RSS 
 
   RSS 
  

Forum ouvert le 25/02/2014
Jetez un coup d'oeil à notre Organigramme.
Beaucoup du prédéfinis du manga sont disponibles !
Prenez le temps de zieuter nos prédéfinis des membres !

D'après les rumeurs,
Le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G,
tondant la pelouse avec un tablier rose.

Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"

Des gens cherchent des RPs ! N'hésitez pas à venir zieuter ici

Votez pour le forum toutes les deux heures ! Il y aura des nouvelles têtes et des nouvelles aventures !
Un post pour 250 cenz ! ~

Nous recherchons des méchants pour mettre la pagaille en Amestris ! Les infiltrés recrutent toujours !
Recevez en cadeau un bain de pied en porcelaine d'une valeur de xxxx cenz.

Escanor est officiellement plus accro à la bibine que Ban !
A l'occasion de pâques, notre chimère commence à voir des bibines partout dans toutes les images du forum !
Pendant ce temps... Dominic, Elena et Princesse se font la guerre pour les trouver.
Finir dans un love hôtel avec Banou, ça motive !

Aller à la page : Précédent  1, 2
Angelica / Anjuu / Chiara
Messages : 490
Humeur : Lunatique
Princesse de Xenos
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyVen 10 Juin - 7:28


Je me sentais partir pour de bon, du moins mes paupières finirent par se fermer d’elles-mêmes, lorsque je sentie l’étreinte chaleureuse se poser autour de moi et me récupérer avant que ma tête n’atteignent le sol. Si mon corps avait décidé de me lâcher, ma conscience demeurait maitresse de ce dernier encore un moment, et je pus entendre les propos du renard contre mon oreille. Intérieurement, je fus à la fois surprise et heureuse d’entendre cela, il voulait me garder éveillée, craignant que je ne disparaisse à mon tour. Cependant, je perdais toujours mon sang, et peu à peu, mes autres sens se brouillèrent à leur tour. Si ma vue avait soudain décidé de faire grève, mon ouïe fit bientôt de même, me laissant seulement avec l’odeur de Ban comme réconfort, et son contact sur ma peau. Mais là encore, cela finit par disparaitre, ne laissant que le parfum du renard, qui finit lui aussi par s’éteindre sous la brise de ce début d’automne. Je me sentais partir dans les limbes de ce corps qui était le notre, et le noir brumeux vint m’entourer définitivement, me privant du contrôle du corps et me laissant face aux deux autres hôtes de ce dernier.

Je me retrouvais à présent dans le noir, mon corps dépourvu de vêtement et seule ma chevelure me recouvrant comme un voile, face à la plus jeune de nous trois, elle-même couverte de sa chevelure, et l’adolescente était dans un coin des limbes, assises en tailleurs et jouant avec ses griffes. Nous étions trois esprits dans un corps, trois à cohabiter. Mais la douleur était quelque chose qui avait tendance à nous expulser au naturel du contrôle, sauf lorsque c’était la plus jeune qui maitrisait le corps à ce moment là. Pour autant, une fois que nous étions réunis, la douleur qui nous avait submergés se divisait en trois, et celle-ci devenait alors parfaitement tolérable, ce qui augmentait nos chances de guérison rapide. Cependant, j’ignorais ce qu’il se passait à présent, que faisait le renard ? Avait-il fuit avec mon corps ? Ou m’avait-il déposa dans un lieu où l’on s’occuperait de moi avant de fuir ? Veillait-il sur moi ou était-il partit pour attirer les militaires ailleurs ? Je ne le savais pas, mais ce que je ne comprenais pas, c’était cette confiance constante que je posais en lui. Ban… Je regrettais presque de ne pas avoir profité de son étreinte plus longtemps.

Nous étions là, toutes trois, attendant que quelque chose se passe, soudain, la plus jeune d’entre nous, Angelica, tourna son regard aimant vers moi, et me sourit avant de me saluer de sa petite main. Et le noir m’envahit de nouveau. Je compris rapidement que je pouvais désormais reprendre le contrôle du corps, mais que j’aurais cependant beaucoup de mal à entreprendre cela. À présent, je pouvais voir la lumière filtrer à travers mes paupières closes, et des engourdissements prendre l‘extrémité de mes membres. C’était désagréable, mais pas encore très douloureux, du moins je me sentais encore trop comateuse pour ressentir la moindre douleur forte.  J’arrivais à sentir le toucher du tissus sous ma peau, rêche mais très agréable quand on sait ce qui m’était arrivé plus tôt. Cependant, un trou noir subsistait entre ces deux temps, le avant, et le après. J’inspirais lentement, et un léger tiraillement se fit sentir sur mes côtes, je compris donc que j’avais été recousue. Mais par qui et comment ? Je sentis qu’on remettait une mèche de cheveux sur le coté, et une sensation tiède vint se poser sur mon front doucement. C’était agréable, comme si cette situation là me rendait soudain la vie que j’avais manqué de perdre une fois encore. Une voix résonna alors contre mes oreilles, au timbre grave mais si agréable et reconnaissable, que mon cœur fit un bond dans ma poitrine.

«  Ne me fais plus jamais ça... » C’était Ban.

J’avais envie de lui répondre, lui sourire, et d’apaiser la douleur qui semblait l’avoir envahit depuis les évènements. Mais je ne pouvais pas bouger, pas encore. Une légère pression sur mes lèvres m’indiqua qu’il venait de me voler un baiser, et la frustration de ne pas avoir pu lui rendre pour le rassurer me saisit, alors que des gouttes d’eau – probablement des larmes – s’écoulaient sur mes joues comme la pluie sur la ville. Ma respiration était toujours lente, et je n’arrivais pas à ouvrir les yeux, mais peu à peu, je parvenais à sentir le reste de mon corps. J’avais été  changée, je devais porter une blouse ouverte sur l’arrière, parce que je sentais une gêne le long de ma colonne vertébrale, comme des nœuds. Ensuite, l’air était aseptisé, et seule l’odeur du renard me parvenait avec force. Et enfin, je me sentais véritablement faible et affamée, ce qui n’était vraiment pas une bonne chose, parce que cela voulait dire une guérison qui traine, et des difficultés à chasser. Je mis le peu de force que je possédais encore dans l’action de bouger mes doigts, ce que je parvins finalement à faire au bout de quelques minutes. Et bientôt, la capacité de me mouvoir revint elle aussi, comme libérée de l’étau de l’inconscience, j’ouvrais brusquement les yeux, avant de les refermer tout aussi rapidement. Trop de blanc.

Je pris mon temps pour m’habituer à la lumière synthétique de la pièce, blanche, et le plafond était maintenu par des poutres en bois de chêne, soit très lumineux lui aussi. Lorsque je fus enfin capable de garder les yeux ouvert sans les plisser de douleur, je poussais un soupire de contentement, et du bout des doigts, j’allais chercher à tâtons la main de la chimère qui m’avait hypnotisée, pour la serrer doucement. Mon coté stupide me fit me relever, du moins j’essayais, m’asseyant dans le lit en poussant un gémissement de douleur et posant immédiatement la main sur mes côtes. C’était douloureux, et ici, il n’y avait pas Angelica ni Anjuu pour partager la peine avec moi. Je soupirais de nouveau et tournais la tête, avant de venir caresser la joue de Ban avec le dos de ma main droite, effleurant cette cicatrice si semblable à la mienne. Je ne savais pas vraiment comment le saluer, ni comment le remercier, et la seule chose qui me venait en tête était une envie purement égoïste. Envie que j’exécutais dans l’instant en attirant son visage à moi pour l’embrasser. Le gout de ses lèvres me parut exquis, et je laissais ma langue filer sur sa lèvre inferieur avant de l’embrasser une fois encore. Si je n’avais pas été blessée, je me serais probablement jetée à son cou pour me serrer contre lui et me fondre dans son étreinte.

