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D'après les rumeurs, le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G, tondant la pelouse avec un tablier rose.
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Merci de bien vouloir ramener son derrière au plus vite ! "
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On raconte que le Fullmetal et le Flame Alchemist s'amusent à se déguiser en femme et à; je cite : "se dépoiler le corps". Rentrez vos enfants aussi vite que vous le pouvez... L'apocalypse est proche.


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Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.]

MessageSujet: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Mer 31 Aoû - 20:14

Je la regarde...Et enfin je la vois.




Il y a neuf ans, une personne qui a changé ma vie, est décédée de manière brutale. Cette personne vivait dans une certaine souffrance depuis des années, mais était rongé par sa création ; l'Alchimie de Feu. L'unique concepteur de cette technique est mort suite à sa maladie. Et son secret est parti avec lui. Enfin, c’est ce que croit la population active. En réalité, Berthold Hawkeye à transmis son savoir à sa seule fille. Et moi.

Le train filait à toute allure. Une fenêtre était à demie-ouverte et la fumée ne manqua pas de passer au travers. L'enfant qui l'eut fait se vit aussitôt contraint de la fermer, car sa mère lui exprima son mécontentement d’une voix aussi basse que possible. Je souris, témoin de cette scène, certes banale, mais qui me rappelait combien les enfants pouvaient se montrer amusants. C'était de l'amusement dit « lointain » car comme je n'étais pas parent, je n'avais pas l'approche nécessaire pour me sentir blasé face à son comportement. Quoi qu'à bien y penser... Avec Edward et Alphonse, je me sentais tout de suite moins amusé. Et à la question qui plane au centre de toutes ces pensées, je réponds « Non, je n'aurais sûrement pas d'enfants. »

Et je n'en ai aucune envie ! Le fait d'avoir pris sous ma tutelle deux orphelins avait appuyé cette certitude.

Je soupirai. Penser aux deux garnements ne m'aidait pas à me rassurer. Bien qu'ils soient aguerris, je n'en restais pas moins, bizarrement, inquiet. Moi-même j'avais longuement débattu sur le sujet en cherchant en vain la raison. Le simple fait était qu'ils étaient des enfants. Et les enfants doivent être protégés. Comme le reste de la population. C'est la promesse que j'avais faite à un vieil ami. Et a Berthold, avant lui.

À l'approche de la gare d'East City, je cherchais ma montre dans ma poche, rêveur. Aujourd'hui, les morts étaient plus que présents dans mon esprit. Mais les vivants n'étaient pas à délaisser. Havoc, Breda, Falman, Fuery... Hawkeye. Riza Hawkeye.
Fraîchement sortit de mon école d'officier et après avoir passé des années à convaincre le père de celle-ci que je souhaitais changer le monde… C'est finalement elle, qui est venue à moi. Berthold, lui, ne sembla jamais vraiment convaincu. La seule preuve qu'il l'avait été, fut de m'avoir confié Riza. Et donc ses recherches. Il ne l'aurait pas fait pour n'importe qui. Berthold était donc la première personne à avoir eu foi en moi. Après ma mère adoptive.

Le train stoppa son élan avec une douceur infinie. Les gens commencèrent à descendre. La mère prit son enfant par la main et l’entraîna gentiment dans les escaliers de la gare. À leur suite, j'atterris sur le bitume qui définissait la grande allée d'attente. Les mains dans les poches, j'observai ce lieu, moderne et noir de monde. Les gens se bousculaient sans vraiment faire attention. Ils parlaient. Hurlaient. Riaient. Pleuraient.
J'étais l'un des seuls qu'on n'effleurait même pas. Mon uniforme, non dissimulé sous ma veste noire, refroidissait les gestes des passants. Dès qu'ils reconnaissaient la couleur symbolique de mes vêtements, leurs allures se faisaient moins pressantes. Ils jetaient un coup d’œil, cherchant à savoir s'ils connaissaient mon visage. Ils tentaient de trouver la moindre méchanceté dans mes traits. De nos jours, il n'était pas simple de savoir à quel genre de soldat on avait à faire…

Moi-même, lorsque j'avais revu Riza dans l'uniforme militaire, je n'avais su à quoi m'attendre. Lors de ma formation, auprès de son père, je l'avais souvent croisé dans les couloirs de sa maison. C'était une jeune femme discrète et pleine de charmes. A l'époque, je m'interdisais formellement de la voir autrement que comme la fille de mon maître. J'avais bien trop peur des conséquences si jamais Berthold se mettait en colère. Et puis… (je haussais les épaules.) Je n'étais pas un monstre ! Je ne sautais pas sur tout ce qui bouge !
Je n'avais pas même de sentiments la concernant avant la guerre. Sauf celui de la bienveillance. Et le respect. Hawkeye m'avait fait jurer de veiller sur elle, avant sa mort. J'étais déterminé à accomplir cet acte.
Et il y eu la guerre.

Le regard de Riza avait totalement changé. Il était terne. Fatigué. Et épris d'incompréhension. J'avais le même à cet époque. Avec Maes, nous étions tous trois de simples ignorants. Et le jour où nous avons tués et détruit, sous les ordres de notre supérieur suprême, nous avons compris.
Nous avons compris la valeur de la vie, mais aussi nos propres valeurs ultimes. Et même si aucun de nous ne le disait, nous pensions tous :
Plus jamais ça.

Après avoir longuement marché, j’atteignais enfin le cimetière. Calme. Comme à son habitude. Ça faisait un petit moment que j'étais affecté à Central City, mais l'East avait un certain charme. Un charme que je n'évoquerais pas ici étant donné que je me trouvais dans l'allée des tombes. Et pour le coup, rien d'autre que la mélancolie n'affluait de cet endroit.
Je trouvais facilement le chemin jusqu'à celle de mon maître. Solitaire. Un marbre sombre et éclatant. Telle sa personnalité. C'était un homme dont la vision était limité. Il avait vu et vécu des horreurs qui le poussait à croire que rien ne pouvait changer. Hors... Il m'avait appris. Il m'avait enseigné. Quelque part, au fond de lui, l'espoir avait jailli.
Et sa fille avait prit le relais. Comme personne. Sa détermination et sa fougue m'avait suffit. Dans ses yeux, je pouvais voir toutes les réponses à mes questions.
« Êtes-vous forte ? Puis-je vous faire confiance ?Resterez-vous fidèle ? »

Mais plus encore… J'y avais vu une force que je n'avais pas. Celle de m’arrêter.
J'avais promis à son père de veiller sur elle. Lorsque Riza était venue à moi, j'y avais vu l'opportunité de respecter cette promesse. Je ne pensais pas, à l'époque, que les rôles seraient inversés.

Face à la tombe de mon maître, je fixais son nom. Les mains dans les poches. Le vent coupant mes cheveux. Un regard furtif autour de moi me permit d'observer que personne n'était là. Alors je murmurai :

«Désolé de venir si tard... Je sais qu'il fait bientôt nuit. Je voulais vous remercier. Depuis la guerre, je ne suis pas revenu. J'ai perdu un ami, il y a peu. Mais sachez que Riza va bien. Croyez-le ou non, c'est elle qui veille sur moi. Mais ne vous en faites pas, il ne lui arrivera rien. Je vous le promets. »

L'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose fit trembler mes muscles. J'avais horreur de ces images. J'aimais cette femme. Plus encore que je ne souhaitais l'assumer. C'était d'ailleurs pour cette raison que depuis des années... Je draguais, sans nulle autre pensée que celle de conclure au bout du compte. Car Riza était pour moi, un aboutissement. Une fin. Un Happy End que je me refusais par devoir.

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Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.]

MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Ven 30 Sep - 21:55


Cette maison abandonnée au milieu de nulle part, l’herbe poussait à grande vitesse dans le jardin, les murs fissurés ne demandaient qu’à s’écrouler… L’intérieur n’était pas en reste, poussiéreux et miteux et pourtant il faisait bon y vivre… Cette maison était beaucoup pour elle, de bon comme de mauvais souvenir se mêlaient entre ses murs. Elle s’y sentait bien, déambulant dans les pièces jusqu’à ce que des voix lui parviennent. Un homme et une femme se trouvaient dans la maison, qu’est-ce qu’ils faisaient là ? Sans qu’elle ait besoin de bouger elle y était déjà dans la salle de bain, une chaise était là au milieu de la pièce, posé sur le lavabo des bandages et de quoi soigner des blessures… Il n’y avait pas de sang ni de blessé alors pourquoi ? Elle s’agitait, non pas ça pensa-t-elle… Elle ne pouvait pas fuir… Une jeune femme aux cheveux blond court entra passant à travers elle comme si de rien été. La jeune femme blonde se regarda dans le miroir quelques instants avant de soupire en secouant la tête, elle était décidé à ne plus revenir en arrière. Elle avait fait son choix et il était sans regret maintenant, elle serait libre ensuite…

