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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Lun 13 Nov - 3:11



2 Février 1914

Il neigeait encore à central.

Je venais juste de quitter l’appartement où nous logions, les garçons, Lyl et moi, avec une idée en tête. Sachant que l’agence s’était retrouvée dissoute avec les attentats, Pandora disparue et Lyl dans le coma, nous n’avions pas eu beaucoup de choix. Pour garder l’appartement, il allait falloir travailler. Et pour cela, je me devais de retrouver mon nom de jeune fille… Je ne serais plus uniquement Chiara, seconde âme de ce corps… J’allais retrouver mon nom et mon titre… Chiara Williams, grande Diva. Si le loyer n’était pas excessivement élevé, nous étions quatre à utiliser l’eau et l’électricité, et plus encore, il fallait nourrir tout ce beau monde. Si moi je ne pouvais pas manger correctement, eux avaient besoin de se nourrir, et la nature de deux des garçons faisait que nous devions acheter de la viande, et qui dit viande, dit cher… La vie n’était pas gratuite, elle ne l’avait jamais été… Mais elle était parfois très facile. Si j’étais devenue rousse, le reste de mes traits n’avaient pas changé avec la transmutation, et j’étais encore connue ici… En décembre dernier, j’avais renoué avec mon manager…

Il avait été surprit de me voir arriver dans son bureau, j’avais pris une attitude esseulée, fragile, celle d’une jeune veuve qui ne se remettrait jamais du drame qui lui était arrivé. Il avait cru à mon histoire, le meurtre de mon fiancé suite à mon enlèvement par un fan qui avait mal tourné m’avait confiné dans le manoir – que je n’avais pas visité depuis longtemps mais tant pis – et je sortais tout juste avec l’espoir de recommencer une nouvelle vie. Après tout ce n’était pas totalement faux… je m’étais trompée sur l’identité de celui qui prétendait m’aimer, et il avait bafoué tout mon être, m’avait assassinée… En quelque sorte la vie m’avait montré qu’elle pouvait être bien plus cruelle qu’un songe d’amour véritable qui ne se réalisera jamais… Mais le petit garçon de mes songes, même s’il n’existait peut-être plus, ou s’il avait eu une autre vie, était toujours bien plus beau que ce qui m’était arrivée. Son âme… brillait bien plus que tous les soleils qui emplissaient le ciel… Une belle leçon… Le rêve toujours plus beau que la réalité… Pourtant… Le désir de Lyl était de faire de ce rêve une réalité…

Mais en serais-je capable ?

Vêtue de la seule tenue encore en état dans toute ma garde-robe, soit la belle robe bleue en soie que m’avait offert Lyl après mon sauvetage, je cherchais à présent un endroit où dilapider le peu de fortune qui restait sur mon compte en banque – 10 000 cenz - afin de retrouver une armoire normale, et préparer les nouveaux concerts… D’abord, il allait y avoir une soirée en l’honneur de mon retour sur les planches, d’ici une semaine, et je me devais d’être présentable, et ensuite, ne serait-ce que pour me balader… Et me nourrir… Les gens que je croisais semblaient surprit de me voir, et de ma tenue aussi… je les comprenais… La robe de soie moulait mon buste en cache-cœur, et se faisait translucide jusqu’à mes poignets… Ensuite, l’ensemble était blanc jusque sous mes seins, avant de s’évaser et de prendre des tons bleus ciel très légers. Loin d’être une tenue de ville classique, et surtout, loin d’être chaude pour la saison. Mais je ne craignais pas vraiment le froid… Je ne le sentais pas… Je ne sentais jamais de chaleur qui me soit mienne…

Mes talons claquaient sur le béton du trottoir, tandis que j’avançais le long des rues enneigées, mes yeux verts allant et venant sur toutes les boutiques de la rue dans laquelle je me trouvais. Il y avait un chapelier et un cordonnier… Une boulangerie aussi… Bien… Passons à la suivante alors… Je passais à côté de l’orphelinat sans un regard pour ne pas blesser mon âme plus qu’elle ne l’était, et continuais d’avancer. Il était à peine dix heures, mais il y avait déjà des enfants dans les rues, et leurs parents, emmitouflés dans des manteaux chauds et fourrés, les suivaient des yeux, probablement en direction du parc… Tous me regardaient bizarrement lorsque je passais à leurs côtés, et si les adultes fronçaient les sourcils lorsqu’ils étaient très bien habillés, comme cherchant à remettre mon visage sur un de leurs souvenirs, les enfants riaient et me montraient parfois du doigt avec admiration… Oui… La cicatrice sur ma joue est plus que visible… Je dois avoir l’air d’une princesse guerrière à leurs yeux… Et heureusement que j’avais laissé mes cheveux lâches afin de couvrir celles qui étaient sur mon cou… Mon égorgement n’était pas très discret…

J’ai poursuivi ma route, longeant les avenues marchandes sans vraiment m’attarder sur ces dernières. Il me suffisait de lire les écriteaux pour savoir si oui ou non c’était intéressant. Et pour le moment… Il n’y avait eu que des « non » dans la liste. C’est en tournant à l’angle d’une rue que je sus que j’allais trouver mon bonheur. Il y avait une boutique assez grande, se dévoilant sous une immense baie vitrée avec deux zones… D’un côté, un fleuriste avec de jolis bouquets parfumés malgré la saison, principalement des jonquilles et des chrysanthèmes… Et de l’autre un tailleur, avec tout un tas de mannequin exposé devant, homme et femme. C’était de la haute couture, je le voyais bien, un travail de maitre… Mais c’est en m’approchant que je me rendis compte que cette boutique, n’était pas n’importe laquelle. En relevant légèrement la tête pour en lire le nom de cette dernière, mon cœur fit un bond spectaculaire dans ma poitrine.

