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Retrouvailles mouvementées

MessageSujet: Retrouvailles mouvementées Ven 28 Sep - 0:32
MANZETTI
Elena
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Retrouvailles mouvementées

Elle est où la poulette ? (1013 mots)

Octobre, l'automne n'en est qu'à son début et pourtant les températures ont déjà bien chutées. Le ciel bleu devient gris, les journées se raccourcissent, les feuilles changent de couleurs et meurent petit à petit. Mon cœur se serre. À l'image de l'automne, moi aussi je meurs un petit peu plus chaque jour. Ma dernière nuit à la pension fut agitée, impossible pour moi de rester en place. J'avais trouvé un équilibre avec le bar, pourquoi il a fallu qu'on me l'enlève ? Sans travail ni argent de côté je ne sais pas ce que je vais devenir.

Je soupire. Il est peut-être temps pour moi de retourner à la maison.

« Ressaisi toi Elena ! Ce n'est pas la première fois que tu te retrouves sans rien à devoir te débrouiller comme tu peux. Allez, laisse ça derrière toi, passe à autre chose. » Pensai-je tout en me foutant une claque mentale.

Je prends mes bagages soigneusement préparés la veille, sors de la pension et décide de me diriger vers le bar où je travaillais jusqu'à hier. Je voulais dire au revoir une dernière fois celui qui avait en quelque sorte changé ma vie. Je descends donc les escaliers en sortant de ma chambre, le cœur lourd et les larmes aux yeux. Une fois à l'accueil je règle ce que je dois au gérant de la pension, silencieuse. C'est alors que j'entends un raclement de gorge, le même que celui qui avait rythmé mes journées depuis que j'avais quitté le standard téléphonique. Au bar, mon patron ne m'engueulait pas, non, pas devant les clients. Il me prévenait par le très charmant son venant tout droit se son gosier que si je continuais je passerais un sale quart d'heure. Si je faisait preuve de maladresse il ne m'engueulait pas non plus, il me regardait en silence, ou plutôt il me jugeait en silence. Au début j'étais gênée, puis petit à petit j'ai compris qu'il voulait juste une réaction de ma part, une réaction franche qui pourrait lui montrer qui j'étais. C'est pour ça que lorsqu'il me regardait de la sorte je lui adressais un sourire, le plus grand sourire qu'il m'était possible de faire pour lui montrer que oui j'avais fait une bourde mais qu'en plus j'en était fière.

Je me retourne et voit son visage triste. J'essaie de lui sourire mais finis par verser une larme. Il s'approche et pose sa main sur mon épaule. J'essuie la goûte avec la manche de mon manteau et renifle bruyamment ce qui lui arrache un petit ricanement, mes manière si peu féminines l'avaient toujours fait rire ce grand monsieur aux cheveux grisonnants.

« Pleure pas gamine, c'est pas la fin du monde ! C'est juste le début de ta vie, va, voyage et envoie-moi une lettre de temps en temps que je sache que tu vas bien ! »

Alors qu'il tapote le dessus de ma tête – chose qui a le don de m'énerver mais qui allait me manquer finalement – je lui souris légèrement.

« T'as raison le vieux, prends soin de toi… Sinon c'est mon poing dans ton nez ! » je lui dis le plus naturellement du monde. Je l'avais habitué, tout au long de notre collaboration, à ce genre de langage délicat et distingué dont je faisais preuve. Tous les jours, tout le temps. Parfois accompagné de menaces, sérieuses ou non selon à qui je m'adressais.

Après un émouvant au revoir, pour ma part en tout cas, il s'en va. Je le suis jusqu'à la porte de sortie et à partir de là nos chemins se séparent. Je marche, loin, longtemps pour atteindre le centre ville, je marche jusqu'à ce que mes pieds me fassent mal. Avec le nombre de boutique qu'il y a là-bas je devrais trouver un boulot assez rapidement. Serveuse, femme de ménage, de nouveau standardiste ou même dans une boucherie de nouveau ! J'ai le hachoir qui me démange, pourtant je me vois mal chasser des souris ou des rats pour mon repas de ce soir. Je m'assoie sur un banc, les jambes endolories par ce long voyage. Mon ventre grogne. Je râle. Je n'ai rien mangé depuis la veille au soir à la pension et ça devient douloureux.

