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Invité
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Pando', patte de velours [ FINIE ]

MessageSujet: Pando', patte de velours [ FINIE ] Mar 1 Juil - 16:24

Pandora Yalia Madison




Identité
Surnom - /
Age - 23 ans
Nationalité - Xinoise / Drachmanne
Métier - Sans
Etat-civil - Célibataire
Spécialité - La disparition
Groupe - Chimères

CaractèreQualités
Aimable - Agile - Fidèle - Attentive - Délicate - Prévenante




Défauts
Colérique - Fière - Timide - Rancunière - Possessive- Rêveuse
Pouvoir
Pandora est une chimère animale. Croisée avec un tigre, la jeune femme voit ses mains dotées de griffes et sa mâchoires de deux paires de crocs d'un blanc nacré lors de ses mutations. En temps normal, peu de chose la diffère d'un humain ordinaire si ce n'est ses remarquables capacités en agilité et en équilibre, ainsi qu'un sens de l'odorat grandement amplifié. Une petite chose peu pourtant trahir la jeune femme, ses pupilles. Ces dernières réagissant comme celle d'un chat, se rétractant pour ne laisser plus qu'une mince fente noire au sein de son iris lorsque la luminosité s'y prête, ce qui le offre une vision un peu plus poussé que celle d'un humain classique.
Relations / Objectifs
Lyl G. Wayne
Ami d'enfance, soutien moral indéniable lors de ces années de calvaire, il représente à ses yeux à la fois un ami proche et un frère, même si ses sentiments à son égard ont quelques peu changés peu avant son départ. L'une des aspirations majeures de la jeune femme serait de le retrouver même si elle lui en veut toujours d'être parti en la laissant derrière lui.
Prénom & Nom
Contenu de la relation
Prénom & Nom
Contenu de la relation



Objectif(s)
- Découvrir le science utilisée pour sa mutation, apprendre à la connaitre et surtout trouver un moyen s'il existe de reprendre forme et état humain en se débarassant de son hôte.
- Retrouver sa dernière connaissance encore en vie.
Joueur
Pseudo - Pandouille
Age - 24
Années de Rp's - 8 toujours
Comment avez trouvé le forum ?- Magiiiie \o
Un petit mot pour la fin - Graou
Nom du personnage de l'avatar - Megurine Luka - Vocaloid


Caractère


Le caractère de Pandora, c'est un mélange un peu étrange de plusieurs choses bien distinctes. Il y a ce qu'elle est, celle qui fut éduqué de manière stricte, et la chimère. Trois personnalités rentrant constamment en conflit dans ce petit corps. De nature, la jeune femme est une personne plutôt joviale et agréable à vivre. Seulement, ses années passées à étudier le savoir vivre et les bonnes manières l'ont dotés de quelques mauvaises habitudes, la faisant paraître quelque fois maniérés aux yeux des autres, même si ce n'est qu'une impression. Traitée comme un objet précieux durant son enfance, puis comme un objet tout court lors de son passage au laboratoire, elle a fait l'amère expérience expérience de deux situations totalement différentes et arrive aujourd'hui à faire preuve d'une certaine modestie, ce dont elle était incapable plus jeune. Mais pour autant, la jeune femme reste quelqu'un d'assez fière qui admet difficilement ses erreurs et peut rester à bouder des jours durant si elle décide que ce n'est pas à elle de faire le premier pas. Egalement rancunière, elle n'oubliera pas si simplement une crasse qu'on lui fait, et aura tendance à s'en servir dans les moments les plus inopportuns.

Pour autant, ce n'est pas une emmerdeuse insupportable non, il suffit simplement de savoir la prendre. Car une fois passer cette barrière quelque peu glaçante des bonnes manières et d'amabilité feinte, on peut y trouver une personne douce et aimante, totalement sincère dès lors qu'elle s'attache suffisamment. Mais c'est probablement ça le problème d'ailleurs, la jeune femme ne s'attache pas facilement. Habituée à la solitude, et meurtrie par un fort sentiment d'abandon lors de son adolescence, la jeune chimère se contente souvent de feindre de l'intérêt, sans pour autant en porter un. Non pas parce qu'elle est insensible non, elle est simplement craintive. S'ouvrir n'est pas une chose aisée pour la jeune femme, encore moins depuis sa transmutation qui lui donne l'impression d'abriter un monstre. Pour susciter l'intérêt ou l'affection de la rouquine, il faut piquer sa curiosité, c'est probablement le seul moyen de réussir à atteindre ce cœur qu'elle protège de toutes émotions trop violentes.

Reste la chimère, la bête. Pandora étant une jeune fille plutôt colérique et butée, il n'est pas rare qu'elle s'emporte, et c'est là que le problème se pose. Dès lorsqu'elle subit une émotion un peu trop puissante, que ce soit de la colère, de la haine ou à l'inverse, de la joie, son aspect chimérique semble incontrôlable et elle mute sans le vouloir. Parfois même, la bête prend la pas sur l'humain et l'amène à devenir plus violente et agressive qu'elle ne le souhaite. Plusieurs fois, il lui est arrivée de blesser gravement une personne l'ayant un peu trop provoquée, ce qu'elle regrette amèrement. Il lui faut énormément de sang-froid pour parvenir à se maîtriser dans ses moments, chose qu'elle ne parvient que difficilement à atteindre ce qui en fait quelqu'un de potentiellement dangereux si on la cherche un peu trop.  


