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La princesse rencontre la sorcière. [PV Magilou]

MessageSujet: La princesse rencontre la sorcière. [PV Magilou] Mer 14 Fév - 15:08


La princesse rencontre la sorcière.

1717 mots



Je ne connaissais rien de ce pays. J’avais peur des personnes autour de moi. J’étais peut-être encore une jeune femme naïve, mais je ne pouvais pas accorder ma confiance aux inconnus. Rien n’était comme dans mon pays. Ici, on ne venait pas honorer un empereur. J’avais appris que le dirigeant d’Amestris n’était pas aimé par son peuple, et que son armée était crainte par ses sujets. Je ne comprenais pas comment cela était possible. Un pays si petit, mais tellement divisé par les actes de son gouverneur. Plus je passais de temps ici, plus je voulais rentrer chez moi. Je ne me sentais guère à ma place et j’étais effrayée de ne plus jamais pouvoir revoir les miens. Tout ce je voulais, au plus profond de moi, c’était de retrouver Kei-Jian, l’homme qui m’était destinée et que j’aimais de tout mon coeur.

Cela faisait trois années que je n’avais plus de nouvelles de Kei-Jian. Mon prince était venu dans ce pays pour trouver un moyen de soigner l’empereur de sa maladie et de devenir par la suite son successeur au trône. Il était l’un de ses fils, après tout. J’avais conscience que cela devait être une mission des plus importante. Pourtant… Je ne supportais plus son absence. Je le voulais à mes côtés et vivre chaque instant qui m’était donné, à l’aimer. J’étais certainement égoïste de penser ainsi. Toutefois, je ne pouvais pas ignorer mes envies et j’étais persuadée qu’il en était de même pour mon futur époux. Kei-Jian était gentil, attentionné avec moi qu’il ne pouvait pas être autrement. Même loin de ma patrie, je ne cessais de rêver à mon union avec mon prince et notre future vie dans le palais royal une fois que tout ceci serait terminé. Si j’étais venue dans le pays de l’alchimie, ce n’était pas seulement pour le retrouver, mais pour l’aider et lui prouver qu’il n’était pas seul. Je voulais me rendre utile.

J’aurai aimé en réalité, ne pas faire le voyage seule. Je commençais à regretter d’avoir dit à Jae-Ha de ne pas m’accompagner et de rester auprès de ma famille pour assurer la protection de mon clan. Jae-Ha… Mon ami d’enfance me manquait aussi. Il avait beau être sévère et moqueur avec moi depuis que nous étions petits, mais au fond, je l’aimais beaucoup. C’était grâce à lui que j’étais devenue un peu plus forte. Même si… Je n’arrivais pas à viser correctement une cible avec des flèches. J’étais peut-être une « cruche » à ses yeux, mais en prenant les armes et mon courage à deux mains, je voulais lui montrer que je n’étais plus la même qu’avant. Du moins, c’était ce que j’avais espéré. La réalité était bien moins amusante à mes yeux.

Me voici dans un pays dont je ne connaissais rien, mis à part les récits dans les livres de ma demeure et les histoires racontées par les miens. J’étais effrayée et surtout la faim commençait à se faire ressentir. Après mon arrivée dans l’Est, je fus hébergée par une famille de mineur, qui me retrouva errante dans les rues poussiéreuses. Je n’avais pas d’argent et pas d’endroit pour me loger décemment. Ces personnes n’ont pas cherché à me questionner sur ma venue dans ce pays et ni à connaître ma véritable identité. Je m’étais contenté de donner simplement mon prénom et pour les remercier de leur gentillesse, j’ai essayé de les aider dans les tâches du quotidien. Ce fut véritablement un calvaire pour moi. Tout ce que je faisais, se soldait par un échec. Alors que je tentais de passer le balai, j’ai accidentellement donné un coup dans une armoire qui s’est effondré la seconde d’après. On a tenté de me rassurer en disant que le mobilier était plus très jeune, alors je me suis excusée avant de passer à une autre tâche. J’ai essayé de faire la vaisselle, mais toutes les choses que je tenais entre mes mains se mettaient à glisser et à se fracasser dans le lavabo. Le produit pour nettoyer était très visqueux. Je n’arrivais pas à comprendre comment pouvait-on laver des objets avec cela. J’ai pensé alors que je devais faire à manger pour cette famille afin de me faire pardonner. Un simple ragoût avec les choses que je trouvais dans la cuisine. Des épices, de la viande, du poisson, de la laitue, quelques laitages et une bouteille d’une étrange sauce qui se trouvait dans un coin. Malheureusement, ce ne fut pas très bon et un peu brûlé dans le fond de la marmite. Lorsque j’ai énuméré les ingrédients du repas, l’homme de la maison se mit à gonfler les joues avant de se précipiter vers les toilettes. Ce que j’avais pris pour de la sauce était en réalité de l’huile pour cirer le bois.

