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Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt

MessageSujet: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mer 14 Sep - 12:46
Dans l'épisode, précedent: Roy et Gabriel font connaissance alors que le militaire était en charge d'attraper un violeur présumé. Malheureusement, celui-ci lui échappa et une jeune femme fut gravement blessée. Grâce à Gabriel, celle-ci fut sauvée et ses jours ne sont plus en danger. Suite à cette rencontre inopinée, Roy décide de mettre en marche sa quête d'alliés.


Nouveau colocataire.




« Qu’attendons-nous donc de plus alors !!! Je vous suis ! »

J'étais ravi qu'il accepte. D'ailleurs son entrain m'étonna tant, que je me mis en route bien plus tard, laissant soin à mes yeux de s'habituer à la pénombre de la nuit. Les ventres pleins, ou presque pour ma part, nous avançâmes. Il nous fallait rejoindre la voiture, garée un peu plus haut dans la rue, au détour de plusieurs petits virages et tout prêt du centre médical.
Ma veste étant encore sur les épaules du jeune homme, je haussai mécaniquement les miennes, agressées par le froid de la soirée. Le mois d'octobre touchait à sa fin et l'hiver ne faisait que s'installer. La saison de la pluie, du vent et du froid constant ne faisait que commencer...
Pour ne pas qu'un silence notable s'installe entre Gabriel et moi, je me tournai vers lui, tout sourire, les mains dans les poches :

« Ce n'est pas très grand, mais j'ose espérer que ça suffira à votre bonheur pour un petit moment. L'endroit est calme. »

Je cherchai à combler les bords. Même s'il finirait pas se rendre compte lui-même de l'apparence du lieu où je l'emmenais. A l'aise, j'étendis mon soupir silencieux en l'air alors que je levais la tête pour sonder les étoiles. Les lampadaires rendaient la tâche plus difficile, bridant le ciel d'un nuage, couleur sépia. Mais je finis par l’apercevoir, cette constellation que tout le monde n'était pas sans connaître. La petite ourse. Avec son étoile plus brillante que les autres.
La tête blonde, habituellement à mes côtés, entama une descente et je penchai la tête pour l'observer ; Gabriel cherchait dans son sac, pieds nus. Mon nez s'allongea alors que je terminai d'esquisser une moue surprise. Je n'avais pas besoin de l'attendre, cramponné à ses manches et je me retournai en direction de la rue, m'évitant ce spectacle.
Je continuai de marcher. Il allait suivre.

Presque seul dans la rue, j'entamai la montée à peine perceptible tout en levant les bras en l'air, baillant comme un tigre. J'en profitai pour me dégourdir les jambes et étirer mes bras, les poings fermement pliés. Des pigments blancs vinrent amenuiser ma vue durant quelques secondes et je laissai mes membres retomber mollement. Hé bien… Où était le nouveau venu ?
Je me tournai. Rien. Personne, pour être plus précis. Car « rien » n'était pas le mot adéquat. Il y avait les magasins fermés, un lampadaire esseulé et un vent glacial. Quelle heure était-il ? Je soufflai, les mains toujours solidement fermées dans mes poches. Que pouvait-il faire pour mettre autant de temps ?
Je décidai de revenir sur mes pas, le sourcil arqué. J'adoptai la mine résolue, celle qui ne se décollait pas du visage, presque convaincue que l'on nous fait une mauvaise blague. Puis quand enfin je revins au détour du virage, j’aperçus Gabriel. Mais que...

«  Vous vous êtes rendu compte quand ? Que vous m’aviez perdu ? »

Je baissai les yeux sur les deux personnes qui tombèrent à ses pieds.

«  Les rues des grandes villes ne sont décidément pas très sûres. »

Je tendis l'index  pour pointer les deux individus, la mine hébétée. Résigné, j'esquissai un sourire nerveux :

« Enfin, que c’est-il passé ? J'étais juste devant et... »

Je me grattai l'arrière du crâne, gêné. Il ne fallait pas qu'il aille s'inventer que j'étais un lâcheur alors que je venais à peine de le rencontrer. C'était à se demander qui cherchait la confiance de l'autre.

« Je vous prie de m'excuser. Je vois que vous avez tout de même réussi à les intercepter avec souplesse. Pouvez-vous les garder deux minutes, que j'en fasse un rapport à la police locale ? Le temps de trouver une cabine téléphonique. »

Je lui tournai le dos, la mine assombrie et entrepris de trouver rapidement cette fichue cabine. Quand ce fut fait, nous attendîmes que les forces de police soient sur place avant de reprendre notre chemin. J'ignorai qu'autant de malfrats sévissaient dans la capitale. En même temps, j'étais rarement pris pour cible. En fait, je ne l'étais jamais. Il y avait un avantage à se prénommer le « héros d'ishval. »

« Ils ne vous ont rien pris, j'espère ? »

J'essayai de paraître le moins coupable possible de l'avoir laissé tout seul, en arrière. Pour le coup, quand nous reprîmes notre route, je ne le lâchais pas d'une semelle, quand bien même les policiers sur place nous observaient avec curiosité. Il était rare de voir un jeune homme, d'apparence aussi pauvre aux côtés d'un militaire. Je serrai donc les dents, un sourire collé aux lèvres.

« Parlons-en des apparences, pensai-je. Il les a tout de même mis hors d'état de nuire à lui tout seul. »

Je le fixai, au coin alors que nous marchâmes.

« Il n'a pas l'air d'être si vigoureux et pourtant. Comme quoi, il faut faire attention tous les jours. Quoi qu'il en soit, je ne pense pas être danger pour autant. »

Non, le danger se présenta sous la forme de l'automobile dans laquelle nous montâmes. Je n'avais jamais été très à l'aise au volant, mais c'était ma voiture. Une Citroën 10HP fraîchement sortie de la concession. Sa peinture noire jurait avec la nuit et brillait sous la fluette lumière du lampadaire. Je prenais le volant, malhabile. D'habitude, je ne conduisais que lors de mes jours de repos et n'avais pas énormément de pratique à mon compteur. Cependant, il n'était pas question que je laisse Gabriel conduire. Si la voiture, du jour de sa création, laissait penser qu'elle représentait la fierté masculine, je n'en étais pas très certain, pour ma part. Le nombre de fois où j'avais provoqué des écarts avec mon automobile me laissait suggérer que ma fierté était de travers. Mon Lieutenant conduisait avec plus de dextérité et du coup, je n'aimais pas penser que ça reviendrait à dire qu'elle avait une fierté mieux placée que la mienne.
Quoi qu'il en soit, nous traversâmes les bas-quartiers et retournâmes au centre-ville. Les rues étaient d'autant plus éclairés et les restaurants donnaient du cœur à l'ouvrage.
Je m'engageai dans une ruelle, petite et me garai contre le trottoir. Quand le moteur cessa de gronder, je m'autorisai un soupir et laissai mes épaules redescendre d'un cran.
Plus jeune, j'avais appris à conduire à East City. Les routes sont plus larges en campagne et moins de monde circulent, en journée. Il m'était aisé de croire que je conduisais bien, à l'époque. Mais après avoir bravé les petites et sinueuses routes de Central City, j'étais moins confiant.

Gabriel et moi priment le chemin plus calme en direction des appartements. Plusieurs bâtiments nous firent face, en pisé et jonchés de volets verts foncés. Les lampadaires déformaient leur couleur d’origine moins agressive. J'invitai le jeune homme à dépasser le petit portail en fer forgé qui délimitait la propriété de la rue et m'engageai à sa suite. Nous montâmes deux étages dans l'écho des couloirs ternes et beiges et je sortis mes clés, les yeux irrités par les néons fatigués. J'étais très curieux à ce stade, de savoir comment le jeune homme allait se comporter. Comme l'ont dit si souvent « La première impression est souvent la bonne. » La mienne avait été de voir un individu conscient et protecteur. Rapide et aguerri. Gentil et affamé. Pauvre et pressé de prendre une douche. Peut-être, d'ailleurs, que je me trompai et ce soir, j'espérais obtenir davantage de réponses. Mais je savais que lorsqu'on exigeait certaines choses, il fallait savoir donner en retour, un équivalent. Est-ce que ce soit sera sous le signe de la connaissance ?
J'ouvrai la porte de mon appartement et laissai mon invité rentrer en premier. Dans le couloir de l'entrée, un miroir vertical faisait face au porte-manteau. Je retirai ma veste militaire et la suspendit dessus. Les murs étaient beiges, un peu vieux, mais j’avais tenté de recouvrir certains endroits par quelques cadres photos ci et là.
L'entrée s'ouvrait au salon qui arborait des couleurs plus chatoyantes comme le canapé bordeaux qui tenait compagnie au gramophone attablé sur un buffet vernis.

« Bienvenue chez vous, fis-je en souriant. »

Je me tournai vers lui, une main dans la poche de mon pantalon, l'autre contre mon crâne. J'étais déjà un peu plus décontracté une fois rentré chez moi. Cela faisait du bien et je me  rendis compte que maintenant que ça faisait un petit moment que je n'avais pas ressentit l'apaisement tel  que celui-ci. Je m’ébouriffais les cheveux avant de laisser mon membre retombé lâchement.

« Je vais vous trouver des vêtements et une paire de chaussures. En attendant, si vous le souhaitez, la salle de bain est par ici. »

Je m'approchai d'une porte, non loin du buffet et en lui adressant un signe de tête. Aussitôt, je passai devant l'arche ouverte sur la cuisine et retournai vers l'entrée. La chambre se trouvait non loin du miroir vertical, que j'évitai soigneusement puis contournai mon lit dans la pièce nouvellement découverte. Mes draps étaient sans dessus-dessous et je restai hagard, tentant de me souvenir quand est-ce que j'avais dormi ici. Incapable de trouver ce souvenir dans ma mémoire, je remis tout ce capharnaüm de tissu en place et cherchai dans l'armoire à ses côtés, des vêtements propres et …

« Plus petits. »

Bien que Gabriel avait montré, un peu plus tôt dans la soirée, qu'il disposait d'une musculature tout à fait entretenue, il n'en restait pas moins plus mince et plus petit que moi. Je fis la moue tout en cherchant mes cartons sous le matelas. J'en déballai plusieurs avant de trouver celui que je cherchais. Mes vêtements datant de mes dix-huit ans. Je retournai dans le salon, le carton sous le bras que je posai contre le sol en attendant Gabriel.

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Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt

MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mer 14 Sep - 18:00
Il était drôle ce militaire vraiment. Que dire sur lui ? À part qu’il transpirait la fatigue. Visiblement, il ferait du bien à Roy Mustang d’avoir une nuit complète de sommeil, sinon il allait succomber plus tôt que prévu et son corps allait le lui rendre en faisant un blocage. Le blond resta sage et silencieux le temps que l’homme reprenne contenance.

- Ils ont voulu me voler, c’est tout.

Il s’assit sur un banc public en attendant que l’homme revienne. Ce qu’il fit. Les excuses de Roy le firent légèrement sourire.

- Ne vous en fais pas, je sais gérer ce genre de situation, sur les routes de campagne cela arrive parfois. Mais ils sont de bien piètres voleurs et peut observateur.

En disant cela, il leva un pied nu abîmé par ses chaussures usées. Et salit d’avoir marché sans celles-ci dans la rue. Il sourit en coin.

- Non, ils n’en ont pas eu le temps.

Gabriel suivis de nouveau son bon samaritain et découvrit la voiture. Elle était splendide ! Il devait avoir un sacré salaire ce militaire. Ce colonel pardon. Elle semblait confortable et rapide. Le blond monta donc côté passager, ses affaires mises à l’arrière. Et là, il les sentit, comme l’odeur de la crainte et de l’appréhension. Il tourna son regard vers le brun. Hoho ! Cet homme n’était pas à l’aise dans son propre véhicule. Devrait-il craindre pour sa vie ? Par reflex, il accrocha la ceinture de sécurité.

Le trajet se fit à une allure respectable, il était drôle de voir Mustang accrocher ainsi à son volant comme s’il allait disparaitre. Le jeune homme lui se cramponna au siège en cuire sur lequel il était assis. De plus, le stress de Roy ne le rassurait pas. Stresse qui disparut quand la voiture s’arrêta enfin. Le plus jeune découvrait donc la résidence ou vivait cet homme. Observant autour de lui, la première chose qui lui sauta aux yeux enfin au nez vu l’odeur de renfermé de cet appartement. Il posa ses sacs dans l’entrée à côté d’eux et suivit le brun pour le tour du propriétaire, cela semblait assez bien ranger, mais pas trop. Un logement de célibataire quasiment jamais là quoi. Il ouvrit donc la fenêtre pendant que Roy était parti dans une autre pièce. Puis une autre. Il l’avait dit, c’était chez lui maintenant. Ha la salle de bains comme il l’avait était à disposition donc. Et à vrai dire se laver avant de dormir serais le bienvenu. Il retira la veste longue et l’accrocha au porte manteau. Puis entra dans la salle d’eau qu’il ferma à clef.

Quand l’eau chaude coula sur lui, il sentit ses muscles se détendre. C’était si agréable. Il abaissa les yeux et regarda l’eau rosée à ses pieds qui disparaissait dans le conduit d’évacuation. Gabriel n’avait pas apprécié devoir opérer cette femme en pleine rue, d’habitude, il ne traitait pas de telle plaie ouverte. Le jeune homme était habitué à des coupures bénignes. Des rhumes en tous genre, parfois des maladies plus importantes. Mais jamais de blessure mortelle comme ça. Ses mains tremblaient et il les serra l‘une contre l’autre soulager de ne pas avoir tremblé durant le sauvetage. Maintenant que l’adrénaline était retombée, il sentait la fatigue l’écraser. Même si, comme, il le présumait le militaire était rarement chez lui, il devrait également faire attention à ce qu’il faisait, et surtout à ne pas « changer » devant lui.

Se sentant mieux et bien propre, il secoua la tête puis sécha ses cheveux avec une serviette, puis la mit autour de sa taille. Cheveux en bataille il les remit en arrière avec ses mains, puis sorti de la salle de bain. Ho c’était quoi ce carton ? Un cartonnnnnn grou… stop ! Ne pas toucher au carton. Le blond nu enserviété s’approcha et regarda.

- C’est pour moi ?

Super ! Des fringues propres ! Il n'y avait pas grand-chose niveau garde-robe, mais plus qu’assez pour lui. Roy avait dit qu’il était désormais chez lui. Donc comme tout bon investisseur des lieux, il s’agenouilla près du carton et commença à sortir les vêtements. Ho un t-shirt sympa ! Il l’enfila directement. Ce n’était pas trop grand. Ça semblait un peu démodé quand même. Ces vêtements devaient être assez anciens. Tien, un pantalon de pyjama. Il se leva et l’enfila sans plus de procéder, et retira la serviette qu’il ramena dans la salle de bains pour l’étendre. Il revint. Le jeune homme passa un petit temps à faire son choix. Trois chemises, deux t-shirts en plus de ceux qu’il portait, et deux pantalons. Il les mit à côté de son sac parfaitement plié. Le carton migra à côté aussi d’ailleurs.
Gabriel se releva ensuite. Il poussa Roy assis sur le canapé et lui retira sa veste vitesse grand V puis prit le poignet du brun entre ses doigts et une montre a gousset. Tous les gestes qu’il fit sur la personne du militaire étaient médicaux. Il appuya aussi certain point dans le dos de l’homme. Normalement, il devrait se sentir plus détendu maintenant.

