RSS 
 
   RSS 
  

Forum ouvert le 25/02/2014
Jetez un coup d'oeil à notre Organigramme.
Beaucoup du prédéfinis du manga sont disponibles !
Prenez le temps de zieuter nos prédéfinis des membres !

D'après les rumeurs,
Le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G,
tondant la pelouse avec un tablier rose.

Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"

Des gens cherchent des RPs ! N'hésitez pas à venir zieuter ici

Votez pour le forum toutes les deux heures ! Il y aura des nouvelles têtes et des nouvelles aventures !
Un post pour 250 cenz ! ~

Nous recherchons des méchants pour mettre la pagaille en Amestris ! Les infiltrés recrutent toujours !
Recevez en cadeau un bain de pied en porcelaine d'une valeur de xxxx cenz.

avatar
Messages : 32
Who am i !

Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]

MessageSujet: Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao] Mer 25 Juil - 14:44
29 Septembre 1914.

Les dunes avaient un aspect bosselé sur des kilomètres. Le vent matinal emportait le sable comme un voile. Il retombait gracieusement au sol sans jamais s'arrêter, glissant sur les courbes aussi rondes que celles d'une femme allongée. Salem aimait cette image. C'était merveilleux, un fantasme aussi volatile que les doigts de celle qui lui manquait. Ce matin, tout était calme. Salem terminait de boire dans sa gourde, le regard rivé sur ce moment éphémère. Dans quelques minutes, le soleil allait se lever et l'aurore désertique disparaîtrait. La nuit avait été froide et incommodante alors que la journée serait lourde et le soleil frappant. Le serpent-tigre qui vivait en lui s'adaptait particulièrement bien aux grosses chaleurs, ayant besoin d'une source extérieure pour s'alimenter en température. Néanmoins, sa peau d'humain restait aussi fragile que celle d'un autre, c'était pourquoi durant ce voyage, il n'avait eut de cesse d'adopter sa forme animale. Il n'y avait aucun témoin pour prendre conscience des écailles immaculées qui recouvrait sa peau d’ébène, ni même de la bouche particulièrement grande qui ornait ses lèvres dans un sourire figé tel un véritable serpent. Cependant, ceci faisait bientôt deux jours qu'il voyageait dans le désert et aujourd'hui se trouvait être spécial. Organisé, Salem était allé jusqu'à planifier quelle quantité d'eau lui resterait-il lorsqu'il atteindrait la frontière d'Amestris. Ce n'était pas Xing qui l'avait poussé à venir jusqu'ici mais bien les ruines inassouvies que cette étendue de sable s'évertuait à dissimuler. Xerxès. Comme lui, cet endroit avait été pris d'assaut, détruit, vidé et oublié. C'était le lieu parfait où se retrouver. Il ignorait si le coin était touristique, mais précautionneux comme il l'était, Salem remit son masque autour de son visage.
Il marcha des heures sous le soleil de plomb avec nulle autre que son âme pour effectuer ce voyage. Son sac ne contenait que des litres d'eau et de nourriture sans aucun carnet pour encrer son récit. Il n'en ressentait pas l'envie. Quand les ruines de Xerxès furent distinctement sous ses yeux fendus, il ressentit un frisson de satisfaction lui refroidir l'échine. Le visage mangé par le turban qui le protégeait du soleil, seule la pointe de son masque de cuir dépassait de cet amas de tissu beige. Les lieux, silencieux, semblaient figés dans un espace temps hors de cette réalité. Coincées entre Amestris et Xing, les ruines arboraient une végétation très discrète qui venait orner les quelques murs encore debouts. La mousse s'infiltrait entre les colonnes de pierre. Le lierre s'entortillait aux immondices qui devaient être des temples, des maisons.... Qui sait ? Peut-être même des endroits saint ou simplement la bordure d'une ancienne ferme ? Qui pouvait prétendre savoir comment ces gens vivaient autrefois ?

