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D'après les rumeurs, le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G, tondant la pelouse avec un tablier rose.
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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Dim 14 Aoû - 23:28








Feat : Chaïma
La nuit était déjà tombée depuis bien longtemps sur l'est du pays. Dans un bar assez miteux de la grande ville, Ban était assit à un comptoir. Boire un verre, même plusieurs, allait lui faire oublier un peu son début de soirée un peu trop merdique à son goût. Le renard semblait perdu dans ses pensées, tout en perdant son regard dans le contenu de son verre d'alcool. Cette nuit, il devait retrouver la trace d'un type pour un contrat qu'il avait accepté à Central. Toutefois, les rumeurs de la présence de cette personne étaient fausses et il avait perdu son temps à essayer de flairer la piste de sa cible pendant une grande partie de la soirée. L'argenté, habillé tout en cuir rouge, avait finalement abandonné pour aller se saouler dans un endroit assez glauque et mal fréquenté. Dans la grande salle se trouvait un bon nombre de personnes peu recommandables et qui ne donnerait pas envie de rester trop longtemps dans le coin, évitant ainsi de se faire mal-mener par des brutes, dont la réputation n'était franchement pas celle d'un bon samaritain.

Accoudé au comptoir, Ban fit signe au barman de lui resservir un énième verre. Combien cela faisait-il ? Dix, vingt ? Barf... Il avait arrêté de compter au bout de trois de toute manière. Il n'avait qu'une envie, c'était de rentrer à Central city pour aller taper sur la tronche de son client et récupérer son argent. Il n'avait pas de temps à perdre à voyager dans tout le pays pour retrouver un type qui avait escroquer un autre pour s'enrichir. En vidant le contenu de son verre, il sentit la chaleur de l'alcool couler dans sa gorge pour finir dans son estomac. L'argenté fit claquer bruyamment le conteneur du liquide sur le bois du comptoir avant d'aller chercher dans sa poche de pantalon, l'argent pour payer sa consommation. Se levant doucement pour se mettre en route, sa vision se troubla pendant une seconde et il sentit le monde autour de lui, tourner comme dans un manège. Ce n'était pas désagréable, mais cela n'allait pas l'aider à marcher droit jusqu'à la sortie. Le banni d'Aerugo fit quelques pas et se sentit partir vers la droite d'un seul coup pour bousculer un type assit à une table avec ses potes.

- Ah... Wari, Wari*. Pas fait exprès, mon pote !

Ban reprit sa route après avoir tapoté l'épaule de l'homme qu'il venait de bousculer et se dirigea vers la sortie comme si de rien n'était. Il était loin de se douter qu'il avait déclenché la colère d'un homme des plus cruels du coin. Après avoir passé la porte du bar, il s'étira longuement et bruyamment avant de mettre le mains dans ses poches et de se mettre en route vers son hôtel. Il devait attendre le matin pour pouvoir rentrer à Central et aller retrouver Chiara et sa team de chimères. En marchant, il se demanda comment elle allait et si tout se passait bien sans lui. Bwarf, pas le moment de penser aux gonzesses... Il devait se concentrer sur le chemin du retour, essayant tant bien que mal à marcher sur le trottoir pour éviter de se perdre ou bien de se faire écraser. Il avait beaucoup abusé sur l'alcool et cela se voyait tout de suite sur son visage. La chimère finit par s'arrêter au bout de quelques minutes après avoir renversé bon nombre de poubelles sur son passage. Il remarqua qu'en face de lui, il y avait un mur. Se trouvant dans une impasse, il fit un demi-tour rapide et manqua de tomber. Plissant le regard pour voir au bout de la ruelle qu'il venait de traverser, il vit trois types qui l'attendait au bout. En s'approchant pour passer à côté d'eux, Ban sentit soudainement une main agripper son bras pour le stopper dans sa lancée. D'un air un peu surprit, le renard tourna la tête vers celui qui venait de l'attraper et reconnu le type qu'il avait bousculé dans le bar. Celui-ci semblait en pétard et serra son emprise sur la veste en cuir rouge avant de forcer l'argenté à retourner dans la ruelle,

- Hé mon pote... J'ai pas le temps pour aller boire un coup avec toi... Je dois aller pioncer un peu avant de repartir.

Comme réponse, Ban sentit soudainement quelque chose s'écraser violemment sur sa joue et le faire reculer de quelques pas en arrière, avec une vive douleur en prime. Par réflexe, le renard se frotta l'endroit de l'impact et jeta un coup d'oeil aux trois types en grognant. Pourquoi l'un d'entre eux venait de lui foutre une droite ? C'est alors que le chef de la bande fit signe à ses acolytes de retenir l'argenté et de le maintenir. Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire pour en arriver là ? Il ne se souvenait même plus d'avoir bousculer le gros baraqué dans le bar, il y a peine quelques minutes. Se retrouvant emprisonné par les sbires, Ban fronça des sourcils en regardant son agresseur s'approcher doucement et de soudainement lui envoyer plusieurs coups au visage et dans l'estomac. Un passage à tabac, hein ? Il encaissa les premiers coups et sentit son ivresse s'envoler pour laisser place à la douleur. Son visage et ses muscles se crispèrent à chaque coups de poing qu'il subissait. Toussant une première fois, Ban sentit le goût du cuivre dans sa bouche et se mit à cracher du sang. C'était bien joli de se faire frapper, mais la chimère commença à trouver cela barbant et finalement, avec la force de ses bras, il envoya valser les deux hommes qui le retenait pour stopper ensuite le poing de type qui lui faisait face.

- C'est bien beau de me frapper, mais ça ne m'amuse plus...

Un sourire s'afficha sur les lèvres de l'argenté, qui n'attendit pas pour retourner brutalement le bras de son agresseur avec violence et entendre un craquement. Le type se mit hurler de douleur et quand Ban lui lâcha le bras, il se recula et tomba à genou. Le renard devait lui avoir cassé le bras. Il ne mesurait pas sa force et cela lui était bien égal. L'homme aux yeux rouges fixa longuement les trois humains et s'approcha de celui qui venait de le frapper pour l'attraper par le col et le soulever doucement du sol. Maintenant, c'était à lui de s'amuser un peu ! Il envoya valser sa prise contre un mur et enchaîna les coups de poings à son tour. Il pouvait sentir la mâchoire de sa proie bouger à chaque impacts. Au bout d'un moment, son sourire amusé se déforma en un rictus cruel et il continua de frapper alors que les deux autres s'en allaient en hurlant de peur. Ban n'avait pas envie de s'arrêter de frapper. Il ne voulait pas s'arrêter... Une petite voix intérieur lui hurler de continuer jusqu'à ce que le gros balèze tombe raide mort à ses pieds. Riant en continuant de le frapper, Ban ne contrôlait plus ses gestes.    