- Merci pour tout. Par contre, au lit maintenant ! Il est tard ! Vous avez des draps pour le canapé ?
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Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt

MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Ven 16 Sep - 13:19

Pas du matin.



 J’attendis patiemment dans la cuisine face à mon moulin à café, que le jeune homme ressorte de la salle de bain. La fatigue guettait mon visage. Je pus le voir dans le reflet de la vitre qui faisait miroir au lavabo. Je passai une main lasse sur mon front, hésitant quant à la boisson que je voulais boire, sur l'instant. Peut-être me découvrais-je une addiction pour la caféine, car même à une heure aussi tardive, je me fis violence pour ne pas en préparer tout de suite !
Je laissai mon front taper sans grâce contre la porte du placard mural, en dessus du moulin. J'étais irrité par la perte de notre suspect, plus tôt dans la soirée. L'idée qu'il puisse faire du mal pendant que je me tournais les pouces, m’était insupportable. Mais de toute évidence, nous avions perdu sa trace...

 Je décidai de dissiper mes pensées turbulentes en allant préparer le lit pour mon invité. Chris n'avait pas fait les choses à moitié quand elle avait décidé de m’élever; je n'allais pas laisser le pauvre garçon dormir sur le canapé alors que je l'avais invité à venir. Ce serait cruel de ma part étant donné que les boudoirs du rembourrage industriel n'étaient pas loin l'un de l'autre. Pour  s'allonger dessus, il était évident que les jambes dépasseraient d'un bon mètre. Je ravalai un sourire en songeant qu'il ne faudrait pas que j’accueille tous les jours des personnes de passage. Je ressemblai à Chris, en faisant cela.
Je retirai les draps « usagés » du lit et entrepris d’en mettre de nouveau. J'époussetai maladroitement la couverture sortit de l'armoire murale. En repartant de la chambre, ma boule de linge sous le bras, j'entendis la porte de la salle de bain se rouvrir. En retournant dans le salon, je surpris Gabriel, une serviette autour de la taille et aucunement gêné. Son regard bloqua quelques secondes sur le carton que j'avais déposé dans le salon et je fronçai un sourcil. Il parut... Fébrile.

«  C’est pour moi ? »

Je hochai la tête, me précipitant dans la salle de bain pour bourrer le linge sale dans la panière en osier. Comme tout célibataire qui se respecte. Il attendra.
En retournant dans le salon, je me calai contre l’ouverture de la porte, les bras croisés. Le jeune homme entreprenait d'essayer les vêtements qui lui allait. Je me surpris à ressentir une sorte de satisfaction car après tout, c'était toujours mieux que ces pauvres vêtements servent à quelque chose plutôt qu'a prendre la poussière indéfiniment. Il fallait que je lui trouve une paire de chaussure, aussi... Mais  je verrais cela demain. Je me demandai vaguement si  Gabriel sera encore là, demain matin. Prendra-t-il la fuite à l'aube, sans demander son reste ? Ma foi... Même si c'est le cas, j'aurais essayé et donc, je ne pourrais m'en vouloir. Mais en observant bien mon invité, celui-ci n'avait pas l'air d'être dans cet état d'esprit.

Le jeune homme pliait les affaires pour les mettre dans son sac. Je me promis mentalement de faire plus ample connaissance avec lui mais pas ce soir. Il devait dormir et moi… Je devais essayer.
Comateux, je ne compris pas tout de suite que le jeune homme m'eut poussé pour m'analyser ! Assis sur le canapé, je restai hagard alors qu'il prenait mon poignet entre ses doigts, comptant les  battements de mon cœur en se focalisant sur sa montre à gousset ! Décidément ce garçon n'avait aucunes manières ! J'allais pour rétorquer quand je  sentis son autre main dans mon dos, appuyant sur des points qui... Qui...

« - Ah. Ça fait du bien ! »

J'avais fermé les yeux, un sourcil toujours arqué. Les mots m’avaient échappés alors que je fis craquer ma nuque, le cerveau dégourdit. Gabriel redressa ses yeux de la montre :

« Merci pour tout. Par contre, au lit maintenant ! Il est tard ! Vous avez des draps pour le canapé ? »

Je ris. L'on aurait dit que le jeune homme s’était approprié l'endroit à une vitesse improbable, à tel point, que c'est lui qui décida du couvre-feu ? Je me relevai du canapé en m’étirant et baissai les yeux sur lui :

« Voyons, vous dormez dans la chambre, Gabriel. Vous avez raison, nous parlerons  demain. »

Je l'accompagnai dans la pièce avant de le remercier poliment pour avoir dégourdit mon dos. Il était amusant, ce jeune homme. Oui, car il était rare que des personnes m'approchent de si près. Mis à part des jeunes femmes, ça ne m’était pas arrivé depuis l'école d'officier. Ce qui revenait à dire… Que je n'avais décidément pas énormément d'amis. Mis à part Maes qui avait toujours tactile, que ce soit pour un coup d'épaule, un coup dans le dos... Des petits gestes qui faisaient une différence entre lui et les autres. Sans parler de sa manie à ressortir sans cesse les photos de sa fille pour me les pendre au nez. J’esquissai un sourire, mélancolique.

« Passez une bonne nuit, Gabriel. »

Je le laissai prendre ses aises dans la chambre à coucher alors que je retournai au salon. Je retirai le pistolet de ma ceinture et le déposai sous le coussin du canapé. M'asseyant enfin, je croisai les jambes, le dos enfoncé dans le dossier et  entreprit de mettre un gant. Un seul. Blanc et rouge.
Ainsi, je contemplai le silence dans le salon, plongé dans le noir. La seule lumière qui transparut était celle du lampadaire à l'extérieur, joignant ses rayons à ceux de la lune, passant au travers de la fenêtre. L'ombre du canapé grandissait contre le mur. Ma tête au centre. Je fermai les yeux, écartant les bras sur le dossier du canapé. J'écoutai mon souffle, tantôt calme, tantôt turbulent. Cela dépendait des pensées qui m'assaillaient. Puis je m'endormis.

***

Le lendemain matin, j'ouvris les yeux avec difficulté. Ils semblèrent vouloir rester clos alors que mon cerveau bataillait pour les ouvrir. La seule solution pour ne pas céder était encore de se lever. Le soleil n'était pas encore à la carte du menu de cette journée. Au dehors, le vent filait avec douceur. Les arbres continuaient de perdre leurs feuilles. Leurs branches devenaient noires. À l'horizon, le ciel orangé mystifiait le paysage lointain. La boule de lave en fusion n'allait pas tarder à émerger.
Je me dirigeai dans la cuisine, baillant comme un tigre, les yeux à demi-clos. Par automatisme, je butai contre le plan de travail sur lequel se trouvait le moulin à café. J'entrepris d'en faire un bon litre alors que j'oubliai presque que quelqu'un dormait dans mon lit. Quand ce souvenir me revint en mémoire, je baissai la tête sur mon torse à découvert. Mes yeux fatigués bloquèrent sur la cicatrice rose qui barrait mes côtes gauches. Souvenir cuisant d'un homonculus à forte poitrine.
Je baillai encore en fouillant dans ma poche de pantalon pour en sortir ma montre et observer les aiguilles suivre le temps. J'avais oublié, en quelques secondes, ce que je pensais il y a peu.
C'était quoi déjà ?
Ah oui ! Quelqu'un est chez moi.
Qui déjà ?
Ah oui ! Gabriel.
Pourquoi déjà ?
Ah oui ! Oui ! Pour me faire un allié.
Alors ? Étais-je mauvaise langue ? Est-ce que le jeune homme était resté cette nuit ?
Il fallait que je me réveille !

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Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt

MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mar 20 Sep - 11:20
Gabriel fut étonné, il pensait dormir sur le canapé, mais si le militaire lui laissait la chambre accoucher cela était juste parfait. Alors le blond lui souhaita bonne nuit et ferma la porte derrière lui. Roy mustang sentais bon. Ça lui rappelait ses camarades d’école quand il était tout petit, juste certain, ça lui rappelait la famille, puis son oncle et les enfants de l’école du village après son adoption. Mais il ne pouvait pas tout lui raconter, il ne le connaissait pas assez. Son oncle l’avait mis en garde, ne jamais parler de sa différence, surtout pas à un inconnu, et encore moins à un militaire.

Le jeune homme bailla et poussa draps et couverture, puis se glissa dans le lit. Il gigota dans tous les sens, faisant comme un nid de couvertures et de draps et se roula en boule pour dormir. Il irait se promener plus tard. Là, il était épuisé. Et c’est sans difficulté qu’il s’endormit.

***

Ce fut un son qui lui fit bouger l’un des triangles noirs sur sa tête. Ouvrant un œil vert à la pupille oblongue Gabriel bailla. Il se redressa et passa sa main noire de poil soyeux et de griffe sur son visage. Il mit un coup de langue sur le bout de ses doigts par reflex puis regarda autour de lui. Sa longueur queue dorsale bougeant légèrement sur les draps. Il se leva donc et s’étira en baillant. Ébouriffant ses cheveux qui lui donnèrent un air insolant, il se dirigea vers la porte et y colla son oreille. C’est ça, le militaire était lever. Au vu du son et de l’odeur qui passait par-dessous la porte Mustang préparait du café. Berk ! Du café irk ! Affreux ! Le blond alla fouiller dans son sac et sorti un élastique. Puis il sortit de la chambre, queue et oreilles noires félines aillant disparu, sous sa forme humaine la chimère alla voir le brun tout en relevant ses cheveux pour attacher les mèches les plus longues, en une minie couette derrière sa tête, les mèches les plus courtes retombant autour de son visage en pagaille.

- Bonjour…

Fut le premier mot que le blondinet dit au brun.

- … Roy

Fut le second mot, le prénom, passez au tutoiement serais sans doute tout indiqué qu’ils vivaient ensemble un petit temps non ? Il se rapprocha alors du frigo et l’ouvrit, ho du lait !!! Il s’empara de la bouteille et l’ouvrit, puis plissa le nez. Périmé. Il la vida alors dans l’évier et nettoya la bouteille rapidement. Il la referma et soupira. Pas de petit-déjeuner dans l’immédiat. En posant le réceptacle de verre, son regard mal réveillé les yeux encore brillants glissèrent sur le torse du brun et s’arrêtèrent sur la cicatrice. C’était un militaire après tout. Des cicatrices, ils devaient en avoir pas mal. Mais celle-ci était assez moche, c’est vrai. Elle n’était pas traitée comme il le fallait. Il quitta la cuisine et retourna dans la chambre. Fouilla dans son sac de docteur et revins, il posa un petit pot en verre.

- Met ça sur ta cicatrice, ça ne la fera pas disparaître, mais ça la rendra moins sensible, et plus discrète.

Le blond parti ensuite se rafraîchir et s’habiller. Détachant ses cheveux, il se recoiffa correctement. Il s’habilla des vêtements donnés par le brun, et ressorti en pantalon a pince bleu nuit, gilet assorti, chemise blanche ainsi qu’une cravate noire. Aujourd’hui, il ne sortirait pas spécialement. Le félin avait pris avec lui son porte-monnaie, s’installent dans le canapé, il déversa le contenu sur la table basse et commença à compter ce qui lui restait. Il irait faire quelques courses aujourd’hui, et ferais aussi le ménage et la lessive. Il pouvait bien faire cela pour remercier son sauveur non ?
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Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt

MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Ven 23 Sep - 18:08

Une douche, ça se mérite !



Gabriel me rejoignit à la cuisine, attachant ses cheveux, certes déjà cours, à l'aide d'un élastique. Ses yeux et son visage, en cette matinée, me firent bizarrement penser à Alphonse. Je haussai les sourcils. La couleur des cheveux et des yeux n'était pas loin de ce que pourrait arborer le jeune garçon dans quelques années. Un sourire mélancolique se colla à mes lèvres alors que je rebaissai mon attention sur ma cafetière pleine. J'avais hâte qu'ils retrouvent leurs corps, ces deux-là...
Je n'arrivais pas à m'étendre plus longtemps sur le sujet, pensivement. J'avais peur d'avoir un espoir trop prématuré. J'inspirai à fond, observant patiemment le café dégouliner dans ma tasse. Avant de m'en servir une gorgée chaude et revigorante, je répondis ;

« Bonjour, Gabriel. »

L’interpellé fouilla dans le réfrigérateur et en ressortit une bouteille de lait, passablement périmée. Depuis combien de temps était-elle là ?! Il fit volte-face aussi vite qu’il était arrivé, ne déposant même pas un regard au café. Je n'avais pas vraiment fait attention au fait que nous avions tous les deux laissé tomber les formules de politesse telles que « Monsieur ». Le matin était de toute manière, un moment durant lequel je n'étais guère bavard et trop comateux.
Gabriel revint dans la cuisine, un pot en verre dans la main ;

« Met ça sur ta cicatrice, ça ne le fera pas disparaître mais ça la rendra moins sensible et plus discrète. »

Je lorgnai sur le dit pot en sirotant mon café, pendant que le jeune homme repartait en direction de la salle de bain. Au moins, il avait l'air aussi rigoureux que moi, le matin. C’était ironique.
Je m'emparai de l'objet avec méfiance et baissai les yeux sur ma cicatrice. Sa générosité était louable, mais je ne pouvais pas faire ça. Perdre la douleur de ce souvenir reviendrait à oublier la souffrance qu'avait enduré mon Sous-Lieutenant. Les larmes versées par Riza. Et la destination finale. J'avais tué une femme qui ne pouvait pas mourir. Un homonculus.
Pourquoi voudrais-je que cette cicatrice, preuve irrévocable de nos efforts, devienne plus discrète ? Moins douloureuse ? Si je ne m’étais pas cautérisé, ce jour-là, Havoc, Hawkeye et Alphonse seraient peut-être morts.

Je reposai le pot sur la table de la cuisine, reboutonnant ma chemise. Le temps que Gabriel se douche, je passai la porte et descendis les escaliers jusqu’à la rue. Quelques billets se frottèrent dans la poche de mon pantalon militaire avec lequel j'avais dormis. Je resserrai mes mains à l'intérieur, les muscles bandés par le froid glacial. Un calme irréprochable s'étendait dans la ville à une heure pareille. Le métal de ma montre à gousset ne manqua pas de venir taper contre mes phalanges sensibles à la température basse. Je soufflai, laissant échapper la buée qui irradiait ma bouche et enfin, je le vis ; le petit camion, disposant d'une seule place, faisait le tour des maisons et immeubles. Au fond de la rue, il s'arrêta à plusieurs reprises, distribuant sa marchandise aux lèves-tôt. Quand ce fut à mon tour, je lui tendis un billet en échange duquel il me remit une bouteille de lait. Le saluant poliment alors qu'il hochait la tête, sifflotant un air enjoué, je ne me fis pas prier pour reprendre les escaliers en direction de mon appartement. Accueillant la chaleur du couloir à bras ouverts !