« Promis… J’essaierai… » Dis-je avant de l’embrasser de nouveau.

C’était presque déroutant de se dire que j’étais comme une droguée n’aspirant qu’à retrouver de l’opium aussi bon qu’autrefois. J’étais prête à tout pour ressentir de nouveau la puissance de ses bras autour des miens et ses lèvres sur les miennes, quand bien même ma haine pour le genre masculin résidait toujours au fond de mes gènes. Mais c’était lui, il était l’exception, et je voulais en profiter. Je me rapprochais donc de nouveau de lui, prête à capturer ses lèvres une fois encore, lorsque l’envie soudaine de mordre sa chaire et de faire couler le sang me fit gronder et je déviais ma trajectoire pour sa nuque. Je voulais lui mordre la jugulaire et boire à même sa gorge jusqu’à la dernière gouttes de sang. J’écarquillais les yeux d’horreur et me jetais hors du lit pour me précipiter dans un coin de la pièce et me coller au mur, une main sur la bouche, l’autre sur ma plaie récente. Je tremblais encore, c’était même un miracle que je tienne sur mes jambes, mais j’avais entendue les palpitations de son cœur, et j’avais vu le sang battre sous sa nuque, brûlant sur son passage et faisant vibrer sa jugulaire. Mes lèvres étaient sèches, et je les léchais malgré moi, sentant mes canines devenir plus grandes sous l’effet de la faim. Mais je ne pouvais pas.  Je ne voulais pas.

« Merde… Il…Il me faut du sang… Tu… Restes où tu es... je t’en prie… » L’implorais-je d’une voix éraillée. Je ne supporterai pas l’idée de le mordre alors qu’il venait de me sauver la vie, encore plus quand quelques secondes auparavant, j’avais presque imaginé l’extase de me fondre en lui, mais à présent, je ne savais vraiment pas quoi faire…

Revenir en haut Aller en bas
Ban Silverleigh
Messages : 1103
Humeur : Alcoolo
Prince de Small Lady
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyDim 12 Juin - 14:56

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Tumblr_o0w7xlYP1h1up1g3bo2_1280






Feat : Chiara
Une soirée vraiment étrange et qui resterait gravée à jamais dans la mémoire de l'homme renard. A aucun moment il aurait pu deviner ce qui allait se passer. Cette femme mystérieuse qu'il avait rencontré quelques heures plus tôt, venait de chambouler ses habitudes et ses pensées. L'argenté avait beau y repenser et se persuader qu'il aurait pu s'enfuir pour éviter tout cela, mais au fond de lui, il ressentait cette envie de rester avec elle. Cette rouquine, avec quelques paroles, avait réussit à le chambouler du tout au tout, lui ramenant l'espoir de reprendre le contrôle de cette bête qui sommeillait en lui. Un pari fou qu'il avait accepté, malgré sa résistance et sa peur. L'homme se demandait sans cesse pourquoi était-il resté, pourquoi il ne l'avait tout simplement pas rejeté des les premières secondes de cette rencontre, pourquoi il n'avait tout simplement pas insister pour qu'elle lui fiche la paix et qu'elle le laisse se débrouiller tout seul, comme il en avait l'habitude.

Des habitudes qui venaient de prendre un sacré coup depuis qu'il avait entendu l'histoire de Chiara. D'ordinaire, le renard n'aurait pas écouter la moindre de ces paroles et il se serait certainement mit à trouver cela ennuyant avant de faire du sarcasme pour se moquer d'elle. Il aurait tout aussi bien affiché son air désinvolte et lui aurait rétorquer une réplique bien cinglante avant de partir sans se retourner. Toutefois, il ne l'avait pas fait... Pour la première fois de sa vie, il venait de comprendre que son malheur n'était pas une fatalité et que d'autres personnes avaient besoin d'aide. Il n'était pas seul, comme il pouvait le penser. En réalité, l'argenté souhaitait rester seul, sans attaches ni avec les humains, ni même avec les autres chimères. Il ne voulait pas appartenir à un groupe ou même s'identifier à une autre personne. Tout ce qu'il voulait, c'est vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain, ne voulant plus s'inquiéter de son sort. Depuis que cette femme avait croisé sa route, il n'obéissait plus à ses principes. Ils étaient tout simplement balayés comme des petites brindilles sous une tornade. Il n'avait jamais ressentit cela auparavant et cela était vraiment perturbant pour lui. Il ne ressentait pas l'envie de s'éloigner, il voulait rester à ses côtés pour la protéger, il voulait avoir espoir en ses parole et croire que le monde pouvait devenir meilleur avec le temps. Quel idiot il ne faisait pas en cet instant.

Alors qu'il avait attendu pendant un long moment pendant que le docteur ne soigne la blessure de la chimère, Ban s'était perdu dans ses pensées. Il repensait à ce moment où cet homme avait tiré de son arme pour blesser la rousse, il revoyait le moment où, par accès de rage qu'il n'avait pas su contrôler, il avait plaqué l'agresseur et l'avait transpercé pour mettre fin à sa vie. Avant, il tuait les humains pour se venger, sous le contrôle de l'animal qui dormait au plus profond de son être et qu'il méprisait, mais ce soir, il avait pris une vie humaine sans avoir recours à son renard. Il avait, pendant un instant, était le maître de ses actes. Pour la seconde fois de sa vie, il avait tué pour venger une autre personne et non par plaisir. Le banni d'Aerugo revoyait la scène dans sa tête et la compara avec la mort de cette enfant qui s'était produite quelques années auparavant. Une fille, une balle... Mais fort heureusement, la chimère avait survécu. Que devait-il faire à présent ? Il ne le savait pas encore, mais il n'avait pas envie de fuir, pas aujourd'hui.

Peu de temps après que le docteur lui annonça que la vie de Chiara n'était plus en danger, l'argenté avait immédiatement prit la décision d'aller dans la chambre et attendre le réveille de la belle aux bois dormants, se sentant tout de même coupable de ne pas avoir pu éviter cela. Ses iris couleurs sang, observèrent pendant un long moment la demoiselle et il continua de prier les dieux pour qu'elle ouvre enfin les yeux. Pendant ses prières, il avait fermé ses paupières et il attendait sans bouger, toujours assit sur le bord du lit, penché au-dessus de la demoiselle, ne comptant plus les minutes pour éviter de perdre espoir en son réveil. Soudainement, il sentit quelque chose lui frôler doucement la main et la serrer ensuite. D'instinct, le renard ouvrit les yeux, un peu surprit et afficha alors un grand sourire lorsqu'il remarqua que la jeune femme venait de reprendre conscience. Il se sentit soulagé par cette vision qu'il avait sous ses yeux. Il ne savait pas quoi dire sur le moment, mais se contenta d'observer son visage comme si c'était la première fois qu'il la voyait, souriant toujours presque comme un enfant qui venait de recevoir le plus beau cadeau de sa vie. Alors que la rouquine essaya de se relever un peu pour s'asseoir correctement dans le lit de la clinique, le sourire de l'homme se perdit pour laisser place à une expression d'inquiétude. Elle n'était pas encore en état et bouger pourrait rouvrir sa blessure. Cependant, son inquiétude partie en fumée lorsqu'il sentit la main délicate de la chimère caresser sa joue au niveau de sa cicatrice. Il laissa son visage se faire attirer vers celui de la rouquine et posa ses lèvres sur les siennes, oubliant toutes ses craintes du moment. Il se sentait apaisé et heureux, encore des sensations dont le renard n'avait vraiment pas l'habitude. Finalement, après de nombreux baisers échangés, il fut surpris par la demoiselle qui venait en une fraction de quitter le lit pour se mettre dans un coin, l'air horrifié. L'argenté se releva doucement et pencha la tête sur le côté. Avait-il fait quelque chose de mal ? Il fit le tour du lit et commença à s'approcher alors que Chiara lui ordonna de ne pas avancer vers elle. La chimère aux yeux d'émeraudes ressentait l'envie de boire du sang. Bien que cette annonce aurait pu faire fuir n'importe qui, Ban n'avait pas peur et il continua de s'avancer doucement vers elle, sans se soucier de ce qu'il pouvait arriver.

