RSS
RSS

Trolls du Staff

19/06/2016 : Kira Even devient le Punching-ball officiel de Ban
08/2016 : Pride s'est fait troller sa signa ! La prochaine victime sera...
14/09/2016 : Venestraale s'est fait troller sa signa ! On peut difficilement être plus moche et mignonne à la fois qu'elle xD
03/11/2016 : C'est au tour de Jean de subir les pitreries de notre fonda' adorée ! Tronche de poivrot ou piqué par des guêpes ? Les deux ensembles ? Ca doit faire mal...
14/02/2017 : Il ressemble à un asiat' croisé avec un pékinois.... Son nom est Flmeeeeeeeen Alchemist ! He has trolled !!!
08/05/2017 : Dancho s'est fait avoir par la vilaine Fonda.... Chantons tous ensemble ! "Dancho-Danchomeeeeen !!!"
12/06/2017 : Le Fullmetal se fait avoir ! Il perd toute la confiance de ses amis après la publication de sa nouvelle signature ! Comment les frères Elric vont surmonter cette épreuve ?"

WANTED !

Staff



Petites annonces

D'après les rumeurs, le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G, tondant la pelouse avec un tablier rose.
Ban Silverleigh - "Cherche mon grand frère : Sirius Van Baelsar.

J'ai envie de taper sur quelqu'un en ce moment !"
Evy S. Evans - " Recherche mon ami d'enfance : Vayn E. Draeger.
Merci de bien vouloir ramener son derrière au plus vite ! "
Solf J. Kimblee - "Recherche rapidement un Ishbal du nom de "Scar" pour le faire exploser.
Recherche aussi le Docteur Marcoh-san pour le ramener dans sa cellule et lui demander un autographe pour la conception de sa belle pierre philosophale. "
Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"
ATTENTION ! Central (Ou la nouvelle Tapalousie ) connait une nouvelle vague d'attentats !
On raconte que le Fullmetal et le Flame Alchemist s'amusent à se déguiser en femme et à; je cite : "se dépoiler le corps". Rentrez vos enfants aussi vite que vous le pouvez... L'apocalypse est proche.
Ban fait de la concurrence à Riza.
Si la demoiselle va au GOT, lui il relâche le Kraken dans une musique épique !
La guerre du Trône ne fait que commencer !

Musique

©linus pour Epicode
En bref


 

avatar
Messages : 335
Punching ball d'Envy
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 1
Roses:
Cadeau(x) Concours:

Angel of Darkness (PV Jin)

MessageSujet: Angel of Darkness (PV Jin) Ven 24 Nov - 21:44



9 Novembre 1914

Cela faisait trois jours que j’étais toute seule dans cette grande chambre d’hôtel. Edward était partit… Mon compagnon n’était plus là… Partit dans son village natal pour faire réparer son bras de métal, et ensuite, il faisait une halte à Central… Trois jours que je n’avais plus de nouvelle de personne, et que je n’osais presque pas sortit de cet endroit. J’avais été contrainte de quitter la chambre le soir même de son départ, pour me nourrir, car nous avions oublié de soigné ma cheville, et que la blessure continuait de saigner, bien que légèrement… Je ne guérissais pas, je stagnais… Et sans liquide vital, je m’éteignais… C’était de là que venais ma peur de la mort… Je ne pouvais pas vivre sans prendre le sang de quelqu’un, sinon, je redevenais ce que j’aurais dû être. Une morte… Et plus le sang venait à manquer, relançant cette soif impossible à étancher, et plus je sentais la douleur dans ma poitrine grimper.

Je ne voulais pas retourner à ce stade horrible, ce gout de cendre en bouche, cette douleur, je ne voulais plus jamais la ressentir… Je voulais retrouver le calme et la chaleur de l’humain qui sentait bon... Je voulais qu’il revienne et me rendormir contre lui… Je voulais me laisser envahir par son odeur, et n’entendre que ses soupirs et ses battements de cœur… Je me souvenais encore avec exactitude des sensations qu’il m’avait faite découvrir, mais aussi de l’effet qu’il avait sur moi, de sa chaleur, de ses baisers… Le jour où je l’avais retrouvé… J’étais en panique, j’avais même manqué de le tuer… Mais il avait su m’apaiser malgré la soif… Et maintenant, je comprenais un peu l’adulte du corps… Chiara… et Ban… C’était comme être privée d’air une fois parti… Je me sentais vide, fragile, incomplète… J’avais froid, et… J’avais de nouveau peur… Ce sentiment était revenu avec encore plus de force, mais je n’osais plus bouger…

Je m’étais enroulée dans la couette qui avait recouvert notre union, humant son parfum resté sur cette dernière, et j’attendais que les secondes passent… je ne pouvais plus sortir, les militaires quadrillaient la zone à ma recherche, ma dernière tentative de repas s’était soldé par un ivrogne violent, et le reste avait été un véritable échec… Si je mettais une plume dehors, je me faisais tirer dessus… Trois jours que j’étais ici sans ma moitié, et j’avais de plus en plus de mal à tenir… Je sentais ma vie s’éloigner… Ma respiration se faisait plus rauque, j’avais tout le temps froid, et je me sentais épuisée sans aucune raison… J’allais devoir bouger, je ne pouvais pas attendre plus longtemps, même si j’avais promis à Edward que je l’attendrais… Je… Je ne voulais pas mourir une seconde fois… Sauf que je ne voulais pas quitter l’endroit non plus… Son présent reposait entre mes seins, cette petite chouette qui tenait une jolie fleur scintillante… Je lui avais cédé une de mes plus belles plumes en échange, mais, j’avais l’impression que ce n’était pas assez…

Je reniflais malgré moi, presque malade de son départ, seule, sans aucun moyen de savoir quoi faire… J’avais promis de ne pas bouger… Je ne devais donc pas le faire… Pourtant, j’avais désobéis au renard, le seul qui m’avait apporté un véritable soutient, pour me nourrir… Et maintenant, j’étais perdue… Chiara ne s’était pas réveillée… Angelica ne disait rien non plus… J’avais l’impression que les pleurs étaient plus agréable que le silence… Et pourtant, j’aurais tout donné pour que les deux se taisent au début… Et maintenant que j’étais toute seule… Je voulais les entendre, savoir qu’elles étaient encore là… Parce que le départ d’Edward me rendait bizarre… Je me sentais… triste… ça faisait mal… Je voulais qu’il revienne, je voulais que tous reviennent, et que la guerre s’arrête… Je ne voulais plus que l’alchimie nous fasse mal une fois encore, je voulais vivre et faire comme je le voulais… Je m’en fichais de ne pas savoir si j’étais plus humaine ou animale, je voulais juste vivre et me sentir bien comme lorsqu’il était là…