Physique


Malgré une abondante et flamboyante chevelure lui retombant jusqu’aux reins, la jeune hybride n’est pourtant pas ce que l’on peut qualifier de visible. Discrète par habitude, la nature ne l’a guère doté d’une grande taille, ce qui lui permet de se fondre parfaitement dans la plupart des décors. Un poteau ferait même l'affaire pour la dissimuler tant le corps de la jeune femme se trouve être fin et semble fragile. Toutefois, il ne faut guère s’y fier, car sous son aspect quelque peu enfantin, Pandora dissimule en réalité une musculature ferme et parfaitement entrainée, et bien que discrète, elle sait parfaitement en faire usage lorsqu’il le faut. Bien que dotée d’une force brute très minime, elle se contente de compenser cette dernière grâce à une souplesse toute féline et une vitesse de réaction remarquable. Quelques courbes parsemant ce corps élancé ne sont pas non plus à négliger, du moins lorsqu’elle ne s’efforce pas de les dissimuler. En soit, la jeune femme est même plutôt mignonne en réalité, son visage aux traits fins affiche souvent des airs enfantins et quelques peu innocents – à son plus grand désarroi d’ailleurs lorsque celle-ci tente d’afficher une mine sévère ou colérique – et la présence d’un regard lumineux aux reflets saphirs ne fait qu’adoucir l’expression de la demoiselle. Mais malgré ça, il reste toujours comme une sorte de tristesse au fond de ses prunelles, que même ses sourires les plus chaleureux ne parviennent pas totalement à faire disparaitre, une mélancolie qui semble émaner d’elle de manière si diffuse qu’il est parfois difficile de pouvoir la ressentir.

Mais malgré son apparence bien humaine et se voulant souvent chaleureuse, la jeune femme cache profondément enfoui un fardeau bien lourd. Sa transmutation avec une bête à la fois dangereuse et magnifique a modifié son corps de manière radicale. Et si elle passe pour une citoyenne ordinaire simplement doté d’une crinière rousse un peu trop abondante, ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. Car c’est sous la demoiselle que se cache le monstre que l’armée a créée. Mi-humaine, mi-animale, la jeune femme voit ses ongles se modifier en griffes acérées d’un blanc nacré, aux mains comme aux pieds, et se trouve également dotée de deux paires de canines allongées digne d’un vampire lors de ses mutations. Ses changements, parlons-en, elles se produisent dans deux genres de situations, et sont complètes dès lors qu’elles apparaissent, c’est-à-dire que la chimère ne choisit pas qu’elle partie de son corps elle souhaite modifier, c’est du tout ou rien. Avec ses années d’expérience et de pratique, Pandora parvient désormais sans trop de mal à muter lorsqu’elle le souhaite, connaissant parfaitement les conséquences sur son corps dès lors qu’elle fait appel à cette « chose ». Toutefois, ce contrôle n’est pas total, et il peut arriver que sous le coup d’une émotion particulièrement violente, de la colère, de la peine, de la douleur, la bête refasse surface sans le consentement directe de l’esprit de la jeune femme, ce sont alors ses émotions qui prennent le contrôle de ses gestes. Dans ce cas, la jeune femme tombe souvent dans un état de panique et semble incapable de se contrôler. Il y a cependant quelques modifications corporelles lié à sa transmutation qui ne disparaissent guère une fois ses mutations résorbées. Tout d’abord, les iris bleutés de la jeune femme réagissent à l’image de celle d’un félin ; obéissant à la luminosité, ces dernières se rétractent pour finir parfois à n’être que deux simples fentes sombres dans l’azur de son regard. Cette particularité qu’elle s’efforce tant bien que mal de dissimuler en laissant une frange assez longue devant ses yeux, s’avère toutefois bien utile à la jeune femme pour voir dans un environnement nocturne. Bien entendu, le noir complet l’aveugle comme tout autre vivant, mais offrez-lui une once de lumière et elle y verra presque comme en plein jour. Son odorat s’est également considérablement développé, lui apportant au passage un lot d’avantages et d’inconvénients ; elle ne supporte guère certaines odeurs, comme celle de la poudre à canon ou celle du poivre, ces dernières pouvant aller jusqu’à la handicaper sérieusement si elle en respire trop.

N’acceptant pas vraiment la bête cohabitant avec elle, la jeune femme cherche toujours des tenues discrètes, n’osant guère se faire remarquer de peur que son accoutrement s’il est un brin voyant n’affiche au grand jour sa vraie nature – idée somme toute complètement ridicule en soi- et de ce fait se contente de vêtements sombres et fluides la plupart du temps, attachant sa chevelure chatoyante en une demi-natte sur l’épaule, une simple queue de cheval ou bien encore, dissimulée sous divers bonnets ou capuches. Tout est bon pour passer incognito.