Un jeune homme arriva, un ténébreux il tenait une paire de gant avec des cercles alchimiques dessus. Il échangea un regard emplit de douleur vers la blonde qui hocha la tête. L’homme ne pouvait qu’accepter cette détermination qui brillait dans les yeux ambrés de la jeune femme… Celle-ci tourna le dos à l’homme et déboutonna son chemisier qui glissa de ses épaules, le long de ses bras dévoilant sur son dos un tatouage bien étrange. Partant du bas de sa nuque jusqu’au creux des reins il était un legs laissé par son père pour que jamais personne ne puisse avoir les recherches sur l’alchimie du feu… Riza en était l’héritière et seul maître du savoir de son père avec Roy à qui elle avait révélé les recherches. La blonde s’installa sur la chaise à cheval dessus, ses mains posées sur le dossier de la chaise, elle ferma les yeux prenant une longue et profonde inspiration avant de souffler… Tournant la tête vers Roy… « Vous pouvez commencer Monsieur Mustang… » L’homme se crispa enfilant ses gants, le regard de la blonde le quitta, regardant droit devant elle dans l’attente de la suite. Le ténébreux regarda le dos de la frêle jeune femme, derrière lui quelqu’un crier d’arrêter de ne pas le faire, mais ce n’était qu’un fantôme venu de loin…

Il claqua des doigts, un filet de flamme se créa courant droit sur la peau ainsi offerte en sacrifice aux flammes, léchant d’abord la peau avant d’y pénétrer en profondeur sur quelques centimètres… Riza serra tout ce qu’elle était en mesure de serrer, ses mains crispé avec force sur le dossier, ses dents grincées… Cette douleur était atroce, et cette odeur de chaire brûlait qui lui montait au nez… Les larmes aux yeux, elle voulait crier, mais le refoula, il ne devait pas arrêter… Elle devait laisser les flammes danser sur sa peau et emmener avec elles les secrets… Des gémissements de douleurs voilà ce qu’elle laissait entendre. Son cœur battait tellement vite qu’il résonnait jusque dans sa tête, le claquement des doigts de son tortionnaire lui semblait tellement bruyant comme s’il se moquait d’elle de s’infliger pareil douleur. Le temps lui semblait être une éternité, elle avait mal, mais cette douleur n’était pas pire que celle qui régnait dans son cœur après les atrocités d’Isbal… C’était sa punition… L’odeur de sa chaire brûlé lui nouait l’estomac, elle en avait des nausées, sa vue se floutait, des perles de sueurs glissaient sur sa peau… Son dos meurtris et à vis laisser du sang couler, souillant sa peau encore vierge… Elle ne savait plus si l’alchimiste continuait son œuvre ou pas, elle n’était perdue, assommée par la douleur. Se levant, elle n’avait plus la force de marcher, son corps retombait aussi sec… Ne sentant pas les bras de l’homme qui venait de la rattraper et l’emmener vers la douche, plus rien ne comptait pour lui, le fait qu’il soit habillé, l’eau froide qui s’attaquait à eux, la peau encore fumante de la jeune femme… « Riza… Riza restez avec moi ! »


« Riza, Riza… Eh réveille-toi ! » « Ouaf ! Ouaf ! »

S’agitant sous le drap, elle gémissait, se débattant… Puis ouvrit brutalement les yeux en se redressant, le souffle haletant, une grimace déforma son visage, la peau de son dos lui tiraillait, les yeux écarquillait, elle regarda autour d’elle… Se passant une main sur le visage avant de retomber sur le canapé…

« Un cauchemar… » Pensa-t-elle encore sous le choc…

Je refermais les yeux avec cette peur de revoir ses images… C’était fini, je n’avais plus rien à craindre, cette vois m’avait ramené… J’ouvris les yeux de nouveau, mon regard croisa celui de mon amie Rebecca penchée au-dessus du canapé un air inquiet sur le visage. Son regard dévia sur la gauche, Hayate était là, les deux pattes avant posées sur le canapé et me fixait. J’affichais un faible sourire, passant une main sur la tête de mon fidèle compagnon. J’entendis un soupire provenir de Rebecca, je me redressais, poussant le drap qui couvrait mon corps.

« Tu m’as fait une de ses peur Riza, je me suis inquiétais, tu vas bien ? » Me demanda la jeune femme.
« Désolée, un mauvais rêve. Ça va mieux maintenant. » Lui répond dis-je avec un sourire.
« Tant mieux, je n’ai pas osé trop de réveiller violement, je sais que tu gardes toujours une arme à portée de main hahaha. » Elle rigola de bon cœur avant de poser une main amicale sur mon épaule. « Le petit déjeuner est près, je dois aller travailler et retrouver ce vieux pervers qui va encore me tripoter. On se revoit ce soir Riza ! Veille bien sur ta maîtresse toi ! » Dit-elle sévèrement en regardant mon chien qui aboya comme pour accepter cette mission. Tel un ouragan Rebecca s’en alla me laissant seule avec mon chien.

Je me levais du canapé en soupirant, enfilant mes pantoufles je me trainais vers la petite cuisine, je regardais la nourriture, mais un haut le cœur me fit changer d’avis. Un bon café me conviendrait parfaitement. Me servant une tasse je m’approchais de la fenêtre l’ouvrant une douce brise s’engouffra faisant voler mes cheveux… Je respirais à pleins poumons cet air frais matinal. Sirotant mon café ensuite les yeux perdus dans le ciel. Je n’aurais pas crus revivre ce moment dans un cauchemar… J’avais besoin de m’aérer un peu. Finissant ma tasse je partie sous la douche, je réglée l’eau plus sur le froid, j’avais cette impression d’avoir le dos qui me démangeait. Les cicatrices sur ma peau se réveillait entre me rappelant mes choix passés…

J’enfilais une robe bleu foncé qui descendait bien en dessous de mes genoux avec un léger décolleté, une chemiser violet pâle par-dessus avec une ceinture blanche autour, un coller à perle, une paire de boucle d’oreille de la même couleur que mon chemisier. Je laissais mes cheveux détachés, ils le sont peu souvent ça ne fait pas de mal, une paire de chaussure blanche à petit talon, j’étais prête à sortir. Les jours de repos étaient bénéfique, m’habiller en femme, quitter cet uniforme, ça faisait un bien fou. Loin de Central, avec tous les évènements de ses derniers temps j’avais besoin de souffler un bon coup et changer d’air… Je mets mon long manteau blanc, j’appelle Hayate prenant mon sac à main, j’accrochais la laisse à la boule de poil et nous quittons l’appartement…

East City, c’est là où j’avais passé toute ma vie avant de partir pour Central. C’est là quelque part au plus profond de cette ville dans une maison délabré maintenant que j’avais fait la connaissance de Roy Mustang, l’homme que j’ai choisis de suivre pour l’aider à réaliser son rêve… Si mon père me voyait… Un frisson me parcourus l’échine en me disant qu’il n’aurait surement pas apprécié ce que j’étais devenu et ce que j’avais fait son legs... Je ne devais pas penser à ça, il était mort, je m’étais émancipé de tout ça, j’étais une femme libre qui vivait comme elle l’entendait. J’avais une mission et je la mènerais jusqu’au bout. Me laissant guider par Hayate, je zieutais autour de moi, j’avais cette impression que ça faisait une éternité que je n’étais plus venu ici… Alors que ce n’était pas le cas. Soupirant je regardais les petites échoppes, l’odeur de fleur venant du fleuriste, celle des fruits et légumes frais… Pourquoi ne pas faire des courses en même temps et faire de bons petits plats ? J’avais le temps et puis Rebecca serait contente, ça serait une manière pour moi de la remercier… Oui avant de partir pour East City j’avais appelé une amie qui m’était chère, elle avait bien voulu m’héberger, son canapé était confortable. Avec elle j’oubliais tous mes soucis et j’avais droit à de bons fous rires. Elle était à la recherche d’un homme avec qui se marier pour quitter l’armée… Je n’arrivais pas à penser comme elle, me marier quitter l’armée… Je ne pourrais jamais, tant qu’il sera là et que son rêve ne serait pas atteint je resterais auprès de lui…

En revenant de ma promenade je faisais de petites courses, légumes, viandes, fruit, et je retournais chez Rebecca. Je m’arrêtais en passant près du cimetière, je n’étais pas encore allé sur la tombe de mon père, il faut croire que je n’avais pas le courage de l’affronter. Laissant un soupir sortir de mes lèvres je reprenais ma route pour rentrer… M’afférant en cuisine ensuite, je me préparais à manger pour ce midi et de quoi manger pour ce soir pour nous deux. Ça faisait passer le temps, j’eu une pensée pour mes collègues qui devaient bosser… Enfin je me doutais que le Colonel devait profiter de mon absence pour ne pas faire ses dossiers, un sourire étira mes lèvres à cette pensée et qu’à mon retour les piles allaient augmenter comme souvent. Ahlàlà… Même en dehors du travail et loin de Central je pensais encore à lui… Est-ce lié à ce matin ? Je ne savais pas trop… Après le repas je bouquinais un peu en écoutant la radio…

Dring… Dring… Je sursautais sur le canapé manquant de faire tomber mon bouquin, je regardais l’heure rapidement, je ne l’avais pas vu passer tellement plongé dans mon livre. Décrochant le téléphone c’était Rebecca elle s’excusa elle rentrerait plus tard avant de raccrocher en entendant la voix de son supérieur. J’haussais un sourcil, et bien j’allais surement passer la soirée seule. Je sentis la truffe humide d’Hayate contre ma main, regardant vers lui je m’accroupis pour le caresser, c’était une bonne excuse pour y aller… Nous revoilà donc dans la rue, la fin d’après-midi était là, je m’arrêtais chez le fleuriste achetant un bouquet de taille moyenne et j’allais vers ma nouvelle destination…

Passant les grilles, j’eu l’impression d’un changement dans l’atmosphère… L’effet cimetière, tout était calme, un silence de mort. J’avançais dans les allées, Hayate était très silencieux, marchant à mes côtés. Alors que je m’approchais de la tombe de mon père, j’apercevais une silhouette devant, vu la carrure il s’agissait d’un homme possédant une belle chevelure noir… Fronçant les sourcils, j’avais un doute… Hayate remua la queue en jappant joyeusement et tira sur la laisse voulant courir vers l’inconnu qui ne devait pas l’être autant que ça. Arrivant à sa hauteur, j’écarquillais les yeux, que faisait-il ici ? Un sourire étira mes lèvres, j’étais contente de le voir.

