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Une balle de perdue, dix de retrouvées ? [PV Riza Hawkeye & Magilia L. Merlyn]

MessageSujet: Une balle de perdue, dix de retrouvées ? [PV Riza Hawkeye & Magilia L. Merlyn] Lun 5 Mar - 11:49






18 novembre 1914


La pluie tombait comme de lourdes pierres sur le pare-brise. Les petites rivières sur la vitre reflétaient les lampadaires du trottoir. J'actionnai l’essuie-glace qui détruisit tous les canaux d'eau qui se formaient. Une cabine téléphonique faisait l'angle de la rue dans laquelle j'étais garé. Peu à peu, elle disparut derrière les gouttes de pluie sur le pare-brise. Je me retournai pour observer ma passagère sur la banquette arrière.

***

Magilia s’écroula et mon bras en fit le tour avant qu'elle ne percute le sol. La main qu’elle avait mit en écharpe pour camoufler sa blessure retomba, inerte. Elle avait été touchée au deltoïde supérieur gauche. Ma main en soutient contre son épaule n'était pas tachée de sang. La balle était restée à l'intérieur.

« Merde... »

Aussitôt, je retirai mon gant pour faire compression avec ma paume. Je la soulevai et nous traversâmes les couloirs et les ruelles de Central jusqu’à ma voiture. Les passants s'écartaient comme des rideaux poussés par le vent. Personne ne tentait de m’arrêter. Tout le monde se posait des questions en silence.
Après avoir fulminé contre la portière qui refusait de s'ouvrir, je parvins à l'allonger sur la banquette. Elle n'allait pas tarder à rentrer en état de choc et avec l'averse qui se mettait doucement à tomber, ce serait plus rapide encore. La veste me tombait des épaules et je bataillais avec les manches pour parvenir à la retirer. Penché à l'intérieur de l'habitacle avec le pan d'uniforme qui en ressortait, je parvins tout de même à passer un bras sous la taille de la jeune femme pour l'asseoir. Elle était totalement inconsciente, la tête ballante. Avec ma main en compresse contre sa blessure, rien n'était plus difficile que de tenter de lui mettre la veste sur les épaules. L'une des manches servit de bandage d'appoint plus que de couverture. Je n'avais rien qui puisse servir pour maintenir le tissu sur la plaie et empêcher l’hémorragie. Je retirai ma ceinture et l'accrochai tout autour afin d'avoir un maximum de compression, sans pour autant stopper l'afflux sanguin. Je la rallongeais sur la banquette, passant les ceintures autour de son ventre et de ses jambes, la tête bloquée par la boule compacte de mon uniforme. Une seconde passa. Elle était chaotique. Mes doigts cherchaient fermement le pouls de la jeune femme, dans son cou. Il battait.

Avec ma chemise comme seul rempart face aux mauvaises intempéries, je passai du côté conducteur, pressé d'arriver à bon port.


***

Mais lequel ? Là était mon dilemme. J'observai le chapeau pointu sur le siège passager comme s'il était disposé à me donner une réponse. Quelques bandages n'auraient pas été de trop. Allaient-ils sortir comme par magie ? J'en doutais fort.
Si je prenais le risque de la laisser seule dans la voiture le temps d'aller en chercher, allait-elle se faire exécuter par notre poursuivant ? L’hôpital la désignait comme cible. Et je n'avais pas toutes mes réponses, aucunes d'entre elles, à dire vrai...
Je pourrais l'exposer à ce risque et m'en détacher. Notre assaillant en serait sûrement reconnaissant. Je pourrais.

Le moteur vrombit et la route me parût interminable malgré le peu de monde qui circulait. Les lampadaires défilaient comme des étoiles filantes sur les vitres. Les cabines téléphoniques se succédaient. Nous traversâmes le centre-ville et défilâmes jusqu'aux bas-quartiers. Je stoppai la voiture dans une allée sombre. Le véhicule sera moins clinquant de cette façon. Après avoir fait le tour du capot, je pestai furtivement sur mon pantalon d'uniforme. Il me faudrait des vêtements de rechange, moins voyants. Je n'avais plus qu'à espérer que Falman avait prévu ce genre de problématique. Mais ce n'était plus temps de tergiverser. Magilia n'ouvrait toujours pas les yeux et elle avait une balle logée dans le bras. J'ouvris la portière et dû me plier en quatre pour réussir à la porter sans aggraver son cas. Les bas-quartiers semblaient vides, mais je savais que l'on nous voyait d'une manière ou d'une autre. Je n'avais plus qu'à espérer que ma voiture avait été plus rapide que l'homme qui souhaitait sa mort. L'immeuble qui nous attendait était dans le noir, agrémenté d'une façade vieillotte et défraîchit. Après avoir gravit les escaliers avec Magilia dans les bras, j'ouvris la porte de notre planque abandonnée. Depuis que nous n'avions plus Barry à surveiller, elle n'avait plus servit et était restée dans l'état. Les bras de la jeune femme pendaient dans le vide, rendant ce moment horriblement long et lourd.
Je déposai doucement mon fardeau humain sur le canapé et rattrapai de justesse un bandeau rose qui lui tombait du bras. Il était maculé de sang et me servit davantage de torchon pour me saisir du téléphone sans en mettre de partout sur le combiné. J'ignorais le souffle qui me manquait après cette course contre la montre et composai le seul numéro qui me parût judicieux de faire.

