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The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc)

MessageSujet: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Lun 18 Jan - 19:36



Quand bien même la nuit fut courte, et ponctuée de rêves étranges où elle était brûlée vive par un homme qui se confondait en excuse par la suite, la musicienne s'était levée tôt pour profiter de la journée et répéter en compagnie des garçons. Certes, elle était sure qu'ils seraient tous trois au point sur les morceaux en eux même, mais l'habillage allait rentrer en compte une fois sur place, et les masques pouvaient s’avérer gênant pour eux. Ils passèrent donc l'après-midi à travailler sur la facilité de jouer ou non avec des masques pour eux, et elle à se détendre. Jouer lui faisait du bien, et vu les histoires de la veille, elle était probablement la seule de ce corps meurtri capable de tenir debout. Elle s'était mise au Jazz après son agression, souhaitant éviter de retourner dans le classique, certains pourraient se poser des questions, et cela finirait par remonter jusqu'à la piste d'Andrew. Laissons donc son cadavre pourrir au fond des eaux d'Aquorya, et poursuivons dans ce style musical. Justin avait encore quelques difficulté au niveau du piano, principalement parce que son masque cachait certaines zone de sa vue, et qu'il s'était attaché à la vision du clavier monochrome lorsqu'il jouait. Flint n'avait aucun problème pour sa part, le rythme des morceaux avait fini par se fondre sous ses doigts, et il les jouait les yeux fermés, sans se soucier du masque. Quand à Alois, Elle ne se posait même pas de question, il était le seul parmi les hommes à avoir reçu une formation musicale avant de devenir chimère, et maitrisait sa basse à merveille.

Aux alentours de midi, ils prirent un repas léger, et la chimère imparfaite n'avait pas besoin de se nourrir de manière sanglante puisque sur le chemin du retour, la veille au soir, elle s'était permise un encas. Le reste de l'après midi se passa tranquillement, petit moment de détente avant de travailler toute la nuit. La rousse s'occupait en grande partie de Lyl, sa température avait baissée, et avec les poches de glucose volée à l’hôpital, il pouvait se nourrir. Il n'avait plus les joues aussi creuses que le mois passé, mais le fait qu'il ne se réveille pas était toujours aussi inquiétant. La crainte de le voir blême et inerte pour la dernière fois hantait la majorité de ses pensées. Mais parfois, il suffisait d'un vœu pour que le miracle se produise, et c'était bien pour cela que la Diva de Central faisait vœu chaque jour qu'il s'éveille à nouveau. Après avoir déposé un gant d'eau fraiche sur le front de son sauveur et unique amour, La belle rouquine quitta la chambre et se rendit dans la salle de bain. Si le bar dans lequel ils allaient travailler était un lieu fréquenté en majorité par des militaires et des alchimistes, ce n'était pas une raison pour oublier de séduire le public. Elle prit donc un bain aux huiles parfumées, les roses rouge étaient le symbole de la passion, et c'était leur huile qui s'écoulait désormais sur la peau de porcelaine de la chimère.

En sortant de l'eau, elle se sécha rapidement et se posa devant le lavabo. Une très légère touche de maquillage sur les yeux serait suffisante, un bleu très pâle, qu'elle appliqua avec parcimonie. Ensuite, elle peignit ses lèvres d'un rouge sanglant, et s'attaqua à sa chevelure flamboyante.  Peigner la masse rousse était assez complexe, mais elle y parvint à force d'acharnement, et ramena celle-ci en un large chignon descendant, qu'elle noua avec des pinces perlées. Lorsqu'elle eut finit, elle passa une robe bustier avec un décolleté en C, d'un rouge constellé de paillette, et de longs gant noirs, afin de couvrir les cicatrices de ses bras. Elle enfila ensuite une paire de hauts escarpins rouge. Lorsqu'elle eut terminé de s'habiller, elle se parfuma très légèrement - à la rose - et quitta la salle de bain pour rejoindre son salon, où l'attendait ses frères de meute, et surtout collègues musiciens. Tous étaient vêtus d'un costumes trois pièces noir et blanc très chic, et portaient leur loups sur le haut de la tête. Le blond s'avança vers elle, un long manteau noir entre les mains, et lui passa sur le dos, afin de la couvrir mais surtout, de cacher sa tenue. Ils quittèrent alors l'appartement, se rendant à pied sur leur lieu de travail en faisant en sorte d'éviter le plus de monde. Il faisait encore jour lorsqu'ils franchirent les portes du Moulin rouge.

Leurs instruments avaient été mis en place au bout de l'étrange scène en U qui prenait une grande partie de la salle, et de son coté, l'idole de central comptait bien rester cachée derrière les rideaux jusqu'aux premières notes de musique. Le patron vint se présenter à eux, expliquant qu'il avait demandé leur service pour faire revenir la clientèle. Car depuis l'annonce de la présence de Scar, le tueur d'Alchimistes, son bar-Cabaret s'était vidé peu à peu, ne laissant que les habitués les plus courageux. Le salaire serait le même que d'habitude pour tous, mais l'avantage de travailler dans ce genre de lieu, tout comme le QG de l'armée, c'était toute la publicité qui s'en suivait. Le groupe fit une dernière répétition, et la jeune femme se dit qu'elle improviserait quelques pas de danse pour ces hommes éreintés par le travail. Jusqu'à 19 heures, les garçons profitèrent des boissons à volonté, tandis qu'elle même rêvassait sur le sofa décoré de velours. Cet endroit était à la fois un lieu charmant et malsain. Assez sombre en lui même, les murs étaient couvert de teinture pourpre, le carrelage était d'un blanc immaculé et la grande majorité du mobilier était noire. Seuls les canapés et sofas, appuyés contre les murs, étaient rouges et s'accordaient à l'ambiance. Il y avait de jolis petits lustres au dessus de chaque tablée, en soit, l'endroit était très chic, pour ceux qui voulaient passer du bon temps - les hommes - et semblait être un piège pour les petites souris innocente qui les suivaient - les femmes.

19 heures fut annoncée en même temps que les deux grandes portes du Cabaret s'ouvrirent. Laissant passer quelques hommes en uniforme. Ils n'étaient pas vraiment nombreux, du moins pour l'instant, il était encore tôt, mais les affiches de son passage sur scène ici avait été placardée dans toute la ville dés 4heure du matin, il fallait leur laissé le temps de les voir. En attendant l'heure du grand chose, Justin improvisait quelques petits morceaux au piano, parfois lent, parfois modéré, mais toujours très blues, en en attendant le moment fatidique. S'il avait fait plus attention, Alois s'étant simplement volatilisé et Flint étant au bar, il aurait constaté l'arrivée d'un alchimiste et d'un militaire un peu particulier, puisque leur compagne de musique leur en avait fait un portrait plus que détaillé, mais il n'avait de tête que pour les morceaux, c'est pourquoi il pouvait être sur de prendre un sermon dés leur retour, car la jeune femme n'allait pas apprécier la surprise. Une bonne demi heure plus tard, le patron, vêtu à son tour d'un costume très chic, grimpa sur scène et s'empara du micro tout en saluant sa clientèle avec un grand sourire.

"Mesdames et messieurs, chers amis fidèles, pour vous remercier ce soir d'être venu malgré le danger constant à l’extérieur... Je vous offre, l'admirable, la délicieuse, la grande Chiara Williams!" Et il s'effaça alors que la grande majorité des personnes présentes applaudissaient.




Seul un rythme lent de batterie résonna à leur suite, ainsi que deux accords mesuré au piano. Rythme ternaire, la contre basse vint s'y mêler, pour trois notes, lorsque les rideaux pourpres de la scène se mirent à bouger, laissant passer une  jambe fine et galbée. Plusieurs sifflements retentirent. Avec une douceur propre à elle, sa voix s'éleva, basse et pourtant harmonieuse.


"You had plenty money in 1902..."


Chiara finit par sortir de derrière les rideaux, se déhanchant avec sensualité sur la scène, libérant de nombreuses fois sa jambe sous les regards éperdu.


