte et non par manque de confiance en toi. Un jour, je te révélerai ma véritable identité, mais pour le moment, je préfère que tu me voies en tant que Ban Silverleigh et non autrement. J'aurai peut-être la force de te dévoiler mon passé, mais pour le moment, je n'y tiens pas. J'ai peur de ton regard, j'ai peur de ce que tu pourrais me dire à ces révélations. Ouais, je sais... C'est stupide. Depuis que je suis arrivé dans ce pays, j'ai décidé de changer d'identité, d'oublier la part d'ombre qui sévit en moi. Aux yeux de tous, je ne suis qu'un type qui n'a pas l'air vraiment très malin et qui passe son temps à boire et prendre tout à la rigolade. Si je t'avouais que je suis en réalité tout l'inverse... Très loin à la base du mec qui adore l'alcool, les combats et absolument pas stupide. Tu ne pourrais certainement pas me croire, hein ? Pourtant, c'est la stricte vérité... Ces attitudes que j'emploie ne sont qu'une façade qui me permet d'oublier qui je suis réellement... Mais, une chose est sûre, je ne changerai pour rien au monde ce qu'il s'est produit avant... Sinon je n'aurai jamais eut la chance de croiser ta route et de vivre maintenant comme je le fais si bien à tes côtés. Pardonne-moi d'être si égoïste et de ne penser qu'à moi, mais j'en ai besoin. Maintenant que j'y pense... Comment je commencerai mon récit ? Ah ! Je crois que j'ai trouvé...

-------

Chapitre 1 - Et si le monde ne voulait pas de toi.

Il y a vingt-cinq années de cela, j'ai ouvert les yeux sur un monde qui m'émerveillait déjà. La première chose que je vis, c'est cette intense lumière qui me donnait mal à la tête. Je me trouvais dans les bras de ma mère, épuisée par de nombreuses heures de travail pour me mettre au monde. Je la trouvais si belle à cette époque et ce fut le cas pendant de nombreuses années. Mon père, quant à lui, il se trouvait juste à quelques mètres, le sourire aux lèvres. Il semblait tellement heureux de me voir enfin arriver, qu'il semblait presque verser une larme. Je n'ai pas de souvenirs de cette époque, mais ma mère m'avait un jour raconté en détail le jour de ma naissance. Toutefois, lorsqu'elle me fit la narration de jour que je pensais si beau, j'ai vraiment loin du compte et de me douter que ma vie allait tourner en cauchemar. Un cauchemar qui n'en finirait jamais.

J'avais à peu près six ans lorsque le premier événement traumatisant de ma vie se passa. Je me souviens parfaitement d'être rentré dans l'immense demeure où nous habitions, les vêtements complètement sales à cause de la boue qui s'y trouvait dessus. À l'aide de mes petites jambes, je montais les escaliers du hall avec un grand sourire sur les lèvres, tenant quelque chose dans le creux de mes mains. J'avais trouvé un trésor. Certes, il n'avait aucune valeur aux yeux des autres, mais pour moi, c'était ma plus grande trouvaille. Peut-être même ma première. J'atteignis la dernière marche de ce gigantesque escalier, lorsque soudainement, quelqu'un m'attrapa par le bras, arrivant sur mon côté droit. Un homme vêtu d'un costume en noir et blanc, les cheveux grisonnants et attachés en queue-de-cheval, venait de m'attraper.

- Xenos-sama, où étiez-vous par tous les dieux ?! Votre mère vous cherche partout ! Le précepteur à signalé votre absence à ses cours...

Aldrid, le grand majordome de la famille. Son visage parfaitement rasé de près, affichait de l’inquiétude. Je m'entendais bien avec lui... Il était la seule personne en qui je pouvais entièrement avoir confiance dans cette maison. Combien de fois, le pauvre homme s'était essoufflé en tentant de me rattraper ? Combien de bêtises avait-il cachées à mes parents pour éviter que je ne me fasse gronder sévèrement ? Je dois bien l'avouer, j'étais un véritable petit chenapan, ne manquant pas une occasion de faire les quatre cent coups pour attirer l'attention sur moi. Mais, cette fois... Je n'allais pas m'en tirer à si bon compte, et je le savais.

- ALDRID ! J'ai trouvé un trésor pour mère ! Je suis allé dans la forêt à côté du jardin. Elle va être contente !