La porte claqua dans mon dos. Je passai à côté de Gabriel qui trifouillait des pièces de monnaie, assis sur le canapé. Je déposai la bouteille à côté de lui et sans un regard, m'enfermai dans la salle de bain.
Les deux mains accrochées au lavabo, je levai les yeux sur mon reflet, dans le miroir vertical. Un soupir m'échappa mécaniquement alors que j'ébouriffai ma tignasse épaisse. Sans attendre plus longtemps, j'ouvrai l'eau, attendant qu'elle soit à bonne température et m'y engouffrai.
C'est avec délice que l'eau vint réveiller les parties endolories de mon corps. Je secouai mes cheveux dans mes mains avant d’aplatir celles-ci sur mon visage qui me parut terriblement crispé. Mais cette douche eut vite fait de me détendre. J'y restais quelques minutes supplémentaires avant d'en ressortir, propre et réveillé ! Mais à poil. Car réflexe étant, je n'avais naturellement pas pensé à prendre mes vêtements dans la salle de bain. Je haussais les épaules, les cheveux s'égouttant sur celles-ci et sortit, penaud de la pièce inondée d'une brume tiède. Je traversai le couloir et allait prendre des vêtements propres dans ma chambre. Mon placard était rempli de chemises et de pantalons militaires.

Avec plus d’énergie, je rejoignis Gabriel, non sans me resservir une tasse de café avant de m'asseoir sur le fauteuil en face de lui :

« Comment allez-vous, Gabriel ? Bien dormi ? Je vous remercie pour le pot. Il me servira. Avez-vous des projets pour votre journée ? »

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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Lun 26 Sep - 13:11
Le jeune homme ne prêta pas spécialement attention à ce que faisait son « colocataire » sur le coup. Il venait de ranger son argent quand le brun revint dans l’appartement avec une bouteille de lait toute fraîche dans les mains ! Ho, il était allé lui en chercher une ! Avait-il remarqué qu’il ne s’intéressait pas au café. À vrai dire, l’odeur le rebutait autant que le goût. Il le remercia, mais l’homme était déjà dans la salle de bains. Le blondinet se leva donc et prit son petit-déjeuner en main qu’il apporta dans la cuisine. Il farfouilla et dénicha une casserole, ainsi que du sucre. Cherchant quelques secondes, il mit en route la cuisinière et versa du lait dans le récipient qu’il mit sur le feu. Restant devant, le feu fut couper des que de la fumée s’échappât du liquide et avant ébullition. Jetant la peau formée sur le dessus Gabriel versa le contenu dans une grande tasse propre. Une cuillerée de sucre finit dans le lait chaud. Touillant un peu le tout, le jeune docteur retourna s’asseoir. Se mettant en tailleur sur les coussins moelleux, il porta à sa bouche sa tasse, mais s’arrêta en cours de route et écarquilla les yeux en voyant le militaire sortir de la salle de bains dans le plus simple appareil. Aussi nu que le jour de sa naissance.

Si lui n’était pas pudique, il en avait assez pour garder au moins son caleçon. Apparemment, les militaires, eux, en avaient zéro ! Il se reprit et goûta enfin son petit déjeuné quand Roy revint habillé dans le salon, passant au passage prendre une seconde tasse de café qui fit légèrement froncer le nez du blond, mais sans plus. Gabriel rabaissa sa tasse, gardant ses mains autour, semblant avoir un peu froid a celle-ci cela le réchauffait. Les yeux bleu-vert avaient tout le long suivi les mouvements du brun, que ce soit un regard direct ou non. Après tout, même si cela ne se voyait pas, le jeune homme était curieux. Enfin l’homme ouvrit la bouche en plus du bonjour dit plus tôt. Demandant s’il avait bien dormi. Que dire à part « oui ». En fait, le blond ne parla pas, il hocha juste la tête en positif à la première question. Une autre s’en suivit précéder de remerciements pour le pot d’onguent.

Ce qu’il allait faire aujourd’hui ? Bah des courses, marcher, chercher si des gens avaient besoin d’aide, tenter de gagner un peu d’argent, Allez voir la jeune femme à l‘hôpital… Ha oups ! Roy ne lisait pas dans les pensées, il devait donc formuler cela à voix haute.

- Je pense faire des courses, marcher, chercher si des gens avaient besoin d’aide, tenter de gagner un peu d’argent, Allez voir la jeune femme à l‘hôpital…. Ho et trouver une nouvelle paire de chaussures si possible.

C’est vrai ça, il ne pouvait se balader pied nu sous forme humaine, cela ne faisait pas sérieux, et surtout, il aurait vite mal aux pieds et froid. Buvant une nouvelle gorgée de son lait chaud sucrée, il reprit après.

- Et vous ? Bien dormit ? Cette nuit, vous dormirez dans votre lit, je préfère que l’on alterne. Vous avez plus besoin de sommeil que moi.


Gabriel finis son lait et se leva, se rendant dans la cuisine, il lava sa tasse et la cuillère et les mit à sécher, enfin, il déposa dans le frigo le reste de lait. Revenant, il passa derrière Roy et glissa ses mains fraiche sur les épaules du plus âgée par-dessus la chemise et entreprit d’appuyer sur des zone tendu et de les détendre. La douche, c’était bien, mais parfois des gestes médicaux pouvaient être utiles avant de partir travailler.

Le contact dura moins d’une minute en tout et le blond entreprit de prendre sa sacoche médicale et d’aller se rasoir, fouillant dedans, il sortit un mouchoir et posa dessus le scalpel ensanglanté, et tout ce qui avait servi a sauvé la femme. Il sortit une bouteille d’eau en apparence, mais une étiquette indiquait que c’était de l’alcool à 60°. Avec un chiffon, il mit du liquide dessus et entreprit de nettoyer et donc de désinfecter son matériel.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Jeu 29 Sep - 22:06

Réputation oblige.




«  Je pense faire des courses, marcher, chercher si des gens ont besoin d’aide, tenter de gagner un peu d’argent, Allez voir la jeune femme à l‘hôpital… Ho et trouver une nouvelle paire de chaussures si possible. »

Je papillonnai des yeux quelques secondes en buvant une gorgée. À l'écouter, j'avais vaguement la sensation que ses journées étaient mieux remplies que les miennes.

«  Quelle pointure faites-vous, Gabriel ? »

Je me levai, allant fouiller dans le casier de chaussures à l'entrée et enfilait les miennes, au passage.

« Et vous ? Bien dormit ? Cette nuit, vous dormirez dans votre lit, je préfère que l’on alterne. Vous avez plus besoin de sommeil que moi. »

Je fronçai un sourcil, à l'ombre de mes cheveux. Concentré sur ma deuxième chaussure, je lui répondis :

« Inutile. Je ne dormirais pas ici, ce soir. Je rentrerais pour le dîner et repartirais pour finir quelques dossiers. »

Le mois d'octobre touchait à sa fin et les rapports de missions allaient finir de tomber sur mon bureau. Quelques permissions seraient accordées et en prime, je gagnerais un peu de tranquillité. Pour l'heure, j'avais encore un travail faramineux à accomplir et je savais anticiper mon dédain pour ce genre de paperasse. De toute évidence, le sommeil n'était pas pour me manquer. Il était uniquement là pour me faire ressasser les cauchemars. L'éviter n'était pas une perte.
Et puis, il ne fallait pas que j’oublie mon premier objectif quant à la présence de Gabriel. Le but était tout de même de déterminer s'il était un bon allié. Je ne pouvais pas encore prendre le risque de m'enfermer dans la seule chambre et lui laisser toutes les pièces à disponibilité.

Ayant finis de mettre mes chaussures, je m'affalai sans grâce sur le canapé, la montre ancrée à ma paume pour ne pas louper le coup d'envoi. Les doigts du médecin glissèrent sur mes épaules et je sursautai vivement ! Je n'avais pas l'habitude d'autant de proximité depuis belle lurette. Gabriel entreprit de me faire un petit massage auquel je ne pipai mot. Bien qu'il n'avait pas entièrement ma confiance, je l'imaginais mal m’égorger après avoir passé une nuit dans l'appartement sans l'avoir déjà tenté. Mais je gardais dans un coin de ma tête une conversation fort utile pour lui dont le sujet serait d'apprendre les bonnes manières. Décidément...
De toute évidence, il ne connaissait pas la distance de sécurité avec un vis-à-vis lorsqu'on vient de faire connaissance.
Lorsque Gabriel se fut éloigné pour fouiller dans ses affaires, mon esprit professionnel s'éveilla enfin. Eh bien, ce n'était pas trop tôt ! Mes yeux se baissèrent de leur chef sur la montre :

« Je vais vous déposer à l’hôpital. Il me faut prendre la déposition de la demoiselle avant d'aller au bureau. »

Disons que ce n'était pas forcément mon travail mais comme de toute manière, je n'en avais pas fini de parler avec mon nouvel invité, cela  n'était pas plus mal.
Je me redressai, les épaules très détendues. Une main dans la nuque, je retournai dans la cuisine pour trifouiller dans les tiroirs. C'est sans étonnement que l'un d'eux me gerba les couverts à la figure et je plongeai ma main à l'intérieur. Après une minute intense de recherche, un porte clef jaune atteint enfin mes doigts et je tendis ma trouvaille à Gabriel :

« Voici le double des clefs. Je vous serais gré de ne pas inviter quelqu'un d'autre ici. »

J'esquissai un sourire, annonçant les « hostilités matinales » définitivement terminées. Si j'avais effectivement remarqué qu'aucun de nous deux n'étaient du matin, c'était à présent fini. Il était l'heure de se réveiller.
J'attrapai ma veste sur le porte manteau, non sans enfiler mes gants en dernier lieu. Debout en face du miroir vertical de l'entrée, je retouchai rapidement ma coiffure et la démêlait en passant mes doigts dedans. Mes cheveux étaient, certes, épais mais facilement domptables.
Tout en songeant à mon nouveau venu, je me dirigeai vers la porte d'entrée. Gabriel n'avait pas de diplôme de médecine, selon lui mais ça valait le coup de peut-être le présenter au bon vieux Docteur Knox. Celui-ci, vieux compagnon de guerre, pourrait sans doute déceler le bon du mauvais.


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MessageSujet: Nouvelle et étrange relation (PV Roy) Dim 9 Oct - 9:26
[rp précédant : http://fullmetalrebirth.forumactif.org/t863-mission-hebergement-pv-gabriel-lucky?nid=1#10502]


Le blond rangea son matériel nettoyé et plia le linge et le chiffon puis releva ses yeux perçant sur lui.

- Du 41.

Gabriel plissa les yeux quand le militaire lui dit qu’il ne rentrerait pas dormir ici ce soir. Les hauts gradés avaient donc autan de travail que cela ce qui les forçait à passer plusieurs jours au travail ? Ce n‘était pas l’idéal. Bon, au moins il reviendrait diné, en même temps, c’était normal, il voulait surement apprendre à connaitre son nouveau colocataire. Gabriel savait une chose, c’était se débrouiller, et dans une grande ville, il devait bien y avoir du travail à faire. Et autre que la médecine qui lui rapporterait immédiatement de l’argent, car aillant tendance à ne pas faire payer ses soins cela n’aidais pas à la survie.

L’homme lui dit le programme imminent, et le jeune docteur hocha la tête en positif signifiant son accord. Tout en finissant d’organiser sa sacoche, un bruit de couverts attira son attention, penchant la tête un peu sur le côté, le jeune homme aperçut son ainé dans la cuisine en train de farfouiller dans un tiroir. Punaise ! Un peu d’organisation allait être nécessaire. Son oncle aussi était bordélique dans la partie privée de sa maison. Il se rappellerait toujours le jour où il était arrivé dans cette jolie petite maison, si bien entretenue de l’extérieur, le cabinet médical, bien ranger et sentant le désinfectant qui avait agressé son petit nez… A contrario, l’odeur dans les parties privées dues aux linges sales, a la vaisselle pas faite et les sols et poussière à peine entretenue. Mais aillant un enfant désormais à charge son oncle avait pris les choses en main, et un grand ménage avait été fait, puis c’était rester ainsi.

Sortant de ses souvenirs le blondinet releva son minois vers Roy quand celui-ci lui tendit des clefs… Des clefs… Pourquoi faire ? Ah oui pour aller et venir dans la maison sans à avoir allé l’attendre dehors pendant des heures ou se retrouver enfermé dehors. Il passa sa main sur ses pieds puis prit les clefs.

- Merci…

Puis il le fixa avec un air l‘air de dire « vraiment ? Vous me dites ça a moi, j’ai vraiment la tête de quelqu’un qui connaît tout le gratin de Central alors que je suis arrivé hier ? Vraiment ? » Mais tout cela, il ne le dit pas, hochant juste la tête en positif.

C’est donc ainsi après une rapide vérification au miroir de l’entrée, chacun leur tour niveau cheveux et vêtements en place qu’ils sortirent. En arrivant dehors, Gabriel se recroquevilla presque sur lui-même. N’aillant pas reprit le manteau du brun, celui-ci l’aillant sur le dos, dans sa chemise, son petit gilet sans manche, pantalon sans chaussures… Et bien, il avait froid, heureusement qu’il ne s’enrhumait pas facilement. Il dut résister à utiliser ses capacités héritées d’un certain savant fou. Et c’est avec joie qu’il se réfugia dans la voiture du colonel. Fermant vite la porte en se recroquevillant sur lui-même. Bon, se trouver un manteau serais une bonne idée. Avoir donné le sien a un mendiant qui en avait selon lui à ce moment la plus besoin que lui, le faisait revoir son jugement. Mais il n’allait certainement pas retourner à la gare pour le lui reprendre. Donner, c’est donner. La voiture était encore froide, mais au moins pas de courant d’air.

Le blond resta silencieux durant tout le trajet regardant la route, les chemins, se familiarisant un peu avec les reliefs de la ville. Tout ce qu’il n’avait pas pu faire de nuit en gros. Dans tous les cas direction l’hôpital. Ho tien un cordonnier ? Il irait après. Cela ne semblait pas trop loin du lieu où ils allaient en plus, et du peu qu’il avait vu, il y avait des chaussures pas chères. Ha enfin, ils s’arrêtaient. Gabriel frissonna un peu, prit son courage à deux mains et sorti. Il courut presque à l’intérieur et alla directement à l’accueil, demandant à voir le docteur de la veille et sa patiente. La femme le fixa surprise, demanda à ce qu’il patiente. Elle prit son téléphone pour appeler en interne accédant à la demande tandis que le blond allait s’asseoir. Posant son sac sur le côté, il remonta ses genoux contre lui pour que ses pieds ne soit plus en contact avec le sol froid. Puis elle partit, il ne savait où. La jeune femme revint vers lui avec des chaussons, les lui donnant. Tout en lui disant ; qu’ils lui étaient prêtés le temps qu’il était dans les locaux. Super ! C’était gentil. Gabriel les enfila rapidement après un rapide époussetage de ses plantes de pieds pour enfin reposez ceux-ci au sol, ça allait mieux.

Le docteur fini par arrivée, et le blond se relevèrent. L’homme serra en premier la main du haut gradé présent. Puis de son jeune confrère.

D : Bonjours messieurs ! Vous venez voir votre miraculé, je suppose.

Hochement de tête du blond. Sans doute avait-il encore trop froid pour parler. Même si la chaleur des lieux le réchauffait doucement. Quand il bougerait cela irait mieux. Ce qu’ils ne tardèrent pas à faire. La jeune femme était bien réveiller, un jeune homme était près d'elle. Brun, yeux bleus, joli garçon, environs l’âge de Mustang. Le couple les fixa, visiblement pas jouasse que l’on vienne déranger la demoiselle.

D : Bonjour Monsieur et Madame. Je vous présente le Colonel Roy Mustang qui vous a amené ici et ce jeune homme, Gabriel Lucky, qui vous a sauvé.

