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Retrouvaille [PV Anita Czelesa]

MessageSujet: Retrouvaille [PV Anita Czelesa] Mer 15 Nov - 8:52






5 Novembre 1914.

La devanture du magasin de fleurs offrait un panel intéressant. Je me concentrai dessus pour mieux ignorer la cabine téléphonique qui faisait l'angle de la rue sous le coucher de soleil. La boutique allait très certainement fermer et ça faisait un peu plus d'une demi-heure que je lorgnais la vitrine sans savoir lesquelles prendre. Des lobélies peut-être ? Une bonne façon de véhiculer des pensées positives. Les pauvres ne tiendraient pas longtemps par ce froid. Ou bien des échinacées ? Une manière d'appuyer sur la force d'esprit de ma consœur. A contrario, il était surprenant de constater toutes les fleurs qui désignaient de vils songes telles la cytise, le coucou, la gentiane et bien d'autres encore...  
Des hortensia ? Je soupirai en songeant aux nombres incalculables de significations dont pouvait se venter cette plante. Il suffisait qu'Anita ne connaisse qu'une d'entre elle et que ce soit la mauvaise pour que le message n'en soit que plus horrible. Le but n'était pas là. Il n'y avait jamais eu autant de simplicité dans mes intentions que celle de retrouver une collègue, une ancienne présence. Depuis qu'il avait fallu s'instruire sur la signification de chaque fleur pour être en mesure de faire passer des messages subtils, je ne les choisissais plus à la légère. Je connaissais déjà les circonstances d'un tel acte, mais il m'était impossible de me présenter sans cet artifice que les femmes adoraient. Ce serait inconvenant et peu digne de l'éducation qu'il m'avait été donnée.
J'optai pour un bouquet d'échinacées, de bégonias et de primevères bleues pour nuancer le tout. Force et bonnes pensées. Voilà tout ce qu'il nous fallait pour confronter le regard d'un ressortissant de la guerre que nous n'avions pas vu depuis des décennies. Je l'avais bien croisé quelques fois à East City mais nous n'avions fait qu'effleurer les surfaces. Il fallait toujours polir les surfaces extérieurement. La chose qui nous tenait finalement étaient les correspondances que nous entretenions de temps à autre pour prendre des nouvelles de l'un et de l'autre depuis que j'étais muté à Central. J'avais l'impression qu'une éternité était passé depuis alors que ça ne faisait que deux mois.

Je me présentais devant la porte de son appartement à dix-neuf heures. Nous avions convenu d'un horaire décent pour un Colonel qui se respecte. Ça ne m'avait pas dérangé outre mesure étant donné que mon train était rentré en gare en fin d'après-midi. C'était un jour de congé, techniquement. Mais  dans mon esprit, le travail s'acharnait. Sauf la paperasse. J'étais ravi d'en être débarrassé durant les vingt-quatre prochaines heures et savait d'avance qu'une pile m'attendrait en rentrant. J'ignorais si le flingue du Lieutenant serait rabattu sur ma tempe au moment de les consulter, mais espérais de tout cœur que je pourrais repousser cet événement encombrant.

Je rabattis ma montre d'alchimiste dans la poche de mon pantalon et tapai contre la porte d'entrée. Rares étaient les fois où je n'avais pas un uniforme sur les os et j'étais plutôt content de pouvoir enfin porter autre chose que des bottes de service. Je guettai le ciel qui semblait en faveur d'un beau dégradé étoilé et non pas d'une pluie torrentielle. Cela changeait de quelques hivers que nous avions pu passer ici. Il n'y avait pas à dire, cet endroit était plein de nostalgie. East City. Essentiellement son académie militaire. Je me pinçai les lèvres pour dissiper les quelques nuages qui se profilaient à l'horizon. Ce n'était ni le lieu, ni le moment d'être perturbé par les souvenirs. Le petit diable sur mon épaule se réchauffait les phalanges en soufflant son haleine âpre. Les quelques mots qu'il venait souffler à mon oreille ne cessaient d'imprimer le visage de Hughes derrière mes yeux. Je donnais une pichenette sur mon épaule, y éjectant autant la poussière qui avait élu domicile que le souci qui me guettait.