Histoire


Ma famille. J'en ai de vagues souvenirs, mais pour être honnête, ce ne sont pas les personnes qui m'auront le plus marquées en vérité. Je suis fille unique, née de l'union de deux contrées, un mariage d'intérêt en somme. Cela se faisait beaucoup à l'époque il paraît, mais ce n'est pas une chose très agréable, pour personne d'ailleurs. Ma mère, c'était une princesse xinoise. Non, pas comme dans les comptes de fées, là-bas, il a des princesses partout, dans tous les clans. Et des clans, y'en a un bon nombre, donc le titre perd légèrement en noblesse tout de même. Mais peu importe, à Xing, comme à Drachma, une fille, c'est fait pour servir les intérêts de sa famille et rien d'autre vu que la guerre n'est pas son rayon. Sexiste ? A peine … Mais peu importe, ces inepties ne me concernent plus vraiment aujourd'hui. Toujours est-il que ma mère, neuvième de sa « portée » de fillettes bien dressées, fut promise jeune à un haut dignitaire de ce pays glaciale qu'est Drachma. Et oui, je porte le sang des deux pays dans mes veines, même si l'un se voit nettement plus que l'autre. Mon père est venu récupérer sa promise dans son pays natal, ne l'ayant vu qu'une seule fois auparavant, alors qu'elle n'avait pas même dix ans. Dix-neuf ans d'écart ils ont ces deux-là. J'ai toujours pensé que ce n'était pas une vie d'être promise à un vieux croulant dès son plus jeune âge, et pourtant aujourd'hui, je crois que j'aurais préféré avoir cette vie qui m'était également promise, plutôt que l'enfer que j'ai vécu à la place. Mais pour revenir à mes parents, un beau mariage, et hop, retour à Drachma pour que mon père reprenne son poste.

Mais que serait un mariage noble sans descendance je vous le demande ?! C'est comme ça que je suis arrivée. Au grand damne de mon paternel qui aurait largement préféré un fils. Ce dernier fut probablement d'autant plus frustré lorsqu'il apprit que sa belle compagne exotique ne lui offrirait jamais d'autres enfants, ma naissance ayant provoqué un dysfonctionnement ayant failli la tuer lors de l'accouchement, et cette dernière se trouvait désormais incapable d'enfanter à nouveau. Lui qui espérait tant un fils, se retrouvait avec une frêle créature toute pâle, à l'exception d'une chevelure touffue et flamboyante. Même ma naissance était synonyme de problème pour cette homme. Dès lors, il s'était désintéressé de sa famille, du peu qu'il avait du moins, pour se consacrer à sa carrière et à son désir grandissant de pouvoir. Et ma mère … je m'en souviens un peu, mais je ne l'ai pas vu souvent, uniquement aux dîners officiels et autres singeries du même genre. Et oui, j'ai grandie plutôt seule. Ma seule compagnie, c'était ma nourrice lorsque je n'étais qu'un bébé, puis plus tard, un précepteur que mon père m'avait attribué pour que, de ses propres dires, je serve à quelque chose une fois adulte. Un abruti fini, aux allures de femme, et qui du matin au soir passait son temps à me dire ce que je devais faire, comment je devais me tenir, bouger, parler, manger, et pourquoi pas respirer tant qu'on y était. Sur mon dos constamment, rares était les moments où je parvenais à fuir son regard pour prendre un peu de liberté.

Car la liberté, c'est un mot qui peut sembler un peu surfait, mais j'en ai cruellement manqué durant les premières années de ma vie. Oh bien sûr, c'était probablement la seule chose dont je manquais, mon père s'offrant un salaire plus que confortable, en plus de la dote que lui avait offert sa belle-famille lors de son mariage, je dormais dans un lit pouvant en contenir quatre comme moi, je mangeais à ma faim tous les jours et ne manquais jamais de rien. Mais dans cet univers aseptisé, je me sentais seule et inutile. Une maison immense, de grandes salles vides où le moindre son, même ténu, se répercutait contre les murs inlassablement, où les immenses portraits en tout genre m'observaient avec leurs mines sévères comme s'ils me signifiaient que je devais m'assagir, et où il manquait indéniablement une chose; de la chaleur humaine. Mon père toujours par monts et par vaux pour ses divers projets, ma mère isolée, ressassant son misérable sort lorsqu'elle n'avait pas à s'occuper de la demeure en vue de je ne savais trop quel repas de gala. Alors lorsque l'autre poison qui me servait de précepteur n'était pas sur mon dos, je fuyais autant que possible de monde de faux semblants pour me réfugier dans le parc, le seul point positif de cet immense demeure. Un véritable labyrinthe de végétations, un splendide zoo tout en fougères. Des tigres, des lions, des chevaux, des oiseaux, tout cela rien que pour ravir mes yeux d'enfants. Combien de fois ai-je imaginé des chevauchés sauvages sur ces destriers fièrement dressés ? Un terrain de jeu m'était offert, mon imagination de gamine esseulée avait fait le reste. Et même si ce n'était pas digne d'une héritière de se trimbaler en tenue débraillée, de rugir comme les gros félins contre lesquels je m'appuyais, je m'en foutais. J'avais besoin d'un exutoire, j'avais besoin d'une enfance, qu'elle quelle soit.

Et pourtant, j'ai fini par grandir et délaisser ces jeux puérils par ennui. Je me lassais de tout, toujours. Et la joie de vivre si caractéristique aux gamins de mon âge, je l'ai vu s'envoler peu à peu, je devenais plus renfermée au fur et à mesure que les mois passaient. Ainsi, au lieu de courir sans but en jouant seule dans les jardins, les vêtements déchirés par quelques escalades risquées, je me contentais désormais de déambuler sagement entre les plantations, caressant souvent ces animaux inanimés qui étaient pourtant ma seule compagnie dans cet immense domaine. Le plus souvent, je rejoignais le centre du parc où se trouvait une fontaine aux proportions impressionnantes, et y plongeais mes pieds sans réfléchir, parfois même habillée, promenant mon regard dans l'étendue sauvage qui s'étendait sous mes yeux, au delà des limites du domaine. Combien de fois j'aurais aimé pouvoir franchir ces murs et partir découvrir un peu de ce monde dont j'ignorais tout. Mes seules sorties durant toutes ces années, c'était les cérémonies officielles, le reste du temps, j'étais confinée ici. Durant un temps, j'ai cru du haut de mes quelques années, que ma vie se résumerait à faire les cent pas entre ces hauts murs et ces grilles de fer forgés. Peut être est-ce mon éducation stricte, ou bien le manque d'assurance, toujours est-il qu'il ne me vint jamais à l'esprit durant tout ce temps de mettre mon nez à l'extérieur contre l'avis parental.