« Colonel… » Soufflais-je pour moi-même.

Arrivant à sa hauteur, je n’osais pas lui parlais de peur de le déranger. Je l’observais silencieusement en me postant à côté de lui. Hayate lui c’était le contraire, il lui faisait la fête aboyant doucement mettant ses deux pattes avant sur ses jambes, sa queue remuait joyeusement. Je m’abaissais pour déposer le bouquet sur la tombe de mon père, restant quelques instants ainsi à la contempler. Me redressant, ma main effleura accidentellement celle du Colonel que je regardais.

« Vous êtes bien loin de Central Colonel… Vous auriez dû me prévenir que vous alliez sur la tombe de mon père, nous aurions pu y aller ensemble. » Dis-je d’une voix douce. Oui profiter de passer du temps avec le Colonel en dehors du travail ne me dérangeait pas, ces moment-là étaient rares. « Quel excuse avez-vous donné pour vous éclipser ? » Je souriais, je me doutais bien qu’il avait dû trouver une bonne excuse pour se retrouver ici. Je regardais de nouveau la tombe. « Père doit être content de nous voir ici tous les deux, même s’il doit se retourner dans sa tombe… Après tout ce que nous avons fait jusqu’à maintenant… » La guerre d’Ishbal, la destruction de ses recherches… J’avais toujours du mal à comprendre pourquoi les gens parlaient aux tombes, mais dans le fond je me disais que ça devait faire du bien… D’évacuer ce qu’on avait sur le cœur sans se faire juger. « Je suis contente de vous voir en tout cas… J’ai rêvé de vous cette nuit… De notre passé commun… » Quand j’y pense ça devait être un signe ce rêve, une sorte de rêve prémonitoire plutôt violent, mais qui annoncé que j’allais le croiser aujourd’hui…

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Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.]

MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Sam 1 Oct - 19:38

[...]




***

Il y a des années de cela...

  Je voulais fermer les yeux. Mais je n’en avais pas le droit. Il fallait garder un contrôle inépuisable sur la flamme qui avalait la peau de Riza Hawkeye. Elle ne hurla pas. Elle broncha, les muscles bandés par la souffrance. Mes doigts tremblaient. Je me mordais la lèvre en puisant dans mes réserves. Le tendon de mon poignet était tiré comme un élastique. Ceux de mon cou ressortaient avec vigueur. Ma mâchoire serrée était douloureuse. Mais sûrement pas autant que celle de la jeune femme, assise sur la chaise, dos à moi.

  Je voulais détourner le regard. Mais je n'en avais pas le droit. Il fallait que j'observe ce que l'alchimie de flamme avait causé à cette femme, bien avant de devenir le cauchemar des ishvals. Je devais assumer cette partie de moi, celle dont je serais incapable de me détacher. Cette flamme, tortueuse et criminelle. Celle qui avait fait de moi le prisonnier de sa science. Et voilà que je m'en servais dans le but de la libérer. Elle, qui m'avait donné le savoir.

  Je voulais crier. Mais je n'en avais pas le droit. Rien n'était comparable à la douleur de Riza. Je ne pouvais pas montrer une once de faiblesse alors qu'elle-même ne hurlait pas. Des gémissements s'échappèrent de ses lèvres et je remettais les miennes en place. Ma bouche se détendit d'elle-même, ma mâchoire redevint lasse. Mes yeux étaient fixes sur la flamme. Le lettrage alchimique se dégradait sous sa langue enflammée. Je sentis cette vague de monstruosité me surplomber. Mon ombre dans la pénombre. Mon démon en cage, me chuchotant des atrocités. Celles que j'avais commis et celles que je commettrais. A n'en pas douter.

  Je voulais pleurer. Mais je n'en avais pas le droit. Sentir que cette faiblesse était la seule à pouvoir me tirer vers le bas, fit descendre mes épaules d'un cran. Riza était libérée. J'en étais à présent, le seul prisonnier. Mais, caché au fond de mon âme, je savais que c'était aussi un désir inexpliqué. Celui du pouvoir, du savoir. Celui du sommet. Je ne pouvais me détacher d'elle. L'alchimie de flamme. Même si l'envie était palpable, de peur de devenir laid et monstrueux, cela était ma punition. Mon châtiment pour avoir été naïf. Pour avoir cru que tout irait bien. Pour avoir vécu la guerre. Pour avoir fait couler le sang et les larmes.

  Un souffle imperceptible dépassa mes lèvres à demies-closes. Pendant une seconde, je baissais les yeux sur les reins de Riza. Sa tête était penchée en avant, ses cheveux dégoulinants sur ses épaules nues. Mes doigts étaient encore collés l'un à l'autre. Le majeur et le pouce.

  Riza ne bougeait plus. Les flammes ne brûlaient plus. Les yeux relevés, quelque chose m'ancra au sol durant une demie-seconde. Silencieuse et lourde. Puis je me précipitai vers elle, maintenant fermement son épaule pour la décoller de la chaise. Nous nous précipitâmes dans la douche, malgré ses jambes tremblantes. L'eau froide coula sur sa peau meurtrie. Elle dégringola. Je la tins comme je pus, franchissant des barrières qui pour l'heure, m'étaient toutes ouvertes. Mes yeux restaient fixes sur la brûlure. Mes gants imbibés d'eau gouttaient sur son dos.

« Riza ! Restez avec moi ! »

Sa tête tournait. Ses yeux papillonnaient. Sa bouche s’ouvrait et se fermait. Ses lèvres, jonchées de sang, démontraient qu'elle avait mordu dedans. Je m’agenouillai pour être à sa hauteur, une main contre sa joue pour soutenir son visage en l'air. Des gouttes tentaient de s’immiscer dans sa bouche. Ses iris caramels fixaient le plafond, absents. Puis brutalement ils descendirent. Ses pupilles étaient braquées sur moi. Malgré l'absence de gestes, ce regard… Ce regard démontrait d'une force inébranlable.
Nous restâmes longtemps immobiles. Se fixant. Se jaugeant. Se confessant silencieusement. Je pouvais entendre sa souffrance malgré sa bouche close. Et elle put sentir ma fébrilité quand bien même je me dressais comme un roc. Ce fut la première fois que je compris. L’avertissement.

Quand elle se fut endormie dans son lit, je sortis. Mes mains étendues devant moi, dénudées, je les fixai. Malgré la pâleur de ma peau, j'y voyais le sang. Je voulais le frotter. Le rejeter. Puis… Je caressai du bout des doigts, l'intérieur de ma paume, tout en repensant à une phrase que Maes avait dit, sur le front.

« J'assumerai mes actes, seul. »

Alors je les remis dans mes poches et partit.

[...]

  Riza, le bout des doigts contre sa tempe interpréta un franc salut militaire, devant mon bureau.

« Seul. »

Elle était revenue. Elle m'aiderait. Ou...

« Très bien ! Vous serez mon assistante personnelle. Cela signifie que vous aurez la charge de surveiller mes arrières. Ou bien... »

Une promesse fut faite ce jour-là. L'ombre de mon démon glissa sous la porte. Celle qui me suivit jusqu'à ce jour, était celle de cette femme.

***

A ce jour...

« Colonel… »

  J'esquissai un sourire limpide. Sa voix m'eut réveillé d'un souvenir douloureux. Quelle ironie qu'elle arrive à ce moment précis. Je ne cessais de me demander de quel œil Berthold Hawkeye verrait tout cela. Serait-il fier de sa fille ? Serait-il impatient qu'elle me tire dans le dos ?