La femme semblait réfléchir, puis hocha la tête en négatif. L’homme parla alors.

H : mon épouse ne semble pas se rappeler de ce qui s’est passé hier soir.
F : Je me souviens juste que je rentrais chez moi quand un homme m’est rentré dedans, après tout est floue. Je sais juste que j’avais très mal.

D : Ne vous en fais pas, ça reviendra, ou peux être est ce mieux ainsi. Dans tous les cas, les soins, en pleine rue de ce jeune homme vous on sauver la vie.


L’homme se leva alors et vain leur serrer la main en les remerciant. Il sortit ensuite son portefeuille et des billets qu’il tendit au blond. Gabriel le fixa en clignant des yeux.

H : vous avez sauvé ma femme, cela mérite une récompense.

Gabriel recula alors et s’inclina un peu.

- Remettez-vous bien !

Et il sortit comme s’il avait le diable aux trousses. Non mais pour qui il le prenait ? Oui, il n’avait pas de manteau, pas de chaussures et ressemblait à un clochard, bon un clochard distingué quand même, mais bon. Il n’avait pas sauvé cette femme pour l’argent, et que l’on pense le contraire le vexait au plus haut point. Il alla donc attendre Roy dans le couloir, se doutant qu’il voulût parler au couple.

Dans la chambre, l‘homme cligna des yeux, le médecin semblait soudainement décourager. Ha les jeunes.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mer 12 Oct - 11:37

Tornade blonde 2.0



Les clés en main, Gabriel me montra alors une partie de lui dont j’étais ignorant jusqu’à maintenant. Ce jeune homme était une vraie tornade ! Malgré sa nonchalance au matin, il courut presque à l'intérieur de la voiture, ne me laissant point le temps de lui présenter des vestes ou des chaussures adéquates. Seul, dans l'entrée, ma tête vagabonda sur les diverses chaussures que je définissais avec une moue septique. Nous ne faisions pas la même pointure. Mais tout de même !
Je relevais les yeux sur le plafond, songeant à mes jeunes, très jeunes années ; quand j’étais un simple gamin de huit ans. À l'époque, je vivais dans les rues avec Chris. Nous n'avions pas de domicile fixe jusqu’à ce qu'elle épouse le gérant d'un bar. Mes vêtements se composaient d'un t-shirt et d'un pantalon. Ma mère adoptive faisait plus attention à ce que je portais qu'à ce qu'elle pouvait mettre. Ça remontait à loin…

[Flash-Back]

« Non ! »

Je la fixais, têtu. Chris tendit la main et m’obligea à passer le bras dans une veste trop grande. Le tissu vert avait déteint. Les épaules nues de Chris tremblaient. Mais son regard se referma sur mes cinq doigts qu’elle força à faire passer dans la manche. Je résistais pourtant :

« Non ! C’est une veste de fille ! »
« Tais-toi ! »

Elle referma les boutons sur ma poitrine et aussitôt qu’elle eut finit, je les arrachais d’un geste en courant. La veste tomba au sol. J'entendais ses talons à ma suite et je me mis dos à un mur, les bras croisés sur la poitrine. Furieux, je levais les yeux sur elle, confrontant son regard aussi noir que le mien. Cela faisait deux ans qu'elle m'avait adopté. Deux ans qu'elle s'occupait de moi.

« T'a fini de faire n'importe quoi ?! Tu veux continuer d'avoir froid ?! »

Le jeune garçon que j'étais savait qu'elle avait raison. Pourtant, il continua de faire la tête, refusant de lui laisser entendre qu'il capitulait. Chris s'accroupit devant moi, ses mains bleuies par le froid. Sa peau semblait si blanche, si fragile… A contrario, ses joues rouges démontraient de sa colère. Une buée s'échappait d'entre ses lèvres, tout comme de mes narines.
J'étais en colère contre l'injustice. Elle qui s'occupait si bien de moi, pourquoi vivait-elle dans la rue ? Pourquoi faisait-elle un travail qu'elle n'aimait pas ? Longtemps, j'avais cru la détester, car elle ne faisait rien pour changer cela. Mais en grandissant, j'avais appris que même les adultes, parfois, n'avaient pas le choix. Je baissais les yeux au sol, les bras toujours fermement croisés. Chris repoussa une mèche de cheveux qui coupait sa joue en deux avant de glisser ses longs doigts entre mes bras. Je me mis à forcer d'avantage pour ne pas qu'elle puisse les séparer l'un de l'autre et sa voix s'élança, plus douce :

« Si tu ne veux pas que j'ai froid, il faut que tu mettes cette veste. Ensuite, nous pourrons rentrer quelque part et je t'offrirai un chocolat. »

Chris connaissait ma faiblesse. Celle de la voir souffrir. Je ne répondis pas, mais laissais ses doigts s'emparer de mon avant-bras. Mes membres se firent cotonneux et elle les dirigea ; elle remit mon bras dans la manche et referma la veste autour de mon buste. C'était une veste d'adulte. Elle engloba la totalité de mon corps et retombait en plis sur le sol. Après quoi, elle se releva sans un regard et prit ma main. Nous marchions rapidement afin que le froid ne nous engourdisse pas. De l'autre côté de la route, une amie de Chris lança son bras en l'air, un grand sourire aux lèvres en la voyant :

« Hey, chérie ! Tu vas ou ? Luna est partie ce matin avec un client super riche ! C'est le bon coin, ici ! Viens ! »

Puis elle me vit. Elle se crispa comme si elle venait de dire une bêtise. Je fronçais un sourcil sous mes cheveux en bataille, entamant une guerre avec la veste à chacun de mes pas. J'avais finalement trop chaud mais n'osait dire un mot. Chris déroula un rire déformé par le tabac, avant de s’arrêter net. Je lui rentrais dedans avec allégresse, mais elle n'y prêta pas attention, répondant à sa vis-à-vis :

« J'arrive ! Je fais le tour ! »

Je tentai de rentrer le surplus de manche à l'intérieur, mes petits doigts en guerre infernale avec le tissu. Chris, qui ne le voyait pas, continua sa route, mon poignet enfermé dans sa main. Je courais presque pour rester à sa hauteur, grognant ! Elle fit volta-face avec une rapidité accrue et s'accroupit de nouveau, face à moi ;

« Le chocolat, ce sera pour plus tard. Tu vas rentrer et attendre. Je reviens dans une heure ou deux. »

Elle me poussa dans le dos afin d'appuyer son ordre. Je savais où il me fallait aller. Ce n'était pas bien loin. J'aimais cette route, car je pouvais observer les militaires qui se promenaient. Je ne savais pas ce qui les amenait jusqu'ici où Chris déambulait souvent. Reniflant, je ne répondis pas et me contentait de hocher la tête. Il était inutile d'insister lorsqu'elle avait ce regard. Un regard à la fois plein de haine et d'étoiles. Comme si elle s’apprêtait à faire quelque chose qu'elle n'aime pas, mais qui lui permettra de nous offrir un chocolat...


[Fin du Flash-Back]

La pauvreté, je savais ce que c'était. Simplement quand je l'avais vécue, je ne me rendais pas toujours compte que les autres avaient plus que nous. Ceci me paraissait donc normal. A présent, je comprends l'injustice. Et je veux la combattre. C'est sans aucun doute la raison qui me poussait à vouloir offrir un peu à Gabriel. Même s'il ne demandait pas. Même si je ne connaissais pas son combat. Je n'étais pas ignorant de cette sensation de ne rien attendre des autres et de refuser les regards de pitié. Malgré la bonté qui peut se cacher en dessous, c'est la fierté qui prend le pas sur la compréhension. Je me frottai les yeux, dissipant ce souvenir et rejoignis Gabriel dans la voiture. Ma pression monta en flèche, car il me fallait conduire. Le matin était plus difficile que le soir étant donné le surplus de monde sur les routes à cette heure-ci.

Arrivés à hauteur de l’hôpital, j'eus à peine fini d'éteindre le moteur que Gabriel sauta de la voiture pour s'engouffrer dans l'établissement. Je le suivais, les mains dans les poches, les semelles claquantes sur les pavés de la rue. Contrairement à lui, j'avais fière allure. Et m'en sentit presque coupable étant donné qu'il sortait de chez moi. J'ai bien dit « presque ».

Après un court moment d'attente pendant lequel une infirmière donna des chaussons à Gabriel, le médecin vint nous accueillir. Il me serra la main vigoureusement, réveillant un peu mes sens encore engourdis en ce matin brumeux. Il nous emmena dans la chambre de la jeune rescapée. Son mari était présent. Nous les saluâmes poliment. J'écoutai tout ce monde en silence. Les seules paroles qui sortaient de ma bouche étant mon matricule et mon grade. Je gardais ma salive pour plus tard, ne sachant pas encore qu'elle allait me servir plus tôt que prévu. Quand la jeune femme indiqua qu'elle ne souvenait pas des événements d'hier, mes épaules retombèrent sans grâce, mes mains toujours logées dans les poches. J'avais envie de tirer une tronche de six pieds de long mais c'est avec une évidence tout à fait normale que je me retins et esquissai un sourire. Mon regard suivit alors les gestes du mari qui sortit son portefeuille et tendit une liasse de billets à Gabriel. Ma mâchoire se serra alors que je gardais les yeux fixes sur les papiers verts et gris. Les mêmes papiers que Chris avait dans sa main, il y vingt ans.
Gabriel sortit de la chambre en trombe, sans demander son reste. Les billets restèrent tendus dans la main du mari. Mes mains glissèrent des poches et je m’emparai de la liasse tendue :

« C’est fort gentil à vous, monsieur, mais ne vous en faites pas. Il est entre de bonnes mains. »

Je repliai les billets en deux et les lui rendit, plus soignés. Quelques minutes durant, je restais en leurs présences, laissant un temps correct à Gabriel pour se calmer ainsi que pour prendre la déposition officielle de la jeune femme. Une bonne quinzaine de minutes plus tard, je ressortais de la chambre et aperçus la silhouette de Gabriel, dans le couloir. M'approchant prudemment, je calai mon dos contre le mur, sans m'asseoir sur le petit banc qui me faisait de l’œil. Face à lui, je penchai la tête. Bien qu'au début, je pensais que la seule manière de l'entendre était d'attendre qu'il parle, je finis tout de même par prendre la parole :

« Ce n'est pas très respectueux de s'en aller de cette manière, Gabriel. Il y a un problème ? »

Ça passe ou ça casse, me dis-je. Ça ne pouvait être au milieu. Je détaillai sa tenue et son allure. Il avait l'air « mal dans ses chaussures ». Je levais les yeux sur les néons qui nous éclaboussaient au visage :

« Nous allons faire un tour chez le cordonnier. Je vous serai gré de ne pas m’envoyer sur les roses quand je le payerai. »

Ce n'était pas très cher après tout. Mais j'avais préféré dire cela avec fermeté afin qu'il ne lui vienne pas l'idée de hurler plus fort sur ma personne. S'il y avait bien une chose qui m'horripilait, c'était celle-ci. Et le seul qui le faisait encore était le FullMetal. Mais à son âge, je pouvais éventuellement compr... Éventuellement !

Je ne savais pas comment Gabriel comptait réagir. Je ne le connaissais pas encore assez bien pour ça. Mais j'osais espérer qu'il allait s'ouvrir. Peut-être pas dans cet hôpital. Finalement, je savais qu'il n'était pas facile de parler aux autres. Surtout quand ceux-ci ne pipent mots. Je n'avais pas l'habitude d'être le premier à me dévoiler. Mais de toute manière, je ne comptais lui faire l'éloge de la compréhension quant à mon passé. Je n'étais pas du genre à m’apitoyer sur les souvenirs et faire semblant que ceci avait une importance pour connaître les autres. Mon passé, était mon passé. C'est pourquoi je ne comptais pas être tendre. Chris m'avait appris que le respect et les manières étaient la meilleure arme contre la pitié.

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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Jeu 13 Oct - 21:26
Gabriel était assis, les mains entre les genoux, son sac reposant sur le siège à côté de lui. Mustang mit un peu de temps à ressortir, il devait interroger la femme. Combien de temps cela dura, il ne le savait pas. Perdu dans ses pensées, il revint à lui quand la voix du militaire résonna non loin de lui, relevant alors ses yeux bleu-vert sur le brun, il l’écouta puis détourna les yeux. C’est vrai ça n’avait pas été très poli, mais il c’était senti insulté.

- Ce n’est rien, juste je ne l’ai pas fait pour toucher une récompense… Je sais, je me suis vexé pour rien, c’était puéril.

Le blond hocha la tête en positif, puis se leva. Crier ne lui vain même pas à l’idée, il n’était pas le genre de personne à hausser le ton pour rien. Gabriel n’était pas si pauvre que cela, mais excessivement économe à vrai dire, et usait toujours tout jusqu’à la corde avant d’acheter.
Ainsi le jeune docteur s’apprêtait à partir avec son nouvel ami quand le docteur l’intercepta. Le blond haussa un sourcil intrigué.

D : Pourriez-vous revenir demain matin ? Le directeur de l’hôpital voudrait vous faire une offre d’emplois.

- Mais je ne reste pas assez longtemps…

D : Le temps nécessaire, et vous pourrez même avoir votre diplôme.

- Vraiment !? je viendrais demain matin sans faute.

D : Tenue présentable.

Le blond hocha la tête en positif, rendit les chaussons et suivit Roy. Un léger sourire vain illuminé les trait du jeune homme. C’était une bonne nouvelle vraiment. Il ne pratiquerait sans doute pas la médecine dans cet hôpital, mais il apprendrait de nouvelles choses et serait peut-être diplômé après. Rien de mieux pour pouvoir pratiquer légalement n’importe où. Ragaillardi, il rejoignit Roy et le laissa le guida jusqu’au cordonnier. L’homme fit bien son travail ne se contentant pas de juste lui présenter tes chaussures déjà faites. Il mesura ses pieds en le faisant s’asseoir, puis l’examina comme un docteur.

C : Vous vous déplacez souvent pied nu et sur la pointe des pieds ?

Gabriel cligna des yeux, rares était ceux pouvant le remarquer ou y faisait attention. Il haussa juste les épaules.

C : Cette paire de chaussures est souple mais résistante, avec une semelle dedans, vous aurez l’impression d’être pied nu tout en aillant chaud et étant protégé.


Le blond les essaya alors avec la semelle, et se déplaça aillant mit des chaussettes qu’il avait apportées. Faisant quelques pas, puis il sautilla sur place, tapa du talon puis les pointes des chaussures sur le sol. Il se dirigea alors vers Roy, visiblement satisfait, une bonne paire de chaussure robuste mais souple. Le militaire avait donc le feu vert pour payer. Le cordonnier donna en cadeau un chiffon et un petit pot de cire pour entretenir le cuir des chaussures.

- Merci…

Fit alors Gabriel à voix basse a son désormais ami.

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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Dim 16 Oct - 16:24
HRP: Coucou ! Alors à la fin de mon post, j'ai fais réagir le personnage sur ce que nous avions convenu. Cependant, si ça  ne te convient pas, n'hésite surtout pas à me le dire et je modifierais ce qui doit l'être ! =)

Les voix reviennent.