Le vieil homme soupira longuement, tout en fermant les yeux. Il ne semblait pas de cet avis, mais à l'époque, je ne comprenais pas vraiment les diverses expressions de son visage... Soudainement, je pouvais entendre le bruit de talons au loin, on pouvait clairement les entendre, étant donné que le sol n'était autre que du carrelage blanc avec des symboles provenant d'un autre pays. Très moche à mon goût d'ailleurs ! Quelques secondes plus tard, une grande femme aux cheveux argentés, fit son apparition. Elle portait une robe bleu clair et d'innombrables bijoux de grandes valeurs sur elle. Une longue mèche de ses cheveux cachait l'un de ses yeux bleu saphir. C'était ma mère... Sur son visage, on pouvait y voir qu'elle semblait contrariée, mais pas de la colère. Brusquement, je me défis de la main de l'homme sur mon bras en gigotant et sautilla joyeusement vers celle qui m'avait mis au monde. Avec mon plus beau sourire, je tendis les mains pleines de boues vers elle et je les ouvris pour montrer ma trouvaille. C’était un petit crapaud encore en vie. La vue de l'animal fit grimacer ma mère, mais je n'allais pas me décourager à lui offrir.

- C'est pour vous, mère ! J'ai pensé qu'un animal vous ferez plaisir, vous semblez tellement triste ces temps-ci.

J’espérais voir son visage s'illuminer et apercevoir un beau sourire sur ses lèvres, mais je ne vis qu'une expression de dégoût puis l'instant d''après, ma joue gauche me fit terriblement mal. Cette sensation de chaleur à cet endroit ne me faisait pas du bien, au contraire... Mes yeux s'emplirent de larmes à cause de la vive douleur que je ressentais à mon visage. Je ne m'étais même pas aperçu que ma tête venait de violemment se tourner vers la droite et que mes mains lâchèrent ma prise, qui fila à l'Anglaise. Avec de grands yeux choqués, je regardais de travers ma génitrice, dont le visage semblait marqué par la colère... Même peut-être plus.

- Xenos Galan Van Baelsar ! Comment oses-tu rater tes leçons pour une chose aussi repoussante ?! Tu devrais avoir honte d'un tel comportement ! Non... J'ai honte pour toi et de tous les malheurs que tu apportes à cette famille !

Sans même prendre le temps de respirer, elle jeta un coup d'oeil à l'homme qui se tenait derrière moi et plissa les yeux comme pour lui parler par télépathie. Aldrid s'inclina en avant et attendit simplement que ma mère ne s'en aille dans le couloir du premier étage pour se redresser et venir déposer une main rassurante sur mon épaule. Je n'avais aucune réaction. J'avais si mal... Mais pas à mon visage. J'avais une sorte de brûlure à l'intérieur de mon torse et qui consumait une partie de mon cœur. C'était la première fois qu'elle me frappait et cela n'allait pas être la dernière.

Aldrid m’emmena ensuite vers le second étage, là où il y avait ma chambre. Voyant que je ne réagissais toujours pas, il prit initiative de me conduire vers la salle de bains pour donner un bain et changer mes vêtements. Alors que je me retrouvais avec de nouveaux vêtements propres, je me mis enfin à bouger et leva les yeux vers l'homme aux cheveux grisonnants qui s'affairait à rassembler mon linge sale. Pendant qu'il ne me regardait pas, je levai une main vers ma joue pour la déposer à l'endroit où ma mère venait de me gifler.

- Pourquoi m'a-t-elle dit cela, Aldrid ? Est-ce que je suis un enfant maudit ?

Le majordome se retourna alors vers moi et lâcha un petit soupir en lâchant le tas de vêtements dans un panier.

- Bien sûr que non, Xenos-sama. Votre mère vous aime, mais vous savez pertinemment qu'elle est très à cheval sur votre éducation. Son geste est dû à cause de la colère... Cela s'arrangera dans quelques heures.

Mon regard se baissa vers le sol de ma chambre, bien trop grande pour un seul enfant et je sentis mon menton trembloter à cause de la tristesse que je ressentais sur le moment. Aldrid mentait et je le savais. Si ma mère m'avait dit ce genre de choses, c'était bien le fond de sa pensée et non sur le coup de la colère. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire... La vérité sortait toujours de sa bouche quand elle se disputait avec quelqu'un. J'apportais donc des malheurs à cette famille ? Mais quels genres de malheurs au juste ? Le vieil homme me jeta un regard de compassion et s'inclina respectueusement avant de quitter la pièce avec son panier entre les mains. Je fus seul dans ma chambre et je me souviens de m'être retourné vers mon lit pour m'y laisser tomber afin de cacher mon visage et ma tristesse dans les draps froids et soyeux.