The Willow Maid…

Au centre du pays des fées, au beau milieu d'une forêt remplie de créatures magiques, il y avait un immense arbre. D'après les légendes, au sommet de cet arbre se trouverait la fameuse eau qui lui permettrait de réaliser son vœu. Oui… Je me souvenais de cette histoire… Elle avait fait écho à celle que ma mère avait réécrit… Une vieille légende… Venant d’Aerugo… La fée de l’immortalité sur son arbre… Son chêne… Le démon venant emporter l’eau… la mort qui priva ensuite le héros de celle qu’il aimait… une version plus violente encore que celle que ma mère avait écrit… Pourtant… C’était celle-là… La nymphe de l’arbre… Je m’en souvenais comme si c’était hier… Est-ce que cela avait été un rêve ? Je ne m’en souvenais plus… Je n’étais plus sûre de rien, juste que ce petit garçon, ce petit prince, aurait dû être le mien… Mais je ne l’avais jamais plus recroisé… Ce petit prince à la chevelure de neige et au regard rubis… Cet amour… Xenos… Le destinataire de mon baiser caché… J’ai sentis mon corps trembler, et ma main vint couvrir mes lèvres pour retenir la nausée qui me saisissait… Tandis que des larmes embuait ma vue et venait couler sur mes joues, je me maudissais… Pourquoi ça… ? Pourquoi ce rappel ? Pourquoi maintenant… ? J’en avais la tête qui tourne… Et soudainement…

Tout fut noir…

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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Re: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Mar 14 Nov - 3:35
2 février 1914.

Un jour calme et sans histoire accompagné de neige, mais tu ne quittais pas ta boutique, puisque tu récupérais à peine d’un mal qui t’avais frappé. Par cette saison, tu vendais principalement de la laine et des habits hivernaux, fils et raffinés. Malgré la maladie, tu avais continué de confectionner ces habits dont les gens se vantaient tant. The Willow maid était ton petit havre de paix et un nom qui résonnaient dans les cercles aisés de Amestris. Des années d’efforts de ta part t’avais permis d’atteindre ce niveau de perfection.  Tu avais refusé de laisser la fièvre et les engourdissements faire obstacle à ton art, bien que tu commençasses à peine à reprendre tes couleurs.

Ton antre avait été nommé selon un livre que ta grand-mère te lisait souvent.  À défaut de pouvoir trouver cette eau légendaire, tu avais décidé de réaliser les désirs excentriques de tes clients à l’aide de tes talents. La brave dame veillait sur toi comme si tu étais son bien le plus précieux et te couvrait, malgré le fait que tu sois un clandestin et une chimère. Avec cette gloire qui accompagnait le nom de ton échoppe, tu te permettais de faire miroiter la beauté et le rêve. Nulle soie n’était plus raffinée et soigneusement choisie que celle que tu utilisais dans tes œuvres. Tu leur donnais l’intégrité de ton cœur et t’y dévouait entièrement.

Bien des clients qui venaient pour la première fois étaient surpris par ton physique particulier. À la longue tu en venais à oublier la forme si caractéristique de ces oreilles, qui te faisais ressortir de la masse. Ces pointes effilées te donnaient un air de fée, mais il ne fallait pas se laisser berner. Elles n’étaient que des cicatrices et un rappel constant de la cruauté dont pouvait faire preuve les hommes. Tes cheveux d’un blond doré étaient soigneusement peignés et taillés afin de ne pas paraître rustre. Tu calculais bien le moindre détail de ton apparence, puisque tu contribuais au nom de ton empire de la haute couture.

Depuis la matinée ( 3 h du matin pour toi) , aucuns clients n’étaient venus et, tu n’avais plus d’ouvrages non entamés.  Tu n’irais pas jusqu’à affirmer que l’ennuis s’installais dans ton cœur, mais tu cherchais une occupation à laquelle vaquer.  Tes vers étaient bien nourris et tes étalages bien replacés en vue d’un possible client. Tu misais tout sur la présentation, et en avais même adapté le moindre de tes mouvements, pour te conformer à cette élégance que tu admirais tant.  L’on pouvait t’accuser d’être vieux jeu, mais sincèrement, tu entretenais une fierté toute grande à cet égard. Fierté qui n’a pas changé d’ailleurs.