- Tu ne dois pas bouger... Ta blessure pourrait se ré-ouvrir. Je m'en fiche bien si tu me mords, si tu en a besoin pour aller mieux, je te laisserais faire.

Alors que Ban allait poser ses mains sur ses épaules pour tenter de la rassurer et lui faire comprendre qu'il se fichait bien des conséquences, il entendit la porte de la chambre s'ouvrit et tourna rapidement la tête pour voir le docteur de la clinique entrer et le vit écarquiller les yeux en les observants.

- Je pourrais savoir qui vous êtes en réalité ? Dans la rue, il y a des militaires qui cherche un tueur... Dites-moi qui vous êtes et pourquoi cette jeune femme a été blessée ?

Le renard argenté pouvait sentir la peur qui émanait de l'homme. Il venait de choisir le pire moment pour entrer dans la pièce. En une fraction de seconde, le banni se mit devant la chimère qui avait l'irrésistible envie de boire du sang et lui attrapa les bras pour la forcer à ne pas bouger. Il ne tourna pas la tête et se contenta de crier à l'autre homme.

- SORTEZ D'ICI TOUT DE SUITE !




Fiche de liens (c) Miss Yellow
Revenir en haut Aller en bas
Angelica / Anjuu / Chiara
Messages : 490
Humeur : Lunatique
Princesse de Xenos
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyMar 28 Juin - 0:40



Malgré ma demande, Ban fit le tour du lit, et commença à s’approcher, mais malgré ma demande de ne plus bouger, il continua son chemin… Je pouvais entendre chaque battement de son cœur, je pouvais voir sa jugulaire pulser sauvagement sous sa peau rosée par la cicatrice si semblable à la mienne, et l’odeur frémissante du sang chaud qui s’écoule sous ses veines. Il me demanda de ne pas bouger, clamant que la blessure pouvait se rouvrir, et qu’il ne me craignait pas, que si j’avais besoin de le mordre pour aller mieux, il se laisserait faire. J’étais pour ma part incapable de quitter sa gorge des yeux, pulsant rapidement le sang de son cœur jusqu’aux extrémités de ses membres. J’avais si faim… Et je me sentais si faible… Il manqua de poser ses mains sur mes épaules, quand soudain la porte s’ouvrit, laissant passer un homme que je n’avais jamais vu, les yeux grand écarquillé.

" Je pourrais savoir qui vous êtes en réalité ? Dans la rue, il y a des militaires qui cherchent un tueur... Dites-moi qui vous êtes et pourquoi cette jeune femme a été blessée ? "La voix était affolée, et le sang pulsait ici aussi avec force.

Le parfum de l’hémoglobine était si affriolant que j’en frissonnais d’avance à l’idée de le consommer entièrement et de sentir son goût métallique se glisser le long de ma gorge. Mais ma vue fut soudain gâchée par le corps puissant du renard, qui vint se placer devant moi et serra mes poignets comme pour m’interdire de bouger ou d’attaquer l’homme qui venait d’arriver. Il cria d’ailleurs à ce dernier de sortir le plus rapidement possible. Avait-il peur que je ne le tue ? Pourtant il était clair que le sang le plus proche était le sien, et non celui de cet homme. Maintenant acculée contre le mur, le renard contre moi pour me maintenir sage, j’avais encore plus facilement accès à sa jugulaire pour mon repas. J’allais approcher ma mâchoire pour mordre, lorsqu’une petite voix me fit tout stopper. La plus jeune de nous trois me disais que j’allais le regretter si je me jetais sur lui en cet instant, que ce n’était pas une bonne idée, et que notre sauveur ne méritait pas ce fléau. Étrangement, c’était comme si ma conscience reprenait le dessus sur mon instinct, et je sentis mes canines disparaitre, alors que je m’écartais très légèrement de lui. La petite voix dans ma tête m’assura que tout irait bien, et qu’elle allait régler les problèmes, et que je pouvais donc me reposer correctement. Et c’est ce que je fis.

« Tout ira bien… »

***

Le corps bascula légèrement en avant de nouveau, mais fut soudain entouré par de grandes étincelles bleutées, et deux immenses ailes blanches se déployèrent dans le dos de l’idole de central pour venir l’entourer et former un cocon protecteur, repoussant le renard sur le coté. Les ailes semblèrent se figer dans l’espace temps, avant de reprendre leur mouvement naturel, libérant le corps qu’elles avaient emprisonné. Mais au lieu de retrouver une adulte blessée aux côtes et dotées de canines proéminentes, les ailes libérèrent un corps bien plus petit. Situé entre huit et dix ans maximum, le corps était fragile, couvert de fines cicatrices, et une cascade de très longs cheveux roux le recouvrait tout entier, descendant sur le sol et s’éparpillant autour du comme l’onde d’une goutte d’eau sur un lac. La chemise médicale pendait lamentablement sur son épaule, devenue trop grande pour l’enfant qui avait prit place. Agenouillée sur le sol, la fillette qui était apparue avait les yeux clos, et tandis qu’un silence d’incompréhension emplissait les lieux, elle releva la tête pour planter son regard dans celui pourpre du renard. Un regard vert émeraude si brillant, qu’il semblait irradier de lui tout l’amour et la douceur du monde. Et là, tandis que le banni était figé devant elle, la petite Angelica lui offrit un sourire merveilleux de candeur.

« Tout ira bien, monsieur Sylverlight, monsieur le docteur… je vais mieux maintenant… Vous m’avez sauvé du monstre… À présent, je vais aller rassurer les gentils soldats qui voulaient nous protéger… Vous nous avez tous sauver, monsieur Ban. » La voix était douce, elle était fragile, elle était délicate, un petit rayon de soleil dans la froidure de l’hiver, dans les ténèbres de la nuit.

Et l’enfant se releva, montrant à quel point sa chevelure était longue puisque trainant toujours sur le sol, et elle se saisit de la main du renard avec une délicatesse sans nom, pour le tirer vers la sortie, récupérant au passage la main du médecin qui s’était chargé des soins. Les ailes étaient toujours dans son dos, toujours blanches, toujours belles, tel un petit ange descendu du ciel. Ils quittèrent la clinique et se rendirent dans les rues, où le jour commençait à se lever, et les hommes qui avaient cherché toutes la nuit étaient rendu sur la place principale du village. Lorsqu’ils virent le médecin et le renard arriver, ils se préparèrent à attaquer, le premier semblait choqué, et le second était encore couvert de sang, mais les premiers rayons de l’astre du jour vinrent s’échouer sur les ailes immaculées de la petite qui était entre les deux hommes, et la place qui était jusque là animée de cris de vengeance et de réclamation fut soudain silencieuse. Tous se turent, hommes et femmes présents sur place, militaires et vétérans, incapable de prononcer le moindre mot devant le phénomène qui se produisait sous leurs yeux. Un petit ange était posé devant eux, et elle leur offrait le plus beau des sourires, doux, aimant, rassurant. Angelica avait véritablement un don pour attendrir les gens.