Mais si jusqu'alors je n'y avais jamais songé, tout changea le jour où il débarqua. Personne, jamais, ne se trouvait dans ce parc lorsque je m'y promenais. Et pourtant, ce jour-là un bruit de pas précipité attira mon attention alors que je flânais entre les arbustes impeccablement taillés comme à leurs habitudes. Je me souviens encore du choc que j'ai eu en apercevant un autre gamin dans les fourrés, visiblement essoufflé. J'avais même cligné des yeux pour être sûre que je ne rêvais pas, avant de le détailler rapidement. Rien à voir avec les gosses de riches que je fréquentais lors des soirées mondaines, non, une allure débraillée, des cheveux en bataille et …. blancs. D'un blanc neigeux, comme celle qui recouvrait les lieux six mois par an. J'ai fini par l'interroger, poussée par la curiosité, et quelque part, pour m'assurer que ce n'était pas un mirage déclenché par ma profonde solitude. Un ami imaginaire quoi. Mais non, il semblait bien vivant, un être sorti de ma tête ne m'aurait pas répondu avec une telle effronterie. Aujourd'hui, je me souviens encore à quelle vitesse j'ai pu prendre la mouche lorsqu'il m'a rembarré, même si quelque part, j'avais apprécié ça. Peut-être parce qu'il ne me traitait pas avec déférence lui, ni ne m'observait comme un objet de convoitise ou de curiosité. Non, dans ses yeux clairs on pouvait juste apercevoir de la méfiance, et de la solitude, sensiblement la même que celle qui devait habiter  mon propre regard d'ailleurs. J'avais bien repéré que quelque chose clochait chez lui, mais je ne m'en étais pas souciée en fait. Je crois que même s'il m'énervait avec ses manières de voyou, je l'aimais bien, et c'est pour ça que je n'ai pas prévenu les adultes de sa présence dans ce lieu censé être privé. Pour le protéger en quelque sorte ... Toujours est-il que c'est grâce à lui que j'ai retrouvé cette vitalité propre aux enfants. Il revint me voir tous les jours, presque à heures fixes, comme un rendez-vous immanquable. Sa présence me faisait un bien fou, même si on se chamaillait souvent, même si ces manières différaient tellement des miennes qu'il n'était pas rare qu'une dispute démarre sur une broutille et en vienne aux mains, de mon côté du moins, il ne me frappait jamais, et je ne manquais pas de le traiter de chiffe molle pour ça d'ailleurs.

Mais même les bons moments ont une fin, et si au début il n'était pas bien dur de cacher les petites visites de mon ami, le temps et l'audace de ce dernier firent que les choses se compliquèrent. Plus on grandissait, plus il devenait aventureux et cherchait à m'entraîner dans ses escapades. Non pas que cela me déplaisait, mais ça m'effrayait. J'étais une enfant surprotégée et installée dans un cocon confortable, je ne connaissais rien de l'extérieur, et même si je crevais d'envie d'y mettre les pieds, j'étais également terrifiée. Mais son assurance eut pourtant bien vite raison de ma frayeur et il ne lui fallut que quelques jours pour me convaincre de mettre le nez hors de la propriété, ses petites piques et provocations continuelles y étant pour beaucoup. Sauf que voilà, une gamine de haute lignée, ça se remarque vite lorsque ça disparaît, et c'est comme ça que mon père apprit pour mon ami et nos quelques frasques. J'avoue ne pas avoir bien compris à l'époque pourquoi il était entré dans une telle rage lorsque je lui parlais du jeune homme, toujours est-il que je devins encore plus fliquée qu'avant, mon précepteur ne me lâchant plus d'une semelle, les domestiques ayant pour mot d'ordres également de me surveiller la plupart du temps. Voir le garçon devint plus compliqué et mon humeur s'en ressentit beaucoup. Je me renfermais davantage, envoyant de plus en plus souvent balader les quelques personnes qui avaient l'autorisation de m'adresser la parole. Et ma mère …. absente. J'avais tenté d'aller chercher de l'aide à ses côtés, ce à quoi elle m'avait répondu que j'étais une femme et que je devais rester à ma place sans aller fricoter avec le premier venu. J'avais donc abandonné tout espoir de ce côté … Sauf que plus les années passaient, moins je supportais cette autorité insupportable, et rendue plus hardie par mon jeune ami, je me mis à faire le mur le soir le plus souvent possible pour le rejoindre. Sa présence m'était indispensable pour me sentir bien. Me sentir exister tout simplement. Besoin qu'il me remette à ma place, me traite de princesse capricieuse lorsque je prenais mes grands airs, c'était le seul être à me traiter comme une égale et non comme une riche héritière ou une gamine. Et dieu sait combien j'aimais qu'il m'énerve en se moquant de mes airs maniérés. Même si on se voyait moins souvent à cause de mon père et de sa peur panique que son unique joyau, son passe pour une ascension vers le pouvoir, soit souillé par un gosse du peuple, je grandissais avec sa présence à mes côtés, et ça me suffisait pour tenir.