Gabriel n'avait pas hurlé ni même tenté de débattre plus simplement sur le sujet. Mes épaules étaient retombées d'un cran et j’accueillais sa réponse avec un petit sourire. Finalement, j'étais peut-être un peu trop habitué aux gens caractériels. Cela me faisait bien souvent oublier qu'il existait aussi des personnes calmes et avisées.
Nous nous apprêtions à repartir que mes pensées se dirigeaient déjà sur le bureau jonché de paperasses qui m'attendait. À cette constatation, je n'avais qu'une seule envie ; celle d'entamer un roulé-boulé sur un lit d’hôpital et me laisser traîner dans une chambre pleine d'infirmières. Il fallait aussi que je parle à mon équipe et leur fasse part d'un éventuel médecin dans notre cercle d'alliés. Ce n'était pas encore une certitude mais au cas où il advienne que je disparaisse au fond d'un sac poubelle d'ici ce soir, ils sauront qui et quoi. Bien-sûr, j’exagère. Si je me pensais réellement en danger, voilà bien une heure que je serais parti en le laissant sans demander mon reste. Et je n'aurais certainement pas proposé mon porte-monnaie en échange de chaussures à lui mettre.
C'est en imaginant que les infirmières viendraient me chercher pour me priver de mon trop plein de travail que je me rendis compte que Gabriel n'était plus à côté de moi. Il parlait avec le médecin en chef et j'entraperçus enfin leur conversation. Mon sourire peina à rester caché alors que les mots « interne » et « diplôme » étaient prononcés. C'était une bonne nouvelle de plus autant pour lui que pour moi. Savoir qu’il pourrait travailler ici et dénombrer les allées-venues était un atout impeccable.

Pas un mot ne vint se soulever dans la voiture même si une légère ambiance s'installait, guidée par la bonne humeur de Gabriel. Maintenant qu'il était engagé, il ne lui restait plus qu'à avoir fière allure. Avant d'aller au boulot, je ne pouvais décemment pas le laisser comme ça en pleine rue et nous emmenais illico chez le cordonnier. Je taisais mes souvenirs qui tentèrent de refaire surface et rentrais dans la bâtisse avec le jeune homme. Quand le vieil homme qui nous accueillit se mit au boulot, je sentis mes doigts faire des cercles nerveux à l'intérieur de mes poches. J'avais, il faut le dire, un peu peur du prix. Cela me rappelait les innombrables fois où j'invitais des jeunes femmes à dîner. Les cartes de restaurant avaient l'habitude de ne présenter les prix qu'aux hommes. Ce moment-là ressemblait à une partie de poker. Elle allait jeter ses cartes et moi, je devais soit me coucher… Soit renchérir.

« Si j'étais né femme… pensais-je pendant que Gabriel était occupé avec le vieil homme. Aurais-je eu un chemin similaire ? »

Mon enfance aurait clairement eu des souvenirs plus gris encore. J'étais bien, comme ça. J'inspirais, la tête encore enfoncée dans un brouillard matinal. Ça ne me ressemblait guère de me poser des questions aussi futiles. Sauf le matin. Dans mon lit. Et dieu seul sait que cela faisait un moment que je n'avais pas eu une véritable nuit. J'étais heureux d'avoir une peau qui marquait peu, à défaut de ressembler à un fantôme tant j'étais pâle de la tête aux pieds.

Le cordonnier me tira de mes songes, m'annonçant le prix. Avais-je déglutis ? Mon sourcil avait-il tiqué ou ma bouche avait-elle été prise d'une bave abondante pendant que je m'écroulais par terre ?
Heureusement, non. Mais avec le prix qu'il venait de m'annoncer, je n'allais pas lésiner sur la recherche que j'allais faire sur Gabriel ! Afin de m'assurer qu'il était honnête.
J'allongeais les billets avec la vue d'un Gabriel sautillant à mes côtés.

« Merci… » souffla-t-il.

Je n'eus même pas la force de répondre et hochais la tête en voyant les billets disparaître dans la main du vieil homme. Heureusement, il avait fait un bon travail.
Nous repartions en direction de la voiture. Je pris soin de garer celle-ci loin du QG afin que Gabriel ne puisse me suivre et que personne ne le voit. Une promenade matinale ne faisait de toute manière pas de mal. Sur une formule de politesse, je le laissais vaquer à ses occupations et montais dans mon bureau. La journée pouvait commencer.
STOP !!
Mes pas freinèrent alors que j'étais dos au jeune homme. Je mangeais ma lèvre inférieure, me maudissant de m'être arrêté. Ma voix intérieure venait de soulever une vérité :

« - Tu vas le laisser comme ça ? Tout seul ? Sans argent, ni veste ? Dans le froid ? 
- Ouais...
- Mais t'es immonde !
- Pas vraiment ! Tu as vu le prix des chaussures ? À ce prix-là, j'aurais pu prendre un ciseau pour coudre une de mes paires.
- Oh allez... Tu ne vas le laisser comme ça. Il a l'air sympa.
- Il a l'air. Simplement. Je ne le connais pas.
- Tu pense qu'il va se carapater avec les sous ?
- Maintenant qu'il a les chaussures, c'est une possibilité.
- Fais pas ton rabat-joie et prête-lui au moins de quoi manger.
- Pourquoi ? On peut vivre trois jours sans manger, ni boire.
- La guerre t'a rendu un peu égoïste. »


Je me retournais, stoïque comme une statue de pierre et le fixais. Allez savoir pourquoi ce jeune me fit penser aux chats errants pour lesquels je réservais les restes de mon réfrigérateur. Ce n'est pas tant le « errant » qui était important, mais plus l'allure féline et détachée.
Je fis glisser maladroitement ma veste de mes épaules et la lui tendis. Sans un mot. Je continuais de  débattre intérieurement avec mes voix qui me sifflaient tantôt que j'étais un sombre connard, tantôt qu’il me fallait faire de bonnes actions. Nous étions en pleine rue. Je n'aimais décidément pas cela.
Une voix chantait à tue-tête dans mon cerveau. Je la soupçonnais de se moquer de moi alors que je sortais mon porte-monnaie de ma poche. Mon ancien-moi tendit les billets alors que le nouveau gardait bouche close jusqu’à ce que Gaby les prenne. D'ailleurs je n'attendis pas que celui-ci rétorque et c'est d'une voix trop ferme selon moi que je dis :

« Aucun commentaire. Je ne veux pas d'un cas de conscience alors prenez ça et mangez. »

Au final, oui, j'étais égoïste. Car je lui donnais uniquement pour ne pas à avoir à y penser toute la journée. Depuis que j'avais un salaire tout à fait honnête, je l'étais de moins en moins. Peut-être. Ou alors étais-ce simplement la fatigue et la colère accumulée ? La colère car j'ignorais encore si je devais totalement faire confiance à ce jeune homme. Gabriel n'avait, en soit, rien a se reprocher. Mais comment faire confiance, quand on se connaît pas ? Mon regard se radoucit un peu et je le laissais après l'avoir salué.

Je passais la journée, cloîtré dans le bureau du QG. Après avoir envoyé un nombre incalculable d'ordres de mission, j'avais pris le temps de faire des recherches assidus sur Gabriel. J'avais fini par dénicher le nom de ses parents et de la personne qui s'était occupé de lui. Son oncle, sembla-t-il. Malgré tout, ses passages étaient discrets. Une bonne partie de son passé semblait effacée du tableau.
Voilà un blanc qu'il me fallait éclaircir.

Le soir arrivé, je déboulais dans la voiture avec une énergie nouvelle. Gabriel allait devoir se montrer coopératif. Je garais l’automobile devant la rue et rentrais en trombe dans l'appartement.
Et là…
Mon énergie se transforma en adrénaline.
Ma fatigue se prit un coup dans les parties et mes voix intérieures crièrent. Ma méfiance riait au dessus du cadavre de ma dignité. Toutes ses images pour simplement dire que... Je fus sonné. Sonné mais prêt à riposter ! J'attrapais mon flingue à ma ceinture et rivait le canon de l'arme sur la poitrine de Gabriel.

« Qu'est-ce que... »


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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Dim 16 Oct - 19:04
Gabriel se promit une chose remboursée l’homme, il avait une énorme dette envers lui désormais. N’empêche, il ne savait pas que les colonels gagnaient autan d’argents. Le blond comptait bien désormais chausser, aller, s’acheter une veste avec ses quelques sous, passer voir son ancienne camarade de classe et faire des courses, et bien sûr aider s’il trouvait des gens dans le besoin. Bien décidé sac en bandoulière sur l’épaule, il se fit rappeler par Roy. Le blond haussa un sourcil intrigué, pourquoi lui tendait-il son manteau à nouveau ? Il avait son gilet et sa chemise. Sa cravate tenait son col fermé… Décidément, cet homme était quelqu’un de bien. Le jeune homme prit la veste de ses doigts rouge et s’apprêta à le remercier quand le brun lui mit de l’argent dans les mains. Mince ! Il ne s’y attendait pas à celle-là ! Et au final, le colonel Roy Mustang ne lui laissa pas le temps de le remercier ou de protester, partant d'un pas vif. Un coup de vent fit fermer les yeux bleus du plus jeune qui enfila alors la veste. Elle portait l’odeur du plus âgé, cela était un peu perturbant. Comme quand il avait rencontré son oncle pour la première fois, celui-ci lui avait mis sa propre veste et il avait été enivré par le parfum de son oncle. Une odeur musquée, agrémentée du désinfectant hospitalier. Là, c’était une odeur différente bien sûr. Et du fait que son ami la portait avant elle était bien chaude.

Gabriel passa le reste de la matinée à marcher, à midi, il s’acheta à manger, et tout en mangeant, voyant deux enfants seul, sale, et affamé, il leur donna tout simplement son repas. Les bambins heureux l’emmenèrent voir leur maman malade. Le docteur appliqua ses soins sur elle et lui laissa de l’argent, et des médicaments.

L’après-midi, il aida un couple de personnes âgées à porter leurs courses, et ils lui donnèrent un petit billet pour le remercier et des gâteaux secs. Il passa à la banque pour retirer un peu d’argent de son compte en banque, sachant que son oncle vérifierait s’il y avait des dépenses dessus ou pas. Il soigna quelque bobo d’enfants au parc. Aida à nettoyer des vitres de magasin contre rémunérations. Puis entreprit de faire des courses pour le repas de ce soir. Il se demandait bien ce qu’aimait Roy. Lui-même étant plus tôt carnivore de base. Mais des légumes et un peu de pomme de terre pour les féculents était excellente pour la santé. Il pourrait aussi faire un petit potage en entrée. Avec des courgettes et des poireaux, c’était une bonne idée, il ferait un sauté de pomme de terre et de carotte, et de la viande en sauce mijoté avec des lamelles d’oignons. Sur de son idée, il acheta le nécessaire, ho un dessert quelle bonne idée. Le jeune homme prit de la farine et des œufs, ainsi que tu chocolat noir et au lait, un peu de sucre et d’autre ingrédient. Ça revenait moins cher de le faire soit même que de l’acheter tout fait.

Ainsi, le blond rentra les bras chargés. Il rangea bien sur le tout le frigo était petit, mais tout teint dedans pour ce qui devait être au frai. Le jeune homme prit ensuite le téléphone et appela son oncle, discutant avec :

- Oui, je mange correctement. Mes chaussures ? J’en ai de nouvelles, tu t’inquiètes trop…. Si si, je t’assure ! Je vais aller me dégourdir les pattes avant de préparer le repas, oui, j’ai un endroit où loger et j’ai fait des courses… Je me suis fait un nouvel ami. Enfin, je crois. Ne t’inquiète pas, il ne sait pas pour cette partie de moi. Oui, promit, oui… Je t’aime aussi Papa…. À la prochaine !

Il raccrocha le combiné du téléphone et un soupir lui échappa. Le blond s’étira alors en baillant. Puis retira ses chaussettes étant sans chaussures dans l’appartement où il avait rangé les courses avant d’appeler son père.

Il devait l’appeler à chaque fois qu’il se posait quelque part. La nuit tombait dehors et il n’y avait pas de vent. Le jeune homme se déshabilla alors et enfila une tenue qu’il gardait dans son sac. Un pantalon assez bas sur les hanches avec une ceinture, une chemise couleur noire. Secouant la tête ses cheveux devinrent indiscipliné, il positionna sur son visage un masque tout aussi noir, puis ferma les yeux, quand il les rouvrit la pupille était oblongue, des oreilles noires sur la tête, une longue queue sortant de sous la chemise, ses pieds et mains noires d’une douce fourrure, et griffes rétractables. Des coussinets sur le bout de ses doigts et sur la paume de mains, ainsi que pour ses pieds, se dressant sur les orteils plus long et robuste que ses pieds d’humain, il ouvrit la fenêtre et sorti, se tenant au rebord de la fenêtre, il la rabaissa pour qu’elle ait l’air fermer, puis il sauta sur l’immeuble voisin et monta jusqu’au toit.

Ainsi, Gabriel sourit sous sa forme féline, explorant le parc sans se faire voir, une escapade appréciée. Il put y faire ses griffes, et rentra peux avant 19 heures. Retirant son masque et reprenant forme humaine, une douche rapide fut de rigueur, mettant un t-shirt et son pantalon, il entreprit de faire la cuisine. Il commença par le gâteau vu que c’était ce qui prendrait le plus de temps. Mettant en route le four tant bien que mal pour qu’il chauffe. Il enfourna le gâteau dedans. Épluchant les légumes, il les mit à cuire dans de l’eau après avoir trouvé une grosse casserole et les avoir découpées en tout petit bout, rajoutant un peu de pomme de terre. Rien de tel qu’une julienne. Il éplucha carottes et pommes de terres encore, et les découpa, puis les mi au frigo, cela se faisait à la poêle après tout comme la viande. Enfin, il prépara sa sauce dans une petite casserole et laissa le tout mijoté à feu doux.

Fatigué, il s’allongea dans le canapé, repliant ses jambes pour tenir entier dedans, et prit un livre à porter de main, de l’alchimie… Après trois pages, il s’endormit sans s’en rendre compte. De tout faon, il avait trouvé un minuteur et l’avait mis en route. Et comme a chaque fois qu’il s’endormait sa partie animale refit surface. N’entendant pas Roy rentrer la chimère dormait a point fermer. Une jambe repliée, l’autre pendant sur le côté du canapé, un bras coincer entre son buste et le canapé, la main pendant ainsi en l’air sans appuis. La tête sur le côté, ses oreilles un peu basses ; sa longue queue entourée autour de son ventre, un bras dans le vide.

Ce qui le réveilla fut plus la tentions dégager par le militaire que l’arme sur lui. Ouvrant ses yeux verts, il le regarda en papillonnant des yeux. Il redressa une oreille, intrigué de son comportement. Mince ! Il c‘était endormi ! Et il avait repris son apparence de chat ! Pas étonnant que l’autre soit paniqué. Gabriel posa doucement sa main noire sans sortir ses griffes sur le poignet de son ami.