"You let other women make a fool of you.
Why don't you do right... "


Elle fit quelques pas en direction de la table la plus proche qui était occupée, et plia lentement ses jambes pour mettre sa poitrine en valeur.


"Like some other men do?"


De son regard émeraude, elle se désintéressa de l'homme et se releva dans un déhancher prodigieux, avant de placer son talon contre l'épaule de sa cible première - le militaire - et de le repousser avec lenteur contre sa chaise.


"Get out of here, get me some money too..."


Elle fit demi tour, jouant avec sa chevelure de manière lascive, se mordillant légèrement la lèvre inférieur. La musique continuait elle aussi, suivant le claquement de ses talons sur la scène, elle redessina les courbes harmonieuses de son corps en descendant légèrement sur elle même, dévoilant de nouveau sa jambe grâce à la fente de la robe.


"You're sitting down and wondering
what it's all about."


Elle bougeait alors ses hanches et sa poitrine avec lenteur, faisant scintiller sa robe avec finesse, ses mains gantées au dessus de sa tête.


"If you ain't got no money
the will... Put you out."


Elle montra la sortie d'un geste vague de la main droite, un sourire sensuel et amusé sur les lèvres, alors qu'elle reprenait la chanson de sa voix de cristal.


"Why don't you do right
Like some other men do?"


Elle se déhanchait de nouveau, embrassant la salle de son regard émeraude, et s'arrêta sur un duo à une table un peu plus loin, si le choc de les voir ici et ensemble était fort, elle ne dit rien, et ne montra rien non plus, elle était la meilleur des actrices après tout. Elle vint s'asseoir sur le bord de la scène, les jambes croisée, et l'un des militaires les plus proche tenta d’effleurer sa jambe nue. Heureusement que ses réflexes de tueuse étaient entachés par son rôle de chanteuse, car elle ne fit que le repousser avec son talon, quittant la scène et se déhanchant entre les tables.


"Get out of here, get me some money too"


Elle lui tapota donc la joue avec un sourire suffisant, avant de faire le tour des tables, caressant parfois les épaules des militaires qui n'étaient pas accompagnés, pour s'éloigner de nouveau. Elle avait une cible, et irrémédiablement, elle s'en approchait...


"Now if you had prepared 20 years ago.
You wouldn't be a wondering now from door to door.
Why don't you do right
Like some other men do?"


Elle joua sur la dernière note, l'accentuant avec plus de force, alors qu'elle caressait sa jambe, remontant lentement alors qu'elle même pliait les jambes pour descendre. Se relevant, elle joua une fois encore avec sa chevelure, avant de frôler la joue d'un homme d'affaire présent, qui semblait sans voix, et continua son ascension vers sa dernière victime.


"Let's get out of here, I've got some money for you..."


Elle était face à eux, et sur la table s'étalait de nombreux dossier, dont elle reconnaissait facilement la provenance, des dossiers à son sujet, à leur sujet, elle, Angelica et Anjuu. Dégageant la chaise qui la gênait d'un geste précis, elle fit presque le tour de la table, caressant avec délicatesse la joue du brun, pour finalement se tourner vers le bond dont elle ignorait le nom, mais pas la douceur.


"Why don't you do right
Like some other men... "


Pendant ces deux dernière phrases, elle s'était penchée vers le blond aux yeux saphir, capturant son regard du sien, elle avait posée sa jambe gauche sur le pied de la chaise, se rapprochant ainsi de son visage. Elle pouvait presque sentir le souffle brûlant de l'homme sur ses lèvres, et avec une tendresse infinie qu'elle nierait plus tard, elle lui offrit un sourire radieux.


"Do...?"


Et sa voix resta en suspend dans les airs, alors qu'elle se reculait enfin, faisant un demi tour et retournant sur scène en se déhanchant sensuellement, elle tenait la note avec force, et le silence revint avec la descente des rideaux sur elle.

Jusqu'aux grondements des applaudissements du public...



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The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc)

MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Mer 1 Juin - 18:46




Hidden secrets...
feat. Anjuu & Roy      « On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit. » ~ [ Victor-Lévy Beaulieu ]


Il aurait tellement pu s'étrangler à la simple évocation de cette pique légèrement pédophile mais venant de Mustang, il n'était plus trop surpris de quoi que ce soit Il se contenta de grommeler. Bien évidemment qu'il savait qu'elle était dangereuse... Il était bien plus méfiant depuis l'affaire "Solaris/Lust". Jean espérait que son âme croupisse dans le pire des enfers, si tant est qu'un enfer si terrible puis exister. Il avait failli y laisser sa peau... Si Mustang n'avait pas été là, il ne serait plus de ce monde ou pire, infirme souffrant à jamais dans ce monde rempli de choses affreuses et inimaginables. Cependant, il se remit rapidement à sourire pour balancer à son tour une petite vanne.

- « Remarque, toi qui t'y connaît en femme tu as bien dû commencer par te faire la main sur un appât plus facile qu'une véritable femme... Non ? »

Il riait presque à gorge déployée. Ok, c'était très insolent comme remarque mais s'il y avait bien une chose sur laquelle les deux hommes étaient certains de pouvoir converser pendant des heures, c'était bien au sujet des femmes. Ces douces créatures innocentes et si mignonnes... A la réflexion, non, Riza Hawkeye était terrifiante une fois armée, Rebecca Catalina savait tout aussi bien se montrer impitoyable et Evelyn Evans... Son esprit divagua un moment alors qu'il constatait que les amies de son Lieutenant n'avaient absolument rien d'innocent et de mignon. Elles étaient plus bourrines qu'autre chose même si Hawkeye semblait parfois plus réservée et discrète dans son attitude. Sans arme, il faut le préciser...

- « Et si je m'occupais de cette Colonel ? C'est un obstacle à vos projets et ce n'est pas à vous de déblayer le terrain. Je saurais me débrouiller, et puis j'ai besoin d'autre chose que de la paperasse. J'ai été sur la touche trop longtemps à mon goût et le terrain me manque si je puis dire. »

D'une certaine manière, s'il la voyait pour autre chose que cette mission de surveillance, ça ne serait pas étrange et il n'aurait pas besoin de se justifier par la suite. C'était un bon plan pour revoir la jeune femme qui l'intriguait sans pour autant oser l'avouer à son supérieur. Il n'avait aucune envie de se faire cuisiner, et ce pour rien au monde. Il sortit à son tour de la voiture, la verrouillant et suivant Mustang comme son ombre.

- « Allons prendre le taureau par les cornes... Enfin, le piaf par les ailes. »

Ils étaient parfaitement à l'heure et durent attendre que les portes s'ouvrent pour se mêler à la petite foule venue assister au spectacle. D'ailleurs, ils n'étaient pas les seuls militaires présents. Les deux hommes s'installèrent un peu à l'écart pour travailler tranquillement. Ainsi, ils pourraient ajouter quelques notes importantes sur la jeune femme qu'ils étaient venus voir.

Lorsqu'elle commença son petit numéro, Jean ne pu s'empêcher de jeter un oeil de temps. Il la voyait se déhancher de façon exagérée, être mutine et aguicheuse avec la plupart des hommes présents. La plupart devaient avoir le coeur en berne, prêt à exploser leur poitrine pour s'offrir à la demoiselle... Le pire étant qu'ils la regardaient surtout d'une manière assez libidineuse. Jusqu'à ce qu'elle vienne vers eux... Captivant le blondinet. Lui, il se demandait surtout si la petite Angelica supportait ce semblant de débauche, elle était encore une enfant après tout bien qu'elle partage à présent son corps. Chacune ressentait-elle ce que faisaient ou ressentaient les autres âmes la composant ?

La jeune femme le tira de sa réflexion en bougeant une chaise et en leur tournant autour tel un vautour évaluant sa proie. Il était cette proie... Il en eut la certitude quand elle se pencha outrageusement et si près de lui. Disparaître sous terre aurait été mieux que de subir les regards de haine des autres hommes pour ce geste. Jamais il n'avait été aussi mal à l'aise en présence d'une femme à ce point. Il n'avait pas osé faire un geste, déglutissant doucement tout en affichant un sourire gêné. Fort heureusement, la chanson toucha à sa fin et elle libéra son regard. Bien sûr comme beaucoup il applaudit mais il restait mal à l'aise de ce bref contact.