Je fermais les yeux un instant, je me sentais épuisée sans avoir rien fait, mais c’était ainsi… Je voulais m’endormir et me réveiller dans ses bras… De préférence sans la machine horrible qui faisait un bruit pas possible et qui avait contraint le blond à se lever pour finalement me laisser ici… Perdue dans mes pensées… C’est une clef dans la serrure de la porte qui me fit redresser la tête lentement. Qu’est-ce que… ? Non… C’était trop tôt… ça ne pouvait pas être Edward… Mais alors… ? Je me concentrais le plus possible pour écouter ce qu’il se passait de l’autre côté de la porte tout en m’étirant… Il y avait de la lumière sous la porte, et de nombreuses ombres… je pouvais capter au bas mot une dizaine de battement de cœur… Et… Une odeur de poudre… ? Non ! J’ai quitté le lit dans un bond, mais avant même d’avoir pu faire un pas, il y a eu un son bizarre… Et une rafale de coups de feu dans ma direction…

Je me suis laissée tombée au sol pour me cacher derrière le lit, mais une douleur presque brulante me transperçait désormais l’épaule droite… Une balle… Ils étaient une bonne dizaine, tous en uniforme de militaire, armés au possible… Je sentais la poudre, et leur soif de vengeance… Ils étaient revenus après mon carnage d’il y a quelque jour… Je les comprenais… Mais je ne pouvais pas me laisser faire non plus… J’ai voulu déployer mes ailes, mais à peine les éclairs bleutés étaient apparu que j’ai senti quelqu’un tirer avec violence sur ma tresse et m’emporter en arrière. J’ai crié et tentait de me débattre le plus possible, mais il me tenait fortement, et j’ai pris un coup dans les reins.

« Alors petite traînée, on fait moins la fière maintenant, hein ? » J’ai donné un coup de griffe dans le vague, je n’arrivais pas à l’atteindre, et il avait une arme pointée sur moi. « Sale monstre, tu vas payer pour tout ce sang versé ! »

J’ai soudainement percuté un mur, et je me suis effondrée sur la petite table en verre… Cette dernière a volé en éclat à mon contact, et je me suis retrouvée couverte de plaies sanguinolentes. Je crois que j’ai gémis de douleur à ce moment-là, mais en relevant la tête… les différents canons encore fumant me faisaient face… Je ne pouvais pas rester ici, pas tant qu’ils étaient à ma recherche… Alors j’ai laissé ma nature reprendre le dessus, mes ailes mouchetées se sont déployées, mes serres ont remplacé mes ongles et je me suis élancée en avant pour esquiver la nouvelle rafale de coups de feu. Je me suis jetée sur celui qui m’avait balancée contre le mur et j’ai envoyé ma main encore libre dans sa gorge sans hésitation. J’ai été éclaboussée par la pluie rouge, et alors qu’ils hurlaient tous des ordres pour me tirer dessus, je n’ai plus fait attention à mon entourage… J’ai couru en direction de la fenêtre le plus vite possible, et bras en avant, je me suis élancée contre…

Pour passer au travers dans un cri déchirant…

Les éclats de verre ont perforé ma peau une fois encore, et je pouvais sentir ma vie s’en aller de plus en plus rapidement… J’avais mal au cœur, du mal à respirer… Mais je ne pouvais pas rester ici malgré ma promesse à Edward. Je ne pouvais pas mourir, pas ici, et pas maintenant. Je me suis écrasée deux étages plus bas, et mon épaule droite s’est disloquée… Après la balle, ça… J’ai une fois de plus hurler un bon coup, avant de me redresser, tremblante, et de tenter de m’enfuir… Il pleuvait désormais des balles… Mais je m’en fichais… Aller le plus loin possible, c’était tout ce qui comptait… Sauf que je ne savais pas où j’étais, j’avais la tête qui tourne, du mal à respirer, et mon sang s’écoulait de tous les côtés… Autrement dit, je pouvais être pistée par n’importe qui… Je me suis effondrée au milieu d’une ruelle sombre, à genoux devant les rayons de la lune, et j’ai juste eu le temps de me retourner pour voir que mes poursuivants m’avaient suivi… Ils étaient plus nombreux… Ils avaient pensé au fait que je sauterais de la fenêtre… Humains misérables… Je vous hais…

« Elle est là ! »

J’ai voilé mon regard à cette annonce… Je n’arrivais plus à respirer… Je me sentais partir… Comme lors du festival… Pitié… Je ne veux pas… Pas maintenant… Ce n’est pas le moment… pas encore… Il n’y a pas d’alchimiste… je ne peux pas… Je veux vivre… Non… Ma poitrine me brule… Non… Le noir grimpe sur mes mains… je le sais… Pitié... Non… J’ai soudainement eu quelque chose de métallique autour de ma gorge qui est venu serrer avec violence et entailler ma peau… Avec le peu de force qui me restait, j’ai essayé d’attraper le câble métallique qui voulait m’étrangler… Un des soldats m’avait eu par derrière… Je n’arrivais presque plus à rien… Mes doigts s’effritaient sur le câble d’acier… Alors j’ai fait la seule chose qui me restait à faire… J’ai hurlé…

Et mon cri a résonné dans toute la ville…


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 501
Wan-Wan Mexicain vendeur de Tacos !
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 6
Roses: 1
Cadeau(x) Concours:

Angel of Darkness (PV Jin)

MessageSujet: Re: Angel of Darkness (PV Jin) Mer 31 Jan - 13:31
  • Jin-Wan Han
  • Angelica

Angel of Darkness.
Plus que quelques jours avant que les plans de Nikolaï Roskov puissent se mettre en place. Jin-Wan, médecin infiltré était envoyé à l’Est pour vérifier que les préparatifs aboutissaient avant le grand jour. Les cargaisons d’armes, les chimères sur le point d’arriver dans ce coin du pays. Tout devait être parfait et le xinois allait s’en assurer. Les ordres étaient les ordres et notre docteur et infiltré dans le pays de l’alchimie ne ferait pas autrement, même si, depuis une certaine rencontre, il commençait à se remettre en question, comme à l’époque où il était encore un assassin du clan Han. La vengeance menait les hommes à faire couler du sang, même celui des innocents. Le but n’était pas de faire passer un simple message, bien au contraire. Le sang versé et le soulèvement du peuple n’était que les prémices d’une grande guerre, visant à couper la tête de l’état et de son dirigeant. La mort rodait partout et son messager ne faisait que préparer le terrain pour sa venue.