Je mettais finalement endormi après m'être perdu dans mes pensées. J'entendis quelque chose tapoter contre ma porte, mais je n'y prêtai pas attention. La chose se trouvant hors de ma chambre insista encore et quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit. Une petite fille entra prudemment, passant d'abord sa tête pour vérifier que la voie était libre. La fillette entra et referma la porte derrière elle avant de se diriger vers mon lit.

- Tu ne viens pas dîner avec nous, Xenos ? Père vient de rentrer de son voyage et il m'a demandé de venir te chercher.

- Je n'ai pas très faim... Laisse-moi tranquille Orphée.

Mon visage était toujours camouflé dans les draps de mon lit et j'émis un grognement pour signaler que sa présence n'était pas la bienvenue. La gamine aux cheveux d'or et aux yeux bleus fit la moue et s'approcha encore un peu pour venir me prendre par la main. Elle avait deux ans de plus que moi, mais elle avait un don : se prendre pour notre mère. Orphée avait vraiment tout pour m'énerver... Elle était la petite chouchoute de nos parents depuis le départ de mon grand frère pour Crêta. Celui-ci était parti sur la demande de mon père pour aller étudier chez des amis de la famille Van Baelsar. Il envoyait souvent des lettres pour montrer qu'il était toujours le meilleur en tout et qu'il méritait largement le titre d'héritier de la famille. Lui aussi... Il avait tendance à me taper sur le système.

Ma grande sœur tenta de me tirer du lit, mais je résistais... Si notre père était de retour, j'allais m'en prendre encore une... Avec cet homme, les gifles partaient à la vitesse de la lumière. Orphée abandonna après de longues minutes à vouloir tirer comme une forcenée et grommela entre ses dents que j'étais qu'un idiot fini et que notre géniteur me filerait une raclée pour ne pas avoir obéi. Elle s'en alla en tapant des pieds sur le sol, tel un éléphant en colère. Du moment qu'elle me laissait tranquille, j'étais content.

Une heure plus tard, je me suis décidé à sortir de ma chambre pour aller vers les cuisines. J'avais faim, mais je n'avais pas envie d'aller manger avec le reste de ma famille. En prenant soin de ne pas faire de bruits qui pourrait dénoncer ma présence, je m'étais faufilé au rez-de chaussé pour ensuite me diriger vers les cuisines. Je devais passer devant la fameuse salle où était réunit toute la famille et cela me donnait des sueurs froides. Une des portes était entrouverte et je pouvais entendre la voix très roque de mon paternel qui racontait son voyage.

- ... Ce scientifique est une véritable mine d'or. Dans quelques années, nous pourrons commencer les tests sur les transmutions avec des humains comme sujets. Amestris ne sera plus le seul pays à pouvoir profiter de l'alchimie et nous pourrions en tirer profit. Le contrat que nous avons obtenu avec l'armée d'Aerugo va nous propulser tout en haut de la chaîne et beaucoup de personnes voudront alors traiter avec nous.

- C'est merveilleux ! Mais avant de repartir... Il faut absolument que tu remettes notre fils sur la bonne voie. Je ne supporte plus que cet enfant fasse ce qui lui chante à longueur de temps. Je sais qu'avec toi, il n'aura pas d'autres choix que d'écouter.

- Xenos... Cet enfant n'est peut-être pas la chose la plus rentable de notre famille. Bien avant sa naissance, je sentais qu'il ne serait pas à la hauteur de mes espoirs. De toute manière, il est bien loin du niveau de son frère et je ne tiens pas à perdre mon temps et mon argent dans cet enfant. Je lui laisserai une dernière chance de se racheter et pas une de plus, Celtya. En tout cas, une chose est sûre... Il porte très bien son prénom que je lui ai choisi.

Hein ?....




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Les chroniques du Renard - Là où tout commence. [FB - Solo]

MessageSujet: Re: Les chroniques du Renard - Là où tout commence. [FB - Solo] Mar 3 Jan - 20:07