Une fontaine ronde, opulente et magnifiquement opportune se trouvait là, face à lui, offerte aux premiers venus. Salem s'en approcha, avide et curieux. Plus il avançait et plus les vagues ruisselantes qui nageaient à la surface de la fontaine disparaissaient. Dès qu'il posa les mains sur les rebords de terre cuite,  elle se trouva cruellement vide. Il soupira dans la chaleur étouffante de son masque. Les rebords de cuir lui laceraient la peau. Il jeta un coup d’œil alentour avant de le retirer prestement, pressé par la soif. Il déposa le masque sur le rebord et sortit une gourde de son sac. Sans retirer son turban, il but à grandes gorgées comme un nouveau-né tout juste sortit du ventre de sa mère. Il contempla le calme et la sérénité des lieux, sentant quelques gouttes d'eau s'infiltrer dans son col. Sa langue bifide sifflait dans l'air, savourant l'odeur. Ce n'était que pur plaisir. Un moment parfait. Mais comme toutes choses merveilleuses, il se trouva une fin. Salem sentit une odeur. Il se rendit compte qu'un chameau était attaché à une colonne debout à quelques mètres de là. Soucieux d'avoir été surpris, il dissimula sa bouche reptilienne dans son turban. A pas de loup, il rejoignit l'animal. Ce dernier, peu rassuré quant à sa nature dissimulée tenta un revers. Salem se prit un faible coup de museau contre la tempe, mais n'en tint pas rigueur. Son regard naturellement prédateur était rivé sur une silhouette humaine. C'était un homme mais que pouvait-il être d'autre ? Un simple  touriste ? La lame qui brillait à sa ceinture semblait vouloir dire le contraire. Elle était bien trop grande pour être celle de quelqu'un souhaitant se défendre et trop exposée. Cependant, chaque personne n'était pas un ennemi. Salem s'approcha dans le dos de l'inconnu avant de lever les yeux sur ce qu'il contemplait ; un mur gigantesque dont les gravures étaient tout aussi grandes et fabuleuses. Cela ressemblait à un cercle avec un lion rugissant en son centre. Le rond était fendu au-dessus, ne laissant aucun loisir quant à la lecture des innombrables écrits qui l'ornaient. Mais Salem, certes ignorant sur beaucoup de domaines savait ce que c'était. De l'alchimie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 73
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 1
Succès: Parce que je viens de loin
Test:

Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]

MessageSujet: Re: Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao] Jeu 2 Aoû - 14:37
Rencontre aux ruines de Xerxes


Starring : Salem Dorcas Good & Lin Yao

Traverser un désert, ce n'était jamais une partie de plaisir. En plus de devoir faire face à deux températures extrêmes, tout voyageur décidant de s'aventurer à travers ces plaines de dunes infinies devait s'assurer de posséder un bon sens de l'orientation, ainsi qu'une bonne quantité de vivres. Par chance, ce voyage, Lin Yao ne le faisait pas seul. À ses côtés, il pouvait compter sur ses fidèles serviteurs, le vieil homme Fu ainsi que sa petite-fille, Ran Fan. Afin de rallier la frontière d'Amestris, il existait bel et bien une route moins dangereuse que celle que le prince avait choisit d'emprunter, mais cette dernière avait le défaut d'être aussi bien plus longue. De plus, si le jeune Yao n'était même pas capable d'endurer une traversée du désert aller-retour, comment arriverait-il à assumer une position d'empereur ? Ce n'était qu'un bref obstacle de plus qui le séparait de son objectif.

La pierre philosophale, cette entité, qui, selon les légendes, offrait la vie éternelle, serait, selon les dires, d'origine alchimique. Du moins, c'était ce que Lin avait lu lors de ses nombreuses recherches sur l'elixirologie xinoise ainsi que sur l'alchimie qui était pratiquée en Amestris. Et les ruines qui restaient de cette civilisation éteinte, berceau de l'alchimie et lieu raconté comme ayant assisté à l'apparition de la première pierre philosophale jamais mentionné dans les livres d'histoire, le xinois souhaitait les voir de ses propres yeux.

