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Musique

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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Jeu 5 Avr - 0:44
Elizabeth ne pouvait s’empêcher de grogner dans sa barbe inexistente. Comment est-ce qu’à presque vingt-huit sa mère réussissait-elle encore à lui faire faire ses quatre volontés de cette manière ? Ce n’était pas comme si elle était déjà occupée sur quatre projets différents et qu’elle avait promis au quartier-général de Central de présenter son nouveau prototype de grenade à gaz dans trois jours. Ah mais non, il suffisait qu’appelle madame Geneviève Colt avec ses airs de reine-mère pour lui demander un « si petit service mon ange ». Petit service qui allait sans doute lui prendre deux jours avec le voyage en train. Et puis il faisait froid, gris, avec un crachin qui se faisait un malin plaisir à pénétrer le fin manteau qu’elle portait pour lui glacer les os. Lizzie aurait mille fois préféré se pelotonner au coin d’un bon feu de cheminée chez elle, à Central, comme un chat ronronnant tout en dévorant « Mécanisme à pistons pour automails » de Lucy Dent. Plus un chocolat chaud. Et de la musique classique.

Une flaque profonde sur le trottoir défoncé la sortit abruptement de sa rêverie, lui arrachant un juron peu gracieux. Cerise sur le gâteau, elle se retrouvait maintenant avec les pieds trempés. Cependant, comme l’état pitoyable de la route l’indiquait la rouquine était enfin arrivée à destination. Ca n’avait pris que quatre heures de train, trois taxis et une marche d’une demi-heure. Mais la vue suffit presque à balayer ses ronchonneries. Bien entendu quand sa mère lui avait demandé de se rendre à East City dans un camp de réfugiés d’Ishbal Elizabeth ne s’était pas attendu à une résidence de luxe. Mais pas à ça non plus. L’endroit tenait clairement du bidonville même si l’on voyait les efforts des Ishbaliens pour rendre l’endroit plus habitables.

Lizzie se sentit soudainement légèrement coupable de sa mauvaise humeur. Autant dire que ses préoccupations de jeune femme bien accomodée dans sa position lui paraissait tout à coup extrêmement triviales. Si la pluie l’embêtait, elle qui avait une maison  bien chaude à laquelle retourner, elle n’osait imaginer ce que ces pauvres gens pouvaient ressentir. Ou plutôt elle en avait une vague idée, des souvenirs bien enterrés des deux années que sa famille avait passé dans l’instabilité la plus totale lui revenaient à l’esprit sans qu’elle les ait invité. Mais au contraire des Ishbaliens, la famille Colt n’avait eu à connaître ni guerre ni massacre. Et bien qu’ils aient vécu quelque temps dans une cabane en bois, cela n’avait rien à voir avec la situation bien plus... permanente des réfugiés.

Déglutissant, la rouquine se secoua, reprenant contenance et balayant d’un regard un peu perdu cet endroit inconnu. Le représentant, maire ou elle ne savait plus trop quoi de ce camp était censé l’attendre ici. Le fait qu’elle ce soit perdue en route et qu’elle ait plus d’une heure de retard devait jouer sur l’absence dudit contact. Le pire c’est que le nom que lui avait donné sa mère était tellement imprononçable qu’Elizabeth ne pouvait même pas essayer de demander à quelqu’un. Yash-quelque-chose. Ca ne marchait pas trop comme nom, si ?

Trempée dans son manteau vert sombre de belle facture, sacoche en cuir à la main et tignasse rousse aplatie sur le crâne, Elizabeth continuait d’arborer son air perdu espérant vainement qu’une âme charitable ne vienne à son secours. Autant dire qu’elle faisait un peu tâche dans le décor décrépi. Son anxiété social refaisait surface face à tous ces regards étrangers qui la fixaient du coin de l’oei et elle n’osait même plus bouger. Finalement ce fut un gosse qui la fixait depuis cinq minutes d’un air amusé de sous un rabat de tente qui finit par la prendre en pitié. La voix la fit légèrement sursauter.

« Vous êtes perdus M’dame ? »

Le ton était un peu moqueur et la fit se redresser alors qu’elle répondait d’un ton sûr et un peu morgue.

« Oui, tout à fait. »


Et rougit en se rendant compte qu’un tel ton ne correspondait pas du tout à ce qu’elle venait de dire. Toussotant d’un air gêné alors que le gamin riait aux éclats, elle rajouta :

« Je cherche l’administrateur de cet endroit en fait... Je suis envoyée par la compagnie Colt. »


L’enfant haussa un peu les sourcils avant de partir sans rien ajouter. Bah tiens. Voilà qui la faisait se sentir d’autant plus ridicule. Elizabeth repartit alors dans son monologue intérieur, maudissant sa chère maman qui avait assuré avoir d’autres rendez-vous trop importants pour se rendre en personne à East City. A quoi cela servait-il qu’elle ait autant d’employés si c’était pour envoyer sa propre fille faire le sale boulot ? Nul doute que lesdits employés avaient été plus malins qu’elle et avaient refusé cette tâche ingrate. La jeune femme fut de nouveau sorti de ses pensées en voyant un homme d’à peu près son âge s’avancer et se redressa, le soulagement bien visible sur son visage.

« Vous êtes Yash...Yashwe... L’administrateur de cet endroit ?
» demanda-t-elle en rougissant de sa gaffe.

Très professionnel tiens de montrer qu’elle ne s’était même pas donnée la peine d’apprendre à prononcer correctement son nom. C’était d’ailleurs bien pour son manque d’habilité relationnelle que Lizzie s’était bien gardé de prendre part aux affaires familiales. Se reprenant, elle rajouta.

« Je suis Elizabeth Colt, vous avez un endroit où on pourrait parler affaire ? »

Parce que non, elle ne comptait pas parler automails et argent sous le crachin et dans la boue. Intérieurement elle de demandait comment sa mère avait pu un seul instant imaginer que ces gens auraient de quoi payer, même petit à petit, ses automails. Balayant du regard les habitants de l’endroit il était cependant clair que beaucoup d’entre eux auraient bien besoin d’une telle prothèse. Peut-être, juste peut-être, Elizabeth pouvait être porteuse d’une solution pour ces gens dans le besoin. Suivant son contact dans un cabanon en relativement bon état, elle s’assit sans demander la permission, soupirant. Ses chaussures de ville la faisaient souffrir après toute cette marche. Un peu trop brute de décoffrage, comme à son habitude, elle commença :

« Je ne veux pas me montrer irrespectueuse, mais... Vous êtes vraiment sûrs que votre communauté peut se permettre les services de la compagnie Colt ? Je veux dire, nous sommes les moins chers du marché mais... »
Sa voix se fit hésitante, peinée. « Mais les automails restent des appareils couteux. »

(HRP Lizzie parle #669933)[/color][/color]
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Jeu 5 Avr - 2:06















Lizzie & Yash
Camp de réfugiés et prothèse mécaniques

~ 10 Septembre 1914~



Je refermais un gros livre sur mes genoux. Comme tout les mercredis, je prenais quelques heures de libertés où je me retrouvais loin de tout nos problèmes actuels, un instant où je retrouvais mon ancien travail, celui dans lequel je m'épanouissais. Et puis j’essayais de tâcher à donner un avenir plus radieux à nos petites têtes, si les anciens avaient encore du mal à l'accepter, le changement viendrait de chez les plus jeunes. La fermeture de notre peuple aux sciences du être l'une de nos plus grandes erreurs. Loin d'être incompatible avec notre culte, cela apportait mêmes des réponses à des questions que nous ne soupçonnions pas. Et puis, si les anciens n'y avaient pas été si fermé, peut être que tout ceci aurait pu être évité, ou du moins vécu d'une autre manière. Je levai les yeux vers mon petit groupe, un peu dissipé par le temps aujourd'hui. En général, si la météo le permettais, j’essayais de leur faire cours en extérieur, afin de lier la théorie et la pratique. Certes, mon domaine d’expertise se liait fortement aux mathématiques et devenait, de ce fait, difficilement démontrable par des actes, je pouvais montrer une application à presque tout ce que je tentais de leur apprendre. L'on pouvait aussi ainsi étudier la biologie, domaine fascinant, mais dans lequel j'étais loin d'être un cador. Tout de même, mon niveau était largement suffisant pour ouvrir l'esprit à une bande de petite tête de six à douze ans. Étant le seul de notre groupe à avoir les capacités pour être professeur, et en tenant compte du petit nombre d'enfants du camp, je ne pouvais pas vraiment diviser en plusieurs groupe de niveaux et d'âge différent. Et puis tous, peut importe leur âge, partait d'un niveau proche du néant, alors j'avais rassemblé cette petite vingtaine de garnement autour de moi.

La pénible pluie d'aujourd'hui nous avait forcé à trouver un abris, alors j'avais essayer de faire de la place dans cette cabane que j'aimais appeler mon bureau. L'eau s'infiltrait par le toit malgré la toile qui le couvrait et l'isolation était tellement rudimentaire que l'on sentait le vent qui s'infiltrait entre les maigres planches. Je refusais cependant de loger dans cet endroit. Si celui-ci me permettait de ranger les petits registres que je tenais, il pouvait surtout servir d'abri pour les plus faibles. Alors je me contentais, d'une petite tente adjacente à cet endroit que l'on pouvait assimiler de point de rassemblement.