« Lieutenant. »

  Je me décalai d'un pas pour qu'elle puisse avoir la place privilégiée face à la tombe, éblouissante par le soleil  déclinant. Black Hayate se soutint à mes jambes, ravi de me voir. Je m'accroupis le temps de lui caresser le museau, en bataillant avec la bave abondante sortant de sa gueule. Mais trop tard, ma main était définitivement sale. Je me relevai en la secouant dans les airs, histoire d'enlever un peu de substance poisseuse. L’autre, inactive, le long de mon corps reçu une décharge quand les doigts de Riza effleurèrent les miens ;

« Vous êtes bien loin de Central Colonel… Vous auriez dû me prévenir que vous alliez sur la tombe de mon père, nous aurions pu y aller ensemble. »

  Riza avait raison. Mais me confier à Berthold pour tenter de cacher quelques ressentiments sous la terre meuble à nos pieds était ma solution personnelle et solitaire. Chaque année, je venais ici pour lui rappeler que je n'avais pas oublié. Pas encore. Et faire cela avec Riza à mes côtés serait bien trop perturbant.

 « Quel excuse avez-vous donné pour vous éclipser ? »

  Je me tournais enfin vers elle, baissant mes yeux dans les siens. Sa douceur était particulière depuis qu'elle était rentrée dans l'armée. J'avais parfois la sensation d'être privilégié pour avoir le droit d'y goûter.

« Il m'a fallut faire quelques pirouettes devant un supérieur pour tenter d'obtenir des informations confidentielles. Mais pour ça, il faut parfois faire preuve de témérité. J'ai dû inventer une excuse et pour ce que l’on en sait… Scar est dans le coin. »

Je laissais le sous-entendu planer, la fixant pour qu'elle comprenne le mensonge que c'était.

« Père doit être content de nous voir ici tous les deux, même s’il doit se retourner dans sa tombe… Après tout ce que nous avons fait jusqu’à maintenant… »

Mon sourire s'écroula comme un château de carte. Je tournai la tête, fixant le soleil crépusculaire pour qu’elle ne puisse rien remarquer.

« Je suis contente de vous voir en tout cas… J’ai rêvé de vous cette nuit… De notre passé commun… »

Je fis un pas de côté, me retournant vers elle. Les yeux incassables, je répondis doucement ;

« C'est derrière nous. Il faut se concentrer sur le futur. Sur ce que nous allons en faire. »

  C'était hypocrite de ma part, qui venait à peine de songer à un douloureux souvenir, mais de ça, elle ne pouvait pas le savoir.
J'étais heureux de la revoir. Cela ne s’était pas fait à Central City, alors même qu'elle était rentrée de mission avec le Colonel Evans. J'avais eu vent de son exploit quant à l'arrestation d'un violeur dans les bas-quartiers. Il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait de celui que j'avais poursuivis sans parvenir à son arrestation. La boucle était bouclée. J'esquissai une moue en détendant mes muscles et me penchai vers elle, les mains dans les poches :

« Heureusement qu’il ne vous est rien arrivé de fâcheux dans les bas-quartiers, Lieutenant. Je vous félicite pour votre intervention forcée. »

Je tendais la perche pour qu'elle l'attrape. J'en étais conscient. Mais quoi de tel pour détendre un peu l’atmosphère ?
En me redressant, j'esquissai un sourire ;

« Et vous ? Que faites-vous, ici ? Vous n'êtes pas en service, si j'en crois votre tenue. C'est très ravissant. »

  Je ne pus m’empêcher de lui jeter un coup d’œil. Cela faisait une éternité que je n'avais pas vu Riza aussi décontractée. Ce n'était sans doute pas plus mal avec tout ce qui c'était passé jusqu'ici. Un peu de repos.


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MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Ven 23 Déc - 15:28


Je ne pouvais décidément pas laisser le Colonel tout seul trop longtemps, sinon il trouvait toujours le moyen de ne pas travailler et même de s’éclipser de son bureau. Je ne m’attendais pas du tout à le retrouver ici, une surprise qui n’était pas désagréable bien au contraire. Beaucoup de chose avait débuté sur cette tombe… Des choix que j’avais pris en discutant avec lui et c’était sans regret jusqu’à maintenant. Bref je me demandais quelle excuse il avait donné cette fois pour partir loin de Central. Sa réponse arriva rapidement, et me fit sourire. Il n’avait donc aucune limite ? Il faut croire que non.

« Plus rien ne m’étonne avec vous Colonel. » Je levais ensuite une main, paume tourné vers le ciel, avant de reprendre. « Heureusement il ne pleut pas aujourd’hui, si nous rencontrons Scar ça se passera mieux que la première fois. » Oui c’était une taquinerie, mais c’était tentant. Et puis bon j’avais beau être habillé en civil, j’avais toujours des armes sur moi pour le protéger en cas de besoin. « Vous pourrez demander au général Grumman et à Rebecca des informations au pire. » Pour ne pas qu’il reparte les mains vides à central et il aurait de quoi raconter aux supérieurs de Central…

La mélancolie me touchait un peu, ce rêve, le passé, cette tombe… Heureusement ça ne dure jamais longtemps, un peu de nostalgie de temps en temps n’allait pas me tuer. Me perdant dans le regard du ténébreux, je buvais ses paroles… Fermant les yeux quelques instants, un soupire s’échappa d’entre mes lèvres. « Un futur incertain… Scar… Les terroristes… Et bien d’autres problèmes. Nous finirons par arriver à nos fins. » Et cela jusqu’à mon dernier souffle je le suivrais, c’est la promesse que je me suis faite et que je lui ai faite.

Mon regard ambré se posa quelques instants sur le nom inscrit sur la tombe. Je savais que je n’allais pas la revoir avant un bout de temps… Mais au moins je revoyais le colonel à la place. Ses derniers jours étaient passés vite, je n’avais pas vraiment eu une minute à moi ou pour discuter avec Roy… Je me demande si parfois il n’était pas devin ou quelque chose comme ça, toujours là au bon moment. Je mettais déjà dis qu’un jour nous retournerons sur la tombe de mon père et voilà qui est fait maintenant. Roy se pencha vers moi, le regardant de nouveau j’affichais un sourire en coin avant de secouer la tête.

« Je n’ai aucun mérite, je n’étais pas toute seule, une collègue m’a donné un coup de main… Je n’ai pas pu agir comme je l’aurais voulu à cause de cette petite fille prise en otage. Heureusement tout s’est bien fini pour tout le monde… Enfin sauf pour le criminel. Il fallait bien que quelqu’un l’arrête. » Je fronçais légèrement les sourcils. « Je suis étonnée que vous ayez lu le rapport d’incident… J’espère qu’à mon retour il n’y aura pas plusieurs piles de dossiers sur votre bureau Colonel. » J’affichais un sourire rayonnant, même en dehors du travail je ne me gênais pas pour lui remonter un peu les bretelles. Après tout c’était un des seuls colonels qui ne signait pas ses dossier en temps et en heure, mais bon jusqu’à maintenant ça ne lui a pas porté préjudice.

Hayate laissa un jappement s’échapper alors que je sentis son corps contre mes jambes. Il devait s’ennuyer à attendre là et à ne pas pouvoir gambader joyeusement pour se défouler. Je m’accroupie à son niveau lui donnant quelques caresses pour faire passer son impatience. Je levais les yeux vers mon supérieur.

« Je suis en vacance forcé il me semble, j’avais besoin de souffler un peu et de reprendre des forces. Et vu que mon amie Rebecca voulait me voir depuis un moment j’en ai profité pour venir lui rendre visite et puis elle m’héberge durant mes petites vacances. Je vais rentrer d’ici quelques jours. » Je n’avais fait aucun commentaire sur son compliment, mais mon sourire en disait long. Je me redressais, tenant toujours la laisse d’Hayate. « Puis-je vous offrir un café ou vous devez absolument retourner à vos recherches ? » Je commençais à marcher dans le cimetière, vers la sortie de celui-ci. Saluant les personnes que je croisais. « Si vous le voulez j’ai une deuxième assiette pour ce soir, Rebecca va rentrer tard et puis je ne serais pas seule au moins, votre compagnie serait la bienvenue si vous le voulez bien. » Après tout ça faisait longtemps que nous n’avion pas eu de moment calme entre nous. Et puis Rebecca ne m’en voudra pas… Elle qui cherche un mari et cherche à me caser aussi, elle serait contente de voir que j’ai remmené un homme chez elle-même si s’était mon supérieur.


°^°:
 
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MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Jeu 12 Jan - 14:46
HRP: C'est parfait! J'ai adoré ta réponse ! Voici la mienne, en espérant qu'elle te convienne. Je sais qu'elle ne laisse pas beaucoup de possibilités sur la fin, c'est pourquoi n'hésite pas à me le dire si tu veux que je rajoute quelque chose.


[...]