Je n'ai jamais haï mes parents, même après cette fameuse nuit. Je ne pensais pas qu'à l'époque, cela allait me porter préjudice. C'est idiot... Aimer des personnes qui ne veulent pas de toi, mais pourtant, je n'avais qu'eux. Mon monde tournait autour de ma famille et je me voyais très mal les quitter à cause de ces mots que mon père a prononcés à mon égard. Je ne savais pas très bien réagir face à cela... A six ans, apprendre que ses géniteurs ne veulent pas de toi parce que tu n'ai pas à la hauteur de leurs attentes... Enfin. Je voulais à tout prix briller et montrer que je pouvais être un fils modèle, en qui ils placeront leurs espoirs. C'est drôle, mais malgré mes efforts, j'étais très loin de me douter de ce qui allait m'arriver par la suite. Est-ce que j'ai fait quelque chose de travers ? Je n'en sais rien. Toutefois, une chose est sûre... Si j'avais le pouvoir de remonter dans le temps et changer ma vie, je ne le ferais pas. Toutes les choses qui me sont arrivées, m’ont conduit ici avec toi. Changer le passé, changerai mon futur et je ne peux pas l'accepter. Une vie sans toi à mes côtés ne serait qu'un supplice. Même si je t'avais oublié, je sentirais comme un vide à l'intérieur de moi... Un vide que je ne pourrai jamais combler. On dit souvent que lorsque deux âmes sont faites l'un pour l'autre, on ne peut pas les séparer. C'est des conneries. Je n'y crois pas... Il y a tellement de choses qui peuvent me séparer de toi. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela n'arrive jamais. Je pourrai tuer des centaines de personnes, me laisser torturer, devenir un monstre capable de faire n’importe quoi pour avoir le droit de rester à tes côtés et de voir ton visage pour le reste de ma pitoyable existence. Tu es ma seule lueur d'espoir en ce monde et je ferais n'importe quoi pour te protéger. Ahaha, j'ai déjà ressenti cela une fois... Être capable de déplacer des montagnes, ne plus avoir peur de rien pour protéger quelqu'un de cher à mes yeux. Elle aussi, je lui ai fait une promesse... Et je lui ai fait une promesse. J'ai promis de ne jamais l'oublier. Elle a été ma lueur d'espoir lorsque j'étais enfant.... Mais elle aussi, elle s'en est allée. Je ne l'ai jamais revue. Avec le temps, j'ai oublié son visage, le son de sa voix, son odeur, même son prénom... Mais je n'ai jamais oublié son existence. Cela m'aide à me rappeler ce que j'ai enduré et le bien que cela m'a fait de la rencontrer. Elle a été la toute première qui m'a donné envie de me battre pour un avenir meilleur, même si, au final, cela n'a été qu'un piètre échec par la suite.

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Chapitre 2 : Avant de croiser ton regard.


Quelques semaines après avoir entendu la discussion avec mon père et ma mère, j'avais pour objectif de devenir le meilleur fils. Je voulais que mes parents soient fiers de moi, comme pour mon grand frère, Sirius. Fini le temps des escapades dans le jardin ou dans la nature, fini les blagues et les bêtises. J'étais devenus irréprochable. J'allais à tous mes cours avec mon précepteur, j'étudiais pendant mon temps libre, restant parfois enfermé dans ma chambre pendant des heures. J'étais poli et je me comportais bien avec les invités qui venaient rendre visite dans notre demeure. Même si cela fut très compliqué pour moi au début, je prenais mon courage à deux mains pour éviter de faire le moindre faux pas. Cela a beaucoup choqué mes parents et Aldrid aussi. Ce dernier ne me reconnaissait plus. Je pouvais voir dans son regard qu'il était fier de moi, mais il semblait parfois déçu que je commence à devenir ce que je ne voulais pas être. Qu'importe son avis... Tant que mon père ne me regardait plus avec dédain et que ma mère ne me parlait plus avec mépris, je n'allais pas tout faire capoter.

Un soir pendant le dîner, mon paternel afficha un grand sourire. Ce qui était très rare, il fallait bien l'avouer. Il nous annonça le retour de mon grand frère, Sirius. Ce dernier étudiait à l'étranger, dans un pays dont le nom était imprononçable. Un an s'était écoulé depuis son départ et j'avais hâte de le revoir. Il était certes, le chouchou de la famille, mais il était le seul avec qui je m'entendais plutôt bien et c'était même lui qui m'avait conseillé de faire ce que je voulais de ma vie et d'en profiter un maximum. J'avais hâte d'entendre ces histoires et surtout de pouvoir discuter un peu avec lui de cette fameuse discussion que j'avais entendu sur moi. Il aurait certainement des réponses à me fournir et il pourrait me conseiller encore une fois. Je dois bien l'avouer que j'étais assez jaloux de Sirius. Il était parfait en tout point et ne cessez d'avoir des éloges de nos parents, alors que moi... C'était l'inverse. Malgré tout, il restait mon frère et j'essayais maintenant de lui ressembler pour avoir à mon tour, des compliments et des félicitations.