Il faisait déjà nuit lorsque le xinois fut arrivé dans la gare de l’Est. Le vent était frais, mais le temps était plutôt agréable pour un mois de novembre. Certes, notre homme portait encore son long manteau noir et bien chaud, ainsi que son couvre-chef blanc, tacheté par endroits… Il n’aimait pas avoir froid. Même si le xinois avait vécu quelques années dans ce pays, il n’arrivait pas à s’habituer au climat. Quand on vient de Xing, difficile d’oublier la chaleur de sa patrie. Portant son baluchon sur son épaule, ainsi qu’un long tube en bois d’ébène cachant son immense sabre de la vue de tous, il marchait en direction du centre-ville pour trouver un endroit où se reposer. À sa grande surprise, les rues n’étaient point calme. La police militaire était agitée par quelque chose. C’était à se demander si Amestris avait compris que quelque chose de grave allait se produire dans cette partie du pays dans quelque temps. Impossible… Le groupe de Nikolaï faisait très attention à ne pas attirer l’attention et avec l’aide des illuminés, la population d’Amestris qui se faisait manipuler par les infiltrés, personne ne pouvait présager les futurs événements.

Le grand ténébreux marcha tranquillement, comme tout homme qui serait innocent, dans les rues. Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la grande place, il entendit des voix venir vers lui. Quelques instants plus tard, un groupe d’une dizaine d’hommes en tenu bleu-roi s’arrêta près de lui, cherchant quelque chose sans jamais le trouver. Trois de ces militaires s’approchèrent de notre terroriste et se plantèrent devant lui pour l’empêcher d’avancer. Le regard gris de xinois se posa lentement sur eux et garda simplement le silence avant d’en savoir un peu plus. Si jamais ces fous tentaient de l’arrêter, il avait le moyen de les faire taire avec quelques lames courtes dissimulées dans son long manteau. On n'approche jamais un assassin bien équipés, sauf si on cherche à mourir… Finalement, l’un des policiers lui demanda si notre xinois avait vu quelque chose d’étrange, comme une bête , parcourant les rues de l’Est, Jin-Wan secoua très lentement la tête avant d’expliquer qu’il était de passage dans le coin et qu’il venait d’arriver par le dernier train. On lui demanda alors de montrer ses papiers prouvant son identité. D’un geste très lent de sa main droite, la seule de libre puisque l’autre tenait le tube de bois, il alla chercher à l’intérieur de son manteau son papier officiel prouvant son identité en tant que docteur à Central. Ils furent étonné de constater qu’il s’agissait d’un médecin de la capital, se trouvant bien loin de son cabinet. Jin expliqua calmement qu’il était venu rendre visite à des amis vivant dans ce coin d’Amestris. L’un des policiers lui rendit ses papiers avant de le prévenir de faire attention, que les rues n’étaient pas sûres.  

Les militaires s’éloignèrent alors, laissant le docteur derrière eux. Ils ne prirent pas la peine de vérifier ses effets avant de s’en aller. Allons bon, voilà pourquoi Amestris allait certainement se faire déborder dans les semaines et les mois à venir. Un grand sourire sadique se dessina sur les lèvres de l’assassin qui reprit sa route en direction d’un hôtel. Ce qui était resté dans son esprit, n’était autre que cette histoire de bête sanguinaire. Est-ce qu’une des chimères livrée pour le grand jour, venait de s’échapper ? Cela était impossible… Elles ne devaient pas être encore présentes dans l’Est, la livraison devait s’effectuer dans les prochains jours et sous la surveillance de notre homme. Alors qu’est-ce qui pouvait bien inquiéter ces gens-là ? Un mystère qui ne resterait pas sans réponse. Alors que le grand homme, habillé principalement de noir, arriva enfin devant un bâtiment, il remarqua de l’agitation non loin de lui. Jin-Wan entra à l’intérieur et fut accueillit par un vieil homme. Réservant alors une simple chambre, il monta dans les étages de l’hôtel avec sa clef à la main. Une fois à l’intérieur de la pièce réservée pour lui, il déposa son sac et sortit son sabre de son étui pour le déposer sur le lit. Des bruits se firent alors entendre de l’autre côté de la rue et attirèrent l’attention de notre infiltré. D’un coup d’oeil par la fenêtre, il remarqua des étincelles de lumière provenant d’un des étages d’en face. Des coups de feu ? Cela avait réussi à l’intriguer. Quelques instants plus tard, quelque chose traversa la fenêtre d’un autre hôtel et des hommes se précipitèrent vers la vitre brisée pour continuer à tirer vers la rue. Ce qui se trouvait en bas fit presque rogner notre homme. Pendant un instant, il avait pu apercevoir des longs cheveux roux et un visage qu’il avait déjà vu auparavant à Central. Cela ne se pouvait…

Sans réfléchir un instant de plus, le xinois se rapprocha de son lit pour attraper Kikoku, le sortant de son fourreau, et revenir vers la fenêtre qu’il ouvrit d’un coup sec. Il passa à l’extérieur, arrivant sur un petit balcon devant sa chambre et grimpa d’un bond vers un autre balcon, jusqu’à atteindre le toit. Avait-il vraiment reconnu cette chose qui venait de s’écraser deux étages plus bas en face de son hôtel ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir… La retrouver avant les autres. D’un coup d’oeil rapide, il constata à son grand regret qu’il était trop tard pour devancer les militaires. Ils étaient déjà à la poursuite de la « bête ». Sautant de toit en toit, il arriva près de la ruelle où des hommes se rassemblaient dans l’ombre. Un cri strident se fit entendre quelques secondes plus tard et qui fit glacer le sang de notre médecin. D’un autre saut, il arriva sur le toit au-dessus de l’assemblée et sans perdre une minute de plus, Jin sauta dans les airs, sa lame pointée vers le vide en dessous de lui. La descente fut rapide, et sa lame traversa alors un premier corps en partant d’une épaule pour ressortir par le ventre d’un des militaires. Alors que la pointe qui venait d’empaler ce pauvre homme se coinça dans le sol poussiéreux, les autres eurent à peine le temps d’entendre cet humain pousser son cri d’agonie que le docteur s’empara de scalpels à l’intérieur de son manteau pour en jeter quatre. Ces lames se plantèrent en une faction de seconde dans la tête de ses cibles, qui s’écroulèrent sur le sol. Les armes à feu qui étaient pointées dans la direction de la « bête », se retournèrent dans sa direction avant de se mettre à tirer en rafale. Cependant, il était déjà trop tard. Jin-Wan venait de retirer son long sabre du corps du premier militaire mort par sa main et sauta sur le côté pour grimper en hauteur. Il fit un autre bond pour se retrouver entre la créature, étranglée par un autre, et le reste du groupe. Ce fut à ce moment que l’un d’entre eux grimaça subitement, ayant reconnu le fameux docteur de Central dont il avait contrôlé l’identité un peu plus tôt. Un tir de pistolet fut déclenché dans sa direction et l’infiltré dans le pays de l’alchimie le dévia de sa lame avec un grand sourire sur son visage.