« Plus rien ne m’étonne avec vous Colonel. Heureusement il ne pleut pas aujourd’hui, si nous rencontrons Scar ça se passera mieux que la première fois. »

Les yeux baissés sur Black Hayate, une moue dubitative déforma mon visage. Le chien ne s'en froissa pas, naturellement et j'évitai de relever les yeux sur Riza. Une expression telle que « il ne faut pas pousser le bouchon trop loin » ou quelque chose dans ce genre, m'effleura. Mais elle avait raison. Alors mon clapet resta clos. Et ma moue intacte.
Ma fierté fit un bond en avant, tenant un drapeau rouge dans sa main et clamant à qui veut l'entendre « Si on le rencontre de nouveau, j'en fais un steak rutilant ! »

« Vous pourrez demander au général Grumman et à Rebecca des informations au pire. »

Je relevai les yeux sur son visage, agrémenté d'un regard aux couleurs d'un bonbon délicieux. Le caramel. L'idée était bonne. Je la retenais, tout comme ma fierté intérieure afin de la faire taire.
Riza me résuma rapidement ce qu'il s'était passé, suite à ma réflexion sur son succès de l'arrestation du criminel ;

« Je n’ai aucun mérite, je n’étais pas toute seule, une collègue m’a donné un coup de main… Je n’ai pas pu agir comme je l’aurais voulu à cause de cette petite fille prise en otage. Heureusement tout s’est bien fini pour tout le monde… Enfin sauf pour le criminel. Il fallait bien que quelqu’un l’arrête. Je suis étonnée que vous ayez lu le rapport d’incident… J’espère qu’à mon retour il n’y aura pas plusieurs piles de dossiers sur votre bureau Colonel. »

J'éternuai sauvagement, une main cachant cette action peu polie. Mais en réalité, mon rhume se portait très bien et j'étouffai au mieux le « Il en reste douze à compléter ». Cela manquait cruellement lorsque le Lieutenant n'était plus dans les parages au bureau. Une petite voix dans ma tête faisait aussitôt son entrée en clamant haut et fort « A l'aise ! ». Oh, cela va sans dire que je travaillais d’arrache-pied même lorsqu'elle n'était pas là. Mais il fallait avouer gentiment que sa présence avait le don d’accélérer le boulot. Après tout, sa réputation ne s’était pas faite sur des faits inventés. Elle était d'une rigidité mortelle, au boulot. A faire froid dans le dos...  
Brrrrrrr.
Il faudrait que je termine rapidement ces douze fichus dossiers avant qu'elle ne revienne.

« Je suis en vacance forcé il me semble, j’avais besoin de souffler un peu et de reprendre des forces. Et vu que mon amie Rebecca voulait me voir depuis un moment j’en ai profité pour venir lui rendre visite et puis elle m’héberge durant mes petites vacances. Je vais rentrer d’ici quelques jours. »

Quelques jours ?

« Prenez votre temps, Lieutenant. Vous le méritez. »

Oui. Pour que je puisse remettre le bureau en ordre avant son retour. Et prévenir l'équipe que les « vacances » étaient finies. J'esquissai un sourire en levant le nez au ciel. Même dans mes pensées, j'aimais à exagérer son trait de caractère, au travail. Cela va sans dire que ceci nous amusait beaucoup lorsque nous n'étions pas contraints de bosser. C'est en rebaissant les yeux sur Riza, que mon sourire s'effaça. Il ne fallait pas qu'elle sonde cette pensée. Ou j'étais cuis.
Malgré tout, j'étais sincère. Le Lieutenant n'avait jamais pris de repos. Sa témérité au boulot nous faisait parfois oublier qu'il s'agissait d'une femme qui avait aussi une vie privée. En cette dure époque, les femmes avaient du mal à se faire une place. Mais dans l'armée, c'était encore plus compliqué. Bien que je sois entouré principalement de femmes de caractère, il ne fallait pas oublier que ce n'était pas une généralité. Le visage d'Olivia Armstrong fit son apparition au côté de celui du Lieutenant. Un nouveau frisson remonta le long de ma nuque. Elles étaient parvenues à se glisser dans la foule, à gravir les échelons et se forger de telles réputations que la tranquillité leur était offerte sur un plateau d'argent. Tranquillité raisonnable car comme il fut dit plus tôt, Riza n'avait jamais encore prit de vacances. J'ignorais si elle évitait le repos pour les mêmes raisons que moi ; les vacances étaient souvent synonymes de « cauchemars » à outrance. D'ennui mortel. De pensées tumultueuses et sauvages. Les vestiges de la guerre. C'est pourquoi il valait mieux rester occupé pour ne pas y penser. Et réparer nos actes.

Nous commençâmes à rejoindre la sortie du cimetière. Je me forçai à ne pas regarder en arrière. La tombe d'Hawkeye dans le dos, un frisson malvenu piqua de nouveau ma chair. Je n'oubliais jamais pourquoi. Ce père...Ce maître était un symbole. J'espérais vivement que la prochaine fois que nous retournerons ici, ensemble, sera pour célébrer la fin de l'alchimie de flamme. La fin d'une révolution qui n'a pas encore commencée. La fin d'un souvenir cuisant. Pour mieux apprécier la victoire des pansements sur nos actes de guerre. Et lui dire merci. Merci et à bientôt dans un au-delà qui n'existe que dans les livres. Le paradis ou l'enfer n'existent pas. Ils sont uniquement les lueurs d'espoir ou de ténèbres dans nos pensées. En tant qu'alchimiste, scientifique, je devais m’y résoudre. Et j'étais plutôt soulagé de le croire.
Accaparé par mes pensées, mon oreille externe entendit très nettement la proposition de Riza. Elle m'invitait à boire un café. Ni une, ni deux, je la dépassai d'un pas pour sonder son regard. Elle avait eu le don de dissiper toutes sottises sur les lois universelles de la planète, qu'importe ! Que venait-elle de dire ? Rien n'était certain. Était-ce un message codé ? Un appel à l'aide ? Non. Impossible. Elle l'aurait signifié autrement si elle se sentait menacée par une chose quelconque.
À son regard, je compris que c'était une question honnête.

« Si vous le voulez j’ai une deuxième assiette pour ce soir, Rebecca va rentrer tard et puis je ne serais pas seule au moins, votre compagnie serait la bienvenue si vous le voulez bien. »

Comment pus-je refuser une telle proposition ? Voilà longtemps que nous n'avions eu un moment calme et personnel. C'était à se demander ce que nous allions pouvoir faire car nous avions sûrement perdus de la maîtrise du langage « anodin ». A force de travailler ensemble, qu'allions nous pouvoir dire qui n'aurait aucune relation avec l'armée ? Ceci sera un vrai défi. J'aimais les défis. Essentiellement quand ils prenaient l'apparence d'une ravissante jeune femme aux cheveux blonds. Un sourire fendit mes lèvres. Pour une raison qui m'échappa sur l'instant, mes épaules se décrispèrent subitement. Un soulagement agréable m'entoura. Cela faisait un moment que je n'avais pas sentis un tel déluge de bien-être. Depuis le meurtre de Maes, en fait. Il n'y avait pas besoin d'aller chercher bien loin en arrière. Ma fierté refila le drapeau rouge à ma raison. Celle-ci l'agita de manière ininterrompue pour que je comprenne que ce n'était pas le moment de replonger dans ce genre de sinistres pensées ! Je venais tout de même de me faire inviter. Et pas par n'importe qui !
Les mots partirent naturellement et avec plus de détente que si nous nous trouvions dans un lieu professionnel :

« Avec grand plaisir. Vais-je pouvoir témoigner de vos talents culinaires, Lieutenant ? Je vous offre mon aide, cela va de soit. »

En attente d'une réponse des plus sincères, nous longeâmes la rue, laissant le cimetière dans notre dos. Avec lui, s'envola la tension affligeante des maux du passé. Riza, à mes côtés, était véritablement ravissante. Avec cette légèreté en poupe, je la fixai. C'était comme la regarder sans l'avoir vu depuis des années. Enfin, je la « voyais ». Je percevais la femme derrière l'uniforme qui la cachait. J'avais envie de lui poser des questions. De lui parler. Sans réserve. Riza n'était pas seulement ravissante de corps. Mais sa personnalité unique m’attirait. Je m’arrachai à la contemplation de son profil et baissai les yeux sur Black Hayate. Une belle soirée s'annonçait, au large. Le coucher de soleil se montrait sous un nouveau jour ; nullement mélancolique. Plutôt tentant. Les étoiles brillaient déjà à l’horizon. Le ciel départagé en deux exprimait à la perfection mes songes.

« Est-ce que je lui dis ? Est-ce égoïste ? »



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MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Mar 31 Jan - 20:45


Un doux soupire et ma tête alla de droite à gauche, je le voyais venir de loin.