Sauf que voilà, vint le jour où il rata un rendez-vous. Puis deux. Puis la semaine passa sans que je le vis. Et je ne pouvais même pas sortir pour tenter de le chercher, je savais que l'orphelinat où il vivait était également surveillé pour m'y être déjà fait prendre. Plus que de la peine, c'est de la crainte qui s'emparait de moi alors que je voyais le temps passer sans la moindre nouvel de mon précieux ami. Et quand il revint … Quel déception. Sur le coup, j'étais si heureuse et rassurée de le voir que j'en aurais pleuré, si j'avais su comment faire. Mais bien vite la note de joie retomba sur un point bien moins positif car il m'annonça vouloir partir, devenir militaire, ou un truc semblable. Et voilà … Une fois de p lus, j'allais rester seule. Lui semblait si content de son projets, il ne semblait pas voir la profonde tristesse qui pointait le bout de son nez sur mon visage. Je l'ai transformé en colère et l'ai retourné contre lui, trop butée et fière pour accepter son départ, et c'est sur une dispute violente qu'il finit par quitter la propriété, me laissant au bord des larmes contre le rebord de la fontaine. J'aurais presque eut envie de m'y noyer tiens … Mais une fois de plus, ma fierté mal placée m'empêcha d'aller le rattraper et je le laisser fuir la dispute en tournant moi-même les talons pour rejoindre ses putains de devoirs qui m'étaient assignés. Contre toute attente, il revint toutefois me voir plusieurs fois, moins souvent toutefois, il me disait être occupé ailleurs. La dispute, son projet, on en reparla jamais. Je ne le voulais pas, et visiblement, lui non plus.

L'adolescence entra finalement en ligne de compte. Les années ne m'épargnaient pas et je voyais mon corps de gamine fluette se transformer petit à petit pour prendre des formes bien plus voluptueuses, ce que ne manqua pas de remarquer mon père et mon précepteur. Dès lors de nouveau cours s'ajoutèrent aux anciens, des cours de maintien, de posture, d'allure. Beuark, quelle connerie … Les dîners se multipliaient également, ce qui me laissait encore moins de temps pour voir le jeune homme. Je devais retenir des tas de noms, de titres, de ci, de ça. J'avais l'impression d'être un objet qu'on examinait alors que ma tête semblait prête à exploser sous toute ses informations que je devais assimiler pour me faire bien voir. Et dès que j'avais un moment de libre, mes pensées s'envolaient vers l'argenté. Je me rendis compte à ce moment-là que je n'étais guère la seule à avoir changé ces derniers temps et mon affection à son égard était passé à un autre stade, envahissant mon esprit plus que je ne l'aurais souhaité. J'aurais aimé pouvoir laisser tout ça derrière moi et le rejoindre, mais voilà, la dure réalité me revenait souvent en plein face, me rappelant que où que je veuille aller, mon père me trouverait toujours … C'est peut-être ça qui minait le peu de courage que j'aurais pu avoir … J'espérais juste qu'une fois que mon père aurait eut satisfaction, il me lâcherait la grappe, j'étais loin d'imaginer qu'il reproduisait déjà dans sa tête le même schéma qu'avait subit ma mère et tentait de me trouver un prétendant à travers toutes ces soirées mondaines.

Et un jour où le jeune homme me rejoignait comme à son habitude près d'un duo de félins en arbuste, je compris presque immédiatement que quelque chose clochait à la mine froide qu'il affichait. Rien à voir avec d'habitude où il me chambrait dès que je pointais le bout de mon nez, non, ce soir-là, c'était le silence qui répondait à ma raillerie sur son léger retard. Le regard fuyant, il m'annonça son départ, me rappelant ses désirs militaires – ou du moins je voyais cela comme tel – et m'apprenant au passage qu'il venait de retrouver son père. Je savais sa mère morte, mais je n'avais jamais trop questionné au sujet de son géniteur, et quelque part, je fus heureuse qu'il fut encore en vie, et plus encore qu'ils se soient tous deux retrouvés. Mais ce semblant de joie retomba toutefois très vite lorsque j'ai compris qu'au fond, c'était lui qui m'arrachait ainsi mon seul ami. Incapable de réfléchir de manière sensée, je m'énervais une fois de plus contre lui, par peur de le perdre définitivement, mais cette brève colère d'enfant gâtée n'eut aucun impact sur le jeune homme. Au lieu de s'emporter lui aussi, il se contenta d'un bref adieu, m'indiquant l'heure de son départ le lendemain. Je compris bien vite le message mais avant même que je n'eus le temps de répondre, il s'enfonça dans l'obscurité ambiante, me laissant simplement la morsure brûlante de ses lèvres et un murmure à peine audible. Pour la première fois depuis que j'étais môme, j'ai versé une larme, comprenant ce que ce geste avait de définitif. Et comprenant également la place capitale qu'il prenait dans ma vie, qu'au moment même où il s'apprêtait à en sortir.