« Il est déjà trop tard pour vous, la mort réclame vos vies.»

En une fraction de seconde, notre assassin s’approcha du reste du groupe et son sabre s’abattit sur le premier, faisant voler sa tête loin de son corps, avant de faire de même avec les autres, ne laissant plus qu’en vie le dernier policier qui retenait toujours la bête avec un câble d’acier. Jin se tourna alors vers les deux autres et son regard se posa sur le dernier survivant. Celui-ci commençait à paniquer et il tenta alors sa dernière action qui allait lui coûter la vie. Il lâcha d’une main le câble qu’il tenait fermement pour essayer d’attraper son arme de service. Il n’eut même pas le temps de l’effleurer que la pointe du sabre de plus de deux mètres traversa sa gorge pour ressortir par sa nuque. Un dernier gémissement de douleur, mêlé à son sang giclant de sa bouche avant que la lueur dans ses yeux ne disparaisse et qu’il ne s’écroule comme les autres. Un air satisfait se dessina sur le visage de notre ancien membre du clan Han et il prit le temps de ramasser les scalpels plantés dans les corps des malheureux avant de venir vers la rousse qui était toujours à genoux sur le sol.

« Je ne pensais pas revoir un jour l’enfant de tous les silences. Tu es blessée et il ne faut pas rester ici, d’autres pourraient venir pour venger leurs camarades-ya. Si tu me laisses faire, je peux te venir en aide. Après tout, je suis médecin, mais aussi un assassin. »

Son regard anthracite se posa sur la blessure par balle avant tourner la tête vers la sortie de la ruelle. Les coups de feu et l’agitation avaient réussi à attirer l’attention de la population. Il fallait faire vite. Sans demander son accord, et après avoir rangé ses petites lames dans ses poches, il lui attrapa doucement le bras pour la relever et ensuite se pencher en avant pour la positionner sur son épaule afin de la porter, prenant soin de ne pas abîmer ses ailes . Il ne tarda pas un seul instant avant de se diriger vers un escalier de service un peu plus loin et de monter vers les toits. Ils seraient bien plus en sécurité dans les hauteurs et fort heureusement son hôtel n’était pas loin. Il n’était pas facile de se déplacer avec la jeune fille allongée sur son épaule et son sabre dans sa main, pourtant, il n’avait pas le choix de faire ainsi. Quelques minutes plus tard, attendant que personne ne puisse les remarquer, il arriva de nouveau à son balcon et passa cette fois-ci par les portes pour entrer dans sa chambre. Il prit soin de la déposer sur le lit avant de fermer la porte du balcon et la fenêtre ainsi que les rideaux pour éviter de se faire voir par les voisins d’en face. Avant de retourner vers la jeune demoiselle, il éteignit la lumière de la chambre pour allumer celle qui se trouvait sur la table de chevet. Lâchant un grand soupir presque silencieux, l’homme aux yeux gris se rapprocha du lit remarqua alors la couleur des mains de la chimère. Plissant le regard en l’examinant d’un peu plus près, il attrapa son baluchon de voyage pour chercher de quoi soigner la plaie par balle à son épaule.

« Je vais devoir retirer la balle de ta blessure… Elle n’est pas ressortie. Cela risque de ne pas être agréable, mais cela sera moins douloureux que ces marques noires sur tes bras, je me trompe ? Si veux m’expliquer pourquoi ces militaires étaient à ta poursuite, j’en serai ravi. Ma curiosité a été réveillée, et ce, depuis mon arrivée en ville. J’étais loin de me douter que tu sois la bête sanguinaire qu’ils recherchaient.»

2084 mots
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 335
Punching ball d'Envy
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 1
Roses:
Cadeau(x) Concours:

Angel of Darkness (PV Jin)

MessageSujet: Re: Angel of Darkness (PV Jin) Mer 31 Jan - 23:09



Je ne voyais plus que du rouge…

Mon cri s’étrangla subitement tandis que l’homme qui m’avait pris par surprise tirait plus forte encore sur le câble d’acier autour de ma gorge. J’ai senti les larmes perler au coin de mes yeux, et la douleur exploser autour de ma nuque. La blessure de Chiara venait de s’ouvrir, parallèle à celle causée par le câble, et rien de ce que je faisais ne changeait quoi que ce soit à ma situation. Mes doigts devenus noirs commençaient à s’effriter sur le câble que je tentais de repousser, je le voyais, je partais en poussière, la mort commençait à me prendre… Et Edward n’était pas encore revenu… J’ai crié de nouveau, avant de reprendre mes tentatives pour m’échapper, j’ai réussi à donner un maigre coup à celui qui me tenait, mais il tira de plus belle avant que, privée d’air, je ne commence à partir en arrière. Je commençais à avoir froid, j’avais mal partout, mon cœur battait vite dans ma poitrine, et je le sentais perdre un rythme normal. La tête me tournait, je pleurais et gémissais malgré moi, je n’arrivais plus à me défendre… C’était fini… J’ai préféré fermer les yeux…

J’allais mourir ici, je le sentais… Pas à Central… Pas dans une forêt… Pas avec la meute… Pas dans les bras d’Edward non plus… J’allais mourir ici, seule… Et personne ne le saurait… Car mon corps tout entier allait partir en cendre et disparaitre au grés du vent, telle l’anomalie que je suis. Finalement, je n’aurais peut-être pas dû quitter la maison… Ban m’en voudra surement d’être partie me nourrir… Lui qui remuait ciel et terre pour me protéger… Il me manque aussi… Lui, Edward et Alois… Ils étaient ma plus précieuse famille après Lyl et les deux humaines… Mais ils ne sauront rien de ma disparition… Ils me cherchent probablement… Et je n’aurais pas eus le temps de leur dire que je les aimais… Aucun ne le saura véritablement… Et pourtant, c’est grâce à eux que j’ai toujours envie de vivre… Ce sont eux qui m’ont montré le ciel, la terre et le monde… Et je ne pourrais pas les remercier non plus. Non, je vais disparaitre dans cette ruelle, sous les yeux de ses hommes qui, comme la plupart des militaires, ne sauront pas distinguer le bien du mal… Et la guerre qui semble frapper ce monde m’aura emporté avant que je ne puisse faire la différence…