- Du calme ! Je ne te ferais pas de mal, tu sais ? Tu peux ranger cette arme s’il te plaît ? C’est toujours moi, je n’ai pas changé depuis ce matin. Puis sérieusement, il n’y a pas de quoi fouetté un chat, je suis sûr que tu as déjà vu pire.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mar 18 Oct - 12:05

Miaou




Vu pire ? Pour sûr, mais pas chez moi ! J’étais tellement sur les nerfs que je manquais de relever son jeu de mot plutôt approprié et fit pivoter mon poignet pour maintenir le sien avec férocité. Sans sommation, je me retournai et le fit voler par-dessus mon épaule ! Il atterrit lourdement sur le sol et une fois que j'étais dans cette position, je me sentis déjà mieux. Un tantinet. Une micro-seconde.
Je calai mon genou sur son poignet, mon flingue rivé sur sa poitrine. Ce n'est qu'à cet instant que je pris le moment de le regarder véritablement dans les yeux.
Il avait changé. Sans vraiment être différent.
Il me fit penser à la petite Venestraale que j'avais rencontré très récemment. Le souvenir cuisant de la jeune enfant se transformant en araignée incontrôlable dans l'espoir infime de me tuer m'obligea à garder le canon contre la peau de Gabriel. Il n'avait clairement rien d'un insecte à huit pattes et ses oreilles ne me laissaient aucun doute quant à sa particularité animale.
C'était si ironique que la fatigue faillit bien m'arracher un fou rire nerveux. Un chat. Un chat parmi ceux qui se promenaient dans les rues à la recherche de nourriture. Mon réfrigérateur servait généralement à les nourrir depuis que je passais de moins en moins de temps ici. Depuis que Maes était décédé.
Même si celui-ci n'était pas tout à fait errant, il en avait clairement l'apparence sous sa forme humaine. Sa poitrine faisait bondir le canon collé entre ses clavicules et je me redressai un peu, le regard farouche.
Les chimères…
Je me passai une main lasse sur le visage, délivrant ainsi une partie de ma prise. Une odeur très agréable se dégagea de la cuisine et je relevai le nez, fixant à travers l'arche la casserole qui bouillonnait.
Les chimères sont pour la plupart...
Une agréable odeur de légumes, de viande. Mon estomac en éveil, je haussai un sourcil, reposant ma pupille noire sur Gabriel.
…Néfastes.
Au moins, ceci expliquait pourquoi une partie de son dossier était blanc comme un linge. A défaut d'être en danger, tout un tas de questions se mélangeait dans ma tête. Mais je ne le relâchai pas. Dans ce silence tantôt lourd, tantôt gênant.
Mon flingue se décolla de sa poitrine et je le rangeais précautionneusement dans son écrin en me redressant. Sans attendre, j'époussetai mon pantalon et sortis de ses poches, mes gants. Ils glissèrent sur mes doigts avec rapidité.

« Permet-moi de juger du calme de la situation quand tu seras assis. Sans bouger. »

Ce fut sortit plus comme un ordre qu'autre chose. Mais à l'instant présent, il me fallait encore déterminer si la situation était à mon avantage, ou non. L'adrénaline passée, ma blessure au flanc me fit sentir combien il était risqué de faire des prises de mains. Mon masque de sang-froid sur le visage, je me remerciai intérieurement pour un tel self-contrôle, étant donné que j'avais véritablement envie de me plier en deux tant ma peau semblait tirée.
Je gardai une distance de sécurité convenable, contournant le canapé pour venir tâter le buffet sur lequel le gramophone jouissait du silence. Mon regard, cependant, ne pouvait se détacher de Gabriel. J'observai les changements sur sa personne. Après tout, c'était la première fois que je pouvais détailler une chimère sans que celle-ci n'essaye de me sauter à la gorge pour l'arracher. Ma foi, même combiné avec un humain, une chimère-chat n'avait rien de bien menaçant. Il faut dire que ses griffes étaient rangées, ce qui m'allait très bien.
Quoi qu'il dise, qu'il fasse ou qu'il pense, je me jurai intérieurement de ne plus jamais accueillir qui que ce soit quand bien même j'avais fait cela par désespoir, à force de ne sentir que l'étau se resserrer autour de moi. J'avais peu d'alliés. Mon équipe manquait cruellement de soutien. Il se faisait des messes-basses et des plans dans notre dos. J'en étais certain. Mais aujourd'hui, je jurais de rester ferme. De ne plus retenter l'expérience. Si Gabriel n'était pas un avertissement quant à ma tentative, que pouvait-il bien être ?
Je me passai la langue sur les lèvres, rabaissant le regard sur le sol. Je ne cessais de me dire qu'il ne fallait pas que je me précipite sur n'importe quel avis. De nouveaux mes voix intérieures se bousculèrent, invitant au débat ;

« - Un chat ! Tu vas devoir aller chercher le lait tous les matins !
- Même pas en rêve.
- Oh ! Il  est blessé ! Il  est triste car encore une fois il s'est fait avoir.
- Ça reste à voir.
- Tu vas faire quoi ? Le mettre dehors ?
- Cela dépendra uniquement de son comportement mais …
- ...Mais ce soir, on ne dort pas, les filles ! »


Je haussai un sourcil, soutenant ma voix intérieure quant à cette dernière remarque. Non, je n'allais pas dormir. Je relevais les yeux sur Gabriel ;

« On va mettre les choses au clair maintenant afin de faciliter le dialogue qui va suivre. Est-ce que tu vas essayer de me tuer ? »

Mon ton blasé était parvenu jusqu'à mes lèvres malgré moi. J'en vins à me dire que ça devenait triste d'être habitué à devoir se battre contre des chimères. Je ne connaissais pas assez Gabriel et encore moins jusqu'à maintenant pour penser autrement. C'est pourquoi mon pouce et mon majeur étaient l'un contre l'autre tendis qu'une petite voix implorait sa gentillesse afin que je n'aie pas à cramer mon appartement.


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Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt

MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mar 18 Oct - 12:51
Le chat n'apprécia pas du tout faire cette cascade et se mordit la langue dans le choc, par chance pas trop fort. Il faut dire que Gabriel ne s’attendait pas à s’être endormi comme cela. Il n’était pas dans ses projets que Roy connaisse sa nature féline et avoir l’homme qui l’immobilisait ainsi n’était pas agréable. Punaise ! Il était lourd en plus ! Le métal de l’arme mordait la peau au niveau de ses clavicules, le t-shirt un peu grand avait un col rond assez large du coup. Le jeune homme fixait en silence le plus âgé, et quand il rangea son arme sans le lâcher, il lui fit un sourire quand il remarqua que Roy le détaillait, puis le sourire se fana et les oreilles de chat s’abaissèrent, les yeux se mouillant. Il lui faisait des yeux de chat comme on dit. Si sur un chat, c’était mignon, et bien sûr Gabriel, c‘était également craquant. Roy lui faisait penser à un chaton apeurer, ce regard farouche, la distance qu’il mit entre eux par la suite.

L’ordre lui parvenue et il se redressa se mettant assit sur ses talons sa longue queue dorsale bougeait de droite à gauche, ses oreilles restant basse, mains sur les genoux griffe soigneusement ranger. L’odeur du repas avait envahi le salon, et il releva les oreilles, celle de gauche se tournant régulièrement vers la cuisine, comme s’il guettait justement un éventuel débordement. Mais le regard du blond restait fixer sur son « colocataire » il bougea alors, doucement, posant une main au sol, son arrière-train se relevant, presque a quatre pattes. Comme jugeant de la sécurité présente et de l’état d’esprit de Roy. Roy sentait les hormones de la douleur, sa blessure au flan devait le faire souffrir. Il s’empara doucement du pot de crème donné le matin même posé sur la table basse. Roy ne le regardait plus. La chimère chat s’avança doucement en silence. Sans geste brusque malgré la menace des gants de feu. Arriver aux pieds de Roy. L’audacieux chat se redressa et prit la main de Roy et desserra les doigts pour y glisser le pot, puis lui sourit.

- Je ne te ferais jamais de mal Roy, je ne fais jamais de mal à personne. Je sauve des vies quand je le peux ce n’est pas pour en détruire. Je sais que les apparences sont contre moi, mais tu peux me faire confiance. Tu es mon sauveur, j’ai une dette énorme envers toi.

Gabriel se recula alors et se dirigea vers la cuisine en effet, il marchait sur la pointe des pieds.

- Il s‘en est fallu d’un poil !

En disant cela, il reprit forme humaine et alla couper le feu sous les deux casseroles. Gabriel ouvrit le couvercle là où était la julienne avec un torchon pour ne pas se brûler, et prit un peu de soupe, pour la goûter. Puis nettoya la cuillère utilisée. Il referma le couvercle au passage et entreprit de mettre la table. Laissant l’homme batailler intérieurement, il mit à cuir la viande et les pommes de terre déjà pré cuite pour les griller à la poêle après avoir réllumer le feu. Puis servit alors deux bols de soupe, suivis de la viande ainsi que les féculants dans les assiettes. Il coupa aussi le four, et sorti le gâteau de celui-ci et le posa sur le plan de travail et le recouvrit d’une cloche en métal pour qu’il ne refroidisse pas trop vite. Il revint vers le salon, son attitude de nouveau plus distante.

- À table…. Je répondrais à toutes tes questions en mangeant. Et met de la crème, cela te soulagera.

Ainsi, il retourna dans la cuisine et s’assit sur une chaise attendant le militaire qui allait sans doute restez sur ses gardes un bon bout de temps. À lui de lui prouver que toutes les chimères n‘étaient pas des êtres assoiffés de sang prêt à tout pour vous tuer.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mer 19 Oct - 0:22
HRP: Alors... Je ne sais pas pourquoi je me sens obligée de m'excuser pour la réaction de mon personnage. Voilà... Il va pas être tendre. C'est pas sa signature en même temps. Pas quand on se connait depuis si peu de temps. Donc, pardon XD Et Bien sur si quelque chose te chiffonne, tu me le dis.


Mission Hébergement.



Gabriel était devant moi. Je contrôlais au mieux les battements irréguliers dans ma poitrine et pus sentir le goût de l'adrénaline remonter dans ma bouche.
Il fit glisser le pot qu'il m'avait offert ce matin dans les mains tout en m'assurant de sa bienveillance. Que je pouvais lui faire confiance. Que j'étais son sauv...Son quoi ?
Une dette, oui il en avait une. Mais je n'avais rien sauvé, si ce n'est mon assurance quant à avoir la poisse ces temps-ci. Alors que j'étais persuadé qu'il était une aubaine au moment de le rencontrer, je n'en étais plus certain. Mes phalanges étaient douloureuses alors que Gabriel reculait. Mes doigts se décollèrent l'un de l'autre afin de laisser le sang qui affluait à l'intérieur reprendre son chemin.
Je l'entendis bricoler dans la cuisine et mes pensées tumultueuses couvrirent ce son. Si je l'avais surpris dans une position délicate, j’espérais qu'il saute par la fenêtre de la cuisine et s'en aille sans demander son reste. Après tout, ce n'était pas plus mal. Je ne le retiendrais pas.

« Une chimère. »

Je soupirai, m'accoudant au buffet et bousculant par là, le gramophone. Il ne me demanda pas de m'excuser, heureusement. Mais j'aurais préféré qu'il le fasse, me signifiant ainsi que je rêvais. Je frottai l'arête mon nez entre mes doigts, le front plissé.

« Une chimère, bordel de... »

Maes, si tu me voyais. Je pourrais presque entendre ton rire moqueur d'ici. Ce ne serait pas de la moquerie pure, mais une manière de rire gentiment de mon infortune, sachant déjà quels en seraient les tenants et aboutissants.

« Tu aurais sûrement ton mot à dire. J'ignore bien lequel. Serais-tu indulgent, toi ? Après ce que nous avons vécus et affrontés ? Si tu apprenais qu'une chimère vit chez toi... Je pense que tu l'aurais déjà descendue. Car ta famille est là-bas. »

Un silence de mort plomba l'ambiance. Je ramenai ma main contre le buffet, soudain lavé de toute adrénaline. Mais la colère était là. Elle me rappelait toutes les fois où j'avais confronté ces créatures. Je pensais pouvoir garder un certain détachement, mais ce soir, c'était fortuit.

« Car ta famille est là-bas. »

Avoir une pensée aussi longue pour mon ami me lessiva alors que ça faisait des mois que j'essayais de le rejeter dans un coin de ma tête. Tous les jours, j’enquêtais sur sa mort sans essayer une seule  fois, de me remémorer son visage. De ne pas l'imaginer quand il meurt. De ne pas me sentir coupable du moment où il m’appelait... Et que personne ne lui répondait.

« Car ta famille est là. Mais pas toi. »

J'en vins à être désolé que quelqu'un soit dans la cuisine, car j'eus une furieuse envie de taper dans quelque chose ! L'idée que ce quelque chose soit Gabriel me raviva quant à savoir si oui ou non, il est un danger. Celui-ci réapparut et sonna l'heure du dîner. Son apparence était humaine.

« Ta famille. La tienne. La mienne. Car j'ai juré de protéger tous ceux qui sont en dessous de moi. La population. N'importe qui. Tant qu'il m'est donné de le pouvoir. »

Remonté comme une pendule, je le suivis, prêt à en découdre ! Le pot de crème resta sur le buffet alors que je rentrai dans la cuisine. Si Gabriel s’avérait être quelqu'un de dangereux, je n'étais pas le seul en danger et ne pouvais le permettre.

« Lève-toi ! »

Mon ton n'était pas haut. Mais ferme. Si ma colère était palpable, mon chagrin ne l'était pas. Depuis toujours, c'est ainsi que je le masquais.

« D'où tu viens ? Pourquoi es-tu à Central ? Depuis combien de temps ? »

Je prenais le temps de formuler chaque question, laissant quelques secondes entre elles. Le timbre de ma voix était presque monocorde. Quant à mon regard... Il avait plutôt intérêt à comprendre que s'il ne faisait pas ce que je lui disais de faire, le dîner allait cramer.

« Et comment es-tu devenu ainsi ? »

Si ça avait été une prise de risque de mon côté quant à proposer le logis à un inconnu, c'était carrément suicidaire de sa part d'avoir accepté en étant une chimère. Il n'avait pas l'air d'être conscient que j'étais militaire, alchimiste d'état de surcroît. Alors si ce n'était pas du suicide... C'était alors simplement de l'ignorance. Ce qui expliquait sans doute pourquoi il n'avait pas bronché en voyant mes gants, ainsi que mes doigts prêts à claquer.


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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mer 19 Oct - 10:28
[Hors rp : Je m'excuse, Gabriel m'échappe totalement !)


Gabriel le fixait, il n’avait touché à rien bien sûr. S’il avait espéré parler assit, c’était raté. Le jeune homme mentirait en disant, que là ! tout de suite, Roy n’était pas effrayant. Son oncle lui avait toujours dit : « Méfie-toi de ces gens-là, ils sont corrompus, il ne fera qu’une boucher d’un mignon petit chaton comme toi. Tu finiras sur une table de dissection. » Était-ce que qu’allait faire Roy ? Le livrer aux scientifiques ? À vrai dire dans la tête blonde le pire était en train de se créer. Mais Roy sentait la droiture, il sentait un homme bon, trop strict avec lui-même, il sentait aussi le feu et la poudre. Mais il sentait la justice aussi. Il avait déjà vu des militaires gentils, aimant et aidant. Mais ceux-là ne l’avaient jamais vu sous son apparence féline. Mais Roy oui, Roy était un militaire, un colonel de ce qu’il avait entendu, donc haut placé, ou au moins bien placer. Ce que le blond ne comprenait pas, c’était pourquoi il avait rangé son arme et mit des gants. Mettait-il des gants quand il avait peur ? C’était étrange comme réaction. Après tout chacun son truc, lui, il chantait. Enfin dans sa tête surtout. Il ne voulait pas faire entendre sa voix. Déjà parler pour expliquer des choses, c’était chiant, alors chanter, brrrr. D’ailleurs, c’était amusant, mais en chat, il avait plus de facilité à s’exprimer qu’en humain.