 « Bien, pour aujourd'hui nous nous arrêterons là. La semaine prochaine, il serait temps d'attaquer un nouveau chapitre sur les mathématiques. Jusque là, retournez auprès de vos parents et rester bien sage et à l'abri. Je n'aimerais pas voir un seul d'entre vous tomber malade, c'est compris ? »

La complainte fut générale en réponse à l'évocation des mathématiques, mais j'avais bon espoir pour eux. S'il ne retenait qu'un dixième de ce que je leur apprenais, cela leur permettrait de déjà bien mieux vivre que leurs parents auprès des Amestriens. Car il fallait bien se rendre à l'évidence, nous ne pouvions pas rester éternellement dans le déni de ce qui allait suivre. Un jour ou l'autre, il allait bien falloir cohabiter avec nos voisins si nous ne voulions pas nous éteindre. Une fois que chacun des enfants eurent passés la toile mise en travers qui servait d'embrasure à la cabane, je sortais à mon tour, mains croisés dans le dos, prenant la direction d'une autre cabane, un peu plus grande. Dans celle-ci, nous entreposions les médicaments que Diane me faisait parvenir de temps en temps. Comme ce bâtiment était le mieux situé, et le mieux bâti, on y logeait également les malades et les blessés. D'un pas anxieux, j'entrais. Sur un matelas miteux, formé de paille enroulée dans des manteaux cousus, gisait un enfant en proie à une fièvre très douloureuse. Son bras droit s'arrêtait dans un moignon au niveau du coude, c'était moi qui en avait pris la responsabilité.

Ce petit avait été mordu à plusieurs reprises par un chien enragé en se baladant dans la forêt. Sa blessure s'était salement infecté dans le temps que nous avions perdu à le chercher. Au final, son avant bras était tellement touché qu'une sorte de gangrène y prenait naissance. Le choix avait été difficile, mais s'imposait. C'était son bras, ou sa vie. Au moins, la coupure réalisée par mon sabre était suffisamment nette pour être aisément traitée et garrottée. Nous n'avions pas de vrai médecin, mais son état semblait s'être assez stabilisé pour que l'on puisse tenter quelque chose. Les délires de la fièvre et sa fragilité nous empêchait d'agir jusqu'à maintenant. Nous n'étions que trois, en me comptant, à connaître quelque chose à la médecine, et ce n'était pas glorieux. Diane, par mesure de précaution, avait pris à part deux des plus futés de mon camp pour leur apprendre les rudiments de la médecine du front qu'elle avait apprise à l'armée. Quand à moi, vu ce que j'avais vécu durant le massacre de 1908, je savais très bien comment m'y prendre. J'aurais bien demandé à ma femme de venir m'épauler en ce moment, mais elle devait s'occuper de Luna et était très prise sur l'une de ses enquête. Et puis, si elle passait trop de temps par ici cela allait éveiller des soupçons, risquait de la mettre en danger.

Je n'aimais pas trop cette idée, mais nous avions eu vent d'une société de Central qui proposait des automails à prix cassé. Plus que l'appareil en soit, c'était l'opération qui m'avait fait sauter le pas. En plus de lui proposer un véritable avenir, les mécaniciens d’auto mails étaient, de loin, les plus qualifiés pour traiter ce genre de blessures. J'avais donc fait parvenir une missive, par le biais de Diane, à la direction de cette compagnie. J'étais resté assez évasif sur l'évocation du camp, prétextant qu'un groupe d'Ishval représentait sûrement une clientèle potentielle pour leur marché et, tout en restant peu précis avait convenu d'un rendez vous dans le camp. J'attendais leur émissaire dans l'après midi, mais celle-ci n'était toujours pas arrivée. Peut être trouvait-il notre cas trop peu intéressant pour eux, cela pouvait se comprendre. Me grattant le menton, je commençais à songer à d'autres solutions pour cet enfant, posant mes yeux rubis sur son demi-bras.

« Yash ! Y'a une fille bizarre qui te cherche je crois ! »

Cette voix venait de l'un des petits que j'avais quitté un peu plus tôt. Son apparition soudaine me sortait de ma réflexion et je me retournais vers lui.  Lui intimant de me guider vers cette ''fille bizarre''. Un instant plus tard, j’apercevais une petite rouquine à l'air passablement perdue. Elle n'avait pas vraiment l’allure d'un commercial, mais avec cette pluie il était dur de dire quoi que ce soit. Elle semblait, d'ailleurs, avoir été prise de cours par cette pluie puisque sa tenue ne semblait pas vraiment très adaptée. La petite tête blanche qui m'accompagnait restait en retrait dans mon ombre, attrapant d'une main un pli de mon manteau dans mon dos. Je ne pu que sourire en l'entendant batailler à prononcer mon nom. D'un regard chaleureux, je retirais mon manteau, laissant apparaître ma tunique blanche, en m'approchant d'elle pour la saluer. Elle confirma être celle que j’attendais.

 « C'est bien moi. Je suis enchanté de faire votre rencontre mademoiselle Colt. Tenez, enfiler cela avant d'attraper mal. Celui-ci court déjà assez librement par ici. Oh, et ne vous embêtez pas plus avec mon nom, appelez moi Yash, je vous prie. »

l'intimant de me suivre, je pris la direction inverse de là d'où je venais. Le petit garçon dans mon dos tira avec insistance sur ma tunique.

« Dis, Yash, elle va vraiment guérir Jyu ? Hein ? »

Il me lacha et se dirigea, les larmes aux yeux vers la jeune dame.

« Tu va le sauver, hein ? Il va revenir jouer avec nous ? »

Je comprenais son inquiétude, mais ce qui allait suivre n'étais pas adapté à un enfant. Je me baissai à son niveau, posant ma main sur sa tête.

 « Soit poli et ne presse pas notre invitée comme cela. Ne t'en fais pas pour Jyu, tout ira bien, mais laisse nous nous occuper de ça, et retourne jouer avec ton frère veux-tu ? »

Je m'excusais de cette interruption auprès de l'émissaire Colt, et poussait du bras le drap qui couvrait l'entrée de ''l'infirmerie'', la laissant entrer devant moi. Ce n'était sûrement pas l'endroit rêvé pour les discutions d'affaires, mais au moins, elle connaîtrait le problème dans toute sa complexité. Passant ma main dans mes cheveux blancs afin d'en chasser l'eau, je me retournais pour faire face à mon invitée.

 « Je m'excuse de ne pas avoir pu tout expliqué dans ma lettre, mais j'avais peur que personne ne vienne si je ne parlais que d'un seul ''client'' potentiel. Ce petit à désespérément besoin d'aide et vous … vous êtes ma seule option pour lui sauver la vie. Son état est stable, pour le moment, mais je ne pense pas qu'il survivra à l'hiver venant sans véritable soins médicaux spécialisés. »

Je l'invitai à venir un peu plus loin dans la pièce, tirant un rondin vers moi et lui offrant comme siège. Maintenant qu'elle avait vu, elle avait les cartes en main pour mener les négociations qu'elle souhaitait.

 « Encore une fois, veuillez pardonner cette maigre hospitalité, mais je n'ai guère mieux à vous offrir. Qu'en pensez vous, est-ce là le profil d'une clientèle que vous pourriez accepter, chez vous ? »

©️Setsu Nekos
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Jeu 5 Avr - 20:44
Soyons bref, soyons sincères. Lizzie était tout sauf habituée à être entourée par la décrépitude ou la misère. La période sombre que sa famille avait vécu entre ses quatorze et seize ans avaient été reléguée bien au fond de son esprit. Et cela faisait dix ans qu’elle ne manquait de rien, son métier lui apportant une rente confortable, sans même parler des bonus qu’elle obtenait lorsqu’elle réussissait à inventer une patente à succès. Et puis, ses parents étaient même devenus riches ! Alors il fallait bien l’admettre, se retrouver entourée de toile de tente, de cabanes toute de biauque et de croiser ces trop nombreux regards écarlates qui abritaient tout le malheur du monde, lui donnait simplement envie de fuir à toutes jambes. Oui, c’était surtout la vue des Ishbaliens qui la faisait se sentir mal à l’aise ; c’était tellement facile dans la sécurité familière de Central d’oublier à quel point ce peuple souffrait malgré la fin de la guerre. Et d’autant plus facile d’oublier que le massacre des Ishbals avaient été causé par son propre peule. Atrocité qu’à l’instar de la plupart de ses compatriotes Lizzie avait choisi de laisser sombrer dans l’oublie.

C’était l’arrivée du fameux administrateur qui la sortit de cette torpeur teintée de culpabilité. La jeune femme fut surprise de voir qu’il lui offrait son manteau et accepta mécaniquement. Ce qu’elle pouvait détester les automnes humides. Son regard fut attiré par le jeune Ishbalien qui se cachait derrière le dos de l’adulte, deux billes rubis la scrutant d’une manière insistente qui la mettait mal à l’aise. Elizabeth afficha un sourire gêné lorsque l’homme lui assura qu’elle n’avait qu’à l’appeler Yash. Ce n’était vraiment pas correct ni poli de sa part de ne pas savoir son nom complet. Histoire d’être sur un pied d’égalité la rouquine déclara :

« Dans ce cas vous pouvez m’appeler Elizabeth, si le coeur vous en dit. »

Sans plus attendre elle lui emboita le pas, soulagée à l’idée de se mettre enfin au sec. Enfin, relativement au sec en tout cas. Mais elle se figea à la question que le petit posa à Yash et fronça les sourcils. Qu’est-ce que le jeune garçon voulait dire par là ? Sauver quelqu’un ? Elle, tout ce qu’elle venait faire c’était négocier un fichu contrat. Enfin c’est ce qu’elle s’était imaginée en tout cas. Ah non, et voilà que le gosse s’adressait à elle maintenant ! Rah, pourquoi la petite voix suppliante et les prunelles larmoyantes ? Maintenant si elle n’arrivait à rien ici Elizabeth allait forcément se sentir coupable. Soupirant et rassemblant tout son courage, la jeune femme s’accroupit et ouvrit la bouche... Pour se rendre compte qu’elle n’avait absolument aucune idée de réponse. Elle finit tout de même par sortir un piteux « Je ferai de mon mieux, gamin. ». Piteux mais pas moins sincère pour autant. Zut, voilà qu’elle commençait à se sentir personnellement impliquée maintenant.