*Wari, wari (Warui, Warui): Expression japonaise pour s'excuser de manière familière, plutôt grossière. Contraction du mot "Wariina" mais qui s'écrit "Warui na". A ne pas son autre traduction qui signifie "mauvais" comme dans "Kimochi Warui" traduit par "Je me sens mal" #CoursdejapavecBan




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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Mer 17 Aoû - 21:15
Effleurant une allumette du bout de ses doigts, Chaïma embrasa l’huile de sa lanterne. L’insignifiante flamme dansante sur sa tige s’était emparée du luminaire comme un prédateur, se nourrissant de son suc pour devenir encore plus menaçante. Au final, le feu ressemble à une bête. Il n’attend qu’une occasion d’inattention pour se rendre plus grand. Délimité et captif, il se fait petit et docile. Mais à l’instant que sa cage s’effrite, il s’étend, dévore tout sur son passage, sans faire de distinction. Le feu représente aussi l’avidité. A tout absorber, il ne lui reste plus rien, puis il finit par mourir de lui-même. Mais les biens qu’il a acquis retournent à la cendre, et alimentent les futurs générations, les nouvelles pousses. Rien ne se perd, tout se transforme. Nous nous sentons comme bien peu de choses par rapport aux lois intransigeantes de l’univers.

La jeune femme basanée arpentait les chemins d’East City, en tenant fermement son lampion dans son poing. De temps en temps, elle braquait la lumière à un endroit où elle aurait juré avoir perçu des bruits suspects. La nuit intensifiait les peurs, et la militaire fut sujette à quelques sursauts inutiles. Mais oui mais bon, à force de vadrouiller à droite et à gauche, elle dégringolait dans les rues oubliées, là où plus beaucoup de monde circulait. Jusque là, elle n’avait croisé que deux connaissances de travail depuis une bonne heure, eux aussi en patrouille. Chaïma avait frissonné plus tôt car son esprit était encore embrumé par des superstitions, les histoires fantastiques étant monnaie courante chez ses pairs. Et puis, elle n’avait rien à craindre, elle était rodée au combat, et armée.

Elle haussa les épaules en lâchant un petit rire nerveux. C’était plutôt les autres qui craignaient son autorité… Peut-être pas tous, et elle priait pour ne pas tomber sur une forte tête rebelle aujourd’hui. Elle n’aimait pas surveiller la nuit, le manque de visibilité accroissait l’effet d’horreur, et son corps pouvait à tout moment souffrir de la fatigue, ce qui le rendrait moins opérationnel en cas de force majeure. A force, elle avait l’air de toujours se plaindre. Depuis son départ il y a deux ans, elle n’endurait plus la tyrannie des forbans, et goûtait désormais aux joies de vivre une existence confortable et paisible. Physiquement, c’était la grande forme, mais psychologiquement, elle se reposait assurément sur ses lauriers . Sa famille, elle, n’avait pas ce plaisir, elle se devait de ne pas l’oublier. Pour ne pas envisager que ce qui se passait à l’extérieur ne la concernait plus, Chaïma gâtait ses parents tous les mois d’une part de son salaire. Dans la contrée d’Amestris, deux-cent centz suffisent à peine à assumer un loyer. Mais au sein du désert, cela couvre les vivres sur une période de trente jours.

La militaire s’immobilisa. Elle avait cru entendre de l’agitation pas bien loin, à proximité de cet arête de façade. Son ouïe s’affina lorsque des cris et des bruits d’affaissement lui parvinrent aux oreilles. Soudainement, deux hommes terrifiés quittèrent l’angle de mur en fuyant comme des lapins, mais l’un d’eux eut la présence d’esprit de changer de direction pour se jeter aussitôt sur son uniforme.

- Un fou ! Un assaillant ! Là-bas ! Il veut nous tuer ! S’égosilla-t-il en titubant à moitié d’émotion, et en pointant vigoureusement de l’index l’endroit originel de l’effervescence.

- Courrez vous mettre à l’abri, je m’en charge, répondit Chaïma en dégainant son revolver, pour le charger aussi sec.

Cela devenait maintenant sérieux. Elle se précipita en destination de l’agression, glissant presque. Braquant d’emblée son pistolet, le mal était déjà fait. A ses pieds, la victime, le visage décomposé par la violence des coups, et sa carcasse sans vie. Face à ce mort, son tortionnaire, les muscles tressaillant d’excitation, les nerfs à vif, les traits du visage réjouis. A première vue, il s’agissait d’un homme de forte carrure, taillée en « V », les lignes de son galbe anguleuses mais souples. Encore sous l’emprise de l’adrénaline, ses gestes saccadaient comme un jouet cassé. De toute évidence, il semblait avoir remarqué la présence de la jeune femme. Celle-ci, révélée, soutint l’alignement de son canon dans l’axe du meurtrier, les sourcils froncés et concentrés.

- Ne tentez pas de fuir. Au nom de la loi, je vous arrête, commanda-t-elle en inclinant la gâchette, tournez-vous de dos, mains en évidence.

Mais quelque chose clochait dans tout ce cirque. Elle avait le pressentiment que ça n’allait pas être facile, quand elle devina le regard rétif de son adversaire. Il ne se soumit à aucun ultimatum, et pire encore, il se redressa de toute sa masse, pour mieux faire face à l’autorité. Un long silence où chacun d’entre eux défiait la position de l’autre vint rythmer l’affaire. Chaïma prit l’initiative d’avancer de quelques pas.

- Monsieur, vous vous abaissez aux directives, ou alors je serai dans l’obligation de vous y contraindre, prononça-t-elle en détachant chaque syllabe pour se faire bien comprendre, vous serez par la suite poursuivi en justice afin de payer votre crime.


PS : J'ai pris quelques libertés juste pour quelques actions de ton personnage pour faire avancer l'histoire et que tu puisses aborder l'idée que ton personnage se sente agressé. Voila, kissou !
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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Lun 29 Aoû - 20:05








Feat : Chaïma
Ban était accroupit et devant lui gisait le corps sans vie d'un type qui lui avait cherché des noises. Le renard n'avait pas réussit à se contrôler, une fois de plus. La voix sournoise dans sa tête n'arrêtait pas de lui murmurer de lui régler son compte et d'attendre que la lueur dans ses yeux ne s'éteigne doucement suite aux coups portés par l'argenté. Une pulsion meurtrière qui n'avait aucune limite si on ne l'arrêtait pas. Malheureusement, ce soir, personne ne l'avait stoppé à temps. Les yeux de l'homme avaient virés au jaune doré et son visage affichait maintenant un énorme sourire carnassier, capable de glacer le sang même du plus courageux des hommes sur cette terre. Ban se doutait qu'il allait reprendre tôt ou tard le contrôle sur son corps et empêcher sa chimère de continuer le massacre qu'il venait de commencer. Mais avait-il vraiment perdu le contrôle ? Il fut prit d'un doute sur le moment et se dépêcha d'essayer de lever une main en l'air pour en être sûr. Son bras se souleva doucement et l'homme comprit que ce n'était pas la bête qui venait de tuer ce pauvre type, mais bien la partie humaine. Il aurait voulu hurler de rage, mais il n'en fit rien. Il risquerait d'attirer l'attention des passants et même de la police militaire. Une fois encore, le banni d'Aerugo se retrouvait encore complètement paumé dans son propre corps. Si seulement il n'avait pas quitté Central et qu'il était resté aux côtés de Chiara.... Toutefois, il ne pouvait pas supporter le fait de rester enfermer et ne rien faire. Il avait donc décidé d'aller à la rencontre d'un client qu'il lui avait demandé de remplir une certaine mission. Au final, tout s'était passé sans accro, jusqu'à ce que ce type vienne l'emmerder dans la ruelle avec sa bande potes.

