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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Mer 25 Mai - 21:20








Feat : Anjuu
Par une douce nuit d'octobre, il ne faisait pas encore très froid, mais les feuilles des arbres commençaient à tomber. Les arbres mourraient lentement pour hiberner pendant l'hiver, laissant le froid les envahir et glacer leurs branches dénudés. Un homme se tenait debout dans l'ombre, appuyé contre un de ces arbres. Dans les ténèbres de la nuit, on pouvait distinguer deux grands yeux rougeâtres, mais aussi des dents blanches pourvus de grandes canines comme ceux des prédateurs. Il semblait attendre quelque chose où quelqu'un dans l'ombre. Finalement, des voix s’élevèrent dans la nuit et notre homme se cacha davantage pour observer de loin, un homme qui venait de quitter un bar du coin. Lorsque ce dernier commença à marcher, bien qu'il n'avançait pas totalement droit, notre mystérieux hommes aux yeux rouges-violet s'écarta de sa cachette et se mit à le suivre discrètement.

Personne ne vagabondait dans les rues à cette heure de la nuit, sauf les hommes ivres ou les filles de joie du coin. Notre traqueur n'eut pas vraiment de mal à suivre sa proie. Toutefois, l'autre en face de lui comprit qu'il était suivit et tourna rapidement dans une ruelle pour tenter de le semer. Il avançait vite, très vite et se mit à courir malgré son état déplorable. L'alcool faisait des ravages sur les humains et cela sentait à des dizaines de mètres à la ronde. Pensant qu'il avait réussit à semer son poursuivant, il s'arrêta pour reprendre sa respiration quand soudain, une main lui saisit la gorge et le plaqua violemment contre un mur en brique. L'homme qui le traquait avait réussit à le dépasser ! Comment avez t-il fait ?! C'était une ruelle étroite et faire le tour lui aurait prit plus de temps ! Une voix roque, mais ironique se fit entendre de la part de l'homme menaçant.

- Alors comme ça on essaye de s'échapper ? C'est pas vraiment malin... Bon, il faut bien que je te dise qu'il est impossible de m'échapper. Je retrouve toujours ma cible.

L'homme sentant l'alcool commençait à paniquer et tenta de se débattre, mais en vain. La force de son agresseur était bien plus puissante... Une poigne de fer. Son interlocuteur, habillé d'une veste rouge, un peu trop courte et d'un pantalon assortie, se mit à sourire et laissa apparaître ses canines bien plus longues que la moyenne. Il finit par reprendre la parole, toujours sur un ton moqueur et agaçant.

- Un type m'a dit de te dire quelque chose : "Je n'oublierais pas le visage de celui qui a tué ma femme et que j'ai considéré comme un frère." Je pense que tu te doutes de ce qu'il va t'arriver, hein ?

Sans rien dire de plus et n'attendant pas que sa cible ne puisse parler ou contester, le poursuivant serra davantage la gorge du type et sentit les os se brisaient au fur et à mesure. L'ivrogne était devenu tout bleu et ses yeux étaient écarquillés par la douleur et la peur. Finalement un craquement sourd se fit entendre et l'homme en rouge lâcha sa prise dont la vie venait de le quitter.

- Et au fait, mon nom c'est Ban... Mais je crois que tu n'en a plus rien à faire maintenant...


Il se mit à sourire, telle un monstre. Il regarda longuement le cadavre à ses pieds et se mit à rire. Finalement, il resta de longues minutes devant le mort et finit par se pencher au dessus de lui. Les yeux de Ban étaient passés du rouge au jaune et son regard était vide d'expression comme son visage. Alors qu'il ouvrit la bouche en se penchant sur la gorge de sa victime, il entendit une femme hurler à mètres de lui. Il tourna rapidement la tête et zieuta cette femme qui venait de le déranger. Elle hurla "IL EST LA ! LE TUEUR EST LA !". Sans attendre et pour la faire taire, Ban sauta d'un bond et arriva juste devant elle. Une fraction de seconde, elle tomba sur le sol avec la gorge tailladée. Personne à l'horizon.. Personne ne l'avait entendu crier ou tout le monde s'en fichait. Ban se mit à rire, d'un rire qui donnait froid dans le dos. Ses mains qui finissaient maintenant par des griffes, étaient recouverte de sang. Finalement, il traîna le corps de la femme jusqu'au fond de la ruelle et après s'être penché sur elle, il ouvrit la bouche pour la dévorer.

Au bout d'un certain temps, notre homme sortit de la ruelle et déambula dans les rues, le regard vide d'expression. Il venait de tuer une personne et de se nourrir de chair humaine.    Il continua de marcher, marcher et finalement il se stoppa pour observer ses mains et son visage dans la vitre d'un magasins du coin. Il était recouvert de sang, mais ce n'était pas le siens. Finalement il plaça ses mains sur sa tête et grinça des dents avant de se mettre à hurler, brisant le silence de la nuit. Le banni d'Aerugo sentit que des personnes s'approchèrent et se mit à courir. Une nouvelle fois, il fuyait, ne voulant pas qu'on ne le voit. Des personnes dans les rues firent la découverte des corps dans la ruelle et l'un d'eux s'écria :

- La bête a recommencé ! Il a fait deux autres victimes !

Les lumières des habitations s'allumèrent petit à petit et notre homme alla se cacher loin de là, dans les rues les moins habitées de la ville. Une zone industriel apparemment, il ne serait pas dérangeait. Il finit par s'adosser contre un mur et se laissa glisser jusqu'au sol, plaçant sa tête dans ses mains recouvertes de sang frais. Et merde.. ça à recommencé.




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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 0:06



Je revenais tout juste de Xenotime...

Le sang de ce xinois avait été, je devais bien le reconnaitre, plus qu'amer après cet échange d'embrassade. J'en frissonnais encore de dégout... Cet homme avait osé me toucher et profiter de mon corps... Même si je ne l'avais pas laissé faire bien longtemps, je sentais encore son emprunte écœurante sur moi. C'est pourquoi j'avais été incapable de reprendre le train pour retourner à Central, je m'étais contenté de m'envoler le plus loin possible pour ne plus ressentir cet appel terrible, partagé entre la luxure et la faim. Je restais une femme, quoique j'en dise, et mon corps avait réagit aux caresses, mais je n'y arrivais pas. J'étais encore et toujours brisée... Andrew, j'espère que les quelques créatures qui vivent au fond de la baie d'Aquorya te trouvent à leur gout, au même titre que je ne dévore que les enflures de ton espèce!

Incapable d'aller plus loin, je me posais sur un toit, et reprenais mon souffle. La boule qui s'était formée au fond de ma gorge était toujours présente et menaçait d'éclater. Un sanglot que je retenais depuis mon départ de la campagne. Je finis par m'installer sur les tuiles de la demeure, ignorant le faible éclairage causé par les lampadaires, il était encore tôt. J'avais l'impression d'étouffer dans mon corset blanc et sous toutes ces perles, à tel point que je finis par défaire mes cheveux et jeter les décorations sur le toit qui me servait d'assise. Je fis de même avec les boucles d'oreilles et le collier, et l'ensemble vint danser entre les tuiles avant de glisser et d’atterrir sur le sol dans un son de pierreries brisées. Non... Je refusais d'être une femme à nouveau... Je refusais d'être fragile et de souffrir sous les attentes des hommes. Il fallait que je me reprenne, ne serait-ce que pour me sentir en accord avec moi-même, et comprendre où j'avais finalement atterrit. Bientôt, les derniers rayons du soleil furent remplacé à par ceux de l'astre lunaire, que je me surprise à fixer longuement. Mon ventre grogna, et finit par me ramener à la réalité...

J'avais faim.

Dans un tourbillon d'éclairs bleutés, je déployais de nouveau mes ailes et me déplaçais de toits en toits, restant ainsi invisible aux yeux des gens de cette ville. Je finis par reconnaitre East-City, et me rapprochais - toujours par la voie des airs - du bar le plus fréquenté du coin, j'y trouverais surement mon repas de ce soir. J'attendis donc, assise sur les tuiles, mes jambes repliées cachées sous les voiles blancs de ma longue robe, jouant avec ma chevelure rousse, la tressant quelque fois pour la laisser ensuite aux prise de la légère brise du mois d'octobre. J'attendis bien deux heures, avant de voir enfin, une proie intéressante sortir du bar. Un homme qui titubait plus qu'il ne marchait, et qui ne semblait pas vraiment savoir où il allait. Toujours perchée sur les toits, je le suivis, faisant attention à ne pas faire trop de bruit en battant de mes larges ailes ou d'accrocher ma robe blanche aux murs défoncés lorsque je descendais trop bas. Je vis soudain ma proie accélérer sa marche, m'avait-il entendu? Tant pis! Je continuais ma route derrière lui, bien que toujours en hauteur, et m’apprêtais à le coincer dans une ruelle plus que sombre, lorsque soudain, la brise m'apporta une nouvelle odeur, et je vis ma future victime être coincé par un autre.

Curieuse malgré tout - avec un peu de chance, l'autre homme partirai et me laisserai profiter du repas. Mais peine perdue... Je vis l'autre homme saisir ma future victime - qui deviendrait la sienne - par la gorge et serrer. Si mon ventre me criait d'aller trouver un autre repas, ma curiosité m'en empêcha, l'odeur du second homme était différente de celle d'un humain lambda, elle était... Proche de celle d'Alois... et en même temps... de celle de Vincent. Un renard? Je clignais plusieurs fois des yeux, et fixais désormais la scène avec attention. " Alors comme ça on essaye de s'échapper ? C'est pas vraiment malin... Bon, il faut bien que je te dise qu'il est impossible de m'échapper. Je retrouve toujours ma cible." Je vis celui que j'avais pris pour cible tenter de se débattre, sans rien changer de sa situation, son agresseur semblait puissant d'ici, et la tenue rouge qu'il portait m'évoquait le sang si appétissant que j'étais venu cherché... "Un type m'a dit de te dire quelque chose : "Je n'oublierais pas le visage de celui qui a tué ma femme et que j'ai considéré comme un frère." Je pense que tu te doutes de ce qu'il va t'arriver, hein ?"

Je fus sidérée... Une chimère mercenaire... C'était assez impressionnant, surtout que les dernières chimères que j'avais croisées ne savaient même pas se contrôler. Bientôt, j'entendis les os craquer, et la chimère relâcha sa proie, désormais sans vie, sur les pavés."Et au fait, mon nom c'est Ban... Mais je crois que tu n'en a plus rien à faire maintenant..." Un rire silencieux me prit, il agissait un peu comme moi, lorsque je me présentais sur les cadavres de mes repas. La curiosité s'était muée en intêret, et ma terreur de la nuit passée était désormais effacée, j'entendis alors la chimère rire, de manière quelque peu rauque. J'allais déployer mes ailes pour partir à la recherche d'un nouvel encas, lorsque le cri perçant d'une femme retentit, me faisant grincer des dents, mais pas longtemps, et le cri s'étrangla dans le sang. Le parfum sanglant me monta d'ailleurs au nez, et les battements de mon cœur firent une embardée. Dieu que j'ai faim! L'autre chimère se mit de nouveau à rire, avant de tirer sa nouvelle victime au fond de la ruelle, pour la dévorer. J'aurais bien aimé pouvoir faire pareil... Durant son repas, je m'étais allongée sur le toit, fascinée par ce que je voyais... Je n'étais pas seul finalement...

Je commençais à somnoler lorsqu'un cri effroyable retentit de nouveau, cette fois-ci provenant de la bouche d'un homme, et la voix ressemblait beaucoup à la chimère renarde que j'avais croisé plus tôt. Je me relevais d'un bond, et constatais son absence dans la ruelle, le cadavre n'ayant presque plus rien de consistant sur lui était toujours là, mais plus de mercenaire. Le nez en l'air, j'humais les différents parfums de la ville, à la recherche de cet être qui se rapprochait plus de ce que j'étais que tous ceux que j'avais croisé jusque là. Je finis par retrouver la fragrance unique de cette créature à la chevelure argentée, et suivit le chemin... Je craignais le pire. Des hommes sortirent du bar, d'autres de quelques habitations, et tous s'écrièrent, à la vue du corps, qu'un monstre avait recommencé. C'est fou, on se croirait à Central... Bientôt, la ville entière fut éclairée, et un cortège d'odeur plus ou moins intéressantes m'agressa, me faisant perdre ma piste. Toujours sur les toits, je m'éloignais comme je pu de cette foule en délire, voletant le plus rapidement et me faisant aussi discrète que possible.

Je finis par atteindre la zone industrielle de la ville, déserte à cette heure-ci, et me posais sur le toit d'une usine, reprenant mon souffle. Le Centre ville était devenu dangereux à la seconde où les habitants étaient sortis. Ils m'auraient probablement tiré dessus s'ils m'avaient vu sur leurs toits. Une main sur le cœur, je reprenais tant bien que mal ma respiration, lorsque soudain, le parfum du renard m'apparut. Surprise, je furetais les alentours à sa recherche, et finit par le trouver à environs quinze mètre de moi, adossé à un mur, les jambes repliées contre son torse et la tête cachée dans les paumes de ses mains couvertes de sang. Même ainsi il me donnait faim... Je me contentais de le fixer quelques secondes, sentant sa détresse et constatant quelque chose de... perturbant... S'il avait eut un automail à son bras gauche... C'était comme si j'avais eut Lyl sous mes yeux. Mon cœur rata un battement à cette pensée, et je finis par me décider à descendre. Je déployais de nouveau mes ailes, et me posais à ses cotés, je devais être vraiment étrange, avec mes grandes ailes, ma robe blanche immaculée et ma chevelure lâche. Un ange de la nuit.

Mais il ne me vit pas... Il semblait perdu dans le désespoir, et mon cœur se serra à cette vision. Il ne contrôlait donc pas l'animal qui vivait en lui et en subissait les conséquences. Un peu comme nous tous au début. Que faire? La soudaine envie de le serrer contre mon sein me prit, mais je risquais de lui faire peur ainsi, voir de déclencher de nouveau ses instincts, et me battre n'était pas une bonne idée, surtout le ventre vide. Avec une infinie douceur, je caressais sa chevelure d'argent pour capter son attention, et lui offrit un sourire compatissant.

"Bonsoir jeune renard..." Dis-je simplement de ma voix la plus douce... Je devais ressembler à une vierge le soir de ces noces...

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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 15:11








Feat : Anjuu
Le bannis d'Aerugo était complètement perdu dans son esprit. Par cette douce nuit d'octobre, il venait de perdre le contrôle de lui-même. Cela n'était pas la première fois. Depuis qu'il avait rencontré ce type, un scientifique d'Amestris, qui lui avait promis de lui donner une vie meilleure, de faire de lui un élu, Ban avait l'impression d'être dans un cauchemar sans fin. Il avait des pertes de conscience de quelques minutes, mais cela suffisait amplement à la bête qui sommeiller en lui de faire un carnage et de tuer toutes personnes aux alentours. Dans cette ruelle, où le mercenaire venait de prendre brutalement la vie d'un autre tueur, il avait sentit que son esprit s'égarait à nouveau dans le noir totalement pour laisser place au monstre. Cette chose qui vivait en lui, était un renard. L'animal était sans-pitié, sanguinaire, manipulateur, menteur et fourbe, même avec l'esprit de son hôte. Ce dernier avait beau lutté contre sa seconde nature, il ne pouvait rien y faire. La colère qu'il ressentait au fond de lui ne l'aidait pas à se calmer et au final le désespoir s'installer à son tour.

Lorsqu'il avait reprit conscience quelques instants plus tard, le mal était déjà fait. Une femme dont l'odeur était partout sur les mains de l'homme-renard, dont le sang et la chair reposaient dans l'estomac du mercenaire. Bon dieu... Il n'avait pas voulu cela. Il était venu à l'Est pour le compte d'un client qui souhaitait simplement venger sa femme et mettre en prison le tueur, mais Ban avait accomplit la mission d'une autre manière... Donnant fin à la vie de cet homme. Ce genre de type, l'argenté en avait rencontré des tonnes. Tous des pourritures sans nom, égoïstes et prêts à tout. Notre chimère n'était pas un super héros, mais il avait un devoir moral, punir ces enflures. Seulement... la haine contre une partie de l'humanité lui faisait perdre les pédales et son instinct animal prenait le relais. Le carnage était toujours assuré avec cette chose.

Un cri déchirant le silence de la nuit, retentit. La culpabilité d'avoir tuer une innocente, le submergea et le remplit de chagrin. Elle n'avait rien demandé, elle n'avait rien fait. Cette femme était juste effrayé par la vision d'un homme mort. Toutefois, en criant au loups, elle avait signé son arrêt de mort avec le renard. Si Ban avait gardé la raison, il l'aurait simplement fuit dans la nuit et quitter la ville sans attendre, hélas les choses ne se passent pas comme prévus pour lui. Il s'était caché dans une zone abandonnée, sans habitants dans le coin. Il s'était adossé contre un mur et s'était laissé glissé, rongé par le remord, il s'était caché dans ses pensées. "Je veux mourir. Je veux mourir. Je ne mérite pas de vivre. Je suis un monstre." Il se répétait sans cesse cela dans sa tête. Soudainement, il sentit quelque chose lui caresser les cheveux et il releva doucement la tête. Une femme... Une femme rousse. Non. Elle ce n'était pas une simple femme. Son odeur était différente de celle des humains. Elle souriait et semblait pleine de compassion en le regardant. Encore une pauvre âme qui tentait de le réconforter ? Tss qu'ils aillent tous se faire voir ! Il n'avait pas besoin qu'on compatisse pour lui, il avait besoin qu'on lui fiche la paix. Il pouvait encore perdre le contrôle et s'attaquer à elle. Cette fille ne devait pas rester là. Elle devait partir... Elle doit partir. "Tu dois la faire partir..."

Sans cris égards, Ban tendit une de ses mains jusqu'au cou de la jeune femme et l'attrapa violemment. Il la souleva sans peine du sol et la plaqua contre le mur après s'être redressé. Il serra son étreinte de plus en plus et la fixait avec un regard plein de rage. Il n'affichait pas son grand sourire narquois comme à son habitude. Son expression était un peu plus sérieuse et déterminé. Il la fixa dans les yeux et se mit à renifler l'odeur de la demoiselle sans le cacher.

- T'es qui toi ? T'es pas humaine. Tu sens le piaf à plein nez. Tu ferais mieux de dégager d'ici avant que je ne t'explose, ou bien que les humains n'arrivent et te tire dessus.  

Il prit un air de dégoût par la suite et lâcha sa prise qui retomba sur le sol. Son regard était plein de méchanceté et il ne le cachait pas. Il se tourna, dos à elle et commença à marcher en regardant ses mains avant de murmurer d'une voix à peine audible.

- Pars avant que tu ne sois la prochaine victime du monstre...  