Finalement l’homme qui l’avait accueillie vint à son secours et envoya le jeune garçon en dehors de leurs pattes. Espérant que le soulagement ne se notait pas trop sur son visage, Elizabeth emboita de nouveau le pas à Yash sans rien ajouter de plus. Ils arrivèrent face à une cabane qui semblait être l’une des plus solides du coin malgré le toit de taule qui vibrait sinistrement sous les bourrasques du vent du nord. Sans plus attendre l’ingénieur s’engouffra à l’abri avec un soupir de soulagement. Cependant, au moment de franchir le seuil, une odeur facilement reconnaissable vint agresser son nez : la senteur métallique du sang mêlée à celle, plus âcre, de la maladie. Pestilence qui se dégageait d’un pauvre gosse allongé sur un matelat miteux et affligé d’une amputation rudimentaire. Les sourcils froncés et son regard noisette devenant bien peu amène d’un coup, elle se tourna  vivement vers l’administrateur et demanda d’un ton sec :

« Qu’est-ce que cela signifie monsieur ? »

Les explications ne se firent pas attendre et malgré l’indignation que cette situation peu commune réveillait en elle, Elizabeth se força à les écouter. En attendant, elle se dépêtra avec des gestes transpirant la mauvaise humeur du lourd manteau qu’on venait de lui prêter et du sien, vert sombre. Son coeur battait fort dans sa poitrine alors qu’elle tentait de se calmer. Ce fut le discours de l’Ishbalien qui lui faisait face qui réussit cette prouesse. L’homme avait raison. Sa mère n’aurait jamais dépêché un émissaire aussi loin de sa zone habituelle de travail pour un seul automail. Mais, à écouter le dirigeant de ce camp, c’était surtout pour les soins médicaux que l’homme avait contacté sa mère. Avec cet état des choses bien en tête, elle se laissa tomber sans grâce sur la chaise qu’on lui avait offert.

« Je n’aime pas les mensonges monsieur Yash. Et si vous n’étiez pas aussi clairement désespéré pour avoir recours à de tels stratagèmes, laissez-moi vous dire que je partirais sur le champs. »


Son ton était sec et plein de reproches. Elizabeth détestait qu’on la fasse tourner en bourrique. Encore plus sachant que à la base, elle n’avait aucune raison ni envie d’être là. Mais la jeune femme n’était pas insensible non plus, et voir des enfants souffrir ne pouvait pas la laisser de marbre. Se radoucissant légèrement elle soupira :

« Ecoutez, comme je viens de vous dire, magré les efforts de ma mèr.. de la compagnie Colt pour les rendre accessibles, les automails restent des appareils de haute technologie et possèdent un prix élevé. Mais ce n’est pas le seul obstacle pour votre cas. Je ne sais pas quel âge a votre patient, mais installer un automail sur une personne en pleine croissance est hautement déconseillé. Et sans parler de la douleur atroce lorsque l’on connecte les nerfs à la prothèse... Beaucoup d’adultes ne peuvent la supporter.»
Levant sa main gauche elle agita ses propres doigts mécaniques pour illustrer ses propos. « Et comme vous pouvez le voir je sais de quoi je parle. »

Bon. Ce discours n’avait décidément rien de positif. Mais Elizabeth savait qu’il restait un espoir et fit tournoyer une mèche rousse autour de ses doigts d’un air pensif, avant de demander abruptement :

« Je suppose que ce n’est pas le cas mais on ne sait jamais... Vous n’auriez pas un téléphone par ici. J’ai peut-être une solution mais pour cela il faut d’abord que je contacte la compagnie... »


Devinant que l’homme aux cheveux blancs devait être sacrément impatient d’entendre ladite solution, Elizabeth se décida à expliquer plus ou moins ce à quoi elle avait pensé.

« Ecoutez Yash, normalement je ne travaille pas pour la compagnie Colt. Je suis juste la fille de la fondatrice et je ne sais pas si l’idée que je viens d’avoir est réalisable. Après tout, bien que je sois bien placée pour savoir que cette société a été créee dans le but d’aider les gens qui n’en ont pas les moyens, la compagnie Colt n’est pas pour autant une association d’aide humanitaire. Je ne veux pas vous donner trop d’espoir. »


Elle fit une pause cherchant le regard écarlate derrière les lunettes de l’Ishbalien, espérant qu’il voit dans ses propres yeux qu’elle était bel et bien décidée à faire tout son possible.

« Cependant, et c’est un fait encore peu connu en dehors de Central, depuis à peu près trois ans des médecins ce sont joins à la compagnie pour proposer leurs services. Si ce que vous souhaitez sont des soins médicaux pour votre peuple... Eh bien s’ils accèdent à vous aider, vous n’aurez qu’à payer une somme plutôt modique pendant une paire d’année, et vous recevrez tous les soins dont cet enfant a besoin. »


Maintenant il fallait espérer que sa mère connaisse un médecin suffisamment intègre et sans préjugés pour accepter d’aider un Ishbalien...
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Lun 9 Avr - 13:42















Lizzie & Yash
Camp de réfugiés et prothèse mécaniques

~ Riders of the storm~



La pluie commençait à s'intensifier, et l'on pouvait entendre au loin le tonnerre qui grondait. Je n'étais pas de nature inquiète, mais mes responsabilités actuelles ne me permettaient pas d'ignorer ce que j'entendais. Si le temps continuait de se dégrader, tout allait devenir bien plus compliqué. Cette semaine un agent de Diane et ami était sensé passer m'apporter de quoi anticiper l'hiver. Peuple du désert, les miens n'étaient pas vraiment habitué à  ce genre de climat boisé et l'hiver était, à chaque fois, une rude épreuve. Les enfants s'y adaptaient, mais c'était bien plus difficile pour les plus vieux. Dans d'autres bidonville autour d'East City qui ne bénéficiait pas du soutient que j'apportais à mon camp la tâche devait être encore plus ardue. Le seul avantage qu'apportait l'hiver c'était un semblant d'intimité. En effet, de part la médiocrité du temps les gens ne s'aventuraient plus trop en dehors de la ville et encore moins hors des sentiers battus. Au printemps il était commun de voir passer des randonneurs en bordure du camp. Nous n'avions jamais eu de problème, mais à chaque nouveau passage notre cœur se pinçait.  

Contrairement aux autres camps, je pouvais me flatter d'avoir autour de moi des gens d'ambition et qui ne se laissait pas abattre. Aussi mal en point qu'il pouvait paraître, nous étions bien loin des premiers jours. Nous avions réussi à monter quelques structures en bois permettant d'abriter les plus faibles et nos denrées et nous avions même réussi à planter quelques céréales. Tout ce que je souhaitais c'était de rendre capable les miens de subvenir seuls à leurs besoins de nouveau. Pendant plus de dix ans, j'avais vécu en Amestris. Ma famille m'avait aussi renié, alors même si un sang identique coulait dans nos veine l'on ne pouvait pas vraiment dire que j'étais un véritable membre de mon peuple. Aussi n'avais-je aucunement l'intention de devenir leur chef à proprement parler. Je me contentais simplement d'aider mes semblables en leur montrant un chemin à travers la noirceur des événements actuels. Une fois le calme revenu, je retournais auprès de ma femme et de ma fille avec l'espoir que de tels problèmes ne surviennent plus jamais.

Pour le moment, tout ces individus étaient sous ma responsabilité et je me devais d'avoir les épaules pour le job. Regardant la jeune femme s'emmêler dans ses manteaux, je me demandais comment l'on pouvait choisir d'envoyer un caractère si original pour des négociations. Me concernant, cela ne me gênait absolument pas, mais je pouvais aisément m'imaginer à quel point cela pouvait devenir compliqué pour elle face à de vrais magnats du commerce. Je m'asseyais sur le sol, en tailleur, en face d'elle, à une distance suffisamment respectable pour ne pas laisser planer d'ambiguïté. L'avantage de ma taille nous faisait être à la même hauteur d'yeux, malgré les différences d'assises. Mademoiselle Colt semblait assez embarrassée par la situation, à juste titre, mais au fur et à mesure qu'elle parlait je comprenais qu'elle ressentait de l'empathie pour le jeune garçon derrière nous. Je ne voulais pas non plus que ce qui devait être une offre d'achat se transforme en de la pitié pour mon peuple.

Pour en avoir vu durant les combats, je savais pertinemment à quel point les automails étaient douloureux. Mais ce petit n'avait pas le choix, pas ici. Dans d'autres circonstances, un garçon aurait pu vivre pleinement sa vie d'enfant avec un demi bras en moins et, une fois adulte, aurait pu choisir si oui ou non il souhaitait se faire poser un automail. Ici, même avec une cicatrisation parfaite le danger subsistait. Et puis, aussi difficile à admettre que ça l'était, sans ses deux bras il était faible. Faible face aux animaux sauvages qui pouvaient rôder aux alentours. Faible face à n'importe quel agression extérieure. Faible face à la survie ici. En gros il serait, à tout moment, dépendant de nous et cela était absolument inenvisageable. Pour résumer, pour lui c'était l'automail ou la mort. La jeune émissaire ne semblait pas saisir mon idée et s’imaginait que je ne voulais profiter uniquement des soins. C'est vrai que je ne m'étais pas clairement exprimer. La réalité était qu'il avait besoin des soins que l'on prodigue aux patients de garage d'automail dans l'urgence pour faire face à l'hiver, mais il avait tout autant besoin de cet automail, aussi dur que cela puisse être pour lui. Attendant qu'elle finisse son discours, je restais sagement impassible face à elle, analysant chacune de ses paroles.