Mais la mort trainait à venir…

Il y eut un bruit de succion grotesque, mais ça ne venait pas de moi. Une sorte de gémissement d’agonie résonna dans la ruelle, et d’autres bruits infâmes, comme une lame tranchant de l’os… J’ai rouvert les yeux, pour ne voire que des taches de couleurs mouvantes… Pourtant, l’odeur qui m’assaillit avec rapidité était reconnaissable entre mille. Le sang… Et ce n’était pas le mien… Une tache sombre, à deux mètres de moi, se voyait noyée dans une autre tâche, très rouge, et qui devenait de plus en plus grande.  Il y eut quatre chutes, et du sang s’écoula de nouveau. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, mes yeux étaient injectés de sang, et ma vision rendue floue par mon départ précipité. Il y avait beaucoup de mouvement, et mes meurtriers commençait à paniquer. Je pouvais sentir différentes odeurs dans les airs, quand bien même je ne les reconnaissais pas. En revanche, j’entendais de moins en moins les battements de cœur de ceux qui me voulaient morte. Comme si, un à un, ces cœurs cessaient de battre au lieu de faire taire le mien à tout jamais. Je vis une tache noire se mettre entre les canons à poudre et moi-même, puis d’autres bruits, des coups de feu. Tout allait si vite, et je ne saisissais plus rien.

Puis une voix résonna dans la nuit après qu’un son aigu comme du métal frappant un éclat du même matériau eut résonné. Cette voix, je la reconnaissais plus que je la connaissais, car je l’avais déjà entendue lorsque j’étais piégée dans le corps. C’était la plus jeune qui avait le contrôle de notre être à ce moment-là… Et… Je crois me souvenir que c’était après la fin de Lyl. Je me souviens… Que la colère avait animée pour la première fois depuis que j’étais avec elle, la plus jeune des deux humaines… Et c’était contre cette voix qu’elle s’était mise en colère. Ici, la voix disait qu’il était trop tard, que la mort réclamait les vies… Mais quelle vie ? La mienne ? Je ne savais pas… Mais la pression autour de mon cou s’était faite moins violente… Presque, tremblante… J’ai senti un mouvement au-dessus de moi, et soudainement, une pluie chaude s’abattit sur ma tête, me couvrant toute entière et m’enivrant malgré moi. Je léchais comme je le pouvais mes lèvres, recueillant le sang si précieux qui me permettrait de rester en vie quelques secondes de plus. Le câble fut tiré sans douceur, m’entrainant quelque peu… mais pas par violence meurtrière, par un poids mort, dans tous les sens du terme.

Libérée, je me précipitais comme je le pouvais sur le câble métallique pour le tirer par-dessus ma tête, m’écorchant au passage le bout du nez et le front, mais je m’en fichais. Ensuite, tandis que je couvrais ma nuque d’une main pour empêcher le sang de s’écouler de mes deux lourdes entailles, je léchais la seconde pour recueillir un peu de sang et tenir. Ma vue enfin plus ou moins retrouvée, je parvenais à distinguer ce qu’il s’était passé autour de moi. Tous les policiers et hommes armés étaient à terre, baignant dans une mare de sang monstrueuse. Malgré moi, dans un réflexe instinctif, j’ai relevé la tête vers la cause de toutes ces morts autour de moi. Et je l’ai enfin vu, ce xinois qui travaillait pour nos ennemis. Il était grand, très brun, avec un regard sombre mais dépourvu de haine à mon égard. Il rangeait des petites lames dans ses poches, disant qu’il ne s’attendait pas à me revoir un jour… Il dit ensuite que je ne devais pas rester ici en étant blessée, que d’autres pourraient venir pour venger ceux qu’il avait tué. Je ne pouvais qu’acquiescer en silence à ses dires, la plaie de Chiara commençait à peine à se refermer et l’autre avait entaillé mes cordes vocales.

Je me suis alors faite tirer par le bras doucement, il m’a aidé à me relever, mais, évidemment, ma blessure à la cheville s’était rouverte par manque de sang, et je ne tenais pas debout toute seule… En fait, j’avais deux plaies par balle et une épaule démise en plus de l’entaille sur ma nuque à cause du câble, et de toutes celles passées… Une ancienne plaie par balle sur l’abdomen, une autre dans la poitrine, des coupures sur les bras, des griffures sur chaque membre… En fait… J’ignorais même comment je faisais pour rester vivante avec toutes les plaies qui se rouvraient sur mon corps. Je n’étais qu’un amas de plaies sanguinolentes, et dont le bout des doigts, teinté de noir, commençait à disparaitre comme de la poussière sous une brise d’automne. Sous le vent frais de novembre, je n’allais pas tarder à disparaitre, parce que je n’étais rien de plus qu’une anomalie en ce monde, une créature n’étant pas supposée exister. Une morte-vivante. Un fantôme du passé… L’enfant de tous les silences. Du moins, s’il ne s’y prenait pas à temps pour me sauver, comme il disait vouloir le faire. Comprenant que je ne pourrais pas bouger, il s’est penché en avant et m’a soulevée pour me placer contre son épaule.

Je pouvais sentir la chaleur de cette étreinte qui n’en était pas une, et mon sang s’écouler le long de ses vêtements. Malgré ma main appuyée et tremblante sur mon cou, du sang s’en échappait encore, noir, épais… J’étais sur la fin… Je me sentais partir dans ses bras, épuisée, affamée, blessée. J’avais la tête qui tournait, et des nausées tandis qu’il grimpait presque en courant des escaliers de secours. Il passa par les toits et me traina de balcons en balcons. Je pouvais presque apercevoir l’hôtel où je m’étais liée avec mon compagnon de là. En fait, je le voyais, mais ce dernier devenait rouge, comme tout ce que je voyais. Il me déposa avec douceur sur un matelas, et naturellement, les draps de couleur crème se tintèrent de pourpre et de noir très vite. Mon sang commençait déjà à recouvrir toute la surface, tandis que la seule chose que j’arrivais à bouger, c’était mes yeux… Je le suivais donc du regard, implorant sa sympathie, tandis qu’il tirait les rideaux pour cacher la pièce du regard extérieur. La lumière baissa lorsqu’il éteignit le tout et ne laissa que la lampe de chevet, mais ma vue, toujours rouge, commençait à décliner elle aussi.  