« Lieutenant. »

Je n'aimais pas particulièrement déranger mon équipe quand ce n'était pas nécessaire, mais si un homme nous poursuivait, il n'y avait rien de plus efficace qu'un faucon pour chasser un gros animal.

« J'ai besoin de votre temps. »

Téléphoner d'ici plutôt que de l'extérieur empêchait Riza d'être une cible. Peu importe si notre homme la voyait pousser les portes de l'immeuble. Il ne saurait pas qui elle est. Je doutais fort que quelqu'un puisse de toute façon la prendre pour cible sans ressentir la pression d'un canon dans sa nuque. Elle avait l’œil et les réflexes les plus efficaces.
Le combiné à l'oreille, je fouillai les tiroirs à la recherche de bandage. Entre les ouvre-boites, les articles de journaux pré-découpés, les ciseaux, les bouchons de liège, rien ne m'indiquait que je trouverais tout le nécessaire ici.

« Je vous expliquerais une fois sur place, Lieutenant. »

Bon sang, Falman... Où aurais-tu pu mettre une trousse de secours ?!
Le connaissant, il aurait fait au mieux pour rendre l'endroit facile d'accès et stratégique. Mes yeux se posèrent derechef sur le canapé et sa locataire. J'attrapai le téléphone et le posai sur le plancher, sortant une boite métallique de sous le fauteuil. Elle comportait le nécessaire et je m’empressai d'indiquer l'endroit où je me trouvais avant de raccrocher. Après avoir remonté mes manches et m'être lavé les mains, je me retrouvais face à la jeune femme inconsciente, aussi débraillé qu'un adolescent face à son premier crime. J'étais peu disposé à utiliser une trousse médicale même si je savais ce qu'il me restait à faire. La balle logée dans son bras pouvait transporter toutes sortes de cochonneries et infecter les tissus qu'elle avait touchés. Je connaissais assez l'anatomie humaine pour savoir quelle corde ne pas tirer et celles qui étaient disposées à s'écarter du chemin de la pince que je tenais entre mon pouce et mon index.

Assis sur l'unique chaise qui ne semblait pas branlante dans ce taudis, je me penchai sur la blessure. Elle présentait des chairs violacées et un trou aussi noir que le néant. Le sang avait cessé de couler, ce qui était une bonne nouvelle. La blessure musculaire présentait toutes sortes d'inconvénients qui m'obligeait à prendre mon temps pour ne pas brusquer les chairs à vif. Était-ce assez profond pour que le tendon soit touché ?
Il me semblait que des heures défilaient. J'avais cessé de respirer, la pince minutieusement introduite dans la plaie. Les secondes s’éternisaient et je parvins à attraper la balle sans rien toucher d'autre. Un malaise me prit. Je me sentis brutalement cible d'un regard. Lorsque je relevai les yeux, je tombais dans ceux de Magilia. Mon souffle me revint comme une bourrasque violente. Il ne fallait pas qu'elle bouge, mais je sentis que quelque chose la tourmentait viscéralement. Je retirai ma main de son épaule et levai mon index entre nous.

« Regardez-moi dans les yeux. »

La balle était en suspension dans sa plaie, pincée entre l'étau que je retenais dans mon outil. Si elle bougeait...  Parler dans une telle situation ne m'avait jamais parût nécessaire jusqu'à aujourd'hui. Les seules blessures que j'avais guéris remontaient à des années en arrière dans une urgence précaire.

« Tout va bien. Ne bougez pas. »

Pas encore. Je pouvais sentir sa fébrilité monter d'un cran. Je retirai enfin la balle, en un seul morceau et laissait échapper un soupir de soulagement. L'artère n'était pas touchée et la balle semblait s'être logée entre le faisceau latéral et postérieur. Elle avait dû lever le bras au moment où le coup était parti et horizontalement, la balle s'était encastrée à l'intérieur à un endroit aussi stratégique qu'efficace pour la future guérison de la sorcière. Les cours d'anatomie en alchimie n'étaient pas tant inutile, mais rien n'était moins sûr. Il fallait un avis médical et je n'allais pas lui donner mes suggestions avant que celui-ci ne soit en  adéquation avec le mien. Je n'avais rien d'un médecin et mes suppositions pouvaient aussi bien être fausses. Pour l'instant, la seule chose qui importait, c'était qu'elle était hors de danger. Et qu'elle semblait très vivante !


Never-utopia - Modification Evy S. Evans

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