Pendant le reste du dîner, ma mère n'avait que cesse de sourire bêtement et de se demander combien de temps son fils préféré allait rester parmi nous avant de retourner chez les amis de mon père pour continuer ses études. Mon père évoqua le fait que Sirius n'était plus un enfant et que bientôt, il ferait ses classes dans l'armée pour s'endurcir beaucoup plus et de devenir un homme afin de pouvoir par la suite, reprendre l'affaire de la famille. Sans rien laisser paraître sur mon visage, je me demandais intérieurement en quoi cela serait une bonne chose pour lui, de faire l'armée... Après tout, notre géniteur n'était qu'un scientifique enfin... Si j'avais bien tout saisi. Après avoir terminé mon assiette, je m'étais levé de ma chaise et en m'inclinant, je souhaitais une bonne nuit à ma famille avant de quitter la pièce. En rejoignant le deuxième étage, je m'étais arrêté devant la porte de la chambre de mon aîné. Un grand sourire s'afficha sur mon visage... Mon modèle et mon rival allait revenir habiter quelques jours ici. J'avais hâte.

Le lendemain, très tôt dans la matinée, une voiture arriva devant les grilles de la demeure. Les serviteurs s'empressèrent de rejoindre le hall de la maison pour accueillir mon grand frère. Je m'en souviens très bien de ce jour-là. Je venais à peine de me lever et j'allais enfiler une chemise, lorsque la porte de ma chambre s'ouvrit brusquement et que ma sœur Orphée fit irruption en hurlant comme une furie.

- IL EST LÀ ! XENOS DEPECHE-TOI UN PEU ! Aaaah ! Tu as mis ton pantalon à l'envers !

Telle une tornade, elle s'empressa de quitter la pièce en lâchant un rire plus que douteux, sans prendre le temps de refermer la porte. Maudit soit-elle... Je plissais des yeux tout en essayant de retirer le vêtement qui n'était pas dans le bon sens. En essayant de le remettre, je perdis l'équilibre et je m'étais retrouvé sur le derrière après que ma tête ait heurté la commode. Aldrid qui passait par-là pour rejoindre le hall, passa la tête dans la pièce et esquissa un sourire en coin.

- Monsieur, vous souhaitez un peu d'aide ?

Je lançais un regard noir au domestique avant de me relever d'un bond et... De me retrouver encore une fois à terre, à plat ventre.

- LAISSEZ-MOI M'HABILLER TRANQUILLEMENT !

Aldrid inclina la tête en avant et posa une main sur sa bouche pour cacher un rire moqueur avant de s'en aller à son tour, fermant la porte de ma chambre. Ce n'était pas mon jour... Il me fallut cinq minutes pour me vêtir et me précipiter vers le hall pour rejoindre le reste de ma famille. À la grande surprise de tout le monde, mon père n'était pas venu... Il devait certainement travailler dans son bureau. Ma mère, quant à elle, était déjà sur le pied de guerre et lançait des regards assassins à nos domestiques qui ne se tenaient pas droits. Pour une fois qu'elle ne s'en prenait pas à moi ! La porte d'entrée s'ouvrit et un domestique laissa passer un jeune adolescent aux cheveux argentés comme les miens, mais parfaitement lisses et bien coiffés.

- Mère, je suis de retour. Pardonnez-moi de ne pas vous avoir prévenu de mon arrivée, mais je tenais à vous faire une surprise.

La femme qui se tenait à quelques mètres de moi, s'avança vers le jeune garçon et le prit dans ses bras, versant une larme au passage.

- Sirius, mon fils, je suis si contente de te voir de retour à la maison ! Comme tu as bien grandi en un an. Tu ressembles de plus en plus à ton père ! Comment s'est passé le voyage ? Tu souhaites manger quelque chose ?

La voilà partie dans son délire ! On ne pouvait rien y faire. J'étais, dans un sens, heureux de ne pas subir ce genre de choses... Enfin, j'aurai peut-être aimé qu'elle soit aussi gentille avec moi comme cela de temps à autre. L'adolescent se dégagea doucement de l'étreinte de notre mère et s'approcha d'Orphée pour la saluer avant de la prendre dans ses bras pour la faire tournoyer. La gamine riait de bon cœur et fit soudainement la moue lorsqu'il s'arrêta brusquement pour me regarder. Mon regard croisa le sien et je le saluais en me penchant en avant. Il déposa ma sœur et s'approcha de moi pour venir poser une main sur ma tête et me lancer un grand sourire.

