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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Jeu 5 Avr - 2:45
Ce qui frappait en premier du front sud ? Les bruits. Le sifflements des balles au loin, les explosions occasionnelles qui, malgré la distance, déchiraient les tympans, le fracas de caisses que l’on chargeait ou déchargeait sans relâche, les voix basses et sombres des soldats au repos. Elizabeth se sentait transpirer malgré le froid de ce début d’hiver qui venait mordre ses doigts découverts. Là où ses doigts automails retrouvaient la chair blanche était un endroit particulièrement sensible. Tout comme le petit tiraillement qui lui rappelait la présence de sa cicatrice sur la joue. Mais cela faisait des années qu’elle s’était habituée à ces sensations. Donc non, ce n’était pas le froid qui la faisait se sentir mal à l’aise au point d’en suer froid. C’était plutôt le fait que, malgré son statut de consultante de l’armée, jamais l’ingénieur n’aurait cru que le gratin du QG de Central allait un jour lui demander de se rendre au front. La rouquine n’avait vraiment rien à y faire, sa place était derrière un établi à jurer comme un charretier parce que son nouveau mélange de poudre ne produisait pas un assez gros boum à son goût. Pas à actuellement entendre des explosions de poudre.

Mais la personne qui lui avait poliment demandé de s’engouffrer dans l’enfer de feu et d’acier du sud possédait tout de même le grade de général. Un vieux général de Central qui n’avait pas dû voir un champ de bataille depuis le siècle dernier mais même. On ne disait pas non à ces gens-là. C’était tout à fait le genre de personne qui pouvait révoquer son contrat avec l’armée si l’envie lui en prenait. Et du jour au lendemain elle ne se retrouverait sans autoritsation de produire ses chères armes. Et ça il en était hors de question.

Pour l’occasion, Elizabeth avait revêtu l’uniforme militaire qu’on lui avait remis lorsqu’elle était devenu consultante officielle de l’armée d’Amestris. Un uniforme banale, mais qui à la différence de ceux des soldats dont les grades étaient affichés aux épaules ou au torse, celui-ci n’arborait rien du tout, d’un bleu lisse et ennuyeux. La seule chose qui indiquait son statut de spécialiste était la broderie dorée d’un canon d’artillerie et d’un pistolet entrecroisés au niveau du coeur. Ses cheveux roux sagement ramenés en un lourd chignon, la jeune femme essayait de ne pas montrer à quel point cet endroit l’intimidait. Elle se trouvait présentement dans le camp militaire du front sud après tout... Un soldat était venu la chercher à la gare de South City à l’arrivée de son train. Et malgré les timides tentatives d’Elizabeth pour essayer d’entamer la conversation et de savoir pourquoi sa présence était requise aussi loin de Central, le soldat était resté de marbre. Et ce silence neutre, qui l’avait déjà agacé pendant le voyage en voiture, commençait désormais sérieusement à lui taper sur les nerf.

Son regard noisette fut soudain attiré par deux brancardiers qui passaient au pas de course à moins de deux mètres de leur . Et bien malgré elle, Elizabeth ne put s’empêcher de fixer l’extrémité sanglante et déchiquetée de l’endroit où aurait dû se trouver le pied du blessé. Virant au vert, la nausée lui tordant sans avertir l’estomac, la jeune femme se figea s’attirant un regard légèrement méprisant de l’homme qui l’accompagnait. Mais Lizzie ne pouvait plus bouger. Cette simple image avait suffit à ce qu’elle se rende compte qu’elle n’avait décidément rien à faire ici et qu’elle voulait rentrer chez elle au plus vite. Que sa patrie la pardonne, mais elle n’avait rien d’un soldat. Si elle savait utiliser une arme c’est parce qu’elle les fabriquait pas parce qu’elle en avait l’habitude. Soufflant fortement pour essayer de chasser le terrible inconfort qui lui nouait les tripes Elizabeth réussit enfin à détourner le regard du pauvre blessé. Et ce fut l’homme impatient à côté d’elle qui termina de la faire réagir.

« Mademoiselle, au cas vous ne l’auriez pas remarqué, nous sommes en guerre ici, et j’ai pas tout la journée il faut que je retourne au front. »
maugréait-il d’un ton cinglant tout en lui lançant une oeillade plus que méprisante.

C’en était trop pour la rouquine qui décida d’oublier la situation stressante en se réfugiant dans une colère salvatrice. Se redressant de toute la hauteure de son mètre soixante elle retourna un regard furieux à son interlocuteur tout en grondant d’un ton accusateur :

« Et moi ça va faire vingt fois que je vous demande à qui j’ai à faire et que vous m’ignorez. Je vous demande qui veut me rencontrer et silence. »
Au même rythme que son indignation sa voix montait également peu à peu en décibels.  Je me fous pas mal de votre mauvaise humeur de troufion de service, la seule chose que je veux savoir c’est que je fais ici. Et sachez, soit dit en passant, que sans la Colt 1911 que vous portez à la ceinture et que j’AI inventé vous ne pourriez pas monter à votre foutu front ! »

Oui, la dernière phrase ressemblait plus à un cri hystérique qu’à la répartie dure et moqueuse que Lizzie aurait préféré assener. Et elle avait attiré l’attention à vingt mètres à la ronde avec cet éclat. Mais ça faisait quand même du bien de voir l’homme lui retournait un regard surpris. Ah. Elle l’avait laissé comme deux ronds de flanc au vu du soudain mutisme de son interlocuteur. Redressant fièrement le menton, la rouquine ne comprit pas quand le soldat lui fit un salut militaire... Qu’est-ce que ?! Se retournant, Elizabeth comprit bien vite que ce n’était pas à elle que le geste était dirigée. Mais bien au général de brigade qui se tenait derrière elle. Se faisant plus petite qu’elle ne l’était déjà, la jeune femme esquissa également un salut maladroit, peu habitué au geste. En voilà encore un sur qui elle avait dû faire sensation tiens...

Espérant rattraper cette première impression qui devait sans doute être désastreuse, l’ingénieur s’efforça de reprendre contenance, affichant de nouveau un air calme. Dévisageant discrètement l’homme qui lui faisait face elle ne put s’empêcher de noter la montre d’alchimiste d’état qui pendait à la ceinture de son uniforme. Intéressant ça. Mais pas autant que les yeux froids et le visage relativement jeune bien que marqué par la guerre. Mais ce qui retenait l’attention d’Elizabeth était que cette jeunesse était bien rare chez un général. Nul doute que l’homme avait dû accomplir bien des prouesses sur le champs de bataille pour arriver à ce poste aussi vite. Ou être le fils de quelqu’un. Mais son intuition, et le regard inquiet et respectueux du soldat sur qui elle venait de hurler, lui soufflait que ce n’était pas le cas. Plantant avec détermination ses pupilles noisettes dans le regard de l’homme que lui faisait face, Elizabeth lui tendit une main ferme.

« Je suis l’ingénieur Elizabeth Colt général... »
se présenta-t-elle. Et malgré ce bon début, ce fut plus fort qu’elle. Elle ne put s’empêcher de rajouter. « Et avec tout le respect que je vous dois général, j’aimerais bien savoir ce que je fous ici. »

Bon. Il fallait juste espérer que le gradé ne soit pas trop à cheval sur l’étiquette.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Ven 6 Avr - 0:14
Il leva les yeux au ciel contemplant le soleil qui se levait, cet instant éphémère où il était possible de contempler l’astre céleste prendre son envol sans que les yeux ne brûlent, à l’image d’Icare voulant défier le disque d’or. La sensation s’avérait être toujours la même, la nostalgie l'étreignant inévitablement, ses vieilles aspiration tentant d’à nouveau se frayer un chemin. Encore une fois il fit taire celles ci sans aucune once d’hésitation, sans aucune pitié, étouffant dans l’oeuf toute idée et espoir de rédemption. Il avait fait un choix il y a dix ans et, devait aller jusqu’au bout de celui ci.

-L’ennemi arrive général.
-Comme prévu… j’aimerai que cette fois leur commandant reste plus longtemps,maintenant que je commence à cerner l’homme…
-Mais il n’en a plus pour longtemps à rester sur ce front si on en arrive à ce stade hein?
-Et oui.
-Trois commandants déjà, c’est un score honorable.
-C’est vrai… Allons, aux armes mauvaises troupes.

***

Quelques heures plus tard l’assaut ennemi sur les tranchées d’Amestris avait pris fin, repoussé encore une nouvelle fois. Bartholomew commençait à s’en sortir admirablement sur le front Sud, celui ci imprégnant de plus en plus son sang, totalement différent de la guérilla d’Ishbal. Un nouveau champ de bataille qu’il adoptait, cette fois de son propre chef. Il avait choisit de mener ces batailles, de gagner cette guerre et, il y comptait bien. Il avait subi plus d’une blessure mais, il ne risquait cette fois pas d’anémie. Voilà qui était rare. Malgré tout, il devait gardait le masque du guerrier invincible et, ne pas montrer à ses hommes la gravité de ses blessures, que ceux ci pensent que les dites blessures était parfaitement anecdotiques. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à prendre le temps de se reposer, d’user comme à chaque fois des méthodes lentes de soin de l’élixirologie et, de profiter de l’état d’excitation dans lequel son corps restait malgré tout.

Sauf que non se rappelât-il, il avait fait venir quelqu’un de Central et, ne pouvait pas se permettre de faire attendre ladite personne. Autant pour le repos.

La trouver ne fut pas bien difficile, les civils n’étaient pas monnaie courante sur le front et, cela faisait inévitablement un peu de bruit parmi les soldats pour qui était habitué à la vie militaire en zone de guerre. Il lui suffit donc de simplement se diriger en direction des attentions de tous. Se dirigeant vers elle il ne su dire ce qu’il remarqua immédiatement entre le chevelure flamboyante ou, l’indignation qu’elle exprimait à voix haute. Heureusement pour elle ses soldats ne seraient pas offusqués par une telle attitude, l'honnêteté étant une vertu sur laquelle le général de brigade insistait particulièrement. Peu importait que les gens s’exprimaient calmement ou, au contraire avec grand bruit. Bartholomew écoutait ce que les gens avaient à dire et, ignorait ce qu’ils ne disaient pas. Tout du moins en apparence, car savoir comprendre ce que les soldats désiraient ou craignaient sans qu’il soit nécessaire que l’un d’entre eux lui en fasse part était un atout.

C’était ainsi qu’on cultivait son image de leader.

Une chance pour lui fut qu’elle ne le remarqua pas immédiatement. La réaction qu’elle eut lorsqu’elle se rendit compte de sa présence lui aurait arraché un sourire quelques années plus tôt mais, il resta impassible, gardant une expression aussi neutre que possible.

-Général de brigade Blavatski, enchanté. Lui répondit-il, lui rendant sa poignée de main.