Par la suite, j’ai demandé à partir. J’étais vraiment reconnaissante de leur gentillesse, mais je ne pouvais plus m’attarder dans mes recherches. N’ayant pas les moyens pour prendre le train, je suis montée dans une charrette qui allait me conduire jusqu’à la capitale. Le voyage fut long et pénible, mais au bout de quelques jours, j’arrivais enfin à destination. On me déposa à la limite de la ville et mon aventure continua en solitaire. Je savais que je n’irais pas loin en n’ayant pas d’argent, alors après avoir longuement réfléchi, je me suis décidée à vendre quelques bijoux que j’avais en ma possession. Qu’importe le prix qu’on allait m’offrir, tant que j’avais assez pour acheter de la nourriture et me fournir un toit pour la nuit, cela serait bien suffisant. Arrivant dans cette nouvelle ville, j’ai longuement observé les structures des bâtisses. Cela ne ressemblait vraiment en rien à mon pays. Des gens circulaient de partout, tous semblaient s’ignorer et être pressés par le temps. J’ai camouflé mes vêtements sous ma longue cape pour éviter d’attirer l’attention sur moi. J’étais une étrangère et je n’avais pas de papier qui pourrait attester mon identité. Je devais donc me faire discrète.

Je me suis rendue à un joaillier après m’être enfoncé un peu plus dans la grande ville animée. Lorsque je suis rentrée à l’intérieur, un homme se tenant derrière une vitrine me lança un sourire en me souhaitant la bienvenue. Je me suis rapprochée lentement en le saluant de la tête. Par chance, j’avais appris à parler comme les habitants de ce pays lors de mes cours dans ma demeure. Je ne savais peut-être rien faire de mes mains, mais au moins je parlais pratiquement toutes les langues des pays les plus connus. J’ai retiré mon sac de voyage de mon épaule et je suis allée chercher une petite boite à l’intérieur. Une fois cela fait, je l’ouvris délicatement devant les yeux du marchand. Il comprit de suite que je cherchais à lui revendre le contenu. Une bague en émeraude, un pendentif assorti ainsi qu’un bracelet en or. Des biens qui m’avaient été offert par mes parents pour mon seizième anniversaire. J’avais mal au cœur de devoir m’en séparer, mais je devais faire des sacrifices pour atteindre mon but.

L’homme examina longuement les objets. Il me jeta un regard en plissant les yeux avant de soupirer longuement. Pendant tout ce temps, le silence perdura. Finalement, il me lança un regard avant de se détourner pour se diriger vers l’arrière-boutique. Est-ce que cela signifiait qu’il ne désirait pas m’acheter mes bijoux ? Était-il parti chercher quelque chose pour me payer ? Tant de questions qui trouvèrent des réponses bien trop rapidement. L’homme revint se planter devant moi avec un air grave. Sa bouche s’ouvrit, mais je n’étais pas sûr d’aimer ce que j’allais entendre.