Le renard ressentait encore de la haine et l'envie de frapper encore, lui démangeait. Il savait que si cela continuait, il finirait par vraiment perdre le contrôle et dévorer un innocent. Il fallait qu'il se calme et qu'il parte du lieux du crime avant qu'il ne soit trop tard. Malheureusement, il sentit l'odeur d'une femme lui chatouiller les narines et l'instant d'après il fut menacé par une arme. La chimère ne lui faisait pas face et il ferma les yeux, grinçant des crocs, maudissant les humains. Ils étaient décidément trop bêtes... Pourquoi ils choisissaient toujours le mauvais moment pour apparaître ! Lentement, il se redressa et se tourna lentement dans sa direction. Elle avait bien une arme dans la main et Ban ne put s'empêcher de la fixer longuement avant de lever son regard vers la jeune femme. Il faisait nuit, mais la chimère pouvait parfaitement voir les traits de son visage comme en plein jour. Son expression de son visage resta le même. La colère pouvait toujours se voir et il sembla plus irrité en voyant l'arme dans les mains cette femme. Alors qu'elle lui demanda d'un ton autoritaire de se retourner et de mettre les mains en l'air, il n'en fit rien. Le renard resta sans bouger et continua de la dévisager et porter parfois son attention sur le pistolet. Depuis qu'il avait été transformé en chimère, sa vie n'était plus la même. Sans cesse, il s'était fait poursuivre par les militaires d'Aerugo qui voulait le tuer en lui tirant dessus. Toutefois, il avait continué à survivre en tuant sauvagement ses adversaires. Serait-ce encore le cas cette nuit ?

- Vous devriez partir. C'est un conseil. Il risquerait de vous arriver la même chose que ce type... Même peut-être pire que cela.

Elle n'avait pas vraiment l'air d'être méchante, alors il tenta de la mettre en garde avant tout. Toutefois, si elle ne se décidait pas à baisser son arme, il pourrait rien faire pour elle. Il décida de s'approcher petit à petit, toujours en zieutant l'arme qu'elle tenait en main.

- Vous ne devriez pas jouer avec ce genre de chose... C'est dangereux vous savez.

Soudainement, il se stoppa et releva le regard pour l'observer dans les yeux.

- Si ce type est mort, c'est qu'il a bien cherché. C'était une ordure qui ne manquera à personne. Maintenant baissez cette chose avant qu'il ne vous arrive quelque chose... Ne me forcez pas à me répéter non plus.

Le ton de sa voix était sec et son regard glacé. Il pouvait la tuer tout de suite et partir tranquillement de la ville. Mais son instinct d'humain lui hurlait de ne rien lui faire et de simplement fuir. Cependant l'animal en lui continuait de lui chuchoter de sauter à la gorge de la demoiselle et de lui arracher la jugulaire pour se régaler de son sang et de sa chair. L'envie était vraiment irrésistible et il sentait l'odeur de la demoiselle lui chatouiller les narines. Soudainement, il se mit à rire sans aucune raison et les crocs de la chimère furent visible, même dans la nuit. Les ongles au bout de ses doigts s’agrandirent aussi. Lorsque la lueur de la lune l'éclaira, il ne ressemblait plus seulement à un humain... Bien qu'il avait encore son apparence normale, les petits changements en lui pouvait faire la différence entre l'homme et la bête. Il se mit à passer la langue sur ses lèvres et fléchit les genoux comme si l'argenté se préparait à sauter sur sa proie. Il commençait à perdre patience et cela n'était pas bon pour la femme qui lui faisait face.




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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Dim 4 Sep - 23:31
Le jeune homme, sans détacher ses yeux des siens, la mît en garde. Sans tomber dans le jugement hâtif, il avait l’air d’avoir plus d’un assasinat à son actif. Raison supplémentaire pour lui interdire la fuite. Mal à l’aise, elle ne put s’empêcher de penser qu’elle avait ferré un gros poisson, certes, mais beaucoup trop hostile à son goût. Comme n’importe qui présent sur terre, elle craignait pour sa vie. Se désintéressant de son visage, elle toisa plus attentivement la silhouette du garçon. Elle avait déjà constaté son impressionnante musculature, dont elle pourrait retourner sa force contre lui s’il venait à attaquer. Être athlétique c’est bien, mais automatiquement, nos mouvements sont ralentis à cause de l’impulsion gourmande en énergie des muscles. Etant plus lourds, ils demandent forcément plus d’élan pour s’élancer. Ses pensées furent interrompus par la progression soudaine et pas farouche de son opposant, qui émit une remarque à propos de son arme.

- Vous ne devriez pas jouer avec ce genre de chose... C'est dangereux vous savez.

- Je ne crois pas que vous soyez en mesure de m’apprendre mon métier… Répliqua sèchement Chaïma en resserrant plus fermement son emprise sur le revolver.

L’homme s’immobilisa, puis accapara son attention grâce à une nouvelle oeillade.

- Si ce type est mort, c'est qu'il a bien cherché. C'était une ordure qui ne manquera à personne. Maintenant baissez cette chose avant qu'il ne vous arrive quelque chose... Ne me forcez pas à me répéter non plus.

Ressenti comme un coup de minuit annonçant une nuit de danger, sa menace fit frissonner l’ishvale qui eut bien de la peine à réprimer son sang froid. Son flingue lui glissait presque entre les doigts, involontairement. Peut-être pourrait-elle s’en sortir grâce à un peu de philosophie. Elle jugea cette solution un peu désespérée, mais dans les pires situations, c’est parfois la survie qui submerge la logique. Sans abaisser le canon, elle se risqua à raisonner son adversaire.

- Ce n’est pas à vous de décider du droit de vie ou de mort sur les citoyens, essayez de comprendre qu’il existe d’autres solutions… C’est pourquoi nous existons, nous défendons les civils. Si vous avez un problème, nous mettrons tout en oeuvre pour…

Elle s’interrompit, car le jeune homme venait d’éclater d’un rire étouffé, comme s’il tentait de réfréner je ne sais quelle intention. Au fur et à mesure qu’il riait, elle crut halluciner en discernant la survenance de canines épointées, couronnant ses gencives. Il adoptait désormais un comportement et un aspect inquiétant, ses phalanges s’hérissèrent de griffes acérées, il se cambra, ses pupilles s'amincirent sous une forme d'amande, l'ensemble auréolé d'iris jaunies. Articulant ses métacarpes comme un pianiste, ses serres brillèrent à tour de rôle face à l’éclat de la lune. Sur quoi était-elle tombée. Prise au dépourvue, et osons le dire, effrayée, elle recula de quelques pas. Elle redoutait même de s’évanouir d’émotions et de peur. Mais si cela arrivait, elle ne s’en réveillerait pas. Tentant tant bien que mal de garder une certaine assurance, elle s’adressa à la créature, à mi-chemin entre l’homme et la bête. Elle ignorait totalement si cette chimère avait perdu tout sens de lucidité et de rationalité. La terreur dans l’âme, elle essaya de structurer ses phrases.