En l'entendant parler, je compris aussi pourquoi son caractère ne semblait pas coller avec celui d'un négociant. Elle était en ma présence plus suite à ce qui semblait être un devoir familial que professionnel. Je retirais mes lunettes et les yeux fermés, me passait la main dans les cheveux, chassant ainsi l'eau étant restée. Son idée était loin d'être dénuée de sens, mais, contre toute attente, l'argent n'était pas vraiment le problème. En fait, cela faisait un bon moment que je planais de payer des soins à d'autres, plus âgés, ayant perdu un membre. Mais je n'avais pas du tout l'intention de faire ceci maintenant, nous avions d'autre problème à résoudre. L'accident du petit avait tout changé  et je n'avais pas encore tout mis en place afin de permettre à tout mes blessés de s'équiper. Il était évident qu'elle allait avoir besoin de quelque chose de bien plus solide pour convaincre ses ''employeurs'', peut être pouvais-je me servir de cela.

 « Je vous remercie de votre bienveillance, mais aussi douloureux que cela puisse être, par ici ce gamin ne survivra pas sans automail. Cependant, je comprend bien la mésentente initiale. En réalité, les choses ont été un peu précipité avec son accident. J'avais dans l'idée de faire bénéficier de ce genre de soin à tout nos amputés, mais cela ne devait pas se faire avant longtemps. Ainsi, s'il vous faut convaincre du monde, voilà l'argument : Je suis prêt à exposer toute la clientèle, mais la situation de ce gamin est urgente et j'ai besoin de faire quelque chose pour lui dans l’immédiat. En plus, je vous garanti que l'argent ne sera pas un problème et que les frais, pour une seule personne, pourront être couvert en une seule fois. »

Je me levais, attrapant ses manteaux pour les lui tendre, l'enjoignant ainsi à me suivre. J'avais bien un moyen de passer des communications.

 « Venez, je vais vous montrer où passer votre appel »

Je ne m'étais pas trompé, le temps se dégradait bien plus vite que je ne le pensais. De gros éclairs fendaient le ciel et des bourrasques de vent commençaient à se lever. En une vingtaines de minutes, nous étions passé d'une petite pluie à une véritable tempête. Je savais que j'aurais du faire attention à ses nuages au loin … La tente où nous nous dirigions n'était autre que la mienne, adjacente au ''bureau''. Rien d’intéressant à l'intérieur, si ce n'est un énorme poste de radio militaire relié à un moteur permettant l'alimentation électrique. Ce moteur se trouvait à l'extérieur de la tente, mais le démarrage était possible de l’intérieur en soulevant la toile. La pluie frappait maintenant tellement fort sur le tissu que même lorsque le moteur démarra, l'on entendait à peine ses vibrations. Cette radio, c'était Diane qui avait insisté pour l'installer ici. Elle n'était sensé servir qu'en cas d'extrême urgence. Non seulement vis à vis du prix du carburant, mais aussi de l'aspect ultra rudimentaire de l'équipement, capable de partir en fumé à tout moment. J'empoignais le combiné et réglait l'appareil sur cette fréquence que je connaissais si bien. Je n'eus même pas besoin de parler pour comprendre, l'orage était bien trop violent pour permettre la moindre communication. Tout ce que l'on entendais c'était des interférences et aucun signal en retour. Et voilà, cinq minute et du carburant de perdu … Je me retournais pour m'excuser auprès de mon invitée, mais ce faisant j’apercevais une ombre étrange qui s'approchait de ma tente. Qu'est-ce que … D'un seul pas d'élan et d'un craaaac bruyant, je bondissais vers elle pour l'attraper au vol sous les épaules. Tombant lourdement sur le dos, nous roulâmes sur quelques petit mètres avant de nous immobiliser. A l'emplacement que nous occupions précédemment trônais un énorme arbre dont la chute avait déchiré la toile et écrasait totalement la radio. Avant tout, je voulais m'assurer que les dommages n'étaient que matériel.

 « Vous allez bien ? »

Me levant en prenant un air désolé, je la regardais.

 « Je suis navré, mais je pense que votre séjour ici va se prolonger. Je ne peux pas vous laisser repartir seule tant que cette tempête grogne, c'est bien trop dangereux. Vous resterez avec nous ce soir, et si demain le temps se calme, je vous ferrai raccompagner. »

©️Setsu Nekos
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Mar 10 Avr - 20:55
L’automne provoquait des sentiments mitigés chez Elizabeth ; si elle appréciait à leur juste valeur esthétique les magnifiques teintes mordorés qu’adoptait la nature en cette époque, la jeune femme détestait cependant l’humidité qui s’installait et le commencement dépriment des pluies annonçant l’entrée de l’hiver. Autre chose qui provoquait des sentiments mitigées chez l’ingénieur en cet instant ? L’administrateur du camp de réfugiés. Yash semblait être une personne droite et juste, et physiquement on ne pouvait doutait de son origine. Et s’il était clair que l’homme paraissait prêt à tout pour aider son peuple maltraité, Elizabeth ne pouvait s’empêcher de sentir comme un certaine séparation entre sa personne et le reste du camp. Bien entendu cela ne devait être basé que sur le respect que les réfugiés vouaient à leur administrateur, et, très franchement, pour le moment son cerveau était bien plus concentré sur une possible solution pour le petit Jyu que sur les mystères de son hôte.

Et la jeune femme était plutôt fière d’ailleurs d’avoir eu cette pensée pour les nouveaux soins médicaux que prêtaient désormais la société Colt. Aussi fut-elle grandement surprise lorsque Yash déclina poliment son offre. Interloquée, elle écoutait ses explications avec une moue sceptique. Non, elle n’était vraiment pas pour l’idée d’une intervention aussi lourde et douleureuse pour un enfant si jeune... Et elle était sur le point d’exprimer une nouvelle fois son désaccord à voix haute lorsque l’évidence la frappa. Bon sang... Cet enfant, qu’Elizabeth n’arrivait qu’à contempler à travers les oeillères de sa petite vie tranquille d’Amestrienne moyenne, avait sans nul doute déjà connu plus de souffrances pendant ses quelques années d’existence qu’elle-même en connaîtrait jusqu’à sa mort. Se mordant les lèvres, elle fixa un regard désolé sur la petite silhouette à la respiration douleureuse à l’autre bout de la pièce.

« Je suppose que si vous obtenez l’autorisation de ses parents ou d’un tuteur légal, il pourra être opéré... »
souffla-t-elle d’un ton résigné.

S’appuyant sur le dossier de sa chaise, Elizabeth se décida enfin à analyser le reste du discours de l’Ishbalien. Ainsi donc, l’accident du garçon l’avait mis aux abois bien qu’il pensait doter le reste de ses amputés d’automails également ? Eh bien il aurait dû commencer par là ! Voilà qui apportait une solution on ne peut plus simple à ce dilemme que la rouquine commençait à penser inextricable. Surtout que l’homme lui affirmait avoir de quoi payer les prothèses. Souriante et soulagée, Elizabeth reporta son regard sur l’administrateur et souffla :

« Dans ce cas, je crois qu’il sera facile de trouver une solution à vos problèmes en réalité. Et il ne sera pas nécessaire de payer l’automail en une seule fois, ce n’est pas ainsi que fonctionne la société. Et ne vous inquiétez pas, je les mettrai au courant de l’urgence de la situation pour que l’aide arrive au plus vite à ce petit. »

Mais la jeune femme pensait également que si elle parlait avec sa mère, qui restait l’autorité maximum de la société malgré les partenaires venus se rajouter au fil des ans, elle pourrait rendre l’affaire encore plus avantageuse pour le camp.

« Je vais quand même avoir besoin de votre téléphone, car j’ai bon espoir de convaincre la société de ne vous faire payer qu’une seule mensualité pour tous les automails ; bien entendu, je ne vous la cache pas, ce sera une mensualité plutôt élevée. Mais le prix final sera tout de même beaucoup plus avantageux que si vous les payiez un par un... »


Elle se leva avec une énergie renouvellée, emboitant le pas à Yash pour qu’il lui montre l’endroit où elle pourrait parler de vive voix avec celle qui détenait la solution à ces soucis logistiques. Elizabeth déclina d’un geste l’offre du manteau, affirmant que vue comme le temps se dégradait de plus en plus, il risquait d’en avoir fort besoin. Enfilant le sien, elle s’aventura donc sous le déluge, pestant à mi-voix. Ils arrivèrent à destination et Lizzie haussa un sourcil à la vue du poste de radio. Bon, c’était rudimentaire, mais elle remplirait sa fonction. Cependant le tonnerre qui grondait avec hargne au-dessus de leur tête ne semblait pas vouloir laisser passer les ondes... Elizabeth soupira. Bon, de toute façon nul doute que sa mère lui aurait répondu d’un ton occupé « Fais-au mieux ma puce, j’ai confiance en toi ! » avant de lui raccrocher au nez. Tant pis pour elle, Elizabeth clôturera ce contrat comme il lui semblait le mieux, et si la reine-mère n’était pas contente ce sera la même chose. Elle n’aurait qu’à envoyer quelqu’un de réellement qualifié la prochaine fois ! La jeune femme en était là dans ses réflection lorsqu’un énorme craquement en provenance d’au-dessus leurs têtes la fit sursauter.

Elizabeth n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Tout arrive en moins de trois secondes : l’homme bondissant sur elle, le souffle s’échappant de ses poumons alors qu’elle heurtait le sol avec force et qu’ils commencèrent à rouler dans la boue. Geignant doucement, un peu sous le choc, la jeune femme bougea avec délicatesse ses articulations, vérifiant n’avoir rien de cassé. Elle finit par s’asseoir avec une grimace, heureuse de s’en sortir indemne à part quelques écorchures sur ses mains et son front. Et une énorme couche de boue la recouvrant. Elle avait souffert plus mauvaise chute gamine. Elle éclata d’un rire nerveux, un peu hystérique, à la question inquiète de son sauveur.