Sans m'en rendre compte je fixe un enfant qui tenait une pâtisserie déjà bien entamée. C'était un gâteau, un cookie ? Non, ça a l'air plus moelleux. Il y a du chocolat ça c'est sûr, je reconnaîtrais ce met délicieux parmi un millier d'autres mets délicieux, oh que oui ! Il me voit qui le fixe la bouche entre-ouverte, la bave menaçant de couler au coin de mes lèvres, il me tire la langue. Qu'est-ce que… ?! Je lui rends la grimace avant de m'essuyer la bouche, encore une fois avec la manche de mon manteau. Je me lève et, au même moment, me fait agressée par une odeur de pain chaud. Le gouffre qui me sert d'estomac m'envoie des signaux qui me font me demander s'il n'est pas entrain de se dévorer lui même. Dans un dernier espoir je fouille mes poches. Rien. J'aurais vraiment dû économiser au lieu de vivre au jour le jour pendant tout ce temps.

Déterminée je rentre dans la première boutique que je vois et demande s'ils ont besoin d'aide et s'ils seraient prêt à embaucher une jeune fille pleine de bonne volonté qui a absolument besoin d'un travail (a.k.a moi, évidemment). Ils me répondent que non, comme une bonne dizaine d'autre gérants après ça. Les temps sont durs, et ça se ressent. Visiblement il n'y a pas que les temps qui sont dur, certaines personnes peu scrupuleuses me demandent si je suis vraiment prête à tout pour un peu d'argent. « Tout » étant bien sûr vendre mon corps pour quelques pièces.

« Et puis quoi encore ? Tu veux tâter mon hachoir ? Le seul moment où tu me toucheras c'est quand ton bras ne sera plus rattaché au reste de ton corps ! Dégage. »

Sidérée je me couvre un peu plus. C'est quoi le problème avec cette ville ?
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Retrouvailles mouvementées

MessageSujet: Re: Retrouvailles mouvementées Ven 28 Sep - 3:24
Retrouvailles mouvementées



Le temps était plus frais, le vent avait tendance à se lever avec plus d’aisance, et il venait frapper les vitres de mes vitrines illuminées. Cela faisait dix jour que j’avais ouvert mon salon de thé… Dix jours que je m’activais le plus possible pour rendre cet endroit chaleureux et plein de vie. Je ravitaillais toujours mon stock en pâtisserie, forçant donc mon levé aux alentours de 5h du matin afin de pouvoir ouvrir à neuf heures et d’avoir tout un tas de choix pour ceux qui partaient travailler. J’avais même fait en sorte de pouvoir vendre de l’alcool, car je savais que l’hiver arrivait à grand pas, et que certains ne se refusaient pas un verre de vin chaud une fois le froid arrivé en nos locaux…

Moi-même, le soir, je ne me refusais pas ce petit verre tiède, m’apportant la chaleur de son alcool jusqu’au creux de mon ventre. C’était agréable, et cela me permettait de me détendre après de lourdes journées. Je ne pensais pas avoir un tel succès, entre les familles venant à toute heure, les enfants qui cherchaient des pâtisseries à la pause déjeuner de leur école, ou bien à la sortie de cette dernière, ceux qui n’avaient pas eus le temps de manger, et ceux qui ne savaient pas cuisiner pour les leurs. Je voyais toutes sortes de visages, et certains même, revenaient plus souvent que je ne l’aurais cru. Oh je ne me plains pas, c’est très plaisant de voir que j’ai enfin réussi quelque chose.