- Reprenez-vous, vous… Contrôlez votre… Ne cédez pas à l’irréversible… Supplia la demoiselle, qui à force de maintenir son revolver, commençait à souffrir de crampes.

Mais ses adjurations n’aboutirent à rien, puisque la bête se raidit comme un ressort en se pourléchant les lèvres. Cette fois, il n’y avait pas de retour en arrière possible, il allait falloir réagir vite. Mais que entreprendre ? La fuite ? La confrontation ? Appeler à l’aide ? Hurler ? Négocier ? Son cerveau tournait à plein régime et elle se sentait pourtant si démunie alors qu’elle tenait à même entre ses mains, un moyen de défense. Dans la panique, sa crosse se déroba entre ses doigts, qu’elle rattrapa aussitôt maladroitement, ce qui lui fit pousser la gâchette. Bientôt une balle de cuivre troua aussitôt comme un harpon l’une des oreilles de l’ennemi. Ce eut le mérite de provoquer un court silence lourd de mauvais augure.

La chimère releva son menton, l’expression plus meurtrière que jamais, tandis qu’une perle de sang s’écoulait depuis son lobe jusqu’à sa tempe. Chaïma jeta un coup d’oeil à son pistolet, avant de redéfinir son regard vers la bête, officiellement épouvantée. Sans attendre la contre-attaque, la militaire prit ses jambes à son cou en s’écriant. Question de vie ou de mort, elle devait absolument trouver de l’aide et se réfugier quelque part. Bondissant au dessus d’obstacles tels que des planches de vieux bois ou des poubelles, elle espérait le ralentir. Mais c’était sans oublier que lui, contrairement à elle, s’était affranchi de sa condition humaine. La chimère outrepassa avec une indubitable aisance chaque barricades et la rattrapait aussitôt. De peu, un coup de griffe lui effleura la hanche sans la blesser en emportant quelques lamelles de tissu formel. Le savoir aussi près la fit redoubler d’efforts pour le distancer. Elle s’époumonait tant et si bien que bientôt, en ralentissant la cadence, elle constata l’absence de poursuivant dans son dos. Rabrouant quelques mèches de cheveux vers l’arrière de sa nuque, elle en profita pour retrouver son souffle, en s’appuyant sur ses genoux. Dieu merci, elle s’en était écartée. Mais du coup, où était-t-i…

Elle n’eut le temps de terminer son interrogation qu’une ombre se ramassa de tout son poids sur elle, l’invitant à quelques roulés-boulés le long des pavés. Quand sa tête percuta le sol, elle rouvrit les yeux, sonnée. Les bras maintenus contre la pierre, l’homme qu’elle s’était réjoui d’avoir semé, lui faisait à présent face, tous crocs dehors. Cette fois-ci, c’était la fin. Il n’y avait personne aux alentours, les bars étaient fermés et seul un lampion extérieure illuminait tristement d’une lumière orangée l’endroit exact où Chaïma allait prochainement se fait arracher la jugulaire. Des larmes lui montèrent aux yeux. La gorge sèche, et la mâchoire serrée, elle n’avait plus qu’à attendre sur les quelques secondes restantes qu’il mette fin à ses jours, d’une manière très douloureuse…
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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Lun 5 Sep - 22:12








Feat : Chaïma
Les humains étaient des êtres stupides,,, Du moins c'était l'avis du renard et non pas de l'humain. Les voir mourir sous ses griffes était la seule chose qui procurait du plaisir à notre animal. Il était tellement rare que la bête puisse montrer le bout de son museau dans le monde des humains. Depuis qu'il avait fusionné avec Ban, il ne cessait de maudire le scientifique qui avait eu la brillante idée de créer cet être moitié humain et moitié renard. Sa vie n'était qu'un enfer, doublé d'un ennuis mortel. La bête qui sommeillait en l'homme aux cheveux argenté passait le plus clair de son temps à observer ce qu'il se passait à travers les yeux de son véhicule. Si seulement il avait le contrôle à certains moments, sa vie ne serait certainement pas aussi ennuyante.

Cette nuit, il pourrait certainement profiter de la faiblesse de son côté humain pour faire son apparition et ainsi prendre les rênes de l'argenté. Il n'en fallait jamais beaucoup pour que ce dernier ne craque en utilisant la violence. L'esprit si torturé du banni d'Aerugo était une de ces seules faiblesse. Lorsqu'il allait trop loin dans ses actes, il oubliait totalement que le renard, qui sommeillait en lui, n'attendait que le bon moment pour prendre le pouvoir et ainsi continuer à massacrer des innocents, sans se soucier de Ban qui hurlait intérieurement de stopper les effusions de sang. Encore un peu de patience mon petit. Bientôt viendra l'heure de la sortie nocturne.

L'argenté se trouvait en face d'une femme. Elle pointait son pistolet sur lui et lui demanda de se tourner en mettant bien les mains en évidence. Ban n'en fit rien. La colère qu'il ressentait ne lui permettait plus d'être raisonnable ou bien docile. Ce soir, il avait envie de continuer de frapper tout ce qu'il lui tombait dans sous la main pour assouvir ses envies. Cette violence qu'il exprimait très certainement multipliée par la vile créature qui vivait en lui. L'homme vêtu de cuir se persuadait sans cesse que ces dérapages étaient l’œuvre du monstre, qui le poussait à sa limite et tentait de le faire craquer pour prendre le contrôle de son corps. Mais est-ce que cela était vraiment le cas ? Et si les actions et les paroles du renard n'étaient qu'une sorte de délire psychotique du mercenaire ? Allez savoir... Pour le moment, il se tenait devant la jeune femme et il ne pensait qu'à une chose : la faire taire pour être tranquille une bonne fois pour toute. Cette dernière essaya de lui faire la morale et de le raisonner. Paroles qui tombèrent dans l'oreille d'un sourd, l'homme vêtu de rouge et de cuir se mit à rire comme un psychopathe et ne cessait de la dévisageait, regardant avec intérêt le cou de la demoiselle. Cela serait tellement si beau de voir cette gorge cracher du sang jusqu'à se vider entièrement et que la femme tombe raide morte. Il aurait enfin la paix et il pourrait s'amuser à déchiqueter son cadavre pour faire un exemple pour le reste de la ville.  NON !

C'est alors que l'argenté aux yeux rouges se raidit pendant un instant. Ses griffes et ses crocs étaient de sorties et les iris de ses yeux sanglants passèrent au jaune brillant. Il perdait finalement le combat contre son monstre intérieur et la pauvre femme allait subir sa haine contre l'humanité. Mais un événement inattendu se produisit alors que le renard s'avançait doucement vers sa nouvelle proie. Prise de panique, l'humaine venait de tirer un coup de feu qui transperça l'oreille droite de la chimère. Terrible erreur de sa part... Si elle ne devait pas faire quelque chose, s'était bien tirer sur lui. A ce moment-là des images du passé resurgir et l'argenté changea radicalement. Son sourire se dissipa pour laisser place à une expression remplit de haine et presque inhumaine. La jeune militaire, enfin d'après ses vêtements, se mit à s'enfuir alors que son attaquant resta longuement sans bouger et l'observa longuement s'éloigner afin de sauver sa vie.