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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 17:06



Je ne pus réagir assez rapidement. À peine avait-il relevé la tête vers moi, que l'une de ses mains s'était soudain saisit de mon cou et me soulevait au dessus du sol, avant de me plaquer contre le mur le plus proche. Le souffle court, et une douleur lancinante dans le dos, je ne pus que capter son regard enragé planté dans le mien. Bientôt, je le vis humer mon odeur sans gène, cherchant probablement la fragrance qui devait me différencier des autres humains. Si j'avais le souffle court, les propos qui suivirent me prirent de court et m’empêchèrent presque de respirer. Si les menaces de mort à mon encontre était à peine voilée - et ce parce que j'étais un oiseau - le reste me laissa perplexe. Pourquoi les humains me tireraient-ils dessus en sachant que je n'ai là aucun attrait animalier et que je passerai pour une pauvre victime? Quelque chose ne tournait pas rond... Il prit alors un air dégouté, et me lâcha soudainement. Mes jambes ne purent me retenir et je m'écroulais au sol, ma main venant rapidement masser ma nuque endolorie. C'était poisseux. Je contemplais alors ma main, couverte du sang de sa victime, le parfum âcre me rappela soudain que j'avais faim... Très faim... Je me léchais les doigts avec délice, alors que mon vis-à-vis renard se faisait la mâle. J'eus d'ailleurs beaucoup de mal à entendre ses derniers propos, mais j'étais encore capable de cela, même avec une faim de loup qui me tiraille.

- Pars avant que tu ne sois la prochaine victime du monstre...  

Je restais hébétée sur l'instant. Le monstre... Parlait-il de lui? J'entendis de nouveau ces mots là, mais dans des timbres différents, des lieux et des temps lointains. Je me souvenais d'Alois, qui m'avait violemment repoussé alors que je comptais le sortir de sa cage de laboratoire, m'expliquant que les monstres n'avaient pas droit à la liberté. Je me souvenais de Flint, entièrement couvert de sang, ses yeux rouges me fixant, hésitant sur la manière à suivre après le génocide qu'il avait commit involontairement. Il m'avait dit que le monstre en lui me dévorerait si je m'approchais encore. Puis Justin, bête de foire dans une arène de combat, l'homme cerf, qui avait la tête si dure qu'aucun combattant ne lui résistait, enfermé dans une cage lorsqu'il ne se battait pas. Et Kira, persuadée d'être un monstre dont personne ne voulait et condamnée à errer pour obtenir sa vengeance... Pourtant aujourd'hui, je savais pertinemment faire la différence entre un monstre et une victime de l'alchimie, et l'homme qui s'en allait d'un pas rapide, avait été clairement brisé par l'alchimie...

"Je n'ai vu aucun monstre ce soir..." Dis-je d'une voix forte, bien que rendue plus aiguë par la strangulation précédente.

Je me relevais alors, à peine titubante, et mes pieds nus reprirent leur marche sur les pavés humide du sol en direction de celui qui sentait comme les renards. Je pu facilement raccourcir la distance qui nous séparait alors, mais conservait quelques pas entre lui et moi, histoire d'éviter le carnage - lui semblait vouloir tuer tout ce qui bouge, et moi j'ai très faim. Je me massais de nouveau le cou, avant de reprendre d'une voix ferme mais douce : "Je t'ai vu à l’œuvre ce soir... Je t'ai vu briser le cou de cet homme sans effort, égorgée cette pauvre femme puis la trainer dans un coin et la dévorer, je t'ai vu fuir aussi... Mais je n'ai vu aucun monstre. Je n'ai vu qu'un homme brisé, incapable de contrôler l'animal qui a été mit en lui, ce renard affamé et jamais rassasié. J'ai vu un homme culpabiliser pour ses actes inconscients, et plonger légèrement dans le désespoir, mais je n'ai pas vu de monstre... Parce qu'il n'y a pas de monstre en ce monde... seulement des êtres vivants partagés entre leurs instincts et leur volonté."

Je soupirais, si cette accroche pouvait parfois éveiller la curiosité, elle pouvait aussi rappeler la haine. Je ne savais pas trop quoi faire, il se sentait mal pour ses actes, je le sentais d'ici, et je n'avais qu'une envie c'était l'aider plus qu'autre chose... Ce qui est tout de même remarquable vu ma haine envers les individu de sexe masculin, mais je n'arrivais pas à m'en empêcher. Entre ce que j'avais cru voir, et ce que j'avais vu, tout mon corps me criait de lui venir en aide... Je soupirais de nouveau, et décidais de lui faire face, histoire de l’empêcher de partir. Je déployais donc mes ailes dans un bruit de succion sinistre, et, entourée d'éclairs alchimiques, je volais au dessus de lui pour me placer en face. Il était grand, c'était indéniable, et il était aussi très beau, même macculé de sang. Je repliais légèrement mes ailes, mais ne les fit pas disparaitre, et reprit d'une voix toujours ferme et douce :

"Qui es-tu, Ban? Qui es-tu vraiment? Et la réponse ~Un monstre~ ne sera pas acceptée..." Précisais-je dans un sourire plus ou moins doux. Qu'allait-il faire?

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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 18:15








Feat : Anjuu
La jeune femme qui s'était approchée de lui ressemblait à un ange, mais l'était-elle vraiment ? Il ne pouvait pas le deviner et il ne savait pas lire dans les pensées. Sa tentative pour la faire partir, bien qu'elle soit violente, n'eut pas l'effet escompté. En effet, alors que le mercenaire s'en allait, la demoiselle le suivait de près tout en gardant de la distance. Mais qu'est-ce qu'elle n'avait pas bien comprit dans : Tu ferais bien mieux de dégager" ? Allait-elle le suivre longtemps ? Il comprit finalement que la technique brutale ne passerait certainement pas avec cette femme. Elle était comme lui et il le sentait. Par ailleurs, l'odeur de l'oiseau lui chatouilla le nez et il se lécha les lèvres, toujours en restant de dos à l'autre stalkeuse. Si elle voulait mourir et bah tant pis pour elle, il l'avait mise en garde et si elle ne l'écoutait pas, il ne pouvait rien faire pour elle. Bien qu'au fond de lui, il souhaita ne pas perdre le contrôle une seconde fois.

Soudainement, il l'entendit lui dire clairement qu'elle n'avait pas vu de monstre en cette nuit. La réaction du renard fut immédiate, il se stoppa nette et soupira longuement avant de mettre ses mains dans ses poches. Elle devait être idiote alors. Il allait lui répliquer que si, il y en avait bien un, mais se ravisa à la dernière seconde et reprit sa route. La rouquine était comme lui, alors peut-être qu'elle n'était pas toute blanche non plus. Il soupira en marchant alors que la chimère piaf qui le suivait commençait à lui parler de cette soirée et du moment où il avait prit la vie d'une femme pour ensuite la dévorer. "Bah vas-y, remue le couteau dans la plaie". Elle l'énervait à lui parler, elle l'énervait à le suivre et son odeur l'énervait plus que tout le reste. Il continua néanmoins à avancer rapidement dans la zone industriel et accéléra le pas tout en rétorquant.

-  Plongé légèrement dans le désespoir ? HAHAHA t'es drôle toi... Je viens de tuer une femme qui n'avait rien fait et je l'ai dévoré. Tu ne me connais pas alors arrête dire des choses dont tu ne sais rien sur une personne que tu ne connais même pas !  

Il s'énervait encore et cela n'était pas bon. Cependant, elle lui tapait sur les nerfs parce qu'elle voyait juste. Ban était au fond du gouffre. Il n'avait plus envie de vivre et il errait dans les villes en accomplissant des missions, qui parfois étaient violente. Il se disait que si le renard avait une occupation, il aurait plus de facilité à oublier ce qu'il était et peut-être même que cette chose en lui ne ferait pas d'apparitions, mais il s'était lourdement trompé. Il avait surestimer le pouvoir du monstre en lui. A partir de maintenant, il ne se ferait plus confiance et prendrait les mesures nécessaire pour éviter de prendre des vies, quitte à partir d'Amestris et d'aller dans un pays paumé sans personne. Au moins les humains seront plus en sécurité.

C'est alors que la rouquine s'envola et alla e pointer devant lui. Il s'arrêta net et l'observa de haut en bas avant de hausser un sourcil avec un air interrogateur sur le visage. La femme continuait de sourire et une pointe de colère monta au nez du renard. Comment pouvez t-elle lui sourire ? Il ne comprenait pas... Il venait de dévorer quelqu'un et le sang de sa victime était encore bien présente sur ses lèvres et au coin de sa bouche. Il devait se méfier de son interlocuteur, elle avait l'air encore plus louche qu'au départ. Il fini par s'avouer vaincu, il ne pourrait pas la semer... Elle finirait par le rattraper à chaque fois. Cette fois-ci, Ban émit un sourire en coin et répondit finalement à la question avec un ton moqueur et hautain.

-  Qui je suis ? Tu veux vraiment le savoir ? ... Je suis une abomination de la nature. Humain j'ai été rejeté par ma charmante et aimante famille que j'adorais. J'ai vécu dans les rues et je me suis débrouillé par moi-même pour survivre. J'ai hais les humains, je les hais pour ce qu'il m'ont fait subir alors que j'étais seul et que je tentais de survivre ! Et puis un beau jour où je crevé de faim dans un coin, un type m'a proposé de le suivre. Il m'a dit que je serais un élu qui survivrait lorsque l'humanité allait disparaître. Ce que je suis ? je suis le gamin qui a égorgé ce type avec mes dents alors que je n'avais pas conscience, je suis l'enfant qui s'est fait poursuivre par l'armée de son pays et qui s'est fait tirer dessus parce que tout le monde pensait que j'étais une erreur de la nature. Je suis le type qui a voulu faire le bien ,malgré son vécu et qui en sauvant une petite fille des flammes, l'a vu par la suite mourir dans ses bras parce que les militaires ont tenté de me flinguer alors que je la tenais ! Je suis une bête sanguinaire qui ne peut s'arrêter de tuer parce qu'il n'a aucun contrôle sur ce qu'il y a à l'intérieur de lui ! VOILA ce que je suis...  

Il reprit son inspiration après ce long monologue. Il venait de lâcher tout ce qu'il avait subit en moins d'une minute... Bon dieu que cela lui faisait du bien, mais il savait que rien ne pourrait changer le passé. Il se demandait même pourquoi il venait de lâcher sa à une parfaite inconnue. Finalement Ban le banni se mit une main sur le visage et ferma les yeux un moment avant de regarder la demoiselle aux cheveux flamboyants en face de lui.

-  Et toi tu ne m'a pas répondu à ma question de toute à l'heure... t'es qui et pourquoi tu me suis comme ça, hein ? 




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 20:09



Je pouvais sentir sa colère d'ici, colère d'être ainsi mis-à-nu par une étrangère, colère d'être interrompu, colère de ne pas pouvoir s'enfuir complètement. Il m'agressa verbalement, disant que je ne savais rien de son fardeau, mais je le comprenais. Lorsqu'on vit seul, on doute de plus en plus de pouvoir un jour rencontré des gens comme soi, qui nous comprennent et partagent notre peine. Je savais pertinemment ce qu'il ressentait, pour avoir appris à vivre avec, pour l'avoir apprit d'une petite fille nommée Angelica qui avait vieillie bien trop vite, et qui était probablement la plus douce et réfléchit de nous toutes. Je soupirais malgré moi, et continuais d'observer l'homme aux instincts de renard que je venais de rencontrer. Il luttait continuellement avec lui-même, je pouvais le voir, sa colère n'était pas entièrement dirigée vers moi, c'était envers lui, envers lui et son autre. Il m'observa un temps, curieux probablement des ailes que je possédais, mais la colère revint encore, presque palpable autour de nous. Il finit par m'offrir un sourire en coin, un sourire tellement faux et douloureux que l'envie de le serrer contre mon sein se fit sentir une fois de plus, et malgré moi, je fis un pas dans sa direction.

C'est à cet instant là qu'il explosa, déversant toute la rancœur qui habitait son âme, se traitant d'abomination, que même humain on avait pas voulu de lui, qu'il avait erré dans les rues pour survivre. Sa haine pour les humains était aussi palpable que ma haine envers les hommes. Il me raconta son histoire, qu'un jour, il avait été retrouvé par un type lui promettant de survivre lorsque l'humanité s’éteindra, et qu'il avait finit par l'égorger sans le savoir, qu'il avait été poursuivit par l'armée de son pays et criblé de balles. Et qu'en voulant faire le bien, et sauver une fillette des flammes, il l'avait condamné par sa seule présence. Il se traita alors de bête sanguinaire n'ayant aucun contrôle sur lui-même. Je fis encore un pas, le bout de mes doigts hésitait, j'avais envie de le prendre dans mes bras et de lui dire que malgré tout les propos tenus par ces gens, il ne tenait qu'à lui d'être désiré. Mon souffle se gela dans ma poitrine alors que je comprenais mes pensées, je le désirais déjà... Je souhaitais l'avoir à mes cotés, l'aider et lui montrer que le monde n'était pas aussi cruel que l'ont pouvait le croire... Voilà pourquoi chaque mot, chaque acte, chaque respiration qu'il prenait, je me sentais trembler comme une feuille morte sur le point de s'échouer au sol. Pendant un instant, j'en oubliais le festival qui approchait, les combats incessants contre les autres chimères, les ennuis avec Envy, et le coma dans lequel était plongé Lyl. Il n'y avait plus que le renard en face de moi, donc le cœur brisé paraissait aussi fragile que le mien.

Il se tourna alors vers moi et planta son regard dans le mien, avant de retourner ma question contre moi, demandant à la suite pourquoi je le suivais. Je me voyais mal lui dire que j'étais comme lui, sans rien montrer. C'est pourquoi, je fis appel quelques secondes aux deux autres âmes avec qui je vivais depuis prés de 5 ans maintenant. Les ailes vinrent m'entourer, et je me sentis partir quelques seconde, alors que respectivement, le corps rajeunissait pour devenir celui d'Angelica, puis celui d'Anjuu, et enfin le mien. Je sentis bientôt les éclairs alchimiques caresser ma peau et délivrer ma véritable apparence de son illusion charnelle. Mes oreilles étaient effilées, mes mains pourvues de longues griffes, et le cercle alchimique inconnu se baladait désormais sur ma peau, passant de mon épaule à ma joue en quelques secondes. Je clignais des yeux pour m'adapter à la membrane filandreuse de protection, et plantais mon regard dans le sien.

"Mon nom peut-être Chiara, Angelica ou Anjuu, l'enfant dit de tous les silences, trois âmes pour un seul corps chimérique, le fruit d’expérience comme celles qui t'ont rendu ainsi. Les deux autres personnes que tu as vu sont coincées au même titre que moi dans ce corps brisé, condamnée à se nourrir de sang pour survivre. Sommes nous des monstres? Nous n'avons pourtant pas choisit d'être ainsi, tuer pour se nourrir, parce que c'est ce que nos détraqueurs ont voulut faire de nous. Des humains qui nous ont formé, puis repoussé, mais je ne nous vois pas comme des monstres... Nous sommes victimes, tout comme toi, et tout comme les êtres vivants de ce monde, de la folie qu'apporte le pouvoir aux humains. Il n'y a rien que nous ne puissions changer à notre nature... Il est bien trop tard pour ça... Mais on peut changer nos vies... Apprendre à contrôler la bête qui est en nous... et vivre... " Je soupirais malgré moi, avant de reprendre... "Tu voulais savoir pourquoi je te suivais? Tu m'intrigues... Au début, nous avions la même cible en tête, puis je t'ai vu à l'action... Et j'ai cherché à comprendre pourquoi je me sentais si proche d'un inconnu... Maintenant que je t'ai en face de moi... Je le sais... "

Je serrais mes griffes contre mes paumes, et me calmais légèrement, avant de faire disparaitre les attributs d'oiseaux, ne gardant même plus mes ailes. Je me tenais de nouveau en face de lui, humaine en tout point de vu possible, sans pour autant l'être. Malgré moi, je tendais de nouveau ma main vers lui, c'était probablement dangereux mais je n'en avais cure, et effleurais du bout des doigts ses lèvres et son menton avant de me rétracter. Cet homme qui me faisait face, aux allures si proches de celles de Lyl, avait le même vécu que la plus jeune d'entre nous. Moi même, j'avais cru au contes de fées et aux princes charmant, avant de déchanté dans mon caniveau, me vidant de mon sang, nous étions brisé, voilà pourquoi je tenais tant à me rapprocher de lui... Parce qu'il serait probablement le seul à me comprendre... Je repris mon souffle, toujours hésitante, et frissonnais. Me rappeler de mon meurtre n'était jamais une bonne chose, et avec les attouchements du xinois, je me sentais de nouveau salie. je vins agripper mes bras, comme pour me protéger, mais ce n'était pas u renard, c'était de la vie elle-même.

"Je sais que... Que mes propos doivent te paraitre bizarres, et que je dois passer pour une autre de ces tarées persuadées de pouvoir t'aider simplement pour que mon âme aille mieux d'un quelconque péché commis... mais... ça n'a rien à voir... Je... Je ne veux pas juste t'aider... Je veux... T'aimer... Et dis comme ça ça fait encore plus bizarre mais... Ce que je veux dire c'est que... Je suis une alpha... une chimère à la tête d'un petit groupe de gens, comme toi et moi et... Nous nous entraidons... pour contrôler la bête qui est nous, pour vivre... pour aller mieux... et... Et plus je parle plus j'ai l'impression de m'embrouiller alors... Si tu as besoin de quoi que ce soit, un défouloir, une cachette, de quoi manger... où même besoin de parler... Tu peux venir nous voir... Me voir... " je me mordillais de nouveau la lèvre inférieur, c'est fou comme mon discours semble beaucoup moins sur maintenant. "Juste... Fais attention... Il ne tient qu'à toi de vivre comme bon te semble... alors je... Bref... Ce soir... Je ne serais pas loin si tu veux... quoi que ce soit..."

Je terminais ma phrase par un sourire doux mais contrit, et me retournais, prête à partir... J'ignore pourquoi, mais j’espérais sincèrement qu'il me retienne...


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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 21:12








Feat : Anjuu
Le renard ne se sentait toujours pas mieux, même après son long monologue qui résumait sa vie et les choses qu'il avait vécu. Pour une raison qu'il ignorait encore, il venait de se confier à une parfaitement inconnue et de surcroît, une chimère. Des tas de question lui trottaient dans la tête, mais en essayant de trouver des réponses, il ne faisait qu'en créer de nouvelles. Arf, pourquoi il se retrouvait dans une situation pareille ? C'est bête, mais il commençait à croire que le destin l'avait amené en ces lieux pour rencontrer cette femme. Il venait de se défouler, mais cela n'était pas assez pour apaiser la colère et la haine qu'il ressentait. Il ne haïssait pas que le monde entier, mais lui aussi. Il se détester pour ce qu'il était capable de faire et il savait que rien ne pourrait être réparer. On ne pouvait pas redonner la vie aux mort, même avec de l'alchimie et la plus grande volonté qui soit.