Bon, j’espère surtout que cela va durer… je sais que le lendemain de mon ouverture, par exemple, personne n’était venu, et j’avais cru à un terrible échec. Mais le surlendemain m’avait rassuré. C’était encore assez aléatoire, car il y avait des heures vides, dans la journée, où je pouvais attendre, assise à l’une de mes tables, que les courants d’air n’agitent la cloche de ma porte d’entrée. Résultat, lorsque cela arrivait, j’observais à travers ma baie vitrée la vie des autres. Je m’imaginais ces gens, leurs habitudes, leurs noms, leurs histoires. Ces gens qui n’étaient pas comme moi. Ces femmes qui aimaient déjà un homme, leur prince charmant, ces enfants qui jouaient à chat dans les rues… Ces riches personnages dans leurs automobiles à moteur, tournant le volant avec dextérité… Ils avaient tous une vie palpitante, et moi, je m’impatientais déjà d’être à leur place. Une épouse comblée, une mère aimante, directrice d’un immense restaurant et dirigeant tout un tas d’employé d’une main de fer.

Un beau rêve…

Et puis, il y avait les miséreux, ceux qui hantaient la rue aux heures creuses, cherchant un peu de charité, ou de plaisir charnel… Celles-là, je ne les aimais pas… l’idée même de vendre mon corps me répugnait… Ce corps que je réservais à celui qui m’épouserait, comme mon premier baiser serait pour mon prince charmant, si tant est qu’il existe pour de vrai. Je me perds alors dans ma contemplation et dans mes délires… En milieu d’après-midi, il n’y a jamais personne… Les gens, les enfants, n’arrivent que vers seize heures trente, et là, ils commandent toujours tout un tas de pâtisseries au chocolat et de boissons chaudes bien sucrées. Parfois, il arrivait que certains tentent de me réclamer une bière, mais je n’avais besoin que d’un regard pour leur faire comprendre que je n’étais pas dupe sur leur âge. Je souris au rappel de cette petite fille qui n’avait su que choisir face aux nombreux gâteaux, et qui m’avait demandé ce que je préférais… Je lui avais alors donné un mille-feuille à la framboise, et son regard s’était illuminé… Tant de joie et de gai…

Mais qu’est-ce que c’est que ce raffut ??

Je cligne des yeux et tourne ma tête vers la gauche. J’entends des menaces teintée d’un très léger accent qui, il me semble, m’est familier… Ce qui me perturbe, c’est que ça parle de hachoir, et de toucher un corps. Encore un idiot de proxénète qui tente d’amadouer une jeune femme dans ses filets obscurs pour toucher de l’argent sale. Mais vu la réplique, non seulement elle ne compte pas se laisser faire, mais en plus, elle a un caractère bien trempé… Je me relève alors, époussetant mon tablier propre, et me dirige vers la portée d’entrée. À peine j’avais ouvert cette dernière, qu’une brise vint faire soulever les pans de ma robe verte forêt, alors que je sortais. La silhouette de celle qui s’était défendue était reconnaissable entre mille, et l’air sidéré qui marquait son visage valait son pesant d’or. Je me souvenais encore de ces conversations que nous avions écoutées, et de ma main, rapide, qui filait jusqu’à sa bouche pour la faire taire pour éviter que nous nous fassions remarquer par les correspondants de l’appel.

« Excuses les, ces gens-là n’ont aucune éducation… Mais pas plus que deux commères de ma connaissance ! » Dis-je avec un ton joyeux à la brunette qui fulminait. Là, je lui offris un de mes sourires, ceux que je gardais pour mes proches, pleins de malice et de joie. « Elena, qu’est-ce que tu fais ici ? »