La nuit fut une des plus longues dont je me souvienne. Incapable de fermer l'oeil de peur de rater l'aurore, je tournais en rond dans ma chambre, ressassant la fin de la journée dans ma tête, encore et encore. Il me fallait le voir une dernière fois. Et lorsque les premiers rayons du soleil pointaient le bout de leurs éclats, j'étais sur le balcon, simplement vêtue d'un pantalon en toile et d'une chemise, à des années lumières de mes accoutrements ordinaires, à crapahuter sur le rebord pour atterrir sur le pelouse humide de rosée. Je me précipitais au bout du parc pour l'apercevoir de l'autre côté du grillage, en compagnie d'un homme au moins deux fois plus large que lui, et pourtant c'est à peine si j'y fis attention. Agrippée au fil de fer telle une captive, je voulais le serrer dans mes bras avant qu'il ne parte mais du me contenter du simple contact de nos mains contre le métal froid. Je voulais pleurer, crier, le supplier de rester ici, de repousser son départ ou même de ne pas s'en aller du tout, mais seul un profond silence prit place alors que je plongeais mes yeux dans les siens, de nouvelles larmes cherchant à se frayer un chemin. Trop obnubilée par le jeune homme, le coup de feu tout comme la présence de gens derrière nous me surprit, tout ça fut trop rapide. Une douleur me déchira la main alors qu'une balle la traversait, celle-là même qui tenait encore la dextre du jeune homme et je me laissais tomber à genou derrière la grillage en tenant ma blessure, avant de le voir s'enfuir.

Pour la deuxième fois en deux jours, je pleurais. De douleur, celle de ma main semblait atroce, mais plus encore, de tristesse. Si je n'avais rien dit lorsqu'il avait soudainement fuit, c'est parce que je doutais fort bien de l'identité du tireur et je ne voulais pas que le jeune homme se fasse prendre. Et quelque part, je m'en voulais aussi. D'ordinaire, je faisais toujours attention à ce que je faisais dès lors que je le rejoignais, mais ce matin-là, son départ, rien d'autre n'avait réussi à s'introduire dans mon esprit et j'avais oublié les règles élémentaires de prudence. Ma petite escapade matinale pour un dernier adieu à mon ami me valut une magnifique cicatrice sur la main, un cercle sombre, bien nette, sur la paume et le dos de cette dernière. Dès qu'elle fut guérie, mon père m'obligea d'ailleurs à porter des gants pour dissimuler cette « marque hideuse » de son propre aveu. Moi, elle me permettait de ne pas oublier, de me dire que tout cela n'avait pas été qu'un simple songe.

Son départ fut douloureux, à tout point de vue. Je ne pouvais plus reprendre ma vie comme avant qu'il ne déboule dedans. Toute l'assurance que j'avais pu acquérir en sa compagnie s'évanouit plus ou moins. J'estimais ne plus avoir de raison d'avancer autre que celle que me fixer mon père, aussi je me contentais de satisfaire ses demandes et de me plier à ces séances de torture qu'étaient les dîners officiels. Durant ces quelques années, je devins une personne froide, factice, obéissant simplement aux préceptes qu'on lui avaient enseignés rien de plus. Je souriais sur commande, je parlais peu, me pliait aux conventions lorsqu'il le fallait. Mais intérieurement, je brûlais. Je hurlais ma rage, mon envie de quitter ce monde de faux-semblants et de mensonges. J'avais l'impression de vivre dans un des ces immenses tableaux qui emplissaient la demeure, chaleureux en apparence, mais tellement vides et froids en vérité. Finalement, mon père décida de mon avenir en me fiançant au fils ainé d'un général, un petit con sans aucune cervelle, visiblement ravie d'avoir trouver une compagne. Je ne le vis que quelques fois, lors des soirées de présentation, et pourtant, dieu sait combien j'aurais aimé lui planter le pique à glace dans la chose creuse qui lui servait de crâne. J'envisageais même de fuir, projet que j'avais mainte fois échafaudée seule de ma chambre avant que l'argenté ne disparaisse, mais ma mère m'en dissuada bien vite. Ainsi dont ma vie serait semblable à la sienne visiblement. Mariée à un con, délaissée et solitaire jusqu'à ce que la folie ou l'alcool me gagne … Tu parles d'un avenir radieux ! Du moins, c'est ce qui aurait dû arriver. Mais pour une fois, je n'eus pas à me plaindre, car peu de temps avant mon mariage, mon futur époux, militaire sous les ordres de son père désormais, trouva la mort dans un raid amestrien. Oh, bien sûr, je savais que mon père ne tarderait point à en trouver un autre, mais j'avais quelques mois, ou années de répit devant moi. Du moins, c'est ce que je croyais alors.