- Tu n'as pas changé mon très cher petit frère. Content de voir que tu es en pleine forme.

Il ébouriffa un peu mes cheveux avant de se tourner vers ma mère.

- J'aimerais saluer père. Puis-je m'éclipser un moment afin d'aller le voir ?

Notre génitrice acquiesça et tapa dans ses mains par deux fois. En un instant, les domestiques se mirent à bouger pour regagner leurs postes. Elle fit signe à Aldrid d'aller récupérer les affaires de Sirius et demanda à ce dernier de le suivre. Ma sœur me lança un regard avant de me tirer la langue et de repartir vers les escaliers. Pour ma part, je n'avais pas encore bougé, je me contentais de regarder mon frère qui suivait ma mère avant de disparaître de mon champ de vision. Il était peut-être temps pour moi d'aller vaquer à mes occupations aussi... Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire ? Pourquoi pas aller lire un livre tranquillement dans ma chambre ? Après tout, le précepteur ne viendrait pas à cause du retour de mon frère.

Moins d'une heure plus tard, alors que j'étais assis en tailleur sur mon lit, un grand livre sur les jambes, quelqu'un frappa trois fois à ma porte et l'ouvrit doucement. Je regardais pour voir qui pouvait me rendre visite, pensant que c'était Aldrid, mais je fus très surpris de voir la tête de Sirius.

- Je peux entrer ?

En clignant des yeux, je hochais vivement la tête et restai figé sur place. Mon grand frère ferma la porte derrière lui et s'avança vers le lit pour venir s’asseoir à mes côtés, affichant un petit sourire.

- Tu lis l'histoire que mère avait l'habitude de nous lire ? C'est ta préféré, il me semble. Passons... J'ai eu beaucoup de nouvelles de toi par le biais des lettres de mère. Apparemment, tu lui a causé énormément de soucis, petit chenapan.

Il se mit à rire et je fus gêné. C'est vrai que mon comportement était loin d'être parfait, mais je faisais tout pour me rattraper. J'avais honte que notre génitrice lui rapporte mes bêtises afin de me rabaisser. M'enfin, l'occasion rêvée pour obtenir plus d'informations était enfin arrivée !

- Grand frère... J'ai l'impression que père et mère ne m'apprécient guère. L'un ne prête pas attention à moi et l'autre ne cesse de gronder. Est-ce que tu crois que nos parents ne voulaient pas de moi ?

La question fit sourciller l'adolescent et il lâcha un grand soupir avant de me fixer longuement avec un air plus que sérieux.

- Tu penses vraiment que si les parents ne voulaient pas de toi, tu serais encore ici ? Tu n'as pas à t’en faire à ce sujet. Lorsque j'avais ton âge, je pensais aussi la même chose. Je n'arrêtais pas de faire le pitre, jusqu'au jour où j'ai enfin pris conscience que mes actes ne servaient pas à grand chose. Étant le plus âgé, je me dois de me conduire correctement et de suivre la voie qu'on m'a offerte. Bien que cela ne me plaise absolument pas, je ne peux faire autrement. Tu as de la chance d'être le petit dernier... Dès que tu seras assez grand, tu pourras quitter la famille pour faire ce qu'il te plaît.

J'avais la très nette impression que sa voix était triste. Je n'avais jamais pensé à cela... Il n'avait rien demandé non plus et pourtant, il se devait d'obéir pour devenir le successeur de notre père. Je n'allais pas lui reprocher de m'envier sur ma liberté de mes choix. Sirius afficha quand même un petit sourire en coin et recommença à ébouriffer mes cheveux comme à son retour.

- Il n'empêche que père m'a parlé de toi en bien lorsque je suis allé le voir. Il m'a assuré que tu étais enfin sur la bonne voie. Tu as beau croire que tu n'es pas voulu dans cette famille, mais pourtant, tu as parfaitement ta place ici. Ne l'oublie pas, tu es un Van Baelsar et un jour nos parents seront fiers de ce que tu deviendras, j'en suis certain !

J'étais heureux d'entendre cela. Pour la première fois, depuis bien longtemps, quelqu'un de ma famille venait de me donner un peu d'espoir et du réconfort. J'étais tout de même surpris... Sirius n'avait jamais pris la peine de discuter de cette façon avec moi avant son départ et dans mes souvenirs, il ne s'intéressait qu'à sa réussite. Peut-être que son année à l'étranger l'avait changé ? L'adolescent se leva de mon lit et se dirigea vers la porte.