Vous savez ce qui a toujours été drôle lorsque nous travaillons ensembles ? J’étais la première à vouloir écouter les conversations des autres, contre elle qui s’évertuait à dire qu’il ne fallait pas, pourtant, c’était aussi elle qui protestait à chaque information croustillante que nous percevions. Infernales, ingérables, nous avions été toutes deux virées du standard téléphonique pour non professionnalisme… Certes, traiter une inconnue de garce parce que nous l’avions entendu déblatérer qu’elle aimait le corps d’adonis de son amant plus que celui de son mari n’était pas poli, mais la situation en elle-même non plus. Pire que deux espionnes, nous avions suivit toutes les conversations amusantes que nous avions eus sous la main, quand nous ne nous trompions pas de contact avec les câbles à brancher… Résultat, j’étais encore en train de l’entrainer avant qu’elle ne puisse protester… Heureusement, pour cette fois du moins, il n’y avait pas de bêtise à faire.

« Rentres, rentres, l’automne commence à faire frais… » Et sans lui laisser le choix, je la poussais dans mon salon de thé sans pour autant lui dire ce qu’il en était. « Donc, que fais-tu en ville ? Un rencard ? Un entretient ? Tu vas bien d’ailleurs ? Tu fais encore ta tête des mauvais jours… » Bavarde ? Non, pire…


1096 mots
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MessageSujet: Re: Retrouvailles mouvementées Mer 9 Jan - 15:15
MANZETTI
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Vilain petit moucheron, pourquoi es-tu grognon ? (1114 mots)

S’il y a une chose que je ne supporte pas c’est bien les hommes qui se croient supérieurs à nous, les femmes, juste parce qu’ils sont pourvus d’un service trois pièces - souvent trop petit pour en être vraiment fier d’ailleurs, c’est pour ça qu’ils compensent avec leur immense connerie d’après Nonna. Me proposer à moi de satisfaire la luxure de quelques hommes plus ou moins riches en échanges de quelques pièces, ce type est mal tombé. S’il y a dans ce bas monde des minettes prêtes à tout pour un peu d’argent facile – non pas que ce soit une activité de tout repos, j’imagine – je préfère mourir que de m’abaisser à ce genre d’activité.

D’une main je ressers la prise sur ma valise, de l’autre je ressers celle sur mon écharpe pour être sûre de couvrir mon décolleté inexistant – excusez-moi messieurs mais les températures de ce début d’automne ne me donnent guère envie de dévoiler le moindre bout de peau. Un petit « fait pas ta prude » plus tard, ma patience s’effrite encore un peu plus. J’ai faim, j’ai froid, je risque de dormir dehors ce soir. Si ma première réplique était déjà cinglante, la deuxième risque d’être bien plus salée… Si je décide de répondre avec des mots et non par un coup de valise bien placé, évidemment. Avant même que mon cerveau ne daigne choisir entre ces deux possibilités, une voix féminine familière vient interrompre notre échange.

Je me tourne vers elle et découvre Ashline, ma Ashline, celle avec qui j’avais fais les pires bêtises. Elle m’avait évité plusieurs fois le renvoie quand on était toutes les deux standardistes. Je me souviens encore de la tristesse que j’avais ressentie quand on s’était de nouveau séparées. Mon expression change, je le sens se détendre. Sauf mes joues, elles se contractent tellement que je pourrais en avoir des crampes. Ce n’est pas grave, la joie de la retrouver efface tout : la faim, la colère, la fatigue, même mes pieds endoloris me semblent être un lointain souvenir. Enfin… Peut-être pas la faim. Quand elle me demande ce que je fais là ce n’est pas ma voix qu’elle peut entendre, mais mon estomac. Sans que je puisse contrôler quoi que ce soit il s’adonne à un concert digne des plus grands compositeurs. A-t-elle entendu ? Je me le demande.

Sans que je ne m’en rende compte je me retrouve dans une boutique. Le contraste chaud-froid agresse mes joues, la peau de mon visage me brûle quelques instants avant que le changement de température ne devienne agréable. Je sens à nouveau mes doigts qui commençaient un peu à s’engourdir, ou peut-être était-ce la poignée de mes bagages qui me coupaient la circulation sanguine et ce que je sens là n’est que le résultat d’un membre qui retrouve toute sa mobilité et sa vie.