Il ne pu cette fois retenir un sourire à son introduction. Bien, Elisabeth Colt avait donc, un don pour mettre les pieds dans le plat de manière magistrale. Heureusement pour elle qu’elle était une civile et, qu’il était l’homme aux commande ici.

-Rassurez vous, tout le monde se demande ce qu’il fout ici au début et, j’espère pour vous que vous garderez toujours en partie ce doute.

Il fit volte-face immédiatement, ne perdant pas de temps, son corps exigeait qu’il prenne une pause.

-Suivez moi et, discutons dans ma tente, je gagnerai du temps de cette manière.

N’attendant pas qu’elle le suive il pris la direction de ce qui lui servait de zone de repos et, aussi de laboratoire. Il avait beau être sur le front et, bénéficier de quelques passes droits quand à ses recherches… Il avait malgré tout besoin de continuer celles ci et, de préparer son outil principal pour le champs de bataille. Il ne perdit pas une seconde, deux minutes suffisant à rejoindre sa tente.

-Je vous serais grès de refermer la… porte?

A peine furent-ils entrés et ce qui servait de porte fermé qu’il déposa son par-dessus dévoilant des blessures récentes qu’il allait devoir soigner de manière traditionnelle, récupérant dans le même geste une trousse de soin et révélant les multiples cercles de transmutation couvrant jusqu’à ses bras.

-Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour vous avoir plus ou moins forcé la main en ayant fait la demande au général de Central qui vous a envoyé ici. Je vais répondre simplement dans un premier temps à votre question, j’ai tout simplement besoin de vos compétences ici. Potentiellement pas directement sur le front mais, à proximité tout du moins.

Il avait effectivement besoin des talents de l’ingénieure ici s’il voulait remporter cette guerre mais, il avait aussi besoin de ses talents ici plutôt qu’à Central, loin des regards direct du haut commandement. Ou, tout du moins du commandement de Central. S’il voulait faire tomber le führer il aurait besoin d’armement qui ne serait pas directement répertorié. Il aurait pu être désolé pour elle s’il n’avait pas l’habitude de faire pire.

-Je suppose que vous avez des questions et, je ferais dans un premier en sorte d’y répondre aussi efficacement que possible. Ne vous inquiétez pas pour les histoires de protocole, vous êtes civile et donc y échappez en partie. Puis le protocole est une perte de temps dans ce genre de cas. Vous pourriez me passer les seringues qui sont à votre droite d’ailleurs?

L’intérieur de la tente avait de quoi être austère pour ce qu’on aurait pu attendre d’un général de brigade. Rien d’autre que diverses armes blanches, qu’un atelier d’entretiens pour son pistolet et que ses multiples notes d’alchimie et stratégie, le tout bien évidemment accompagné de note. Uniquement cela si l'on mettait de côté le lit de camps et, l’étrange assemblage alchimique qui pouvait ressembler à du matériel de distillation.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Ven 6 Avr - 2:45
Oh un sourire. Au moins aussi timide et froid que le faible soleil de cette journée hivernale mais il soulagea quand même grandement Elizabeth. Au moins ne commencerait-elle pas cette mission, quelle qu’elle soit, avec une réprimande de son supérieur. Ces premières minutes de contact allaient être cruciales entre eux, la rouquine ne doutant nullement qu’ils définiraient leur relation de travail pour le futur. Et l’homme qui lui faisait face avait tout pouvoir pour rendre son séjour insupportable s’il lui en prenait envie. Aussi, en cet instant, la jeune femme prit la sage décision d’essayer de brider un minimum son caractère emporté. Essayant de ne pas avoir l’air trop insistente, la jeune femme scruta tout de même d’une manière aiguisée les traits du général de brigade, comme si cette façade de marbre allait réellement lui livrer les intentions de son supérieur hiérarchique. Tout ce qu’elle en ressortit fut une impassabilité à toute épreuve. Encore un point à son désavantage étant donné que chacune de ses émotions s’inscrivaient bien malgré elle sur visages aux matices enfantines.

La réponse du général de brigade Blavatski à son insolence termina de la rassurer. Et lui arracha également un sourire franchement amusé. Oui, douter de sa présence en ces lieux de malheurs était tout à fait normal. Même plutôt sain à vrai dire.

« En vérité, j’espère ne pas avoir à rester suffisamment longtemps pour découvrir le bien-fondé de ce doute, général... » déclara-t-elle doucement, honnête avant tout.

Non, Elizabeth n’avait vraiment pas envie de terminer avec le même regard hanté que la plupart des soldats qui se trouvaient ici. Elle emboîta vivement le pas à son supérieur, ne souhaitant pas se faire distancer avec ses courtes jambes. Heureusement, le trajet fut court et silencieux, son cher ami le « troufion de service » les accompagnant jusqu’à déposer la valise d’Elizabeth à l’entrée de la tente du général. Un salut militaire pour le gradé, un regard en coin un brin rancunier à la rouquine et le soldat repartit comme il était venu. En silence.

Empoignant sa valise, le jeune femme franchit le seuil et referma le rabat de la tente comme le militaire le lui demandait. La décoration pour le moins austère la surprit. La jeune femme s’attendait à autre chose pour les quartiers d’un général, même en période de guerre. Elle se demandait d’ailleurs bien pourquoi l’homme semblait si pressé de retrouver ses quartiers, se doutant bien que ça ne devait pas être dû spécialement à son humble présence en ces lieux. La réponse se dévoila bien assez vite et Elizabeth ne put s’empêcher d’écarquiller un peu les yeux à la vue des blessures. Elle n’était pas greluche au point de s’exclamer ou d’énoncer à haute voix l’évidence, heureusement. Un plus un faisant deux, cet homme revenait clairement du front à quelques kilomètres de là. Et en cet instant le général Blavatski se gagna tout son respect alors qu’elle soufflait d’un ton quelque peu impressionné :

« Vous savez, je crois bien que vous êtes le premier général que je connaisse à ne pas commander ses troupes depuis le confort de l’arrière. »

Bien qu’Elizabeth puisse comprendre ce genre bien plus commun de supérieurs, après tout, ils étaient supposément la tête pensante, ceux qui décideraient de l’issue de la guerre et tout le toutim. Mais dans le fond, l’ingénieur ne pouvait s’empêcher de les mépriser légèrement d’envoyer tant de gens à la mort sans jamais s’exposer eux-même. Peut-être que si la jeune femme était un peu plus portée sur l’introspection ce serait-elle rendue compte que cette logique pouvait également s’appliquer à l’ingénieur qu’elle était... Après tout, elle fabriquait des armes mortelles, dangereuses, sans jamais avoir à affronter leur morsure létale. Mais pour le moment Elizabeth était bien loin de découvrir cette sombre vérité.

Son esprit scientifique reprit le dessus et elle ne put s’empêcher de détourner son regard des blessures pour fixer avec curiosité les cercles de transmutations qui se découvraient à ses yeux. L’alchimie était un outil si précieux et intéressant. L’ingénieur en elle ne se décourageait pas d’un jour pouvoir l’appliquer à ses inventions, bien que, à moins de recevoir une aide extérieure, il lui faudrait de longues années d’études avant de ne serait-ce que commencer à comprendre cette matière compliquée. Ce fut finalement en bonne dernière que sa conscience se manifesta et qu’elle demanda timidement au militaire, avec geste vague en direction de son bras :

« Je ne suis pas médecin, mais... Si vous avez besoin d’aide avec ça, faites-le moi savoir. »


Puis le général Blavatski entra dans le vif du sujet. Elizabeth ne put s’empêcher de hausser un sourcil à ces excuses. Ben voyons ! S’il était à ce point désolé, elle ne prendrait pas la mouche s’il la renvoyait gentiment chez elle hein... La suite lui arracha une grimace d’incompréhension ; en quoi ses capacités pouvaient être plus précieuses ici que dans son atelier ? A moins que le général ne parle de maintenance de machinerie lourde ou quelque chose dans le genre... Le jeune femme se décida à le laisser finir avant de l’assaillir de question et se mordit la langue.

Hmph. Les éclaircissements ne vinrent pas, et les raisons pour lesquelles elle se trouvait ici restaient encore bien trop obscures au goût de la jeune femme. Qu’avait donc à cacher ce jeune général pour être si peu spécifique ? Mais surtout, ce qui ne plaisait guère à Elizabeth était que ce discours révélait tout de même que l’on attendait d’elle à ce qu’elle reste dans ce trou maudit bien plus longtemps que ce qu’elle s’était imaginée. Et « à proximité du front » avait-il affirmé. Et dire que cette déclaration ne lui plaisait pas était un euphémisme. Elle s’éclaircit brièvement la gorge tout en posant un regard perçant sur son supérieur :

« En effet général, j’ai plusieur questions à vous poser. Et la plus importante est : combien de temps exactement espérez-vous que je reste ici ? Et quel genre de service attendez-vous de moi ? Maintenance, réparations ou quelque chose du genre ? Je veux bien échapper à une partie du protocole, vous vous doutez bien que c’est pas vraiment ma tasse de thé... Cependant, il y a tout de même un aspect dudit protocole qui m’inquiète. A part vous, à qui dois-je répondre des actes que j’accomplirai ici ? Central ? »


Faisant une rapide pause, contemplant son interlocuteur d’un air pensif, Elizabeth réfléchissait à une manière de lui tirer les vers du nez quand son regard fut attiré par le pistolet qu’il portait à la ceinture. Tendant le doigt elle désigna l’arme et se décida à continuer :

« Plus tôt vous m’avez, je suppose, rapidement entendu mentionner cette arme. La Colt 1911. Je tiens à préciser que le fait que je l’ai  nommé ainsi n’est pas seulement dû à mon ego mais surtout sur le fait que j’ai dû inventé et patenté tout un nouveau sistème de percuteur pour que l’arme puisse accepter le calibre .45 millimètre. Un calibre bien plus puissant que le neuf millimètre utilisé auparavant et qui perce facilement planche en bois ou casque ennemi. Je ne vais pas vous ennuyer avec les détails, mais sachez que j’ai dû travailler sur ce projet pendant trois longues années pour trouver une alternative à l’éjection par inertie des masses qui empêchait d’adapter le calibre .45... Trois ans ! Tout ça pour vous dire que si ce sont mes qualités d’inventeur qui vous ont fait poser les yeux sur ma personne... Je ne suis pas magicienne non plus, et ne vous attendez pas à des miracles. »


Dire qu’Elizabeth essayait de décourager le général pour qu’il la renvoie bien au chaud dans son commode appartement de Central était... absolument vrai. La jeune femme ne comprenait pas exactement ce que ce Blavatski lui voulait, mais ce dont elle était certaine c’est qu’elle ne souhaitait vraiment pas s’éterniser ici. Attendant que le gradé lui réponde, Elizabeth accéda à sa demande et s'approcha pour lui passer les seringues, se demandant ce qu'elles pouvaient bien contenir.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Dim 8 Avr - 22:10
Le premier général à ne pas commander ses troupes en restant bien au chaud à l’arrière? Il était vrai que ce n’était pas particulièrement habituel. Tout comme il était vrai que les généraux n’étaient pas non plus légion. Si, commander directement depuis le front pouvait être considéré comme quelque chose de respectable, se battre directement n’aurait pas dû l’être. Sauf quand, comme Bartholomew vous aviez fait vos armes lors de la guerre civile d’Ishbal et, que vu la nature du front du Sud, il était nécessaire pour lui de descendre directement dans la mêlée. Il n’y avait guère d’autres solutions pour s’assurer que le moral des troupes ne s’effondre pas. Ça et, obtenir des résultats. Tout ce qui importait pouvait se résumer à, gagner le plus de terrain avec le moins de perte et, de manière spectaculaire. Peu lui importait d’être blessé et, de gagner quelques cicatrices de cette manière, Il avait appris une vérité implacable, la chance était la seule chose qui l’avait vraiment maintenu en vie jusqu’à présent.