« A part que le ciel vient biel et bien de nous tomber sur la tête, tout va bien monsieur Yash ! »
gloussa-t-elle avant de s’excuser, larmes d’hilarité aux yeux « Je suis désolée, je ne sais pas pourquoi je ris, je sais que la situation n’a rien de drôle ! »

Finalement, la déclaration de l’administrateur réussit à la calmer. L’idée de devoir rester ici plus longtemps que prévu n’avait rien pour lui plaire, mais Elizabeth n’était pas folle. Il était clair que le temps ne lui permettrait pas de rentrer chez elle avant le lendemain. Enfin, si la tempête daignait se calmer d’ici au lendemain... Elle hocha la tête à la proposition et se releva maladroitement.

Ils retournèrent se réfugier dans l’infirmerie-bureau où la jeune femme nettoya tant bien que mal la boue qui lui recouvrait le visage avec la partie interne de son manteau. Soupirant lourdement elle s’assit de nouveau, tentant d’ignorer l’inconfort de ses vêtements trempés. En cet instant elle n’aurait pas dit non à un thé bien chaud ou quelque chose du genre mais était trop bien élevée pour réclamer. A la place elle reporta son regard sur l’homme aux cheveux blancs qui venaient de lui sauver la vie.

« Je ne sais pas d’où vous sortez de tels réflexes monsieur Yash, mais merci. Sans vous il ne fait aucun doute que cet arbre m’aurait envoyé en soins intensifs, si ce n’est pire. »

Elle fronça un peu les sourcils, remarquant une traînée de sang dans le cou de l’Ishbalien et la pointa du doigt.

« Vous saignez d’ailleurs ! »
annonça-t-elle pour qu’il en prenne conscience.

Ce n’était sûrement rien de bien grave, sinon il ce serait rendu compte de la blessure tout seul. Mais tant qu’à faire autant désinfecter ça quand même. Bon, puisque Elizabeth semblait obligée à rester là, autant faire contre mauvaise fortune bon coeur.

« Dîtes-moi, comment en êtes-vous venu à diriger ce camp ? »
demanda-t-elle, désireuse de faire la conversation.
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Mer 11 Avr - 15:27















Lizzie & Yash
Camp de réfugiés et prothèses mécaniques

~ Who am I ?~



Je retirais mes lunettes pleines de boues, essuyant les verres un à un avec la manche de ma tunique, entre mon pouce et mon index. Si ces verres étaient exempt de correction ou de teinte, j'avais tellement pris l'habitude de leur usage lorsque j'étais professeur, afin de mieux m'intégrer, que j'en prenais soin comme si elles étaient essentielles à ma vue. Ni les verres, ni la monture ne semblaient endommagé et d'un sourire en coin, rassuré, je relevais le visage vers le reste du carnage. Diane n'allait vraiment pas être heureuse d'entendre cela, elle qui s'était donné tant de mal pour obtenir, et me forcer à emporter cette vieillerie. Grattant ma nuque de ma main libre, je constatais, impuissant, que les dommages étaient bien au-delà du réparable et que j'allais aussi devoir trouver un autre endroit où dormir, ce soir. Si au moins le générateur pouvait être intact, on pourrait toujours utiliser cette source de courant pour autre chose, même si cette radio était la seule chose qui nécessitait une source d'énergie ici. Clignant des yeux, je revêtais mes verres avant de me retourner vers la jeune fille qui semblait encore bousculée par les événements. C'était amusant comment chaque personne réagissait différemment à un coup de pression, elle, riait. Il n'y avait aucun de mal à cela, il était bien évident qu'elle ne se moquait absolument pas du sort de la défunte machine, surtout après être passé à un cheveux de subir le même. Lui tendant la main pour l'aider à se relever, je souriais sagement.

 « Cette pauvre machine n'en voudra pas à vos rires, croyez moi. Je suis soulagé de voir qu'il n'y ait pas de blessé. »

Des voix commençaient à se faire entendre de l’extérieur. Malgré la tempête, un bon nombre de réfugiés c'était précipité vers ma tente pour voir ce qu'il venait de s'y produire. Les gouttes de pluie me martelais le visage tandis que je trouvais un chemin de sortie à travers la toile déchirée. Le vent de panique sembla se calmer lorsque tous nous virent sortir indemne. J'étais touché par la solidarité des miens, mais mes responsabilités me forçait aussi à être inquiet pour eux et à, quelque part, leur en vouloir de prendre tant de risque à sortir par un temps pareil. Enfin, je pouvais en profiter pour demander des vêtements secs pour mon invitée et moi même, afin de ne pas mourir de froid avant le lendemain. Leur déclarant à tous que nous étions sain et sauf et qu'il n'y avait aucune raison d'être inquiet, que nous nous occuperions de bouger cet arbre plus tard, je leur commandais de se mettre à l’abri. J'attrapais cependant par l'épaule l'une des jeunes adolescente du village, qui se plaisait à jouer les mères poules avec les plus jeunes et qui, du coup, s'amusait à ordonner les ressources d'hygiène.

 « Mia s'il te plait, ramène moi seau et serviettes ainsi que des vêtements secs pour notre invitée. »

D'un sourire égayé par ma requête, la jeune fille s'envola d'un pas preste là où elle seule savait. Je n'aimais vraiment pas lui faire prendre le risque de tomber mal par cette pluie, mais seule elle pouvait s'en charger alors … Je retournais auprès de la rouquine, lui offrant refuge dans le bureau adjacent à ma tente. Vous savez, celle qui servait aussi de salle de classe. J'avais eu du mal à m'en séparer, mais au vu des événements de ce soir j'étais heureux d'avoir pris la décision de ranger mes livres ici. Eux au moins, resterais en sûreté. Après tout, ils étaient le seul gage d'avenir de tout ces jeunes. L'endroit n'était pas bien grand, mais était sûrement le mieux battit et isolé de tous. Cela ne me plaisait guère de laisser mes biens les plus précieux, détenteur du savoir, en la compagnie d'une quasi inconnue, mais elle pourrait loger ici. C'était de loin, l'endroit le plus confortable que je pouvais lui offrir. Bon, il allait tout de même falloir improviser. Cette pièce n'était pas du tout faite pour y loger et ainsi ne possédait aucune couche. Bah, d'ici ce soir j'aurais bien trouvé une solution à ce petit problème. Ce n'était pas très chevalier, mais je m'étirais, poussant de mes deux main sur ma colonne afin de faire craquer mon dos. Cela faisait bien trop longtemps que j'étais resté passif avec tout ce qu'il se passait. Heureusement, je n'avais rien perdu de mes réflexes. Tournant le dos à la jeune femme, cherchant quelque chose, je l'écoutais tout en fouillant dans la pièce, mais où est-ce que j'avais mis ce truc à la fin ? Là peut être … Non. Raaaah. Je retournais vivement mon visage vers le sien, ses remerciements n'étaient pas nécessaire, mais bienvenues.

 « Aucun problème, mademoiselle. Comme je vous l'ai dis, je suis heureux que vous n'ayez rien. »

Reprenant mes fouilles, je relevais la tête et passa ma main sur ma nuque à l'évocation de sang. En effet, mes doigts s'étaient bien ensanglantés en les passant sur mon cou. Tiens … Cela ne devait pas être grand-chose, et moins impératif que de retrouver ce truc. Ah ! Le voilà ! Il s’agissait d'un sorte de modèle de lampe à huile que j'avais emporté à l'époque de chez mes parents, il y a déjà presque vingt ans … En fait, la flamme ne servait pas de source de lumière, mais de source de chaleur pour une sorte de petit bol placé au dessus. Une hanse métallique passait au dessus du bol en fer et un conteneur percé de pleins de petit trous pendaient à une petite chaîne. Dans le culte d'Ishvala, de nombreuses boissons infusées faisaient partis des rites, ainsi avions nous pleins de petits gadgets pour les préparer dans n'importe quelles conditions. Remerciant mon esprit planeur, j'attrapais le bol d'eau que j'avais oublié de ramener de mon cours de cet après midi pour en remplir le réceptacle de la lampe, l'allumant un instant plus tard. Prenant le conteneur percé dans mes doigts, je l'ouvrai et le remplissais d'une poignée d'herbe qui ne quittais jamais mon bureau. J'avais beau ne plus être pratiquant depuis belle lurette, ce breuvage était bien trop bon pour son propre bien et à chacune de mes pauses, je m'en remplissais l'estomac afin de me relaxer. Posant l'ensemble sur le sol en attendant que l'eau frémisse, je retournais auprès de la jeune femme, dont la dernière question n'avait aucune réponse simple. Je m'asseyais en face d'elle, d'un sourire un peu forcé.

 « Cela se voit tant que ça ? Que je ne suis pas … des leurs ? »

Fermant les yeux je marquais une brève pause avant de reprendre. Après tout, il n'y avait pas d'autre chose à faire que de discuter en attendant la fin de cette tempête.

 « Et bien … ma famille faisait partie de celles influentes dans l'ordre des grands prêtres d'Ishvala et j'en ai été bannis pendant l'adolescence. Je m’intéressais trop au sciences à leur goût. Pour faire simple, les années ont passé, je suis devenu professeur de sciences et de maths à East City, puis … la guerre est arrivée. Alors même si j'aurais pu être totalement épargné, même si ces gens ne me considéraient plus comme l'un des leurs … je ne pouvais pas laisser le peuple de mes ancêtres se faire massacrer tandis que je profitais de mon petit luxe. Alors ainsi me voilà, à essayer d'offrir un refuge à ceux qui n'ont plus rien ... »

Marquant une nouvelle pause, je passais ma main dans l'arrière de ma tête en riant légèrement avant de reprendre.