Chaque secondes s'écoulèrent et il pu remarquer que la rouquine en face de lui s'avançait de plus en plus de lui. Un pas après l'autre , elle commençait à grignoter la distance et ce qui mit en alerte l'argenté. Il ne fallait pas qu'elle s'approche de lui... Il ne fallait pas qu'elle essaye de le toucher. Qui pouvait bien savoir ce que le monstre pouvait lui faire. Puis finalement, elle répondit à ses questions et présenta plusieurs formes de son enveloppe charnel. Une jeune fille, une petite fille puis l'animal qui vivait en elle. Elle expliqua clairement que toutes ses personnes réunis en elle, n'était pas des personnalités, mais bien des êtres vivants. La réaction de Ban fut immédiate et il plissa son regard, remplit de tristesse et de compassion. La colère venait de disparaître subitement, comme touchée par les mots de la chimère en face de lui. La haine qu'il ressentait s'évapora aussi en un instant et son coeur se serra. Il n'était pas le seul avoir vécu ce genre de chose. Il n'était plus seul...

Alors qu'il baissa ses yeux rouges comme le sang, la jeune femme avança sa main vers son visage mais se rétracta après lui avoir effleurer les lèvres et le menton. Il eut envie de lui rattraper la main, mais n'y fit rien. Pourquoi ? Pourquoi elle était venu lui parler ? Pourquoi elle s'approchait de lui comme cela ? Pourquoi elle lui souriait alors qu'il venait de dévorer quelqu'un ? Maintenant il commençait à comprendre. Elle lui ressemblait et il avait l'impression de se voir mais sous une autre forme. Tout d'un coup, la rousse s'agrippa les bras et tentait de se protéger de quelque chose d'invisible. Elle souffrait, s'était indéniable... Elle endurait des années de douleurs et de tristesse qui l'avait rendu comme cela... Une meurtrière comme lui, incapable de ne pas vivre sans cette soif de sang à chaque fois qu'ils regardaient un humain.

Puis elle lui avoua qu'elle voulait l'aider, mais pas seulement... Elle voulait l'aimer. Cette phrase fit presque un sursaut chez l'argenté et il fronça des sourcils, essayant de comprendre où elle voulait en venir. Elle l'invitait à rejoindre un groupe avec d'autres personnes comme lui. Bien que cette proposition fut gentille, Ban ne sauta pas de joie pour autant et alors qu'elle s'éloignait, il se mit à rire aux éclats.

- M'aimer ?! HAHAHA T'es vraiment très drôle toi ! Personne ne m'a jamais dit cela... Ma mère me l'avait dit un jour, et je me suis retrouvé seul à errer dans les rues peu de temps après. Qui pourrait "m'aimer" comme tu le dis. Ce n'est pas parce que je suis un.. Enfin une chimère comme toi, que cela veut dire que je vais forcément rejoindre ton groupe. Je n'ai jamais eu besoin de personne, de PER-SO-NNE. Qu'est-ce qui me fera changer d'avis, heiiin ? Ton histoire ? C'est vrai, elle est touchante, mais comme je l'ai dit, personne n'a jamais voulu de moi... Mon père, ma mère, ma ville, ma patrie, même la vie ne veut même pas de moi. Je erre dans les rues et je tue des gens. Qu'est-ce que tu peux y faire pour que cela s'arrête, hein ? Dis moi comment... dis... moi comment je dois faire...

Sa voix tremblait et il s'avançait en même temps vers l'autre chimère et la rattrapa sans trop de mal. D'un geste de la main, il lui attrapa doucement le bras et la força à se retourner, baissant les yeux comme si la honte venait de le gagner.

- Ce que tu as vécu... Enfin ce que vous avez vécu, je veux en savoir plus. Je veux savoir comment tu as fais pour aider ceux de ton groupe, comment tu fais pour survivre malgré les remords. Comment peux-tu fermer les yeux alors que tu revois sans cesse le visage meurtris de tes victimes...Dis-moi comment...




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Jeu 26 Mai - 22:32



Je ne pu faire quelques pas, avant d'entendre la voix rauque du renard partir dans un éclat de rire qui malgré tout, sonna plus désespéré que sardonique. Il parla soudain d'amour, clamant que la seule personne à l'avoir jamais dit l'avait alors jeter dehors, et que personne ne pouvait l'aimer. Il déclara que même nos ressemblance ne le ferait pas me suivre, ni rejoindre mon groupe, et qu'il n'avait jamais eut besoin de qui que ce soit. Il parla ensuite de mon histoire, la trouvant touchante, et malgré moi, j'eus envie de le gifler. Il ne savait rien... Rien de ce que c'était, que de croire en une vie merveilleuse, pour mourir le lendemain sans comprendre, voir son corps être utilisé comme cobaye, puis torturé de nouveau. Penser qu'être seul c'était mieux alors que cela ne changeait rien. Il ne savait pas... Je n'avais rien dit. Je l'écoutais encore, inconsciemment, j'avais placée ma main sur ma gorge, là ou Andrew m'avait égorgée après mon viol, et mon souffle se tarit au fond de mes poumons. Gelé par l'horreur de ce que j'avais finalement vécu. Il m'agressa de nouveau, se demandant ce que je pouvais faire pour l'aider... Mais plus le temps passait, plus je le voyais faiblir à son tour.

Sa main se glissa sur mon bras, le contact me sembla plus qu'horrible, c'était un homme, et pourtant, alors que je me retournais, ce n'en était plus un. Ce n'était pas la silhouette élancée d'Andrew, c'était un corps massif, celui d'une chimère, pourtant, il ne me regardait pas non plus, et ses yeux semblaient hanter par la honte. Les miens me brûlaient, je devais avoir quelques larmes traitresses sur le point de s'échapper...Il parla de nouveau, et sa voix se fit tremblante, me demandant de lui raconter notre passé, il voulait comprendre comment j'avais aidé les membres de la meute, et comment je faisais pour vivre avec mes actions passées. J'eus beaucoup de mal à ne pas me reculer vivement pour le faire lâcher, je tremblais, et à présent, je pouvais sentir le gout du sang sur ma lèvre. Puisqu'il voulait le savoir, il allait le savoir, mais j'ignorais dans quel état il ressortirai de ces découvertes, moi-même j'avais quelques doutes.

"Tout a commencé avec la plus jeune d'entre nous... Il y a huit ans...C'était une petite fille adorable, vivant à Central, bien que pauvre elle et sa famille... Ces bâtards... Ils l'ont vendu lorsqu'elle avait quatre ans a des alchimiste pour se faire de l'argent... Aucune d'entre nous ne sait ce qu'elle a vécu durant ces deux ans de torture... Elle n'en parle jamais... et les rares fois où le sujet fut évoqué, elle se mure dans un silence impossible à rompre. Pour ma part... Jusqu'à il y a encore six ans... J'étais une étoile montante de la musique, enchainant les trophées, et fiancée à un... une ordure... J'ignorais ses projets... J'étais stupide et je l'aimais éperdument... Puis... J'ai découvert qu'il me trompait avec la plupart des musiciennes des concours... J'ai voulu le confronter... J'étais sotte... Il... Il... "Je déglutis, mes griffes étaient ressorties et se plantaient à présent dans les paumes de mes mains, des larmes coulaient sur mes joues, et la colère entachait ma voix d'habitude si douce. "Il m'a violé... une dernière fois pour s'en souvenir comme il disait... Puis... Il m'a égorgé... et laissé sur un chemin de campagne... non loin du laboratoire en question... Anjuu... Anjuu c'est différent... elle n'était... Pas humaine... C'est elle notre animal intérieur... Une chouette effraie transpercée par le plomb d'un chasseur stupide..."

Et tout en lui racontant notre vie, je m'en rappelais... De cet homme si colérique en comprenant les travaux de ses subalternes sur la petite fille, qui avait alors ramené nos cadavres sur place. Il avait tenté l'impossible, une triple résurrection, et il avait réussit, mais à quel prix? Les autres alchimistes étaient morts dans le processus, mais nous ne pouvions pas survivre à l'air libre, pas encore... Alors, il nous avait placé dans le conteneur de glace, et il était partit en quête de connaissance pour trouver le moyen de nous aider. Hélas, un gamin alchimiste était venu avant lui, et il nous avait libéré, avant de nous confier à une nouvelle famille, persuadée qu'il n'y avait qu'un enfant. Deux ans s'écoulèrent alors, durant lequel nous ne savions pas que nous devions nous nourrir de sang pour vivre, et nous avions entamé la phase de putréfaction, traumatisant les nouveaux parents, qui nous avaient finalement abandonné à leur tour dans une promenade. Mais Angelica ne leur en avait pas voulu, et elle s'était laissée mourir jusqu'à ce que je m'éveille et prenne le contrôle du corps. J'avais alors marché, sans jamais savoir où j'allais, et je l'avais retrouvé. Cet homme qui nous avait sauvé toutes les trois. Il nous garda avec lui, et durant deux ans, traita notre corps, sans jamais faiblir.

Et il parvint à nous stabiliser, nous rendant nos jambes tombées dans la putréfaction, réparant nos blessures, et nous élevant comme un père. Mais sa disparition nous avait tellement affectée, qu'une fois l'agence quittée, nous nous étions mise en tête de traquer ceux qui nous avaient fait du mal. Anjuu s'était permise de "boire" les parents et le nouveau petit frère de la première famille d'Angelica, et moi, j'avais traquée Andrew, l'avait littéralement dépecée puis jeté au fond de la baie d'Aquorya. Oui... Nous avions des morts sur la conscience, mais après cela, nous n'avions plus jamais touché aux innocents, et nous nous étions contrôlées pour toujours nous nourrir de mauvaises graines. Les meurtriers, les violeurs, les pédophiles. Les véritables monstres humains ne pouvaient faire le poids contre l'enfant de tous les silences, le vampire de central... Nous les traquions sans cesse, et même si la culpabilité aurait due nous faire ployer, nous n'y parvenions pas, Anjuu était et demeurait un animal sauvage, uniquement régie par ses instincts, quand moi... J'étais rongée par ma vengeance envers la gente masculine.

"Tu voulais savoir comment j'avais fait pour aider les membres de ma meute à se contrôler? C'est simple, je les ais aimé, j'ai guidé leur animaux intérieur et je leur ai montré que le monde, aussi cruel soit-il, conservait encore et toujours une pointe de lumière à protéger... Lyl... Lyl était cette lumière, pour nous tous... Et lorsqu'il est tombé dans le coma, j'ai décidé de retrouver toutes les chimères qu'il avait protégé. J'ai fais la connaissance d'autres, et j'ai pris son rôle. je les ai protégé, et je les ais aimé... Parce que c'est tout ce qu'il me reste... De l'amour... L'amour dont Angélica à été privé, L'amour qui m'a conduite à la mort, l'amour que Lyl nous a offert sans condition. L'amour... Et la haine... J'ai fais un choix... Et c'est tout ce que je peux offrir à présent, l'amour à ceux qui en ont besoin, et la haine pour ceux qui la méritent. Tu voulais savoir qui pourrait t'aimer... Moi... Moi je le pourrais, et je le veux... Mais il ne tien qu'à toi de faire le choix de rester seul et traqué... Ou de vivre et d'aimer..." Je pleurais... Je ne m'en étais pas rendue compte, mais à présent, les tremblements de ma voix prenaient tout leur sens. Je me défis lentement de l'étreinte sur mon bras et me reculais d'un pas."C'est là tout ce que je puis te proposer... Un foyer où l'on partage la peine des autres, où l'on s'entraide... Où l'on s'élève vers de jours meilleurs, un avenir plus clair que celui vers lequel tu te diriges... Le choix t'appartient désormais... Ban..."

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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Ven 27 Mai - 11:21








Feat : Anjuu
Ce fut la première fois que Ban avait une conversation avec une autre chimère. Pendant longtemps il avait fut les humains pour se protéger et aussi pour éviter qu'il ne perde encore le contrôle de la bête qui sommeillait en lui. Il ne s'acceptait pas en tant qu'homme, ni même en tant qu'animal. Depuis sa plus tendre enfance, il avait vu de ses propres yeux que le monde dans lequel il avait  vu le jour ne correspondait pas à ce qu'il avait pu entendre dans les histoires que ces parents lui racontaient lorsqu'il était enfant... Il avait perdu tout espoir en l'humanité et perdu espoir en sa propre existence. Il errait depuis de longues années, sans but, vivant au jour le jour, ne se préoccupant plus du lendemain. Il travaillait comme mercenaire et effectuer parfois des actes cruels pour se sentir vivant à son tour, quitte à prendre une autre vie. Il ne voulait pas dépendre des autres, mais dans un sens une lueur d'espoir ne s'était jamais éteinte en lui et elle ne s'éteindrait peut-être jamais.

Cet espoir qu'il dissimulait au fond de son être, se raviva avec les paroles de l'autre chimère en face de lui. Elle aussi avait connu le désespoir et elle aussi en voulait au monde entier. Toutefois, et elle le clamait très fort, que le monde pouvait changer et devenir meilleur pour les êtres comme eux. Intérieurement, le banni se mit à rire. Changer le monde ? Avoir une place dans cet endroit remplit d'atrocités sans noms, c'était idiot. Mais dans un sens l'argenté avait envie de croire en ces belles paroles. Son étreinte qu'il exerçait de sa main sur le bras de la rousse, se resserra quelque peu alors qu'il entendait son histoire, enfin plutôt leurs histoires à toutes les trois. Elle avait aimé une personne et en avait payé le prix. Laissée pour morte, elle réussit tout de même à revenir sous une autre forme, partageant son corps avec d'autres personnes. Ban avait honte... Il pensait pendant des années qu'il était le plus à plaindre, mais il venait de trouver une personne qui avait subit bien pire que lui.  

Elle lui raconta enfin comment elle avait réussit à aider d'autres chimères. La rousse se mit à pleurer sans même sen rendre compte et l'argenté leva les yeux vers son visage pour plonger son regard rouge comme le sang dans les yeux verts émeraudes de la demoiselle. D'instinct, et il se surprit lui-même, alors qu'elle se recula et sa main lâcha subitement le bras de la chouette, il tenta de la rattraper, comme si l'homme avait peur qu'elle ne disparaisse. La tenant maintenant fermement, il tira sur ce bras pour que la demoiselle en pleure vienne se heurter à son torse et l'enlaça dans ses bras, comme pour la réconforter.

- Ta..Vos vies ont été un véritable enfer. Je pensais avoir un lourd passée dont je voulais me débarrasser, mais je me trompais. Il y a toujours quelqu'un qui subit pire que soi. Je m'en rend compte maintenant et je m'excuse pour m'être conduit de la sorte avec toi. Ce Lyl dont tu m'a parlé, c'est un type bien... Il vous a aidé à vivre et vous avez gardé espoir en l'humanité grâce à lui. L'amour... la haine, je n'ai pas envie de faire un choix tout de suite, par contre j'ai envie de t'aider... Mon instinct me hurle de faire tout ce que je peux pour t'aider à rendre le monde meilleur.  Je me fiche bien de vivre avec des personnes qui sont comme moi, je me fiche de continuer à penser que l'humanité disparaîtra... tout ce que je veux, c'est t'aider et faire en sorte que tu puisse voir ces jours meilleurs que tu désires tant. Quitte à perdre mon humanité et disparaître avant. Toi, tu redonnes espoir aux autres... Tu mérites de vivre dans ce nouveau monde qu'on cherche tous désespérément

Il ne savait pas pourquoi il agissait comme cela. Il ferma les yeux et la serra un peu plus contre lui. C'était plus fort que lui... Il ne contrôlait pas ses actes et cela n'était pas à cause de la bête sanguinaire qui vivait en lui. Il sentait qu'il pouvait faire confiance à cette femme qu'il venait de rencontrer, il savait qu'il pourrait la suivre sans avoir peur de regarder au dessus de son épaule. Ban voulait enfin croire en quelqu'un et elle était l'élu. Plus il l'a regardait, plus elle ressemblait véritablement à un ange tombée du ciel pour le guider enfin vers la lumière. Il voulait y croire...

- Si je décide de te suivre... J'ai une condition à te faire soumettre et non-discutable. Le renard qui est en moi, j'essayerais d'apprendre à le contrôler. Toutefois, si jamais je devais perdre le contrôle et perdre mon humanité à jamais, je veux que tu me tue sans aucune hésitation. Je sais que c'est peut-être trop te demander, mais je veux que tu me le promette. Si tu l'accepte, alors je te suivrais et te serais loyal, tant que cette promesse ne sera pas brisée.  




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Ven 27 Mai - 17:26



Encore une fois, ses mouvements avaient été plus rapides que les miens, ou alors, était-ce moi qui m'enlisait dans une lenteur sans nom depuis Xenotime? Peut-être... Dans tous les cas, mon bras était de nouveau prisonnier de son étreinte, et plus encore, je fus tirée vers lui comme si je ne pesais rien pour m'écraser avec brutalité contre son torse. Un panel de fragrances différentes m'envahirent alors que les bras du renard m'enserrait comme si c'était un acte naturel de sa part. Malgré moi, je m’enivrais de son parfum, un mélange de cuir, de musc animal et boisé, auquel s'ajoutait une forte odeur de fer - le sang - retranché sous une fragrance de savon neutre et d'alcool. C'était un mélange peu coutumier, mais agréable, et même si pour deux raisons, j'aurais due me sentir en danger, la première étant que je me trouvais dans les bras d'un mâle, la seconde que les renards mangeaient les oiseaux, je n'arrivais pas à me détacher de cette étreinte. C'était... réconfortant... Il parla de nouveau, et les vibrations de chaque mots résonnaient contre ma poitrine telles les vibrations d'un clavecin en plein jeu.

Il compara nos vie à l'enfer, puis nos peines, dévalorisant la sienne pour la notre, ce qui en un sens était stupide. D'un individu à l'autre, les peines et la douleurs étaient réparties différemment dans son subconscient, certaines pouvaient apparaitre minimes pour une personne, quand elles seraient invivable pour une autre. Il parla ensuite de Lyl, et malgré moi, j'eus une pensée pour ce dernier, toujours inconscient... La crainte de rentrer et de le retrouver mort me hantait toujours, mais j'avais au moins la certitude que Kira et Alois veillerait sur lui... Et sur les deux idiots qui mettaient généralement la pagaille dans l'appartement aussi bien que dans la ville. Je revins à moi, constatant que le renard se disait incapable de faire un choix pour l'instant, c'était parfaitement compréhensible, cependant, la suite me laissa quelque peu... pantoise... Il disait que son instinct lui hurlait de m'aider à rendre le monde meilleur, en soit c'était étrange parce que quelques minutes plus tôt, mon instinct me crier d'aller le voir. Etions-nous... lier? Il disait, ne plus vouloir rien savoir du monde, et n'avoir aucune envie de quoi que ce soit, si ce n'est m'accompagner dans la création d'un monde meilleur, c'était... étrange... étrange mais... si rafraichissant... Je redonne l'espoir? C'était... C'était ce qu'avait dit Alois aussi... et... Et Pandora lorsqu'elle nous avait quitté pour venger Lyl... Une vague de nostalgie m'emporta doucement dans ses bras...