Car en vérité, le raid amestrien qui avait tué mon fiancé finit par tomber sur mon village peu de temps après. Mon père, alors en déplacement pour affaire, échappa au carnage, car ils ne laissèrent rien. Les maisons brûlées, détruites, les gens massacrés, les plus jeunes embarqués. Cette journée reste encore floue dans mon esprit, peut-être parce que j'ai tenté d'oublier à quel point tous ces gens se sont fait abattre comme du bétail. Ils ont débarqués dans la salle où avaient lieu les cours de musique. Mon professeur, exécuté lâchement par derrière. Je me souviens de hurlement de ma mère lorsqu'elle a tenté de les empêcher de m'embarquer. Ils ne lui ont pas laisser le temps de se défendre et c'est en lui faisant un second sourire sur la gorge qu'elle a rejoint le pauvre professeur. Pourquoi ils ne m'ont pas exécutés aussi ? J'aurais préféré je crois, ce qui m'attendait était beaucoup moins enviable qu'une mort certes violente, mais au moins rapide. Ce vers quoi nous allions, moi et les autres jeunes, c'était pire que la mort. Emmenés de force, c'était la dernière fois que nous observions la lumière du jour avant un certain temps, même si nous l'ignorions. Certaines refusèrent de se laisser faire et furent fusillés sur place. Les quelques qui n'opposèrent pas de résistance en voyant le sort réservés aux autres furent conduit dans un centre situé sous terre. Parqués dans des cages comme des bêtes, nous avons passés plusieurs jours dans le noir sans savoir dans quel but nous nous retrouvions ici. Puis peu à peu, les cages se vidèrent pour ne pas se remplir de nouveau. Je fus parmi une des dernières à en sortir, une des seules femmes d'ailleurs, nous n'étions que trois. Je passais des tests, un tas d'examens médicaux, psychologiques, physiques, de coordination, bref, à peu près tout ce qu'on peut examiner sur un corps humain avant de finir dans une autre cellule, seule cette fois-ci. Pour toute nourriture, j'avais de la soupe une fois par jour, ça me permettait d'ailleurs de compter les jours. Vingt-sept jours je passais dans ce lieu sombre et humide sans avoir une quelconque réponse quant à ma présence ici. Les geôliers ne disaient rien, ils ne semblaient même pas humains à vrai dire. J'eus le temps de réfléchir, de repenser à tout ce que je n'avais pas fait par peur ou par lâcheté, et à me demander ce que j'avais bien pu faire au bon dieu s'il existait pour me retrouver ici.

Arriva à nouveau un jour où l'on me permit de sortir. Je n'étais plus que l'ombre de ce que j'avais pu être. Disparue la jeune fille toujours tirée à quatre épingles, j'avais les cheveux en bataille, les vêtements sales et troués digne d'une souillon et pas mal d'égratignures diverses mal cicatrisés suite à la rafle. Les gardiens silencieux me menèrent dans une immense pièce, grandement éclairée à l'inverse de la plupart que j'avais pu voir, ce qui m'obligea à fermer les yeux quelques secondes pour m'adapter. Les murs, les quatre, étaient recouverts de symboles étranges, de cercles aux écritures qui ne me parlaient pas. Le sol et le plafond n'échappaient guère à ces curieux graffitis. Mais je n'eus pas vraiment le temps de m'ébahir devant cette forme d'art peu commune que mon regard tombait sur quelque chose de bien moins réjouissant. Un gros félin, tellement semblable à ceux avec lesquelles je jouais jadis dans le parc, à une exception près toutefois, celui-ci était en chair et en os, et aux ronflements sonores que l'on pouvait entendre, bien vivant également. J'eus un mouvement de recul, bien vite freiné par la main métallique du geôlier qui me poussa rudement vers l'animal, sans que je ne puisse l'en empêcher. C'est avec frayeur que je me retrouvais à demi allongée sur le félin qui n'avait même pas tressaillit sous le choc et avant que je ne puisse me relever ou même réagir, la gardien silencieux avait vidé les lieux et un autre homme bien plus petit avait fait son entrée. Le visage dissimulé, il ne prononça pas le moindre mot et se contenta d'avancer vers le cercle au sol contre lequel il s'agenouilla avant d'y poser les mains. Mon regard fut attiré par une tâche sombre sur le dos de cette dernière, tellement semblable à celle que je portais sur la mienne. Et alors que je relevais la tête pour tenter d'apercevoir le visage du l'intrus, un éclair bleuté jaillit du sol, dont l'éclat accrocha le pendentif se balançant au coup du type. C'est la dernière chose que ma mémoire ait pu enregistrer avant que la douleur n'envahisse chacun de mes membres et me fasse perdre conscience. Mais je n'étais pas prête d'oublier.

J'ai repris conscience plusieurs jours plus tard, dans ce qui ressemblait à une chambre d'hôpital mais sans lit et sans fenêtre. Seuls les instruments médicaux et le blanc y faisaient penser en réalité. C'est là que le mot cauchemar a prit un véritable sens à mes yeux. Les jours suivants ne furent que douleurs et déceptions. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre ce qu'il m'avait fait, même si j'ignorais comment il l'avait fait mais il m'avait transformé en monstre. J'avais des crocs, des griffes, mes sens semblaient prendre des proportions délirantes par moment, si bien que j'en étais effrayée lorsque ça ne devenait pas tout simplement handicapant. Et lorsque tous ces changements, je commençais à les comprendre et à les accepter – ne plus me mettre à hurler à chaque fois en quelques sortes – on m'envoya combattre. Moi qui toute mon enfance durant avait été éduquée pour le paraître, la représentation, le savoir-vivre, on me lâchait dans  une arène en m'ordonnant de tuer le plus de monde possible. Comme si j'avais la moindre idée de comment on faisait ! Sauf que voilà, si moi j'ai complètement perdue pied dès les premières secondes, la bête qui vivait désormais dans mon ventre n'était visiblement pas prête à se laisser tuer, et face aux assauts, je réagis instinctivement, esquivant, fuyant pour ne pas finir découper. Lorsque j'ai fini par comprendre que c'était se battre ou mourir, j'ai fini par évoluer. Même si je me répétais sans cesse que la mort serait mieux que ça, je n'étais pas prête à passer l'arme à gauche, pas encore. Alors j'ai pris sur moi, et au fur et à mesure de ces entraînements, j'ai arrêté de fuir, j'ai commencé à me battre. Lorsque j'ai tué mon premier ennemi, j'en ai été malade, je me répétais sans cesse que ce n'était pas moi qui avait fait ça. Mais il fallait bien que je me rendre à l'évidence, c'était bien son sang que j'avais sur les mains, c'était bien mes griffes qui avaient déchirer son poitrail avec une telle violence. Alors j'ai hurlé. Pas comme une fille, même pas comme un être humain non, comme une bête blessée, meurtrie. C'est à ce moment-là que j'ai laissé fuir la jeune femme que j'avais pu être pour laisser place à la chimère, puisqu'il fallait bien que je me fasse une raison, c'est tout ce que j'étais désormais, une simple machine à tuer.  Les choses furent plus simples à appréhender une fois ce constat établi. Les remords étaient toujours présents, mais tellement moins envahissants. Je retrouvais quelque part une certaine corrélation avec ce qu'avait pu être mon enfance, une fois de plus, je ne faisais que suivre les autres. Sauf que cette fois-ci, j'avais la puissance de pouvoir désobéir. J'avais les capacités de fuir ce qui me dirigeaient. Il ne me manquait que l'entraînement, et c'est exactement pour ça que je me démenais lors des arènes. J'y ai passé deux ans, deux années à tuer.