Et c'est comme ça qu'il se retrouvait désormais à marcher à travers ces bâtiments d'une autre époque, désormais à la merci du temps qui n'épargne rien. Juste un peu plus tôt, il avait retiré la tenue de voyage qui le protégeait du soleil à dos de chameau, tandis que l'un de ses gardes du corps attachait les bêtes. Puis, il n'avait pas perdu son temps pour vagabonder à sa guise dans les ruines, sa tenue jaune ornée du symbole de son clan reposant fièrement sur ses épaules. Passant une main dans sa mèche de cheveux qui lui retombait sur le visage, cachant quelque peu son œil gauche, il s'arrêta un instant, fixant un mur au loin qui attirait particulièrement son attention. Avant de faire quelques pas en sa direction, Lin laissa son regard vagabonder autour de lui. Si l'endroit paraissait désert, le prince xinois ne se doutait pas que ses fidèles gardes du corps ne devaient pas être bien loin. Bien qu'aux dernières nouvelles, Ran Fan et Fu s'étaient mis à la recherche d'une source d'eau pour en faire le plein, Lin savait que dans un endroit aussi vide que celui-ci, il ne pouvait pas échapper à leur regard attentif.

Laissant derrière lui ses pensées au sujet de ses serviteurs, le brun se concentrait désormais sur l'imposante gravure ornant le mur face à lui. Si le prince avait réalisé de nombreuses recherches sur l'alchimie d'Amestris et l'elixirologie, il restait tout de même un non-pratiquant. Et, face à ces inscriptions, la seule chose que le jeune homme était capable de confirmer, c'était le fait que c'était bel et bien de l'alchimie. Enfin, même si il avait été capable d'interpréter ces différents symboles ainsi que le lien qui pouvait les unir, une partie de la fresque était clairement manquante. En tout cas, avec ce qui semblait être un cercle alchimique aussi complexe sous les yeux, Lin pouvait se sentir rassuré sur le fait que ses recherches ne furent pas en vain. Si les habitants de Xerxes étaient aussi talentueux en alchimie que cette fresque et les légendes du sage de l'ouest le laissait entendre, alors peut être la pierre philosophale n'était pas qu'un mythe. Mais si l'alchimie avait réussi à créer ici dans ce royaume une pierre capable de prolonger la vie, comment donc une entière civilisation avait fait pour s'éteindre aussi vite... Tellement obstiné par le fait qu'il se devait de mettre la main sur un tel trésor, Lin était bien loin de se poser la question de si oui ou non cette immortalité qu'il recherchait tant avait pu être à l'origine d'une telle tragédie.

Fronçant quelque peu les sourcils, il fit quelques pas en arrière, afin d'avoir une vue plus large du mur entier. Il pencha un instant la tête sur le côté, pensif, ses fins yeux toujours rivés sur les intrigantes gravures.

Chose qu'il n'avait pas remarqué avant qu'elle ne s'approche de lui, c'était la silhouette inconnue qui se détachait parmi les ruines alentours. Alors que cette dernière s'immobilisa, imitant visiblement le prince dans sa contemplation du mur, ce dernier tourna la tête légèrement dans sa direction, afin d'espérer apercevoir son visage. C'était un homme, et il semblait seul. Il n'avait pas vraiment le look du typique assassin, ni même l'attitude, mais par réflexe, la main droite de Lin se rapprocha en douceur du sabre qu'il portait au bas du dos. Toutefois, il fut devancé.

Même si cet étranger ne montrait pas le moindre style d'hostilité, il avait approché leur jeune maître dans son dos, et c'était déjà trop aux yeux de ses gardes du corps dont les nerfs étaient encore à vif après une longue traversée du désert, qui en un instant bondirent sur ce dernier. Malgré la lourde chaleur qui pouvait peser dans l'air, les serviteurs du jeune prince Yao portaient toujours leurs sombres tenues avec un masque couvrant leur visage. Si le pauvre inconnu se retrouvait désormais avec un kunai - maintenu par Ran Fan - non loin de la gorge, c'était face à face avec Fu et sa propre arme tranchante qu'il était désormais. Ils n'avaient pas hésité un instant. Le message était clair. Fait un pas de plus et tu le regretteras.