"Je..." Je n'avais pas les mots pour lui répondre

Lentement, mes bras qui étaient resté figés contre le torse de la chimère vinrent se glisser dans son dos, acceptant enfin cette étreinte qui, malgré ma volonté, m'avait fait un bien fou. Il reprit, mais cette fois-ci, je pouvais sentir une sorte de... crainte, dans sa voix. C'était une condition, pour me suivre, il désirait que je lui promette quelque chose. Mon souffle se gela au fond de ma poitrine lorsque j'entendis cette fameuse condition, et je me raidis dans les bras de la chimère... Si jamais il perdait le contrôle de l'animal en lui, je devais l'anéantir. En étais-je capable? Oui... J'avais tué le seul homme que je n'avais jamais aimé... Et même sur l'instant, alors que je tenais sa vie entre mes mains, je me souvenais encore de nos moments passés ensemble. Je me souvenais de chaque détail, chaque fête, chaque congrès, chaque rendez-vous tous les deux, et pourtant, au même moment, j'étais en train de le dépecer sauvagement. Alors oui, j'étais plus que capable d'assassiner un homme qui devenait dangereux... Même si je finissais par l'aimer... Je me reculais légèrement, défaisant l'étreinte que nous avions finalement partagé, et croisais mes prunelles avec les siennes.

"Je n'aurais aucune difficulté à prendre ta vie, si tu met la mienne et celles des autres en danger... Mais je prie pour que la bête en toi finisse par comprendre, qu'il n'y a aucun bien fondé à faire mourir son hôte... Cependant... J'ignore si ce son tes mots ou... ou enfin... toi... Mais je ne ressens vraiment aucune envie de te faire mal... Et saches que c'est probablement un miracle vu mon... comportement avec la gente masculine..." Je tendis doucement ma main vers lui, légèrement hésitante, et finis par lui caresser la joue, descendant sur ses lèvres, que j’effleurais du bout des doigts, puis son menton. Je ne comprenais vraiment pas cette fascination que j'avais pour lui... Mais j'étais comme... hypnotisée par son regard flamboyant... Et... J'étais soudain bien plus proche de son visage que je ne l'étais auparavant... "Je... Je jure de respecter ta demande...et te tuerai en cas de problème..." Terminais-je plus doucement... Je pouvais même sentir son souffle contre mes lèvres...



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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Sam 28 Mai - 0:29








Feat : Anjuu
Il la tenait dans ses bras et pouvait entendre les battements de son coeur. Elle sentait bon et cette odeur douce et agréable avait un effet apaisant sur le renard. Pendant un moment, il eu l'impression que le temps s'arrêta autour de lui. Le banni avait la sensation d'entendre de nouveau son coeur revivait et que la chaleur que cette fille dégageait, lui redonnait vie. Est-ce cela ressentir de l'espoir ? Est-ce cela de se sentir de nouveau vivant et de faire partie de ce monde ? Il se souvenait même plus d'avoir eut cette sensation un jour dans sa vie. Toutefois, devait-il rester encore comme ça ou bien la lâcher ? Après tout, la rousse était une chimère chouette et lui un renard... Bien qu'il avait aucune envie de la lâcher, il avait peur que le temps n'aggrave les choses et que l'autre ne face surface.

Il pouvait sentir les larmes de la jeune femme couler et tomber sur son torse. Elle venait de se souvenir d'un passé douloureux et par la faute de notre argenté. Il se maudissait. Même en ne tuant personne, il arrivait à causse du chagrin aux autres. "T'es pas croyable...". L'homme vêtu de rouge sentit soudainement les bras de la demoiselle l'enlacer à son tour. Il plissa des yeux et baissa son regard vers la chevelure flamboyante. Il fut prit d'un élan d'affection envers elle et même si notre renard ne la connaissait pas, il voulait tout faire pour qu'elle se sente mieux. Il pensa longuement à la proposition que la femme lu avait faite... Il l'avait d'abord décliné, puis il avait posé une condition que finalement son interlocutrice accepta. Il se sentit soulagé. Il y aurait peut-être une personne dans ce monde à qui il confirait cette tâche et qui lui donnerait sa confiance. Cela était peut-être étrange, mais il lui faisait déjà confiance bien qu'il venait de faire sa rencontre.

Toutefois, elle lui avoua qu'elle ne ressentait pas le besoin de lui faire du mal. Il comprenait très bien qu'elle voulait parler de l'instant présent et soupira intérieurement. Apparemment, sa folie meurtrière à cause de la bête qui sommeillait en lui, s'était finalement calmée. Un grand soulagement se propagea dans tout l'être de l'argenté. Son mauvais côté s'en était allé pour le moment, mais il ne savait jamais quand il allait refaire surface. Il se méfiait de lui-même. Après tout, les renards mangeait les oiseaux pour se nourrir. Il voulu se reculer à ce moment-là, mais l'autre chimère l'avait déjà fait depuis quelque seconde. Un grand vide s'installa en lui et il maudissait la distance qu'il avait avec elle. Il voulait tellement continuer de la réconforter, c'était comme une sensation de manque qu'il le tuait lorsqu'il regardait les yeux brillants de larme de cette femme. Mais il devait se faire une raison, il ne pouvait pas se permettre de continuer à agir de cette manière. Finalement, alors qu'il était perdu dans ses pensées, il sentit quelque chose de délicat et d'agréable se poser sur sa joue froide. Il écarquilla un peu les yeux et se rendit compte qu'elle venait de l'effleurer de nouveau de sa main son regard se dirigea frénétiquement vers ses doigts et il ressentit comme une sorte d'amertume le travers. Personne depuis bien longtemps n'avait osé tendre la main vers lui sans avoir peur de l'argenté. Elle était la première depuis longtemps... Il ne sentait aucune peur dans ses gestes gracieux et presque angélique. Il avait gardé le silence depuis un long moment et se contentait de l'observer et de comprendre les pensées de la rouquine. La distance entre eux était quasiment nulle et il pouvait de nouveau sentir la chaleur que son corps frêle pouvait dégager. Il baissa lentement son regard pour croiser celui de la chimère et avança son visage lentement, grignotant millimètres par millimètres. Ses lèvres touchèrent presque celle de l'ange de la nuit... Il sentait sa respiration, son coeur. Il pouvait voir son reflet dans son regard émeraude. Un doux sourire se dessina naturellement sur son visage et ouvrit doucement la bouche pour enfin laisser sa voix sortir de sa cage.

- Merci... Mais maintenant, il est temps pour toi de partir... On me recherche et ils ne vont pas tarder à arriver.

En effet, il tendit l'oreille et entendit au loin de nombreuse voix d'homme et même des aboiement. La police militaire ou peut-être l'armée. Ils étaient armés et n'hésiterait pas à tirer à vu lorsqu'il verrait le sang sur le renard. Elle devait partir... Elle ne pouvait plus rester et cette pensée le déchira. Il venait de faire une rencontre qui l'avait probablement changé en quelques minutes à peine et il pria les dieux de lui accorder son souhait : La revoir un jour. Il leva lentement sa main et  alla caresser sa joue, ne la quittant pas du regard et en gardant cette proximité pendant qu'il le pouvait encore.

- On se reverra princesse. Je te retrouverais et je te promet de tout faire pour t'aider... Si cela peut allégé ce poids que tu porte sur tes épaules, je le ferais n'importe quoi. Maintenant... pars...




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Dim 29 Mai - 1:33



Le souffle court, je ne pouvais me détacher de son regard carmin. J’avais l’impression de me noyer sans pour autant rebuter cette sensation, c’était enivrant. Je me sentais à la fois piégée, et merveilleusement bien à travers ce contact… Soudain, une infime caresse se glissa sur mes lèvres, alors qu’il reculait de nouveau son visage du mien, un sourire parfaitement tendre sur la bouche. Mais moi, je n’arrivais pas à m’ôter cette sensation admirable sur le bout de mes lèvres, aussi légère qu’un grain de sable mais chaude comme le désert. Il m’était presque insupportable de me dire, que moi, Chiara Williams, dites le cœur de glace et craignant les hommes, je ne rêvais que d’une seule chose en ce moment même, qu’il recommence… Mais ce ne fut pas le cas, et sa voix résonna de nouveau, grave et presque mélancolique, et si les frissons qu’elle faisait naitre en moi étaient incroyablement bons, les propos tenus me fendaient le cœur. Des remerciements, suivit d’un au revoir… Je n’aimais pas cela… Pire, je ne voulais pas cela !

Certes, moi aussi je pouvais entendre les voix des hommes, les aboiements des chiens, et je pouvais sentir la poudre, mais je le refusais. J’en tremblais presque… Je ne voulais pas partir, et je ne voulais pas qu’il parte non plus… Malgré moi, un immense frisson me parcouru l’échine lorsque sa main vint caresser ma joue avec douceur, et je m’appuyais contre cette main. Il m’assura que nous nous reverrions un jour, qu’il me retrouvera et m’aiderai… Mais je ne voulais pas le revoir un jour, je voulais le garder maintenant, pour moi, et moi seule. Pensée égoïste et plus qu’étrange de ma part, mais j’étais profondément hypnotisée par cet individu au regard pourpre, et en cette heure, j’avais envie d’en savoir plus, toujours plus. J’ignorais profondément les raisons qui me poussaient à agir ainsi, c’était contre mes principes, mais j’avais l’impression que si je ne le faisais pas, si je ne le gardais pas avec moi, je ne le reverrai plus jamais, et cette idée me tordait le ventre.

« Je… je ne veux pas… »

Il n’y avait aucun moyen d’échapper aux corps armés, ils nous trouveraient forcément, et voudraient me protéger de lui, cherchant le tueur couvert de sang… Je ne pourrais malheureusement pas les arrêter même si je les connaissais personnellement chacun, et j’avais beau avoir le charme d’une véritable madone, je ne pouvais pas en user sur eux en présence du renard, ils me prendraient pour complice – ce que je suis en un sens – et nous viseraient tous les deux. Mais que faire ? Les victimes avaient bien de la chance en un sens… elles n’étaient jamais inquiétée par les enquêteurs, toujours privilégiées et pro… LES VICTIMES ! Ils nous suffisaient de jouer les victimes du « monstre » pour être tranquille, mais je n’étais absolument pas blessée, et faire la morte n’était pas une bonne idée avec les chiens, alors que… Pendant un instant, je quittais le regard de mon vis-à-vis pour descendre sur son torse. Si j’étais gênée de l’observer ainsi, et je me sentis d’ailleurs rougir, j’étais surtout convaincu que la solution à mon problème – soit garder le renard un peu plus – était là, sous mes yeux. Il était couvert du sang des victimes, et celui-ci recouvrait une partie de son torse ainsi que sa veste entrouverte. Ce fut Angelica qui me souffla l’idée lumineuse qui nous sauverait la vie à tous les deux…

« Et il ne sera pas ainsi non plus. » Dis-je d’une voix légèrement tremblante, bien que plus qu’assurée dans mon ton. « Juste… Est-ce que… Est-ce que tu pourrais… simuler une douleur immense et me laisser faire ? »

J’allais attendre sa réponse, mais les voix se rapprochèrent soudainement, et les aboiements aussi, par réflexe, je poussais le renard sur le sol, ne lui laissant absolument pas le choix, et m’agenouillais à ses cotés, le serrant contre moi et tenant l’une de ses mains dans la mienne. J’inspirais un bon coup, et hurlai qu’on nous vienne en aide, rapidement, mes yeux se remplirent de larmes, et je me mis à trembler, ce ne fut pas dur… Il m’avait suffit de penser à ce qui arriverai si je ne jouais pas correctement la comédie, et à ce qui était arrivé à Lyl sur le champ de bataille. Je me penchais alors sur le visage du renard, mes cheveux roux éparpillé autour de nous comme une auréole, et serrais sa main dans la mienne, la baisant avec douceur tout en me balançant légèrement en avant. « Ban je t’en supplie, ne m’abandonne pas !» Criais-je, si la manœuvre était fausse, la volonté était bien présente dans chacun de mes mots. Je pouvais sentir l’odeur acre de la poudre se rapprocher, et la sueur des hommes qui prirent donc le chemin qui menait à nous. Un petit groupe arriva sur les lieux, et vint rapidement vers nous, tandis qu’un autre, un peu plus loin, composé de militaire et de marchands armé de couteaux, trainaient.

« Avez-vous vu où le monstre s’est dirigé, madame ? » Demanda l’un des soldats, qui n’osa ni me regarder, ni regarder le renard ensanglanté entre mes bras.

« Il… Il est partit au nord… Je vous en prie… Faites que ça cesse… »

Le groupe armé n’attendit même pas la fin de ma phrase, et partit dans la direction que j’avais indiquée. Une grande partie de l’autre groupe le suivit alors, trainant toujours leurs jambes avec difficulté. Un homme barbu s’approcha de nous, son uniforme de la police était assez usé, mais l’air désolé de son visage me fit comprendre qu’il n’avait que peu d’espoir quant à la capture de la bête. Pour donner plus d’effet, j’ajoutais un sanglot, et déposais un baiser furtif sur les lèvres de l’argenté avec tendresse. L’homme barbu soupira, posa sa main calleuse contre mon épaule et m’assura d’une voix triste que les secours étaient en route avant de disparaitre à son tour au coin d’un carrefour, toujours à la suite des autres. Le silence revint bientôt, alors que mes yeux suivaient l’homme barbu. Je restais une seconde ainsi, incapable de bouger, et fixant la direction qu’ils avaient prit, avant de baisser de nouveau la tête pour contempler le renard. Etait-il surprit ? En colère ? Perplexe ? Je l’ignorais franchement… Ce que je savais en revanche, c’est que ses lèvres avaient un goût sucré malgré la présence de sang séché, et que l’envie de les goûter de nouveau m’enserrait avec force.

Sa main était toujours dans la mienne, et je serrais celle-ci contre mon cœur avec douceur. De nouveau, mon regard plongea dans le sien, et de nouveau, l’hypnotisme se fit, j’étais outrageusement attirée par lui, par ses lèvres, par son regard, par sa personne toute entière… Je me suis rapprochée encore un peu de son visage, l’impression que le temps s’était arrêté autour de nous était si forte, je n’étais même pas sure qu’il puisse reprendre son cours d’ailleurs… Plus les secondes passaient, plus je détruisais la distance qui nous séparait, j’avais le sentiment que si je ne me rapprochais pas plus, j’allais mourir étouffée dans un étau de regrets. La seconde d’après, je pouvais sentir son souffle sur mes lèvres, et terminais le chemin qu’il avait faillit emprunter quelques minutes plus tôt en l’embrassant avec tendresse…


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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Dim 29 Mai - 13:34








Feat : Anjuu
Plus le temps passait, plus cela devenait dangereux que la rousse reste à ses côtés. Le renard pouvait sentir l'odeur des hommes à la recherche du monstre qui avait tué un homme et dévoré une femme sans aucune pitié. Bien entendu, ces types ne pouvaient pas savoir que l'auteur de ces crimes était en réalité un homme avec une apparence atypique. Il aurait bien souhaité que ces personnes ne viennent jamais vers eux, mais il ne fallait pas se bercer d'illusions. Cruel, le destin voulait peut-être que ces deux personnes ne se quittent contre leurs envies. L'argenté sentait que quelque chose se déchirait petit à petit en lui. Son coeur souffrait de cette séparation presque brutale qui allait bientôt avoir lieu et lui hurla de ne pas la laisser partir. Sa raison quant à elle, faisait tout pour qu'il ne s'éloigne et de la laisser s'en aller, lui murmurant qu'il finirait par la retrouver tôt ou tard.

Les voix des hommes se firent de plus en plus fortes et les chiens flairaient la piste du sang de la victime de la ruelle, sang qui était présent partout sur le corps de l'homme aux pupilles pourpres. C'était le moment de s'en aller. Ban réfléchissait déjà à une façon de les éloigner, d'attirer leurs attentions sur lui. Il pensa tout d'abord à hurler et courir le plus vite possible dans une direction opposée à l'endroit où se trouvait la jeune femme. Au fond de lui, il savait qu'il n'avait pas vraiment de chance pour échapper à ces gens et qu'il étaient lourdement armés. Il finirait peut-être par se prendre une balle et se ferait surement rattrapé au bout d'un moment. Si cela était le cas, il pouvait dire adieu à cette chimère dont il venait à peine de rencontrer, mais dont il ne voulait plus quitter. Il aurait pouvait dire adieu à ses espoirs fraîchement retrouvés et à son engagement envers la rouquine... Le monde était impardonnable et il le savait que trop bien.

C'est alors que contre toutes attentes, la chimère qui se trouvait en face d'elle refusa de s'en aller. Le renard fronça durement les sourcils et allait s'apprêter à lui hurler dessus et de lui dire qu'elle était une idiote, qu'il ne fallait pas qu'elle ne risque sa vie inutilement. Finalement, alors que les voix n'étaient plus très loin d'eux, elle lui proposa une solution de dernière minute. Mais pourquoi elle ne partait pas ! Pourquoi se mettait-elle en danger ?! D'une voix qui semblait tremblante, elle lui demanda si le renard recouvert de sang pouvait simuler une grande douleur. Pour toute réponse, il haussa un sourcil, ne sembla pas comprendre où elle voulait en venir. Il allait lui répliquer quelque chose, mais il n'eut pas le temps. Il se fit pousser, tombant sur le sol. Ban laissa sa surprise sortir par un petit cri viril et cligna des yeux.

- Non mais t'es malade ?!  

Il allait se relever, mais elle le prit de court en se plaçant à ses côtés, lui tenant désormais la main avant de se mettre à hurler à l'aide. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?! Il fallait qu'elle parte, pas qu'elle attire ces types sur eux ! Puis il comprit enfin où la rouquine voulait en venir en lui demandant de simuler une grande douleur. Ban roula des yeux et soupira avant de fermer les yeux et de commencer à gigoter un peu, arborant une expression de douleur sur son visage. Il fit mine de souffrir et d'avoir du mal à respirer. A l'intérieur de ses pensées, il trouvait que cela était plutôt une mauvaise idée et si cela venait à marcher, il s'en souviendrait pour une prochaine fois... Il avait les yeux toujours fermés, mais il pouvait sentir la chaleur de la main de l'autre chimère dans la sienne et sentit aussi qu'elle déposa ses lèvres sur celle-ci. Un frisson le parcouru de toute part et l'entendit crier son nom. Même si cela n'était que de la comédie, il fut comme réconforté par ses hurlements de désespoirs... C'était bien la première fois qu'une personne crier son nom comme cela. Le renard entendit soudainement des bruits de pas et continua de jouer au blessé comme il le pouvait. L'un des hommes demanda la direction où était partit le monstre et la rousse leur donna une fausse indication. A la grande surprise de l'argenté, les hommes s'en allèrent tout de suite, sauf un type qui sentait le vieux, il resta quelques instants par doute. Ban fit mine d'avoir une grande douleur et sentit alors une chaleur se poser sur ses lèvres pendant un bref instant avant de s'envoler. Il fut surprit mais essaya de ne pas le montrer et de trahir sa comédie. Le silence s'installa et le renard sentit que l'homme s'en alla finalement. Notre comédien ouvrit finalement les yeux et contempla la femme, dont le visage était proche du sien, vraiment très proche. Il n'ouvrit pas la bouche et se contenta de plonger son regard dans celui de la chimère. Elle avait des yeux magnifiques, brillants comme des pierres précieuses. Sa main était toujours dans sa sienne et se trouvait contre la poitrine de la rouquine... En cet instant, il ne bougea plus, respirant à peine. Il sentait les battements du coeur de la demoiselle contre le revers de sa main. Il battait vite. Ils échangèrent encore un long regard puis elle détruit lentement la distance qui séparait leurs visages pour venir déposer de nouveau ses lèvres sur celle de l'argenté. Il n'avait pas l'attention de la rejeter, il ferma de nouveau les yeux, calme et serein, alors que sa main libre alla se déposer en douceur sur le visage de la jeune femme et dériva dans sa chevelure, prolongeant ce doux baiser qu'il savourait comme si c'était la dernière chose qu'il allait pouvoir avoir de sa vie.