Encore une fois, il eut un mince sourire à ce commentaire.

-C’est vrai que ce n’est pas quelque chose d’habituel, mais je sais qu’il y a au moins une autre personne procédant de la même manière au Nord.

Ah Briggs… pour être honnête avec lui même, il jalousait quelque peu Olivia Armstrong. Parfaitement humaine, pas un seul automail, nullement alchimique… Si Bartholomew était arrivé au grade de général de brigade, il ne le méritait pas pour autant, entre les morts inévitables en temps de guerre et, les accidents malheureux provoqués par ci par là pour se dégager la place… Bartholomew était simplement chanceux. Chanceux et, il devait bien le reconnaître intelligent quand il était question de savoir se salir les mains. Quand il regardait celle qu’on appelait le Mur du Nord de Briggs… il était forcé de se dépasser continuellement ne serait-ce que pour mériter de jouer dans la même cours que ce genre de personne.

-Puis, si un leader est un stratège extrêmement talentueux, il est préférable pour le bien de ses troupes qu’il reste à l’arrière à moins… je vais peut-être arrêter de m’étendre sur ce sujet, ça ne vous avance guère.

Ça n’avançait guère Elizabeth et, à trop discourir à ce sujet il risquait de marquer un peu plus fortement ses idées quand à la question du leadership et l’avenir de ce pays. Il ne tenait pas forcément à confier à une inconnu sa manière de penser, c’était plutôt… risqué lorsque vous aviez pour objectif d’abattre le dirigeant du pays auquel vous appartenez.

-Rassurez vous, je n’ai pas besoin de votre aide pour me… soigner immédiatement. Que vous soyez médecin ou pas, c’est le problème des cercles de transmutations tatoués, mieux vaut que je m’en occupe moi même.

Se saisissant des seringues d’abord il se fit avec chacune d’entre elle une prise de sang, vidant ainsi le sang dans des fioles destinées à accueillir celui ci. Il prendrait le temps d’analyser les changements de ce dernier une fois Elizabeth partie, ne tenant pas particulièrement à lui montrer de quelle manière il procéderait. Garder un minimum de mystère était particulièrement important, c’était cette même raison qui le poussait à s’occuper de ses plaies lui même et, hors de la vue de ses soldats.

Se mettant ensuite à recoudre les quelques plaies qu’il avait après les avoirs désinfecté il écoutait calmement l’ingénieure sans laisser filtrer la moindre expression. Elle attaquait à présent les vraies interrogations et, Bartholomew devait se féliciter d’avoir laisser filtrer aussi peu d’information. Elizabeth Colt était sur le front Sud et, n’avait pas la moindre idée de la raison qui l’avait amenée là. Si ce n’était que ses talents étaient désirés.

Combien de temps? Qu’attendait-il?  Qu’en était-il quand au protocole? A qui devrait-elle en répondre si ce n’était lui?

-Pour tout vous avouer, je vous ai fait venir ici pour vous demander en mariage.

Il garda le silence un instant avant de laisser un soupir amusé.

-Désolé pour le trait d’humour, je n’ai pas pu résister. Non plus sérieusement, j’aimerais dire que, vous n’aurez pas à rester longtemps ici et, je vous le souhaiterait. Le fait est que si vous pouviez être liée à ce front pendant deux années seulement cela serait bien. Dans tous les cas je ne vous demanderai pas de rester dans le Sud continuellement et, je ne tiens pas non plus à ce que vous restiez directement au front, ce serait mettre votre vie inutilement en danger. Je sais que, c’est extrêmement vague comme réponse mais, j’ai l’intention de passer moins de temps ici qu’à Ishbal, ce qui me donne trois années maximum encore. Ce que j’attend de vous est simple, que vous développiez de nouveaux outils pour gagner cette guerre. Des armes si vous le voulez mais, ce n’est pas ce qui nous manque vraiment pour gagner cette guerre.

Il fit une petite pause dans son discours. Venait la dernière question qui, était en vérité la plus importante de toutes même si elle n’en avait pas conscience. Tout du moins pour l’instant. Le général de brigade n’avait pas fait venir l’ingénieure uniquement pour son talent. Il l’avait choisie elle précisément pour plusieurs raisons qu’il lui tairait au moins pour l’instant afin de s’assurer qu’il ne finisse pas en cours martiale.. et car il ne tenait pas à ce qu’elle réalise à quel point il avait enquêté sur elle. Dire qu’il comptait justement se servir d’elle pour développer des outils qui lui permettraient d’abattre le führer n’était pas l’idée la plus sage. Dire aussi qu’il avait choisit de faire appel à elle car elle n’était pas membre de l’armée et donc, était moins susceptible de le trahir. Et enfin… quand il était question de guerre, dire qu’on faisait appel à une ingénieur car elle était capable de faire preuve d’une certaine humanité n’était pas la meilleurs idée du monde; surtout quand vous étiez détenteur d’une réputation sinistre.

-Quand à qui vous répondrez de vos actes… la réponse est à la fois simple et inutilement compliquée. Vous n’aurez à répondre qu’à moi et, je serai responsable de tout problème que vous pourriez provoquer ou, qui pourrait vous arriver. Après, le fait est qu’il y a une chaîne de commandement et que, Central sera bien évidemment toujours au courant de ce que vous développez si vous le souhaitez.

Le discours final d’Elizabeth aurait pu le faire sourire si, il n’avait pas déjà lui même tenu ce discours à une époque en tant que médecin. Sauf que la guerre l’avait forcé à être plus rapide, plus réactif intellectuellement et, il comptait bien qu’il en soit de même pour l’ingénieure. Ça et, le fait qu’elle n’aurait pas les mêmes problèmes logistiques qu’à Central.

-Pour ce qui est d’être magicienne sachez déjà que, vous travaillerez avec moi même, un alchimiste comme vous avez pu le comprendre. Ce qui par exemple permet d’accélérer certains processus comme, la recherche d’alliages et ce avec précision. Ensuite, vous apprendrez que, la plupart des soldats ont des idées intéressantes qu’il est bon de consulter. Enfin, vous bénéficierez de fond supérieurs à ce que vous avez actuellement car, je n’ai strictement rien à faire de mon salaire de général de brigade. Et l’argent est toujours très important dans la recherche.

Il fit une dernière pause avant de conclure.

-Bien sûr, vous êtes libre de refuser tout cela et de rentrer à Central. Nous dirons que j’ai fait appel à vous pour une consultation technique quelque peu poussée. Ce qui vous évitera d’avoir le moindre problème et d’être en défaut par rapport à l’armée. Si cela vous surprend, sachez que je sais à quel point se retrouver en plein milieu d’une guerre et lutter pour respecter ses principes est difficile. Ça et, le fait que vous forcer à travailler pour moi n’est clairement pas une bonne idée.

Ayant fini de recoudre ses plaies, il sortit une bouteille de whisky, remplissant un verre.

-Vous voulez un verre? Ce n’est pas du grand luxe mais, il n’est pas mauvais non plus.

Malgré son discours, Bartholomew était sur d'une chose, Elizabeth avait à peine commencé à regarder le vrai visage de la guerre. Et, n'importe quelle personne qui commençait à contempler la guerre ne pouvait détourner ses yeux du terrible spectacle que la guerre était. Tout du moins l'espérait-il.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Lun 9 Avr - 20:44
Il n’était guère sage de penser ainsi. Mais, à son corps défendant, Elizabeth ne pouvait s’empêcher de trouver le général Blavatski sympathique. Peut-être que sympathique n’était pas réellement le terme adéquat d’ailleurs. Charismatique, plutôt. Oh, le jeune gradé sentait l’embrouille à plein nez et son instinct lui soufflait qu’elle avait à faire à une personne un peu trop maline pour son propre bien. Et l’homme était étonnamment humble également, comme l’avait prouvé son commentaire lorsqu’elle avait pointé du doigt sa participation, inhabituelle pour un général, dans l’effort de guerre. La partie la plus méfiante de son cerveau tirait sur la clochette d’alarme, lui sommant d’agir avec sagesse dans les prochaines minutes. Car le souci d’Elizabeth avec le général de brigade résidait dans le simple fait que la jeune femme aurait préféré mille fois avoir à dealer avec un imbécile. Les imbéciles étaient faciles à manipuler, à convaincre ou amadouer. Et elle avait de l’expérience avec les imbéciles. Sauf que voilà, encore un désavantage pour la rouquine, ce Blavatski respirait l’intelligence. De plus, il était facile de voir que l’homme qui lui faisait face était bien plus à l’aise qu’elle dans le domaine des interactions sociales...

D’ailleurs Elizabeth se demandait bien ce qu’avait voulu dire l’homme aux cheveux blancs lorsqu’il avait brièvement mentionné leadership et stratégies... Pendant une seconde, la jeune femme crut que le général essayait juste d’être modeste en affirmant ne pas être aussi bon stratège que d’autres gradés, mais la manière dont il s’était soudainement interrompu l’avait détrompé... C’était comme si... Comme s’il s’était repenti de ses dires ? Bah. Sans doute que, comme à son habitude, Elizabeth cherchait midi à quatorze heure. Et cette brève divergeance fut bien vite oubliée lorsque, enfin, le général sembla se décider à lui parler de ce qui l’intéressait réellement.