« Je suis désolé pour toi, mais je ne reprends pas de la marchandise volée. Tu vas attendre bien gentiment ici, la police militaire ne va pas tarder. Je ne sais pas où tu as pu avoir ces objets, mais le vol est interdit ici. »

Le vol ? Je n’en croyais pas mes oreilles. Je n’avais rien volé du tout ! Ces bijoux m’appartenaient ! Toutefois, je ne pouvais pas le prouver… J’étais bête de penser pouvoir vendre mes biens sans que quelqu’un ne se pose de question. Je ne pouvais donc pas rester une minute de plus dans cet endroit. J’allai me faire arrêter pour un crime que je n’avais pas commis. Sans attendre, j’ai repris le coffret et mon sac avant de me diriger vers la sortie. En ouvrant la porte, trois hommes en tenue militaire me bloquèrent la route. J’étais effrayée…. L’un deux remarqua mon arc dans mon dos et la poignet de mon épée, mal dissimulée sous ma cape. Il sortit alors son arme et la pointa vers moi avec un regard froid. Je me suis alors décalée sur la droite pour me mettre à courir en poussant l’un des hommes. J’ai entendu crier derrière moi et des gens se mettre à courir. Je savais que c’était pour moi… Ils allaient m’arrêter et m’enfermer dans une cellule jusqu’à la fin de mes jours. Je ne pouvais pas l’accepter ! Je me suis mise à courir de plus belle, esquivant à peine les gens et je me suis engouffrée dans une nouvelle rue. Je fis quelques mètres avant de trébucher sur un pavé. Je suis alors tombée sur le sol et je me suis recroquevillée sur moi-même en me mettant à pleurer. J’avais mal, j’avais peur, je ne voulais pas finir ainsi. J’ai entendu des bruits de pas se rapprocher de moi et dans un désespoir aussi profond que ma tristesse, j’ai alors murmuré mes dernières paroles entre deux pleurs.

« Que les dieux me viennent en aide. Que quelqu’un m’aide, par pitié... »  

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Notes
Ticket de Loterie:
Roses:
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La princesse rencontre la sorcière. [PV Magilou]

MessageSujet: Re: La princesse rencontre la sorcière. [PV Magilou] Mer 14 Fév - 23:31















Sun & Lou
La princesse rencontre la sorciere

~ Hime to Madoshi~



C'était difficile à avouer pour moi, mais j'avais peut être donné un peu trop de ma personne ces derniers jours. En tout cas, c'était clair que j'avais physiquement trop donné à cette ville. J'y avais même laissé un bout de mon bras. Quelle terrible blessure ! Pensez-vous, une balle -une GROSSE balle- était venue se loger dans la chair de mon épaule, détruisant à jamais mon superbe épiderme. Mais digne de moi même, je m'étais rapidement remis de ma blessure horrible et tragique, et ayant plus d'un tour sous mon chapeau, avais aussi réussi à préserver ma douce peau. Aujourd'hui était donc un de ces jours où être moi même était fatiguant. Des jours comme ceux là, on en vivait tous au moins un par an : aujourd'hui c'était mon tour. J'en étais au point de porter une veste banc pâle qui tombait jusqu'à mi cuisse et d'en délaisser ma coiffe. En même temps, avec H dans les parages, la vie m'avait bien fait comprendre qu'il était dangereux de trop faire profiter au autre de ma stature. Ainsi avais-je décidé, appuyé par ma récente rencontre, de laisser Central dans le suspens de connaître celle qui allait sauver cette ville de sa morosité.

Il était tout de même impensable pour moi de rester enfermée, pas après ces trois années en prison. Même si j'avais réussi à devenir la reine des cellules là bas, on s'ennuyait vite à régner sur une si petite surface. Bras ballant, penchée en avant comme un zombie en manque de cervelle, je déambulais dans les rues de la ville capitale. C'était étrange, de marcher sur le bitume. L'absence de neige dans le paysage était toute récente pour moi et je devais avouer qu'il était vraiment bizarre de ne pas avoir à faire attention au moindre de ses pas pour ne pas glisser. La chute des passants était mon passe temps le plus simplet, et le plus efficace. Rien de tel que de s'asseoir sur un banc au abord d'un croisement et de regarder les gens glisser sur la plaques de verglas malicieusement cachées sous la neige.  Fixant mes pas sur le groudon, j'avançai à un rythme complètement en décalé avec celui de la vie d'ici. Les gens filaient à ma gauche, à ma droite, de manière encore plus vive que le jour où j'étais arrivée à Central. Les gens étaient-ils si pressés de vivre ? Quand on sait que la plupart d'entre eux exercent un emploi qui ne sait les satisfaire, le peuple d'Amestris était donc pressé de s'ennuyer. Peut être se disaient-ils que s'ils se dépêchaient de faire ce qui ne leur plaisait pas, ils pourraient alors commencer ce qui leur plaît plus tôt. Cette logique me semblait tellement absurde. La plupart des emplois avaient des horaires fixes, non ? Alors que l'on se dépêche ou pas … Enfin bref ! J'avais beau ne pas être dans mon assiette aujourd'hui, je n'allais pas me rabaisser à penser comme le peuple !