- « Pas de commentaires s'il vous plaît Colonel. C'est suffisamment embarrassant comme cela. Et pour la suite, on va la voir dans sa loge ? Par contre, c'est à vous de donner de votre personne cette fois, je subis déjà beaucoup je trouve... »


Code par Oswinwho City Forum. Modif's by Jean Havoc




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The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc)

MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Mer 6 Juil - 18:38
Nous étions rentrés dans le club, coloré et noir de monde. Sans attendre, Jean et moi-même allâmes nous asseoir tout prêt du spectacle qu’allait offrir notre rencontre commune. Sans grande précaution, je jetais le dossier la concernant sur la table ronde face à moi, agacé d’avance par tout ce qu’il nous fallait reprendre. Heureusement, il y avait très peu de choses inscrites à son sujet. Après tout, c’était pour cela que nous étions là.
Cette rencontre ne me plaisait guère. La première fois que j’avais croisé cette fille/femme, je m’étais fait avoir par tout ce qu’elle représentait. Il était hors de question que cela se reproduise. Mais avec mon Sous-Lieutenant à mes côtés, j’étais « on ne peut plus » rassuré. Pour l’heure.
Quand enfin le spécimen rare et mystérieux que nous étions venus voir se mit à danser, nous ne pipâmes mot. Je ne m’interdisais point de la scruter, non sans modeler mon visage parfaitement indescriptible. Il y avait de nombreux militaires dans ce club et qui plus est, je n’oubliai pas que j’étais présent pour une raison plus ou moins professionnelle. Après tout, elle pouvait nous en apprendre de belles sur les chimères, sa conception, ses créateurs… Son histoire entière pouvait apporter bien des réponses. Mais j’ignorais encore si elle allait se montrer coopérative. Allais-je la brusquer ? Non. Allais-je obtenir ce pourquoi j’étais venu ? Oui, d’une manière ou d’une autre…

J’eus un mouvement soudain alors que j’observais le déhanché féminin et gracieux qui me passait devant. Elle venait de me caresser la joue et coulait à présent devant Jean. En tournant la tête vers lui, mon rictus parfaitement dissimulé sous le poing qui soutenait ma joue, j’observais le jeune homme devenir aussi mollasson qu’un nuage. J’imprimais minutieusement chaque détail dans ma tête pour pouvoir ressortir ce dossier évident à mon subordonné. Il le sentit si fort que lorsque la musique cessa et que notre danseuse s’éloigna, il siffla ;

– « Pas de commentaires s’il vous plaît Colonel. C’est suffisamment embarrassant comme cela. Et pour la suite, on va la voir dans sa loge ? Par contre, c’est à vous de donner de votre personne cette fois, je subis déjà beaucoup je trouve… »
Il avait esquivé si vite que je haussais les épaules en me promettant de lui rappeler ce souvenir un peu plus tard. Quand les circonstances se présenteraient.
« - « Subit », dit-il, soufflais-je, esquissant un sourire qui en disait long. »
Maintenant, nous avions une mission.
Je hochais la tête en direction de Jean avant de me lever promptement. Les dossiers éparpillés sur la table finirent sous mon coude. J’ajustais ma veste d’un geste convainquant et d’un pas ferme me mettait en marche. Discrètement, j’attrapais une rose qui débordait d’un vase en plein milieu d’une table esseulée. Enfin, je montais les marches de la scène et poussais d’une main certaine, le rideau volumineux.
Bien que j’eus déjà rencontré cette jeune femme, il me fallait faire bonne figure, ne serait-ce que pour ceux qui m’entouraient. Je me glissais derrière le rideau, observant mystérieusement tous le personnel qui s’entrecroisait devant moi. La rouquine était là.
J’aiguisais mon plus beau sourire et attrapais d’un doux geste son poignet. Elle se retourna. Alors je tendais la rose devant son regard émeraude.
Il y a quelque temps, quand je l’eus rencontré, ce n’était qu’une enfant alors je l’avais tutoyé. À présent, je faisais face à une jeune femme et ma réputation m’interdisait de la chahuter de manière si personnelle.

« - Vous êtes ravissante, mademoiselle. »
J’inclinais la tête, évitant soigneusement de baisser les yeux sur son décolleté plongeant. Je relâchais son poignet. Jean devait être derrière moi.
« - Je ne souhaite pas vous importuner, mais j’aurais aimé que nous nous entretenions ensemble, vous et moi ? »
Je montrais mon Sous-Lieutenant du doigt ;
« - Et lui. J’ai cru comprendre qu’il était à votre goût. Ce qui est plutôt étonnant. »
Jean ne m’en voudrait sans doute pas trop de lui faire cette boutade.
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The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc)

MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Mar 26 Juil - 4:06


La musicienne était revenue de la scène en furie, le cœur battant et l’adrénaline grimpant dans ses veines tel un poison mortel. S’il était purement vrai qu’elle fut une comédienne hors paire, à présent, la terreur et la colère s’était emparé de ses traits. Elle ne les avais pas vus venir, elle ne s’y était pas préparée. Dire qu’elle cauchemardait encore de sa rencontre de la veille avec le brun et les flammes léchant son corps était un euphémisme bien douloureux.  Pire encore, elle avait demandé aux garçons de surveiller les lieux et de la prévenir si des gens correspondant aux descriptions qu’elle avait faites rentraient dans la salle. Alors là, oui, elle avait clairement envie de crier, le plus fort possible, sur ces trois abrutit qui lui servaient de collègues de boulot et frère de meute. Elle venait à peine de faire cinq mètre dans les loges, sa lourde robe fendue lui donnant l’impression d’être trempée et nue, que l’air fut perturbé par une odeur de fumée. Une odeur qu’elle aurait reconnue entre mille puisque présente dans ses derniers rêves effrayant, suivit d’une plus douce, qui lui rappelait des souvenirs.

Car oui, si le colonel Mustang était désormais un homme effrayant et sournois, elle se souvenait parfaitement de la réaction de Jean Havoc à son égard et auprès de la plus jeune d’elles trois. Il avait été adorable, et c’était la raison pour laquelle elle lui avait demandé de faire attention à lui, avant d’embrasser son front et de s’envoler malgré les militaires armés qui étaient prêt à tirer sur elle. De plus, depuis cet incident, Angelica rêvait de retourner voir le blond pour s’assurer qu’il aille bien, mais elle n’osait pour l’instant pas se rendre au QG militaire, surtout qu’elle était trop facilement repérable. Pour autant, les avoir croisé tous les deux à une table du Moulin Rouge avait été épuisant, et surtout, très surprenant. Et Chiara en voudrait pendant longtemps à ses trois chimères. Heureusement, sa surprise passée, elle s’était contentée de devenir la parfaite idole de centrale, délicieuse et provocatrice, envoutante et merveilleuse. Elle avait même frôlée la folie, s’arrêtant sur le brun pour une caresse sur sa joue, et s’approchant trop prés du blond. Il n’avait manqué qu’un millimètre pour l’embrasser, mais elle n’y avait même pas pensé, non. Elle n’arrivait plus à penser ainsi. Si certes elle avait donné un baiser au brun la veille, ce n’était que par folie, parce qu’elle avait reconnu sa douleur et sa bonté, malgré sa tentative de la tuer.