Le temps semblait s'être arrêté et une émotion encore inconnu pour notre renard se fit ressentir dans tout son être. Pour la première fois de sa vie, il avait envie qu'une personne reste à ses côtés, pour la première fois il ressentait un peu d'amour et non de la haine ou encore de la colère. Finalement le temps se remit en route alors qu'il sépara leurs lèvres. Reculant doucement la tête, ouvrant de nouveau les yeux, il plongea pour la énième fois son regard pourpre dans celui de cette chimère et murmura tout simplement avec maintenant un petit sourire en coin des lèvres.

- Tu aurais dû partir... Heureusement que je suis très bon comédien, hein ?

Il perdit doucement son sourire et commença à se relever en douceur, soupirant l'air maintenant un peu blasé.

- Tu aurais pu te faire attraper, ou pire... Te faire tuer. J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi bête de ma vie. Ne restons pas ici, ils pourraient revenir et comprendre qu'on a joué la comédie.

Il se retrouva enfin ses jambes et tendit sa main vers la rousse pour l'aider à se relever. Elle était resté et dans un sens, Ban en était heureux, bien qu'il tentait de ne pas le montrer.




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Lun 30 Mai - 14:16


Chacune de mes cellules semblait en extase alors que des millions de frissons agréables se faisaient ressentir sous ma peau, et ce depuis que la main du renard s’était dirigé vers mon visage pour finalement se loger dans ma chevelure. Je pouvais sentir mon cœur battre à un rythme que je ne connaissais plus depuis des lustres, et une étrange chaleur semblait grandir à sa suite. J’aurais aimé que ce moment dure une éternité, voir deux, pouvoir me noyer de nouveau dans son regard, m’enivrer de son parfum et me coller contre lui dans une étreinte interminable. Le souffle court mais toujours imprégnée de cette impression de vivre à nouveau, je sentis le contact pourtant si merveilleux sur mes lèvres disparaitre et rouvrais les yeux pour plonger une fois encore mes prunelles dans les siennes.  Il m’offrit un mince sourire et je fus surprise d’y voir quelque chose auquel je ne croyais plus. C’était un souvenir lointain, lorsque ma mère m’avait expliqué pourquoi elle était devenue romancière, ce qui était rare pour une femme.

Jeune, elle rêvait de vivre d’immenses et merveilleuses aventures comme toutes jeunes filles qui se respectent. Elle souhaitait vivre un conte de fée, plein de danger, de magie, et de romance, et elle l’avait vécu, avec un jeune militaire aux allures d’aventurier, duquel elle s’était éprise. Mon père n’aimait pas cette histoire, principalement parce que ma mère y racontait sa jeunesse en compagnie d’un autre, et surtout, sa découverte de l’amour. C’est pourquoi nous nous rendions dans ma chambre, où elle me contait la fin de son histoire, me parlant d’un secret dont elle seule avait connaissance, car il était très simple – du moins pour elle – de savoir si une personne était vouée à vivre de grandes aventures. C’était quelque chose qui se voyait au premier coup d’œil, lorsqu’une personne souriait, à la commissure droite de ses lèvres se cachait un baiser, un baiser qui lui promettait d’admirables découvertes. Et en contemplant le renard qui se trouvait entre mes bras, j’étais sure et certaine de voir ce baiser caché… D’ailleurs, ce dernier me sermonna sur le fait de ne pas l’avoir quitté sur le champ, avant de se féliciter de bien savoir jouer la comédie. Pour un renard, à mes yeux, cela me semblait être une évidence !

Cependant, le sourire ne dura pas, il soupira et se releva lentement avant de me dire que mes actes étaient inconscients, que j’aurais pu me faire attraper ou tuer. Que ce que j’avais fais été stupide. Puis, il précisa que nous devions rapidement quitter les lieux au cas où les corps armés se doutaient de quelque chose à notre sujet. Il tendit alors sa main vers moi, probablement pour m’aider, et je me saisis de cette main tendue avant de me relever à mon tour. Replaçant une mèche de cheveux de ma main, je m’arrêtais un instant dans ce geste, me rappelant de la sensation causée par le passage de sa main dans ma chevelure. Je ne comprenais vraiment pas ce qu’il m’arrivait, c’était la première fois en prés de six ans que je me laissais approcher ainsi par un homme autre que Lyl, et bien  la première fois que j’allais moi-même rechercher le contact. Même sans rien faire ni rien dire, j’avais envie de retrouver son étreinte… Peut-être… Peut-être était-ce là la fissure dont parlait Alois, lorsque je décrivais la sensation constante de vide malgré ma soif de sang étanchée.  Je répondis finalement au renard, avec un sourire quelque peu gêné de mes actes précédents.

« Je risque cela au naturel, il était normal que je le fasse pour toi aussi… surtout… enfin… Bref… »

Je me mordillais la lèvre inferieur, il était clair que nous devions partir le plus rapidement possible, mais pour aller où ? Au nord se trouvaient désormais les militaires, en centre ville se trouvaient probablement les légistes s’occupant des cadavres laissé par le renard… La gare se trouvait à l’opposé des rues dans lesquelles nous nous trouvions, et le chemin serait long, probablement même dangereux à pied. En revanche, j’avais beau être forte, je me voyais mal le porter en plein vol. De nouveau pas se firent entendre, et des aboiements aussi. Je paniquais légèrement et attrapais l’épaule de mon vis-à-vis, me plaquant contre lui dans une alcôve entre deux murs. Le souffle court, j’attendis que les voix s’éloigne pour me reculer un peu, surprise par l’absence soudaine de chaleur alors que je quittais le corps du renard. Décidément… Tout devenait fade dés que je m’en éloignais. Je soupirais avant de regarder en direction de l’Est, le ciel était dégagé cette nuit, et une brise légère soulevaient les feuilles mortes, parfait pour un vol de nuit. Nous étions revenu au point de départ, le centre du quartier industriel, bien en vue, et cherchant la direction à prendre. Le problème du vent, c’est qu’il m’empêchait de sentir toutes les odeurs de la ville, certaines étant déportées dans l’autre sens… Si j’avais fais attention, je l’aurais sentit.

« À nous deux, la rouquine, tu vas payer pour ma famille ! » Ces propos me firent faire volte face, et tout se passa très vite.

Je vis un homme brun, la trentaine et des vêtements sales, tendre dans notre direction un ancien révolver de l’armée, tout cabossé. Le canon tirait vers la gauche, mais ce qui me choqua le plus fut le dessin gravé sur celui-ci. Un dessin que je reconnaitrais entre mille pour l’avoir admiré dans l’un des tiroirs de mon ancien fiancé, et tortionnaire.  En face de nous devait donc se trouver Jacob White, le frère d’Andrew, arrêté pour suspicion de meurtre sur la personne de son frère ainsi que de sa fiancée, Chiara Williams. Moi. De toute évidence, il avait due me suivre depuis un bon moment, mais quand s’était il échappé de sa cellule ? Je n’eus pas le temps de l’interroger plus, le coup partit sans prévenir, à peine une microseconde après qu’il ne m’ait interpellé. Je subis le choc sans comprendre, l’odeur du sang m’agressa les narines et je portais une main vers mes cotes. C’était chaud et humide, et lorsque je regardais mes doigts, le rouge me sauta aux yeux, la balle m’avait entièrement traversée. J’entendis alors des bruits de luttes, mais ma vision se troublait déjà, et je me sentais nauséeuse. Je fis quelques pas en arrière, avant de me laisser tomber sur

mes genoux, et baissais la tête pour comprimer la plaie avec mes mains.



« Merde… » Jurais-je entre mes dents alors que j’essayais d’évacuer la douleur. « Tu vois… ce n’est pas toi qui nous met en danger… » Dis-je pour essayer de détendre l’atmosphère, mais je me sentais partir... dans l’inconscience… Et j’aimais pas ça du tout…

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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Lun 30 Mai - 23:13








Feat : Anjuu
Était-ce la fin de cette histoire ? Non. Cela n'était que le prélude d'un récit bien plus long qu'on ne pouvait l'imaginer. Le renard argenté tendait maintenant la main vers la rouquine qui se tenait près de lui. Il ne cessait de la contempler, ne sachant pas ce qu'il devait penser de cette histoire. Il avait bien peur de se réveiller et de se rendre compte que tout cela n'était un rêve, une vision d'une vie meilleure. Si cela était le cas, il ne voudrait jamais se réveiller. Jamais. Le temps continuait de tourner, mais il ne semblait pas avoir effet sur les deux chimères. Ne bougeant pas, le banni attendit que la belle Chiara lui prenne la main pour se relever. Il était temps pour eux de filer, loin des hommes qui traquaient le responsable des deux meurtres, c'est-à-dire lui. Ne connaissant pas très bien les alentours, le renard se mit à regarder dans toutes les directions, cherchant une route qui pourrait les mener très loin. Soudainement, il entendit de nouveau les chiens et leurs maîtres et se sentit pousser contre un mur pas très loin. Elle était de nouveau contre lui. Son sang se réchauffa brusquement dans ses veines et il sentit de nouveau son propre coeur manquer un battement. Sensation étrange... Il n'arrivait pas à mettre un nom sur cette émotion qu'il ressentait dès lors et chaque fois qu'il posait son regard sur la silhouette fine de la jeune femme.

Pour le moment, il n'était pas convenable de se perdre dans ce genre de pensées. Il fallait rester concentré et éviter de se faire pincer. Ban essaya de passer sa tête discrètement pour regarder si les poursuivants ne faisaient pas route vers eux, mais apparemment non, et tant mieux. Il plissa un peu les yeux lorsqu'elle s'éloigna de lui et fini par détourner le regard pour ne pas montrer la tristesse qui se lisait clairement dans ses yeux. Il avait envie de lui parler, mais les mots ne venaient pas d'eux même... Il ne savait pas quoi lui dire et ni quoi penser à ce moment bien précis. Quel idiot pouvait-il faire... C'était bien rare de ne pas l'entendre, lui qui avait pour habitude de ne jamais se taire. Finalement, lorsqu'il releva la tête, avec la ferme intention de dire le fond de ses pensées, il entendit une autre voix venir de derrière, contre le vent. Cette fois-ci, le temps ne s'arrêta pas, mais il accéléra à une vitesse inconcevable pour le commun des mortels. Un homme dans un état pitoyable venait de les rejoindre, une arme en main. Il n'avait que d'yeux pour la rouquine et ne semblait pas vraiment de bonne humeur. Il lui en voulait pour ce qu'elle avait fait à sa famille. Ne sachant pas de quoi l'homme voulait parler, l'argenté voulu se mettre devant lui et le forcer à lâcher son pistolet. Toutefois, il n'eut pas le temps de faire quoique ce soit, qu'un bruit familier parvenu aux oreilles du renard. Une détonation de leur direction puis un grand silence. Instinctivement, Ban tourna sa tête vers la jeune femme. À cet instant précis, si cela avait été un rêve, le renard aurait voulu se réveiller tout de suite. La vision d'horreur qu'il put voir, fit monter la rage qui dormait en lui. Chiara ne bougea plus pendant un très court instant, puis finalement, elle plaça ses mains à son ventre avant de tomber lentement sur les genoux. Ban écarquilla les yeux, les flammes de la haine brillaient dans son regard. Contre toute attente, l'homme aux yeux rouges ne se dirigea pas vers la jeune femme, mais il se retourna vers l'inconnu armé et lui sauta dessus. Le plaquant ensuite contre le mur, il lui fit lâcher son arme à feu avec la force de la pression que sa main exerçait sur l'avant-bras de l'autre type. Il enchaîna immédiatement en l'attrapant de son autre main par le cou avant de le soulever du sol. Le banni le fit reculer du mur pour ensuite le plaquer de nouveau avec violence. Répétant ces gestes plusieurs fois, il le lança par la suite contre le mur d'en face avant d'aller planter sa main brutalement dans son torse, jusqu'à ce que celle-ci s'écrase contre le mur froid derrière. Une fois retirée, Ban se précipita vers la rousse pour venir l'attraper alors que celle-ci tombait dans l'inconscience.

-  Hey ! Reste avec moi... Je t'en prie, ne t'endors pas ! Ne me laisse pas.

Des images du passé firent immersion dans son esprit. Il revoyait un immeuble en flamme, une petite fille blonde qui pleurait, réclamant sa mère, des soldats armés puis soudainement, la petite fille dans ses bras, blessée par une balle, son âme quittant son corps. Il revoyait clairement la lueur innocente de cette fillette s'éteindre doucement, l'emportant dans les ténèbres. Ban revoyait exactement la même chose à cet instant. La haine le submergea d'autant plus et fut accompagnée aussi d'une vague de tristesse. Les larmes lui montèrent aux yeux comme par le passé et il se mit à hurler le nom de cette femme qui était dans ses bras, se vidant de son sang. Il hurlait, comme un loup blessé, réclamant sa mort pour en finir avec sa souffrance. Il souffrait cela était indéniable. L'argenté sentait son coeur de déchirer en morceaux rien qu'en posant ses yeux sur le visage de la rousse. Mais des nouveaux bruits de pas se firent entendre alors que sa main se perdit sur la joue de la chimère, caressant cette cicatrice qui ressemblait presque à la sienne. Des hommes et des chiens arrivèrent, mais il était déjà trop tard. Les deux chimères avaient disparu dans la nuit.

Ban courrait, la jeune femme blessée dans ses bras, toujours dans l'inconscience. Que pouvait-il faire pour l'aider ?! La serrant contre lui, il continua d'avancer, cherchant des yeux la solution. Finalement, il posa son regard sanglant sur une inscription sur une pancarte. Une clinique... Ban ne s'y connaissait pas en médecine, alors il devait trouver quelqu'un qui pourrait la soigner et faire que ce sang s'arrête de couler. Sans prendre de gants, il défonça la porte d'entrée et hurla pour que quelqu'un lui vienne en aide. Décidément, cette nuit, le renard avait eu beaucoup de premières fois. Demander de l'aide à un humain, il ne l'avait jamais imaginé. Finalement, quelques secondes plus tard, un vieux monsieur descendit d'un escalier en colimaçon menant très certainement aux appartements du dessus et se précipita vers les deux chimères. L'air surprit, il demanda à Ban ce qu'il s'était passé et pour toute réponse, il continua à répéter d'aider la rouquine. Le médecin lui fit signe de le suivre vers une sorte de salle aménagée avec un lit. Il lui fit signe de la déposer avant de lui crier de se reculer et d'attendre à l'extérieur pendant qu'il se mettait au travail. Le renard se recula lentement, sans quitter du regard la demoiselle au teint livide. Il sortit à contre-coeur de la pièce et se laissa tomber à terre, le dos contre un mur avant de regarder ses mains, à nouveau pleines de sang. Il sentait tellement d'odeur, mais celle qu'il regretta à sentir était celle de Chiara. Son coeur se serra fortement alors qu'il entendait une voix en lui, celle du renard qui réclamait à goûter à ce sang frais. Ban eu bien du mal à repousser ces pulsions qui l'envahissaient, mais il arriva à garder le contrôle et alla se rincer les mains pour éviter d'y repenser. Au fond de lui, il pria pour que sa vie ne soit plus en danger et attendît le retour du médecin par la suite.

Un long moment qui parut interminable. Soudainement, le vieux monsieur arriva et lui fit signe qu'il pouvait aller la voir, mais ne pas la brusquer. Elle n'était pas encore réveillée, mais elle ne devait pas trop bouger non plus. Ban se releva d'un bond et fila comme le vent aux côtés de la chimère, allongée sur le lit, dormant les yeux à point fermés. Doucement, il tendit sa main pour venir prendre la sienne et s’asseoir sur le bord du lit. Sa haine venait de disparaître d'un seul coup pour laisser place au soulagement. Ses prières silencieuses avaient été entendues, les dieux ne l'avaient pas totalement abandonné. Son autre main alla remettre une mèche des cheveux de la belle au bois dormant avant de se pencher pour poser son front contre le sien, souriant avec douceur.

-  Ne me fais plus jamais ça...

Il continua de l'observer et approcha lentement ses lèvres des siennes pour venir déposer un tendre baiser avant de garder cette proximité de leurs deux visages. Des larmes coulèrent de nouveau, tombant sur les joues de la jeune femme. Ce n'était pas des larmes de tristesse, mais des larmes de joie. Elle était en vie et rien ne comptait plus en cet instant.    




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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Ven 10 Juin - 6:28


Je me sentais partir pour de bon, du moins mes paupières finirent par se fermer d’elles-mêmes, lorsque je sentie l’étreinte chaleureuse se poser autour de moi et me récupérer avant que ma tête n’atteignent le sol. Si mon corps avait décidé de me lâcher, ma conscience demeurait maitresse de ce dernier encore un moment, et je pus entendre les propos du renard contre mon oreille. Intérieurement, je fus à la fois surprise et heureuse d’entendre cela, il voulait me garder éveillée, craignant que je ne disparaisse à mon tour. Cependant, je perdais toujours mon sang, et peu à peu, mes autres sens se brouillèrent à leur tour. Si ma vue avait soudain décidé de faire grève, mon ouïe fit bientôt de même, me laissant seulement avec l’odeur de Ban comme réconfort, et son contact sur ma peau. Mais là encore, cela finit par disparaitre, ne laissant que le parfum du renard, qui finit lui aussi par s’éteindre sous la brise de ce début d’automne. Je me sentais partir dans les limbes de ce corps qui était le notre, et le noir brumeux vint m’entourer définitivement, me privant du contrôle du corps et me laissant face aux deux autres hôtes de ce dernier.