Toujours posté non loin du mur qui il y a quelques minutes avait encore toute son attention, Lin observait la scène en silence. Bien qu'il approuvait l'efficacité de ses gardes du corps, il n'était pas là pour chercher la bagarre. Si encore il s'agissait de quelqu'un cherchant visiblement à lui cacher des informations clefs pour la réussite de son objectif, alors là le jeune prince pourrait en venir aux armes, mais dans cette situation... Il n'était même pas encore officiellement en Amestris qu'il semblait déjà se retrouver en conflit avec l'un de ses habitants. Quoi que, ça, c'était vite dit. Ce n'était pas parce que cet inconnu se retrouvait ici maintenant qu'il venait de ce pays.

Sa main toujours sur le fourreau de son sabre, Lin observa un instant de plus l'homme. Il ne semblait pas porter la moindre arme sur lui, donc visiblement, il ne venait pas vers lui pour l'attaquer. Ainsi, il fit signe de sa main libre à ses gardes du corps de laisser un peu respirer ce pauvre homme qui n'avait rien demandé. Cherchant à s'excuser, le jeune prince offrit un sourire gêné à l'étranger. Bien qu'ils se soient retirés, les serviteurs du clan Yao restaient visiblement aux aguets, arme toujours en main.

- Excusez mes compagnons, nous ne nous attendions pas à croiser qui que ce soit dans des ruines pareilles.

Et sans doute que le nouveau venu partageait ce même sentiment. Peut-être que ce dernier n'apprécierait pas le drôle d'accueil qu'il avait reçu de la part du xinois et de son entourage, mais que voulait-il, il ne pouvait pas reprocher à ses gardes du corps de faire leur travail... Enfin maintenant, ce que le jeune prince espérait, c'était que désormais, ce mystérieux homme devant lui accepte ses excuses et ne cherche pas à employer la force comme simple réflexe défensif face à "l'agression" dont il venait d'être victime.

Spoiler:
 

lumos maxima
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 32
Who am i !

Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]

MessageSujet: Re: Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao] Lun 6 Aoû - 5:57
Le kunaï glissé contre sa jugulaire s'était insinué avec une habilité remarquable. Ce qui fascinait d'avantage le jeune homme était le masque qui lui faisait face. La grimace du fou qui la portait semblait dérisoire et sa bouche déformée. Il était impossible de savoir s'il s’agissait d'une expression de douleur, de tristesse ou de fourberie. Le nez arrondi du faux-visage harmonisait cet ensemble de blanc, rouge et de noir. Les joues semblaient peinturées de sang. Les sourcils épais et surélevés du déguisé faisaient ressortir la nuit profonde du regard qui se tenait devant lui. C'étaient les yeux d'un vieil homme à en juger par les ridules qui entouraient ses paupières, néanmoins la force qu'il dégageait valait plus d'un combattant.
Ce masque était-il traditionnel du pays de Xing ? Salem n'en avait jamais vu. Il reporta son attention sur le jeune homme qui se tenait non loin d'eux, gardant sa visière d'étoffe contre la bouche. Si le garçon ne se sentait pas en proie aux deux gardes du corps qui lui avaient barré la route, il craignait d'avantage que leur jeune maître n'oblige ces deux-là à lui retirer son turban. Il avait été surpris et cette surprise s'était rapidement métamorphosée en attention. Salem connaissait les coups en traître et il savait que si les deux ninjas avaient dû frapper, ils l'auraient déjà fait.
Il croisa le regard du plus jeune quelques secondes. Son vis-à-vis l'observait, jugeant la menace qu'il représentait. Salem prit soin de lever sa main libre avec lenteur tandis que l'autre servait encore à tenir le tissu qui dissimulait son secret de toujours. Il se maudit quelques secondes d'avoir laissé son masque sur le rebord de la fontaine en terre cuite, mais il se concentra sur le vieillard à défaut de pouvoir faire autrement. La voix de son maître s’éleva comme une brise légère, brisant l'étreinte de tension qui les accablait. Salem profita de l'accord tacite qui lui était proposé pour aussitôt répliquer :

« Soyez certain que moi non plus. »

À ses mots, il ravala sa langue bifide qui sifflait trop à ses oreilles sans son masque. Il écarta son turban au niveau de sa poitrine, tout en douceur, laissant le soin au vieux ninja de vérifier qu'il ne portait aucune arme sur lui. Le serpent qu'il était n'en avait pas besoin et le voyageur qui sommeillait en lui n'avait pas prévu d'en venir aux mains. Un couteau gisait dans le gosier de son sac mais d'ici qu'il puisse en tenir le manche, il pouvait toujours compter sur ses réflexes inhumains pour se sortir d'une telle impasse.