Bien droite, Elizabeth observait avec intensité le militaire, essayant de rester impassible face à l’incongrue de la situation : un supérieur blessé, torse nu, en train d’extraire de son corps maltraité des seringues entières de son sang (ce qui soit dit en passant lui paraissait un acte complètement illogique !), tout en s’apprêtant à platiquer tranquillement avec elle. Y’avait pas à dire, la guerre faisait du dégât hein... Alors c’était l’ingénieur qui avait fait causette pendant que le général recousait ses plaies avec un savoir-faire qui démontrait que ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait. Mais finit par arriver le moment où la demoiselle Colt n’eut plus grand chose à dire et juste à attendre que son interlocuteur daigne enfin lui expliquer ce qu’il attendait d’elle exactement. Alors elle attendait. Se dandinant discrètement d’un pied sur l’autre et résistant à la tentation de gratter la balafre sur sa joue, sale manie qui lui prenait lorsqu’elle se sentait nerveuse. Ah, ça y est. Le centre de son attention ouvrait enfin la bouche pour... Lui demander sa main ?

Elizabeth haussa un sourcil interloqué et, sans même analyser ses pensées, répondit d’un ton qui essayait d’être sérieux mais qui n’arrivait pas à cacher le sarcasme sous-jacent, fixant le général droit dans les yeux :

« Croyez-moi, je ne suis pas aussi charmante que j’en ai l’air, vous le regretteriez très vite. »


Et ne put s’empêcher de rire aux éclats alors que le général affirmait ne pas avoir pu résister à cette boutade. Elle riait un peu jaune certes, car sans le vouloir l’homme venait de toucher un point sensible. Bien entendu, il ne pouvait pas savoir à quel point ce trait d’esprit venait tirailler cruellement la jeune femme. N’est-ce pas ? Non, il ne faisait aucun doute que le désert de sa vie sentimentale n’intéressait personne. De cela, Elizabeth en était certaine.

Dans tous les cas, si cette blague résultait être une stratégie sournoise pour la déstabiliser avant le reste de son discours, Elizabeth l’applaudissait sincèrement, car c’était pour le moins réussi. Deux ans. Ce fut tout ce que la rouquine retint de ce long exposé. On lui demandait deux longues années de service. Ou plutôt, si l’on remettait les choses à leur place, le général Blavatski lui demandait de participer à l’effort de guerre, sous ses ordres, pendant deux ans. Certes Elizabeth avait également entendu le reste ; qu’elle ne serait pas enchaînée à cet endroit non plus et pourrait occasionnellement séjourner à Central, qu’il voulait qu’elle développe de nouveaux outils pour gagner la guerre, que si elle le souhaitait elle  pouvait reporter ses faits et gestes à Central... Mais ce qui résonnait surtout en elle et qui, bien inconsciemment, faisait briller ses pupilles d’une lueur paniquée, étaient ces deux ans. Et pour une fois, il fallait bien reconnaître cela au général Blavatski, il venait de littéralement lui clouer le bec.

Le silence s’éternisait sans qu’elle ne sache comment réagir, mais heureusement le gradé n’avait pas encore tout à fait fini de lui expliquer son rôle ici. Et, bien malgré elle, Elizabeth ne put s’empêcher d’afficher un air profondément intéressé à ce qu’il venait de lui exposer. Cet illustre inconnu venait de tout simplement lui proposer les conditions de travail (lieu géographique en moins bien sûr) dont elle avait toujours rêvé. Fonds généreux, personne sur son dos pour lui dire quoi, quand et comment faire les choses et puis... Cela faisait des mois que l’ingénieur demandait l’aide d’un alchimiste pour ses recherces sans qu’on lui fasse cas ! Et voilà qu’il lui en tombait un du ciel ! Mais la surprise la plus agréable de toute était que le général lui laissait le choix de refuser. Autant dire qu’elle ne s’attendait pas à ça, bien plus habituée à devoir se débrouiller avec ces vieux bureaucrates retors du quartiez-général de Central. Voilà qui, une fois encore, la laissait coite.

Elizabeth se décida tout de même à relever un point de cette déclaration qui l’intriguait grandement.

« Vous seriez prêt à financer mes recherches de votre propre poche, général ? »
demanda-t-elle d’un ton ouvertement sceptique, réellement surprise de cette idée saugrenue.

En tout cas il aparaissait clairement que le matérialisme ne semblait pas faire partie des défauts de l’alchimiste d’Etat. Quant à la proposition en soi... La jeune femme se sentait un peu trop abasourdie pour choisir de rester ou non. Nul doute qu’y penser à tête reposée, de prendre le temps de digérer tout ça, serait le plus sage.

« Général Blavatski, je dois bien avouer que vous m’avez laissée avec beaucoup d’aspects à considérer... Et vue la durée de l’engagement que vous me demandez, je préférerais que vous me laissiez un délai pour assimiler tout ça. »
Soupirant lourdement, elle termina « Je vous promet que vous aurez ma réponse à votre proposition demain au plus tard. »

Non, l’homme ne venait pas de la demander en mariage, mais il venait tout de même de lui demander d’agréer à l’engagement le plus long et sérieux qu’Elizabeth ait connu. Elle suivit d’un oeil intéressé les mouvements du militaire alors qu’il se remplissait un verre d’un liquide ambré. Et hocha la tête à cette aimable proposition.

« Ce sera avec plaisir, le whisky est mon alcool favori...Qu’il soit de bonne qualité ou non d’ailleurs ! »
affirma-t-elle avec un sourire malicieux, avant de jeter un coup d’oeil inquiet aux plaies de son supérieur. « Mais n’hésitez pas à me jeter dehors si vous avez besoin de vous reposez, ce serait tout à fait compréhensible. »

Se permettant enfin de se détendre, Elizabeth se défit du manteau bleu militaire qu’elle portait par-dessus l’uniforme et s’assit en face du général. Quel étrange personnage que celui-là. La rouquine devait bien se l’admettre, malgré sa peur de rester si près du front, elle était bien plus prête à accepter ce « contrat » que l’inverse.  L’ingénieur n’était tout simplement pas encore réellement prête à se l’admettre. Et c’était en grande partie le charisme de l’homme qui lui faisait face qui était responsable de ce choix. Presque plus que la promesse de liberté créative et de fonds généreux. Voilà qui n’était pas intelligent du tout, le pire étant que la jeune femme en était bien consciente. Goûtant une première gorgée du liquide ambrée, elle sourit généreusement au militaire.

« Il y a pire comme whisky »

Elle sentait la douce chaleur de l’alcool glisser dans sa gorge d’une manière réconfortante et c’était surtout ça qui importait en cet instant. N’y tenant plus, elle demanda vivement :

« Excusez ma curiosité général... Mais comment un homme tel que vous est parvenu à un tel grade dans l’armée ? »
Elle grimaça en se rendant compte de ce que la formulation de la question pouvait avoir d’insultant et se reprit « Je veux dire, ce n’est pas commun, vraiment pas commun de voir quelqu’un d’aussi jeune à votre poste. J’imagine qu’il y a là quelques faits d’armes non ? » Claquant des doigts comme si elle venait d’avoir une idée de génie elle demanda « D’ailleurs, quel est votre titre d’Alchimiste général ? »

Certes Elizabeth n’était pas la plus cultivée sur le sujet, mais elle était tout de même informée des plus célèbres, comme l’alchimiste d’acier ou l’alchimiste des flammes. Aussi si l’homme qui lui faisait face était célèbre pour ses hauts-faits alchimiques elle le saurait immédiatement.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Mar 10 Avr - 0:07
Au moins, son discours eut le mérite de maintenir l’attention d’Elizabeth. Ou, tout du moins sur la deuxième partie de ce qu’il lui annonçait. Cela n’avait pas juste attiré son attention mais, avait semble t-il éveillé tout la curiosité de l’ingénieure. Bien, il avait presque, plus ou moins, réussit à obtenir ce qu’il voulait, qu’elle travaille pour lui. Rien n’était assuré mais c’était déjà ça. La question au final était, savait-elle qui était Bartholomew et avait-elle idée de sa réputation? Il en doutait quelque peu vu qu’elle était semble t-il surprise de voir un général de brigade aussi jeune. Fait relativement inhabituel il était vrai. Sa première question à la suite de tout ce qu’il venait de lui annoncer était d’ailleurs ironique.

Ainsi donc, la première question qui lui était venue en tête était quand au fait qu’il était prêt à financer ses recherches grâce à son argent? Soit, ce n’était pas quelque chose d’habituel encore une fois. Mais, Bartholomew se battait pour ne pas être comme les autres gradés de l’armée après tout.

-Oui, je serais prêt à vous financer de ma poche et ce pour des raisons assez simples. Premièrement, je n’ai que peu de choses à faire de tout l’argent que je gagne si ce n’est en user pour mes recherches, mon statut me permet déjà de bénéficier de suffisamment de passes droits. Ensuite, plus de sous permettra d’avoir plus facilement accès à plus de choses. Et enfin, cet argent n'apparaîtra pas dans vos frais de recherches, ce qui permet par la même occasion de bénéficier de plus de revenus de la part de Central quand à sa manière d’allouer son argent à ses chercheurs. Ce n’est certainement pas des plus réglementaire mais… je fais ce que j’estime nécessaire pour gagner cette guerre.

A vrai dire, personne n’avait vraiment conscience de jusqu'où allait Bartholomew pour gagner la guerre qu’il menait véritablement. Presque personne n’avait vraiment conscience de la guerre que Bartholomew s'apprêtait à mener d’ailleurs, seules les personnes en qui il avait une absolue confiance. Et l’une d’entre elle était morte récemment. A la pensée de sa fiancée décédée son visage s’assombrit quelque peu. Le responsable de sa mort n’avait pas été découvert ce qui, arrangeait bien Bartholomew, il s’occuperait de cette personne lui même et, lui ferait regretter d’avoir tué la seule personne qu’il n’était pas prêt à sacrifier. Maintenant il n’avait plus grand chose d’autre à faire que la guerre. Plus rien pour le retenir ou hésiter.

Une ombre d’un instant sur son visage et des pensées sinistres l’espace d’une seconde qui, pour autant ne l'empêchaient pas d’écouter tout ce qu’Elizabeth avait à dire. La réaction de l’inventrice confronté à ce qui était l’engagement le plus long qui lui ai été proposé avait quelque chose de délicieusement ironique. Surtout après le trait d’humour que l’alchimiste avait eu un instant plus tôt. Puis, potentiellement cet engagement serait bel et bien à la vie à la mort s’il parvenait à ses fins. Une fois la guerre terminé et le führer éliminé un coupable serait nécessaire. Et, il serait inévitablement le coupable parfait. Faire de lui un criminel de guerre ne serait pas bien difficile après tout. Non, la vérité était qu’il était déjà un criminel de guerre mais, la toute puissance de l’armée en Amestris lui donnait de par son rang une immunité presque totale.

-Rassurez vous, je n’attendais pas une réponse immédiate non plus, ce genre de choix demande un certain temps de réflexion. Que vous n’ayez besoin que d’une seule journée aurait presque tendance à me prendre de court même.