Elle lâcha les mains des deux hommes, et s’approcha d’un pas gracieux jusqu’à la foule, qui ne bougea pas, incapable de déloger leurs yeux du petit être roux aux grandes ailes blanches. Et alors, d’une voix toujours aussi douce et candide, elle leur expliqua qu’elle était descendue ici pour se promener, mais qu’elle en avait oublié les démons qui cherchaient à corrompre les âmes pour les dévorer. Une fois en bas, elle avait été piégée par une créature monstrueuse qui n’avait pas hésité à tuer les humains dans l’espoir de la retrouver. Si cette histoire était inventée de toutes pièces, la fillette donnait véritablement vie à son récit, et déjà, des larmes apparaissait dans le regard des soldats, qui s’en voulait de ne pas avoir vu plus tôt la détresse de ce petit ange inconnu. Elle leur parla alors du fait que le démon avait prit possession d’un humain, et qu’il avait tenté de la tuer comme une humaine, mais que le jeune homme à la chevelure argentée avait vu derrière le masque, et s’était battu avec lui. Ban Sylverlight, que tout le monde prenait pour le monstre, était désormais le héro qui l’avait terrassé pour sauver l’ange tombé du ciel. La fillette s’excusa alors d’être descendue sans protection, qu’elle avait causé du tords à tous et que des gens étaient mort par sa faite, et de lourdes larmes vinrent dévaler ses petites joues roses.

Un véritable théâtre avait prit place en ce petit village, et la scène finale se jouait ici. Certains pleurèrent avec elle, d’autres s’excusèrent auprès du jeune homme, et d’autres encore, remercièrent le médecin d’avoir sauvé l’ange. Ce don de persuasion était véritablement incroyable, même si l’alchimie était présente presque partout, certains étaient toujours très liés à la religion, et la descente d’un ange était une pensée courante parmi les humains. Le médecin fut félicité par les soldats, et on embrassa Ban, avant de se disperser pour fêter la disparition du démon en de grandes pompes. Bientôt, la place fut désertée, alors que le soleil éclaircissait les toits des maisonnées avec cette douceur propre à l’aube, qui vint faire flamboyer la chevelure trop longue de la fillette, réchauffant son petit corps tout fragile et encore blessé, mais la douleur n’était rien pour elle. Angelica se tourna alors vers le renard, et un grand sourire illumina son visage alors qu’elle tendait les bras vers lui pour une étreinte.


Revenir en haut Aller en bas
Ban Silverleigh
Messages : 1103
Humeur : Alcoolo
Prince de Small Lady
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyLun 18 Juil - 17:18

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Tumblr_ni179pQ0rr1tt5tk6o1_500






Feat : Hime-chan
L'argenté ne voulait pas que l'autre chimère en face de lui ne s'en prenne à un innocent. Alors que Ban venait de faire le tour du lit pour venir se planter devant la jeune femme. L'homme n'avait pas peur, bien au contraire, il souhaitait de tout cœur qu'elle s'en prenne à lu plutôt qu'à une autre personne. Levant les mains pour venir les poser sur la jeune femme, il se stoppa net lorsque la porte de la pseudo chambre s'ouvrit. Dans l'encadrement de la porte, apparut le médecin qui avait sauver la vie de Chiara. Il semblait paniqué et méfiant. Il questionna les deux chimères sur la blessure que la rousse venait de recevoir un peu plus tôt. Le renard plissa les yeux et jeta un coup d’œil à la blessée. Elle ne se sentait pas bien, la faim qu'elle ressentait grandissait et le banni avait peur qu'elle ne craque et décide de s'en prendre à son sauveur. L'argenté tourna de nouveau la tête vers l'intrus de la pièce et lui hurla de quitter la pièce avant qu'un malheur n'arrive.

Il ne porta plus son attention sur la chimère chouette, mais il sentit la demoiselle se décaler sur le côté. Ban se mit sur ses gardes. Toutefois la rouquine lui assura que tout allait bien se passer et soudainement se pencha en avant, des étincelles bleutées firent leurs apparitions et deux ailes blanches poussèrent et l'enveloppèrent. L'ancien habitant d'Aerugo se fit repousser sur le côté. Ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passait, il observa en silence la transformation de la jeune femme et se retrouva à côté d'une petite fille couverte de cicatrices. Il fronça des sourcils en croyant qu'elle allait se changer en un être démoniaque, mais au final, cela ne fut pas le cas. La petite fille, qui devait certainement être Angelica, la plus petite des trois, se rapprocha pour venir attraper la main du renard et l'emmener vers le docteur pour, lui aussi lui prendre la main. Qu'est-ce qu'elle avait en tête cette gamine ? Si jamais elle sortait avec Ban dehors, les villageois allaient certainement les arrêter ou bien même pire. L'argenté serra les dents et se prépara mentalement à protéger la rousse au cas où cela tournerait mal. Toujours recouvert de sang, ne lui appartenant pas, le banni observa la foule en silence. Ces gens-là réclamaient vengeance pour les crimes que le mercenaire avait commis cette nuit. Il ne pouvait pas les blâmer... C'était bien de sa faute si trois personnes avaient perdus la vie. Toutefois, l'une d'entre elles l'avait amplement méritait... L'homme qui avait osé tirer sur Chiara. Si cela était à refaire, Ban n'hésiterait pas une seule seconde. Ce dernier ressentait encore la haine en lui et en voyant l'humanité réclamer sa tête, sa colère monta encore. C'est alors qu'il se passa une chose incroyable... A peine sortis du bâtiment, les trois s’avancèrent vers la foule en colère et celle-ci se tut lorsque les rayons du soleil illuminèrent les ailes de la chimère chouette. Le regard du renard se dirigea vers la petite fille et sentit soudainement une sensation agréable l'envahir. Il se sentait comme apaisé rien qu'en la regardant. Il ne comprenait pas ce phénomène, mais il ne pouvait s'empêcher de trouver cela beau.

C'est alors qu'Angelica lâcha la main des deux hommes. Ban sentit comme un vide tout d'un coup et il allait lui rattraper la main, ayant peur que les humains ne s'en prennent à elle. Qu'est-ce qu'elle comptait bien faire ? L'argenté ne se sentait pas à l'aise avec tous ces humains autour de lui et il baissa les yeux un instant en serrant les poings. Celle qui ressemblait à un ange prit la parole et d'une petite voix, elle fit un récit inventé de toute pièce dans le but de faire passer le renard pour un héros qui venait de sauver la vie d'un ange tombé du ciel. C'était ridicule... Personne n'allait gober une histoire pareil ! Mais contre toute attente... les gens se mirent à pleurer et à venir remercier l'homme en rouge. Les humains se rapprochèrent pour le féliciter de sa victoire contre l'être démoniaque. Une vieille femme s'empressa d'aller câliner le renard en pleurant. Ce dernier sembla sous le choc de ce geste et ne bougea pas d'un poil, comme pétrifié, les yeux grands ouverts. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais l'histoire inventée par l'autre chimère avait fonctionné. Les gens s'empressèrent de préparer une sorte de fête pour célébrer cette « victoire » et désertèrent la place aussi rapidement qu'ils l'avaient envahis. La petite fille se tourna alors vers le renard et lui tendit les bras, lui adressant un sourire presque angélique. L'argenté soupira longuement avant de s'avancer vers celle-ci et se mettre accroupit devant elle. Il semblait complètement paumé, mais au final, il n'avait pas eut besoin de défendre la petite fille.

- T'abuses un peu, non ? Imagine si les humains ne t'avaient pas cru... Tu prends trop de risques, imbécile.
                           