Je me retrouvais à présent dans le noir, mon corps dépourvu de vêtement et seule ma chevelure me recouvrant comme un voile, face à la plus jeune de nous trois, elle-même couverte de sa chevelure, et l’adolescente était dans un coin des limbes, assises en tailleurs et jouant avec ses griffes. Nous étions trois esprits dans un corps, trois à cohabiter. Mais la douleur était quelque chose qui avait tendance à nous expulser au naturel du contrôle, sauf lorsque c’était la plus jeune qui maitrisait le corps à ce moment là. Pour autant, une fois que nous étions réunis, la douleur qui nous avait submergés se divisait en trois, et celle-ci devenait alors parfaitement tolérable, ce qui augmentait nos chances de guérison rapide. Cependant, j’ignorais ce qu’il se passait à présent, que faisait le renard ? Avait-il fuit avec mon corps ? Ou m’avait-il déposa dans un lieu où l’on s’occuperait de moi avant de fuir ? Veillait-il sur moi ou était-il partit pour attirer les militaires ailleurs ? Je ne le savais pas, mais ce que je ne comprenais pas, c’était cette confiance constante que je posais en lui. Ban… Je regrettais presque de ne pas avoir profité de son étreinte plus longtemps.

Nous étions là, toutes trois, attendant que quelque chose se passe, soudain, la plus jeune d’entre nous, Angelica, tourna son regard aimant vers moi, et me sourit avant de me saluer de sa petite main. Et le noir m’envahit de nouveau. Je compris rapidement que je pouvais désormais reprendre le contrôle du corps, mais que j’aurais cependant beaucoup de mal à entreprendre cela. À présent, je pouvais voir la lumière filtrer à travers mes paupières closes, et des engourdissements prendre l‘extrémité de mes membres. C’était désagréable, mais pas encore très douloureux, du moins je me sentais encore trop comateuse pour ressentir la moindre douleur forte.  J’arrivais à sentir le toucher du tissus sous ma peau, rêche mais très agréable quand on sait ce qui m’était arrivé plus tôt. Cependant, un trou noir subsistait entre ces deux temps, le avant, et le après. J’inspirais lentement, et un léger tiraillement se fit sentir sur mes côtes, je compris donc que j’avais été recousue. Mais par qui et comment ? Je sentis qu’on remettait une mèche de cheveux sur le coté, et une sensation tiède vint se poser sur mon front doucement. C’était agréable, comme si cette situation là me rendait soudain la vie que j’avais manqué de perdre une fois encore. Une voix résonna alors contre mes oreilles, au timbre grave mais si agréable et reconnaissable, que mon cœur fit un bond dans ma poitrine.

«  Ne me fais plus jamais ça... » C’était Ban.

J’avais envie de lui répondre, lui sourire, et d’apaiser la douleur qui semblait l’avoir envahit depuis les évènements. Mais je ne pouvais pas bouger, pas encore. Une légère pression sur mes lèvres m’indiqua qu’il venait de me voler un baiser, et la frustration de ne pas avoir pu lui rendre pour le rassurer me saisit, alors que des gouttes d’eau – probablement des larmes – s’écoulaient sur mes joues comme la pluie sur la ville. Ma respiration était toujours lente, et je n’arrivais pas à ouvrir les yeux, mais peu à peu, je parvenais à sentir le reste de mon corps. J’avais été  changée, je devais porter une blouse ouverte sur l’arrière, parce que je sentais une gêne le long de ma colonne vertébrale, comme des nœuds. Ensuite, l’air était aseptisé, et seule l’odeur du renard me parvenait avec force. Et enfin, je me sentais véritablement faible et affamée, ce qui n’était vraiment pas une bonne chose, parce que cela voulait dire une guérison qui traine, et des difficultés à chasser. Je mis le peu de force que je possédais encore dans l’action de bouger mes doigts, ce que je parvins finalement à faire au bout de quelques minutes. Et bientôt, la capacité de me mouvoir revint elle aussi, comme libérée de l’étau de l’inconscience, j’ouvrais brusquement les yeux, avant de les refermer tout aussi rapidement. Trop de blanc.

Je pris mon temps pour m’habituer à la lumière synthétique de la pièce, blanche, et le plafond était maintenu par des poutres en bois de chêne, soit très lumineux lui aussi. Lorsque je fus enfin capable de garder les yeux ouvert sans les plisser de douleur, je poussais un soupire de contentement, et du bout des doigts, j’allais chercher à tâtons la main de la chimère qui m’avait hypnotisée, pour la serrer doucement. Mon coté stupide me fit me relever, du moins j’essayais, m’asseyant dans le lit en poussant un gémissement de douleur et posant immédiatement la main sur mes côtes. C’était douloureux, et ici, il n’y avait pas Angelica ni Anjuu pour partager la peine avec moi. Je soupirais de nouveau et tournais la tête, avant de venir caresser la joue de Ban avec le dos de ma main droite, effleurant cette cicatrice si semblable à la mienne. Je ne savais pas vraiment comment le saluer, ni comment le remercier, et la seule chose qui me venait en tête était une envie purement égoïste. Envie que j’exécutais dans l’instant en attirant son visage à moi pour l’embrasser. Le gout de ses lèvres me parut exquis, et je laissais ma langue filer sur sa lèvre inferieur avant de l’embrasser une fois encore. Si je n’avais pas été blessée, je me serais probablement jetée à son cou pour me serrer contre lui et me fondre dans son étreinte.

« Promis… J’essaierai… » Dis-je avant de l’embrasser de nouveau.

C’était presque déroutant de se dire que j’étais comme une droguée n’aspirant qu’à retrouver de l’opium aussi bon qu’autrefois. J’étais prête à tout pour ressentir de nouveau la puissance de ses bras autour des miens et ses lèvres sur les miennes, quand bien même ma haine pour le genre masculin résidait toujours au fond de mes gènes. Mais c’était lui, il était l’exception, et je voulais en profiter. Je me rapprochais donc de nouveau de lui, prête à capturer ses lèvres une fois encore, lorsque l’envie soudaine de mordre sa chaire et de faire couler le sang me fit gronder et je déviais ma trajectoire pour sa nuque. Je voulais lui mordre la jugulaire et boire à même sa gorge jusqu’à la dernière gouttes de sang. J’écarquillais les yeux d’horreur et me jetais hors du lit pour me précipiter dans un coin de la pièce et me coller au mur, une main sur la bouche, l’autre sur ma plaie récente. Je tremblais encore, c’était même un miracle que je tienne sur mes jambes, mais j’avais entendue les palpitations de son cœur, et j’avais vu le sang battre sous sa nuque, brûlant sur son passage et faisant vibrer sa jugulaire. Mes lèvres étaient sèches, et je les léchais malgré moi, sentant mes canines devenir plus grandes sous l’effet de la faim. Mais je ne pouvais pas.  Je ne voulais pas.

« Merde… Il…Il me faut du sang… Tu… Restes où tu es... je t’en prie… » L’implorais-je d’une voix éraillée. Je ne supporterai pas l’idée de le mordre alors qu’il venait de me sauver la vie, encore plus quand quelques secondes auparavant, j’avais presque imaginé l’extase de me fondre en lui, mais à présent, je ne savais vraiment pas quoi faire…

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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Dim 12 Juin - 13:56








Feat : Anjuu
Une soirée vraiment étrange et qui resterait gravée à jamais dans la mémoire de l'homme renard. A aucun moment il aurait pu deviner ce qui allait se passer. Cette femme mystérieuse qu'il avait rencontré quelques heures plus tôt, venait de chambouler ses habitudes et ses pensées. L'argenté avait beau y repenser et se persuader qu'il aurait pu s'enfuir pour éviter tout cela, mais au fond de lui, il ressentait cette envie de rester avec elle. Cette rouquine, avec quelques paroles, avait réussit à le chambouler du tout au tout, lui ramenant l'espoir de reprendre le contrôle de cette bête qui sommeillait en lui. Un pari fou qu'il avait accepté, malgré sa résistance et sa peur. L'homme se demandait sans cesse pourquoi était-il resté, pourquoi il ne l'avait tout simplement pas rejeté des les premières secondes de cette rencontre, pourquoi il n'avait tout simplement pas insister pour qu'elle lui fiche la paix et qu'elle le laisse se débrouiller tout seul, comme il en avait l'habitude.

Des habitudes qui venaient de prendre un sacré coup depuis qu'il avait entendu l'histoire de Chiara. D'ordinaire, le renard n'aurait pas écouter la moindre de ces paroles et il se serait certainement mit à trouver cela ennuyant avant de faire du sarcasme pour se moquer d'elle. Il aurait tout aussi bien affiché son air désinvolte et lui aurait rétorquer une réplique bien cinglante avant de partir sans se retourner. Toutefois, il ne l'avait pas fait... Pour la première fois de sa vie, il venait de comprendre que son malheur n'était pas une fatalité et que d'autres personnes avaient besoin d'aide. Il n'était pas seul, comme il pouvait le penser. En réalité, l'argenté souhaitait rester seul, sans attaches ni avec les humains, ni même avec les autres chimères. Il ne voulait pas appartenir à un groupe ou même s'identifier à une autre personne. Tout ce qu'il voulait, c'est vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain, ne voulant plus s'inquiéter de son sort. Depuis que cette femme avait croisé sa route, il n'obéissait plus à ses principes. Ils étaient tout simplement balayés comme des petites brindilles sous une tornade. Il n'avait jamais ressentit cela auparavant et cela était vraiment perturbant pour lui. Il ne ressentait pas l'envie de s'éloigner, il voulait rester à ses côtés pour la protéger, il voulait avoir espoir en ses parole et croire que le monde pouvait devenir meilleur avec le temps. Quel idiot il ne faisait pas en cet instant.

Alors qu'il avait attendu pendant un long moment pendant que le docteur ne soigne la blessure de la chimère, Ban s'était perdu dans ses pensées. Il repensait à ce moment où cet homme avait tiré de son arme pour blesser la rousse, il revoyait le moment où, par accès de rage qu'il n'avait pas su contrôler, il avait plaqué l'agresseur et l'avait transpercé pour mettre fin à sa vie. Avant, il tuait les humains pour se venger, sous le contrôle de l'animal qui dormait au plus profond de son être et qu'il méprisait, mais ce soir, il avait pris une vie humaine sans avoir recours à son renard. Il avait, pendant un instant, était le maître de ses actes. Pour la seconde fois de sa vie, il avait tué pour venger une autre personne et non par plaisir. Le banni d'Aerugo revoyait la scène dans sa tête et la compara avec la mort de cette enfant qui s'était produite quelques années auparavant. Une fille, une balle... Mais fort heureusement, la chimère avait survécu. Que devait-il faire à présent ? Il ne le savait pas encore, mais il n'avait pas envie de fuir, pas aujourd'hui.

Peu de temps après que le docteur lui annonça que la vie de Chiara n'était plus en danger, l'argenté avait immédiatement prit la décision d'aller dans la chambre et attendre le réveille de la belle aux bois dormants, se sentant tout de même coupable de ne pas avoir pu éviter cela. Ses iris couleurs sang, observèrent pendant un long moment la demoiselle et il continua de prier les dieux pour qu'elle ouvre enfin les yeux. Pendant ses prières, il avait fermé ses paupières et il attendait sans bouger, toujours assit sur le bord du lit, penché au-dessus de la demoiselle, ne comptant plus les minutes pour éviter de perdre espoir en son réveil. Soudainement, il sentit quelque chose lui frôler doucement la main et la serrer ensuite. D'instinct, le renard ouvrit les yeux, un peu surprit et afficha alors un grand sourire lorsqu'il remarqua que la jeune femme venait de reprendre conscience. Il se sentit soulagé par cette vision qu'il avait sous ses yeux. Il ne savait pas quoi dire sur le moment, mais se contenta d'observer son visage comme si c'était la première fois qu'il la voyait, souriant toujours presque comme un enfant qui venait de recevoir le plus beau cadeau de sa vie. Alors que la rouquine essaya de se relever un peu pour s'asseoir correctement dans le lit de la clinique, le sourire de l'homme se perdit pour laisser place à une expression d'inquiétude. Elle n'était pas encore en état et bouger pourrait rouvrir sa blessure. Cependant, son inquiétude partie en fumée lorsqu'il sentit la main délicate de la chimère caresser sa joue au niveau de sa cicatrice. Il laissa son visage se faire attirer vers celui de la rouquine et posa ses lèvres sur les siennes, oubliant toutes ses craintes du moment. Il se sentait apaisé et heureux, encore des sensations dont le renard n'avait vraiment pas l'habitude. Finalement, après de nombreux baisers échangés, il fut surpris par la demoiselle qui venait en une fraction de quitter le lit pour se mettre dans un coin, l'air horrifié. L'argenté se releva doucement et pencha la tête sur le côté. Avait-il fait quelque chose de mal ? Il fit le tour du lit et commença à s'approcher alors que Chiara lui ordonna de ne pas avancer vers elle. La chimère aux yeux d'émeraudes ressentait l'envie de boire du sang. Bien que cette annonce aurait pu faire fuir n'importe qui, Ban n'avait pas peur et il continua de s'avancer doucement vers elle, sans se soucier de ce qu'il pouvait arriver.

- Tu ne dois pas bouger... Ta blessure pourrait se ré-ouvrir. Je m'en fiche bien si tu me mords, si tu en a besoin pour aller mieux, je te laisserais faire.

Alors que Ban allait poser ses mains sur ses épaules pour tenter de la rassurer et lui faire comprendre qu'il se fichait bien des conséquences, il entendit la porte de la chambre s'ouvrit et tourna rapidement la tête pour voir le docteur de la clinique entrer et le vit écarquiller les yeux en les observants.

- Je pourrais savoir qui vous êtes en réalité ? Dans la rue, il y a des militaires qui cherche un tueur... Dites-moi qui vous êtes et pourquoi cette jeune femme a été blessée ?

Le renard argenté pouvait sentir la peur qui émanait de l'homme. Il venait de choisir le pire moment pour entrer dans la pièce. En une fraction de seconde, le banni se mit devant la chimère qui avait l'irrésistible envie de boire du sang et lui attrapa les bras pour la forcer à ne pas bouger. Il ne tourna pas la tête et se contenta de crier à l'autre homme.

- SORTEZ D'ICI TOUT DE SUITE !




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Lun 27 Juin - 23:40



Malgré ma demande, Ban fit le tour du lit, et commença à s’approcher, mais malgré ma demande de ne plus bouger, il continua son chemin… Je pouvais entendre chaque battement de son cœur, je pouvais voir sa jugulaire pulser sauvagement sous sa peau rosée par la cicatrice si semblable à la mienne, et l’odeur frémissante du sang chaud qui s’écoule sous ses veines. Il me demanda de ne pas bouger, clamant que la blessure pouvait se rouvrir, et qu’il ne me craignait pas, que si j’avais besoin de le mordre pour aller mieux, il se laisserait faire. J’étais pour ma part incapable de quitter sa gorge des yeux, pulsant rapidement le sang de son cœur jusqu’aux extrémités de ses membres. J’avais si faim… Et je me sentais si faible… Il manqua de poser ses mains sur mes épaules, quand soudain la porte s’ouvrit, laissant passer un homme que je n’avais jamais vu, les yeux grand écarquillé.

" Je pourrais savoir qui vous êtes en réalité ? Dans la rue, il y a des militaires qui cherchent un tueur... Dites-moi qui vous êtes et pourquoi cette jeune femme a été blessée ? "La voix était affolée, et le sang pulsait ici aussi avec force.

Le parfum de l’hémoglobine était si affriolant que j’en frissonnais d’avance à l’idée de le consommer entièrement et de sentir son goût métallique se glisser le long de ma gorge. Mais ma vue fut soudain gâchée par le corps puissant du renard, qui vint se placer devant moi et serra mes poignets comme pour m’interdire de bouger ou d’attaquer l’homme qui venait d’arriver. Il cria d’ailleurs à ce dernier de sortir le plus rapidement possible. Avait-il peur que je ne le tue ? Pourtant il était clair que le sang le plus proche était le sien, et non celui de cet homme. Maintenant acculée contre le mur, le renard contre moi pour me maintenir sage, j’avais encore plus facilement accès à sa jugulaire pour mon repas. J’allais approcher ma mâchoire pour mordre, lorsqu’une petite voix me fit tout stopper. La plus jeune de nous trois me disais que j’allais le regretter si je me jetais sur lui en cet instant, que ce n’était pas une bonne idée, et que notre sauveur ne méritait pas ce fléau. Étrangement, c’était comme si ma conscience reprenait le dessus sur mon instinct, et je sentis mes canines disparaitre, alors que je m’écartais très légèrement de lui. La petite voix dans ma tête m’assura que tout irait bien, et qu’elle allait régler les problèmes, et que je pouvais donc me reposer correctement. Et c’est ce que je fis.

« Tout ira bien… »

***

Le corps bascula légèrement en avant de nouveau, mais fut soudain entouré par de grandes étincelles bleutées, et deux immenses ailes blanches se déployèrent dans le dos de l’idole de central pour venir l’entourer et former un cocon protecteur, repoussant le renard sur le coté. Les ailes semblèrent se figer dans l’espace temps, avant de reprendre leur mouvement naturel, libérant le corps qu’elles avaient emprisonné. Mais au lieu de retrouver une adulte blessée aux côtes et dotées de canines proéminentes, les ailes libérèrent un corps bien plus petit. Situé entre huit et dix ans maximum, le corps était fragile, couvert de fines cicatrices, et une cascade de très longs cheveux roux le recouvrait tout entier, descendant sur le sol et s’éparpillant autour du comme l’onde d’une goutte d’eau sur un lac. La chemise médicale pendait lamentablement sur son épaule, devenue trop grande pour l’enfant qui avait prit place. Agenouillée sur le sol, la fillette qui était apparue avait les yeux clos, et tandis qu’un silence d’incompréhension emplissait les lieux, elle releva la tête pour planter son regard dans celui pourpre du renard. Un regard vert émeraude si brillant, qu’il semblait irradier de lui tout l’amour et la douceur du monde. Et là, tandis que le banni était figé devant elle, la petite Angelica lui offrit un sourire merveilleux de candeur.

« Tout ira bien, monsieur Sylverlight, monsieur le docteur… je vais mieux maintenant… Vous m’avez sauvé du monstre… À présent, je vais aller rassurer les gentils soldats qui voulaient nous protéger… Vous nous avez tous sauver, monsieur Ban. » La voix était douce, elle était fragile, elle était délicate, un petit rayon de soleil dans la froidure de l’hiver, dans les ténèbres de la nuit.

Et l’enfant se releva, montrant à quel point sa chevelure était longue puisque trainant toujours sur le sol, et elle se saisit de la main du renard avec une délicatesse sans nom, pour le tirer vers la sortie, récupérant au passage la main du médecin qui s’était chargé des soins. Les ailes étaient toujours dans son dos, toujours blanches, toujours belles, tel un petit ange descendu du ciel. Ils quittèrent la clinique et se rendirent dans les rues, où le jour commençait à se lever, et les hommes qui avaient cherché toutes la nuit étaient rendu sur la place principale du village. Lorsqu’ils virent le médecin et le renard arriver, ils se préparèrent à attaquer, le premier semblait choqué, et le second était encore couvert de sang, mais les premiers rayons de l’astre du jour vinrent s’échouer sur les ailes immaculées de la petite qui était entre les deux hommes, et la place qui était jusque là animée de cris de vengeance et de réclamation fut soudain silencieuse. Tous se turent, hommes et femmes présents sur place, militaires et vétérans, incapable de prononcer le moindre mot devant le phénomène qui se produisait sous leurs yeux. Un petit ange était posé devant eux, et elle leur offrait le plus beau des sourires, doux, aimant, rassurant. Angelica avait véritablement un don pour attendrir les gens.