Ce n’était pas un mensonge, ne pas laisser échapper un rictus satisfait était presque difficile. Non, il ne s’attendait clairement pas à ce qu’elle ai besoin au maximum de quarante-huit heures. Il devait clairement lutter contre l’idée de se dire qu’il venait de remporter la bataille. Rien ne lui assurait qu’au final elle accepterait sa proposition même si, tout semblait indiquer que ce serait le cas.

-Rassurez vous quand à la nécessité du repos, j’ai l’habitude de ce genre de situation et, discuter avec vous est sans doute une des choses les plus reposantes que j’ai eu l’occasion de faire ces derniers jours.

Ou plutôt ces derniers mois, tous passés sur le front. Son sommeil était rarement reposant avec tous ces fantômes revenant sans cesse, ces souvenirs d’Ishbal qui ne refusaient de s’émousser. Cette obsession qu’il avait au sujet de ces sept années là bas à participer à ce massacre. A l’instant ou il fermait les yeux, les choses étaient pareils, il contemplait le visage de chaque personne qu’il avait tué, de chaque soldat dont il avait provoqué la mort, de toutes ces personnes qu’il dirigeait et manipulait comme des pions. Et bientôt Elizabeth viendrait s’ajouter à cette liste de visage probablement.

Il prit une gorgée du whisky qu’il buvait rarement, celui ci généralement destiné à ce genre d’occasion. Pratiquer une alchimie comme la sienne nécessitait après tout certaines… règles quand à l’hygiène de vie

-Sans doute le seul luxe que j’apprécie vraiment.

La ou, plutôt les dernières question d’Elizabeth furent pour le moins du monde particulières. Même si, elles étaient parfaitement justifiées quand la personne qui les posait ne savait pas forcément à qui elle s’adressait en vérité. La maladresse de la question aurait presque été attendrissante et, Bartholomew imaginait parfaitement à quel points les… compétences sociale de l'ingénieure avaient pu lui poser problème. Au final, elle avait presque sa place ici parmis les personnes au service de l’alchimiste, un beau ramassis d’individus inadaptés à la société.

Enfin, l’heure était venue pour qu’il parle un peu plus de lui.

-A vrai dire, ma vie de militaire pourrait être considérée comme faite de faits d’arme. J’ai commencé en tant qu’officier médical au début de la guerre civile d’Ishbal et, à la fin du massacre que fut cette… guerre j’étais colonel. J’ai repris la tête d’une escouade en pleine débâcle et, je suis parvenu à maintenir la plupart des hommes sous mes ordres en vie. Ma montée en grade à cette époque a plus été dû au faits qu’une partie de mes supérieurs sont morts en pleine bataille. Après le fait est que, il n’a à chaque fois jamais été question d‘envoyer un remplaçant mais de me faire monter en grade pour Central. Le précédent général de brigade de ce front est mort d’une attaque de sniper quand à lui, paix à son âme. Mais sa mort a fait plus de bien aux troupes qu’autre chose, il n’avait pour seule compétence qu’un talent pour la politique et pour envoyer de manière spectaculaire les hommes mourir. J’ai justement été envoyé ici pour mettre fin à cette guerre de tranchée en usant de méthodes non orthodoxes.

Il venait d’énumérer tout cela avec un calme qui aurait presque pu être glaçant. Mais la vérité était telle qu’il la décrivait. Le fait qu’il avait lui même provoqué la mort de certains de ses supérieurs comme le précédent général de brigade était le genre de détail qu’il valait mieux taire après tout.

-Quand à mon titre d’alchimiste… remercions le führer pour avoir empiré la réputation déjà sinistre que je porte. L’Alchimiste aux Ronces Sanglantes. Tout cela uniquement car je suis un spécialiste du système sanguin et, qu'apparemment mes cercles de transmutations rappellent aisément des ronces...
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Mer 11 Avr - 0:04
Bien à l’abri dans la tiédeur sombre de cet abri de toile, Elizabeth se sentait presque coupée du monde extérieur, oubliant avec plaisir qu’en dehors de cette oasis de tranquillité c’était la guerre. Pourtant au vu de la conversation actuelle cette guerre était partout, insidue, rampant jusqu’à ses pensées les plus intimes. Le front était un endroit toxique, il n’y avait pas besoin d’être un grand connaisseur de l’esprit humain pour s’en rendre compte. Et pourtant cette dangerosité avait quelque chose de fascinant, de presque tentant. Elle tentait d’endormir la méfiance et l’instinct de survie d’Elizabeth, de la convaincre que peut-être, juste peut-être, cet endroit n’était pas aussi terrible que ce qu’elle voulait bien croire. Et cette dangerosité tentatrice était incarnée en cette instant par le jeune général aux cheveux blancs qui lui faisait face. L’homme avait très bien su comment séduire son côté ingénieur, mettant sans hésiter le doigt sur tous les problèmes qu’elle rencontrait à Central, lui proposant des solutions auxquelles Elizabeth n’aurait jamais osé rêver en temps normal.

Mais, de toutes les raisons que le gradé lui exposait sur ses raisons pour finances ses recherches, la jeune femme en retint surtout une : l’homme qui lui faisait face vivait pour la guerre. Elle en était intimement convaincu désormais. Une personne possédant d’autres intérêts n’aurait aucun mal à trouver un autre usage à cet argent durement gagné. Divaguant un peu, la rouquine se demandait ce qui pouvait bien arriver à un homme pour que sa vie se mette à tourner autour de ce seul et sinistre sujet... Peut-être qu’il était préférable pour elle de ne pas le savoir, dans le fond. Après tout comprendre ce genre de chose s’apparentait bien trop à son goût à une connaissance approfondie de cette froide maîtresse qu’était la guerre.

Finalement, à la surprise du général en la voyant ne lui demander qu’une journée de réflexion, Elizabeth haussa les épaules d’un air neutre.

« Eh bien, j’ai tout simplement pensé que le temps est une denrée rare en temps de guerre, non ? »
retorqua-t-elle en réponse avec un sourire ironique.

Et tout le proposition fut mit entre parenthèse alors que le whisky coulait ; cette boisson correspondait bien plus à un moment de détente qu’à un temps de négociations. Tout du moins du point de vue de l’ingénieur. Sans compter qu’ils avaient à peu près fait le tour du sujet également. Et ce fut tout ouïe que la jeune femme écouta le plus vieux parler de sa vie dans l’armée, sirotant son verre avec lenteur (elle ne souhaitait pas que l’alcool lui monte à la tête non plus, n’étant pas une grande buveuse).

Officier médical. Ishbal. Morts des supérieurs. Elizabeth ne connaissait pas grand chose de l’armée mais il lui semblait que le parcours de l’homme qui lui faisait face était tout de même bien atypique... Et Ishbal... Combien d’hommes étaient revenus traumatisés à jamais de ce terrible massacre ? Beaucoup trop pour les compter. Malgré la relative jeunesse de l’officier, nul doute qu’il avait déjà dû voir bien des horreurs. Quant au ton calme et presque sans émotion avec lequel le général venait de lui confier cette lourde histoire, il ne la dérangeait guère. Après tout, ce n’était pas comme si le militaire et elle avaient élevé les cochons ensembles hein. Et puis, sa mention du précédent occupant de son poste, bien que peu amène, était sincère et la jeune femme appréciait cette honnêteté. Lizzie n’avait jamais compris cette manie humaine de mettre les morts sur un piédestal ; un imbécil restait un imbécil, même mort.

« Je suppose que c’est une chance pour vos soldats que ce soit vous qui lui ayiez succédé alors... »
déclara-t-elle en haussant les épaules.

Enfin, venait la partie qui l’intriguait le plus. Le titre d’Alchimie réveilla un écho en elle et Elizabeth se fit pensive, laissant le silence s’installer entre eux. Les sourcils froncés, elle tentait de se rappeler. L’alchimiste aux ronces sanglantes... Où avait-elle entendu ça ? Soudain elle se souvint et s’exclama avec force :

« Vous êtes celui qui a dû affronter le Führer en combat singuler pour votre examen ! »

Un combat qui avaient fait jaser le quartier-général de Central pendant des années. Elle finit son whisky d’une gorgée enthousiaste.

« Vous savez, moi je trouve que c’est un titre presque poétique, malgré le côté sinistre de la chose. Je me suis toujours demandé, King Bradley est-il un opposant aussi terrible que ce que l’on raconte ? »

Voilà qui la rendait sincèrement curieuse. Mais pas autant qu’autre chose, une question qui lui  brûlait les lèvres depuis qu’elle était arrivée mais qu’elle n’avait pas eu le courage de poser. Peut-être était-ce le whisky ou parce que le militaire s’était au final révélé bien plus accesible que ce qu’elle s’était imaginée mais... Elizabeth était décidée à le demander.

« Je dois vous avouer général, que de toute cette situation, il y a encore quelque chose qui m’intrigue... Pourquoi moi ? »
Elle fixa l’homme aux cheveux blancs droit dans les yeux, réellement curieuse. « Je veux dire, de tous les ingénieurs travaillant pour l’armée, de tous les consultants, pourquoi m’avoir fait demandé moi ? Nous avons plus d’un spécialiste des armes, et bien que j’ai quelques belles réussites à mon palmarès, je suis sûre que nombre de  mes collègues sont également dans ce cas... »


HRP : désolée, c'est plus court que d'habitude, mais je pense que ça se prête plus au côté dialogue-échanges de questions ><
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Mer 11 Avr - 16:24
Soit. Cette fois, Bartholomew était obligé de s’avouer vaincu face au sourire ironique et à la réaction presque désinvolte d’Elizabeth dans la réponse qu’elle lui offrit par rapport à sa rapidité quand à la réponse qu’elle lui donnerai. Après tout, une de ses premières paroles adressées à l’ingénieur n’était autre que le fait de gagner du temps. D’autant plus quand à présent ils partageaient un whisky dans un calme relatif.

Il lui rendit le même sourire ironique.

-Je ne pourrais pas vous contredire, en ces temps le temps est une denrée presque trop coûteuse.

La franchise de la jeune femme était encore une fois admirable. Une franchise presque trop dangereuse même. Il était clair que, l’alchimiste devait faire attention à ce qu’il lui disait sur certains points. Si, feu le général de brigade précédent n’était pas un homme apprécié par les troupes, tenir ce discours à son égard aurait pu être dangereux dans d’autres circonstances. Mais après tout, il avait été le premier à s’exprimer négativement au sujet de cet homme qu’il avait méprisé et, qu’il avait lui même presque insulté plus d’une fois. Le genre d’individu qui avait cru que, si un détachement des forces spéciales avait été détaché avec Bartholomew à l’époque, c’était pour le féliciter de sa manière de procéder et pour reconnaître sa valeur.