Finalement, il lâcha un sourire et se pencha en avant pour venir enlacer l'enfant dans ses bras. Il se sentait de nouveau apaisé et il la remercia dans un murmure, resserrant son étreinte. Cette femme et cette petite fille étaient des idiotes... Se mettre en danger pour un type comme lui n'en valait pas la peine, mais pourtant le renard semblait heureux d'avoir croisé son chemin. Pour la première fois depuis bien longtemps, quelqu'un venait de prendre sa défense. Dans son esprit, tout devenait clair. Ce n'était pas un hasard si l'homme avait croisé la route de cette femme. Il était maintenant persuadé qu'elle serait certainement la personne que Ban avait attendu depuis des années... Celle qui mettrait un terme à sa folie meurtrière et qui lui rendrait un peu de bonheur dans ce monde qui l'avait rejeté alors qu'il n'était qu'un enfant. Il voyait en elle la lumière qu'il avait tant désiré toucher du bout des doigts alors qu'il sombrait dans les tréfonds des ténèbres. Finalement, l'argenté lâcha prise et posa sa main droite sur le haut de la tête de la petite chimère et ébouriffa ses cheveux en appuyant un peu sur le haut de sa tête. Le renard montra des crocs et semblait soudainement un peu en colère.

- La prochaine fois je t'attache au lit pour éviter ce genre de situation ! Y a une vieille qui m'a choppé pour me faire un câlin ! Carrément dégoûtant... Je ne veux plus jamais subir ça de ma vie ! Eurk...

Soudainement, il se mit à rire et se releva. Il tourna la tête vers un groupe d'humains qui buvaient dans un coin et pencha la tête sur le côté. Le renard afficha un sourire en coin et s'empressa d'aller prendre la petite dans ses bras et la porter. Les rayons du soleil commencèrent à éclairer les rues et la chaleur du soleil réchauffa un peu le cœur de notre mercenaire.

- Bon maintenant, je choppe une bonne bouteille et on se casse ! Sinon les habitants vont te garder prisonnière et te vouer un culte jusqu'à ta mort... Si jamais ils apprennent que t'es pas un ange, on va se faire tirer dessus comme des lapins.

Affichant un grand sourire en coin, il ne tarda pas à prendre la route et de chopper en passant une bouteille d'alcool. Il commençait de nouveau à se sentir bizarre... Le banni commençait à se douter que le moment de se séparer n'allait pas tarder à arriver et il n'en avait pas envie. Aaaah si seulement il pouvait arrêter le temps... Il pourrait faire son égoïste encore un peu.




Fiche de liens (c) Miss Yellow
Revenir en haut Aller en bas
Angelica / Anjuu / Chiara
Messages : 490
Humeur : Lunatique
Princesse de Xenos
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyMer 27 Juil - 1:10


Il y avait deux possibilités. La première, les humains de cette fille était tellement crédible qu’elle aurait put balancer être une déesse, il lui aurait obéit sans faille. Et ainsi, on pouvait dire que ces derniers étaient beaucoup trop inintelligent pour leur propre bien, ou encore trop basé sur leurs anciennes religions aujourd’hui bafouée par l’alchimie. Du moins c’était l’hypothèse émit par Chiara, qui s’était toujours demandé comment faisait la plus jeune d’entre elles pour toujours rendre le sourire et éviter les conflits ainsi, même avec des histoires et des mensonges – sachant qu’elle ne supportait pas cette optique non plus. La seconde possibilité résidait dans le fait que la petite Angelica puisse être dotée d’un don, un véritable don – peut-être depuis leur transformation- qui lui permette de toujours garder l’espoir et d’aider ceux qui en manquent avec ses paroles. Parce que même les pires monstres, depuis leur transformation, étaient incapable de la toucher, et les gens avaient juste besoin de la voir pour retrouver le sourire. Un petit soleil dans cette obscurité noircie d’horreur.

Et de toute évidence, ce don surprenait le monde entier, puisque le renard avait sur son visage une moue complètement perplexe. De toute évidence, il pensait que l’histoire n’aurait pas marché, elle n’était pas crédible. Et pourtant si, il suffisait d’écouter sa voix, de plonger dans son regard, de l’observer toute entière, cette perle d’innocence infatigable. Personne ne pouvait s’opposer à ses propos. Et aujourd’hui encore, cela avait fonctionné. L’argenté finit par se reprendre et poussa un soupir long de sous-entendus, avant de s’avancer vers elle et de s’accroupir pour être à sa hauteur. La petite fut déçue de ne pas avoir son câlin immédiatement. Il était apparu encore un peu perdu, du moins avant de lui dire qu’elle abusait, et que si les humains ne l’avaient pas cru, cela aurait pu dégénérer. Qu’elle prenait trop de risques. Elle lui répondit alors quelque chose qui était loin d’être un discours de petite fille « On en prend jamais assez… Et je préfère les regrets au remords » une phrase qu’une seule personne avait prononcé en sa présence, 5 ans auparavant… Lyl…

Finalement, le renard se pencha sur la petite fille avec un sourire et vint la serrer dans ses bras, la remerciant dans un murmure bien qu’elle ne sache pas pourquoi. L’argenté finit par lâcher cette étreinte pourtant très agréable, et posa sa main sur le haut de sa tête, venant ébouriffer encore plus la chevelure flamboyante de la petite chimère aux yeux d’émeraude. Soudain, son visage s’assombrit, et il grogna, en colère, lui expliquant qu’il l’attacherait au lit la prochaine fois pour éviter ce genre de situation. Puis il vint expliquer qu’il avait subit l’horreur d’une étreinte de la part d’une vieille femme, ce qui fit rire la plus petite. Et comme le rire adorable de cette dernière était communicatif, il fut lui aussi saisit par un rire alors qu’il se relevait. La population de la ville s’était finalement regroupée, ils avaient installés des tables et sortit les boissons, prêt à fêter la rescousse du petit ange roux, et pendant quelques secondes, l’étrange duo chimérique les observa. Soudain, deux bras puissants vinrent se saisir d’elle pour la déposer sur l’épaule de l’argenté. Tiens, ça faisait un joli perchoir.

Ban annonça alors qu’il allait piquer une bouteille sur les tablées avant de partir et de l’emmener. Il semblait persuadé que les habitants allaient la garder prisonnière et lui vouer un culte jusqu’à sa mort. Ce qui était une chose vraiment très étrange – peut-être serait-ce une bonne idée pour plus tard – Il poursuivit sur le fait que si les gens apprenaient la supercherie, ils se feraient tuer. Avec un grand sourire, le renard s’approcha des tablées, chipa une bouteille d’alcool, la fillette toujours sur l’épaule, et l’entraina vers l’extérieur de la ville. Angel lui montra un petit chemin, derrière la gare, et s’il semblait quelque peu résigné, l’émotion qui avait changé son odeur le confirmait. La fillette comprit rapidement ce qu’il lui arrivait, et dans un bond, elle sauta de son épaule, se réceptionnant sur ses jambes comme une véritable acrobate. Alors, elle se tourna vers lui, un grand sourire sur les lèvres, avant de lui faire un au-revoir de la main. Et soudain, les ailes se déployèrent dans des éclairs bleutés, symbole de l’alchimie. Les appendices couverts de plumes vinrent recouvrir le petit corps tel un cocon, et d’autres éclairs vinrent faire leur apparition dans un bruit sinistre.  Le silence revint alors quelques secondes, le temps de changement de corps, pour finalement être percé par le bruit de succion provoqué par la rétractation des ailes, qui libérèrent le corps de Chiara.

***
Lorsque j’ouvris les yeux, il était devant moi, cet homme que j’avais croisé la veille… Non… Ce renard, cette merveille. Il me fallut quelques secondes pour comprendre tout ce qu’il s’était passé durant mon sommeil, et malgré moi, un sourire vint fleurir sur mes lèvres lorsque je compris. Angélica avait encore usé de cette étrangeté sur la population, et tout le monde l’avait cru. Cette fillette était impossible. Hélas, même si elle avait réglé ce problème, celui qui me tiraillait l’estomac était toujours présent, toujours plus violent. La soif. Ma vue était légèrement troublée, et je pouvais apercevoir des taches colorées devant mes yeux, je devenais de plus en plus faible, et ce n’était pas ainsi que je pourrais rentrer… Même si j’avais envie de rester aux cotés du renard, je me devais de rentrer. Je pris une longue inspiration, me crispant légèrement en sentant de nouveau les points de suture tirer sur ma peau. Je me sentis partir quelques secondes, juste assez pour me rendre compte que j’étais vraiment trop fragile pour tenir debout plus longtemps. J’avisais un petit muret, et entrainais le renard à ma suite pour nous y asseoir. Ce n’était certes pas très confortable, mais son épaule faisait un très bon coussin.