Mais ce n’était pas une raison pour revenir la torturer dés le lendemain ! L’odeur était là, et elle sentait déjà la confrontation arriver. Un parfum fleurit attaqua ses narines, alors qu’on saisissait son poignet doucement. Si c’était là un moyen de l’amadouer, il aurait dû savoir qu’elle n’aurait pas apprécié, qu’importe le sourire offert en échange. La rouquine se retourna finalement, mais si son visage affichait une expression plus ou moins neutre, la peur de se retrouver dans les flammes se voyait dans ses prunelles émeraude, et aucune rose ne pouvait rien y changer. L’idole eut droit à un compliment, et même à l’honneur de constater qu’il ne baissait pas les yeux sur son décolleté, bien que cette dernière action semble complexe à réaliser. Naturellement, son regard alterna entre le brun et le blond, elle se sentait légèrement piégée, bien que peut-être, devait-elle en rire. Car depuis le temps qu’elle sévissait en ville, que les affaires étranges se multipliaient à son égard, il fallait bien qu’une personne soit assez intelligente pour toutes les lier. Une personne ? Ils avaient apparemment dû se mettre à deux dessus pour comprendre…  Elle ria intérieurement à cette pensée, avant de constater que ses camarades musiciens avaient fuis les lieux, probablement pour retourner sur scène et jouer encore.

Juste un moyen de dire qu’ils ont fuit la confrontation entre la Diva et les deux militaires.

Le brun expliqua alors qu’il ne voulait pas l’importuner – ben voyons !- et qu’il désirait qu’ils s’entretiennent ensemble. Il montra ensuite son lieutenant, expliquant qu’il voulait qu’il participe, puisqu’il avait apparemment comprit qu’il était à son gout.  La Diva eut un sourire purement faux, et invita poliment les deux hommes à s’asseoir sur le petit sofa qui se trouvait devant son boudoir du jour. Elle vint s’asseoir sur le petit tabouret de velours devant la coiffeuse, et fixa son reflet quelques secondes, avant de retirer ses boucles d’oreilles et de les poser sur la tablette. Elle se retourna alors vers eux, mais cette fois-ci, son regard était éteint, comme celui d’une femme qui avait vécu bien plus d’horreur qu’il n’en était permis, bien trop d’horreur pour rester intacte. Naturellement, alors qu’elle faisait face aux deux hommes, elle vint passer le bout de ses doigts sur la cicatrice qui ornait son cou, se rappelant de son meurtre. C’était un homme aussi… qui l’avait faite plonger en enfer. Elle déglutit, avant de prendre la parole d’une voix bien faiblarde comparée à celle qu’elle pouvait avoir dans ses chansons.

« Vous en avez mis du temps… à comprendre… » Elle soupira avant de faire un signe à Alois de la tête, ce dernier étant resté à coté du rideau au cas où. Il quitta la pièce à son tour, et on entendit bientôt un violon rejoindre la musique des deux autres. « Il ne sert à rien de se regarder dans le blanc des yeux et d’attendre… Nous nous sommes tous les trois déjà rencontrés…  Par ailleurs, je vais me permettre de corriger vos propos… Le lieutenant Havoc n’est pas à mon goût, mais a eut la décence de ne pas vouloir me rôtir, contrairement à vous hier soir… Je vous remercierai d’ailleurs si vous ne mettiez pas le feu au cabaret… » La rousse se mordilla la lèvre, résignée, avant de relever les yeux vers eux, plantant ses émeraude meurtrie dans le vide. « À laquelle d’entre nous souhaitez-vous parler ? »



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MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Dim 28 Aoû - 13:30




Hidden secrets...
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Etonnant, étonnant... Et puis quoi encore ?! Jean n'était peut-être pas un fin dragueur mais au moins il n'avait pas besoin de tour de passe-passe alchimique pour plaire aux dames... Ok, ça n'était pas vraiment son style d'en faire usage pour rien, il fallait aussi l'avouer, Roy avait bien plus de charisme que lui et l'âgé aidait aussi malgré le faible écart entre eux. Il n'avait pour lui que son physique et sa grande gueule de jeune casse-cou datant de son adolescence. Certes le feu c'est plus sympa que la cigarette, mais bien plus meurtrier. En prenant place sur ce petit sofa, il observa un peu autour de lui. Le cabaret portait bien son nom, la couleur dominante était le rouge, couleur des rois, de la passion, du sang...

Du temps... Oui et non. Jean tout seul, le temps qu'il sorte de l'hôpital et retourne travailler serait venu importuner la jeune femme bien plus tard. Sans l'aide de Mustang, il n'aurait fait que tourner en rond avec peu de dossiers comparé à celui qu'avait déniché son supérieur.

- « Il m'a fallu du temps depuis notre rencontre avant de chercher, que voulez-vous, vous me hantiez très chère mais la santé n'aidait pas. Cela dit, le Colonel a eu bien plus de vivacité d'esprit si j'en juge par le fait que vous ne vous soyez rencontrés qu'hier. Il m'a grillé dans mes recherches sur votre ami... Enfin plus celui d'Anjuu si mes souvenirs sont exacts. Au passage, y a-t-il une amélioration ? »

Pas qu'il souhaitait réellement le coffrer vu l'attachement de la chimère, mais il s'agissait d'un criminel tout de même. Il lui fallait savoir s'il y avait encore à craindre venant de lui ou non. De plus, bien que le dossier était archivé, l'affaire n'était pas close avec un malfaiteur dans la nature. C'était la seule piste qu'il avait eu après tout et Mustang était venu compléter avec les siens. Le puzzle avait alors pris forme plus rapidement que prévu. Mais visiblement un peu tardivement selon leur amie. Après tout, ils ne voyaient et n'avaient pas forcément connaissance de tous les dossiers en cours ou traités dans le QG c'était impossible d'avoir vent de tout, sauf peu-être pour Falman et Schiezka et leur splendide mémoire. Par ailleurs, la jeune femme des archives avaient certainement du lire tout le contenu de la salle dont elle avait la charge. Sacré bout de femme, une fois encore parmi celles de leur entourage.

Il avait tiqué un peu tard mais... Mustang avait tenté de la griller ? Il chercha son regard pour comprendre. Certes elle était dangereuse mais de là à vouloir la carboniser... Ce n'était pas la plantureuse Lust non plus. Lui aurait juste pu la dénoncer en appelant quiconque dans cet hôpital puant de mort et de désinfectant. A aucun moment, bien qu'il ait ressenti une certaine peur et une certaine tension, il ne s'était senti en danger ou menacé. A ce moment là, elle n'avait pas cherché à blesser qui que ce soit, malgré le fait de se retrouver coincée pour un acte désespéré comme le vol qu'elle avait commit. Qu'avait-elle bien pu faire pour que le Colonel dégaine ses gants sans ménagement bien qu'elle soit toujours là pour le raconter. Quel duo ils formaient ! L'impulsif et le clément, l'ombre et la lumière. Ils étaient comme le jour et la nuit et se complétaient fort bien sur le terrain. Pas étonnant que la jeune femme ne sache pas sur quel pied danser, coincée entre les deux hommes qui lui faisaient face.

- « Il ne le fera pas, je vous rassure. Il y a bien trop de monde ici et il ne mettra pas d'innocents en danger. »

Prenant ses aises, tant pour lui que pour mettre en confiance la jeune femme, il sortit son paquet de cigarettes et demanda l'autorisation de fumer pendant leur petite entrevue.

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MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Lun 29 Aoû - 14:12
HRP: n'hésitez pas, toujours, à me dire si la réponse est dans le contexte ou si elle se perd suite à la trame normale. Et sorry... Post court :/

Coupable!



Invité à m'asseoir, j'attendis que la jeune femme le fasse avant de l'imiter. Les dossiers sous le bras, je scrutai le dos de la chimère qui enlevait ses boucles d'oreilles, face au miroir de sa coiffeuse. Elle congédia l'importun et sa voix termina de détruire l'illusion que nous donnions. Celle de deux parfaits amateurs de cabaret.
Je ne réagis pas lorsque la danseuse fit allusion à hier. Sa voix, timbrée de sarcasmes, m’invita à ne pas reproduire mes pulsions incendiaires dans cette pièce. Je sentis le regard de Jean, qui chercha à comprendre. Bien que je me raidis, je ne pipai mot.
S'il y avait des choses plus turbulentes que les chimères, les infiltrés et les homonculus réunis, c'était les cauchemars. Ceux qui n'ont de cesse de me rappeler les visages basanés, aux  yeux pourpres que j'eus brulé lors de la guerre d'Ishval. Mais mieux encore, c'était cette instabilité constante depuis que la guerre était censée être terminée, qui rongeait mon quotidien. Cette instabilité qui affluait dans mes veines…
Généralement endormie, elle avait choisit la mauvaise personne et le mauvais moment pour réapparaître. Un peu comme le jour où j'eus appris la mort de Maes. Un peu comme je m'imagine réagir le jour où je retrouverai son assassin... Seul et proie à cette frénésie incontrôlable, j'avais attaqué cette jeune femme. Depuis hier, je n'avais naturellement pas fermé l’œil. Une partie de moi se reprochait cet acte criminel. Une autre, honteusement dissimulée sous les plis imperturbables de mon visage, frémissait.
Je ne pus donc donner aucune explication rationnelle à mon acte. Il n'y en avait aucune. Et de toute manière, je me sentis dans mon droit quant à ne rien dire.
La voix de mon Sous-Lieutenant coupa la route au silence pesant qui s'installait.