 « Ah .. raconté ainsi cela semble bien plus triste qu'il en est, je vous l'assure ! Et puis cette vie m'a bien fait comprendre d'où venait le problème. J'ai eu tout le loisir de me rendre compte que Ishval ou Amestrien, tout ce que ces gens veulent c'est de vivre en paix. »

Alors que je m’apprêtais à lui demander l'origine de sa vocation, j'entendais l'eau qui commençais à frémir derrière moi. Lui priant de m'excuser un instant, je me levais et remplis de ma boisson favorite deux petits bols. En réalité cette lampe n'avait pas la contenance pour préparer pour deux personnes, mais en la remplissant au maximum, il y en avait aussi trop pour une seule personne. En faisant un petit compromis, nous pouvions tout deux en profiter, au final. Nouvelle irruption tandis que je m’apprêtais à revenir avec les bols, les petits pas de Mia se firent entendre, et les bras surchargés de serviettes et de vêtements elle s'étala de tout son long sur le sol après avoir poser le seau d'eau à ses pieds.

 « Mia … quand je te demande pour une seule personne, tu n'as pas besoin de me ramener de quoi vêtir une armée!

« Désolé, mais je ne savais pas quoi choisir alors ... »

Je revins de nouveau vers la rouquine. Lui tendant l'un des deux bols en regardant Mia arranger le bazar qu'elle venait de mettre.

 « Cette petite prend son rôle beaucoup trop à coeur, ne lui en tenez pas rigueur. Ceci est une boisson chaude typique de chez nous, vous en voulez ? Si vous souhaitez d'abord vous mettre au sec, je peux aussi vous laisser un moment. »

Mia, de son petit regard circonspect ne savait pas trop ou se mettre. Quand à moi, j'attendais de voir la réaction de la jeune fille Colt. Ce que je lui proposais était bien loin d'être du luxe, mais c'était toujours mieux que de prendre le risque de choper une connerie par le temps qui courrait ...



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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Jeu 12 Avr - 20:46
Elizabeth commençait à sentir les effets de l’adrénaline, dont les niveaux étaient montés à un niveau critique durant le preque tragique accident, retombaient tout doucement. L’excitation et la fébrilité laissaient place à l’épuisement. Être trempée de la tête aux pieds n’aidaient guère, et la jeune femme se sentait tremblante. Allons bon, il ne manquerait plus qu’elle choppe une cochonnerie... Mais elle n’était pas seule dans cette galère causée par mère-nature, comme le lui rappelait l’attroupement qui s’était réuni autour d’eux après la chute de l’arbre. La solidarité des réfugiés n’étonnaient guère la rouquine ; cependant les marques de sincère inquiètude à son égard la surprenaient bien plus. Après tout, elle ne faisait pas partie du peuple d’Ishbal, bien au contraire. Amestrienne jusqu’au bout des ongles. Membre de la nation qui avait causé le massacre de la population d’Ishbal. Elizabeth ce serait attendu à plus de préjugés de la part des réfugiés après tout ce qu’ils avaient dû souffrir. Mais peut-être, seulement peut-être, cela démontrait-il que ceux portés aux jugements hâtifs ne sont pas toujours ceux que l’on croit...

Absorbée par ses pensées, l’ingénieur était restée silencieuse, suivant Yash jusqu’à une autre baraque. Baraque qui lui rappelait étrangement celle où sa famille avait passé deux ans. En bois, une seule pièce et qui aurait bien eu besoin d’un petit coup de marteau par-ci par-là. Mais ce qui lui donnait une impression de familiarité étaient les livres entreposés en cet endroit, Elizabeth étant une avide lectrice. Apparemment l’endroit servait comme salle de classe au vu des quelques chaises et du bureau qui trônait dans un coin. Elizabeth sourit doucement ; elle ne savait pas qui s’en occupait mais il était bon que les enfants de ce camp reçoivent un minimum d’éducation. A l’avenir c’est ce qui ferait la différence dans leur niveau d’intégration en Amestris.

Elizabeth était réellement reconnaissante à son hôte du risque qu’il avait pris pour les sortir tous deux de la trajectoire de cet arbre. Et bien que Yash ait poliment balayé ses remerciement comme s’il était normal de s’exposer de cette manière pour sauver une presque inconnue, Lizzie savait très bien que ce n’était pas commun du tout. Curieuse, elle regardait l’homme en question fouiller l’endroit en marmonnant, se demandant bien ce qu’il pouvait chercher avec autant d’assuidité. Curiosité qui ne fit que croître face à l’étrange appareil dont il se saisit d’un air satisfait. Elizabeth s’approcha, se demandant bien à quoi pouvait servir ce... cette... ce truc. Et comprit bien vite en voyant l’administrateur y verser de l’eau et un mélange d’herbes. Elle qui se mourrait pour un thé, autant dire qu’elle ne s’attendait pas à voir son désir être assouvi aussi vite !

La jeune femme était sur le point de demander à Yash quelles étaient ces herbes lorsqu’il la devança. L’interrogation la prit de court et elle fronça les sourcils, cherchant ses mots. Elizabeth n’eut de nouveau pas le temps de répondre puisque son interlocuteur continua, répondant à sa question précédente, et l’ingénieur l’écouta avec attention. En effet. Bien que Yash tente de minimiser les faits avec sa dernière remarque, son histoire semblait bien triste. Il devait être extrêmement dur de se retrouver paria au sein de son propre peuple. Particulièrement un peuple possédant une culture et une religion aussi stricte que les Ishbals.

« Vous savez, vous êtes une personne admirable. »
Elizabeth fit une pause, cherchant comment expliquer son point de vue. « Beaucoup à votre place ce serait laissé submerger par le ressentiment, et ç’aurait été parfaitement compréhensible. Mais vous savez faire la part des choses et avait décidé de mettre votre vie entre parenthèse pour aider un peuple qui, il y a longtemps, vous a fait souffrir. Mais vous avez raison, ce que la plupart des gens souhaitent, c’est pouvoir vivre leur vie en paix. Alors pourquoi nous semblons toujours trouvez une raison pour faire la guerre, je dois vous avouer que cela m’échappe... »

La jeune femme sourit avec chaleur, cherchant le regard écarlate.

« Et vous savez, vous n’êtes pas si différents... Physiquement en tout cas, vous avez tout d’un Ishbal ! »
Elle eut un bref rire avant de reprendre son sérieux. « Mais pour répondre à votre question... Vous semblez en effet un peu... distinct. Mais cela plus à voir avec votre attitude confiante et ouverte qu’autre chose. »

Elizabeth allait s’expliquer un peu plus, mais fut interrompu par la porte qui s’ouvrait, laissant apparaître une adolescente aux bras chargés de vêtements propres. Le premier réflexe de la jeune femme fut de s’avancer pour l’aider un peu dans sa charge, mais elle se souvint à temps qu’elle était dans un état déplorable. Yash lui tendit soudain un bol rempli d’un breuvage odorant et, cela la fit frémir d’anticipation, bien chaud.

« Bien sûr, je goûterai avec plaisir. »
s’exclama-t-elle à la question du plus vieux, plus qu’enthousiaste à l’idée de la boisson chaude.

Se retournant vers la jeune femme, elle lui fit un sourire reconnaissant, sincèrement heureuse d’avoir quelque chose de sec à se mettre et la remercia de s’être aventurée sous la pluie pour eux. Non, Elizabeth n’allait sûrement pas commencer à faire la fine bouche. Il était déjà très généreux de la part de ces gens qui ne possédaient pas grand chose de partager avec elle !

« Merci, je crois que je vais me changer d’abord, je ne vais pas vous mentir, je meurs de froid »
finit-elle par répondre tout en s’emparant d’une longue robe à manche longue, trop grande pour elle, mais qui lui semblait suffisamment confortable pour dormir avec. « Et ne vous embêtez pas à retourner sous cette tempête juste parce que je vais me changer. Nous sommes entre adultes, tournez-moi le dos, ça suffira bien. » termina-t-elle en haussant les épaules.

Joignant les gestes à la parole, elle s’éloigna vers le fond de la cabane et tourna le dos aux deux autres occupants, se défaisant avec soulagement de ses vêtements trempés. Armée d’une serviette humide, elle enleva les restes de boue et tenta de sécher ses cheveux. Ainsi plaqués sur son crâne par l’humidite, ils ne cachaient plus grand chose de son oreille arrachée. Elle termina d’enfiler la robe et retourna vers l’ancien professeur de mathématiques et la jeune Ishbal. Elizabeth avait rapidement essoré ses vêtements et espérait sans trop d’illusions qu’ils seraient secs pour le lendemain. Après les avoir étendu sur une paire de chaise, elle se saisit avec plaisir du « thé » que lui avait proposé Yash. Le goût était incroyablement parfumé et elle ouvrit des yeux surpris.

« C’est excellent ! Vous devriez partager cette boisson avec le reste du monde, c’est au moins aussi réconfortant qu’un chocolat chaud ! »

Ou peut-être son enthousiasme était-il causé par son épuisement. Mais cela n’enlevait rien à sa sincérité. Sirotant le boisson chaude avec ravissement, Elizabeth commençait à sentir une douce langueur l’envahir. Il en fallait peu pour être heureux, et en cet instant, être au sec et sentir ce liquide lui chauffait la panse suffisait à faire sentir l’ingénieur sur un petit nuage. Son regard se reportant sur les livres qu’elle avait noté en entrant, elle les détailla plus en avant.

« Vous avez des titres intéressants... Ca se voit que la science vous intéresse... »
L’évidence la frappant elle reprit « Oh, c’est vrai que vous ne savez pas. Quand je ne suis pas dépêchée par ma mère pour la société Colt, et c’est la première fois que ça m’arrive, je suis ingénieur et consultant pour.... » Elizabeth s’interrompit soudain, embarassée.