« Ce fut une étrange et longue nuit… » Commentais-je, les yeux clos, avant de soupirer. Je sentais d’ors et déjà mes canines reprendre une taille indécente et le parfum déployé par chacun des battements de son cœur, propageant le sang dans ses membres par l’intermédiaire de ses veines. « Je ne pourrais pas me retenir très longtemps… Il me faut du sang et… Est-ce que… » je me mordillais la lèvre inférieur, avant de rouvrir les yeux pour plonger mon regard dans le sien… qu’importe ma volonté… J’ai toujours autant envie de l’embrasser… « Est-ce que je… est-ce que je pourrais te mordre ? » C'était une question étrange, mais sur le coup, je n'avais plus d'autre idée... Et en même temps... si c'était lui, j'étais sure de pouvoir me retenir de le tuer...

Parce que l'envie de le revoir encore et encore était désormais ancrée au fond de moi.

Revenir en haut Aller en bas
Ban Silverleigh
Messages : 1103
Humeur : Alcoolo
Prince de Small Lady
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyMer 10 Aoû - 18:05

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Tumblr_nyfho7g3tQ1ulizvjo1_500






Feat : Hime-chan
Cette étrange soirée venait à peine de se terminer et le soleil montait peu à peu dans le ciel. Le renard était en compagnie d'une autre chimère qu'il venait de rencontrer dans la soirée. Qui aurait pu penser que cette nuit serait marquée par de tels événements. La jeune fille était assise sur son épaule alors qu'il se dirigea vers l'extérieur de la ville. Pour être tranquille, et loin de la vue des humains, la jeune demoiselle lui montra un chemin. Marchant tranquillement, la bouteille d'alcool à la main, il s'arrêta derrière la gare du coin et sentit soudainement la fillette sauter de son épaule, comme un petit chaton, pour finalement lui faire signe de la main avant de changer d'apparence. Elle partait déjà ? Il n'avait pas eu le temps de la remercier correctement pour l'avoir aidé face à la population de la ville. Sans elle, Ban serait encore dans le pétrin et l'homme aurait été obligé d'affronter la colère de la populace. Il n'aurait pas eu d'autre choix de faire des blessés ou même des morts pour s'en sortir. Enfin... Cela ne l'aurait pas dérangé pour autant. Le renard avait l'habitude de se confronter aux humains depuis son enfance. Il n'était pas rare depuis sa transformation en chimère, qu'il doivent se défendre contre la race humaine et prendre des vies. Parfois, il se risquait à penser qu'il vaudrait mieux pour lui d'arrêter de se battre pour vivre et de se laisser capturer ou bien même tuer. Au moins, il pourrait enfin être tranquille et oublier sa haine qu'il ressentait continuellement au fond de lui, sans pour autant le montrer sur son visage.

Il était vrai que Ban ne montrait pas se qu'il ressentait. Depuis que ses parents l'avaient abandonnés dans la rue, sans raison apparente, le jeune garçon s'était renfermé sur lui-même. Dans son pays natal, personne ne prêtait attention aux enfants de la rue et personne ne tendait la main pour aider qui que ce soit. L'argenté avait pu remarquer la cruauté du monde dans lequel il avait vu le jour et son visage qui avait affiché de la tristesse les premiers jours, se transforma en une expression neutre, presque fatiguée. Blasé du monde, marre de la vie de merde qu'il avait, l'enfant n'attendait plus qu'une chose : la mort. Toutefois, il avait survécu et vécu un enfer en devenant une chimère... La douleur des balles qui le traversait, les lames des épées qui s'enfonçaient dans sa chairs étaient devenus son quotidien. Au fil des années, il avait appris à se fondre dans le décor et rester à l'écart de la foule pour éviter les ennuis. Finalement, il s'exila de sa patrie pour venir dans un pays qui ne le persécuterait pas. Depuis lors, il n'avait jamais été poursuivit pour être un monstre. Les habitants de ce nouveau pays, qu'il ne connaissait pas, ne portait aucun jugement sur lui. Bien que par moment, Ban sentait le regard des autres sur lui pour son apparence atypique. Ses cheveux argenté et ses yeux rouges ne passaient pas inaperçu. Malgré tout, il pouvait vivre comme il l'entendait et se remplir le gosier jusqu'à ne plus avoir soif.

Le renard regarda sa bouteille et sourit doucement. Il aurait le temps de la déguster tranquillement plus tard. Pour le moment, il était en face de la chimère chouette qui l'avait sauvé cette nuit. Il ne pouvait pas nier qu'il était intrigué par elle. Chiara avait deux autres personnes en elle et sa façon de changer d'apparence pour laisser parler les autres était presque angélique. Un ange, hein ? En l'observant longuement, sans rien dire, il pouvait sentir qu'elle était faible. La blessure qu'elle avait subis durant la nuit l'avait grandement fatiguée et la rousse ne s'était pas reposée. Finalement, elle finit par s'approcher et l’entraîner vers un muret pour s'asseoir. L'argenté se laissa faire et resta à ses côtés pour qu'elle puisse poser sa tête contre son épaule. Vivement qu'il puisse pioncer aussi... Il n'avait pas dormi non plus et les événements de cette nuit s'étaient tous enchaînés. Il eut un petit rire lorsque la demoiselle lui avoua que la nuit fut étrange. Il ferma les yeux à son tour, toujours en souriant. C'est alors qu'elle lui annonça qu'il lui fallait du sang. Ouvrant doucement les yeux pour tourner la tête pour la regarder, son visage devint sérieux. Une demande des plus étranges... La rouquine lui demandait si elle pouvait le mordre. Sans répondre tout de suite, il s'écarta lentement pour qu'elle puisse se mettre droite et poussa un long soupir. Ban déposa la bouteille sur le muret et décida de se lever pour se mettre face à elle. Elle avait donc faim... Il s'en doutait. Il pouvait pratiquement sentir son envie de sang. L'argenté se pencha doucement vers elle et plissa le regard, venant lui attraper le menton avec délicatesse.

- Si tu as faim, ne te gène pas. Je te l'ai déjà dit... Si tu as besoin de mordre, je te laisserais faire, princesse.

Le renard n'avait pas peur de la mort, alors se faire vider d'un peu de sang ne le dérangeait pas plus que cela. Bien qu'il ne savait pas si elle pourrait s'arrêter, il avait décidé de lui donner sa confiance. Après tout, cette femme lui avait ouvert les yeux et elle était peut-être la solution à son problème de contrôle de son animal qui dormait en lui. Elle lui avait rendu service, alors il avait une dette envers elle. La jeune femme pouvait faire ce qu'elle voulait de lui. Ban avait fait la promesse de lui être loyal et de la suivre quoiqu'il arrive, seulement si la chimère respecte les conditions qu'il lui avait imposé. Serait-il en mesure de rester à ses côtés une fois qu'il aurait appris à se contrôler ? Maaah, il n'y était pas encore. Pour le moment, il ferait n'importe quoi pour elle, sans rechigner.