J'avais passé des années à apprendre à faire semblant dans ma jeunesse. Me faire passer pour une recrue docile fut donc une chose simple pour moi. J'attendais juste le bon moment pour agir. Et ce bon moment, ce fut la guerre à la surface qui me l'offrit. J'ignore comment ils ont fait quand on connait la sécurité des lieux, mais l'armée de Drachma a fini par s'introduire dans le complexe scientifique, tuant tout sur son passage. Cobayes, chimères, militaires, et j'en passe. Comme pas mal de mes semblables, j'ai profité de la confusion général pour fuir cet enfer, me servant des sens dont ils m'avaient dotés poru éviter les zones de conflits directs. J'ai laissé derrière moi tout ce border, courant droit devant sans même savoir où j'allais. Désormais habituée aux situations extrêmes, je n'ai ralenti mon rythme que lorsque mes jambes menacèrent de céder à chaque pas, et même là, je trouvais encore la force de grimper dans un arbre pour m'y réfugier. J'ignorais ce qu'était devenue les autres et je m'en foutais. Aucun lien d'aucune sorte ne s'était créé entre les chimères que nous étions, et pour cause, nous combattions les un contre les autres et c'était que le plus fort gagne. Voilà pourquoi je n'avais pas vraiment de regret en laissant les autres se démerder. J'ai passé la nuit dans mon arbre, dormant d'un seul œil à guetter le moindre bruit suspect, et n'en suis descendu qu'à l'aube pour continuer mon avancée en prenant soin cette fois de suivre une route précise, le sud. Je n'avais nul part où aller, et pourtant, une idée fixe en tête, retrouver mon ami. Je le savais parti à Amestris, c'était là-bas que l'alchimie se pratiquait. Ma route semblait donc toute tracée.

J'ai mis plusieurs jours à rejoindre la frontière, et la première chose que je fis fut de trouver des vêtements un peu plus convenables que je portais jusqu'alors. Les habitudes de gosse de riche ont la vie dure et je ne supportais plus ni la crasse ni les loques. J'en fus même réduite à voler de quoi manger ce qui me dégoûta sans que je sache trop pourquoi. Les réminiscences d'une éducation trop stricte.

Voilà où j'en suis aujourd'hui … Enfin, à peu de choses près. Je vis désormais à Amestris, bougeant souvent. J'ai tout de même pris le temps de me renseigner sur ma famille, mais j'appris que tous les membres de cette dernière avait été déclarés morts ou disparus et que l'héritage avait été reversé à l'orphelinat où l'argenté avait grandit. Un retour de fortune si je puis dire. J'ai passé beaucoup de temps dans un couvent pour me remettre, avant de partir parcourir le pays quelque temps. Pour une fois, je goûtais vraiment à ce qu'étais la liberté, et pourtant, j'avais l'impression d'être prisonnière de moi-même, de cette bête que je ne savais pas encore parfaitement maîtrisée. Je me mis en tête de me construire une vie, qu'elle quelle soit, mais cette sensation de vide restait si persistance que tous les projets que je pouvais élaborer me semblaient l'instant d'après dénués d'intérêts. Difficile de vouloir avancer dans ces conditions …



   

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MessageSujet: Re: Pando', patte de velours [ FINIE ] Mar 1 Juil - 22:36
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MessageSujet: Re: Pando', patte de velours [ FINIE ] Jeu 17 Juil - 11:37
Besoin d'un peu de temps pour cette fiche ?
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MessageSujet: Re: Pando', patte de velours [ FINIE ] Lun 28 Juil - 19:01
A que je viens prévenir que j'ai ENFIN fini \o

Pardon d'avance pour celle qui va lire, les descriptions sont bof et l'histoire longue ^^"

Donc bon courage !
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MessageSujet: Re: Pando', patte de velours [ FINIE ] Mer 30 Juil - 13:10
Et bien que dire ? Pas grand chose je dois dire xD Comme d'habitude j'adore lire tes fiches de présentations *o* je te valide sans soucis ! Amuse toi bien et bon rp de nouveau tu connais la chanson o/
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MessageSujet: Re: Pando', patte de velours [ FINIE ] Ven 17 Oct - 20:00
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MessageSujet: Re: Pando', patte de velours [ FINIE ]
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