« Il ne le fera pas, je vous rassure. Il y a bien trop de monde ici et il ne mettra pas d'innocents en danger. »

A ses mots, j'esquissai un mince sourire, bloquant mon dos contre le dossier du sofa et croisant les jambes. Je décidai consciemment de ne pas en rajouter afin de laisser le doute persister, même si Jean n'était pas sans savoir que je n'eus rien d'un pyromane fou furieux. J'écoutai attentivement Jean sortir sa cigarette de son paquet avant de prendre la parole. À la question pertinente et intéressante de la chimère, je répondis :

« Je souhaite parler à Angelica Peverell. Nous allons sagement tout reprendre depuis le début afin qu'aucunes informations ne filtrent. J'ose espérer, mademoiselle, que vous allez coopérer. C'est autant dans votre intérêt que dans le nôtre. »

Cette histoire commençait sérieusement à m'intriguer. Mais je n'avais pas encore tous les éléments. Le rapport du Colonel Evans stipulait un « symbole » sur le corps de la jeune fille, retrouvée après le meurtre de ses parents. J'étais mal placée pour lui demander de nous le montrer mais peut-être que la première victime, à dire Angelica, serait en mesure de m'en faire un descriptif détaillé. Je savais déjà, suite au rapport, qu'elle n'avait pas fait une déclaration du visage de son ou ses agresseurs.  Pour cause, elle n'avait apparemment pas vu qui c'était. Cependant avant de commencer par les bouts d'histoire, il me fallait cerner la personnalité de chacune d'entre elles. Hier, je n'avais clairement pas pris le temps nécessaire à ça...
Il était l'heure de faire du rattrapage. Et d’oublier mes démons, durant cette entrevue. En réalité, ils n'étaient pas si loin que ça... Mon regard vogua furtivement vers Jean. Il avait fait la rencontre inopinée d'Anjuu mais n'en avait pas parlé. Après avoir cramé vivante une femme homonculus... Qui eut bien faillit nous tuer tous les deux, je fus plutôt étonné qu'il n'est rien dit. Mais ceci restait un point à remettre beaucoup plus tard. Voire, le laisser s'apaiser doucement. Jean était adulte et guérit. Aguerri même. Peut-être devenais-je trop anxieux à l'idée que mes compagnons disparaissent un par un. Et tout ce qui représentait l'alchimie dans un contexte illégal commençait à m’énerver sérieusement.

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MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Mer 12 Oct - 23:16



La tension de la pièce devenait peu à peu palpable, et la diva ne se sentait définitivement pas à l’aise. Si le blond avait été doux avec elle, du moins par le biais d’Angelica, le brun avait tout de même tenté de la rôtir comme une vulgaire volaille la veille. Et ça, oh oui, ça, elle s’en souvenait. Le parfum de la cendre, l’impression que l’air disparaissait autour d’elle, consumé par cette fine flamme qui était parvenue jusqu’à elle. Cela avait été effroyable, tant par la rapidité de l’instant que par cette violence devenue naturelle chez l’humain qui l’avait attaqué. Un instinct modelé sur sa personne, créé pour le combat, quelque chose de mauvais. Elle n’aimait définitivement pas ce qu’elle voyait. Heureusement, si le colonel n’était pas seul, la personne qui l’accompagnait était quelqu’un de très doux, qu’importe ce que les autres pouvaient en penser, elle le savait. Il lui expliqua d’ailleurs qu’il l’avait longtemps cherché avant de se faire devancer par son colonel. Enfin, il demanda quelque chose qui fit chaud au cœur de la rouquine. Comment allait Lyl ?

L’évocation de son état renvoya la jeune femme à son départ de l’appartement, plus tôt dans la journée. Il dormait toujours, les paupières closes, le souffle lent et régulier du coma. Il avait énormément maigrit et ils avaient dû retirer l’automail de son bras pour ne pas abîmer les muscles fragiles. Pour le reste, sa pâleur ne cessait d’augmenter, et ses veines étaient désormais bleutées sous sa peau. Quand bien même la chimère faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le maintenir en vie, il était clair qu’il ne faisait que survivre dans ce lit médicalisé. Cette pensée apporta un flot de douleur en sa poitrine. L’envie de pleurer se fit sentir, mais elle avait cessé de pleurer. Elle n’était plus un petit animal affolé dans une cellule humide d’Aruego, elle était une femme forte, une créature de la nuit aussi dangereuse que le rapace qu’elle représentait pour les rats. Elle s’était vue devenir son successeur, celle qui réunissait les chimères errantes dans le pays et tentait de les inspirer pour un avenir meilleur.

Elle soupira avant de prononcer d’une voix faible « Aucune amélioration… Mais nous gardons espoir. » C’était faux, seule Angelica avait l’espoir de le voir se réveiller, Chiara subissait la crainte de le voir cesser de respirer, et Anjuu n’osait pas rentrer dans la pièce, persuadée qu’elle pourrait sentir sa mort arriver trop vite. La voix du blond résonna de nouveau dans la loge confortable, lui assurant qu’il n’essayera pas de la carboniser une fois de plus, qu’il y avait trop de monde autour d’eux. Les innocents ne pouvaient être mis en danger… Cette réplique là donna une nouvelle étincelle de colère dans le cœur de la jeune femme. N’avait-elle pas été innocente lorsqu’Andrew avait décidé de la tuer à cause de leur rivalité, qu’importe leur futur mariage ? N’avait-elle pas été innocente en rendant son dernier souffle dans les bras de cet homme qui lui avait rendue la vie et était désormais dans le coma ? Angelica n’avait-elle pas été innocente lorsque ses propres parents l’avaient vendu pour avoir un peu d’argent supplémentaire ? Certains des monstres qui les avaient torturés elles et d’autres faisaient partis de l’armée, certains se trouvaient probablement même dans le cabaret en ce moment même. Alors non, L’innocence n’était pas quelque chose qu’il pouvait invoquer comme bon lui semble, puisque de toute évidence, ce terme n’avait d’importance que lorsqu’il était utile.

Le temps que la Diva ne reprenne ses esprits, le blond avait prit ses aises, et sortit son paquet de cigarettes. Le brun, lui, s’était crispé lorsqu’ils avaient parlé de ses actes de la veille, de toute évidence, il était lui-même conscient de ses réactions trop fortes, de cet instinct sauvage issu du traumatisme d’une guerre infâme. Une guerre dans laquelle ils étaient tous des pions, tous des futurs victimes. Folie, vengeance, colère, tout finissait par s’unir pour exploser, et c’était ainsi que naissait la guerre. Et la guerre était un cercle vicieux qui entrainait ces émotions de nouveau. Le militaire enflammé finit par esquisser un sourire, encore un faux, et s’adossa au dossier du grand sofa de manière indolente. Il finit d’ailleurs par répondre à la première question de Chiara, à savoir avec qui voulait-il parler. Evidemment, il demanda la plus jeune d’elles trois, expliquant qu’ils allaient reprendre toute l’histoire depuis le début et qu’il espérait qu’elle coopère, que c’était dans leur intérêt à tous. Chiara aurait probablement ricané de cette réplique, encore un qui la voyait monstrueuse sans savoir réellement qui elle était où ce qu’elle avait vécu.