Il se mit à fouiller quelque chose, non loin de moi, et j’entendis sa voix se faire plus douce, et plus lointaine aussi. Il disait qu’il devrait retirer la balle qui n’était pas ressortie. Que cela me ferait probablement moins mal cependant que ces marques sur mes bras… Il me demandait aussi si je voulais bien lui expliquer le pourquoi j’étais poursuivie, qu’il était curieux et ne comprenait pas… Et non, en effet, il ne comprenait pas… Je n’arrivais presque plus à respirer, et son regard perdu dans ses recherches ne voyait pas ce qui me posait réellement problème. Alors j’ai tenté de le lui montrer… Malgré ma faiblesse, malgré le sang qui recouvrait les draps, et ma vision floue, j’ai tendu la main vers lui. J’ai effleuré son épaule du bout des doigts, suffisamment pour qu’il se retourne un peu vers moi. En fait… Juste assez pour lui montrer le terrible spectacle que je représentais… Le bout de mes doigts, justement, se changeait en poussière noire pailletée, et s’élevait lentement dans les airs, disparaissant dans des éclats bleutés alchimiques… Je partais lentement mais surement… Mon corps tout entier allait s’évanouir dans ce phénomène… La mort reprenait ses droits sur moi… Encore une fois…

« Je… Du sang… Il… Il me faut… du sang… pour… vivre… » Ma voix, devenue si basse, tandis que ma main toute entière me semblait prendre feu dans ce processus final, me parue encore plus lointaine que les souvenirs passés de nos jours heureux… Lorsque le monde allait encore dans la bonne direction...
hors jeu:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 501
Wan-Wan Mexicain vendeur de Tacos !
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 6
Roses: 1
Cadeau(x) Concours:

Angel of Darkness (PV Jin)

MessageSujet: Re: Angel of Darkness (PV Jin) Mer 7 Fév - 19:19
  • Jin-Wan Han
  • Angelica

Angel of Darkness.
Les draps se teintaient de rouge. Lentement la jeune fille rousse se vidait de son sang. Toutefois, une chose bien plus préoccupante, inquiétait notre Xinois… Ses marques sur ses mains et ses bras… Elle commençait à disparaître sous ses yeux dans des petites étincelles bleutées. C’était étrange et Jin ne savait pas quel mal la rongeait. C’était la première fois qu’il voyait cela ou peut-être pas… Il se souvenait de son combat contre le monstre fait entièrement d’ombre. Lui aussi, à chaque fois qu’il était touché, il y avait des éclairs rougeâtres. Était-elle comme ce dénommé Pride ? L’enfant de tous les silences cachait bien des choses. L’assassin continua de fouiller dans ses affaires pour y extraire ce dont il avait besoin pour la soigner. Une chance pour elle qu’il prévoyait toujours de quoi prodiguer des soins dans son baluchon de voyage. Tout d’abord une bouteille d’alcool afin de nettoyer les plaies et ses instruments. Par la suite, un kit en tissus contenant divers objets, notamment des scalpels chirurgicaux. Il en aurait grand besoin pour retirer la balle logée dans son épaule. Soudainement, il sentit les doigts de la demoiselle agonisante se poser sur son épaule, touchant délicatement son manteau sombre pour attirer son attention. Jin-Wan détourna la tête dans sa direction en plissant le regard. Il observa ces doigts se désintégrer lentement avant de croiser son regard suite à ses paroles. Elle devait boire du sang pour vivre ?

La mort reprenait ses droits sur la jeune fille rousse, mais son bras droit ne le voyait pas de cet œil. Rares sont les situations où le docteur ne laisse pas la faucheuse terminer ce qu’elle a commencé. Cependant, il avait l’impression de devoir lui venir en aide, que le destin n’avait pas choisi au hasard cette nouvelle rencontre avec la rousse. Elle devait certainement avoir un rôle à jouer, comme si elle faisait partie de l’équilibre de ce monde et que si jamais elle venait à disparaître, l’ordre serait rompu. Sans perdre un instant de plus, l’infiltré dans le pays de l’alchimie retira son long manteau qu’il laissa tomber sur le sol à côté de lui. Il attrapa alors un scalpel de son kit et se releva pour venir s’installer à ses côtés. Il tendit alors son bras gauche devant lui avant de venir enfoncer la lame de son outil dans sa propre chair, au niveau de son poignet. Ne grimaçant nullement, le xinois regarda son sang s’écouler et se mélanger aux draps déjà entachés avant d’aller soulever la demoiselle à l’aide de son bras droit pour qu’elle puisse presque s’asseoir sur le lit. Il approcha alors son avant bras de ses lèvres avant de lui murmurer.

« Si tu as besoin de sang pour survivre, tu devras te contenter du mien.  Bois autant qu’il te plaira, si cela peut éloigner la mort qui rode autour de toi.»

Il n’attendait pas une réponse de sa part. Sans qu’elle puisse dire ou régir, son bras ensanglanté se posa sur ses lèvres assombries. Le xinois sentait son sang s’écouler hors de son corps pendant de très longues minutes. Puis, alors qu’une légère fatigue se faisait ressentir, il décida d’éloigner son bras en espérant que cela puisse être suffisant pour la garder en vie et de se rétablir quelque peu. Il la rallongea sur les draps avant de se relever doucement pour venir attraper une pince chirurgicale propre, mais aussi la bouteille d’alcool. Il fit le tour du lit pour se pencher vers elle, faisant face à la plaie par balle. Il fallait la retirer pour qu’elle puisse guérir… Mais avec toutes ses blessures sur son corps qui ne se refermaient pas, il n’aurait pas d’autres choix que d’utiliser un autre procédé venant de son pays. Il prit soin de déboucher la bouteille avant de verser une infime partie de son contenu sur son instrument. L’odeur de cet alcool d’hopital était forte, mais cela serait suffisant pour éviter les microbes. Il se mit alors à genoux sur le lit et prit une inspiration avant d’approcher sa main droite de la plaie.

« Retiens-toi de crier. Je ne veux guère attirer l’attention de nos voisins-ya.»