Debout mais immobiles, les mains sur le dossier de la chaise bien en évidence, il l’écoutait, il entendait le cœur de Roy battre la chamade. Il devait être encore sous l’effet de l’adrénaline. C’était quoi sur ses gants ? Des broderies ? Non des cercles alchimique, il en avait déjà vu par le passé, mais ne s’y était jamais intéresser. Mince ! Est que le brun était un alchimiste d’état ? Son oncle l’avait prévenue, les alchimistes d’état étaient des scientifiques. Il resserra alors es doigts sur la chaise. La peur s’infiltrait lentement, mais il la repoussa, non Roy était, de ce qu’il en avait vu et senti, un homme bon ! Un homme réfléchi ! D’ailleurs, la curiosité présente était militaire, professionnelle, il commença à lui poser des questions, évidemment ce n’était pas étonnant. Le blond n’avait jamais eu à raconter son histoire avant ça, par où commencer, comment faire ? C’était du délire, c’était suicidaire ! Gabriel ne, c’était jamais confié à personne avant pas même à ses rares amis du village où il avait grandi après son adoption par son oncle.

Le jeune docteur inspira profondément en fermant les yeux puis les rouvrît fixant de nouveaux Roy. C’est plus mécaniquement qu’il répondit.

- Je m’appelle Gabriel Lucky, j’ai vingt-deux ans et je suis né à Aerugo. Je suis à Central à la base pour visiter la ville, je suis un médecin itinérant. Je suis à Central depuis hier ! J’étais là depuis à peine trois heures quand on s’est rencontré.

Bonnes premières, secondes et troisièmes questions de répondu, piouf ! Ce n’était pas une mince à faire. Parler de lui-même lui écorchait presque la bouche. Le blond se força à se détendre. Il devait parler d’un ton détaché sinon il n’arriverait pas à lui raconter son histoire.

- Je suis né à Aerugo. Mes parents travaillaient dans les champs. Et j’avais la chance de pouvoir aller à l’école. Mes parents étaient bons et généreux, très apprécier, mais pas par tout le monde. Certaines personnes, même beaucoup, ne comprennent pas que l’on peut être gentil sans rien attendre en retour. J’avais moins de dix ans quand mes parents ont été assassinés, et ma maison brûlée. Mon père m’a donné sa chevalière…

Il leva alors sa main droite montrant un anneau argenté, avec une forme plutôt carré sur le dessus, ou des initiales étaient gravé dessus. PSL entrelacé. P pour Pierre, S pour Sarah, et L pour Lucky.
Gabriel reposa sa main et soupira, reprenant contenance, il ne parlait jamais de son passé et c’était une sacrée épreuve pour lui. Il déglutit et reprit fixant Roy dans les yeux.

- J’ai vécu dans la rue avec mon chat ! Luna. Luna volait de la nourriture pour moi ! Je ne suis pas resté longtemps dans la rue ! Quand elle s’est fait prendre et battre à mort, je suis resté à la pleurer. Un homme est alors arrivé me disant pouvoir la soigner. Il nous a emmenés, c’était un docteur. Je ne connais pas son nom, je sais juste qu’il venait d’Amestris. J’étais seul, j’avais froid et faim. C’était le seul adulte qui me tendait la main, je l’ai donc prise. Il m’a changé ! Il m’a fusionné avec ma Luna ! J’ai eu très mal, j’ai cru que j’allais rejoindre mes parents, vraiment ! Mais je me suis réveillé aux enfers ! Tout le laboratoire était en feu, il y avait un autre garçon, il avait tué tout le monde ou presque puis c’est enfuit. C’est un militaire qui m’a sorti de là. On m’a placé dans un orphelinat et demander mon nom. Ils ont retrouvé, grâce à ça, mon oncle qui vivait à Amestris depuis longtemps et était un citoyen de ce pays. Il est venu le chercher et m’a ramener, en m’adoptant, je suis devenue citoyen d’Amestris. Ce pays m’a sauvé ! Bien plus paisible que là où je suis né. Mon oncle m’a protégé, apprit à ne pas me montrer et à utiliser mes capacités pour aider les autres. Il m’a formé à la médecine, car il ne pouvait pas m’envoyer à l’école. Tout ce que je sais je l’ai appris avec lui. Je contrôle ma part chimère. J’ai lu un peu à l’orphelinat des livres sur l’alchimie pour savoir ce que j’étais devenue, mais je ne m’y suis pas attardé ! Je ne changerais rien au monde ce que je suis ! Ce que j’ai vécu a fait de moi la personne qui est la devant toi ! J’aide les autres, je ne veux rien en retour, j’aime aider si je le peux ! J’aime voyager, alors je ne suis peut-être pas diplômé, mais je suis quand même un médecin itinérant. Je n’ai jamais tué personne. Luna était trop douce pour m’avoir transmis ça. Je ne veux pas faire de mal ! Mon oncle a tout fait pour que j’aie une vie normale, et j’ai une vie aussi normale que possible ! Je ne montre jamais à personne la chimère que je suis par ce que je sais qu’elle ne sera pas acceptée. Et je le vois que trop bien sûr toi comment tu m’as menacé avec ton arme !

Le blond haleta, puis soupira, se calmant, il c‘était un peu emporté, l’émotion décidément, lui qui voulait rester détacher. Les yeux mouillés, il porta une main à son visage.

- Mince ! En plus, tu me fais pleurer ! Je ne pleure jamais habituellement… Si tu m’as proposé ton aide, c’est bien que tu as vu quelqu’un de bien en moi non ? Quelqu’un de confiance ! Quelqu’un qui pourrait t’aider non ? Alors maintenant ? Que vas-tu faire ?

Il n’avait sans doute jamais autant parlé de sa vie ! Se confier de plus eu un effet au quel il ne s’attendait pas. Pleurer, comme si tout ce qu’il avait enfoui au fond de lui depuis tant d’années se sentait brusquement libérer. Le chagrin, la peur, la colère. Et étrangement, le jeune homme aux cheveux d’or se sentait bien, étrangement serin, la tête un peu comme du coton. La main sur le visage, la tête en avant tentant de reprendre contenance. Il était risible. Il se sentait juste ridicule. Il se contrôlait parfaitement habituellement, une façade dure comme un rock, ou seul quand il dormait son corps de chimère reprenait le dessus. Il savait que parfois, il avait des tics félins, des petits gestes ou comportement incontrôlable, qui lui venaient naturellement. Mais cela passait en général inaperçu. Il n’avait vraiment pas prévu de se faire prendre en flagrant délit de sieste et de sale gueule.

- Je… Je suis comme je suis et je n’ai pas à en avoir honte ! Si tu veux que je parte ; je partirais. Je… Je pensais me faire un ami. Je ne pensais pas un jour devoir me confier à quelqu’un qui me menacerait de mort…. Et encore moins que je perdrais le contrôle de moi-même... Décidément, tu es un homme surprenant pour me mettre dans cet état-là. Je suis désoler.

Gabriel s’en rendait compte maintenant. Sa gentillesse était égoïste, il était gentil par ce qu’il voulait que les gens soit gentils avec lui, par ce qu’il voulait se trouver un ami. Et l’espace d’un instant, il avait cru en trouver un avec Roy.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Sam 17 Déc - 21:03

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Gabriel me déclina de nouveau son identité avec, cette fois les détails itinérants. Mes sourcils se arquèrent sous la surprise. Je ne pensais pas sincèrement qu'il répondrait sans défendre sa sphère privée. Cela dit, ça m’arrangeait. Il continua d'une voix étrange. L'émotion ne semblait pas présente. Il leva la main, offrant à mon regard le sceau porté sur sa chevalière afin d'appuyer ses propos précédents. Lorsque Gabriel baissa la main, ses yeux et sa motivation firent de même.

J'écrasai à grands coups de pieds « mentaux » les voix intérieures qui me vrillèrent les tympans. Celles-ci ne cessèrent qu'au moment où le mot « Connard » fut inscrit sur mon front alors même que Gabriel continuait de me conter son histoire. Ma main se décrispa. Mes doigts se décollèrent. J'écoutai avec avidité les informations qu'il m'était donné. J'assimilai la tristesse, le dégoût, les épreuves endurées. Mais je ne sourcillai pas. A contrario, Gabriel s'emportait. Son récit terminé, un silence trouble envahit la pièce. Gabriel releva les yeux. Ils brillaient :

« Mince ! En plus, tu me fais pleurer ! Je ne pleure jamais habituellement… Si tu m’as proposé ton aide, c’est bien que tu as vu quelqu’un de bien en moi non ? Quelqu’un de confiance ! Quelqu’un qui pourrait t’aider non ? Alors maintenant ? Que vas-tu faire ? »

L'espace d'une seconde, ma colère s’était évanouie. Mais elle remonta en bloc. Car la réponse était simple : je ne sais pas. En général, je privilégiais l'anticipation, ainsi rien ne pouvait me surprendre. Mais ce soir, le temps et les mots me manquaient. Je m’assis sur la chaise en croisant bras et jambes. Les yeux fixes face à moi, je tentai de dissiper la silhouette floue que représentait Gabriel dans mon champ de vision. Et songeai.

Cela pouvait prendre peu, comme beaucoup de temps. Tout dépendait de la situation. Avec Edward Elric par exemple, je savais que je ne pouvais pas me permettre un temps de réflexion trop long, auquel cas celui-ci pouvait se montrer très venimeux. Je me souviens avoir passé des heures à réfléchir ainsi dans d'autres circonstances…
Je tentai de confronter les « pour » et les « contre ». Mes voix compatissantes m’imploraient de me calmer et de m'excuser. Il n'en était pas question. Quant à ma conscience... Celle-ci mettait le doigt sur les « avantages » et « inconvénients ». Il va sans dire que ceux-ci n'étaient pas de l'ordre de quelques poils de chat sur le canapé, mais plutôt d'un avis militaire. J'esquissai furtivement une moue boudeuse en me tapant mentalement sur la main ;

« Il n'est pas bon de surprendre des chimères chez soi juste après être rentré du boulot. »

Cela pouvait paraître bête, mais ce n'est qu'à cet instant que je repris contenance. La colère, enfin, s'envola comme une feuille de mes innombrables dossiers.
Gabriel rajouta :

« Je… Je suis comme je suis et je n’ai pas à en avoir honte ! Si tu veux que je parte ; je partirais. Je… Je pensais me faire un ami. Je ne pensais pas un jour devoir me confier à quelqu’un qui me menacerait de mort… Et encore moins que je perdrais le contrôle de moi-même... Décidément, tu es un homme surprenant pour me mettre dans cet état-là. Je suis désolé. »

La honte ? La honte n'avait rien avoir avec ça. Les cauchemars avaient tout avoir avec cette situation. Toutes les chimères impitoyables rencontrés jusqu'alors. J'ignorais avant ce jour qu'il était possible d'en croiser des altruistes.
Machinalement, je portai ma main contre mon menton, les yeux rivés sur Gabriel. Un sourire déplia mes lèvres :

« Tu n'as pas à l'être. »

Une idée. Voilà ce qu'était Gabriel. Il fallait voir où elle menait et ce qu'elle pouvait donner. Pour l'heure, je ne sentis que trop sa bienveillance. Pour un homme qui sort de la guerre, il m'était impossible de me faire avoir deux fois...
Même si je savais que trop bien que la bienveillance n'était pas « à vie ». Elle pouvait parfois changer du tout au tout. Mais... Pour l'heure, j'invitai d'un geste de la main, mon invité à s’asseoir :

« Je te prie d'excuser ma brusquerie. »

C'était pas vrai. Mais je ne me départis pas de ma politesse. La sincérité eut bien du mal à traverser la barrière de ma bouche. Après quelques minutes de silence, j'y parvins enfin :

« Je suis alchimiste d’État, Gabriel. »

Mes yeux ne clignèrent point afin de mieux sonder la réaction de mon vis-à-vis.

« Dans l'armée, c'est un atout indispensable pour protéger la population. Ces derniers-temps, beaucoup de chimères ont fait du grabuge dans le coin. Tu n'as pas besoin d'en savoir plus pour comprendre que si je suis vivant... Elles ne le sont pas. La raison est simple. Elles attaquaient la ville. Les militaires. »

La raison était bien plus profonde, mais je n'allais pas m’éterniser sur un rapport officiel de l'armée. Je soupirai en décrispant mes bras croisés afin de détendre l'atmosphère. Mon visage devint tout mou. C'est au moins ce qu'il me parut avant que je n'ajoute :

« Dans cette situation, c'est à toi de décider si tu veux partir ou non. Quand bien même mon statut m'obligerait à te ramener à la caserne, je ne le ferais pas. Mais... »

Mon ton se fit sans réplique :

« Si tu décides de rester, il te faudra être discret. Personne ne doit te voir rentrer ou sortir d'ici. Dans ce quartier, tu ne parles à personne. Et je me ferais un plaisir d'effacer ton appellation du rapport de l'affaire que l'on vient de terminer. »


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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Sam 17 Déc - 22:25
Quand Gabriel entendit, tu n’as pas l’être, il releva la tête pour le regarder, ses oreilles de chat se dressant sur sa tête, il leva immédiatement les mains pour les faire disparaitre en les plaquant sur sa tête et rosi. C’était parfois handicapant ce genre de manifestation de ses émotions. C’était pour ça qu’il se forçait à rester impassible et à éprouver le moins d’émotions possible quand il était humain. Il s’assit sous les excuses et l’invitation du brun. Un quoi ? Un alchimiste en état ? Mais en état de quoi ? Le blond cligna des yeux l’écoutant.

- Excuse-moi, mais c’est quoi un alchimiste en état ? Je sais ce qu’est un alchimiste, et ce qu’est l’alchimie, j’ai lu quelques livres pour comprendre mon état, mais heu, toi t’es normal. Je veux dire t’es un humain sans modifications. Donc en état de quoi ?

Ha d’accord ! C’était un grade !!! Mais ce n’était pas une légende ça ? Il pencha la tête sur le côté. Il comprenait mieux sa méfiance vis-à-vis de lui. Si des chimères attaquaient les civils et les militaires. Normal qu’il se protège, et cela avait dû lui foutre une sacrée frousse d’en voir une dormir sur son canapé. Le blond croisa les bras réfléchissant à ce que lui disait le brun. Il ne le chassait pas, il pouvait rester. Et il ne le dénoncerait pas à l’armée. Il pouvait sans doute être d’une quelconque utilité au jeune militaire. Les conditions pour rester étaient rudes, mais il se les imposait de lui-même depuis longtemps. Son « père » les lui imposait aussi, ne pas montrer son apparence de chat tout ça quoi.

- Je resterais le temps que j’ai besoin alors. Je t’aiderais si tu as besoin de moi. Je maitrise je ne dirais pas à cent pour cent mes capacités, mais au moins a quatre-vingt-dix pour cent. Comme tu l’as vu, je me transforme quand je dors principalement et quand je le désire pour le reste. Je suis le plus souvent en humain. Personne ne saura que je suis une chimère.

Il secoua la tête en négatif.