La rousse secoua la tête, blasée et se releva de son assise pour venir attacher les rideaux entre eux, évitant ainsi que quiconque ne passe cet endroit ou l’entrevoit par mégarde. Lorsque ce fut fait, elle relâcha les cordons de chanvre du bout des doigts et inspira fortement. Des éclairs bleutés vinrent éclater dans la pièce, et un bruit effroyable de succion brisa le silence qu’ils avaient imposé. Deux immenses ailes noires vinrent briser son dos et l’envelopper comme un cocon protecteur. Les éclairs revinrent alors avec force tout autour du corps protégé, et peu à peu, les plumes se tintèrent de blanc, et les ailes se déployèrent de nouveau, laissant sur place une fillette entre deux âges, à la chevelure bien trop grande et les vêtements trop larges. L’enfant papillonna des yeux, cherchant probablement à comprendre où elle était, et la voix de son ainée résonna dans sa tête avec les informations qu’elle cherchait. Les prunelles émeraude qui composaient ses grands yeux innocents se tournèrent alors vers les deux hommes de la pièce, et un sourire immensément heureux se dessina sur le visage de la petite en voyant le blond. Elle se précipita vers lui sans faire attention à sa chevelure trop longue ou ses vêtements, et se jeta à son cou en évitant sa cigarette.

« Je suis tellement contente de vous voir ! Ça veut dire que vous allez mieux si vous n’êtes plus à l’hôpital ! Parce que l’hôpital je n’aime pas, et si vous allez mieux alors tout va bien, et je suis contente ! » Angélica était véritablement énergique. Elle se tourna alors subitement vers le brun du duo militaire et lui offrit un sourire rassurant. « Vous aussi, vous semblez aller mieux, même si vous n’avez pas été gentil avec Chiara… » Elle secoua la tête, amusée, et vint se rasseoir en face d’eux sur son propre fauteuil, repoussant la chevelure rousse qui l’ennuyait tant à trainer de partout. « Alors, vous vouliez parler de ce que je suis je suppose, et du fait que nous chantons ici ? » Elle se dandina sur le fauteuil et baissa les yeux, soudain très sérieuse. « Je ne suis pas sure que vous appréciez la vérité, personne n’aime cette vérité…  Encore moins des adultes comme vous…Vous n’apprécierez pas de savoir que vous auriez été impuissants face à l’horreur… » Elle soupira de nouveau et regarda ses petites main fines, comme si elle essayait de se souvenir.

« Mes parents… s’appelaient Franck et Lorraine Peverell, ils étaient amnéstriens, et ils m’ont vendus quand j’avais 4 ans à des alchimistes parce qu’ils étaient pauvres et qu’ils ne pouvaient plus me nourrir… » Elle déglutit, le dire était plus violent que le savoir. « Pendant deux ans, ils m’ont fait subir des tests dans un laboratoire secret de la capitale… Mais ils n’arrivaient jamais à obtenir ce qu’ils voulaient, et mon corps pourrissait… C’est là que j’ai rencontré Lyl… » Le nom de son sauveur avait été dit avec une douceur phénoménale et un semblant de tristesse. « Lui aussi était un alchimiste, mais il essayait toujours de nous aider, et un jour, il l’a fait. Il a fait partir tout le monde et il m’a aidé… Il nous a aidés… et sauvés… » Tout en parlant, la fillette avait attrapé la masse imposante de cheveux et commencé à la brosser lentement, les yeux dans le vague. « Des fois, j’essaie de me souvenir d’avant tout ça… Mais il n’y a rien… »

Elle déglutit avant de reprendre « Lyl à sauvé Chiara, Anjuu et moi de la mort, parce que oui, nous étions mortes ou sur le point de mourir lorsqu’il nous à trouvé… Chiara… Chiara est bien la fille de monsieur et madame Williams, de la noblesse Amnestrienne, mais elle était amoureuse de la mauvaise personne. Lui il était jaloux de son talent et de sa musique, alors il l’a tué. Et Anjuu… Anjuu était la victime d’un chasseur trop zélé…  Lyl ne voulait que nous sauver, il n’avait pas prévu la transmutation, mais c’est arrivé… Et lorsqu’il l’a comprit, il s’est lancé dans le projet de nous aider et nous séparer de nouveau… Mais… Beaucoup de choses sont arrivées… Quelqu’un nous a sorti de notre cocon, et nous a emmené dans une nouvelle famille, mais nous n’étions plus humaine, et on ne pouvait plus vivre comme les humains… Alors nous avons commencé à pourrir, comme les cadavres, et la famille n’a pas aimé… Elle nous a mise dehors… C’est Là que Chiara est sortie pour la première fois, elle a voulu retrouver Lyl… Mais nous avons été capturés par Aruego. C’est Lyl qui nous à sorti des cellules il y a quatre ans, et il nous a appris à vivre correctement, à nous nourrir, à nous défendre. Il nous a apprit à contrôler notre forme aussi, puis… Il y a eut cet attentat il y a deux ans… Les homonculus… Ils le cherchaient… Lorsque j’ai compris ce qu’il se passait, j’ai essayé d’aller l’aider mais je suis restée bloquée à Aquorya par l’un d’eux, et l’autre… » Elle frissonna brusquement en se rappelant de cet instant funeste. « L’autre… Cette femme avec les griffes si longues… Elle a faillit le tuer… C’est l’explosion que Pandora à crée qui nous a permit de sauver Lyl. Et depuis… Pandora n’est pas revenu, et Lyl ne s’est plus jamais réveillé… »

C'était le résumé le plus court et le plus horrible de toute sa vie...


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The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc)

MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Ven 21 Avr - 0:05




Hidden secrets...
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Le brun demanda à parler à la plus jeune des trois qui se partageaient ce corps. C'était bien la seule en qui le blond faisait confiance et pour qui il avait une vive empathie. Après tout, ne disait-on pas que "la vérité sort de la bouche des enfants" ? Peut-être Roy voulait-il s'assurer qu'elle ne leur mentirait pas en plus d'être le témoin principal de sa propre affaire.

Jamais vraiment habitué aux déferlements lumineux de l'alchimie, le blond se cacha momentanément les yeux lorsque la petite apparue. Seul des bruits peu rassurants lui étaient parvenu. Il l'avait déjà vu se transformer, mais à chaque fois il ne pouvait que se dire que cela devait les faire souffrir à la longue de changer de corps sans arrêt. Le temps de s'acclimater et la petite fonçait déjà sur lui telle une tornade rousse. Il la gratifia d'un sourire et d'un petit tapotage de tête.

- « Ca va mieux oui, et je vois que toi aussi. Tu m'as l'air plus en forme que la dernière fois. »

De la petite fille en larmes à l'hôpital, c'était à présent un petit rayon de soleil. Elle semblait vraiment heureuse de les voir. Après un petit pic innocent envers Roy, Angelica s'installa à sa place pour s'expliquer, ses mimiques et attitudes enfantines la rendant si mignonne. Cependant, ce petit rayon de gaité s'effaça bien vite au vu de la demande qui lui était faite. Qui pouvait apprécier de devoir raconter les horreurs vécues ? C'était comme remuer le couteau dans la plaie, se voir souffrir et peut-être bien mourir à nouveau à chaque récit.

Plusieurs choses interpellèrent Jean mais il attendit que l'enfant ait terminé, par politesse. Même pauvres, comment pouvait-on vendre son enfant de la sorte ? Faire des expériences dessus ? Le fumeur était outré intérieurement. Il n'était peut-être pas parent lui-même mais il était certain que même dans une situation similaire, il aurait gardé son enfant, ou aurait cherché un moyen de faire en sorte qu'il ait un avenir et une vie correcte. Cette petite n'avait eu aucune chance, brisée si jeune...

- « Une transmutation à... triple entrée ? Vous connaissiez mon Colonel ? Et on peut vraiment "détransmuter" une... création ? »

Contrairement à Hughes qui le traitait gentiment de "monstre de foire", le blond commençait à s’intéresser à tout ce blabla vu les affaires sur lesquelles il enquêtait parfois, mais il n'était pas toujours sûr des bon mots à employer. Il ne retenait pas toujours tout, mais dans son esprit et tout ce qu'il avait vu et entendu... A part pour les saletés de chimères enragées et sauvages, il n'y avait la possibilité que de transmuter deux choses en une et non trois.