« C'est magistral, n'est-ce pas ? »

Le regard de nouveau attiré par la fresque dans le dos de l'étranger, il ignora la mobilité de ses membres qui le rendait raide, n'ayant point oublié le combattant, ou du moins la combattante à l'odeur des phéromones qu'elle dégageait, qui était dans son dos. Curieux, il baissa les yeux sur le masque du vieil homme avec l'étincelle d'un enfant :

« Qu'est-ce ? Ce masque ? Que signifie-t-il ? »

Il ne s'était pas attendu à tomber sur de telles personnes, mais maintenant que c'était chose faite, Salem les considérait avec autant d'application que s'il visitait les ruines. L'adolescent devait être important ou avoir obtenu un titre qui lui donnait ce prestige pour avoir des « camarades », comme il les avait nommés, aussi téméraires, furtifs et rapides. S'il se posait la question, Salem attendit d'abord de connaître les réponses à celles qu'il avait déjà posé pour apposer sa soif de découverte. Il remercia ses dures années de lui avoir forgé un esprit suffisamment calme pour ne pas s'être transformé en reptile sur pattes dès que les ninjas l'avaient surpris. S'il était découvert, il craignait de donner une raison aux deux porteurs de sabres de dégainer. Un serpent dans le désert était rarement considéré comme un compagnon de voyage.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 73
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 1
Succès: Parce que je viens de loin
Test:

Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]

MessageSujet: Re: Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao] Jeu 16 Aoû - 15:03
Rencontre aux ruines de Xerxes


Starring : Salem Dorcas Good & Lin Yao

Si le nouveau venu au visage à moitié masqué par un turban pouvait se montrer curieux vis-à-vis des deux guerriers Xinois et du jeune homme de jaune vêtu les accompagnant, il en était de même pour ce dernier. Il s’agissait après tout du premier étranger qu’il rencontrait depuis son départ de Xing. Lin ne pensait pas avoir l’occasion de croiser qui que ce soit d’imprévu avant son arrivée en Amestris pourtant. Comme quoi, des surprises pouvaient toujours arriver. Et maintenant, il lui suffisait de s’assurer que ce mystérieux homme ne se révèle pas comme étant une mauvaise surprise. Mais ce qui attirait le plus la curiosité du jeune prince était la raison de la présence de cet homme dans de telles ruines. L’endroit était complètement désert et selon ce que Lin avait entendu au sujet de ces ruines, très peu de gens semblaient avoir un intérêt pour les quelques monuments et façades ayant survécus à l’épreuve du temps. Du coup, le jeune xinois ne pouvait s’empêcher de douter du fait que le nouveau venu ne soit qu’un simple touriste. De plus, ces ruines étaient entourées par l’impitoyable désert séparant Amestris et son pays d’origine. À moins d’apprécier les étendues de sable infinies et la chaleur étouffante, ce n’était sans doute pas sans un doute précis que l’on décidait de s’aventurer dans un tel lieu.

Toutefois, même s’il restait sur ses gardes par réflexe, le jeune prince continuait d’arborer un sourire amical alors qu’il écoutait l’inconnu s’exprimer calmement pour la première fois. Il s’exprima en Amestrien, langue que les trois Xinois avaient du apprendre à maîtriser parfaitement avant leur départ, toutefois, l’homme avait une façon particulière de s’exprimer. Ne se posant même pas la question que cet homme puisse ne pas être entièrement humain, Lin interpréta cela comme un simple accent. Après tout, lui-même en avait un fort lorsqu’il s’exprimait dans sa seconde langue.