Un regard au alentour adouci mes pensées. La rue était calme et les lampadaires baignaient les pavés d'une douce lumière. Nous ne verrions pas la neige y tomber, cette année. Nous n'aurons pas le temps de nous accommoder au froid et à la tempête qui se préparait à Central. Malgré tout, nous regardions en avant et non plus en arrière. La porte s'ouvrit au bon moment, m'obligeant à relever la tête et dissiper ce que je ne voulais voir. J'esquissai un sourire en observant la jeune femme.

« Bonsoir, Colonel Czelesa. »

Comme la plupart des femmes que je connaissais, Anita Czelesa avait une force de caractère qu'il était impossible d'oublier. Néanmoins, j'avais retenu la leçon il y a longtemps et savait que son nom de famille devait être prononcé avec fougue et habilité. Ça se prononçait « Tché-lé-za » et j'avais eu vite fait de le retenir au risque de finir entre deux plaques de métal comme une côte de porc pressée dans un barbecue. Elle devait avoir eut à le répéter souvent pour ne pas aimer préciser comment il se prononçait.

« Comment allez-vous ? »

Sourire aux lèvres, je lui tendis le bouquet avec cette légèreté que l'on me connaissait ; La plupart de mes connaissances savaient que j'étais loin d'être un idiot (du moins, on peut encore se pencher sur le problème mathématique pour définir dans quel sens, quelle heure et avec qui.), mais en dehors du travail, il y avait cette humilité que j'aimais offrir aux femmes. Madame Mustang ne devait pas en être innocente.
J'avais appris de bouche à oreille qu'Anita était fraîchement divorcée. Cette nouvelle m'avait étonné puisqu’elle m'apprenait de ce fait qu'elle avait été mariée. Une chose qu'elle avait tut ou qu'elle ne criait pas sur tous les toits. Ceci démontrait combien en n'en connaissait si peu sur des personnes que nous côtoyions depuis longtemps. J'avais au moins ce risque en moins ; voir débarquer un homme qui se ruerait sur le bouquet comme un chien de chasse. Cette situation ne m'était jamais arrivé et j'en graciais qui le veut pour espérer que ce ne soit jamais le cas. On me prenait déjà pour un coureur de jupon invétéré à force de traîner dans le bar de Madame Chrismas. Il ne manquait plus que les hommes jaloux à mon tableau de réputation. À l'instar, c'était plutôt les femmes qui me rappelait ce fâcheux trait en repoussant mes fleurs comme si c'était des cadeaux empoisonnés. Un jour, cela servira bien à quelque chose. Pour ceux qui le savent.

A l'instant précis, j'avais une chance sur deux pour que les pétales restent indemnes. J'étais tout de même heureux de la voir puisque ça faisait un petit moment que ce n'était pas arrivé. Je savais qu'elle partageait des valeurs professionnelles aussi estimables que mon équipe. En surface, c'était une personne bien. A l'intérieur, je l'ignorais. Nous n'avions pas assez fait connaissance pour ça et la manière dont nous nous étions rencontrés ne nous avait pas laissé le loisir de le faire. La Guerre... C'était aussi pour ça qu'il fallait sourire. Je ne voulais pas être cette personne enfermée dans le passé de douloureux souvenirs, ni être celui qui les ferait remonter. J'ignorais tout de son aversion pour le feu et n'avait plus qu'à le découvrir si un jour l'occasion se présentait. Mais pour l'heure, je lui remettais le bouquet de « force et de bonnes pensées » entre les mains.


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Retrouvaille [PV Anita Czelesa]

MessageSujet: Re: Retrouvaille [PV Anita Czelesa] Sam 4 Aoû - 0:03
Retrouvaille
avec Roy Mustang

18 h 45.