- « Ne t'en fais pas pour cette femme, elle n'ennuiera plus personne. Nous ne sommes pas militaire pour ça à la base, mais elle ne nous a pas laissé le choix. »

Pure et simple légitime défense. Il n'oublierait jamais qu'il doit la vie à l'homme assit à sa droite. Si seulement sa naïveté et son amour pour les belles jeunes femmes ne lui portait pas malheur, ça irait sûrement mieux.

La pensée du "que pouvait-ils faire de plus pour les aider" passa dans son esprit, mais dans l'état actuel des choses il y avait probablement peu de chances de pouvoir les aider en quoi que ce soit. Si les séparer était possibe, cela changerait tout mais rien n'était certain.

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MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Mer 3 Mai - 15:41

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Quand bien même l'alchimie est une science faite pour aider son prochain, certains s'en servaient dans la mesure de l'infâme. La femme qui nous faisait face en était un exemple tout ce qu'il a de plus évident. Oh, c'était sarcastique de songer au fait qu'il ne puisse n'y avoir que les autres pour perpétrer de telles horreurs. Après tout, je n'étais pas le dernier. Pas plus tard qu'hier, je l'avais croisé et nos chemins avaient bien faillis prendre un tournant dramatique. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que la jeune femme se montre froide. Il était peu probable qu'elle parvienne à faire l'impasse et moi non plus. Mais plutôt que de laisser cette atmosphère continuer de s'assombrir, il fallait que je trouve le moyen de crever l’abcès.
Il n'était pas question de trouver un moyen de justifier mes actes. Il n'y en avait pas. Mais si hier j'avais oublié ce pourquoi Maes et moi nous nous battions... Aujourd'hui, alors que je regardais Angelica se précipiter sur Jean pour l'enlacer, je ne pouvais que m'en rappeler.

C'était à se taper le front contre les murs. Je détestais perdre les pédales. Ça ne c'était jamais reproduit depuis la guerre. Sauf avec elle. La petite Angelica se montra bien sympathique et trop affable. Mais c'était sans compter sur la suite. Elle alla se rasseoir :

« Je ne suis pas sure que vous appréciez la vérité, personne n’aime cette vérité…  Encore moins des adultes comme vous…Vous n’apprécierez pas de savoir que vous auriez été impuissants face à l’horreur… »

Derechef, mon poing se serra au fond de ma poche. Nous l'écoutâmes parler. Je préférais être coupable de réveiller ses vieux démons si cela pouvait permettre de trouver des solutions adéquates. Havoc était une personne plus prudente que moi pour ce genre de choses. Je n'étais pas sans savoir que jamais il ne songerait à quitter l'équipe, mais le connaissant, il détestait ce genre d'approche. Qu'importe. Il nous fallait tout savoir. « Pourquoi ? » était la question à laquelle je m'étais attendue. Mais elle n'était pas venue et la petite Angelica avait coopéré comme je le désirais. Nous en revenons alors à...
« Pourquoi ? »

Aucunes des trois ne méritaient ce qui leur arrivait. Même s'il était difficile de mettre les pressentis et émotions de côté, aujourd'hui c'est tout ce qu'il fallait faire. Je fis glisser le dossier plus loin et me redressai suite au silence précédent ses paroles. Jean fut plus rapide :

« Une transmutation à... triple entrée ? Vous connaissiez mon Colonel ? Et on peut vraiment "détransmuter"une... création ? »

Une colère farouche me maintint sur place. Je détestais ne pas avoir les solutions. D'autant plus l'alchimie lorsqu'elle était la source de telles cruautés. La question avisée du Sous-Lieutenant m'invita aux révisions. Je fixai la jeune fille sans vraiment la voir, l'esprit plongé dans les livres qui avaient bercés mes études. Je ne connaissais rien qui relatait une transmutation à « triple entrées » comme l'avait dit Jean. Mais le principe de base restait le même de toute manière. Mais qui pouvait prétendre avoir réussi une telle chose pour ensuite la défaire ? Là était la vraie question. Si l'alchimie maintenait sa beauté mystérieuse c'était bien de l'essence même de la vie. Trois âmes avaient été liés. C'était déjà un miracle ! Les alchimistes ne se demandaient jamais comment défaire une telle transmutation puisqu'ils n'en étaient qu'au stade de découvrir comment y parvenir. La plupart ne connaissaient pas le sombre secret de la transmutation humaine, bienheureusement. Sinon le monde serait une foire sanglante. Cela pouvait décemment impliquer le fait que l'individu qui nous faisait face était l'unique en son genre. Pas comme Alphonse dont l'âme était rattachée à un objet. Son aîné peinait déjà à trouver une solution pour l'en défaire et retrouver son corps d'origine. Encore une fois, cette pensée ne faisait qu'alimenter le désordre d'une probable solution pour ces trois personnes.

La petite avait parlé avec une maturité bien trop lourde pour son âge. Cela démontrait toutes les choses qu'elle avait dû traverser. Je terminai de me faire cette réflexion pour un but, un seul. Déterminer de par le récit d'Angelica qu'aucunes des trois n'étaient alchimistes. Avec quel cercle avaient-elles été transmutées ? Qu'apportait ce ou ces tatouages ? Quelle vérité se cachait derrière ce masque ?

« C'est Lyl qui vous a réunies, toutes les trois ? Demandai-je. »

Bien qu'ayant encore les yeux perdus dans un vague infâme, je ne cessai de m'armer d'hypothèses. Si ce dernier, en cherchant à les aider les avait réunies, il avait donc réussit un exploit légendaire.

Nous nous égarions de notre motif principal ? Pas tant que ça, en soit. Il y avait beaucoup à comprendre. Beaucoup à apprendre. Je voulais être en mesure de savoir quel était le lien entre le ou les symboles relevés sur le corps d'Angelica et sa transmutation. C'était peut-être là, la clé de sa séparation.

J'en avais oublié de répondre à Havoc. Je me dépêtrai des équations qui commençaient à se formuler dans ma tête et lui jetai un coup d’œil :

« Ce n'est pas l'affaire de quelques heures, mais bien des années de recherche dont nous parlons. Quel est le facteur qui est parvenu à maintenir trois âmes en vie dans un seul corps ? L'alchimie est complexe, mais pour qu'une expérience soit un succès il faut en général qu'un bon nombre de cobayes soient sollicités. Des notes sont prises. Si nous étions en mesure de connaître la manière dont c'est arrivé, nous pourrions estimer nos chances de parvenir à les séparer. »

Ma main quitta ma poche, soutenant mon menton dans ma réflexion à haute voix. J'avais sans doute l'air d'un vieux radoteur. Surtout qu'Angelica n'avait pas lésiné sur les détails :

« C'est ce que j'aurais tendance à dire, en général. »

Commencer par le commencement. Pour mieux atteindre un objectif. Ce n'était pas la première fois que je me faisais cette reflexion. Ce ne serait pas la dernière. Mais dans ce cas particulier, comment déterminer si la Diva voulait de notre aide ? De la mienne ? Si cela pouvait paraître malvenu, ce que je n'aurais pas de mal à comprendre, je tentai tout de même :

« La franchise dont vous avez fait preuve peut vous être utile. Nous avons ce qu'il faut pour commencer des recherches plus approfondies. Sauf une. Les symboles qui ont été relevés sur vous. »

Elle avait peut-être des croquis en sa possession. Quelque chose. Le secret d'une transmutation à « trois entrées » ? Si je n'avais pas formulé de questions c'était pour faire passer le message en douceur. Il ne fallait pas qu'elle prenne peur. Qu'elle se méfie. Mais ce serait tout à son honneur  après être passée aux mains d'alchimistes véreux. Ce qu'elle ignorait, c'est que j'étais loin de l'être. Mais je n'avais certainement pas la bonne position pour lui décrire mon portrait. Si mon ambition était de remettre le pays d'Amestris dans le droit chemin, il semblait qu'il y avait encore une grande route à parcourir avant d'être le visage de reconnaissance. La présence d'Havoc était très utile et satisfaisante. Il était la douceur que je n'avais pas. Dans ce cas précis, il tombait à pic. Cet entretien aurait pu prendre une tournure plus glauque autrement, suite aux récents événements.  Enfin, j'étais persuadé après avoir vu le regard qu'il portait sur la jeune fille qu'il chercherait à l'aider. Alors...
« Pourquoi pas ? »

Il fallait lui mettre les bons éléments en mains.
C'était un peu comme se réveiller d'un mauvais rêve et se rappeler qui j'étais. Et d'où je venais. Je n'en avais pas fini avec les questions, essentiellement sur la raison de sa présence en ce lieu, mais j'avais un rapport de confiance à remettre dans l'état.