- Oh... Demain soir, il y aura une fête à mon honneur. Mère a invité des amis de la famille et il y aura les Dorians et leur enfant. Je sais que tu ne l'aimes pas vraiment alors évite de faire des bêtises.

- C'est promis !

Et zut... Une fête. Il allait me falloir beaucoup de courage et me tenir à carreau pour ne pas m'attirer des ennuis. Les Dorians avaient un fils : Wilfried. Ce gros plein de soupe n'arrête pas de me chercher des noises. Pourvu que tout se passe bien et que mes efforts ne soient pas vains !

Le lendemain en début de soirée, les invités commençaient à arriver en masse. Je n'avais pas vu autant de monde depuis... La fête de départ de mon frère aîné. Les visages que je voyais, je n'en connaissais pas le trois-quarts. A l'occasion de cette fête, la grande salle qui servait de réunion pour le travail de mon père, avait été aménagé pour ce soir-là. Tout y était bien décoré, dans les tons sobres, mais assez extravagants en soi. Les invités, n'en parlons même pas... Tous habillés élégamment et certains sentaient le parfum à des kilomètres ! J'avais vraiment l’impression de faire tache dans le décor. Habillé dans un costume noir, une chemise blanche toute neuve et un nœud papillon. Que je n'aimais pas ça du tout ! Je n'étais pas à l'aise, mais je n'avais pas vraiment le choix. Alors que je me situais à l'entrée de la grande salle du rez-de-chaussée, je vis ma sœur, en robe rouge, qui tenait la main de mon frère, âgé de dix ans de plus que moi. Je ne voulais pas m'approcher, ne voulant pas déranger Sirius qui semblait parler à d'autres personnes. Me fondant dans la masse, j'allais me diriger vers les couloirs pour retourner dans ma chambre, lorsque qu'une main me saisit le bras avec poigne. En tournant la tête, je vis un visage que je ne voulais pas voir. Wilfried Dorians venait de m'attraper et commença à me tirer vers les cuisines. Je n'avais pas le droit de me défendre... Étant plus costaud que moi, j'allais me faire frapper sans pouvoir me défendre. Après une longue traversée, où je n'avais que cesse de me débattre un peu, nous étions arrivés dans le jardin, derrière la demeure. Wilfried me tira d'un coup sec pour me faire tomber devant lui et il croisa les bras, un grand sourire sur les lèvres.

- Alors Xenos... Pas content de me revoir ? Il paraît que tu m'évites... Tu sais que je n'aime pas quand les petits chiens comme toi essaye de me snober !

Aie, j'étais mal barré. Non seulement, ce petit gros aux cheveux bouclés venait de me trouver, mais en plus, il allait certainement me mettre une correction. Qu'est-ce que je pouvais bien faire pour m'en tirer ? Mon regard se posa vers le sol. Les graviers ! J'avais peut-être un moyen qui me donnerait l'occasion de m'enfuir. Ma main droite se serra sur le sol et mon visage se leva en direction de l'autre enfant. Il commençait à s'approcher de moi en ricanant, les poings serrés. Prenant mon courage à deux mains, je levai mon bras pour lui lancer une poignée de cailloux, mais je fus stoppé dans mon élan. D'un seul coup, j'avais mal au niveau de la mâchoire et ma tête semblait être levée vers le ciel. C-comment cela était possible ?! Je compris aussitôt que j'avais fait une grave erreur. Wilfried n'allait pas se servir de ses mains, mais de ses jambes. Je venais de recevoir un coup de genou alors que mon intention était portée sur les poings de mon adversaire. Bordel... J'avais mal. Il m'attrapa alors par le col et me souleva afin que je puisse le regarder dans les yeux.

- T'es trop faible pour me vaincre... Je vais tellement te frapper que ta chère mère ne pourra jamais te reconn.... !!!!