Ce sourire, cette voix, j’ai l’impression de retourner quelques années en arrières. On en a parcouru du chemin toutes les deux, et pourtant nous voilà de nouveau réunies. Des tas de questions se bousculent dans ma tête, j’ai envie de lui demander tellement de choses que je ne sais pas par où commencer. Elle me devance. Une vraie pipelette… Cela m’avait manqué. C’est vraiment comme si on reprenait là où on s’en était arrêté quand on s’est quittées. Peu importe le nombre d’années pendant lesquelles on ne s’est pas vue, notre amitié reste. Et ça fait du bien. En si peu de temps j’ai perdue tant de choses, c’est un soulagement de voir que tout n’est pas perdu et que certaines choses ne changeraient pas.

Je lui offre un petit rire presque silencieux avant de lui sourire de toutes mes dents pour ne pas l’affoler. Aucune situation, aussi difficile soit-elle, ne me résisterait ! Je ne me laisserai pas abattre, abandonner ne fait pas parti de mon vocabulaire.

« Ça me fait plaisir de te voir, Ashline. » sont les mots qui auraient pu sortir de ma bouche si j’étais une personne calme. Evidemment, je ne le suis pas. Je me laisse facilement porter par mes émotions, et là je suis à la fois contente et soulagée de voir quelqu’un que je connais. Plus que ça, quelqu’un que j’apprécie et qui m’est chère.

« JE SUIS TELLEMENT HEUREUSE DE TE VOIR ASHLIIIIIIINE »
est exactement ce que je lui ai dit sans prendre la peine de répondre à ses questions. Au diable la bienséance, je la prends dans mes bras, avec aux coins des yeux des petite larme de bonheur menaçant de rouler sur mes joues à tout moment. Je la laisse respirer quelques instants avant de recommencer. « T’IMAGINES MÊME PAS COMME CA ME FAIT PLAISIR ». C’est presque si je laisse un juron se glisser dans ma phrase pour illustrer ma joie. Je me retiens, je ne voudrais pas l’effrayer avec ce langage fleuri que j’ai dû adopter pour survivre en milieu où l’alcool et les hommes se côtoient… En y réfléchissant, je n’avais pas non plus les expressions d’une dame distinguée à l’époque.


Une fois remise de mes émotions je la laisse respirer à nouveau. Je m’excuse rapidement, dans un rire.

« Excuse-moi, j’ai eu une journée vraiment moisie. Le bar où je travaillais a fermé, personne ne veut m’engager à part les gérant de bordels – jamais de la vie je laisserai qui que ce soit me toucher de cette façon contre de l’argent… Je me connais, les clients finiraient en steak… En parlant de steak j’ai faim en plus j’ai plus d’endroit où dormir puisque j’ai jamais pensé à économiser le moindre sous… J’ai plus rien ? Je savais pas, moi, que le patron du bar allait fermer… Y’a toujours des pochtrons, un bar ça peut pas faire faillite. Si tu veux mon avis y’a anguille sous roche, il a pas voulu me dire ce qu’il se passait pour pas m’inquiéter mais je suis sûre qu’il a eu des soucis avec des gens pas nets… Tu le sais Ashline, je suis pas aveugle, je sais reconnaître quelqu’un qui est dans le pétrin… Comme cette dame quand on travaillait au standard téléphonique, celle qui trompait son mari et qui s’en ventait auprès de ses copines. Dans. La. Mouise. Je te l’avais dit, et elle a eu des soucis. Tu te souviens ? En plein appel, son mari qui rentre. Heureusement que t’étais là pour m’empêcher de réagir, sinon j’aurais été mal ! »

Je fais une pause et m’assoie sur ma valise après avoir quitté mon manteau.