Un détail presque trop stupide aux yeux de l’alchimiste à chaque fois qu’il y repensait. Comment pouvait-on envisager un tel état de fait lorsque l’on avait provoqué beaucoup trop de pertes humaines sans obtenir aucun résultat? Sans jamais être parvenu à s’approcher voir à reprendre Fotset? Cette ville qui était au final le point clef du conflit avec Aerugo, cette ville que Bartholomew ciblait, dont-il se rapprochait petit à petit.

-Quand au fait que ce soit une chance… au début un certain nombre de soldats vous aurait contredit, j’ai tendance à régler certains problèmes de manière expéditive au sein des troupes ici. Mais maintenant, ceux qui survivent à une bataille m'accompagneront toujours en enfer si je leur demande. Et, c’est bien ce que j’attend d’eux.

Oh oui, pour le général de brigade toute personne qui se saisissait d’une arme, qui devenait militaire devait accepter à un simple état de fait. Une arme était faite pour tuer, il maniaient des armes. Ils devaient donc tuer les cibles que Bartholomew leur désignait sans hésiter. Une obéissance absolue. Quelque chose de compliqué à obtenir quand on n’associait pas à la fois le respect à la peur sur un front qui durait depuis plus de sept ans. Rien ne valait le désir de ne pas décevoir associé à la peur de décevoir. Sauf la dévotion totale il devait l’avouer. Mais la dévotion était une chose qu’il n’attendait que de ceux avec qui il irait jusqu’au bout et, qui risquaient de l’accompagner en cours martiale plus tard.

Alors qu’il avait cette réflexion l’exclamation d’Elizabeth lui fit hausser un sourcil avant qu’il ne réalise la raison d’une telle réaction. Oui, sa confrontation avec le généralissime avait fait un certain bruit dans les couloirs du quartier général à central. Le vampire d’Ishbal, devenant alchimiste d’état après un duel avec le führer… Cette simple formulation était digne du synopsis d’un roman de gare se fit-il la remarque. Et, elle trouvait que son titre avait une certaine poésie? Soit, il ne pouvait lui donner tord. Non, à vrai dire cela pouvait parfaitement apparaître comme le titre d’un poème. Et, si cela était bel et bien un poème? King Bradley était un homme parfaitement capable de ce genre de référence, il irait creuser cette question plus tard, lorsqu’il serait de passage à Central. Quelqu’un d’autre lui avait fait cette remarque, lui avait dit que malgré la nature sinistre d’un tel titre, il était d’une grande beauté...

-Oh oui, notre généralissime est un adversaire terrible. Je peux estimer être un très bon martialiste avec une expérience pratique poussée et, le dire sans crainte d’être prétentieux. Mon alchimie quand à elle est un atout inestimable qui fait que physiquement un être humain normalement constitué ne peut pas me vraiment me faire face… Pourtant à l’époque, dans notre duel celui ci n’a pas laissé échapper une goutte de sueur. Honnêtement, un blindé n’aurait aucune chance face à lui, je serais prêt à tenir ce pari.

Puis vint la question fatidique, celle que Bartholomew attendait.

-Pourquoi vous plutôt qu’un autre? On ne peut pas faire une confiance aveugle aux alchimistes. Ce sont vos propre mot mot non? Je partage votre avis, l’alchimie est un outil parmi tant d’autres. Sinon, un fait important, la société Colt. Dire que votre famille sauve un grand nombre de soldats serait un euphémisme et, c’est quelque chose que je ne peux que respecter. Ensuite, dans le même ordre d’idée, je tiens à avoir quelqu’un avec des principes moraux, ceux ci sont bien trop aisément mis de côté pour l’unique raison que cela bride le génie. Je sais que, vous ne proposerez pas de prototype instable et dangereux sans prévenir. Un détail que beaucoup trop d’ingénieurs ont tendance à oublier. Votre franchise est aussi importante, si quelque chose ne va pas je suis sur que vous n’hésiterez pas à m’en faire part. Bien sur, votre volonté de créer n’est pas un élément négligeable non plus. Enfin, votre famille est importante pour vous et, vous n’agirrez donc pas stupidement comme beaucoup sont capables de le faire pour la simple raison qu’ils n’ont aucune attache. Vous avez quelque chose auquel vous tenez et, c’est ce qui certes peut-être une faiblesse mais qui peut aussi vous pousser à ne pas vous mettre inutilement en danger. Et, qu’est-ce que je pourrais bien faire d’un ingénieur qui se fait sauter au bout de la troisième expérience?

Il s’était exprimé en la regardant droit dans les yeux, guettant ses réactions. Quelle ironie qu’il parle du fait qu’elle ai des attaches là où lui était complètement libre de se déchaîner sans craindre de perdre quiconque. Puis, sa famille pourrait toujours servir de point de levier si elle venait à apprendre les vraies intention du général de brigade. Ce n’était certes pas respectable comme pensée mais, il avait abandonné l’idée d’être respectable depuis un certain temps.



HRP: ne t'inquiètes pas pour la taille, fais tes posts comme tu le sens, surtout comme tu le dis dans une phase de dialogue/échange ^^
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Sam 14 Avr - 1:12
La manière dont le général de brigade affirma que ses hommes le suivraient jusqu’en Enfer s’il le faudrait fit imperceptiblement frémir Elizabeth. Il était facile de se rendre compte que l’homme n’exagérait pas, n’utilisait pas cette expression pour enjoliver ou impressionner. Le gradé était sûr de son fait. Et à moi, général ? Allez-vous me demander de vous accompagner en Enfer également ? Cette pensée sombre, fugitive, ammena un ombre incertaine sur le visage de la jeune femme. Seule l’affirmation qu’il était en son pouvoir de refuser la proposition du militaire était, paradoxalement, ce qui la retenait ici et l’avait empêchée de refuser tout de go. Après, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, n’est-ce pas ?

Et puis, l’homme qui lui faisait face possédait une histoire, un titre, qui l’entourait d’une aura fascinante. Et Elizabeth ne mentait pas ; les ronces sanglantes, ce titre funèbre, lui semblait étrangement poétique. Après tout, la poésie n’était pas uniquement écrite dans le but de vanter l’amour, la nostalgie ou la passion. Nombres de poèmes parlait de guerres et de souffrance : « Les rochers en sont teints, les ronces dégouttantes portent de ses cheveux la dépouille sanglante. ». Et quand la poésie était morbide, ces rimes si bien agencés avaient toujours bien plus attirées l’attention d’Elizabeth que leurs congénères plus mignonnes. L’ingénieur laissa cette pensée peu appropriée s’envolait alors que son interlocuteur répondait à une toute autre interrogation. Ainsi donc c’était vrai : King Bradley était aussi incroyable combattant que ce que les rumeurs prétendaient.

Le Führer n’avait jamais réellement intéressé Elizabeth ; si comme l’homme avait toujours été là, ombre gouvernante d’Amestris. Et le généralissime n’éveillait aucun écho, que ce soit d’admiration ou de critique chez la rouquine. Au point qu’elle n’avait jamais ne serait-ce qu’imaginer quelqu’un d’autre à la tête de l’armée Amestrienne. Sans doute que gisait là le pouvoir de King Bradley d’ailleurs : personne ne semblait remettre en cause sa légitimité.

« Pourtant, il y a quelque chose d’étrange dans ce que vous affirmez général... » analysa Elizabeth d’un air confus. « Vous affirmez que votre alchimie vous propulse à un niveau bien plus élevé que celui du commun des mortels, pourtant, de ce que j’en sais en tout cas, notre généralissime n’est qu’un simple humain sans aucun autre don. Pas un alchimiste... »

En réalité, comme le révélait son air profondément pensif et ses yeux perdus, Elizabeth ne réclamait aucune réponse à l’homme qui lui faisait face. Tout simplement, en tant qu’ingénieur, elle n’aimait pas que l’on défie la logique. Et les problèmes au premier abors insoluble l’avait toujours profondément intriguée.

Mais la réponse à sa principale interrogation depuis qu’elle avait posé le pied sur le front Sud se chargea bien vite de focaliser de nouveau son attention sur l’alchimiste. Et elle fut plus qu’étonnée de s’entendre citée en premier lieu ! Allons bon... Cette affirmation n’avait pas été très bien prise par tous les segments de l’armée et Elizabeth se sentit rougir. Mais oui, c’était en effet sa position : l’Alchimie ne suffisait pas. Et elle était d’ailleurs convaincue que ce ne serait pas l’alchimie qui leur ferait gagner cette nouvelle guerre. Sur la question des principes moraux... Là encore le général Blavatski avait raison : jamais Elizabeth ne risquerait la vie des soldats avec une arme dangereuse ou incomplète. La jeune femme le laissa terminer sa tirade, l’air un peu assomée, avant de rire doucement.

« Ayant moi-même expérimenter dans ma propre chair ce qui peut arriver avec une arme qui n'est pas prête, je ne risque pas de faire courir ce risque aux soldats. Oh et pour ce qui est de me mettre en danger ne vous inquiétez pas... Vous pouvez être sûr que si je décide de rester ce n’est pas moi qui irais courir au front !»
s’exclama-t-elle avec un clin d’oeil. « Courageuse mais pas téméraire non plus, hein. »

Reprenant son sérieux, elle chercha le regard de l’homme aux cheveux blancs.

« Je dois avouer que vous me surprenez. Entendre un alchimiste d’Etat soutenir mes dires... Eh bien autant vous dire que c’est la dernière chose à laquelle je m’attendais. »
Elle s’interrompit brièvement, cherchant ses mots. « Vous savez, j’ai toujours pensé que si un jour un de nos ennemis réussit à trouver un moyen de neutraliser l’alchimie... S’en serait fini d’Amestris. Bien entendu beaucoup m’ont rétorqué que ce serait absolument impossible, mais, et je suppose que le médecin en vous ne peut qu’approuver, il vaut mieux prévenir que guérir. »

Elle se radossa contre la chaise, soupirant lourdement. Elizabeth le sentait, elle était sur le point de se laisser fléchir. Peu à peu la balance s’inclinait en faveur du général de brigade. Elle ne savait trop en quoi cela résidait, mais la rouquine en était désormais certaine : l’homme qui lui faisait face possédait toutes les qualités d’un leader. A commencer par le don de convaincre les gens de faire des folies de leur plein gré !

Soudain, la jeune femme lança un regard ironique au général.