ET PAF ! Un coup de boule en plein visage. J'avais la haine ! Je sentais la colère monter en moi comme jamais. J'avais fait tellement d'effort pour me tenir bien comme il fallait, mais là, s'en était de trop ! Le jeune garçon me lâcha subitement et une fois retombé maladroitement sur le sol, je pris mes jambes à mon cou afin d'aller vers la petite forêt, pas très loin de la maison. En courant comme si ma vie en dépendait, je n'osais même pas jeter un coup d’œil derrière moi pour vérifier si le cochon sur pattes me suivait. Au bout de quelques minutes de course, j'étais arrivé au niveau du lac du domaine. Mes jambes tremblaient, mais j'arrivais à tenir debout. Reprenant mon souffle, je m'étais penché en avant afin de m'aider à me reposer. Pas question de s'asseoir... Il risquerait de le prendre par... Un bruit dans les buissons derrière moi ! J'eus à peine le temps de me retourner que l'affreux gamin s'élança sur moi pour m'expédier dans l'eau avec lui. Je sentis des coups-de-poing de frapper de partout, alors que j'avais encore la tête sous l'eau. Il ne voulait pas me lâcher et je ne voulais pas finir noyé. Ma main gauche touchait le fond et frôla quelque chose de plutôt moue et bizarre au toucher. Ni une, ni deux, je la relève pour envoyer la chose dans ma main direction la bouche du Dorians. Il me mordit la main au passage, mais l'effet demandé fut appliqué. Me libérant de son emprise, j'émergeais à la surface du lac et toussai plusieurs fois afin de cracher l'eau que j'avais avalée. Des voix s'approchèrent au loin et l'espace d'un instant, je vis sortir de nul part, mon frère Sirius. Laissant l'autre imbécile, je sortis de l'eau et allai me précipiter derrière mon aîné. Il ne me lança pas un seul regard. Quelques secondes plus tard, c'est Aldrid qui arriva et fut choqué de la scène.

- Par tous les dieux... Que s'est-il passé ici ?

Wilfried s'approcha de la rive du lac et cracha une bestiole qui lui obstruait la bouche. Une petite grenouille. Fou de rage, il me pointa du doigt et me menaça de m'étriper. Sirius fronça des sourcils et se mit à hurler.

- Aldrid ! Ramenez cet enfant à l’intérieur et occupez-vous de lui, J’irais parler à ses parents plus tard !

Il était en colère. Je n'avais jamais vu mon frère dans cet état-là, lui qui était toujours calme. Une fois que le domestique embarqua le gamin, Sirius se tourna vers moi. Je pouvais voir la haine qui s'était dessinée dans son regard. Allait-il me faire la morale ? Soudainement, il passa une main sur son visage et soupira longuement avant de lâcher un sourire inquiétant.

- Mon pauvre petit frère. J'étais loin de me douter que ça aille jusque-là. Ce gamin est stupide, mais il n'aime pas perdre. J'ai vu un grand potentiel dans cet enfant. Je savais qu'il me servirait.

- M-mais de quoi parles-tu Sirius ?

Mon frère lâcha un rire qui me laissa sans voix, cela me fit trembler de tout mon être. Qu'est-ce qu... Je ne comprenais pas où il voulait en venir.

- Tu vois, Xenos. Dans la famille Van Baelsar, nous avons une particularité. Dès que l'on veut obtenir quelque chose, nous utilisons tout ce que nous avons à portée de main pour y parvenir. Père m'a d'ailleurs enseigné tout ce que je devais savoir afin de lui succéder. Depuis quelque temps, nos parents commencent à voir du potentiel en toi et surtout peut-être qu'ils seraient enclins à partager certaines choses qui doivent appartenir au futur dirigeant de la famille, c'est-à-dire : moi. Je ne peux pas te laisser me voler ce qui me revient de droit. Depuis des années, je fais tout pour être le fils modèle et je refuse qu'un enfant non-désiré fiche tout en l'air. Maintenant que nous soyons d'accord tous les deux... Redeviens rapidement celui que nos parents détestent et ne t'avises pas de te mettre sur ma route. Il est temps pour toi de rentrer et d'assumer tes responsabilités... Après tout, tu es un Van Baelsar.

Et c'est ainsi que mon frère s'en alla en me laissant seul et complètement perdu. Je ne savais pas comment réagir. Est-ce que je devais me mettre en colère ? Le haïr ? Soudainement, je sentis des larmes couler sur mes joues et je me mis à hurler comme un dingue. Mon frère était revenu juste pour m'écarter de son chemin... Mais pourquoi aller si loin ! Je n'en voulais pas de cette vie, je n'en voulais pas de cette place... Je ne voulais rien. Maintenant que le piège qu'on m'avait tendu, s'était refermé sur moi... Je ne pouvais qu'à m'en prendre à moi-même. J'étais un Van Baelsar, mais je n'avais rien vu venir. Il ne me restait plus qu'une chose à faire : rentrer et subir la colère de mes parents devant les yeux de mon frère et de son complice. J'avais perdu la guerre... Mon espoir et mon amour pour cette famille. J'allais devenir le fantôme des Van Baelsar, celui qu'on ne montre qu'en cas de nécessité. Mais j'étais loin de me douter que ma rencontre avec cette petite fille allait tout changer en moi et ça... À jamais.




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