« Fait chaud ici, ça fait du bien… Et toi, tu deviens quoi ? »

Oui, exactement comme avant. Sauf que là, on a encore plus de choses à se dire.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles mouvementées Ven 11 Jan - 22:32
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Il y a quelque chose de très important à savoir sur nous deux. Séparément, les gens ont du mal à tenir la cadence avec nous… Mais ensemble, nous sommes littéralement insupportables. C’est quelque chose que nous avions découvert dés le pensionnat de madame Pervenche, même si j’avais dû partir lorsque l’entreprise de mes parents avaient fait faillite. Nous avions les pires idées ensembles, et même si l’autre trouvait que ce n’était pas quelque chose à faire, elle venait aussi. Et le sourire intense qu’elle m’offrit en comprenant que j’étais celle qui avait esquivé l’abrutit de la rue valait toutes les bêtises que nous avions déjà faites. Je lui avais demandé ce qu’elle faisait là, surtout dans le coin en fait, mais aucun mot ne m’avait répondu, non. En revanche, un grondement sourd en provenance de son estomac l’avait fait pour elle. Ça, c’était précurseur d’une fringale insatiable. Oh je connaissais l’estomac d’Elena, un véritable gouffre sans fin, tout comme le mien d’ailleurs. Nous étions des monstres de gourmandises, c’était notre péché, et je sens bien que lui dire que ce salon de thé est le mien va la faire bondir sur place.

Son visage mit un temps à s’adapter à l’air chaud de la pièce, en même temps, si la boutique en elle-même était déjà chauffée, il y avait surtout, en cuisine, un four qui avait tourné plusieurs heures auparavant à 210 degrés. Je la vis esquisser un léger rire silencieux, comme si la voix lui manquait, mais je n’étais pas sûre du pourquoi, je savais juste qu’elle avait faim – comme tout le temps – Et qu’elle ne semblait pas très bien avant que je ne la fasse rentrer ici. J’attendais d’ailleurs les réponses à mes si nombreuses questions. Et puis, en voyant l’expression de son visage, j’ai compris que ce ne seraient pas des mots qui allaient sortir de sa bouche. Non. C’est un hurlement strident qui vibra avec force dans mes oreilles fragiles. Et j’avais bien compris le sens de ce dernier, puisque moi-même, j’étais plus qu’heureuse de la recroiser après ces années sans se voir, avec pour seule consolation, des souvenirs et des lettres rapides. Je n’avais pas eu le loisir de lui écrire durant mon travail chez Mr Garland. Et encore moins lorsque l’hôtel avait brulé, puisque toutes mes affaires étaient elles aussi parties en fumées.

La demoiselle s’est alors élancée vers moi, lâchant sa valise, pour venir me serrer dans ses bras. Diable, elle avait de la force ! Elle desserra son étreinte… Une seconde… Et me hurla de nouveau dans les oreilles en reprenant de plus belle. Oh si, j’imaginais très bien le plaisir qu’elle avait de me voir, vu la tête qu’elle faisait dehors. Moi aussi, j’étais contente de la voir, mais j’étais moins démonstrative, principalement parce que la pâte feuilletée que j’avais préparé ce matin m’avait explosé les deux bras. Elle me relâcha enfin, se recula un peu et s’excusa en riant. Je me mis à rire avec elle tout en me frottant les épaules. Elle n’y était pas allée de main morte ! Et puis ce fut un déluge de réponse. Elle disait avoir eu une journée moisie, je m’en étais doutée vu la tête, mais les explications qui suivirent me laissèrent presque perplexe. Nous avions le même parcours une fois de plus. Elle avait travaillé dans un bar qui avait fermé, et personne à part les proxénètes ne voulaient l’engager. Elle avait expliqué, tout comme ma pensée avait suivi, le pourquoi personne ne la toucherait ainsi pour de l’argent, et je la comprenais totalement. Sauf qu’elle rebondit dessus, disant qu’elle mourrait de faim et n’avait pas d’endroit où dormir parce qu’elle n’avait pas pensé à économiser. Ce discours, je m’y étais attendu, mais pas avec autant de douleur.