Elle était sur le point de rajouter « spécialisée dans les armes et consultante pour l’armée » avant de se rappeler où elle se trouvait. Ce n’était peut-être pas la chose la plus intelligente à faire, pas sûr que son travail soit extrêmement apprécié dans les parages. Essayant maladroitement de changer de sujet, elle demanda au plus vieux :

« Mais enfin, on n’est pas là pour parler de moi. Quels sont vos plans pour cet endroit monsieur Yash ? Sur le long terme, je veux dire ? »
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Ven 25 Mai - 15:51















Liz' & Yash
Camp de réfugiés et prothèse mécanique

~ On a stormy night~




Il c'était passé beaucoup de chose en très peu de temps, aujourd'hui, et je n'avais pas vraiment pris le temps d'analyser la tempête que la jeune femme représentait à son insu. Loin de penser du mal de sa venue, il était vrai que je n'avais peut être pas suffisamment anticipé tout ce que la venue d'une étrangère parmi nous pouvait impliquer. Enfin, surtout quand on connaissait le but de sa présence. Les miens risquaient à tout moment de fabuler des espoirs sur des choses encore loin d'être décidées. Certain pourraient tomber de très haut. Je pensais notamment aux plus jeunes qui pensaient que sa venue signifiait le retour de Jyu dans les plus brefs délai. Certes, sauver sa vie était le but de ma prise de contact précipitée, mais il fallait se rendre à l'évidence : chaque soir qui passait diminuait drastiquement ses chances de survie. Si l'on regardait cela d'un point de vue rationnel écourter sa vie pour abréger ses souffrances était à la limite de l'envisageable. De plus il allait falloir gérer le transport. J'avais beau avoir un plan pour cela, transporter un malade amputé, Ishval et enfant de surcroît, en toute discrétion relevait de la mission impossible. Surtout maintenant que notre radio était foutue. Et puis avec cette tempête qui nous tombais dessus, je n'osais même pas imaginer penser à demain où il faudrait sûrement reloger du monde à cause des dégâts. Les jambes croisées, bol de thé dans la main gauche, je remontais mes lunettes plus proche de mes yeux en soupirant. Je ne pouvais, je ne devais pas, céder à toute cette négativité qui commençait à envahir mes pensées. Il y aurait une solution.

Je relevais les yeux de ma boisson fumante vers la jeune femme qui n'avait maintenant plus que l’embarras du choix si elle voulait se changer. Bon, il ne s'agissait sûrement pas là d'une gamme aussi large qu'une véritable garde robe, mais Mia avait tout de même vraiment abusé. Repenser à ce que la jeune émissaire avait dit juste avant l’arrivée d'une tornade de vêtement me permis d'aller repêcher cette confiance en moi même en train de se noyer dans la noirceur des problèmes venu et à venir. J'étais loin d'être aussi admirable qu'elle semblait le penser, surtout vis à vis du peuple Ishval. Même après tout ce que je faisais au camp je savais que si certains se contentaient d'aider le groupe dans les travaux et de vivre ici sans jamais être venu à ma rencontre ni participer pleinement à la communauté, c'était à cause de mon passé. Tout de même, sa remarque me touchait et me réchauffait le cœur en cette soirée … arrosée, au sens propre compte tenu de l'allure de nos cheveux et vêtements respectifs.

Je fus cependant pris de court par les gestes de notre invitée. Alors que je finissais ma boisson d'une gorgée brûlante et commençais à me lever afin de lui permettre, comme elle le souhaitait, de se changer elle nous tourna le dos et commença à ôter ses vêtements mouillés. J'appréciais qu'elle veuille me préservé de la tempête à l'extérieur en agissant ainsi, cependant il y avait toute autre forme de tempête qui m'attendait si quelqu'un en particulier apprenait ceci. Et je savais pertinemment qu'avec elle, il n'y aurait pas de circonstance atténuante. Sa rapidité d’exécution m'avais planté sur place et lorsque la vue de son dos nu traversait ma rétine afin que mon cerveau analyse enfin ce qu'il voyait, je me retournais tout aussi vite. Il allait falloir que je trouve un moyen d’effacer cela de ma mémoire. Le désavantage lorsque l'on épouse une femme flic, c'est que celle-ci est capable de lire dans notre tête. Mia me regardait avec ses petits yeux interrogateurs, me raclant la gorge je l'intima de retourner auprès de ses parents, je m'occuperais de ranger son bazar plus tard. Une chance que son age et sa naïveté l’empêchait de comprendre les raisons de ma gêne, qui, au vu de son regard, devait aisément se lire sur mon visage. Juste avant que Mia ne me tourne le dos pour s'en aller, je failli bondir lorsque j'entendis Mademoiselle Colt saisir le bol dans mon dos. Heureusement que mes années d’entraînement en tant que gardien me permettait d'éviter de sursauter à chaque fois que j'étais surpris. Je pouvais aussi remercier mon teint de camoufler mes rougeur. Malgré ce que j'avais pu voir au front de la guerre et les circonstances, face à une telle surprise ces choses là ne pouvaient rien faire pour m'empêcher de me sentir un peu gêné. Je me retournais, m'assurant tout de même du coin de l’œil que la jeune femme soit bel et bien de nouveau vêtue. Apparemment, son attention était suffisamment portée sur la boisson chaude pour qu'elle ne remarque le malaise qui m'avait traversé l'espace d'une seconde. Profitant de cet instant pour me remettre d'aplomb, je retournais m'asseoir, appréciant ses remarques sur la qualité de mon thé. Ses yeux semblaient se perdre dans ma bibliothèque.

 « N'ayez crainte des sujets à aborder, compte tenu des circonstances, je pense que nous pourrions discuter de la vie d'une fourmi pendant des heures et toujours avoir le temps d'en venir à notre sujet principal. »

En effet, selon l'ampleur de cette tempête dehors il allait être difficile de trouver le sommeil cette nuit. Et cela impliquait d'arriver à faire cuire de quoi manger dans un premier temps. Le temps n'allait pas nous manquer, donc. J'appris aussi qu'elle ne travaillait pas réellement pour la société que j'avais contacté, mais qu'elle était la fille de la patronne. Ainsi était-elle ingénieure, je comprenais là son engouement pour ma bibliothèque. Replaçant mes lunettes convenablement, je m'apprêtais à répondre à son interrogation. Je reviendrais plus tard sur ce qu'elle ne souhaitait pas me révéler.

 « Sur le long terme, tout ce que j'espère vraiment c'est de ne perdre personne en route. » Je soupirais avant de reprendre.  « Je ne me fais pas d’illusion, des Ishvals dans les villes d'Amestris, cela ne sera jamais accepté de la part de nos concitoyens. Il va donc falloir travailler dur et batir notre propre maison, ici ou ailleurs. J'espère tout de même que l’État soutiendra notre démarche et nous filera un coup de main ... J'occupe vraiment la mauvaise place dans cette histoire, n'appartenant à aucun des deux ''camps''. Bannis des Ishvals dans ma jeunesse, mais trop bronzé pour que les Amestrien me considèrent vraiment comme un des leurs. Cela ne sera pas facile, mais une fois que j'aurais réussi à remettre ces gens sur les rails, je m'en irai vivre une vie tranquille auprès de ma famille. Sous le soleil.»

J’échappais un léger rire sur cette conclusion. Diane n'aimait pas tant que ça le soleil, alors même cet avenir là réservait son lot de surprises. Je m'étirais. Nous n'étions peut être qu'au début de cette fichue tempête, mais si cela s’éternisait la jeune fille risquait de s'ennuyer chez nous, après tout, dans l'état actuel des choses, nous ne pouvions pas vraiment avancer dans notre problème.

 « Vous êtes donc ingénieure ? Si je peux me permettre, dans quel domaine? Je laissai passer quelques secondes avant de reprendre. « Quand vous vous sentirez d'attaque et si le cœur vous en dis, nous pourrions aller désosser cette vieille carcasse de radio. Je devrais pouvoir bricoler quelque chose pour que l'on soit autant à l’abri qu'ici. Je préfère récupérer ce qui peut l'être avant qu'il ne soit trop tard ; cette tente es.. était aussi ma chambre, alors j'aimerais aussi en profiter pour récupérer mes affaires. Et puis la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit n'est-ce pas ?»

Je fixais mon invitée à travers mes lunettes, souriant calmement.

 « Mais je suppose qu'avec cette pluie de toute façon, rien ne presse. Alors si vous préférez rester ici vous reposer et discuter cela me va également. »

©️Setsu Nekos
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Mar 5 Juin - 23:11
Malgré la gentillesse de Yashwant, Elizabeth ne pouvait s’empêcher de regretter d’avoir accepter d’aider sa mère avec ce projet. Il y avait faveur et faveur, et la jeune femme sentait que toute cette histoire pouvait lui exploser à la figure à n’importe quel moment. C’était trop de responsabilités et son bon coeur avait peur de décevoir les réfugiés. De ne pas être capable de sauver le jeune garçon. Car Elizabeth était ingénieur pas médecin, et pour ce qu’elle en savait il était peut-être déjà trop tard pour Jyu. Et si cela se trouvait être cas, la seule chose qu’elle aurait laisser aux Ishbals c’était des dettes. Car même si l’opération était un échec il faudrait tout de même payer le chirurgien...