« Dans tous les cas, je vois que vous avez fait votre petite enquête... Je ne sais si je dois me sentir effrayée par tout ce que vous savez sur ma personne ou non ! »
Penchant un peu la tête sur le côté, son visage comme son ton se firent soudain plus curieux. « Mais dîtes-moi, et vous ? Possédez-vous une attache, comme vous dîtes, qui vous empêche de comettre des folies, général ? Après tout, je ne sais pas si j’ai envie de suivre un homme qui ne vit que pour la guerre... »

C’était une question dont, dans le fond, Elizabeth savait la réponse. Comme elle l’avait devinée, ce soldat ne vivait que pour la guerre. Et elle ne mentait pas ; c’était une manière de vivre qui la mettait mal à l’aise. Après tout, même s’il était claire qu’elle n’allait rien faire de dangereux de son propre chef, nul doute qu’on ne pouvait pas en dire autant de son supérieur direct.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Dim 15 Avr - 22:19
La confusion de l’ingénieur quand à ce qu’avait dit Bartholomew sur le généralissime était clairement visible. Lui même devait avouer qu’il partageait en partie cette confusion. Même si dans son cas cela était devenu une énigme complète qu’il devait résoudre. Qu’il devait absolument résoudre s’ il voulait un jour abattre l’homme. Comment vaincre un homme lorsque, vous savez pertinemment qu’un blindé ne pourrait pas l’abattre? Et il n’était même pas question que l’homme soit alchimiste. Non, il s’agissait simplement d’un homme, sans aucun pouvoir, avec un simple talent pour l’art de la guerre qui dépassait de loin toute autre personne. Il n’était pas question d’être un stratège de génie, il n’était pas question de savoir penser et agir en dehors du carcan traditionnel. Il s’agissait d’être tout simplement l’incarnation du guerrier ultime. Impossible de voir les choses autrement. Comment abattait-on le guerrier ultime?

La réponse était simple mais, même ainsi le doute restait toujours. L’abattre par la fourberie? Poison, assassinat, sniper… Comme le disait Elisabeth il y avait quelque chose d’étrange et, tant qu’il ne saurait pas de quoi il s’agissait… il craignait d’agir car, l’échec ne pouvait être permis. Il valait mieux être surestimé que sous-estimé. Bartholomew ne connaissait trop bien cette idée, l’appliquant lui même et, il avait conscience que c’était exactement dans ce même piège qu’il tombait lui aussi.

-Oui, c’est étrange. Si l’on considères que la technique sert à compenser la manque de talent naturel, le généralissime associe technique et talent naturel bien au dessus de quiconque au point ou il en devient inhumain… c’est assez perturbant lorsque l’on sait comment fonctionne l’humain.

Bartholomew s’était exprimé d’un air tout aussi pensif qu’Elizabeth sur cette question, une certaine admiration étant présente dans sa voix. Il devait l‘avouer, en d’autres circonstances il aurait lui même suivit jusqu’en enfer le führer. Si, il avait connu l’homme alors que celui ci n’était que général de brigade et qu’il avait été sous ses ordres…

Courageuse mais pas téméraire hein? Il lui offrit un maigre sourire sans en rajouter plus sur ce point, buvant une gorgée de whisky tranquillement. Bien. Perdre celle qui, il l'espérait, permettrait à l’armée du Sud de développer son matériel militaire serait un véritable problème. Et il ne tenait pas à être responsable de la mort d’une civile. Il se serait même abstenu de faire appel à ses services si, il n’avait pas eut le choix. Dire qu’il faisait appel à une ingénieure civile car il ne pouvait pas faire confiance aux ingénieurs militaires n’était pas le genre de chose qu’on annonçait quand on voulait éviter les regards suspicieux.

D’un autre côté, s’il n’avait pas eu sa réputation derrière lui le fait de faire appel à une ingénieure civile aurait été perçu avec suspicion. Heureusement, nombre d’éléments du commandement de Central avaient appris à considérer Bartholomew comme un animal étrange, vétéran d’Ishbal qui loin de chercher la tranquillité était devenu alchimiste d’état et, avait rejoint les forces spéciales d’Amestris. Mieux valait passer sur les rumeurs d’interventions étrange et obscur qui circulaient dans les couloirs du QG de Central, le fait qu’il avait récupérer certains de ces hommes d’endroit inhabituels comme parfois de prison. Quel tristesse d’ailleurs qu’il n’ai pas eu le temps de récupérer l’alchimiste écarlate.

-J’ai l’habitude de surprendre les gens.

Il était difficile de louper le sourire satisfait sur son visage à ces paroles. Se détendant petit à petit son attitude devenait de moins en moins froide. Il gardait une certaine distance mais, s’il voulait pouvoir travailler avec Elizabeth il devait faire preuve d’une relative franchise avec elle. Elle n’était pas une militaire, il n’avait pas à entretenir ce mélange de distance et de proximité qu’il entretenait avec ses soldats.

Puis la franchise de l’ingénieure n’aidait pas à rester distant avec elle.

-L’alchimie est supposée être une science, entretenir à son égard une foi aveugle est une erreur. Un fait ironique quand on voit à quel point les gens d’Amestris regarde celle ci. Un fait encore plus ironique quand un alchimiste d’Amestris n’arrive pas à saisir les particularités de l’elixirologie. Mais le fait est que vous avez raison, sans alchimie comment Amestris ferait? L’armée dépend bien trop des alchimistes, je ne peux que vous donner raison sur ce point là.

Il aurait aussi pu avancer que, l’alchimie d’Amestris était étrange, qu’il y avait quelque chose qui posait problème dans sa nature mais… cela ne les aurait guère avancé. Pour l’instant il n’y avait aucun intérêt à apporter un énième élément anormal dans leur discussion.

Oui, il avait bien fait son enquête. A vrai dire celle ci n’avait pas été bien difficile, se procurer la majeure partie des informations sur Elizabeth s’était principalement résumé à lire le dossier que l’armée avait au sujet de l’ingénieure; rien de bien compliqué. Mais oui, il aurait été préférable qu’elle fasse preuve d’inquiétude sur le fait qu’il en savait autant sur elle, la majeure partie des gradés pouvaient en savoir autant sur elle. Autant d’éléments que beaucoup pourraient utiliser pour faire pression sur elle, pour la forcer à agir contre son grès. Si elle devait travailler pour lui, elle n’aurait pas les obligations qu’il attendait d’un soldat sous ses ordre mais, cela ne changerait pas un fait. Bartholomew lui devrait veiller sur elle pour s’assurer qu’elle ne devienne pas le pion de quelqu’un. Tout du moins qu’elle ne soit pas le pion de quelqu’un d’autre que lui.

-Est-ce que je possède une attache m'empêchant de commettre des folies? Plus maintenant. Il y avait quelqu’un avant.

Il avait prononcé cette phrase d’une voix froide et sans émotion, rompant avec le ton plus détendu précédemment. Ses yeux d’un bleu glacé luisant d’une sinistre flamme. Si ce qui était arrivé à Ishbal était une obsession, son désir de retrouver celui qui avait tué sa fiancée et de lui faire regretter collait à présent à sa peau, enserrait son cœur à tel des ronces, à l’images de ses cercles de transmutation.

-Je serais presque libre de consacrer aussi bien mon âme que mon corps et mon esprit à la guerre et de m’oublier dans celle ci. Mais j’ai un devoir envers tous les hommes qui sont sous mes ordres, je dois aussi m’assurer qu’Amestris soit en paix et, j’ai quelques menus détails à régler. Après cela si je ne finis pas en cours martiale je serais libre de disparaître avec les ombres de la guerre.

Pensée sinistre s’il en était. Mais il n’avait pas le droit à un quelconque avenir que celui ci. Une fois qu’il se serait assuré de l’avenir de ses hommes, qu’il aurait abattu le führer et, qu’Amestris serai libéré du contrôle de l’armée… il ne pouvait plus qu’espérer que sa personne ferait un bouc-émissaire suffisant. Non, il s’assurerai de cela. Et enfin il pourrait ne devenir plus qu’une ombre qui disparaîtrait. C’était la seule solution, s’il continuait à vivre il ne ferait que chercher de nouveaux champs de batailles en quête d’une mort.
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Mer 25 Avr - 17:01
Visiblement l’énigme que représentait le Führer semblait intéresser au moins autant le général qu’elle-même. Peut-être même plus, considérant que ce fait étrange sur leur dirigeant serait bien relégué au second plan dans quelques heures en son cas. Le terme d’inhumain la fit tiquer un peu ; après tout ce qui définissait l’humain restait bien étrange à ses yeux, Elizabeth était ingénieur pas filosophe. Cependant, et c’était bien pour ça qu’une partie d’elle-même voyait l’alchimie avec une certaine défiance, beaucoup pouvait affirmer que l’Alchimie produisait des surhommes. Des pouvoirs en bref, malgré l’affirmation qu’il s’agissait d’une science qui suivait les règles de la nature. Son esprit divagua quelques minutes sur le sujet, son regard fixé sur son verre de whisky vide sans le voir.

La conversation la sortit bien vite de cette torpeur. La jeune femme sembla soudain se souvenir qu’elle était ici pour jauger le militaire. Décider ou non de se mettre sous ses ordres. Voilà qui était bien plus important que ces préoccupations métaphysiques qui aurait plus eut leur place dans la solitude de ses appartements. Reportant son attention sur l’homme aux cheveux blancs, Elizabeth ne put retenir un rire franc à son affirmation. L’habitude de surprendre les gens, hein... Elle n’en doutait pas une seconde. L’homme était plutôt atypique. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire franchement amusé alors qu’elle rétorquait d’un ton presque taquin :

« Et j’ai comme l’impression que ça vous plaît ! »


Elizabeth reprit cependant bien vite son sérieux, intérieurement horrifiée du ton familier qu’elle venait d’utiliser. Ce n’était pas correct de sa part de se sentir si à l’aise avec le gradé. On parlait tout de même d’un général de brigade, peu importe l’air accesible et la compréhension dont l’homme faisait preuve ! Ou de la sympathie qu’il lui inspirait d’ailleurs ! Tout le monde à sa place et tout ira pour le mieux. Aussi resta-t-elle silencieux alors que le l’alchimiste d’Etat lui expliquait son point de vue. La jeune femme fronça légèrement les sourcils. L’elixirologie ? Le terme lui rappelait quelque chose, sans doute l’avait-elle vu mentionnée dans un bouquin quelconque, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Ne pas savoir, comme toujours, l’embêtait. Aussi ne put-elle s’empêcher de demander, une curiosité presque ingénue dans ses yeux noisettes :

« L’élixirologie ? C’est une branche  de l’alchimie ou quelque chose du genre ?»

Et se décida également à répondre à la tirade du général de brigade.