Fiche de liens (c) Miss Yellow
Revenir en haut Aller en bas
Angelica / Anjuu / Chiara
Messages : 490
Humeur : Lunatique
Princesse de Xenos
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyMer 28 Sep - 0:07

Les blessures étaient douloureuses. Moins que celles que nous avions subit dans le passé, moins que la nécrose causée par le refus de tuer pour vivre, mais douloureuses tout de même. J’avais pris une balle en plein ventre, et avais conservé le contrôle sur la faim malgré tous les évènements qui étaient survenus par la suite. Pourtant, je savais que cette faim qui ne pouvait être étanchée, cette soif de sang était désormais une partie de moi. Cette partie qui m’offrait la possibilité de vivre normalement, de vivre comme je l’entendais autrefois. Pourtant, si ma nouvelle nature de chimère me permettait de vivre « normalement » elle était aussi la cause de toutes ses rencontres étranges et ses actions improbables. Depuis que j’étais chimère, j’avais appris à vivre autrement qu’avec le sens de la vue, j’entendais et sentais mieux. Je voyais mieux aussi… Je comprenais le monde de deux manières au lieu d’une seule, je lisais les gens plus facilement…

Sauf la personne en face de moi.

S’il était quelqu’un d’étrange et totalement différent, il était aussi comme moi. Pire, il était comme nous. Brisé, meurtrit, endurci… C’était une personne qui s’était vue obligée d’être forte pour survivre. Une personne que j’aurais dû haïr simplement pour son genre… Pourtant… Pourtant… Tout m’en empêchait… C’était un prédateur, un homme violent, probablement porté sur l’alcool vu la bouteille qu’il avait chipé plus tôt… Un monstre comme celui qui m’avait brisée la première fois… Mais sa chevelure d’argent me rappelait son sauveur, sa voix était celle d’un homme souffrant, et ses prunelles celles d’un cœur à peine battant. Il avait volé ma proie, et pourtant, depuis que je suis contre son épaule, j’ai l’impression que j’aurais pu toutes les lui laisser, juste pour qu’il puisse se sentir bien. J’aurais tout fait dans l’instant pour détruire ceux qui le nommaient monstre… J’aurais tout donné pour voir le masque de douleur imprimé derrière ses rétines se briser avec une once de joie trop forte, et un sourire enfin heureux se dessiner sur ses lèvres.

Mais j’avais faim… Et même si j’aurais tout donné pour cet énergumène aux yeux pourpres dont le renard intérieur était dangereux au même titre qu’Anjuu, je me devais de me nourrir avant de succomber définitivement. Je ne pouvais pas espérer aller mieux sans ne rien faire, le monde ne fonctionnait pas ainsi. Je lui ai donc demandé si je pouvais le mordre… J’avais peur de sa réponse pour plusieurs raisons… La première était qu’il pouvait prendre peur, dire non, et fuir… Je ne le reverrais donc plus jamais et je me sentirais vide. La seconde… Il dirait oui, et là, je ne saurais probablement pas me contenir et pourrait le blesser plus que nécessaire. Et lui faire du mal me donnait des frissons d’horreur… Je pouvais le perdre… Et ça, je le refusais… Il était le premier depuis des années, après Lyl et le trio, à pouvoir réellement m’approcher et percer ma carapace sans difficulté. Le premier à ne pas me voir comme le monstre, mais comme une femme battue qui s’est vengée.  

Si j’avais été humaine… J’aurais tenté de vivre à ses cotés comme toutes bonnes épouses de ce siècle. Mais je n’étais pas humaine, et lui non plus. Je me crispais légèrement lorsque je compris qu’il s’éloignait de moi, probablement suite à ma demande des plus infâmes. Je l’entendis soupirer et déposer la bouteille sur le muret. Allait-il partir en courant ? Je clignais plusieurs fois des yeux en comprenant qu’il se mettait juste debout et face à moi. Son visage se rapprocha soudain du mien, et il saisit mon menton entre ses doigts. Je savais que j’aurais rougis s’il y avait encore eut du sang sous ma peau pour me le permettre, mais le plus excitant était cette caresse produite par son souffle sur mes lèvres. De nouveau, je fus saisie par l’envie de l’embrasser sans que jamais ce baiser ne cesse. J’ignorais comment il avait fait, et mon égo le prenait toujours aussi mal, mais j’étais totalement sous son charme. Je respirai avec difficulté à présent, tentant de contrôler ces fichus hormones féminins que j’avais pourtant toujours réussis à réprimer jusqu’à maintenant. Et il me dit quelque chose qui me fit trembler. Si j’en avais besoin, il me laissait faire. Une preuve de folie plus que de confiance. Une preuve encore que cet homme était fou… Une preuve encore que je ne devais pas céder à mes pulsions, qu’elles soient meurtrières ou autres.

J’acquiesçais silencieusement. Je n’arrivais plus à quitter ses yeux. C’était toujours plus fort que moi. J’ai alors noué mes bras autour de son cou lentement, ne cessant de le fixer et me rapprochant toujours plus de son visage. Je savais que ce n’était pas une bonne idée, le sang était toujours meilleur à sa source, j’aurais dû attaquer une artère, ou même une veine importante quelconque sous sa peau, mais je ne pouvais pas imaginer prendre le risque de le blesser plus qu’outre mesure. Son cœur saignait déjà, je n’avais pas le droit de l’entailler physiquement. J’ai sentie mes canines devenir plus importantes sous mes lèvres alors que je me rapprochais des siennes. C’était stupide et dangereux, mais je ne voulais toucher que cette partie là de lui. À peine avais-je effleuré sa bouche que mes crocs fendirent sa lèvre en une lourde fente sanguinolente. Une fente digne d’un énorme coup, pourtant, je ne l’avais qu’à peine touché… Mais la soif était trop grande.

Je me suis alors collée contre son torse dans une étreinte qui aurait pu être charnelle si je ne portais plus cette chemise d’hôpital. Et je l’ai embrassé. Je l’ai fait à de si nombreuses reprises que la fente de sa lèvre qui pourtant était écarlate finit par blêmir, et les perles carmines rougissaient ma propre bouche dans un gout métallique exquis. Un baiser peu conventionnel. J’étais à peine rassasiée, mais j’avais repris un contrôle quasiment total sur mon corps, et j’avais dérivé, ma langue est venue se loger contre la sienne dans un ballet passionné. Je n’arrivais plus à contrôler mes sens en sa présence, et c’était véritablement gênant… Gênant de se dire que j’étais si émotive et touchée par les hormones féminines. Dire que j’étais faible était un bel euphémisme… Mais peut-être n’avait-il pas encore découvert qu’il pourrait faire de moi ce qu’il désirait ? Je l’espérais. Mon cœur battait la chamade, et le pire… C’était que j’aimais ça. J’aimais ces sensations éperdues et dangereuses qui m’envahissaient à chaque fois qu’il me touchait…

Il fallait que je me tire d’ici en vitesse avant de céder totalement.