- Pas besoin de retirer mon nom. Ce n’est pas une chimère qui t’a aidé, mais un médecin errant, c’est tout. Mais fait comme tu le sens. Je n’y connais rien à tous ces trucs de l’armée.

Gabriel le fixait, il n’avait pas grand-chose de plus à dire. Il accusait une certaine fatigue maintenant. Il releva ses yeux bleu/vert sur le brun et le dévisagea sans réellement le voir, les yeux un peu dans le vague. Il porta ses doigts à ses orbes et les frottas puis rabaissa son membre.

- Roy. Je comprends mieux pourquoi tu as été agressif. Je ne me montre pas sous mon autre apparence de base. À vrai dire, seules deux personnes savent à quoi je ressemble en chat. Mon père et quelqu’un d’autre.

Mieux ne valait pas lui parler de Quentin pour le moment.

- De plus quand je suis chat, je ne sors pas le visage découvert, je suis blond mais pas stupide pour autant. Je n’ai jamais tué personne de ma vie, je voue ma vie a sauvé les autres. De plus, le chat avec lequel j’ai été croisé était mon chat, et elle était la plus douce du monde ! Je n’ai absolument pas d’instinct agressif. Du moins, je le suppose, ça ne s’est jamais manifesté. De plus, je ne resterais pas ici sans contrepartie, je cuisine, je fais le ménage, les courses, la lessive ! Je sais faire tout ça. Et franchement avec l’opportunité qui m’a été offerte ce matin, je ne compte pas la laisser passé. Avoir mon diplôme serait vraiment très pratique et utile. En plus, tu m’as aidé, tu m’as donné des vêtements, des chaussures, et à la base ton amitié, je te donnerais autan en retour d’une façon ou d’une autre.

Oui, il disait ça sans ambiguïté. Avoir Gabriel comme ami était surement une bonne chose non ? Peux-lui importait, Roy était un homme bien, il le sentait, appeler ça l’instinct félin si vous le voulez, mais il voulait être ami avec cet homme.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Jeu 12 Jan - 9:23

Mission Hébergement.





« Excuse-moi, mais c’est quoi un alchimiste en état ? Je sais ce qu’est un alchimiste, et ce qu’est l’alchimie, j’ai lu quelques livres pour comprendre mon état, mais heu, toi t’es normal. Je veux dire t’es un humain sans modifications. Donc en état de quoi ? »

Pour sûr, Gabriel ne mentait pas sur ses origines. Il fallait être loin et décalé de tout pour ne pas savoir ce qu'était un alchimiste d’État. Loin de la ville. Ou sans l'être, loin de s’intéresser à tout ça. Car il y a mieux à faire pour survivre...

Gabriel proposa son aide directe ou indirecte afin de rendre service. Il précisa par la suite qu'il était inutile de retirer son nom du rapport. Ce qu'il ignorait en revanche, était ma propre méfiance au sein de l'armée. Je ne pouvais pas courir le risque qu'un beau jour, quelqu'un s’intéresse brutalement à cette affaire et découvre, tout comme moi, que Gabriel n'est pas seulement un médecin errant. Il valait mieux l'effacer de l'historique sans plus de manière. Et l'affaire serait dans le sac.

Nous continuâmes de parler. La tension devint légère et s'envola comme une plume. La fatigue, en revanche, soulevait mon irritation. Il fallait réfléchir posément à cette situation. Il fallait la laisser refroidir pour mieux comprendre ce qu'il se passait. Car tout ceci sous-entendait de partager cette maison avec une chimère. Potentiellement dangereuse. Qui sait.

Les chats sont des animaux très mystérieux. Ceux qu'il m'était donné d'observer se trouvèrent être des animaux errants, eux aussi. Dans les rues délavées d'Est City. Au centre d'un champ agricole, immobile comme une pierre, fixant un point dans la terre battue. Au coin d'une ruelle, sous la pluie. Sous le perron d'une vieille femme esseulée, etc...
Dans un village ou une ville, qu’importe, les chats trouvaient toujours leur compte. Mais leur nature sauvage les rendaient imprévisibles. Il n'était pas étonnant de recevoir un coup de griffe sans prévenir, agrémenté d'un regard rond et sévère. Ou encore d'observer jour sur jour, un chat s'inviter dans la routine de quelqu'un pour brutalement... S'en aller. Et ne jamais revenir.
Mystérieux et imprévisible, donc. C'était un cocktail explosif qui se tenait devant moi. Mais une idée nouvelle. Il me fallait plus de temps pour parvenir à faire le point, calmement. Sobrement.
Les dernières paroles de Gabriel m'invitèrent au sourire. Je me massai la tempe avec entrain, les yeux rivés dans le vague.

« De plus quand je suis un chat, je ne sors pas le visage découvert, je suis blond mais pas stupide pour autant. Je n’ai jamais tué personne de ma vie, je voue ma vie à sauver les autres. De plus, le chat avec lequel j’ai été croisé était mon chat, et elle était la plus douce du monde ! Je n’ai absolument pas d’instinct agressif. Du moins, je le suppose, ça ne s’est jamais manifesté. De plus, je ne resterais pas ici sans contrepartie, je cuisine, je fais le ménage, les courses, la lessive ! Je sais faire tout ça. Et franchement avec l’opportunité qui m’a été offerte ce matin, je ne compte pas la laisser passer. Avoir mon diplôme serait vraiment très pratique et utile. En plus, tu m’as aidé, tu m’as donné des vêtements, des chaussures, et à la base ton amitié, je te donnerais autant en retour d’une façon ou d’une autre. »

Il me fit sourire, oui. Car il ne lui manquait plus que la passion du manuscrit pour que je l'embauche à temps plein afin de finaliser mes dossiers et rapports en retard, à ma place. Cette idée, bien que plaisante, fit sérieusement un tour dans ma tête. Ceci me démontrait à quel point j'étais surmené et fatigué. Je levai l'index en le fixant :

« La lessive... Fais ce que tu veux, mais je m'occupe de mes vêtements. »

L'armée m'avait appris une chose utile ; laver, plier, ranger. Je m'occupais personnellement de tout ce remue-ménage avec une maniaquerie inhabituelle. Ce n'était pas forcément une activité plaisante, mais j'avais au moins la satisfaction de m'habiller après avoir fait l'effort de soigner mon apparence. En revanche, pour la cuisine, ce fut un grand « oui » qui s'imprima dans mon cerveau !
J'esquissai un sourire en reportant les yeux sur le plat que Gabriel avait concocté pour ce soir. Nous l'avions oublié avec ce... Cette fâcheuse surprise, mais à présent que l'étonnement fut passé, mon estomac cria joyeusement victoire.
J'invitai Gabriel à dîner. Nous pourrions ainsi oublier, le temps de quelques bruits de couverts, nos pensées tumultueuses respectives. Bientôt, nous irons nous coucher... Et ainsi débuter l'apprentissage d'une étrange colocation. C'était plus qu'un simple service. C'était une mission. Une mission hébergement.

Nous verrons de quoi demain sera fait. Il faudra apprendre à vivre avec un chat. Et un blond. Mais surtout un chat. Pendant que nous mangeâmes, un silence apaisant s'installait. Taquin, je reposai les yeux sur le carton au loin, dans le salon. Il avait servi à ranger les affaires que Gabriel avait trié dans la journée. Je me levai et m'emparai d'un de mes lacets, non sans difficulté. Je le jetai dans le carton et il atterrit à l'intérieur en faisant un bruit bien distinctif. Hilare et ravi de ma fausse blague, je m'exclamai :

« Est-ce que tu va sauter dedans ? Haha ! »

Je pouvais faire preuve d'un enfantillage à friser les moustaches de Grumman en privé. Surtout en étant fatigué. Mais essentiellement quand l'irritation était à un tel summum qu'il me fallait faire n'importe quoi pour tenter de me détendre.



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HRP: Dis-moi si ça te conviens Very Happy Il faut savoir que j'ai écris cette réponse avec un chat qui m’enquiquinais en arrière-plan. Grrr.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Mer 18 Jan - 17:58
D’accord pas touche à la lessive, mais Roy semblait contant à l’idée d’avoir quelqu’un pour lui faire à manger et le ménage. Remarque, il avait passé un certain temps à ranger déjà. Il n’avait rien jeté, mais empilé beaucoup de choses dans un coin, le genre de chose que le militaire devrait trier. Bref, ils allaient enfin manger. Le jeune homme se releva donc, et entreprit de finir le service. Remettre de la soupe chaude. Une julienne. Et les assiettes du plat principal, viande et légume donc. Enfin, il se rassit au moment où il vit Roy jeté le lassait dans le carton plus loin…. Houlà ! Ça n’allait pas fort ! Il ne fallait pas abuser non plus hein… quoique le regard du médecin passa du carton à Roy plusieurs fois, s’attendait-il vraiment à ce qu’il aille chercher la ficelle et joue avec ? À vrai dire, Gabriel était presque tenté d’aller la chercher et de la lui ramener… Presque.

- Bon appétit

Préféra-t-il signaler. Le blond lui sourit juste très légèrement, puis mangea. Ha, c’était par chance, pas trop cuite. Ça avait un peu refroidi, c’était tiède, mais bien quand même au goût. Gabriel avait ramené un pichet d’eau aussi et lui en proposa d’un geste, attendit et servis, parler autant lui avait dessécher la bouche, voilà pourquoi aussi, il n’aimait pas parler trop. En mangeant, il sembla se perdre dans ses souvenirs, Quentin aussi l’avait accueilli au réveil avec une arme à feu. Cela semblait être typique des militaires, mais il c‘était très vite avéré curieux et avait rapidement fait confiance à la chimère. Il sourit en se rappelant comment le jeune homme dormait en serrant contre lui la couverture comme un doudou. C’était amusant. Lui aussi avait un tempérament explosif mine de rien.

C’était vraiment amusant, au final les deux hommes était un peu pareil sur certains points, bien que Roy soit, mine de rien, plus sage et posé que le fougueux Quentin. Le blond étouffa un bâillement dans son coude. Le repas fini, le jeune homme s’occupa de tout, donna une part du gâteau à Roy et fit la vaisselle. Lui n’était pas très sucrerie même s’il savait les faire. Son « père » lui avait dit plus d’une fois qu’aux lieux d’être médecin itinérant, il ferait mieux de s’installer et d’ouvrir un petit restaurant. Il couvrit les restes de la soupe, viande et tout, et rangea dans le frigidaire, il en mit même une partie dans une boite qu’il referma soigneusement puis la lui montra.

- Demain, vous l’emmenez ! Vous ne mangez pas correctement. Ça peut se manger froid aussi, donc vous emmenez pour le midi.

Et vu le ton, c’était un ordre du docteur. Il la mit au frigo aussi, fini le rangement et s’étira. Gabriel alla alors vers la boite, et prit le lacet, puis revint et le posa sur le bras du brun.

- Bonne nuit.

Et enfin le blond alla s’enfermer dans la chambre. Il se laissa glisser le long de la porte en reprenant son apparence de chimère, mi-soupirant, mi-gémissant. Il avait eu une de ses peurs mine de rien. Au final, ça c’était bien fini et le militaire semblait assez bien l’accepter…. C’était une bonne nouvelle. Mais il allait devoir être prudent quand même. Ne pas trop l’asticoté évité de trop se montrer en chat aussi. Le blond avait beau avoir fait une bonne sieste tous ces événements l’avait épuisé mentalement. Il se massa le dos en se tordant le bras, puis se releva. Se déshabilla pour rester en t-shirt et caleçon et se couchât. Après un petit temps a fixé le plafond, il se roula en bouler et s’endormit en ronronnant pour se rassurer que tout irait bien maintenant.
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MessageSujet: Re: Mission Hébergement. [PV Gabriel Lucky.] ~ Sujet Clôt Sam 11 Fév - 11:37

Mission Hébergement.




Le matin fut annoncé par une brume solide. La saison annonçait encore du froid, voire du gèle. Mais pour l'heure, mes paupières se soulevèrent douloureusement et une migraine vint frapper ma tête comme une enclume. La conversation avec le jeune Gabriel n'avait pas tardé, hier soir. Il m'avait parut soudainement plus distant, peu enclin à la parlotte. Après de telles révélations, je ne pouvais lui en vouloir.

Je me levai, l’œil attiré par le café, visible du salon sur la cuisine ouverte. Un soupir m'échappa et ce fut le temps de se préparer pour aller au bureau. La caféine à peine ingérer, je filais faire une toilette digne de ce nom. Le dos endoloris, je repassai aux côtés du canapé en direction de la salle de bain, non sans jeter un coup d’œil aux couvertures amassées devant ma table basse.
Gabriel s'était vu offrir la chambre sur un plateau d'argent et maintenant que je savais ce qu'il était, je ne regrettais pas mon choix. Même si au fond, toute mon âme et conscience savait qu'il ne s'agissait pas d'un ennemi, je ne pouvais concevoir de le voir transformer en chimère chaque matin.

Mais il faudrait que tôt ou tard, la réalité émerge pour de bon. Pourtant, ceci était encore trop récent et me hérissait le poil. Peu importe le temps que cela devait prendre, je finirais bien par me faire à l'idée. D'autant plus qu'il semblait sympathique et qu'il serait un allié efficace, de surcroît.
C'était la conclusion la plus satisfaisante. Mais je ne pouvais pas faire impasse sur la révélation à toute l'équipe. Il fallait que je trouve un moment pour leur révéler l'identité de Gabriel et sa fonction sans attirer les soupçons.  Quand bien même le jeune homme pouvait vivre sa vie en toute liberté, il était inutile que l'armée vienne l'aborder.

Habillé et fraîchement réveillé, je ressorti de la salle de bain en filant comme une étoile dans la cuisine. Le deuxième café de la matinée effaça les traces de ma précédente migraine. Je pus dès à présent réfléchir plus posément sur les étapes de la journée. Celles-ci n'étaient pas négligeables puisqu'il s'agissait d'envoyer une cinquantaine d'hommes en mission, de vérifier les rapports d'une foulée d'autre. Il ne fallait pas non plus faire impasse sur les visites sur le terrain. Contrairement aux idées reçues, mon grade ne me permettait pas des pauses à rallonge. Et comme je n'étais pas un grand dormeur, je faisais en sorte de trouver un moment dès qu'il se présentait.
Mais plutôt que de me trouver des excuses, je trottinai à l'entrée et m'emparai de ma veste. Prêt, je jetai un dernier coup d’œil à la maison, ressentant la présence de Gabriel. Peu importe où il se trouvait, il était là. Quelque soit l'emploi du temps de sa journée, nous parlerons. Nous finirons peut-être par nous faire entièrement confiance. Seul le temps nous le dira. Mais après la révélation d'hier soir, ce ne sera pas une mince  affaire. J’espérais simplement que ça fonctionne. L'idée de me faire plus d'ennemis que d'alliés m'était insupportable. Surtout en des temps comme  ceux-ci où la tension montait en flèche. Quoi qu'il se prépare, je pouvais sentir que ce n'était rien de bon. J'avais des éléments en main, mais pas de nom, ni d'images. Juste des cauchemars et des solutions.
Résolu, j'esquissai un sourire.

Pour un premier allié depuis des décennies, j'étais tombé sur le gros lot. L'équipe serait surprise, pour sûr. J'allais même recevoir des remarques déplaisantes, à n'en pas douter. Mais il ne tenait qu'à moi de faire régner la confiance. Et pour ça, aucun problème. Je l'avais.


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