- Cours... Cours petite humaine... Cela ne changera pas le fait que je vais te réduire en morceau et te dévorer entièrement...

Il leva la main pour venir toucher du bout des doigts son oreille ensanglanté et se lécha ensuite la main pour goûter à son propre sang. La chasse est ouverte ! Son regard se fronça encore et c'est alors que d'autres métamorphoses se produisirent. Les griffes au bout des doigts de Ban s'agrandir, les canines s'allongèrent et elles étaient largement plus visibles qu'avant. La chevelure d'argent se densifia et poussa le long de son échine pour le recouvrir le dos puis le torse. D'un geste, la bête arracha sa veste qui le dérangeait et sentit ses muscles devenir plus imposants qu'à leurs habitudes. Les iris de ses yeux se rétractèrent bien plus eux aussi. Ban était devenu méconnaissable... Même plus l'apparence d'un humain. Il aurait pu ressembler à un vrai renard si ses mains, ses oreilles et son visage avaient continuer de se métamorphoser, mais la transformation qu'il venait de subir n'était pas quelque chose de contrôlé, loin de là. La bête se mit soudainement à renifler et se lécha les lèvres. En plusieurs bonds, il se retrouva en hauteur, sur les toits d'East City et fonça rapidement vers un endroit pas très loin pour finalement sauter dans le vide. L'instant d'après, Ban Silverleigh se retrouva au dessus de sa proie qu'il venait de plaquer au sol.

- Tu ne pensais pas partir sans me dire au revoir, j'espère.

Voilà ce qu'il lâcha d'une voix déformée par la haine et l'animal qui venait de prendre entièrement le contrôle de son corps. Sa main griffue empoigna le cou de sa victime et il serra lentement ses doigts pour planter doucement ses griffes dans la chair fraîche de la demoiselle. Un énorme sourire se dessina sur les lèvres de l'argenté qui se mit à plisser le regard, tout en venant renifler vers le cou de cette pauvre femme et passer sa langue pour laper un peu de sang qui s'écoulait de ces petites plaies.

- Tu as bon goût. Moi qui pensais que je serais obligé de dévorer un pauvre enfoiré et complètement bourré cette nuit. Tu tombe à point ~ J'ai toujours détesté les humains et surtout celui avec qui je partage ce corps... J'aimerais tellement voir sa tête, lui qui lutte contre moi depuis des années.

Il recula un peu son visage et soudainement, il se releva, toujours en tenant sa victime par le cou. Il la souleva du sol et la plaqua brutalement, l'instant d'après contre un mur à côté de lui, sans jamais cessé d'afficher son sourire malsain.

- Qu'est-ce que je vais bien pouvoir te faire subir avant de te dévorer ? Essaye un peu de te débattre, ça pourrait m'aider attiser ma faim. Ce n'est pas tous les jours que je peux m'amuser un peu avec ma nourriture ~




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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Jeu 8 Sep - 21:49
Son corps ne lui obéissait plus, bien trop tétanisé par la peur. Ses pensées défilaient à vitesse grand V, mais sans qu’elle  ne puisse les distinguer ou les assimiler. Des sueurs froides lui démangeaient chaque parcelle d’épiderme, des spasmes incontrôlables lui dévoraient les bras, sa mâchoire grinçait. Dans un tel degré de trouille, s’imprimait en lettres d’or le mot « fuir » au centre de son cerveau. Mais elle ne parvenait pas à réfléchir correctement pour agir. Le loup articula ses griffes en les rétractant puis en les sortant, avant de les fondre sans hésitation sur la peau nue du cou de l’ishvale. Elles s’enracinèrent sous la chair, de la même manière qu’une mâchoire, coupant du même coup le souffle de la jeune femme. La douleur fut vive et lancinante, c’était un corps étranger que l’on mourrait d’envie de chasser. Chaïma serra les dents pour supporter la souffrance, mais la chimère n’allait pas se satisfaire de ça. Etirant sa langue, elle lui lécha les plaies imbibées de sang naissant. Plus les secondes passaient, plus elle avait du mal à respirer.

- Tu as bon goût. Moi qui pensais que je serais obligé de dévorer un pauvre enfoiré et complètement bourré cette nuit. Tu tombe à point ~ J'ai toujours détesté les humains et surtout celui avec qui je partage ce corps... J'aimerais tellement voir sa tête, lui qui lutte contre moi depuis des années.


La militaire se força à entrouvrir les yeux, cherchant une explication dans le regard de l’homme. Elle ne comprenait pas, ce cannibale était-il schizophrène ou quoi ? Un dédoublement de personnalité ? Mais ça n’expliquait en rien cette métamorphose ! Elle se sentit soudainement soulevée, ses mains s’agrippant au bras qui l’asphyxiait. Ses jambes se débattaient, elle manquait d’oxygène. La bête, elle, s’amusait de sa condition, un sourire permanent au visage. Et il se targuait de littéralement l’avaler toute crue. Elle allait agoniser comme jamais. Sauf s’il comptait lui broyer cervicales avant, auquel cas elle ne subirait pas de pleine conscience son démembrement. L’officier se mit à larmoyer sourdement. C’était comme choisir entre la peste et le choléra.

- Qu’est-ce que je vais bien pouvoir te faire subir avant de te dévorer ? Essaye un peu de te débattre, ça pourrait m'aider attiser ma faim. Ce n'est pas tous les jours que je peux m'amuser un peu avec ma nourriture ~

Si elle faiblissait dès maintenant, c’était fini, terminé. Mais une brèche s’offrait à elle. Il ne voulait pas la tuer tout de suite, ce qui lui laissait une chance de se défendre. Mais vite, car elle suffoquait. Elle dissimula son bras droit dans son dos, pour y saisir son précieux coutelas. Son manche se faufila entre ses doigts, et sa poigne se rabattit par-dessus. Si elle pouvait seulement l’aveugler, cela pourrait l’handicaper. Même doté de ses autres sens surdéveloppés, il lui faudrait un temps d’adaptation durant lequel elle prendrait ses jambes à son cou.

Profitant d’une erreur d’inattention, elle élança son poignet à hauteur de tête du loup, puis fendit l’air avec la lame qui se logea dans sa clavicule. Craignant de bien trop vite perdre sa position de force, la militaire ne perdit pas une minute et l’esquinta une seconde fois, au même endroit. Mais ses tentatives restèrent infructueuses, car l’homme resserra sa prise sur sa nuque en grognant de douleur. La bête en lui, consumé par la rage et débordante de volonté, se moquait bien de ses propres meurtrissures, le désir de tuer était bien plus fort.