Après tout, il serait fâcheux que quelqu’un ne vienne fourrer son nez dans cette chambre. Il y avait déjà bien assez de sang versé et de victimes à déplorer dans les rues. Jin-Wan croisa une dernière fois son regard gris avec celui de la jeune femme avant d’approcher la pince de la blessure. Le métal froid et humide s’enfonça alors dans la chair de son épaule et se mit à trifouiller la plaie dans l’espoir de trouver l’objet qu’il cherchait. Une fois celui-ci emprisonné par son outil, il commença à tirer doucement pour la déloger. Ce ne fut pas sans effort… La balle était logée dans son omoplate, ce qui compliqua un peu les choses. Rien d’insurmontable puisque quelques minutes plus tard, il retira lentement la pince de la blessure en retenant le projectile entre les pattes de son outil. Lâchant un soupir de contentement, il déposa le tout sur la commode avant de se lever du lit. Maintenant, il lui fallait guérir les diverses plaies sur son corps avant qu’elle ne se remette à saigner de nouveau et ne se vide entièrement de son sang. Pour cela, il alla chercher une craie dans son sac et commença à tracer une grande étoile dans un cercle puis la même chose en plus petit à moins d’un mètre. Il revint alors vers le lit pour soulever la rouquine dans ses bras afin de la déposer au centre du grand cercle au milieu de la pièce. Il planta par la suite des scalpels à chaque branche des deux étoiles, faisant bien attention à ne pas toucher la jeune fille avant de se mettre accroupit devant le plus petit,

« Je suis peut-être médecin-ya, mais cet art venant de mon pays va permettre à toutes tes blessures de se refermer intégralement. Tu n’auras pas mal, je peux te le garantir.»

Sur ces mots, il posa ses deux paumes de sur le petit dessin à la craie. Deux lumières vives s’échappèrent des deux dessins et des étincelles commencèrent à virevolter autour de la rousse allongée sur le plancher. Jin-Wan observa l’elixirologie faire son travail avant de remarquer que quelque chose se baladait sur le corps de sa patiente. Un autre cercle… Son regard se plissa durement avant qu’il ne constate que les blessures guérissaient, mais ne se refermaient pas totalement. Quelque chose empêcher son art Xinois à la guérir entièrement. Soudainement, les étincelles blanches presque bleutées passèrent au rouge et la lumière disparue aussitôt. Interloqué par cet étrange phénomène, Jin se releva pour venir s’agenouiller près de la blessée. Il examina ses plaies pour remarquer qu’en effet, cela avait bien guérit, mais ce n’était pas totalement refermé pour autant. Au moins, elle ne saignerait plus, c’était déjà ça.

« Quelque chose empêche ton corps de guérir entièrement grâce à l’elixirologie-ya. J’ai aperçu un cercle bouger sur ton corps, que je n’avais jamais vu auparavant. C’est peut-être cela qui bloque mon art. Au moins, maintenant tu es hors de danger. Tu a besoin de te reposer alors, j’attendrai pour obtenir certaines réponses à mes questions. »

Il se surprit à sourire doucement avant de la reprendre dans ses bras. Il fit quelque pas vers le lit avant de grimacer en voyant le sang sur toute la surface. Une personne normale devrait être morte, mais pas elle. La rousse était peut-être dans un état faible, mais elle vivrait. Il se détourna du lit pour se diriger vers un simple canapé au fond de la chambre. Il l’a déposa avant de venir la recouvrir de son manteau sombre. A son réveil, il l’aiderait à retirer le sang sur elle, mais avant… Il devait s’occuper de la pièce avant que quelqu’un ne découvre le désordre et le lit ensanglanté. Heureusement pour lui, dans un des placard de la chambre, il y avait des draps propres ainsi que des serviettes. Il ne pouvait rien faire pour le matelas, mais il pouvait le dissimuler facilement. Mais avant tout… Il devait panser son avant bras. Avec tout ça, il avait oublié qu’il s’était mutilé pour lui faire boire son sang.  

1442 mots
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 335
Punching ball d'Envy
Who am i !

Notes
Ticket de Loterie: 1
Roses:
Cadeau(x) Concours:

Angel of Darkness (PV Jin)

MessageSujet: Re: Angel of Darkness (PV Jin) Jeu 15 Fév - 2:54

Lost in the dark

J’ignore ce qu’il s’est véritablement passé.

Je me sentais partir lentement, le flou avait remplacé ma vision jusqu’à ce que je ferme les yeux, et les sons ne me parvenaient plus qu’en écho. Pourtant, au lieu de poursuivre dans sa lancée, la douleur, qui était devenue seule émotion en mon être, commença lentement à s’estomper. J’ai d’abord ressentit des picotements légers dans le bout des doigts, pourtant, je me souvenais que ces mêmes doigts avaient commencé à partir en fumée. Mon souffle se fit alors plus lent, moins douloureux, et je pus bientôt respirer sans avoir l’impression d’être entravée par cette douleur sourde dans ma poitrine. Puis, j’ai pris conscience que quelque chose entravait ma bouche, et que ce quelque chose y déversait un liquide chaud. Et puis, le gout de cendre perdu sur mes papilles disparues, laissant le parfum ferreux et sucré du sang. Mes paupières perdirent de leur lourdeur, et j’ai fini par ouvrir les yeux lentement. La lumière me fit d’abord mal, mais je m’adaptais rapidement, et mes sens prirent le dessus ensuite. J’étais assise sur le lit, appuyée contre l’homme xinois qui m’avait sauvée, son poignet se trouvait dans ma bouche et le sang qui s’écoulait dans ma gorge et me ramenait à la  vie était le sien.

J’entendais désormais sa voix, ses murmures, mais je ne saisissais pas tout… Il disait éloigner la mort autour de moi, mais le reste, me semblait encore trop brouillé à mes oreilles pour que j’en comprenne le sens. Je me contentais donc de boire, et cette sensation de reprendre vie, d’exister, et d’énergie qui s’écoule dans mes veines me faisait un bien fou. Je pouvais sentir la vis se glisser en moi et reprendre ses droits, mon corps se remettre à fonctionner, mon cœur battre correctement. Toutes mes fonctions vitales étaient de nouveau effectives, et la douleur passée s’en fut, ne laissant que celle présente. Ainsi, je sentais avec exactitude la balle qui s’était logée dans mon épaule, et le tiraillement de la blessure laissée à la cheville, ainsi que les hématomes sur le bras que j’avais utilisé pour atterrir au sol lors de ma chute. Ces blessures là n’avaient pas eut assez de sang pour se refermer aussi… Je palliais du plus ancien au plus récent, et avec tous les évènements qui avaient eu lieu, notre corps se retrouvaient de plus en plus couvert de blessure à mettre en stase par du sang. Nous allions bientôt avoir besoin de 5 litres de sang quotidien pour tenir bon…

Puis, l’homme, au bout de quelques longues minutes, finit par retirer son bras de ma bouche. Par instinct, je me léchais les lèvres afin de ne perdre aucune goute du précieux liquide vital, mais je n’en avais pas eu assez pour être en excellente santé non plus. Ainsi, je ne bougeais pas plus et me laissais faire. Il me rallongea lentement sur le lit de la chambre que je ne connaissais pas, et par conséquent, sur mon sang déjà bien étalé de partout. J’avais soif… Cette odeur n’aidait pas à garder mes instincts au plus bas, et ce besoin de sang était bien présent au creux de mon ventre. Je l’observer se relever et aller fouiller dans son matériel du coin de l’œil. Il avait sortit une lame et une bouteille transparente. Je ne savais pas ce que c’était, mais ma curiosité avait été piquée, et je voulais comprendre. Je n’étais pas humaine de naissance, mais je l’étais devenue, et plus encore, mon compagnon était humain, alors… Peut-être devrais-je un jour vivre comme eux… ? Par principe, je préférais m’instruire, d’autant que si c’était pour me soigner, ce pouvait être utile.