« Oh, mais ne vous en faites pas, je vais vite revenir pour vous remettre au travail Colonel. Vous ne vous débarrasserez pas de votre travail aussi facilement. » Un sourire étira mes lèvres. Plus je serais en vacance plus le travail en retard serait là et donc le reste de mon équipe se la coulerait douce encore longtemps. Et puis bon je me sentais beaucoup mieux maintenant. M’éloigner de Central, ne plus penser au travail, ni aux soucis qu’il y avait en ce moment. Rebecca avait le don de me faire penser à autre chose que le travail, le mariage par exemple et toutes autres futilités qui arrivaient à me faire sourire. Elle était comme un ouragan de bonne humeur qui embarquait tout ce qu’il y avait de mauvais avec elle. Une amie chère que je ne voudrais perdre, je sais que si moi ou quelqu’un de mon équipe avions des soucis elle serait là pour me rendre service… Enfin bref, je m’égare un peu là. J’avais de la compagnie, surprenante certes mais très agréable, loin des dossiers, loin du bureau, loin des QG… Loin de Central, loin des regards indiscrets…

Nous quittions le cimetière, je ne lançais pas de regard en arrière, je reviendrais un jour prochain faire une nouvelle visite peut être que cette fois ça serait en compagnie du Colonel, nous irons ensemble qui sait. Mon corps sortis du cimetière je sentais comme un poids qui s’envolait… Je n’étais pas à l’aise dans ce genre de lieu, je ressentais toujours comme une sorte de malaise je ne savais pas vraiment pourquoi en fait. Peut-être que ça rappelait trop les personnes qui nous sont cher et que nous perdons un jour ou l’autre prématurément ou non. Je ne pouvais pas faire comme beaucoup le font aller très souvent sur les tombes de leur proche pour y trouver du réconfort après la mort. Alors que nous marchions dans la rue, le Colonel me répondit, je tournais la tête vers lui surprise et presque choqué en fait.

« Que ? Votre aide ? Vraiment Colonel ? Je ne voudrais pas que vous vous blessiez quand même. Je pensais plus que vous étiez du style à acheter des repas tout près ou que vos fans vous apportent des bons petits plats. » Je détournais la tête en gloussant doucement. Oui c’était plus fort que moi, je n’arrivais pas à m’imaginer Mustang en tablier et aux fourneaux c’était presque surréaliste. Pour le faire travailler c’était déjà compliquer alors cuisiner. « Je n’ai pas plus de talents que ça soit dit en passant, je n’ai pas le temps de m’attarder à la cuisine hélas. » Le travail nous prenait beaucoup de temps et en général quand je rentrais je faisais un repas vite fait avant de faire ce que j’avais à faire puis dormir. C’était une routine qui s’était installée avec le temps, une vie de militaire.

J’étais contente d’être en compagnie de Roy et pourtant je ne savais pas trop quoi dire… Parler de la pluie et du beau temps ? Nous l’avions déjà fait, peut être approfondir… Je ne savais pas trop pourquoi mes lèvres restaient scellées. Sa présence devait me suffire, le savoir à mes côtés et pour quelques heures me mettait en joie, plus que les mots, ce silence était reposant et réconfortant. J’aurais pu me rapprocher de lui pour lui prendre le bras… Non je ne devais pas penser ainsi ce n’était pas possible de toute manière. Je lâchais un soupire discret. Devant une dame d’un certain âge s’avançait elle tremblotait sur sa canne, j’avais peur qu’elle ne tombe à bien la regarder. Hayate s’approcha d’elle pour la saluer en jappant joyeusement, il reçut les caresses voulu alors qu’elle levait les yeux vers nous.

« Qu’il est adorable… Tout comme ses maîtres dits donc. Il rare de voir des couples comme vous aussi rayonnant… Il ne vous manque plus que des enfants pour avoir une belle petite famille… Si j’avais plusieurs années de moins je serais aussi tombé sous le charme de ce charmant militaire hohohoho. Vous savez moi j’ai été marié pendant soixante ans, j’ai eu cinq enfants… » Parla-t-elle sans gêne… Moi je ne l’écoutais plus, je venais de décrocher alors qu’elle continuait de parler de ses petits-enfants et toute sa famille. Mes joues avaient virées aux pourpres alors que je détournais la tête. Je me sentais d’un coup très gênée par la situation, je n’arrivais pas à lui dire que nous n’étions pas ensemble. Je voulais juste m’enfuir loin de cette femme et loin de lui aussi. Mon cœur battait à la chamade, je restais silencieuse essayant de reprendre mon calme, j’avais l’air de quoi à réagir ainsi ? Je secouais la tête, levant les yeux vers cette femme, j’affichais un sourire gênée.

« Oh je vous embête vous devez surement avoir pleins de choses à faire vu l’heure. Excusez-moi mais en vous voyant je me revoyais dans ma folle jeunesse hohohoho. Bonne soirée, peut être nos chemin se recroiseront de nouveau bientôt. » Reprenant sa route sur sa canne tremblante, elle parlait toute seule et semblait heureuse c’est ce qui comptait après tout.

« Je suis désolée… » Soufflais-je… Je ne savais pas pourquoi je le disais, ni vraiment pour qui… Enfin si envers le Colonel et mon manque de réaction plus qu’évident. Je n’avais pas perdu mes moyens quoi que peut être un peu… J’ai juste été surprise, prise de cours par cette femme. C’était flatteur vraiment qu’on nous prenne pour un couple… Des enfants… Je me demandais à quoi pouvait ressembler notre enfant… Je me giflais mentalement, me mordillant la lèvre je devais me sortir ce genre de pensées de ma tête c’était mal. Zieutant vers l’homme, dommage qu’il portait sa tenue militaire dans le fond, s’il avait été en civil… Bon sang, j’aurais dû tirer une balle entre les deux yeux de cette femme. Non je le pensais pas vraiment, mais elle m’avait chamboulé…

Nous arrivions à destination, heureusement il n’y avait personne dans le bâtiment, nous étions arrivés à l’appartement sans croiser les voisins. Une fois à l’intérieur, je fermais derrière nous en laissant les clés dans la petite corbeille. Je retirais mon sac et mon manteau les accrochant au porte manteau. « Mettez-vous à l’aise Colonel, installé vous sur le canapé je vais apporter le café. Nous pourrons réfléchir à ce que nous ferons pour dîner. » Allant dans la cuisine juste après mes mots, j’avais besoin d’être un peu seule pour me remettre les idées en place. Fermant les yeux, mes mains appuyé sur l’évier, je prenais une grande et profonde inspiration… Avant d’expirer en douceur. Je préparais le café, sortant deux grandes tasses je revenais une fois les tasses remplit elle les posa sur table basse et s’installa sur le canapé à côté du Colonel.

« Je suis heureuse que nous puissions passer du temps ensemble sans se soucier de rien… »


Huhu:
 
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MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Dim 5 Fév - 18:03

[...]




« Que ? Votre aide ? Vraiment Colonel ? Je ne voudrais pas que vous vous blessiez quand même. Je pensais plus que vous étiez du style à acheter des repas tout près ou que vos fans vous apportent des bons petits plats. »

Elle gloussa sans ménager sa moquerie. J'arquai un sourcil en baissant les yeux sur elle. Ma surprise était telle  que je ne sus quoi lui dire en premier lieu. Nous avions très peu l'habitude d'avoir une conversation amusante. Naturellement, je ne me sentais pas touché personnellement par cette boutade. C'était agréable. Et j'avais bien envie de lui prouver le contraire. Cependant, il y avait un fond de vérité. Les couteaux et autres ustensiles de cuisine se trouvaient être tout aussi dangereux dans mes mains que si j'avais revêtu mes gants et claquer des doigts. J'en venais à penser que la cuisine était un don avec lequel on naissait... Ou pas.
Riza rajouta tout de même :

« Je n’ai pas plus de talents que ça soit dit en passant, je n’ai pas le temps de m’attarder à la cuisine hélas. »

Un sourire se glissa sur mes lèvres :

« Allons. J’imagine que vous avez bien quelques prétendants, prêts à vous offrir un dîner. »

Riza était une belle femme. Certes, sévère. Mais au travail. Quand était-il de son caractère naturel ? A l'entendre parler ainsi en dehors du cadre professionnel, me fit croire qu'elle n'était pas si ferme qu'elle le laissait penser.
Nous continuâmes de marcher sans que je ne saches quoi lui dire. Pour une raison encore inconnue, je me sentis incapable d'aborder un sujet qui n'aurait rien à voir avec la vie militaire. Pourtant, il ne fallait pas que j'engendre le sujet au risque de perdre cette sensation libératrice. Bien qu'il y avait énormément de choses à dire. Depuis le décès de Maes, il n'était encore jamais arriver qu'une conversation devienne simple par son caractère amical. Mais au fond, était-ce vraiment si simple ?
Riza se tenait à mes côtés et aucun son ne parvenait à franchir la barrière de ma bouche. La peur qu'elle ne décèle dans mes mots, une forme de tromperie à force de m'entendre louer les éloges d’innombrables femmes, me tiraillait.

« Qu’il est adorable… Tout comme ses maîtres dits donc. »

Surpris, mes pas furent interrompus. Une vieille femme vint caresser Black Hayate. Visiblement ce fut un moulin à paroles, fragile mais plein d'engouement et de franc parlé :

« Il rare de voir des couples comme vous aussi rayonnant… Il ne vous manque plus que des enfants pour avoir une belle petite famille… Si j’avais plusieurs années de moins je serais aussi tombé sous le charme de ce charmant militaire hohohoho. Vous savez moi j’ai été marié pendant soixante ans, j’ai eu cinq enfants… »

Si mon teint n'était pas naturellement pâle, il fut possible que je rougisse comme un Havoc en décomposition devant une poitrine ferme et galbée. La femme âgée continuait de parler et j'inspirai doucement mais avec grandiose pour garder un visage blême. Par courtoisie, un sourire pendait solidement à mes lèvres. Puis j'eus une irrésistible envie de crouler de rire alors que je surpris le fard des joues de Riza. Je me tournai vers elle avec plus d'insistance. Brutalement taquin. La voix de cette dame en fond sonore, j'observai la gêne imbiber le visage du Lieutenant. C'était pur délice de découvrir cette facette dont je ne connaissais rien.
Riza adressa un sourire gêné à la vieille femme et je détournai le regard sur celle-ci, incapable de reprendre mon sérieux. Les deux mains dans le dos, je m'inclinai poliment au moment où la dame intervint avec elle-même pour s'en aller.