Chaïma ressentit une profonde nausée, et le tournis. Les quelques gouttes sanguines qui avaient tâchées son col d’uniforme se muèrent en minces filets de sang, mais au débit véloce. Elle comprit qu’elle s’évidait peu à peu. Mais elle devenait bien trop fatiguée pour se battre. Son couteau n’intimidait en rien son ennemi. Et elle n’arrivait plus du tout à respirer. De petites tâches noires papillonnaient devant sa vision, elle avait beau cligner des yeux, elles s’éparpillaient toujours plus.

La jeune femme s’acharnait en vain d’ouvrir la bouche dans l’espoir de crier, ou même d’inspirer. Ce fut juste un hoquet étranglé qui s’extériorisa, avant que ses bras ne suivent la ligne droite de son corps. Tel un pendu, et comme une dernière preuve de sa conscience encore éveillée, ses paupières subsistèrent entrouvertes, tandis que ses pupilles se mouvaient dans le vague.

Mais soudainement, sa tête martela contre quelque chose de dur et poignant. Toute sa masse était à présent allongée sur le sol. Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Elle ne comprenait rien, mais au moins, l’air s’engouffrait à nouveau dans ses narines, et cela lui fit un bien fou. Elle avait retrouvé l’oxygène, mais c’était trop tard pour s’en remettre. Elle sentit son cerveau faiblir, elle allait tomber dans les pommes, qu’elle le veuille ou non. Mais elle résista, le temps de discerner la séquence qui se tramait. L’esprit embué, elle devina la silhouette du loup se débattant avec son for intérieur. Jambes arquées, il maugréait, la figure cachée entre ses pattes. Il luttait contre lui-même. La militaire aurait voulu réagir, se relever, sécuriser les alentours, mais au lieu de cela, son crâne repiqua vers l’arrière, yeux clos et lèvres semi-ouvertes, pour succomber au coma.
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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Jeu 29 Sep - 17:52








Feat : Chaïma
Faible. L'humanité était faible. Il suffisait d'une petite pression pour que le monde s'écoule. L'argenté venait de tuer un homme sans la moindre hésitation, et ce n'était que le début. A présent, il y a avait une autre humaine qui le dérangeait pendant son petit plaisir de meurtrier. Ban avait passé un stade supérieur de sa transformation. Il était plutôt rare qu'il ne garde pas grand chose de sa forme humaine, mais là, il n'avait rien pu contrôler. La « bête » s'était élancée à la poursuite de sa nouvelle proie, trépignant d'impatience de pouvoir lui arracher quelques organes au passage. Il voulait la voir morte. Rien ne lui faisait plus plaisir de tuer une humaine qui avait osé lui tirer dessus. Peu de temps après, il avait réussi à retrouver la jeune femme et s'était jeté sur elle pour la plaquer au sol et l'immobiliser totalement. Elle tentait de se débattre, mais avec la force surhumaine dont il faisait preuve, sa prochaine victime ne pouvait pas faire grand chose. Dans quelques minutes tout serait fini pour elle.

Les griffes de la chimère, à la voix désincarnée, se plantèrent doucement dans la peau de la jeune militaire. Son sang s'échappait doucement des petites plaies pour s'écouler doucement le long de sa nuque. Le renard pouvait sentir l'odeur cuivrée qui parvenait à ses narines. Doux parfum exquis qui le rendait de plus en plus fou et impatient. La sentir se débattre sous lui, ne faisait qu'attiser sa faim, son envie de chair fraîche. Alors que la créature mi-humaine, mi-monstre ouvrit la gueule pour commencer à déguster sa proie, il sentit une douleur vive au niveau de son épaule gauche. Pendant un instant, Ban s'était imaginé qu'un coup de feu venait de le traverser. Ses pupilles se contractèrent pour ne former que deux simples traits noirs au centre de ses iris jaunâtres. Un vent de panique s'empara de la chimère, non pas à cause de cette douleur lancinante, mais à cause de la peur et de la colère qu'il ressentait. Le renard resserra son emprise autour du cou de la jeune femme, prêt à en finir pour se venger.

Alors qu'il s’apprêtait à lui briser les os, des images venant du passé resurgir. Une foule de personnes armées, courant à la poursuite d'un petit garçon aux cheveux argenté, complètement terrorisé. Des coups de feu retentir et engouffraient en quelques secondes dans un mur à côté de la tête du pauvre garçon. Aerugo... Plus jamais il n'y retournerait... Plus jamais. Une voix intérieure se fit entendre dans la tête du renard, lui ordonnant de s'arrêter et de laisser vivre cette jeune femme. Bordel... Voilà que l'autre faisait son retour comme un chevalier servant venant secourir une demoiselle en détresse. Toutefois, le côté humain était prêt à reprendre le contrôle pour éviter un autre massacre. Cela faisait trop longtemps que la bête avait le dessus sur lui pour ce soir. Finalement, il arriva à faire lâcher prise l'animal et le fit reculer. Un combat intérieur qui lui demandait beaucoup d'effort, mais si c'était pour sauver une vie, il était prêt à tout.

La chimère se mit à hurler, se tordre dans tous les sens, planquant ses mains contre son visage. Au fur et à mesure que les secondes passaient, l'apparence monstrueuse du renard se changea pour redevenir humaine. Heureusement que ces changements ne lui procuraient aucune douleur, sinon il aurait aussi perdu connaissance. Le souffle court, Ban tomba à genou et manqua de s'étaler sur le sol. En se rattrapant à l'aide de ses mains, il leva lentement la tête pour regarder en direction de la jeune femme de la police militaire de l'Est et soupira longuement. Il pouvait entendre de là où il était, que son cœur battait encore, bien qu'un peu faiblement. Avec les hurlements que l'argenté venait de pousser, il était plus que temps de partir d'ici. Dans peu de temps, les habitants viendraient vérifier la cause de ses bruits désincarnés et finiront par les retrouver. Sans perdre de temps, il se remit debout et avança vers la jeune femme pour la porter dans ses bras. Aie... Son épaule lui faisait mal... Une vraie tigresse. Le plus important, c'était qu'elle soit en vie.

Rapidement, Ban emprunta les ruelles les plus sombres et les moins fréquentés du coin pour arriver à son hôtel. Enfin arrivé, il passa par une porte arrière encore ouverte et se faufila dans les étages avec la demoiselle dans les bras, évitant de croiser des humains. Il ne fallait pas qu'on le surprenne avec une femme avec le cou ensanglanté, cela lui attirait d'autres ennuis. Finalement arrivé à sa chambre, il entra et s'empressa de déposer le corps de la militaire sur le lit. L'argenté aux yeux pourpres émis un lourd grognement à cause de son épaule qui le lançait, mais pour le moment, il devait arrêter le sang qui continuait de s'échapper du cou de la victime du renard. Bordel... Les humains rapportaient vraiment trop de problèmes. Allant chercher du tissu et une bouteille d'alcool, qu'il avait laissé sur la table basse avant de partir, il s'affaira à nettoyer les plaies et de bander entièrement le cou. Après de longues minutes à jouer au docteur, Ban s'écroula sur le canapé en compagnie de la bouteille et la déboucha de nouveau pour boire d'une traite le contenu. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir en faire de cette humaine, maintenant ? Elle allait certainement se réveiller. Devait-il l'attacher et la bâillonner pour éviter toute mauvaise surprise ? Arf... Non, il n'en avait pas la force. Ses yeux se fermèrent petit à petit et il sombra à son tour dans le pays des songes. Dire qu'il était juste partit boire un verre au départ... Ça lui apprendra.