Il déboucha la bouteille transparente, et une odeur infâme et puissante envahie l’air. Je fronçais le nez et venait le couvrir de ma main intacte en gémissant. Ça puait horriblement. Il frotta sa petite lame avec ce produit, et moi, je fronçais toujours le nez sous ma main, cette odeur était encore plus horrible que la charogne… Il s’agenouilla alors à coté de moi sur le lit, approchant sa main droite de mon épaule meurtrie avant de se mettre à parler. Il disait que je devais me retenir de crier pour ne pas attirer l’attention. Pourquoi devrais-je crier ? Je me crispais violement entre ses mains lorsque la petite lame s’enfonça dans mon épaule et commença à fouiller à l’intérieur. Je n’allais pas crier, c’était bien moins douloureux que ce que je venais de vivre il y a peu, mais ce n’était pas agréable pour autant. J’avais l’impression qu’un insecte me mangeait l’intérieur du bras. Je me contentais donc de grimacer tandis qu’il travaillait sur mon membre blessé, du moins jusqu’à ce qu’il se mette à tirer… Là, ce fut assez horrible. C’était une sensation similaire à la torture offerte par l’homonculus de l’envie, lorsqu’il m’avait brisé une aile… je sentais l’os être tiraillé…

Au bout d’un certain temps, quelques minutes tout au plus, la douleur s’estompa, et je pus voir la balle être retirée de mon épaule. Je soufflais en même temps que lui le soulagement que cela soit terminé, et fermais les yeux une seconde, le temps de me reprendre. Je l’entendais fouiller de nouveau, mais je me contentais de me reposer quelques secondes pour essayer de palier au manque de sang. Sinon je risquais de l’attaquer, lui et sa plaie encore ouverte. Cependant, je rouvrais les paupières en sentant ses bras venir se glisser sous mon corps pour me soulever. Je haussais un sourcil, essayant de comprendre ce qu’il était en train de faire, mais pas moyen. Voulait-il me laver lui aussi ? Je clignais des yeux alors qu’il me déposait délicatement sur le sol… Au milieu d’un… cercle ? Je me crispais malgré moi, était-ce de l’alchimie ? Non, il y a avait un petit cercle plus loin, ce n’en était donc pas… De plus, il n’avait pas le même gout que les alchimistes… Etait-ce là le second savoir de Lyl ? Je n’en étais pas certaine, et lorsque des petites lames vinrent se planter à chaque branche des deux étoiles, je clignais des yeux, stupéfaite. Ce n’était définitivement pas de l’alchimie, mais je ne savais pas non plus ce que c’était…

Il se plaça ensuite devant le plus petit des cercles étoilé, disant que s’il était médecin, son pays possédait un art capable de refermer toutes les blessures possibles. Il affirma ensuite que je n’aurais pas mal. Cette fois-ci, je ne comprenais vraiment plus rien, pourtant, à cette affirmation venait se lier un souvenir lointain. Lyl avait utilisé deux cercles aussi pour nous rendre nos jambes après Aerugo. Il fit comme les alchimistes et posa ses mains sur le sol… Et d’un coup, des lumières très fortes vinrent me chatouiller la peau vivement. Je me crispais un peu et gesticulait sans quitter le cercle sous ses effets, lorsque les étincelles prirent une autre teinte. Du bleue, elles passèrent au rouge, avant de disparaitre rapidement. Je clignais des yeux, stupéfaite. Ça avait marché ? Je tournais la tête pour voir que mon épaule n’avait plus de plaie visible… Enfin, si, je voyais les lèvres de la plaie soudées l’une à l’autre, sans mouvement. Il m’avait donc bel et bien soignée. L’humain se releva pour venir se poser à coté de moi, et il examina mes plaies à son tour. Je hochais la tête, prête à lui dire que c’était normal, lorsqu’il prit la parole avant moi.

Il disait que quelque chose empêchait son pouvoir de me guérir totalement, puis, il parla du cercle qui bougeait sur mon corps… je relevais un peu la tête pour le voir, en effet, partir vers ma cuisse. Il affirma ensuite que j’étais hors de danger mais qu’il attendrait que je me repose pour avoir des réponses. Je haussais les épaules, prête à me relever, mais il ne me laissa pas le choix. Je me suis donc de nouveau retrouvée dans ses bras sans pouvoir rien faire, tandis qu’il m’amenait sur le lit sanglant. Là, son visage prit une nouvelle expression, avant qu’il ne vienne me déposer sur le canapé et se mette en action autour du lit. Il avait déposé sur moi son grand manteau, comme si je pouvais craindre une quelconque fraicheur… Et à présent, les yeux bien ouvert et éveillée, je le suivais du regard.

« Vous devriez vous soigner, vous aussi… Et... Merci... Pour le sang et... ça...» Me suis-je entendu dire. Ma voix était encore enraillée par le hurlement que j’avais poussé, dans la rue, mais ça allait encore. « Pour le cercle que vous avez vu… Les choses sont bien compliquée je dirais… je ne comprends rien à ces choses là pour ma part, juste… Que c’est le cercle qui nous sépare, Chiara, Angelica et moi… Mais il est dangereux… ça ne dure pas longtemps et il faut vite nous réunir, sinon on manque de sang… et ça fait mal au-dedans… » Terminais-je en montrant ma poitrine, là où la plaie par balle qui m’avait tuée existait encore… Je devais vraiment apprendre à m’exprimer comme les humains…


1568 mots

@Banou
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Who am i !

Angel of Darkness (PV Jin)

MessageSujet: Re: Angel of Darkness (PV Jin)
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Angel of Darkness
» Mal Doran Vala, an Angel or Darkness -Terminée-
» Blaue Angel
» [Musical Halloween] premier tour [Magisterockers VS Evil & Angel]
» | When Darkness Falls

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: EAST CITY :: EAST CITY-