Après une bonne journée à bosser et a gueuler sur des jeunes bidasses qui n'avait pas fait leurs rapports, Anita était rentrée chez elle, en avance pour une fois. Il faut dire qu'elle avait de la visite, et pas n'importe laquelle.
Un ancien collègue, avec qui elle n'avait pas conversé face à face depuis des années, le colonel Roy Mustang. Ce malotru, goujat, imbu de lui même et totalement incapable lorsque l'humidité de l'air dépasse les 50%. Ou du moins c'est comme ça qu'on le lui avait décrit à East City. Elle se demande bien pourquoi. Elle se rappellait pourtant d'un cadet un peu  discret, relativement fatigué, mais c'était la guerre, ma bonne dame! Nous étions tous exténués. Et elle aussi avait troqué son optimisme et son idéalisme pour une stricte sévérité froide. Elle a beaucoup changé depuis ces premiers pas sur le champ de batailles, et ce ne sont pas les rares fois où elle a échangé des platitudes avec son homologue de Central qui aurait pu vraiment laisser transparaitre ce changement.

De leur première rencontre à Ishvala elle se rappelerait presque, si elle n'avait pas enfoui tous ces souvenirs au plus profond de ses mémoires, cachées juste derrière son divorce malgré leur poids outrement plus imposant. Cette visite faisait, mine de rien, ressurgir de sales des lancinements dans son bras droit. Comme à chaque fois qu'elle se remémorre un évènement désagréable.

La soirée était calme, un peu fraiche pour un début novembre. Quelque chose flottait dans l'air, mais Anita n'arrivait pas à déterminer si il s'agissait de sa vigilance constante, de sa fatigue, ou de l'air qui avait changé d'un coup avec le début de l'automne.
Les dernières lueurs du jour se reflétaient sur les murs de la cuisine, l'habillant de chatoyants reflets oranges. L'heure tournait et la jeune femme se dit qu'elle n'avait que peu de temps avant que son invité arrive.

S'accroupissant, elle sorti de leurs socles deux bouteilles de vin. “Du blanc ou du rouge? Le blanc est plus agréable, mais le rouge plus propice... - elle marque une petite pose - ça sera du blanc” se dit-elle avant de refermer la petite porte du petit placard qui abritait la petite cave à alcools. Elle aurait très bien pu prendre un alcool autrement plus fort mais ce n'était pas l'idée du siècle de finir totalement ivre. Surtout avec la journée de boulot de demain.
Loin d'être une grande cuisinière, et trop feignasse pour aller jusqu'à un restaurant (de toutes façons, elle ne les aime pas beaucoup) elle avait aussi acheté de quoi grignotter, soit du pain et un peu de viande cuisinée et sechée.

Ayant eu à peine le temps de troquer son sous pull noir à manches courtes pour une chemise blanche repassée et de passer dernier coup de balais, voilà qu'on toquait à la porte. Le temps de se présenter à la porte, un milliard de pensées lui vinrent: et si elle n'avait rien à dire, et si lui n'avait rien à dire, au fianl elle n'a pas envie de discuter, et si elle sortait plus d'alcool, elle a des papiers à faire, elle devrait retourner à son bureau, ah et Ross qui n'a pas bien fait son rapport, quel idiot. Tant de pensées supprimées qu'elle ouvra la porte, pour trouver un gros bouquet de fleurs, et le colonel derrière.

« Bonsoir, Colonel Czelesa. »  
Colonel Mustang” répondit Anita, d'un ton solennel
« Comment allez-vous ? »

Elle tends machinalement la main pour la serrer, tandis que l'autre s'abat sur le bouquet tendu.
Je vais bien, je vous remercie”  dit elle alors qu'elle laissait rentrer son homologue.
Elle chercha un vas où mettre les fleurs, dont elle ne parvenait pas à faire tout le sens. Mais elles étaient jolies. Il n'aurait pas dû
"Je vous retourne la question".

Indiquant les endoits où s'asseoir et servant du vin dans chacun des verres qu'elle avait sorti, Anita ne remarquait même pas qu'elle n'avait pas mis de gants. Tant pis.
Elle posa délicattement le verre de Mustang en face du sien.

Que me vaut donc la visite du célèbre Flame Alchemist?” commença-t-elle, sincèrement curieuse.

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