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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Dim 9 Oct - 21:57
Tout était noir. Etait-elle morte ? De toute évidence, non, sinon, elle ne parviendrait même pas à penser. Où peut-être bien que son diagnostic vital était engagé. Après tout, elle n’avait aucune idée de l’état de son corps actuellement. Il était plausiblement en morceaux et elle vivait alors ses derniers instants. Alors elle patienta. Jusqu’à ce que son esprit décide finalement de s’éveiller de lui-même, et d’enfin entrouvrir les paupières. Sa respiration se réanima, Chaïma discerna les palpitations de son coeur, alimenté par la livraison d’oxygène. Bon, elle était vivante. Ses iris coulissèrent de droite à gauche puis de haut en bas. Sa vue était un peu floue. Elle porta ses bras à son niveau, dont elle articula les mains. Elle plia un genou, ce qui lui confirma que la globalité de ses membres étaient présents, donc pas écartelée ni dévorée. Elle fut rassurée. Mais une douleur plutôt pointue lui asticota la nuque. Ses doigts se glissèrent près de son oreille, et abordèrent le contact de ce qui s’apparentait à du tissu rêche. Sa peau était-elle si rugueuse ? Non, on aurait dit du pansement. Maintenant elle s’en rappelait. L’homme-bête. L’attaque. Sa légitime défense. Ses coups désespérés de poignard et les griffes fichées dans sa chair. Puis la perte de conscience. Elle se hissa sur ses coudes, en ayant un vague vertige. On l’avait donc soigné. Elle soupira de soulagement. Une bonne personne, prévenante et douée de connaissances médicinales, lui avait prodigué les premiers soins, c’était une chance. Le garrot restait douloureux, mais au moins, c’était en phase de cicatrisation.

L’officier jeta un coup d’oeil sur l’ensemble de la pièce. Il s’agissait d’une chambre bien simple, et pas bien grande. Mais elle pouvait se vanter d’avoir du charme, avec ses façades de bois vieilli, auxquels étaient ancrés des bougeoirs à pétrole, au style baroque. D’ailleurs, il n’y avait que ces chandeliers pour illuminer le lieu. C’était suffisant pour donner un ravissant aspect chaleureux, presque spirituel. On se serait cru dans un étroit déambulatoire pour se recueillir. On discernait assez peu le mobilier, pour certains, ce serait une incommodité, mais Chaïma trouva cela reposant. Enjambant les draps, elle prit la position assise en s’aidant de ses bras. Elle s’étonna brièvement de son col ouvert jusqu’au prémisse de sa poitrine, puis se rappela avoir été pansée. Son bienfaiteur (ou bienfaitrice) n’aurait pas pu convenablement la traiter si son collet lui avait serré la gorge. Elle s’attela à la tâche de reboutonner une ou deux attaches. Elle soupira, clignant lentement des yeux, passant une main le long de son front en tirant sa frange en arrière.

Jusqu’à qu’elle l’aperçoive. Son geste s’interrompit aussitôt, comme paralysée. Ses yeux s’écarquillèrent. Face à elle, un homme à la crinière d’argent se tenait là, avachi sur un vieux divan. Elle reconnut celui qui l’avait attaqué auparavant. Mais il ne bougeait pas. Dans l’obscurité, elle ne parvenait pas à distinguer correctement, mais il semblait assoupi. Depuis son emplacement, elle l’entendait respirer. Profondément. Mais d’une manière étrange. C’était saccadé, irrégulier. Elle se souvint l’avoir atteint à l’épaule. En souffrait-il ? Silencieusement, telle un taïpan des sables, elle se glissa hors du lit. Puis, s’approcha de son agresseur, inhibant le moindre bruit possible. Elle le toisa du regard. Il était bel et bien blessé, blanc comme un linge. Il saignait depuis son muscle pectoral, quelques gouttelettes coulant à chacune de ses inspirations.

L’ishvale extirpa son coutelas souillé de sang sec de son fourreau, tout en continuant de surveiller la chimère. Il était dangereux. Mais elle ne connaissait rien de cet individu. Elle avait envie de l’achever, elle avait bien trop peur de lui. Si elle lui piquait le couteau dans le crâne, il n’aurait pas le temps de s’en apercevoir. Elle avait entendu dire que le cerveau, dépourvu de nerfs, ne ressentait pas la douleur. Mais elle ne le connaissait pas, que savait-elle de son histoire ? Bon hormis le fait qu’il ait essayé de l’assassiner… Mais preuve en est qu’elle était vivante à cet instant. Et soignée. Probablement par cette même personne. Tandis que lui se vidait de son être, toujours plus à chaque seconde. Il aurait pu la laisser moribonde sur le pavé, et s’occuper de sa santé. Elle avait une dette. La militaire rengaina son arme blanche, et fit un tour du propriétaire. Sur une table, étaient disposés les ustensiles qui avait servi au jeune homme pour la rétablir. Elle constata la bouteille d’alcool. Si elle lui en appliquait pure, la brûlure le réveillerait immédiatement. Sauf si elle atténuait l’effet grâce à une illusion. Par chance, il y avait un petit réchaud et un lavabo dans cette chambre. Ainsi que quelques chiffons et une casserole en cuivre.

Discrètement, elle se saisit du manche de la batterie, dont elle remplit le fond d’eau. Une fois bouillie, elle trempa l’un des torchons dedans, pour l’imbiber de chaleur et d’eau désinfectée. Empruntant la bouteille d’alcool, elle en imprégna le tissu. Une fois tout le processus pratiqué, elle rejoignit à nouveau le blessé. Elle tremblait un peu, elle redoutait de le réveiller. S’accroupissant près de lui, elle tamponna son propre poignet, pour mesurer la température. Quand elle ne la jugea pas trop brûlante, elle l’approcha délicatement de l’entaille sanguinolente. La chimère respira soudainement fort, exhalant un râle mauvais. Chaïma crut se pétrifier sur place. Cependant, il demeura endormi. Mais le contact avec la tiédeur suivi du picotement de la gnôle lui crispaient les muscles. Il fallait le rassurer, depuis son subconscient. Elle se pencha près de son visage, entrouvrant les lèvres pour lui transmettre quelques réconforts, en poursuivant l’appui du cataplasme.