Elle lâcha les mains des deux hommes, et s’approcha d’un pas gracieux jusqu’à la foule, qui ne bougea pas, incapable de déloger leurs yeux du petit être roux aux grandes ailes blanches. Et alors, d’une voix toujours aussi douce et candide, elle leur expliqua qu’elle était descendue ici pour se promener, mais qu’elle en avait oublié les démons qui cherchaient à corrompre les âmes pour les dévorer. Une fois en bas, elle avait été piégée par une créature monstrueuse qui n’avait pas hésité à tuer les humains dans l’espoir de la retrouver. Si cette histoire était inventée de toutes pièces, la fillette donnait véritablement vie à son récit, et déjà, des larmes apparaissait dans le regard des soldats, qui s’en voulait de ne pas avoir vu plus tôt la détresse de ce petit ange inconnu. Elle leur parla alors du fait que le démon avait prit possession d’un humain, et qu’il avait tenté de la tuer comme une humaine, mais que le jeune homme à la chevelure argentée avait vu derrière le masque, et s’était battu avec lui. Ban Sylverlight, que tout le monde prenait pour le monstre, était désormais le héro qui l’avait terrassé pour sauver l’ange tombé du ciel. La fillette s’excusa alors d’être descendue sans protection, qu’elle avait causé du tords à tous et que des gens étaient mort par sa faite, et de lourdes larmes vinrent dévaler ses petites joues roses.

Un véritable théâtre avait prit place en ce petit village, et la scène finale se jouait ici. Certains pleurèrent avec elle, d’autres s’excusèrent auprès du jeune homme, et d’autres encore, remercièrent le médecin d’avoir sauvé l’ange. Ce don de persuasion était véritablement incroyable, même si l’alchimie était présente presque partout, certains étaient toujours très liés à la religion, et la descente d’un ange était une pensée courante parmi les humains. Le médecin fut félicité par les soldats, et on embrassa Ban, avant de se disperser pour fêter la disparition du démon en de grandes pompes. Bientôt, la place fut désertée, alors que le soleil éclaircissait les toits des maisonnées avec cette douceur propre à l’aube, qui vint faire flamboyer la chevelure trop longue de la fillette, réchauffant son petit corps tout fragile et encore blessé, mais la douleur n’était rien pour elle. Angelica se tourna alors vers le renard, et un grand sourire illumina son visage alors qu’elle tendait les bras vers lui pour une étreinte.


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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Lun 18 Juil - 16:18








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L'argenté ne voulait pas que l'autre chimère en face de lui ne s'en prenne à un innocent. Alors que Ban venait de faire le tour du lit pour venir se planter devant la jeune femme. L'homme n'avait pas peur, bien au contraire, il souhaitait de tout cœur qu'elle s'en prenne à lu plutôt qu'à une autre personne. Levant les mains pour venir les poser sur la jeune femme, il se stoppa net lorsque la porte de la pseudo chambre s'ouvrit. Dans l'encadrement de la porte, apparut le médecin qui avait sauver la vie de Chiara. Il semblait paniqué et méfiant. Il questionna les deux chimères sur la blessure que la rousse venait de recevoir un peu plus tôt. Le renard plissa les yeux et jeta un coup d’œil à la blessée. Elle ne se sentait pas bien, la faim qu'elle ressentait grandissait et le banni avait peur qu'elle ne craque et décide de s'en prendre à son sauveur. L'argenté tourna de nouveau la tête vers l'intrus de la pièce et lui hurla de quitter la pièce avant qu'un malheur n'arrive.

Il ne porta plus son attention sur la chimère chouette, mais il sentit la demoiselle se décaler sur le côté. Ban se mit sur ses gardes. Toutefois la rouquine lui assura que tout allait bien se passer et soudainement se pencha en avant, des étincelles bleutées firent leurs apparitions et deux ailes blanches poussèrent et l'enveloppèrent. L'ancien habitant d'Aerugo se fit repousser sur le côté. Ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passait, il observa en silence la transformation de la jeune femme et se retrouva à côté d'une petite fille couverte de cicatrices. Il fronça des sourcils en croyant qu'elle allait se changer en un être démoniaque, mais au final, cela ne fut pas le cas. La petite fille, qui devait certainement être Angelica, la plus petite des trois, se rapprocha pour venir attraper la main du renard et l'emmener vers le docteur pour, lui aussi lui prendre la main. Qu'est-ce qu'elle avait en tête cette gamine ? Si jamais elle sortait avec Ban dehors, les villageois allaient certainement les arrêter ou bien même pire. L'argenté serra les dents et se prépara mentalement à protéger la rousse au cas où cela tournerait mal. Toujours recouvert de sang, ne lui appartenant pas, le banni observa la foule en silence. Ces gens-là réclamaient vengeance pour les crimes que le mercenaire avait commis cette nuit. Il ne pouvait pas les blâmer... C'était bien de sa faute si trois personnes avaient perdus la vie. Toutefois, l'une d'entre elles l'avait amplement méritait... L'homme qui avait osé tirer sur Chiara. Si cela était à refaire, Ban n'hésiterait pas une seule seconde. Ce dernier ressentait encore la haine en lui et en voyant l'humanité réclamer sa tête, sa colère monta encore. C'est alors qu'il se passa une chose incroyable... A peine sortis du bâtiment, les trois s’avancèrent vers la foule en colère et celle-ci se tut lorsque les rayons du soleil illuminèrent les ailes de la chimère chouette. Le regard du renard se dirigea vers la petite fille et sentit soudainement une sensation agréable l'envahir. Il se sentait comme apaisé rien qu'en la regardant. Il ne comprenait pas ce phénomène, mais il ne pouvait s'empêcher de trouver cela beau.

C'est alors qu'Angelica lâcha la main des deux hommes. Ban sentit comme un vide tout d'un coup et il allait lui rattraper la main, ayant peur que les humains ne s'en prennent à elle. Qu'est-ce qu'elle comptait bien faire ? L'argenté ne se sentait pas à l'aise avec tous ces humains autour de lui et il baissa les yeux un instant en serrant les poings. Celle qui ressemblait à un ange prit la parole et d'une petite voix, elle fit un récit inventé de toute pièce dans le but de faire passer le renard pour un héros qui venait de sauver la vie d'un ange tombé du ciel. C'était ridicule... Personne n'allait gober une histoire pareil ! Mais contre toute attente... les gens se mirent à pleurer et à venir remercier l'homme en rouge. Les humains se rapprochèrent pour le féliciter de sa victoire contre l'être démoniaque. Une vieille femme s'empressa d'aller câliner le renard en pleurant. Ce dernier sembla sous le choc de ce geste et ne bougea pas d'un poil, comme pétrifié, les yeux grands ouverts. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais l'histoire inventée par l'autre chimère avait fonctionné. Les gens s'empressèrent de préparer une sorte de fête pour célébrer cette « victoire » et désertèrent la place aussi rapidement qu'ils l'avaient envahis. La petite fille se tourna alors vers le renard et lui tendit les bras, lui adressant un sourire presque angélique. L'argenté soupira longuement avant de s'avancer vers celle-ci et se mettre accroupit devant elle. Il semblait complètement paumé, mais au final, il n'avait pas eut besoin de défendre la petite fille.

- T'abuses un peu, non ? Imagine si les humains ne t'avaient pas cru... Tu prends trop de risques, imbécile.
                           
Finalement, il lâcha un sourire et se pencha en avant pour venir enlacer l'enfant dans ses bras. Il se sentait de nouveau apaisé et il la remercia dans un murmure, resserrant son étreinte. Cette femme et cette petite fille étaient des idiotes... Se mettre en danger pour un type comme lui n'en valait pas la peine, mais pourtant le renard semblait heureux d'avoir croisé son chemin. Pour la première fois depuis bien longtemps, quelqu'un venait de prendre sa défense. Dans son esprit, tout devenait clair. Ce n'était pas un hasard si l'homme avait croisé la route de cette femme. Il était maintenant persuadé qu'elle serait certainement la personne que Ban avait attendu depuis des années... Celle qui mettrait un terme à sa folie meurtrière et qui lui rendrait un peu de bonheur dans ce monde qui l'avait rejeté alors qu'il n'était qu'un enfant. Il voyait en elle la lumière qu'il avait tant désiré toucher du bout des doigts alors qu'il sombrait dans les tréfonds des ténèbres. Finalement, l'argenté lâcha prise et posa sa main droite sur le haut de la tête de la petite chimère et ébouriffa ses cheveux en appuyant un peu sur le haut de sa tête. Le renard montra des crocs et semblait soudainement un peu en colère.

- La prochaine fois je t'attache au lit pour éviter ce genre de situation ! Y a une vieille qui m'a choppé pour me faire un câlin ! Carrément dégoûtant... Je ne veux plus jamais subir ça de ma vie ! Eurk...

Soudainement, il se mit à rire et se releva. Il tourna la tête vers un groupe d'humains qui buvaient dans un coin et pencha la tête sur le côté. Le renard afficha un sourire en coin et s'empressa d'aller prendre la petite dans ses bras et la porter. Les rayons du soleil commencèrent à éclairer les rues et la chaleur du soleil réchauffa un peu le cœur de notre mercenaire.

- Bon maintenant, je choppe une bonne bouteille et on se casse ! Sinon les habitants vont te garder prisonnière et te vouer un culte jusqu'à ta mort... Si jamais ils apprennent que t'es pas un ange, on va se faire tirer dessus comme des lapins.

Affichant un grand sourire en coin, il ne tarda pas à prendre la route et de chopper en passant une bouteille d'alcool. Il commençait de nouveau à se sentir bizarre... Le banni commençait à se douter que le moment de se séparer n'allait pas tarder à arriver et il n'en avait pas envie. Aaaah si seulement il pouvait arrêter le temps... Il pourrait faire son égoïste encore un peu.




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Mer 27 Juil - 0:10


Il y avait deux possibilités. La première, les humains de cette fille était tellement crédible qu’elle aurait put balancer être une déesse, il lui aurait obéit sans faille. Et ainsi, on pouvait dire que ces derniers étaient beaucoup trop inintelligent pour leur propre bien, ou encore trop basé sur leurs anciennes religions aujourd’hui bafouée par l’alchimie. Du moins c’était l’hypothèse émit par Chiara, qui s’était toujours demandé comment faisait la plus jeune d’entre elles pour toujours rendre le sourire et éviter les conflits ainsi, même avec des histoires et des mensonges – sachant qu’elle ne supportait pas cette optique non plus. La seconde possibilité résidait dans le fait que la petite Angelica puisse être dotée d’un don, un véritable don – peut-être depuis leur transformation- qui lui permette de toujours garder l’espoir et d’aider ceux qui en manquent avec ses paroles. Parce que même les pires monstres, depuis leur transformation, étaient incapable de la toucher, et les gens avaient juste besoin de la voir pour retrouver le sourire. Un petit soleil dans cette obscurité noircie d’horreur.

Et de toute évidence, ce don surprenait le monde entier, puisque le renard avait sur son visage une moue complètement perplexe. De toute évidence, il pensait que l’histoire n’aurait pas marché, elle n’était pas crédible. Et pourtant si, il suffisait d’écouter sa voix, de plonger dans son regard, de l’observer toute entière, cette perle d’innocence infatigable. Personne ne pouvait s’opposer à ses propos. Et aujourd’hui encore, cela avait fonctionné. L’argenté finit par se reprendre et poussa un soupir long de sous-entendus, avant de s’avancer vers elle et de s’accroupir pour être à sa hauteur. La petite fut déçue de ne pas avoir son câlin immédiatement. Il était apparu encore un peu perdu, du moins avant de lui dire qu’elle abusait, et que si les humains ne l’avaient pas cru, cela aurait pu dégénérer. Qu’elle prenait trop de risques. Elle lui répondit alors quelque chose qui était loin d’être un discours de petite fille « On en prend jamais assez… Et je préfère les regrets au remords » une phrase qu’une seule personne avait prononcé en sa présence, 5 ans auparavant… Lyl…

Finalement, le renard se pencha sur la petite fille avec un sourire et vint la serrer dans ses bras, la remerciant dans un murmure bien qu’elle ne sache pas pourquoi. L’argenté finit par lâcher cette étreinte pourtant très agréable, et posa sa main sur le haut de sa tête, venant ébouriffer encore plus la chevelure flamboyante de la petite chimère aux yeux d’émeraude. Soudain, son visage s’assombrit, et il grogna, en colère, lui expliquant qu’il l’attacherait au lit la prochaine fois pour éviter ce genre de situation. Puis il vint expliquer qu’il avait subit l’horreur d’une étreinte de la part d’une vieille femme, ce qui fit rire la plus petite. Et comme le rire adorable de cette dernière était communicatif, il fut lui aussi saisit par un rire alors qu’il se relevait. La population de la ville s’était finalement regroupée, ils avaient installés des tables et sortit les boissons, prêt à fêter la rescousse du petit ange roux, et pendant quelques secondes, l’étrange duo chimérique les observa. Soudain, deux bras puissants vinrent se saisir d’elle pour la déposer sur l’épaule de l’argenté. Tiens, ça faisait un joli perchoir.

Ban annonça alors qu’il allait piquer une bouteille sur les tablées avant de partir et de l’emmener. Il semblait persuadé que les habitants allaient la garder prisonnière et lui vouer un culte jusqu’à sa mort. Ce qui était une chose vraiment très étrange – peut-être serait-ce une bonne idée pour plus tard – Il poursuivit sur le fait que si les gens apprenaient la supercherie, ils se feraient tuer. Avec un grand sourire, le renard s’approcha des tablées, chipa une bouteille d’alcool, la fillette toujours sur l’épaule, et l’entraina vers l’extérieur de la ville. Angel lui montra un petit chemin, derrière la gare, et s’il semblait quelque peu résigné, l’émotion qui avait changé son odeur le confirmait. La fillette comprit rapidement ce qu’il lui arrivait, et dans un bond, elle sauta de son épaule, se réceptionnant sur ses jambes comme une véritable acrobate. Alors, elle se tourna vers lui, un grand sourire sur les lèvres, avant de lui faire un au-revoir de la main. Et soudain, les ailes se déployèrent dans des éclairs bleutés, symbole de l’alchimie. Les appendices couverts de plumes vinrent recouvrir le petit corps tel un cocon, et d’autres éclairs vinrent faire leur apparition dans un bruit sinistre.  Le silence revint alors quelques secondes, le temps de changement de corps, pour finalement être percé par le bruit de succion provoqué par la rétractation des ailes, qui libérèrent le corps de Chiara.

***
Lorsque j’ouvris les yeux, il était devant moi, cet homme que j’avais croisé la veille… Non… Ce renard, cette merveille. Il me fallut quelques secondes pour comprendre tout ce qu’il s’était passé durant mon sommeil, et malgré moi, un sourire vint fleurir sur mes lèvres lorsque je compris. Angélica avait encore usé de cette étrangeté sur la population, et tout le monde l’avait cru. Cette fillette était impossible. Hélas, même si elle avait réglé ce problème, celui qui me tiraillait l’estomac était toujours présent, toujours plus violent. La soif. Ma vue était légèrement troublée, et je pouvais apercevoir des taches colorées devant mes yeux, je devenais de plus en plus faible, et ce n’était pas ainsi que je pourrais rentrer… Même si j’avais envie de rester aux cotés du renard, je me devais de rentrer. Je pris une longue inspiration, me crispant légèrement en sentant de nouveau les points de suture tirer sur ma peau. Je me sentis partir quelques secondes, juste assez pour me rendre compte que j’étais vraiment trop fragile pour tenir debout plus longtemps. J’avisais un petit muret, et entrainais le renard à ma suite pour nous y asseoir. Ce n’était certes pas très confortable, mais son épaule faisait un très bon coussin.

« Ce fut une étrange et longue nuit… » Commentais-je, les yeux clos, avant de soupirer. Je sentais d’ors et déjà mes canines reprendre une taille indécente et le parfum déployé par chacun des battements de son cœur, propageant le sang dans ses membres par l’intermédiaire de ses veines. « Je ne pourrais pas me retenir très longtemps… Il me faut du sang et… Est-ce que… » je me mordillais la lèvre inférieur, avant de rouvrir les yeux pour plonger mon regard dans le sien… qu’importe ma volonté… J’ai toujours autant envie de l’embrasser… « Est-ce que je… est-ce que je pourrais te mordre ? » C'était une question étrange, mais sur le coup, je n'avais plus d'autre idée... Et en même temps... si c'était lui, j'étais sure de pouvoir me retenir de le tuer...

Parce que l'envie de le revoir encore et encore était désormais ancrée au fond de moi.

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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Mer 10 Aoû - 17:05








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Cette étrange soirée venait à peine de se terminer et le soleil montait peu à peu dans le ciel. Le renard était en compagnie d'une autre chimère qu'il venait de rencontrer dans la soirée. Qui aurait pu penser que cette nuit serait marquée par de tels événements. La jeune fille était assise sur son épaule alors qu'il se dirigea vers l'extérieur de la ville. Pour être tranquille, et loin de la vue des humains, la jeune demoiselle lui montra un chemin. Marchant tranquillement, la bouteille d'alcool à la main, il s'arrêta derrière la gare du coin et sentit soudainement la fillette sauter de son épaule, comme un petit chaton, pour finalement lui faire signe de la main avant de changer d'apparence. Elle partait déjà ? Il n'avait pas eu le temps de la remercier correctement pour l'avoir aidé face à la population de la ville. Sans elle, Ban serait encore dans le pétrin et l'homme aurait été obligé d'affronter la colère de la populace. Il n'aurait pas eu d'autre choix de faire des blessés ou même des morts pour s'en sortir. Enfin... Cela ne l'aurait pas dérangé pour autant. Le renard avait l'habitude de se confronter aux humains depuis son enfance. Il n'était pas rare depuis sa transformation en chimère, qu'il doivent se défendre contre la race humaine et prendre des vies. Parfois, il se risquait à penser qu'il vaudrait mieux pour lui d'arrêter de se battre pour vivre et de se laisser capturer ou bien même tuer. Au moins, il pourrait enfin être tranquille et oublier sa haine qu'il ressentait continuellement au fond de lui, sans pour autant le montrer sur son visage.