Pourtant, je n’y arrivais pas… J’avais fini par réussit à quitter ses lèvres, mais j’étais toujours là, tremblante entre ses bras, cette fois-ci non pas par faiblesse mais par désir… J’ai faillis tomber sous ma propre révélation, et je me suis éloignée subitement du renard, comme brulée. Je n’osais même plus le regarder en face, je savais que je loucherai vers ses lèvres et que je risquais de recommencer. Je devais partir… « Je… Je crois que… Que je vais y aller… Il le faut… Pas vrai ? » J’essayais plus de me convaincre moi-même qu’autre chose. Je me suis rapprochée, pour tenter de le rassurer, j’allais bien après tout… Trop même… Je n’aurais pas dû… En moins d’une seconde, j’avais liée mes mains aux siennes et capturé ses lèvres pour la énième fois. J’ai mis au moins deux secondes réelles avant de parvenir à m’éjecter de lui, et j’ai déployé mes ailes sans me retourner de nouveau. J’ai fui en battant l’air avec une rapidité phénoménale. Je n’avais aucune idée du pourquoi ni du comment… Mais j’avais réussi à m’enfuir sans me retourner… Et lorsqu’il fut bien trop tard pour faire demi-tour…

J’ai regretté de l’avoir quitté…
Revenir en haut Aller en bas
Ban Silverleigh
Messages : 1103
Humeur : Alcoolo
Prince de Small Lady
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie:
Succès:

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 EmptyMer 28 Sep - 18:56

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Tumblr_ntld16cuKn1tgp5pso1_r1_500







Feat : Hime-chan
Sourire face à la mort était la meilleure chose qui pouvait arriver à quelqu'un. Ban venait de comprendre qu'il n'avait pas besoin d'avoir peur ou bien de fuir face à celle-ci. Bien au contraire, il l'acceptait si le destin voulait que sa vie se finisse aujourd'hui. Le renard ne pouvait pas rêver mieux. Lui qui avait passé sa vie à fuir les hommes, les armes, il se trouvait maintenant devant une femme qui allait certainement le tuer. Mais Chiara n'était pas n'importe qui... Elle était une chimère, tout comme lui. Sa condition avait permis à l'argenté de comprendre que la haine éternelle contre les humains n'était pas la seule solution pour continuer de vivre. Du moins, avoir le droit de vivre. La rousse avait réussi à le raisonner et lui avait bien fait comprendre qu'il n'était pas seulement un monstre au fond de lui, mais toujours un homme. Un homme qui passait son temps à se voir comme une créature et qui n'avait plus vraiment de volonté de vivre dans un monde qui l'avait jadis rejeté. Ban le savait que trop bien. Il n'avait pas cherché une solution à ses problèmes, mais plus une façon d'éviter l'humanité qui le faisait peur. Oui, il avait peur... Peur de subir de nouveau des expériences et de perdre totalement son côté humain. Le renard trouvait cela injuste que les Hommes le chassent alors qu'il n'avait rien demandé. Ce n'était pas de sa faute si la chimère devenait incontrôlable et se mettait à prendre des vies. Mais le reste du monde avait décidé qu'il serait coupable, sans le moindre procès.

La vie humaine était précieuse. Chaque humain pouvait accomplir quelque chose qui allait changer la face du monde. Mais qu'en était-il des hommes, des femmes et des enfants qui tombaient sous la colère de la chimère ? Avaient-ils accompli quelque chose en perdant la vie ? Personne ne pourrait le dire... Si Ban venait à mourir maintenant... Qu'allait-il accomplir qui changerait le monde ? L'argenté faisait face à celle qui avait maintenant droit de vie et de mort sur lui, son regard se posa sur son visage et il se contenta de l'observer silencieusement. La demoiselle devait avoir peur qu'il s'en aille et la laisse avec sa faim, mais il en était rien. L'homme-renard lui avait promis de lui être loyal, entièrement dévoué si elle trouvait un moyen de lui débarrasser de son problème. Si le seul moyen était de perdre la vie pour qu'elle puisse vivre et continuer à donner de l'espoir aux autres, alors Ban l'accepterait. Était-ce une preuve que le mercenaire était devenu complètement cinglé ? Certainement... De toute manière, depuis qu'il avait rencontré la princesse, il avait perdu tous ses moyens rationnels. Il aurait pu choisir de fuir ou bien même de la tuer, mais au lieu de ça, il s'était comme fait envoûter par la beauté et les paroles de la rouquine. Il y avait bien longtemps que le renard n'avait pas ressentit cela... Mais est-ce que cela allait durer ?

La magnifique rousse enlaça son cou et se rapprocha lentement de lui. L'heure du jugement était donc arrivée. Qu'importe ce qu'il pouvait se passer, l'argenté avait fait son choix et il ne briserait pas sa promesse. L'argenté plongea une dernière fois son regard dans celui de la belle et envoûtante jeune femme avant de fermer les yeux pour accepter son sort. Il n'avait aucun regret et il se contenta de passer ses bras musclés autour de sa taille pour la serrer contre lui. Il sentit alors une douleur au niveau de sa lèvre et cela le fit doucement grogner. Il pouvait sentir le contact des lèvres de la rousse contre les siennes, bien qu'elle venait de le croquer l'une d'entre-elle. Il ne comprenait pas pourquoi Chiara avait choisi cet endroit, mais cela n'était pas déplaisant du tout, même avec la douleur qu'il ressentait. Alors qu'elle délaissa sa morsure pour venir l'embrasser passionnément, le renard la serra encore plus contre elle avant de laisser ses mains se balader dans le dos de sa belle. Sa peau était si douce, la chaleur de son corps rappelait à Ban qu'il était toujours en vie et à ses côtés pour son plus grand plaisir. Si le temps pouvait s'arrêter... Si seulement cela était possible...

Soudainement, Ban sentit la princesse se reculer brutalement et il ouvrit les yeux pour comprendre la raison. Il ressentait maintenant comme un vide, une douleur à l'intérieur de lui, non pas à cause de la blessure à sa lèvre, mais comme si quelque chose venait de s'arracher brutalement de sa poitrine. Bien qu'il tenait de ne rien laisser paraître sur son visage, il ne pouvait pas s'empêcher de chercher à plonger de nouveau son regard dans le sien, comme si cela lui était vital sur le moment. Toutefois, l'autre chimère le fuit du regard avant de prononcer les mots qui faisait bien plus de mal que cette fissure à sa lèvre. Elle allait partir... Elle allait partir et le laisser ici. Un grand malaise s'installa chez le renard, même s'il savait que cela devait finir par arriver. Avait-il le droit de refuser son départ ? De lui demander de rester avec lui ? Non... En aucun cas, il avait ce droit. La chimère chouette avait d'autres personnes à aider et ce ne serait que de l’égoïsme de lui demander de ne pas partir. Le mercenaire serra des dents et baissa les yeux alors qu'elle se rapprochait de lui pour tenter de le rassurer. Finalement, la rousse alla l'embrasser une nouvelle fois avant de s'arracher de lui et de filer dans les airs avec l'aide de ses ailes, sans se retourner. Bordel... Elle était déjà loin. Leva les yeux vers le ciel, il se contenta de rester sans bouger pendant un très long moment, comme s'il attendait qu'elle revienne. Ce ne fut pas le cas... Encore une fois, il se retrouvait seul et une voix résonna à l'intérieur de lui comme pour le ramener à la réalité. « Encore une personne qui t'abandonne... Décidément, tu les collectionnes ! Tu ferais mieux de l'oublier et de continuer de vivre comme avant, de toute manière personne n'est capable de me séparer de toi et tu le sais. ». Un large sourire se dessina sur les lèvres de l'homme-renard qui passa le revers de sa main pour essuyer le sang qui s'échappait doucement de sa blessure.

- La ferme... J'irai la retrouver et les choses vont changer.

La voix à l'intérieur de lui se mit à rire et continua de le torturer un peu. « Elle deviendra alors ton point faible. Elle sera ton nouveau péché. Tu le sais que les humains, non, que le monde est impardonnable. Mieux vaut les buter et tu seras enfin tranquille. »

- « Tsumi no uta ; Sekai wa yurusenai »... C'est un bon titre pour une chanson. Une chanson qui peut donner de l'espoir si c'est elle qui la chante.

Sur ces mots, l'argenté mit les mains dans les poches et tourna des talons pour se diriger vers un bar. Il était grand temps de boire un verre avant de reprendre la route et d'aller à la recherche de la rouquine. C'est alors que le renard fit la remarque à son côté humain qu'il ne savait même pas où elle habitait et que la retrouver allait prendre très longtemps... BORDEL !



Fiche de liens (c) Miss Yellow
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Who am i !

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty

Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Chiara ] - Page 2 Empty
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: EAST CITY :: EAST CITY-