Une odeur singulière s'infiltra dans mes narines. Les yeux fermés, je humais l'air afin d'en trouver la provenance. Il s'agissait … De crêpes ? Oui, un stand de crêpes ! De là où j'étais, on pouvait voir la fumée qui se dégageait de l'énorme poêle. Je ne pus retenir la bave de couler de ma bouche, et tel le zombie que j'étais aujourd'hui, je me ruais vers la fontaine de jouvence. On pouvait identifier plusieurs saveurs différentes dans l'odeur qui provenait du stand : Des fruits, du café, du chocolat … Du chocolat … C'en était bien trop pour moi, je ne savais qui se cachait derrière, mais il venait de me toucher en plein coeur ! Si seulement les hommes savaient que pour me séduire, la nourriture était un bien meilleur parti que des remarques étranges sur mes seins non existant, peut être n'aurais-je pas eu à casser autant de noix au cours de mon existence. Évidement, chaque bonne nouvelle se retrouve accompagnée d'une moins bonne. Il y avait une fille d'attente longue, très longue. D'un soupir, je me plantai à l'arrière et patienta un instant. Non, je ne pouvais pas me résoudre à attendre sagement comme tout le monde. Sortant mon King de ma poche, je ricanais en l'élançant dans les airs. Je l'agrandit suffisamment pour que ma carte soit visible, mais suffisamment haute pour ne pas être reconnaissable en tant que tel.

« Oh mon dieu ! Regardez ! Un truc volant dans le ciel !! »

Profitant du mouvement de stupeur dans la foule et des nombreux doigts pointés vers mon King, je me faufilait ainsi en première place, et commandait ainsi une crêpes xxl au chocolat. Une fois le précieux en ma possession, la carte disparu soudainement du ciel et atterrit dans ma main. Profitant du contre jour du soleil, j'avais brusquement réduit sa taille au minimum afin que personne ne puisse la suivre des yeux. De cette manière, personne ne savait que j'étais derrière cette petite diversion. Sautillant d'un pied sur l'autre, j'engouffrais une première bouchée bien trop grosse pour moi de mon bien. Je ne pus retenir mes larmes tellement le goût était exquis. C'était … fabuleux. Peut être n'avais-je jamais connu l'amour, mais ça, ça en valait au moins mille. En parlant d'amour, une scène à proximité me fit remonter de très mauvais souvenir d’antan, me minant instantanément le moral. Pourtant, une personne normale ne devrait ressentir que du bonheur de de la compassion devant tel spectacle, mais pas moi. Contre le mur d'une battisse de la ville, un jeune homme plaquait une jeune femme contre le mur et l'embrassais de manière passionné. Cette image me glaçait le sang, et je m'attendais à voir surgir à tout moment une poignée de soldats déterminés à abattre l'homme. Je sursautai en échappant un petit cri aigu lorsqu'un véritable soldat passa juste à côté de moi en courant. J'étais peut être magicienne, mais pendant un instant j'avais eu peur d'aussi être devenue medium.