Il était vrai que Ban ne montrait pas se qu'il ressentait. Depuis que ses parents l'avaient abandonnés dans la rue, sans raison apparente, le jeune garçon s'était renfermé sur lui-même. Dans son pays natal, personne ne prêtait attention aux enfants de la rue et personne ne tendait la main pour aider qui que ce soit. L'argenté avait pu remarquer la cruauté du monde dans lequel il avait vu le jour et son visage qui avait affiché de la tristesse les premiers jours, se transforma en une expression neutre, presque fatiguée. Blasé du monde, marre de la vie de merde qu'il avait, l'enfant n'attendait plus qu'une chose : la mort. Toutefois, il avait survécu et vécu un enfer en devenant une chimère... La douleur des balles qui le traversait, les lames des épées qui s'enfonçaient dans sa chairs étaient devenus son quotidien. Au fil des années, il avait appris à se fondre dans le décor et rester à l'écart de la foule pour éviter les ennuis. Finalement, il s'exila de sa patrie pour venir dans un pays qui ne le persécuterait pas. Depuis lors, il n'avait jamais été poursuivit pour être un monstre. Les habitants de ce nouveau pays, qu'il ne connaissait pas, ne portait aucun jugement sur lui. Bien que par moment, Ban sentait le regard des autres sur lui pour son apparence atypique. Ses cheveux argenté et ses yeux rouges ne passaient pas inaperçu. Malgré tout, il pouvait vivre comme il l'entendait et se remplir le gosier jusqu'à ne plus avoir soif.

Le renard regarda sa bouteille et sourit doucement. Il aurait le temps de la déguster tranquillement plus tard. Pour le moment, il était en face de la chimère chouette qui l'avait sauvé cette nuit. Il ne pouvait pas nier qu'il était intrigué par elle. Chiara avait deux autres personnes en elle et sa façon de changer d'apparence pour laisser parler les autres était presque angélique. Un ange, hein ? En l'observant longuement, sans rien dire, il pouvait sentir qu'elle était faible. La blessure qu'elle avait subis durant la nuit l'avait grandement fatiguée et la rousse ne s'était pas reposée. Finalement, elle finit par s'approcher et l’entraîner vers un muret pour s'asseoir. L'argenté se laissa faire et resta à ses côtés pour qu'elle puisse poser sa tête contre son épaule. Vivement qu'il puisse pioncer aussi... Il n'avait pas dormi non plus et les événements de cette nuit s'étaient tous enchaînés. Il eut un petit rire lorsque la demoiselle lui avoua que la nuit fut étrange. Il ferma les yeux à son tour, toujours en souriant. C'est alors qu'elle lui annonça qu'il lui fallait du sang. Ouvrant doucement les yeux pour tourner la tête pour la regarder, son visage devint sérieux. Une demande des plus étranges... La rouquine lui demandait si elle pouvait le mordre. Sans répondre tout de suite, il s'écarta lentement pour qu'elle puisse se mettre droite et poussa un long soupir. Ban déposa la bouteille sur le muret et décida de se lever pour se mettre face à elle. Elle avait donc faim... Il s'en doutait. Il pouvait pratiquement sentir son envie de sang. L'argenté se pencha doucement vers elle et plissa le regard, venant lui attraper le menton avec délicatesse.

- Si tu as faim, ne te gène pas. Je te l'ai déjà dit... Si tu as besoin de mordre, je te laisserais faire, princesse.

Le renard n'avait pas peur de la mort, alors se faire vider d'un peu de sang ne le dérangeait pas plus que cela. Bien qu'il ne savait pas si elle pourrait s'arrêter, il avait décidé de lui donner sa confiance. Après tout, cette femme lui avait ouvert les yeux et elle était peut-être la solution à son problème de contrôle de son animal qui dormait en lui. Elle lui avait rendu service, alors il avait une dette envers elle. La jeune femme pouvait faire ce qu'elle voulait de lui. Ban avait fait la promesse de lui être loyal et de la suivre quoiqu'il arrive, seulement si la chimère respecte les conditions qu'il lui avait imposé. Serait-il en mesure de rester à ses côtés une fois qu'il aurait appris à se contrôler ? Maaah, il n'y était pas encore. Pour le moment, il ferait n'importe quoi pour elle, sans rechigner.




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MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Mar 27 Sep - 23:07

Les blessures étaient douloureuses. Moins que celles que nous avions subit dans le passé, moins que la nécrose causée par le refus de tuer pour vivre, mais douloureuses tout de même. J’avais pris une balle en plein ventre, et avais conservé le contrôle sur la faim malgré tous les évènements qui étaient survenus par la suite. Pourtant, je savais que cette faim qui ne pouvait être étanchée, cette soif de sang était désormais une partie de moi. Cette partie qui m’offrait la possibilité de vivre normalement, de vivre comme je l’entendais autrefois. Pourtant, si ma nouvelle nature de chimère me permettait de vivre « normalement » elle était aussi la cause de toutes ses rencontres étranges et ses actions improbables. Depuis que j’étais chimère, j’avais appris à vivre autrement qu’avec le sens de la vue, j’entendais et sentais mieux. Je voyais mieux aussi… Je comprenais le monde de deux manières au lieu d’une seule, je lisais les gens plus facilement…

Sauf la personne en face de moi.

S’il était quelqu’un d’étrange et totalement différent, il était aussi comme moi. Pire, il était comme nous. Brisé, meurtrit, endurci… C’était une personne qui s’était vue obligée d’être forte pour survivre. Une personne que j’aurais dû haïr simplement pour son genre… Pourtant… Pourtant… Tout m’en empêchait… C’était un prédateur, un homme violent, probablement porté sur l’alcool vu la bouteille qu’il avait chipé plus tôt… Un monstre comme celui qui m’avait brisée la première fois… Mais sa chevelure d’argent me rappelait son sauveur, sa voix était celle d’un homme souffrant, et ses prunelles celles d’un cœur à peine battant. Il avait volé ma proie, et pourtant, depuis que je suis contre son épaule, j’ai l’impression que j’aurais pu toutes les lui laisser, juste pour qu’il puisse se sentir bien. J’aurais tout fait dans l’instant pour détruire ceux qui le nommaient monstre… J’aurais tout donné pour voir le masque de douleur imprimé derrière ses rétines se briser avec une once de joie trop forte, et un sourire enfin heureux se dessiner sur ses lèvres.

Mais j’avais faim… Et même si j’aurais tout donné pour cet énergumène aux yeux pourpres dont le renard intérieur était dangereux au même titre qu’Anjuu, je me devais de me nourrir avant de succomber définitivement. Je ne pouvais pas espérer aller mieux sans ne rien faire, le monde ne fonctionnait pas ainsi. Je lui ai donc demandé si je pouvais le mordre… J’avais peur de sa réponse pour plusieurs raisons… La première était qu’il pouvait prendre peur, dire non, et fuir… Je ne le reverrais donc plus jamais et je me sentirais vide. La seconde… Il dirait oui, et là, je ne saurais probablement pas me contenir et pourrait le blesser plus que nécessaire. Et lui faire du mal me donnait des frissons d’horreur… Je pouvais le perdre… Et ça, je le refusais… Il était le premier depuis des années, après Lyl et le trio, à pouvoir réellement m’approcher et percer ma carapace sans difficulté. Le premier à ne pas me voir comme le monstre, mais comme une femme battue qui s’est vengée.  

Si j’avais été humaine… J’aurais tenté de vivre à ses cotés comme toutes bonnes épouses de ce siècle. Mais je n’étais pas humaine, et lui non plus. Je me crispais légèrement lorsque je compris qu’il s’éloignait de moi, probablement suite à ma demande des plus infâmes. Je l’entendis soupirer et déposer la bouteille sur le muret. Allait-il partir en courant ? Je clignais plusieurs fois des yeux en comprenant qu’il se mettait juste debout et face à moi. Son visage se rapprocha soudain du mien, et il saisit mon menton entre ses doigts. Je savais que j’aurais rougis s’il y avait encore eut du sang sous ma peau pour me le permettre, mais le plus excitant était cette caresse produite par son souffle sur mes lèvres. De nouveau, je fus saisie par l’envie de l’embrasser sans que jamais ce baiser ne cesse. J’ignorais comment il avait fait, et mon égo le prenait toujours aussi mal, mais j’étais totalement sous son charme. Je respirai avec difficulté à présent, tentant de contrôler ces fichus hormones féminins que j’avais pourtant toujours réussis à réprimer jusqu’à maintenant. Et il me dit quelque chose qui me fit trembler. Si j’en avais besoin, il me laissait faire. Une preuve de folie plus que de confiance. Une preuve encore que cet homme était fou… Une preuve encore que je ne devais pas céder à mes pulsions, qu’elles soient meurtrières ou autres.

J’acquiesçais silencieusement. Je n’arrivais plus à quitter ses yeux. C’était toujours plus fort que moi. J’ai alors noué mes bras autour de son cou lentement, ne cessant de le fixer et me rapprochant toujours plus de son visage. Je savais que ce n’était pas une bonne idée, le sang était toujours meilleur à sa source, j’aurais dû attaquer une artère, ou même une veine importante quelconque sous sa peau, mais je ne pouvais pas imaginer prendre le risque de le blesser plus qu’outre mesure. Son cœur saignait déjà, je n’avais pas le droit de l’entailler physiquement. J’ai sentie mes canines devenir plus importantes sous mes lèvres alors que je me rapprochais des siennes. C’était stupide et dangereux, mais je ne voulais toucher que cette partie là de lui. À peine avais-je effleuré sa bouche que mes crocs fendirent sa lèvre en une lourde fente sanguinolente. Une fente digne d’un énorme coup, pourtant, je ne l’avais qu’à peine touché… Mais la soif était trop grande.

Je me suis alors collée contre son torse dans une étreinte qui aurait pu être charnelle si je ne portais plus cette chemise d’hôpital. Et je l’ai embrassé. Je l’ai fait à de si nombreuses reprises que la fente de sa lèvre qui pourtant était écarlate finit par blêmir, et les perles carmines rougissaient ma propre bouche dans un gout métallique exquis. Un baiser peu conventionnel. J’étais à peine rassasiée, mais j’avais repris un contrôle quasiment total sur mon corps, et j’avais dérivé, ma langue est venue se loger contre la sienne dans un ballet passionné. Je n’arrivais plus à contrôler mes sens en sa présence, et c’était véritablement gênant… Gênant de se dire que j’étais si émotive et touchée par les hormones féminines. Dire que j’étais faible était un bel euphémisme… Mais peut-être n’avait-il pas encore découvert qu’il pourrait faire de moi ce qu’il désirait ? Je l’espérais. Mon cœur battait la chamade, et le pire… C’était que j’aimais ça. J’aimais ces sensations éperdues et dangereuses qui m’envahissaient à chaque fois qu’il me touchait…

Il fallait que je me tire d’ici en vitesse avant de céder totalement.

Pourtant, je n’y arrivais pas… J’avais fini par réussit à quitter ses lèvres, mais j’étais toujours là, tremblante entre ses bras, cette fois-ci non pas par faiblesse mais par désir… J’ai faillis tomber sous ma propre révélation, et je me suis éloignée subitement du renard, comme brulée. Je n’osais même plus le regarder en face, je savais que je loucherai vers ses lèvres et que je risquais de recommencer. Je devais partir… « Je… Je crois que… Que je vais y aller… Il le faut… Pas vrai ? » J’essayais plus de me convaincre moi-même qu’autre chose. Je me suis rapprochée, pour tenter de le rassurer, j’allais bien après tout… Trop même… Je n’aurais pas dû… En moins d’une seconde, j’avais liée mes mains aux siennes et capturé ses lèvres pour la énième fois. J’ai mis au moins deux secondes réelles avant de parvenir à m’éjecter de lui, et j’ai déployé mes ailes sans me retourner de nouveau. J’ai fui en battant l’air avec une rapidité phénoménale. Je n’avais aucune idée du pourquoi ni du comment… Mais j’avais réussi à m’enfuir sans me retourner… Et lorsqu’il fut bien trop tard pour faire demi-tour…

J’ai regretté de l’avoir quitté…
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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

MessageSujet: Re: Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu] Mer 28 Sep - 17:56









Feat : Hime-chan
Sourire face à la mort était la meilleure chose qui pouvait arriver à quelqu'un. Ban venait de comprendre qu'il n'avait pas besoin d'avoir peur ou bien de fuir face à celle-ci. Bien au contraire, il l'acceptait si le destin voulait que sa vie se finisse aujourd'hui. Le renard ne pouvait pas rêver mieux. Lui qui avait passé sa vie à fuir les hommes, les armes, il se trouvait maintenant devant une femme qui allait certainement le tuer. Mais Chiara n'était pas n'importe qui... Elle était une chimère, tout comme lui. Sa condition avait permis à l'argenté de comprendre que la haine éternelle contre les humains n'était pas la seule solution pour continuer de vivre. Du moins, avoir le droit de vivre. La rousse avait réussi à le raisonner et lui avait bien fait comprendre qu'il n'était pas seulement un monstre au fond de lui, mais toujours un homme. Un homme qui passait son temps à se voir comme une créature et qui n'avait plus vraiment de volonté de vivre dans un monde qui l'avait jadis rejeté. Ban le savait que trop bien. Il n'avait pas cherché une solution à ses problèmes, mais plus une façon d'éviter l'humanité qui le faisait peur. Oui, il avait peur... Peur de subir de nouveau des expériences et de perdre totalement son côté humain. Le renard trouvait cela injuste que les Hommes le chassent alors qu'il n'avait rien demandé. Ce n'était pas de sa faute si la chimère devenait incontrôlable et se mettait à prendre des vies. Mais le reste du monde avait décidé qu'il serait coupable, sans le moindre procès.

La vie humaine était précieuse. Chaque humain pouvait accomplir quelque chose qui allait changer la face du monde. Mais qu'en était-il des hommes, des femmes et des enfants qui tombaient sous la colère de la chimère ? Avaient-ils accompli quelque chose en perdant la vie ? Personne ne pourrait le dire... Si Ban venait à mourir maintenant... Qu'allait-il accomplir qui changerait le monde ? L'argenté faisait face à celle qui avait maintenant droit de vie et de mort sur lui, son regard se posa sur son visage et il se contenta de l'observer silencieusement. La demoiselle devait avoir peur qu'il s'en aille et la laisse avec sa faim, mais il en était rien. L'homme-renard lui avait promis de lui être loyal, entièrement dévoué si elle trouvait un moyen de lui débarrasser de son problème. Si le seul moyen était de perdre la vie pour qu'elle puisse vivre et continuer à donner de l'espoir aux autres, alors Ban l'accepterait. Était-ce une preuve que le mercenaire était devenu complètement cinglé ? Certainement... De toute manière, depuis qu'il avait rencontré la princesse, il avait perdu tous ses moyens rationnels. Il aurait pu choisir de fuir ou bien même de la tuer, mais au lieu de ça, il s'était comme fait envoûter par la beauté et les paroles de la rouquine. Il y avait bien longtemps que le renard n'avait pas ressentit cela... Mais est-ce que cela allait durer ?

La magnifique rousse enlaça son cou et se rapprocha lentement de lui. L'heure du jugement était donc arrivée. Qu'importe ce qu'il pouvait se passer, l'argenté avait fait son choix et il ne briserait pas sa promesse. L'argenté plongea une dernière fois son regard dans celui de la belle et envoûtante jeune femme avant de fermer les yeux pour accepter son sort. Il n'avait aucun regret et il se contenta de passer ses bras musclés autour de sa taille pour la serrer contre lui. Il sentit alors une douleur au niveau de sa lèvre et cela le fit doucement grogner. Il pouvait sentir le contact des lèvres de la rousse contre les siennes, bien qu'elle venait de le croquer l'une d'entre-elle. Il ne comprenait pas pourquoi Chiara avait choisi cet endroit, mais cela n'était pas déplaisant du tout, même avec la douleur qu'il ressentait. Alors qu'elle délaissa sa morsure pour venir l'embrasser passionnément, le renard la serra encore plus contre elle avant de laisser ses mains se balader dans le dos de sa belle. Sa peau était si douce, la chaleur de son corps rappelait à Ban qu'il était toujours en vie et à ses côtés pour son plus grand plaisir. Si le temps pouvait s'arrêter... Si seulement cela était possible...

Soudainement, Ban sentit la princesse se reculer brutalement et il ouvrit les yeux pour comprendre la raison. Il ressentait maintenant comme un vide, une douleur à l'intérieur de lui, non pas à cause de la blessure à sa lèvre, mais comme si quelque chose venait de s'arracher brutalement de sa poitrine. Bien qu'il tenait de ne rien laisser paraître sur son visage, il ne pouvait pas s'empêcher de chercher à plonger de nouveau son regard dans le sien, comme si cela lui était vital sur le moment. Toutefois, l'autre chimère le fuit du regard avant de prononcer les mots qui faisait bien plus de mal que cette fissure à sa lèvre. Elle allait partir... Elle allait partir et le laisser ici. Un grand malaise s'installa chez le renard, même s'il savait que cela devait finir par arriver. Avait-il le droit de refuser son départ ? De lui demander de rester avec lui ? Non... En aucun cas, il avait ce droit. La chimère chouette avait d'autres personnes à aider et ce ne serait que de l’égoïsme de lui demander de ne pas partir. Le mercenaire serra des dents et baissa les yeux alors qu'elle se rapprochait de lui pour tenter de le rassurer. Finalement, la rousse alla l'embrasser une nouvelle fois avant de s'arracher de lui et de filer dans les airs avec l'aide de ses ailes, sans se retourner. Bordel... Elle était déjà loin. Leva les yeux vers le ciel, il se contenta de rester sans bouger pendant un très long moment, comme s'il attendait qu'elle revienne. Ce ne fut pas le cas... Encore une fois, il se retrouvait seul et une voix résonna à l'intérieur de lui comme pour le ramener à la réalité. « Encore une personne qui t'abandonne... Décidément, tu les collectionnes ! Tu ferais mieux de l'oublier et de continuer de vivre comme avant, de toute manière personne n'est capable de me séparer de toi et tu le sais. ». Un large sourire se dessina sur les lèvres de l'homme-renard qui passa le revers de sa main pour essuyer le sang qui s'échappait doucement de sa blessure.

- La ferme... J'irai la retrouver et les choses vont changer.

La voix à l'intérieur de lui se mit à rire et continua de le torturer un peu. « Elle deviendra alors ton point faible. Elle sera ton nouveau péché. Tu le sais que les humains, non, que le monde est impardonnable. Mieux vaut les buter et tu seras enfin tranquille. »

- « Tsumi no uta ; Sekai wa yurusenai »... C'est un bon titre pour une chanson. Une chanson qui peut donner de l'espoir si c'est elle qui la chante.

Sur ces mots, l'argenté mit les mains dans les poches et tourna des talons pour se diriger vers un bar. Il était grand temps de boire un verre avant de reprendre la route et d'aller à la recherche de la rouquine. C'est alors que le renard fit la remarque à son côté humain qu'il ne savait même pas où elle habitait et que la retrouver allait prendre très longtemps... BORDEL !



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Tsumi no uta : Sekai wa yurusanai [PV Anjuu]

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