« Bonne soirée, Madame. »

Elle reprit son chemin sans cesser une seconde de parler. Nous la laissâmes passer, tout deux accaparés par cette rencontre. L'un troublé, l'autre rieur.
Mes yeux interceptèrent Riza qui souffla des excuses. Ce fut le coup de grâce et plus aucun sourire ne traversa mon visage. Pour quelle raison pouvait-elle se sentir désolée ?
Je haussai les épaules, plein d'humilité. Les femmes avaient parfois des réactions qui m'échappaient. Riza ne faisait pas exception. Mais pour le coup, la route devint tout aussi silencieuse que lorsqu'elle avait commencé.

[…]

Nous arrivâmes dans le logement temporaire de Riza. Celle-ci se dévêtit à la vitesse de la lumière. Du moins, ce fut l'impression qu'elle me donna.

« Mettez-vous à l’aise Colonel, installé vous sur le canapé je vais apporter le café. Nous pourrons réfléchir à ce que nous ferons pour dîner. »

Elle s'enfonça dans la cuisine, me laissant comme deux ronds de flan sur le palier. Loin d'être aussi  gêné que Riza, je m’exécutai simplement en retirant la veste d'uniforme. Les doigts en crochet, ce fut un plaisir que de desserrer le col de la chemise qui me collait à la peau. Ce fut comme s'enlever une pression professionnelle. S’aérer l'esprit. Prendre un recul face à ce que je représentais. A dire avec des mots simples : « son supérieur ».
Car de là à dire que je n'étais pas du tout tendu serait un mensonge. L'attente fut une épreuve. C'est à ce moment précis que la plupart des gens se sentent soulevés par des pensées improbables. Ce fut aussi mon cas. A commencer par...

« Qu'est-ce que je fais, là ? »

La bouche en tuyau, une pression monumentale me vissa sur place avant qu'elle ne s'éteigne comme une étincelle sous la pluie. C'était inutile de penser. Voilà ce que fut ma conclusion. Pour ce faire, il ne fallait surtout pas rester en place. Je me levai et fis le tour du salon, observant ci et là les objets qui décoraient le lieu de vie. Il manquait clairement une touche masculine. C'était tout du moins rassurant sur l'instant car il n'y avait aucun risque qu'un homme déboule. J'allumai la radio, posée sur un meuble. Une mélodie douce s'échappa du petit caisson. En entendant le bruit distinctif de vaisselle qui s'entrecroise, je me rassis sur le canapé et vis Riza revenir, armée des meilleures munitions qui existent ; des tasses de café !
Elle s'assit à mes côtés et je la remerciai poliment en m'emparant de la tasse qui me fut destiné. J'attendis qu'elle commence de boire avant de l'imiter.

« Je suis heureuse que nous puissions passer du temps ensemble sans se soucier de rien… »

Les yeux rivés sur elle, j'eus la sensation que l'ombre de Berthold Hawkeye venait de se pencher sur sa fille, comme un rappel. Mais la voix de la vieille femme que nous avions croisés retentit avec légèreté dans ma tête. Aussitôt, je retrouvais le sourire. Attendris par les mots de Riza, je pris soin à ne pas lever les yeux au risque de croiser mon imaginaire et l'ombre d'un père prévoyant.

« C'est plaisant de vous l'entendre dire. Vous ne ressemblez plus à la femme stricte qui donne des ordres à son supérieur hiérarchique. »

Mon ton était plaisantin. Et je n'avais nullement envie de m’arrêter là, curieux de connaître les raisons de sa gène précédente :

« Mais si ça vous plaît tant, pourquoi cette gène sur votre visage ? Nous ne ferions pas un beau couple, vous et moi ? »

Je bus une gorgée de café avant d'ajouter, plus doux :

« Je plaisante. Vous avez raison, ça fait des années que nous ne nous sommes pas retrouvés en dehors du travail. C'était bien avant... »

Le décès de Berthold Hawkeye. J’espérais qu'elle n'ai pas eu le réflexe de terminer la phrase dans sa tête. C'était à se demander pourquoi ça ne c'était pas reproduit. A part la guerre. Et sa promesse de me tuer si jamais je perdais nos objectifs de vue. Toutes ces choses qui finirent par me faire comprendre pourquoi nous n'avions jamais parlé d'autres sujets...
Il fallait aussi prendre en compte le fait qu'elle était une femme. Je ne pouvais pas décemment lui parler d'amour comme je le ferais vulgairement avec Havoc, Falman ou autrefois avec Hughes. C'était tabou. Mais alors que je me tournai vers elle, les doigts crispés sur le manche de ma tasse, je compris aussi qu'il était impossible de la courtiser comme je le ferais avec une autre. Cette remarque m'arracha un sourire. Car peu importe ce qu'elle pourrait croire, je pensais sincèrement que...

« Vous... »

Je croisai le regard de Black Hayate en le détournant du portrait de Riza. Le chien me jaugea quelques secondes, les oreilles tendues avant de reposer son menton contre ses deux pattes allongées. Il soupira, l'air ressortant de son museau humide. Lui-même sembla lasse de me voir pinailler pour extraire un mot de ma bouche. Je ne doutais pas une seconde que s'il pouvait parler, il l'aurait fait à ma place.
C'est à ce moment que mes oreilles se souvinrent de la radio. Un homme parla. Il énonça le titre d'une chanson. Celle-ci fut entraînante.Je me levai et tendis la main devant Riza :

« Vous voulez danser ? Pour se mettre en appétit. »

Un sourire scotché aux lèvres, je posai ma tasse, prêt à l’entraîner sur la piste.


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MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Jeu 20 Avr - 19:23


Des prétendants ? C’était la meilleure celle-là… Je n’étais pas le Colonel Mustang tombeur de ses dames au féminin. Non loin de là… Je n’avais pratiquement pas de vie social, en même temps je ne cherchais pas non plus à créer plus de lien que ça avec autrui en dehors de mon travail. Oui une rencontre fortuite pouvait bien arriver, mais sans qu’il y ait jamais de lendemain. De toute manière je n’en cherchais pas. Faire confiance aux personnes de nos jours ça voulait dire se mettre la corde au cou et donner le bâton pour se faire battre. Les seuls hommes que je côtoyais étaient ceux de l’armée. Ne traînant pas dans les bars je ne pouvais pas en rencontrer d’autres et ne parlons pas du voisinage à l’heure où je rentre ils sont souvent déjà bien entamé par l’alcool. Au final il y avait que Solf J. Kimblee avec qui tout c’était bien passé et qui m’avait sauvé la mise alors que j’étais en difficulté, un ennemi devenu ami ? Je n’en savais trop rien je dois dire… Cet homme était encore une énigme pour moi… Je ne préférais pas en parler au Colonel de cette rencontre, je risquerais de me faire taper sur les doigts en prime… Je regardais mon supérieur et haussa les épaules en secouant la tête. Je n’avais pas besoin de mot pour lui faire comprendre ce message. Une bêtise de plus ou de moins venant de lui, je ne suis plus à ça près…

Nous étions enfin arrivés chez Rebecca sans encombre et sans rencontre gênante. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais réagis de la sorte… Surement à cause de Rebecca et ses idées sur le mariage et puis connaissant depuis longtemps Roy… Non comment cette pensée avait pu effleurer mon esprit ? Heureusement que ce petit moment de solitude dans la cuisine me permis de me reprendre et de ne plus penser à ça. Je ne voulais pas non plus que mon invité me questionne sur ça. Je sirotais mon café tranquillement, même si j’avais manqué de me brûler avec les premières gorgées. Je regardais ensuite dans la pièce pour repérer Hayate qui était partis se reposer près de ses gamelles, son petit coin à lui, je souriais, il comprenait toujours bien les choses ce petit bonhomme. Reportant mo attention sur l’homme à mes côté, j’haussais d’abord un sourcil avant de presque m’étouffer avec une gorgée de café. Je toussotais en douceur en me raclant la gorge… J’affichais un léger sourire…

« Le décès de mon père… Vous n’avez pas à avoir… enfin d’être gêné d’en parler, je m’étais fait une raison il y a longtemps. » Je posais ma tasse sur la table passe remettant un sucre dedans, je l’avais fait un peu fort et je n’étais pas fatiguée, ça allait plus m’énerver qu’autre chose. Je repris la parole rapidement. « Il faut bien se séparer de son uniforme et le laisser là où il est de temps en temps. Mais rassurez-vous je peux toujours vous donner des ordres même dans cette situation-là monsieur. » Un sourire joyeux se dessina sur mes lèvres. J’évitais bien évidement de répondre à sa question sur ce qui s’était passé dans la rue, je sais qu’il n’insisterait pas là-dessus… De toute manière je ne savais pas comment expliquer ma réaction autant me taire.