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The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc)

MessageSujet: Re: The best hidden secrets are the most visible - Why don't you do right? (Feat Mustang & Havoc) Jeu 4 Mai - 6:44



Angelica frissonnait encore d’avoir résumé l’horreur de sa vie en si peu de temps, et elle attendait les réactions. Elle se sentait fixée par les deux militaires, sachant pertinemment que ses propos avaient suscité une curiosité mêlée à l’effroi, elle l’avait vu dans leur regard. La surprise vint de la première réaction. Jean Havoc s’était tourné vers le colonel pour lui demandé s’il avait déjà entendu parler d’une transmutation à triple entrée, et s’il était possible d’inverser le processus. Havoc était vraiment très gentil, et Angelica, tout comme Chiara bien que celle-ci le nierai si on lui posait la question, aimait beaucoup ce dernier. Anjuu en revanche, n’avait pas d’avis sur la question… L’odeur de l’homme qui maitrisait le feu changea brusquement, et la petite fronça un peu le nez. Il était en colère. Elle s’en doutait, il était impossible d’en être autrement. Lorsque les gens comprenait la teneur de ce qui leur était arrivé, le choc, la peur et la colère apparaissait sur leur visage.

Elles étaient liées toutes les trois par la mort, et la volonté de les ramener à la vie de Lyl avait fait le reste, mais il n’avait pas prévu que leurs corps s’assembleraient ensemble pour former un tout. Il n’avait pas prévu non plus la putréfaction à leur éveil. Alors il les avait gelés, pour les protéger le temps qu’il trouve une solution pour toutes les  sauver. Il avait pensé d’abord à elles avant de penser à lui… Et ce, alors qu’il brillait par son absence de bras et par le sang qui s’écoulait sur son passage. Les laborantins qui avaient torturés la petite Angelica s’était retrouvé exempté de toutes vie quant à eux, mais seules les innocentes avaient comptés pour lui, et c’était en larme, qu’il avait déposa la petite princesse rousse dans le caisson, lui promettant qu’il trouvait un moyen de les sauver toutes trois de son erreur.

Lorsque le colonel Mustang demanda si c’était Lyl qui les avais réunis toutes les trois, il semblait ne pas avoir comprit… De la manière dont c’était dit, il semblait croire que Lyl voulait les réunir toutes trois, mais il avait juste voulu les ressusciter… En même temps. Aucune ne devait avoir trop attendu, le corps se raidissant et devenant inutilisable alors. Il s’était empressé de reprendre les travaux laissé par son mentor, et les avaient étalés au sol en un immense cercle, mais l’un des laborantins s’était réveillé avant qu’il n’ait finit, et ils avaient voulu se battre, mais lorsque le premier sang fut versé sur le cercle, celui de Lyl qui avait prit une balle à la place du corps inerte de Chiara déjà bien trop cassé, le cercle s’était mit à briller d’éclairs bleutés, et tout était allé très vite. Les corps éparpillés des deux humaines et de la chouette sur le cercle s’étaient alors réunis comme des aimants attirés les uns par les autres, une porte était apparue, s’ouvrant avec violence et se saisissant de tous les laborantins présents, repartant avec leur souffle de vie ainsi que le bras gauche de Lyl.

Puis le silence alors que le corps désormais enfantin couvert de symbole et de cercles de transmutations flottait encore dans les airs. Les deux autres avaient disparu, mais Lyl avait comprit en voyant les blessures sur le corps de la petite être celles de l’adulte et de l’animal, avant de disparaitre sous l’influence d’un éclair. Le corps était alors retombé, inerte, avant de se mettre à crier puis gémir, des ailes décharnées étaient sortis de son dos, déchirant la peau dans un bruit effroyable. Puis il s’était mit à convulser, et une sorte de chose noire s’était répandue sous la peau en question, se répandant comme du mercure dans les veines et noircissant le corps qui se retrouvait secoué de spasmes violents. Angelica qui fixait ses mains à ce moment là, se souvenait parfaitement de ce qui était arrivé dans ce laboratoire… Elle avait sentie la vie la quitter, puis revenir vers elle en un éclair.

L’alchimiste du feu était toujours en plein calcul étrange, disant que cela nécessitait des années de recherches, cherchant à comprendre comment une telle chose avait put se produire, mais le problème était là. Même Lyl n’avait pas la certitude, lorsqu’il avait agit, que cela fonctionnerait. Ils en étaient encore au stade théorique lorsqu’il avait découvert ce que certains de ses collègues s’amusaient à faire sur la petite fille. Et il avait juste pété les plombs. Personne n’avait le droit de toucher aux enfants selon lui, et il avait utilisé son alchimie de glace pour écraser ses anciens partenaires, les laissant cependant en vie avant de s’occuper d’elles. Il avait trouvé Anjuu en venant, et Chiara avait été égorgée juste derrière le laboratoire, il passait toujours par la porte de derrière pour ne pas gêner les autres…

Angelica releva de nouveau la tête lorsqu’elle comprit qu’il n’était plus en totale réflexion, mais bien qu’il la questionnait, et cligna des yeux avant de répondre depuis le début. « Lyl ne voulait pas nous réunir, ça s’est fait très vite. Il en était au stade de la recherche lorsqu’ils nous a trouvé, et il n’a pas à cherché à comprendre, mais ceux qui… » Elle déglutit, blême. « Ceux qui faisaient les expériences sur moi… Il ne les as pas tué, et ils se sont réveillés… Il y a eut du sang et puis… On a été ramené à la vie. Quand on a ouvert les yeux de nouveau, il avait l’air aussi surprit que nous… Il a perdu un bras à cause de ça, et les autres sont morts… Mais comme on a commencé à pourrir, il s’est battu pour trouver une solution… » Elle soupira lourdement, repoussant la chevelure flamboyante derrière elle. « Il s’est écoulé deux ans avant qu’il ne nous retrouve de nouveau puisqu’on avait été amené ailleurs, mais il avait trouvé quelque chose. Il a ramené nos membres perdus, même si on ne sait pas comment, et ensuite, il a… Changé quelque chose sur nous… » Elle regarda alors ses bras nus, et commença à fouiller son corps à la recherche de quelque chose : Un cercle bien particulier, celui que Lyl avait modifié lorsqu’ils s’étaient retrouvés.

Elle finit d’ailleurs pas le voir bouger un peu sur son épaule, ce dernier avait une étrange tendance à se mouvoir sur son corps tel un serpent, phénomène impossible à expliquer. Elle se tourna alors vers le miroir du boudoir et repoussa la masse de cheveux compact et roux sur le coté, pour enfin apercevoir ce qu’elle cherchait. Il était là, au creux de sa nuque, hésitant sur la direction à prendre, l’épaule droite, ou la gauche ? « Je ne peux que vous montrer le cercle qui nous a sauvé et qu'il a modifié ensuite, il se balade assez souvent mais on a rien trouvé d’autres, à part ceux qui sont là d’avant notre retour à la vie… » La voix faiblarde, elle tenait la chevelure haute, dos aux militaires, afin qu’ils puissent admirer le dernier chef d’œuvre d’un alchimiste disparu depuis dix ans déjà. Celui de Lyl Gin Jefferson.



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