Le jeune xinois fut presque surpris du calme dont l’inconnu faisait preuve. Aucun mouvement brusque, ni aucune volonté de répliquer d’ailleurs. C’était une bonne chose. Ses fins yeux fixés sur ceux de l’étranger, le jeune prince suivit son regard qui s’était posé sur la fresque. Alors peut-être, était-il venu ici par simple curiosité ? Ou alors profitait il juste de sa présence ici pour l’observer ? Difficile aussi d’ignorer sa présence. Magistral était réellement le bon mot pour la qualifier. Le jeune prince voulu profiter du fait que la fresque venait d’être mentionné pour le questionner innocemment à son sujet – après tout, pour le peu qu’il savait, cet homme pouvait toujours se révéler comme étant un alchimiste – mais il fut devancé.

Habituellement, lors d’un arrêt bref comme celui-ci aux ruines, Fu enlevait toujours son masque, lorsque ce n’était que lui, Ran Fan, ainsi que son jeune maître – contrairement à sa petite-fille d’ailleurs qui curieusement préférait garder son masque en présence de Lin. Avant de bondir sur le nouvel arrivant quelques minutes auparavant, il avait dû le remettre pour cacher son vieux visage. Et ce masque était maintenant le principal objet de la curiosité de cet étranger. Le plus jeune des trois xinois observa en silence celui qui venait de s’exprimer une fois de plus sans hésitation et dans le plus grand des calmes. Lin n’était pas sur à qui la question était réellement posée, mais comme ses deux serviteurs gardaient le silence, il commença à ouvrir la bouche pour répondre – et comme si il avait senti son hésitation, Fu se décida à l’interrompre, s’adressant à lui dans leur langue natale, le xinois.

- Cet étranger est bien curieux. Si ses questions vous importunent nous pourrions juste vous en débarrasser. Nous n’avons pas de temps à perdre avec un simple touriste.

Bien qu’il soit un prince héritier de son pays d’origine ainsi que le chef de son clan, Lin restait encore un adolescent, bien inexpérimenté sur de nombreux points. Et bien qu’il ait reçu une formation plus que complète, ce voyage restait sa première réelle sortie du pays. Ce qui n’était pas le cas de Fu. Le vieil homme avait vécu une vie déjà bien rempli, et de ce fait, Lin portait une attention toute particulière à ses conseils et à son jugement. Dans cette situation, le jeune prince ne partageait pas son avis, mais il pouvait parfaitement comprendre pourquoi son garde du corps souhaitait voir disparaître au plus vite ce trouble-fête, venu interrompre Lin dans son observation des ruines. Toutefois, bien que se débarrasser d’une manière ou d’une autre de la menace potentielle que pouvait représenter cet homme puisse être la solution la plus simple et rapide, si le jeune prince souhaitait atteindre son objectif, c’était loin d’être l’attitude qu’il devait prendre. Au contraire.

- Ce n’est pas un problème. Ne faites rien sans que je vous en donne l’ordre. De plus, ce n’est pas en agissant ainsi que nous recueillerons la moindre information au sujet de ce que nous sommes venus chercher.

Ignorer quelqu’un pouvait toujours être synonyme d’une perte d’information, et ça, Lin ne pouvait pas se le permettre. Et si ce nouveau venu savait quoi que ce soit de plus que lui sur cette fresque ? Ce serait déjà un petit pas de plus. L’enjeu était bien trop important pour ignorer la moindre source d’information. Il n’était plus à Xing. Ici, il était monsieur tout le monde, et il n’avait aucune raison de laisser l’arrogance de son statut de prince se mettre en travers de son chemin. Si ses gardes du corps avaient comme premier réflexe d’être plus agressif et froid, le prince lui préférait agir de manière sociable et décontractée, à l’image de son éternel sourire. Réellement, à part s’il se montrait un peu trop paranoïaque, il n’avait aucune raison d’ignorer cet homme. De plus, même si cette confiance se retournait contre lui, il avait une totale confiance en ses gardes du corps.