Posant une main sur mon cœur en soupirant, je repris ma route, ainsi qu'une bouchée de ma pâtisserie. Un drôle de bruit semblait parvenir d'une ruelle adjacente. On aurait dit un chaton blessé qui miaulait pour retrouver sa maman. Intriguée, je revins sur mes pas pour jeter un coup d’œil dans la ruelle. Il s'agissait d'un cul de sac. Une jeune femme s'y trouvait, roulée en boule en plein milieu, sanglotant et implorant une aide divine. Étrangement, le soldat qui m'avait fichu la frousse un instant plus tôt sembla être tout aussi intrigué que moi par cette ruelle. Le voyant approcher, toujours en courant, je reculai d'un pas et fit volte face, laissant glisser un gardien de ma manche. La ruelle était assez étroite, un peu plus épaisse que moi d'un demi mètre de chaque côtés, à peu près. J’agrandissais mon gardien, de sorte qu'un mur de papier bloquait dorénavant la vue de ce qui se trouvait derrière moi. Comme si de rien était, je faisais mine de m'y adosser, les bras croisés dans le dos. Malgré le contraste violent de couleur, le subterfuge semblait être suffisant pour ce militaire et ses compagnons arrivant de ma gauche. Je souris à leur passage, ce qui ne manqua pas d'attirer leur attention. Ainsi on me demandait si j'avais croisé une jeune fille, au cheveux de flamme, fuyant par ici. Faisant mine de réfléchir, tapotant ma joue de mon index, j'indiquais une direction au hasard.

« Elle est parti par ici! »

Me remerciant, ils reprirent leur courses, suivant mon précieux conseil. Attendant que les hommes soit hors de vue, je rangeais mon gardien das ma manche et m'engouffrai dans la ruelle. Toujours à terre, ce que j'avais pris tantôt pour des miaulements étaient bel et bien des pleurs. La vie avait beau m'avoir forgée telle que j'étais aujourd'hui, cette vision me brisait le cœur. Elle me rappelait tout ce que j'avais traversé dans le passé, et à quel point j'avais été seule. Cette solitude aurait sûrement eu raison de moi si je n'avais pas remplacé ce sentiment par une haine profonde. J'avais laissé la petite fille que j'étais mourir au profit de la sorcière de renom d'aujourd'hui. Aussi ne pouvais-je rester là, à ne rien faire. Prenant sur moi et ma phobie des contacts physique, je retirais mon manteau que je roulait autour de mon avant bras. Je m'avançais alors, tapotant gentiment sur son épaule.

 « Euh … tu vas bien? »

Ne laissant pas le temps à ma nouvelle rencontre de prononcer un mot, une voix s'éleva dans mon dos.

« Je savais bien que ce mur était étrange ! Toi là ! Tu nous as menti ! »

D'un long soupir, je redressais la jeune femme en face de moi, la laissant à genou. Je passais ma veste sur ses épaules et tout en rabattant la capuche, fit passer ses cheveux derrière ses épaules. Je lui confiait ainsi mon véritable trésor, ma crêpe au chocolat.

« Garde moi ceci un instant je te prie. »Je me relevai d'un bond, m'approchant avec véhémence du petit groupe de soldat, giflant le premier venu.  « traitez moi de menteuse encore une fois, juste pour voir ! Cette jeune femme vient de se blesser, et c'est ainsi que vous réagissez ? Regardez, elle n'a rien à voir avec celle que vous recherchez ! Retournez donc chez votre mère voir si elle y est avant que je vous y envoie moi même! »

C'était surprenant, l'homme en face de moi était un soldat, quelqu'un qui détenait l'autorité. Pourtant, celui ci semblait apeuré par mon sermon. Était-ce l'émeraude dans mes yeux, ou bien le ton de ma voix ? Nul ne semblait avoir de réponses, mais après avoir bafouillé quelques mots d'excuse, le groupe se retira, partant à la recherche d'un fantôme. Les mains posés sur mes hanches, j'attendis d'être certaine que cette fois-ci, ils ne reviennent pas avant de tourner ma tête en direction de la petite chose derrière moi.

« Tu va me devoir beaucoup pour cela, petite. Et soit dit en passant, s'il manque un croc à mon bien, considère toi mon ennemie jurée !»





©️Setsu Nekos
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