- Là… Tout va bien… murmura-t-elle de sa voix la plus maternelle, tout est normal, je m’occupe de vous… Respirez…

Au fur et à mesure qu’elle parlait, elle décela un préambule de relaxation. Même si ses mots devaient résonner comme des sons flous dans les songes de l’homme, on avait souvent vanté les mérites de son timbre. Elle n’était peut-être pas la meilleure des forces de l’ordre, mais le chant de ses paroles pouvait suffire à apaiser les esprits les plus agités. Bientôt, le chiffon se colora de rouge tandis que l’estafilade, elle, s’immaculait. Elle l’essora dans la casserole, et recommença la toilette, sans oublier de s’annoncer à chaque fois qu’elle abordait la surface de sa peau. Sous peu, elle pourrait lui enlacer le torse de pansage, même si pour l’instant, elle ignorait encore comment effectuer la démarche si elle ne souhaitait pas un réveil musclé…
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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

MessageSujet: Re: Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma] Lun 7 Nov - 20:19








Feat : Chaïma
La douleur de sa blessure ne laissait plus le choix. Ban devait se reposer.. Il avait réussit tant bien que mal à se laisser tomber dans le canapé de la chambre. La fatigue le gagna rapidement et il s'endormit, sans même se préoccuper de la douleur à son épaule. Tout était noir, tout était calme pendant un long moment. Le renard ne rêvait pas, il tombait dans les ténèbres, il se faisait engloutir dans le néant de son subconscient.Au bout d'un long moment, il se retrouva debout au bout milieu d'une rue. Devant lui se dressait un bâtiment de quelques étages. Plissant le regard, l'homme à la chevelure argentée se mit à grogner. Cet endroit... Comment ne pas l'oublier... Ban continua de fixer longuement le bâtiment. Aerugo, hein ? Pourquoi rêver de ce moment bien précis de sa vie ? Soudainement, le renard peut sentir l'atmosphère se réchauffer. Des flammes apparaissent peu à peu pour engouffrer l'intégralité du bâtiment. De nulle part, des gens s'ameutent devant les flammes et une femme tombe à genoux en montrant une fenêtre. Ni une ni deux, l'argenté se mit à courir vers le bâtiment et rentre à l'intérieur, traversant un mur de flammes et se retrouve soudainement dans une ruelle. Dans ses bras, il tenait une enfant. Elle semblait faible, mais vivante. Elle ne devait avoir que dix ans, peut-être un peu plus. Elle toussait beaucoup, certainement à cause de la fumée. Cet enfant, Ban la reconnaissait. Il y a bien des années, il avait tenté de la sauver d'un immeuble en flamme.

Malheureusement, pas le temps de se replonger dans ses souvenirs. La chimère se doutait que quelque chose allait venir les déranger, comme à l'époque. Au bout de quelques secondes, l'homme tourna lentement la tête vers un groupe d'individus qui venait de débarquer, armés jusqu'aux dents. Le banni d'Aerugo grogna et fit demi-tour pour commencer à fuir avec la petite fille dans les bras. Toutefois, lorsqu'il se retourne, un autre homme lui fait face, tenant un pistolet au bout de sa main vise le renard. Un coup de feu retentit et l'argenté ferme les yeux. Au fond de lui, il souhaitait tellement que la seule personne qui soit touché par la balle, ne soit pas la gamine. En rouvrant les yeux, il se retrouva à genoux, les larmes aux yeux. Autour de lui, les cadavres des soldats jonchaient le sol, unis presque dans une immense mare de sang. La pluie commençait à tomber lentement, cachant les larmes sur les joues de l'homme qui tenait dans ses bras, le corps de la petite fille, percée d'une balle en plein cœur. Il levant les yeux au ciel et lâcha un hurlement de désespoir, tout en serrant le corps sans vie dans ses bras.

En baissant de nouveau la tête, il remarqua la disparition de la petite fille et des soldats. Il se retrouva dans une autre ruelle, bien plus sombre que la précédente. Une odeur de cuivre lui chatouilla les narines et l'argenté grimaça soudainement. Il connaissait parfaitement cette odeur... Il la côtoyait tellement depuis ces dernières années. Il se remit lentement debout et passa une main sur son visage pour essuyer les larmes. En passant le revers d'une de ces mains sur sa joue, il remarqua la couleur rouge vif sur sa peau. Choqué par cette substance présente sur ses mains, il secoua vivement la tête. Oh bordel... Pas ça ! Il sentait en lui la colère de l'animal grandir. D'un seul coup, il entend un bruit derrière lui. Il fit volte-face et se dressa soudainement à quelques mètres, une jeune femme aux cheveux orangés. La belle demoiselle aux yeux émeraudes, s'avança vers lui avec un large sourire sur les lèvres. Ban fut tellement soulagé sur le moment, qu'il se laissa aller, oubliant ce qu'il venait de vivre et lui adressa un sourire. Princesse s'arrêta à quelques centimètres de lui et tendit les mains pour attraper celles de l'autre chimère. Le regard du renard s'adoucit, sentant la colère, la tristesse et toutes les émotions négatives partirent en un instant. Apaisé, rassuré par la présence de la jeune femme, il était très loin de se douter qu'elle finirait brusquement par lui transpercer la poitrine, visant le cœur de l'argenté. L'incompréhension le gagna, il ne comprenait pas pourquoi elle faisait cela... De ses yeux écarquillés par la peur, la douleur et la peine, il la dévisagea une dernière fois avant de sombrer dans le noir complet. « Tu ne peux pas être sauvé, mais tu le sais déjà, n'est-ce pas? »

En ouvrant les yeux, il se redressa subitement et attrapa le bras d'une personne à ses côtés. Où est-ce qu'il était ? Son regard paniqué parcourut la pièce et il reconnut la chambre de l'hôtel. L'argenté sentit une douleur à son épaule et grimaça. Ah bordel... Il venait de se souvenir de sa fameuse nuit dans les rues avec la femme policière... Du coin de l'oeil, il fixe la personne à côté et fut agréablement surprit de voir la demoiselle qui avait pratiquement été le dîner de la chimère. Heureusement, elle était en vie. Grognant à cause de la douleur, il jeta un coup d'oeil et remarqua la casserole et les autres choses éparpillées, qui avaient servis à le soigner.

- T'es encore là ? T'es barge de rester à côté du type qui a voulu te tuer...

Il lâcha le bras de la militaire et se redressa un peu plus, essayant de s'asseoir correctement. Pas facile avec son épaule. Elle avait l'air d'aller plutôt bien... Tant mieux. Il aurait regretté si cette femme était morte à cause de lui. Tendant une main tremblotante vers sa blessure, il se ravisa et dirigea ses doigts vers le cou de la demoiselle pour vérifier si tout allait bien.

-  T'as de la chance... Un peu plus et ta gorge aurait été écrasée. La prochaine fois que tu croise un type comme moi... Tire. T'enfuir n'arrangera rien du tout. SAUF si t'as envie de crever dans un caniveau comme une petite malheureuse. Tu fais quoi encore ici ? Ne me dis pas que t'as pitié pour un mo.. Homme comme moi, hein ?

Peu importe... Il fallait qu'elle s'en aille maintenant. Personne ne pouvait prédire le retour de l'autre duduche en lui. Il finit par se lever et lui rattraper le bras et la traîna tant bien que mal vers la porte, sans même se soucier de l'avis de la jeune femme.

- Bon maintenant que t'es sur pied... tu peux te casser. J'ai déjà assez de soucis pour la nuit et toi aussi. Content de ne pas t'avoir tuer, bonne journée !  




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Le renard rode toujours là où on s'y attend le moins [PV Chaïma]

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