Amicalement, il secoua avec nonchalance sa main en direction de l’étranger qui avait assisté à l’échange en xinois, sans devoir en comprendre un mot – à moins qu’il n’ait eu quelques connaissances de cette langue – comme pour lui faire comprendre de ne pas faire attention à ce qui venait de se passer. Puis il ouvrit une fois de plus la bouche, pour s’adresser à lui cette fois-ci en Amestrien.

- Ce sont des masques traditionnels xinois. Les motifs et symboles l’ornant peuvent varier, mais ces deux-là sont une paire, portant respectivement le Yin et le Yan. Quant au masque en lui-même, il s’agit d’un masque porté par les guerriers xinois lors d’importantes missions.

Comme des escortes par exemple, ou des choses moins jolies comme des assassinats. Il permettait aux guerriers xinois de dissimuler leurs identités afin de ne pas se dévoiler complètement à l’ennemi. Bien que les plus doués des guerriers du pays de l’est étaient tout à fait capable d’identifier les auras grâce à la lecture du pouls du dragon, cela restait bien plus dur à identifier qu’un visage. En Xing, si votre route croise celle d’un guerrier au visage caché derrière un masque, il y a de forte chance que celui-ci fasse partie de la garde impériale ou de celle d’un des nombreux princes ou princesses du royaume. Si du moins le rang de son clan le permet.

Toutefois, toutes ces informations, Lin n’avait pas besoin de les lui divulguer. Il s’était donc contenter de lui répondre vaguement, mentionnant tout de même le fait que la raison de sa présence ici en compagnie de ses compagnons soit importante. Bien qu’il avait insisté sur le fait qu’il souhaite avoir une conversation avec cet étranger, il n’était pas plus que ça intéressé par le fait de répondre à des questions. Non, il préférait en poser.

- Après une telle question je suppose vous ne m’en voudrez pas d’être à mon tour un peu curieux ? Je suis plutôt intéressé par les secrets de cet endroit, et je me demandais si vous aussi vous étiez ici pour en apprendre plus sur ces ruines ?

Si l’homme ne savait rien d’intéressant à ce sujet, alors il l’ignorerait et continuerait son observation des lieux en solitaire. S’il continuait à se montrer trop curieux vis-à-vis de sa personne sans donner de réponses, Lin n’aurait qu’a lui offrir quelques réponses pour gagner sa coopération ou juste à esquiver les questions et en poser de nouvelles. Toutefois, s'il refusait de répondre pour une raison ou une autre, lui cachant des choses, le prince aurait toujours ses moyens de le faire parler. Même s’il n’appréciait pas l’usage de la violence, s’il voulait obtenir quelque chose, il l’obtiendrait, bien qu’il doutait avoir à découvrir quoi que ce soit de valable de la bouche d’un étranger comme lui.

Spoiler:
 

lumos maxima
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 32
Who am i !

Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]

MessageSujet: Re: Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao] Mer 29 Aoû - 18:45
Le garçon avait un accent particulier et c'était la première fois que Salem l'entendait. Lui et le vieil homme échangèrent quelques mots et bien que le serpent ne comprenait pas ce qu'il s'était dit, il pouvait facilement en deviner la teneur. Après tout, il était retenu entre deux brasiers aux masques sanguinaires. Lin Yao confirma l'appartenance de tels costumes à celle de guerriers dans un Amestrien correct. Par la suite, le jeune homme lui posa une question somme toute banale sur l'endroit où ils se trouvaient. Salem esquissa un sourire derrière la barrière de tissu qui recouvrait sa bouche. Il était un voyageur passionné, courtois si les éléments étaient tous disposés, néanmoins il avait encore cette amère sensation d'être un prisonnier face à son bourreau. Pour atténuer cette impression, Salem baissa ses mains et fit rouler ses épaules comme s'il étirait ses muscles crispés par la chaleur.