Mais la rouquine était une femme optimiste et préféra chasser ces sombres pensées. Après tout, si les choses résultaient comme ils l’espéraient elle aurait au final rendu un grand service aux réfugiés. Pas parce qu’elle voulait se poser en héros non, mais parce que, à son corps défendant, elle ne pouvait s’empêcher de compatir aux souffrances de ces pauvres gens. Quitter ses vêtements mouillés étaient la priorité du moment et il fallait bien avouer qu’elle ne s’embarassa pas à vérifier si ses consignes avaient été respectées. Pourtant Elizabeth était très prude en temps normal et nul doute que si elle avait eu ne serait-ce que la plus petite idée que Yash ne s’était pas encore retourné, elle aurait attendu. En virant au rouge tomate au passage. Mais non, bénie soit l’ignorance, elle ne se rendit pas du tout compte de l’embarras qu’elle avait provoqué à son hôte quand elle fut changée, bien trop occupée à savourer la délicieuse boisson chaude qu’il lui avait servi.

De plus les livres terminèrent de la distraire, son regard se perdant entre les titres. Et dire que plus tôt dans la journée elle avait fantasmé avec l’idée d’être bien tranquille dans son appartement, au coin du feu, en train de bouquiner... Cette journée lui avait réservé bien des surprises décidemment ! A cette heure Elizabeth aurait sans doute normalement dû être en route pour son hôtel à East City si l’arbre n’avait pas manqué leur tomber dessus ! Mais au final la rouquine n’était pas si mal lottie. Au moins, elle était au sec et en bonne compagnie. L’administrateur s’étant révélée être une personne intéressante et surtout beaucoup moins intimidante que ce que la jeune femme s’était imaginé.

Cependant Elizabeth aurait tout de même apprécié que le premier gros orage d’automne attende son retour à la capitale pour éclater. C’est pour cela que la remarque de Yash sur la possible durée de leur discussion lui arracha une grimace. La rouquine adressa un sourire piteux à son interlocuteur.

« Je dois vous avouer que devoir passer la nuit ici était bien la dernière chose à laquelle je m’attendais quand j’ai accepté de venir négocier avec vous. Mais bon, d’un autre côté ça pourrait être pire »
Elizabeth laissa son sourire s’élargir avec chaleur, souhaitant montrer sa gratitude. « Vous êtes un hôte agréable et au moins je suis au sec et pas à me glacer dehors avec mes habits trempés à essayer de trouver un taxi pour me ramener au centre-ville. Ce qui avec ce temps serait mission impossible de toute façon...»

La jeune femme sentait une curiosité sincère pour les plans de Yash ; c’était bien beau de fonder un camps de réfugié pour prendre soin de son peuple, mais il ne pouvait pas éternellement les abriter ici. Il viendrait éventuellement le temps où les Ishbals allaient devoir se débrouiller en Amestris.  Aussi écouta-t-elle attentivement l’explication qu’il llui donna, fronçant légèrement les sourcils. Allons, c’était bien pessimiste tout ça...

« Vous savez, je crois que vous avez tort quand vous affirmez que les Ishbals ne seront jamais accepté dans les villes d’Amestris. Je sais bien que la situation est loin d’être rose pour votre peuple en ce moment, mais le souvenir de la guerre est encore bien présent et... Le climat militaire actuel n’aide pas à ce que ces atrocités appartiennent au passé... Mais je pense sincèremet que tôt ou tard ça finira par s’arranger. L’intolérance ne peut pas durer éternellement. Après tout, même s’ils sont encore bien trop peu je sais qu’il y a des citoyens d’Amestris qui essayent d’améliorer les choses pour les Ishbals à Centrale... »
Elizabeth s’interrompit et soupira lourdement « Ou en tout cas, personnellement, j’espère vraiment que votre peuple finira par trouver sa place en Amestris. Mais dans le fond, vous êtes bien mieux placé que moi pour savoir les obtacles qui se dressent sur votre route. »

La mention de la famille de l’administrateur lui fit hausser les sourcils, le regard soudainement curieux.

« Votre famille ? Elle se trouve ici ? »
demanda-t-elle d’un ton prudent, ne sachant pas si l’homme souhaitait s’étendre sur le sujet.

La question qui suivit la fit se raidir sur sa chaise. Forcément, c’était logique de demander à quelqu’un ce qu’il fait exactement dans la vie quand on discute de sujets personnels pour la première fois... Mais la suite lui permit à Elizabeth de se rendre compte que Yash avait ses raisons de vouloir savoir dans quel domaine précis elle travaillait. Arranger la radio. Elizabeth se fit pensive ; c’était loin de son domaine de prédilection, mais la mécanique de ce genre d’instrument était plutôt basique en soi. Elle ne perdrait rien à essayer...

Elle eut un regard compatissant en direction de l’administrateur.

« Je suis vraiment désolée pour votre chambre, c’est terrible ce genre d’accident... Eh bien, ça ne me dérange pas de jeter un oeil à cette radio quand ça se calmera un peu. »
En effet, la pluie n’avait pas l’air de vouloir baisser en intensité pour le moment. Le visage de la rouquine se fit hésitant. Elizabeth ne savait si ignorer la question directe qui lui était posée, mentir ou dire la vérité. Finalement son honnêteté l’emporta et elle souffla. « J’espère que ce que je vais dire ne va pas influer sur la manière dont vous me considérez... Je suis ingénieur mais aussi consultante de l’armée : je suis spécialisée dans l’armement. »

Bien consciente de la tension qui raidissait ses épaules, Elizabeth attendait le verdict de son hôte à cette révélation, espérant sincèrement qu’il ne le prendrait pas mal...
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Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]

MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash] Sam 18 Aoû - 17:15















Lizzie & Yash
Camp de réfugié et prothèse mécanique

~ warmade~



La curiosité de la jeune femme était plaisante, tout comme l'était le fait de pouvoir débattre sur ce genre de sujet avec quelqu'un de réfléchi. En général, lorsque l'on abordait le sujet des Ishvals il était impossible de discuter tant les opinions de certains étaient arrêtées et manipulées par les politiques. J'hésitai à lui donner matière à réfléchir en lui exposant mon vécu, mais il était peut être un peu tôt pour aborder le sujet de la condition humaine. Amestriens et Ishvals n'étaient pas si différent et agissaient, au final, de la même manière avec ceux qu'ils ne considéraient pas, ou plus, comme leurs. Imaginons qu'à l'époque, je n'eus pas été seul, la situation aurait été bien différente qu'un simple bannissement. Chercher à mélanger ces deux peuples qui se considèrent différent me semblait donc être une erreur. Même en oubliant la guerre, sans ce sentiment d'unité il y aurait forcément des tensions, et l'envie de l'un ou de l'autre de ne plus vouloir partager. Et comme ce n'était pas demain la veille qu'Amestriens et Ishvals se considéreraient comme frères, il valait mieux vivre séparé, pour l'instant. Je préférais donc répondre à sa question sur ma famille.

 « Ma femme et ma fille habite à East City. » dis-je en sortant une photo pour lui montrer leur visages. « Diane, ma femme travaille dans la police criminelle. La situation actuelle n'est pas vraiment idéale pour la petite, mais l'idée de ce camp ne vient pas uniquement de moi, c'est un projet commun. Quand Luna n'avait même pas un an nous étions sur le front, ma femme et moi, afin d'aider les survivants et les médecins sur place. »

J'imaginais le regard de l'ingénieure face à cette photo. J'étais méconnaissable, habillé dans une tenue bien plus décontractée et civilisée tout en tenant ma petite fille dans les bras. Diane l'était aussi, sans son uniforme et son air grave de policière, mais ça elle ne pouvait pas vraiment le savoir. Ajoutons à cela que ma famille était loin d'être Ishvale, ma fille était métisse et ma femme purement Amestrienne, loin du genre de cliché que l'on attendrait de quelqu'un occupant mon poste.

Le rideau de pluie semblait s'intensifier à l'extérieur, tandis que l'on pouvait entendre le tonnerre gronder au loin. Ce n'était guère rassurant, mais il allait falloir faire avec. A cela, il fallait ajouter le problème de ma chambre, désormais inhabitable et inondée. Bien que de fortune, la tente dans laquelle je dormais répondais à tout le confort nécessaire et était bien plus confortable, pour dormir du moins, même si moins spacieuse que le bureau dans lequel nous nous trouvions. J'avais, à la base, prévu de prêter ma chambre à la jeune femme tandis que je dormirai ici, mais maintenant … Il allait falloir improviser. Enfin, en y réfléchissant je ne risquai pas de fermer l’œil de la nuit compte tenu des événements récents. Il ne s'agissait donc là que d'un demi problème. En effet, je préférai rester éveiller au cas où un énième soucis survienne durant la nuit.

J'avais volontairement évité le sujet de son métier suite à sa réponse. Personnellement, je n'en avais rien à faire, mais j'arrivais à sentir que cela la mettais mal à l'aise, alors j'avais laissé sa tension s'évanouir un peu avant d'y revenir. Posant de nouveaux les yeux sur la jeune femme, je tentai de lui faire comprendre qu'il n'y avait aucun malaise avec cela. Elle avait l'air un peu jeune pour avoir connu la guerre de toute façon. Et puis que l'on dise ce que l'on veut, la vrai arme destructrice de la guerre avait été les alchimistes, elle n'en avait pas non plus le profil.

 «L'armement est le secteur parfait pour quelqu'un de jeune et talentueux. Que ce soit volontaire ou non de votre part, il s'agit du poste de rêve pour la plupart des scientifiques. Un bien meilleur équipement, des possibilités de financement quasi illimitée … Et puis l'on ne peux tenir pour responsable le créateur d'un outils quand à l'usage dont on en ferrait. D'ailleurs, la plupart des avancées technologique désormais accessible au grand public ont tout d'abord été concue pour l'armée, alors je vous encourage à faire de votre mieux. J'espère seulement pour vous que vous parviendrez à passer entre les mailles du filet qu'est la guerre. »

©️Setsu Nekos
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MessageSujet: Re: Camp de réfugiés et prothèse mécaniques - 10 Septembre 1914 [PV Yash]
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