Touillant mon café un peu plus sucré, je me délectais de sa chaleur et de son gout caféine atténué. Je fus surprise par la question du Colonel, le regardant quelques secondes sans réagir, je m’attendais à ce qu’il rigole ou dise autre chose, mais la main tendu qui attendait que la mienne me disait le contraire. Il était vraiment sérieux ? Je n’avais pas le choix. Posant ma tasse, je pris délicatement la main tendu et je me levais. « C’est votre méthode pour draguer les femmes Colonel ? » Je souriais en toute innocence, je me doutais que dans le fond ce n’était pas le cas, mais bon avec la réputation qu’il avait je pouvais bien me permettre de lui poser cette question. Je ne vais pas mentir, être proche de lui ainsi même le temps d’une danse était très plaisant. Je lui laissais les rennes, je n’ai pas l’habitude d’improviser des danses comme ça… J’avais rarement l’occasion de m’accorder ce genre de petit plaisir. Je fermais les yeux quelques instants pour laisser la musique m’enivrer, que je me fasse au rythme, même si j’avais un très bon partenaire de danse à mes côtés. Rouvrant les yeux, je plongeais mon regard dans le sien. « Je pense que vous finiriez par vous enfuir si nous étions en couple Colonel… Devoir me supporter au travail et même à la maison je ne vous laisserez pas de répit… » J’éclatais de rire, un rire qui venais du cœur. Je pense que ses pas de danse arrivaient à me détendre et je revenais par moi-même sur le sujet tout en réfléchissant à ce que nous pourrions manger ce soir.
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MessageSujet: Re: Je la regarde... Et enfin je la vois [PV Riza.] Ven 21 Avr - 11:30

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« C’est votre méthode pour draguer les femmes Colonel ? »

Elle avait attrapé ma main. À présent, je pouvais mener la danse. Le rythme était doux. Sans brusquerie. C'était comme apprendre à se connaître une deuxième fois. Je m'étonnais toujours de la synchronisation parfaite dont nous étions capables. Cette danse était fluide, sans prise de tête aucune. Je déplaçais mes pieds et Riza suivait le rythme. S'il y avait quelque chose d'admirable dans ce simple geste, c'était le fait qu'elle se laisse faire. Car contrairement aux apparences, même si la coutume voulait que ce soit l'homme qui dirige la danse, il n'y aurait aucun pas, aucun plaisir si une femme décidait le contraire. Ça revenait à dire que le choix lui appartenait.
J'avais gardé le silence, observant les paupières de la jeune femme se fermer. Un sourire candide termina sa course sur mes lèvres. J'apprenais à admirer sa confiance, plus qu'avec aucune autre. Effectivement, elle avait eu le droit de se poser la question milles et une fois. Pourtant, elle était là, le nez à quelques centimètres de la naissance de mon cou. Je ne pouvais pas décemment lui dire que ma mère adoptive utilisait un bar à hôtesses pour couvrir ses agents. Ses protégées. Elles étaient loin d'être des enfants de cœur et rapportaient toujours l'information indispensable. Et si je ne voulais pas détruire cette couverture ingénieuse, je devais assumer la réputation qu’on me donnait chaque fois qu'on me voyait là-bas. Avec les années, j'avais fini par en jouer. Plutôt que de l'expliquer, j'espérais que le jour viendrait où Riza comprendrait d'elle-même. Il ne faisait aucun doute qu’à la vue des événements, le moment viendrait où mon équipe croisera le chemin de Madame Chrismas. Bien plus tôt que je ne pensais le faire, de base.
Le nombre de chimères que j'avais croisé dernièrement était affriolant. Mais l'une d'elle pouvait s’avérer très utile. J'avais fait la rencontre de Gabriel de manière tout à fait hasardeuse. A présent une chimère médecin se promenait dans la nature. La petite Venestraale, en revanche, était un cas à part. Quand bien même c'était une chimère, elle n'en restait pas moins une enfant, victime d'une cause perdue. Beaucoup de questions sans réponses lui tournaient autour. J'avais fais ce qui me semblait juste et lui avait proposé mon aide. De surcroît, son père était un survivant de la guerre d'Ishval. Sans que notre cause ne soit totalement gagné, je commençais tout de même ce pourquoi nous nous battions. Les Ishvals. La liberté. L'égalité.
La balance de l’équilibre de nos vies était furieusement penchée. Il ne suffisait que d'une pichenette, une toute petite, pour redresser la pente. Cependant… L'heure n'était pas encore arrivée. Le père de Venestraale me l'avait fait comprendre. Mais même s'il refoulait sa haine pour mieux éviter de me coller une balle entre les deux yeux, je ne pouvais pas faire semblant de ne rien avoir vu.
Entre tout ça, le mois d'octobre était passé bien vite, à mon goût. La rencontre avec la Diva de Central City avait été le déclencheur. S'en était suivit une conversation étrange avec le Colonel Evans. Cette dernière m'avait avoué sa mission qui consistait à nous surveiller. D’étreindre une flamme trop prenante. Et d'éliminer les braises qui l'entouraient si le cas s'aggravait.
La dernière fois que j'avais eu le temps de regarder le Lieutenant Hawkeye dans les yeux était le jour où des chimères avaient envahies Central City. Alors que mes pensées se focalisaient de nouveau sur ce remue-méninge professionnel, les dernières paroles de Riza me revinrent :

« Il faut bien se séparer de son uniforme et le laisser là où il est de temps en temps. Mais rassurez-vous je peux toujours vous donner des ordres même dans cette situation-là monsieur. »

L'idée était tentante. Mais je devais la prévenir. Au risque de détruire ce moment agréable ? Riza rouvrit les yeux. Je baissai les miens pour agripper son regard. Elle était détendue. Je cherchai les mots. Elle raviva la conversation :

« Je pense que vous finiriez par vous enfuir si nous étions en couple, Colonel… Devoir me supporter au travail et même à la maison je ne vous laisserai pas de répit… »

Elle éclata de rire. C'était la première fois que je l'entendais de manière si désinvolte. La musique cessa. Nos pas firent de même. Mais je ne relâchai pas encore sa main, trop occupé à écouter cette mélodie sortir de sa bouche. Si nous avions tous deux surpassés les épreuves qui nous liaient, je n'en restais pas moins obnubilé. Surpris. Comme deux ronds de flan.

« M'enfuir ? Ça m'étonne de vous l'entendre dire. Vous savez que lorsqu'une affaire me taraude, je suis plutôt du genre à foncer tête baissée, répondis-je, le sourire léger. »

Le doute était lancé. Je relâchai sa main en douceur. Pour tout dire, ça m'était sortit spontanément. En général, c'était bien souvent ses chevilles qui faisaient barrages aux miennes lorsqu’il s'agissait de se sortir d'une impasse. Elle était bien plus qu'un bras droit. Elle était un repère. Mieux encore, il n'y avait pas mieux placé qu'elle pour me faire entendre raison. Si Riza montrait un désaccord, alors je saurais. Je l'imaginais mal me faire un croche-pied comme elle en avait le secret pour lui avoir sortit une telle phrase. Et le fait qu'elle soit revenue sur le sujet déclencha quelque chose.
Mes yeux bifurquèrent sur la cuisine, les poings contre les hanches :

« Bien ! Je ne vous laisserais pas faire ça, toute seule ! Nous sommes une équipe ! Attelons-nous avant que nos ventres crient famine, m'exclamai-je comme si nous allions mettre la main sur un assassin récidiviste.»

Je lui jetai un coup d’œil, taquin. Elle avait réveillé ma béatitude. Et bon dieu, que ça faisait du bien.
Bien souvent, je me retrouvais à prendre le train du retard lorsqu'il s'agissait du Lieutenant Hawkeye. Toujours à dire ou faire une chose qui aurait dû être faite depuis longtemps. Aujourd'hui encore, je ne dérogeai pas à la règle, oubliant furtivement mes désirs professionnels, inconsciemment. J'avais « posé » l'uniforme.
M'invitant dans la cuisine, j'attrapai le tablier qui glissait doucement du dossier d'une chaise. Ne prêtant guère attention à sa couleur ou sa taille, je mis un temps fou à le lacer dans mon dos. La cuisine n'était en rien un point fort, mais je mettais tout mon cœur pour dissiper les ombres au tableau :

« Des ordres, vous disiez ? Je les attends. Patates ou tomates ? »

J’attrapai les deux cités dans chaque main, tendues devant Riza. Sa réaction sera une réponse de rigueur. Je n'attendais d'elle que nous partagions ce moment. Sans arrière pensée. Sans rien dans la cervelle. À moins qu'elle ne décide de me la faire exploser sur l'instant. Ce dont je doutais fortement.


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