« Elles sont splendides. Je voulais les voir. C'est une magnifique impasse avec une histoire tout aussi rocambolesque. Les ruines de Xerxès sont une curiosité pour chaque voyageur qui se respecte. »

Il ignorait si c'était de la déception qu'il lisait dans le regard de Lin Yao, mais il n'attendit pas de le contempler d'avantage avant de détourner la tête. Salem recula jusqu’à atteindre une colonne de pierre, pilier de ce qui avait été autrefois un gigantesque palais. Sa main glissa contre la paroi sableuse, toujours aussi solide malgré les années. Pourtant, l'endroit donnait cet affreux sentiment qu'il pouvait s'effriter, disparaître à tout moment. Il y avait des tranchées un peu plus loin qui descendaient sur des mètres et des mètres. Elles semblaient creuser jusqu'au noyau de la planète. Néanmoins elles n'étaient que le gouffre ébréché de ce qui avait été une cascade somptueuse et abondante.

« Terre et poussière. Voilà à quoi se résume tout un peuple disparu en une seule nuit. Chaque vie, chaque souffle fut interrompu. Subitement. N'est-ce pas là une histoire toute à fait fascinante ? Faudrait-il avoir d'autre raison de se trouver là ? »

L'alchimie. Le serpent n'était pas assez stupide pour ne pas reconnaître un cercle quand il en voyait un. Il releva les yeux sur la fresque qui les dominait, les plongeant presque dans son ombre. Alors qu'il n'avait cessé de parler avec une lenteur toute calculée, il reculait méthodiquement vers la fontaine où il avait laissé son masque.

« Les secrets de cet endroit, murmura Salem pour reprendre les mots du garçon. Les secrets de cet endroit sont rement ce qu'il y a de pire sur cette terre. N'est-ce pas mieux de laisser les choses telles qu'elles sont plutôt que de découvrir ce qui a pu décimer toute une population ? »

Il ferma les yeux et laissa doucement sa tête basculer en arrière. Un frisson glissa le long de sa colonne, de haut en bas comme une perle d'eau. Mais ce n'était là qu'une glaciale intuition. Il n'avait pas envie de savoir ce qu'il s'était passé. Il préférait observer les vestiges de ce peuple comme d'une rareté, un cadeau à peine emballé. Un passé déchiré. Un nuage noir. Une pluie frileuse. Cette histoire était horrible. Il pouvait sentir qu'elle l'avait été. Par sensibilité. Par empathie, car perdre la vie, brutalement, ne devait pas être des plus agréables. Ce qu'il s'était passé, ici, n'avait rien de magique. C'était un génocide.

Et pourtant, lorsque Salem ouvrit les yeux, il put contempler le calme et la sérénité des lieux. La mousse verte se cachait du terrible soleil entre chaque interstice de pierre. Les soupçons d'eau et d'humidité gisaient comme des gouttes d'espoir et de torture au sol. Malgré sa beauté, cet endroit restait une tombe et pour le rappeler, il laissait ci et là quelques ossements qui ne pouvaient être confondus avec des pierres.

« Est-ce qu'un garçon et ses deux guerriers sont là pour contempler la beauté des lieux ? »

Il posa son sac au sol et l'indiqua du doigt :

« Si vous le souhaitez, j'ai un peu d'eau. »

Salem s'empara de son masque qu'il fit tournoyer entre ses mains, l'index contre la pointe de cuir.

« J'ignorais que des femmes puissent devenir guerrières à Xing, ajouta-t-il en relevant les yeux sur Ran Fan. »

Les phéromones qu'une femme dégageait étaient très différents de ceux d'un homme et malgré le masque, le serpent ne se laissait pas duper. Néanmoins, il avait fait cette remarque avec innocence bien que son regard naturellement prédateur pouvait laisser présager le contraire.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Who am i !

Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]

MessageSujet: Re: Un voyage qui nous appartient [pv Lin Yao]
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Le moment présent a un avantage sur tous les autres: il nous appartient
» LA NUIT NOUS APPARTIENT.
» La nuit nous appartient mon amour /!\Hentaï/!\ [Solo]
» ce que nous faisons : les sauts en image
» Les gens du voyage

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: EAST CITY :: LES PLAINES DÉSERTIQUES :: FRONTIERE AVEC XING : ZONE DÉSERTIQUE :: RUINES DE XERXES-