« Je dois avouer que je comprends les non-alchimistes ; après tout j’en fais partie. Même en banissant tout trace de superstition, il faut bien avouer que ce vous réussissez à accomplir s’apparente pour les non-initiés à de la magie. Et je n’ose même pas imaginer à quel point l’alchimie peut être... terrifiante, sur un champs de bataille pour des gens qui n’ont jamais été en contact avec elle. »
Elle fit une pause, l’air sombre. « Parfois je ne peux m’empêcher de penser que peu importe les inventions ou améliorations que les ingénieurs créons, ce ne sera jamais aussi spectaculairement destructeur que l’alchimie... » La jeune femme eut un pauvre sourire « Et je ne sais si cela me déçoit ou me soulage. »

Elizabeth se redressa, inconsciente d’avoir presque chuchoté cette dernière phrase, reportant son regard sur son verre vide. Elle aurait bien aimé qu’il en reste une gorgée, histoire de pouvoir se donner une contenance. A la place elle reserra rapidement son chignon, évitant le regard bleu du militaire. La rouquine ne mentait pas. Au fond d’elle-même, elle ne pouvait s’empêcher d’admirer et de craindre cette science obscure que pratiquait son interlocuteur. Et son ambition inavouée était bien d’inventer quelque chose, une arme, qui pourrait rivaliser. Et comme bien souvent, aveuglée par cette envie, Elizabeth se mettait des oeillières et refusait de voir la perte de vies humaines dont elle serait directement responsable si elle réussissait. C’était facile. Une pincée de patriotisme mélangée à son orgueil et c’était vite oublié.

Quant à la question pour le moins personnelle qu’elle avait posé au général, Elizabeth l’avait surtout faite pour changer de sujet. Mais vu la réponse glacée qu’elle venait d’obtenir, la rouquine avait sans doute appuyé sans le vouloir sur un endroit sensible. Le militaire qui jusqu’alors lui avait semblé si accessible et agréable venait de se métamorphoser sous ses yeux. Le regard qu’il arbora pendant quelques secondes la glaça intérieurement. Aussi Elizabeth n’osa-t-elle pas demander plus de détails sur cette persone qui « était là avant », se doutant que la réponse serait dramatique. Et que de toute manière le général n’allait sans doute pas satisfaire sa curiosité sur ce point...

La suite l’étonna bien plus encore et un lourd silence s’abattit dans la pièce après la courte tirade du gradé. Pour une fois la jeune femme ne savait trop quoi répondre. Cette déclaration était étrangé, presque contradictoire. Elizabeth ferma les yeux quelques instants, réfléchissant à ce que l’homme venait d’affirmer. Pourquoi parlait-il d’assurer la paix et de cours martiale à la fois ? Normalement un militaire qui réussissait à apporter une stabilité au pays recevait une médaille au lieu d’une condamnation non ? En tout cas, c’était ce qu’elle pensait. Ses yeux cherchèrent le regard bleu avec une certaine douceur.

« C’est à se demander général, si vous aspirez réellement à la stabilité d’Amestris ou si vous... souhaitez vous perdre vous-même dans l’excuse d’une noble cause. »
Elle reprit d’un ton plus animé, ne demandant pas de réponse à sa précédente interrogation. « Cependant, rien de ceci ne me concerne ! Et je crois que j’ai une réponse à vous donnez.... »

Elizabeth haussa les épaules. Elle avait bien fini par se rendre à l’évidence ; l’homme l’avait convaincu plus tôt. Plus de par son caractère à part que pour tous les avantages qu’il avait énuméré. La jeune femme était une suiveuse, pas une meneuse. Et le général de brigade avait réussi à lui inspirer confiance malgré ce qu’il lui demandait. Car plus que la qualité de la proposition, c’était la qualité de l’homme qu’elle suivrait qui l’intéressait.

« J’accepte votre offre. Tant que vous m’assurez que je reste relativement libre de mes mouvements, je travaillerai pour vous. »
Elle eut un sourire un peu de travers, une lueur ironique dans le regard. « Je ne sais pas comment vous avez réussi cette prouesse général, mais vous me donnez envie de croire en vous. Ne me décevez pas, voulez-vous ? »




HRP : Vraiment désolée de l'attente, j'ai eu une semaine de folie (j'ai changé de boulot et j'ai eu un peu de mal à me faire au changement) mais maintenant je devrais pouvoir reprendre mon rythme habituel Wink
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

MessageSujet: Re: Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth] Ven 1 Juin - 21:40
-Évidemment, la surprise est un bon moyen pour mener la danse.

Combien de victoire avait-il obtenu de cette manière depuis Ishbal? Agir la ou on ne l’attendait pas, sortir des manuels militaires pour faire dans l’improbable. C’était toujours quelque chose de tentant, comme si l’absurde était une arme pour résoudre tous les problèmes. A vrai dire pas vraiment, agir de manière imprévisible et prendre par surprise ne voulait pas dire forcément agir avec absurdité. Non, agir dans l’absurde n’amenait généralement qu’à l’échec, ce qui était important était de parvenir à ce que l’adversaire ne puisse pas prévoir vos action ou, qu’il ne les prévoit pas de la bonne manière. Amener un rythme prévisible en était justement un bon exemple. Combien d’opérations nocturnes menait-il afin d’habituer l’armée d’Aerugo à cette idée simple?

Le général de brigade Blavatski pouvai et ses troupes pouvaient frapper n’importe où et n’importe quand. Lui même à ses début avait vécu la peur des combats nocturnes, l’incapacité à réagir correctement. Pour finir par en faire sa signature. A la tête d’une troupe d’élite le général de brigade frappait en plein coeur des lignes ennemis, des frappes brutales et éclairs, saisissant des points d’importance dans les tranchées. La nuit pour les gradés ennemis qui lui faisait face ainsi que le général de brigade et ses hommes devenaient petit à petit une obsession. Sa chance n’était pas non plus sans importance, ayant survécu plus d’une fois à l’improbable et ayant déjoué tous les plan que la faucheuse aurait pu avoir pour lui.

Un véritable vampire, donnant l'impression d’être immortel, totalement imprévisible sur le champs de bataille, invincible et inarrêtable. Merveilleux mythe loin de la réalité, héritage forcé qu’il avait accepté sans la moindre hésitation ni le moindre remord. Il importait seulement que, les gens n’étant pas parmi ses proches croient qu’il n’appréciait pas cette réputation… Non, il ne l’appréciait pas pour être honnête. Mais celle ci était beaucoup trop utile pour ne pas en profiter

-Quand à l’elixirologie, le plus simple serait de dire qu’il s’agit… de la variante xinoise de l’alchimie d’Amestris. Bien que très proche, certains principes peuvent paraître absurde d’un point de vue scientifique primaire.

Il devait reconnaître qu’il comprenait parfaitement que, aux yeux des profanes cela puisse sembler aller à l’encontre de la logique. Dire à quelqu’un qu’en exploitant une énergie inhérente au corps nommée chi et qu’en puisant l’énergie du flux terrestre il était possible d’activer à distance des cercles de transmutation… Soit. La seule option viable était toujours la démonstration par l’exemple.

-Une illustration directe des particularité de l’elixirologie vaudra mieux que tout discours je pense.

Il dessina rapidement un cercle de transmutation au sol et, s’éloignant de celui ci, puisa dans l’énergie terrestre, canalisant l’énergie afin d’attendre le cercle de transmutation un peu plus loin. Les éclairs typique d’une transmutation se manifestant alors, transmutant la matière pour donner naissance à des munitions, précédemment absentes.

-La transmutation à distance est une possibilité offerte par l’elixirologie et, avec un cas tel que celui ci je comprend sans problème que l’on puisse identifier cela à de la magie. Mais l’alchimie typique d’Amestris? Pour être honnête il s’agit je pense de principes scientifiques froids et sans âme, de vulgaire raccourcis. A la fin, c’est notre esprit et notre capacité à donner forme à notre imagination qui importe. Aussi doué puisse être un alchimiste, ce n’est pas lui qui pourra faire voler quelque chose mais, la capacité de l’homme à trouver le moyen pour. L’alchimie n’est qu’une approche scientifique du monde. Je crois beaucoup plus en des ingénieurs comme vous qu’en des alchimistes comme l’alchimiste de flammes pour donner un avenir à ce pays.

Avec l'ingénierie, il était possible d’appliquer de manière pratique et accessible à tous des choses impossibles auparavant. Roy Mustang pouvait décimer des bataillons entier? Soit, mais une simple balle dans la tête suffisait à mettre fin à la menace qu’était le héro d’Ishbal. Les bombardement ennemis se faisaient de plus en plus violents? Détruisant des blindés? Soit, il suffisait juste d’en reconstruire, d’en construire plus et c’était tout. C’était la toute la différence, un alchimiste d’état était un atout militaire inestimable. Inestimables, sa perte était donc un problème. Personne ne s’inquiétait de la mort de centaines de soldats mais… si Bartholomew mourrait sa mort ne serait pas traitée comme sans importance. Et pourtant, qu’avait-il de plus? C’était un stratège excellent doté d’un charisme impossible à nier? Oui, pourtant ce n’était pas ce qui importait aux yeux de tous, il était un alchimiste d’état, ce simple fait semblait avoir plus d’importance que tout le reste dans la société amestrienne.

Souhaitait-il se perdre dans l’excuse d’une noble cause? Probablement. Il était une personne qui se révélait dans la guerre et vivait pour celle ci, il était incapable de vivre sans elle. Quelle ironie pour celui qui des années plus tôt aspirait à être médecin pour sauver des vies. Il ne ‘l'était plus et, ne pouvait plus y prétendre mais, pour autant cela ne l'empêchait pas de trouver un autre moyen pour éviter que des vies soient sacrifier inutilement. Mettre un terme aux guerres d’Amestris sans la moindre hésitation quand au fait de se salir les mains. Ensuite éliminer le Führer, symbole de la toute puissance militaire en Amestris. Bartholomew n’avait pas oublié ce qui s’était passé à Ishbal, n’était pas aveugle au point d’ignorer toutes ces fois ou la paix aurait pu être ramenée, pas ignorant pour voir toutes les situation ou, le führer avait semble t-il mis de l’huile sur le feu. Ensuite? Bartholomew von Blavatski serait jugé pour tous les crimes de guerre qu’il avait commis. Et ce serait la fin.

-Je ne pourrais pas vous donner tord sur ce point malheureusement.

Encore une fois, un éclair fugace apparu sur son visage, pas une flamme froide cette fois, une voix douce et résignée.

Un éclair fugace qui disparu immédiatement à l’instant ou elle lui annonça ce qu’il attendait, un sourire satisfait apparaissant sur son visage.

-Je ne vous décevrais pas, j’espère juste que vous arriverez à tenir le rythme.

Le sourire satisfait se changeant en sourire provocateur sur cette phrase, il se saisit alors de la bouteille de whisky, prèt à lui servir un second verre

-Je vous propose de trinquer à cette future collaboration.

[alors, je fais un gros mea culpa pour le temps mis à répondre, je me suis "un peu" retrouvé débordé par mes cours mais, cela ira mieux à partir de maintenant, encore désolé.]
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Quand un ingénieur s'en mêle... - Novembre 1914 [PV Barth]

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