Elena était assez tête en l’air d’un point de vue économie, et surtout, très légèrement sanguine. J’aurais pu dire impulsive, mais il y a une grande différence entre hausser la voix soudainement, et hurler tout en lançant un hachoir sur tout ce qui bouge. Moi, elle m’a toujours fait rire, quand elle était comme ça. À improviser avec ce qu’elle avait sous la main pour nous défendre contre les mots et les gens. Elle disait ne pas s’attendre à ce que le bar ferme, puisqu’il y a toujours des gens pour venir se saouler avant de rentrer chez leurs femmes, et qu’elle pensait qu’il y avait forcément anguille sous roche. Je ne pouvais que hocher la tête… Les créatures bizarres qui ont attaqués l’hôtel, les attentats, il y a tellement de choses bizarres en ce moment à Central que ça ne m’étonnerait pas. Mais il ne faut pas trop s’en préoccuper, sinon on ne vit plus. Je hochais vivement la tête lorsqu’elle me disait avoir la capacité de reconnaitre les gens ayant des problèmes. Oh ça oui… Et elle avait aussi la capacité de nous entrainer dans les problèmes de cette personne pour l’aider. Le souvenir d’Elena prête à hurler à la compromise de s’écarter et qu’elle allait fracasser son mari s’il la touchait me revenait encore en mémoire. Je m’étais glissée dans son dos et j’avais couvert sa bouche sèchement avec ma main tout en écartant l’interphone d’elle.

Elle quitta son manteau puis vint s’asseoir sur sa valise en plein milieu de la salle, et un sourire m’échappa tandis qu’elle commentait la chaleur des lieux. Je tendis la main vers elle pour l’aider à se relever, et l’entrainais vers la banquette que j’avais quitté pour sortir et voir l’agitation extérieur. Je poussais ensuite sa valise – trop lourde bon sang – vers elle, et la glissais sous la table pour qu’elle ne dérange pas. « Eh bien ma chère Elena, tu es dans mon salon de thé, Au plaisir sucré et je t’offre la collation ! Viens par là. » Je l’attirais alors vers mon comptoir à pâtisserie et lui laissais voir tous les choix qui s’offraient à elle. Oh comme j’étais fière de mon travail en ces lieux, et j’espérais la rendre fière, elle aussi. Depuis le temps qu’elle me poussait à cuisiner, vu qu’elle connaissait ma passion. « Oh, je te sers quoi à boire ? Un thé ? Un chocolat ? Un café ? J’ai du vin aussi, ou de la bière, mais je ne suis pas encore très douée pour brasser, il y a trop d’amertume. Je pensais me trouver de l’aide, mais personne n’est assez fou pour s’engager avec moi dans un tel délire! » J’ignorais à ce moment-là, que ma réplique n’était pas du tout tombée dans l’oreille d’une sourde. Devant les yeux de mon amie, s’étendaient des cookies, brownies, muffins, gaufres, croissants, pains au chocolat, meringues, tartes et autres pâtisseries sucrées. Toutes apprises aux cotés de son père, à l’académie.

« Oh, et si tu veux, je peux t’héberger le temps que tu trouves quelque chose, j’ai de la place, mon appartement et au-dessus ! Et puis, ça fait longtemps que nous n’avons pas dormi ensemble et papoter jusqu’aux aurores ! » Là aussi, je pensais que ce serait juste pour un temps, si on m’avait dit ce qui allait se produire, j’aurais cru à une blague, certes, merveilleuse, mais je n’aurais jamais pu m’en douter. « Bon, tu as choisi ? Parce que baver ne remplira pas ton estomac, et il est hors de question que je te laisse mourir de faim dans ma boutique, je serais la pire amie qui soit sinon ! » Terminais-je avec un sourire immense en me rendant derrière le comptoir pour préparer ce qu'elle me demanderai...

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MessageSujet: Re: Retrouvailles mouvementées
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