Tu remarquas alors l’une des robes de ton présentoir tâchée de thé en son bas. Une cliente venue la veille avait été outrée de tes prix et en avais jeté son breuvage sur ton œuvre.  Il ne te restait qu’à la retirer de son support et aller en chercher une autre pour la remplacer. Tu prenais un soin tout particulier à tes œuvres et si le malheur venait à ce que l’une d’elle soit abimée, tu y donnais ton cœur à lui rendre son aspect initial. Celle que tu venais de poser était une merveille en soie bordée de fourrure d’hermine que tu t’étais procuré à prix d’or. Tu avais passé une semaine entière sur la conception de cette robe de soirée, et elle te rendait si fier. Si tu avais eu une petite amie, tu la lui aurais sans doute offerte, mais personne ne voudrait d’un homme comme toi.

Sous tes gants et tes airs raffinés, tu n’étais que la grenouille timide qui se faisait rejeter par toutes les princesses que tu servais avec dévouement. Une grenouille magnifique, certes, mais tu étais conscient de ta condition particulière. Pour ne pas devoir retirer tes gants tu en étais venu à prétexter une allergie grave alors qu’en fait, tu ne les portais que pour éviter de fâcheux incidents. Ton corps produisait un poison à la violence exceptionnel lorsque la panique te prenait.  Il ne fallait pas croire que tu te méprisais, loin de là, mais tu avais appris à accepter ta différence et vivre avec.

Tu reculas vers ta fenêtre aux bordures gravées par un maitre artisan, puis tu passas quelques instants à admirer le placement et les accessoires que tu y avais placé. Puis, tu portas ton regard rougeâtre vers la neige qui chutait vers le sol. À peine dix heures quinze et vingt et une secondes que ta montre à gousset t’indiquait et, tandis que tu ne voyais pas l’ombre d’un client tu fus vraisemblablement attiré par un éclat enflammé. Une chevelure, au second coup d’œil, puis un corps étendu au sol qui se dessinait. Celui d’une femme aux habits de soie légers. Tu ne pris pas le temps de mettre tes habits hivernaux, ou tes bottes tandis que tu alla braver le froid.

Rapidement, tu vérifiais son pouls, et t’assurai qu’elle respirait encore.  Son visage était véritablement celui d’une grande dame raffinée, malgré les entailles qui ne faisaient que souligner son éclat. Tu sentis le froid te traverser, tandis que tu la portasses jusque dans ton atelier.  Le nettoyage serait pour plus tard, et le retour au lit. Pour l’instant, tu positionnais son corps de manière à ce que l’air puisse entrer dans ses poumons, assez près de ton foyer. Tu n’étais pas médecin, mais ta grand-mère t’avais appris à gérer des malaises, puisqu’elle se trouvait vieillissante. Cette femme avait des larmes aux joues que tu essuyas de l’un de tes mouchoirs de soie brodés de tes initiales.

Il y avait chez cette femme quelque chose de différent de ce que tu avais habitude de rencontrer. Ce n’était qu’une impression et pourtant, ton instinct te disait que tu te trouvais en présence d’un prédateur. Peut-être que le coup de vent t’avait joué des tours ou que la fatigue te trompait. Quoi que la réponse pût être, tu ne laisserais pas cette femme à elle-même. Tu ne prêtais attention qu’à sa respiration, allant même apposer ton oreille contre sa poitrine afin de mieux cerner les battements de son cœur. Sa peau te sembla des plus froides, mais ne pouvait-elle pas être autrement au-vu de son accoutrement.

Non, tu n’abuserais pas de cette femme, même si sa beauté était à couper le souffle. En fait, elle aurait pu incarner la fée du récit qui a inspiré le nom de de ton établissement sans problème.  Tu n’as jamais été comme ton salopard de père et ne le deviendrait jamais. Si tes mains se sont attardées sur son corps ce n’était que pour déterminer s’il y avait des fanons dans sa robe. Tu ne la déshabillerais pas nue, tout de même, mais tu tendis la jambe pour rapprocher de toi une couverture de fourrure qui traînait au sol.  L’adepte de la propreté que tu étais t’accusais de ne pas l’avoir ramassée plus tôt, mais elle s’avérait serviable. Cela ne t’était pas douloureux d’étirer ta jambe dans des angles extrêmes, puisque tu avais une flexibilité hors norme. Du bout de ton bas rayé, tu te saisis du textile puis replia doucement ta jambe vers toi afin de la ramener. Tu ne pouvais te permettre de quitter cette femme des yeux de peur qu’elle ne te lâche.

Tu la couvris de cette couverture en douceur, puis tu veillas sur elle jusqu’à son réveil. Tu ne voulais surtout pas la réveiller de force et lui causer un autre choc. Lorsqu’une quinte de toux te pris, tu toussas dans l’une de tes manches détrempées de neige. Définitivement, il te faudrait un bain chaud pour ne pas empirer tes symptômes. Elle te réprimanderait à coup sûr, puisque tu avais laissé la porte entrouverte. Les sermons de ta grand-mère, tu pouvais les encaisser, mais pas la perspective d’avoir laissé une femme dans le besoin seule. En fait, ton choix avait été relativement simple. Qu’elle ait pu être une cliente potentielle ou non, tu ne laissais jamais une demoiselle en détresse dans son désespoir. Tel un chevalier servant passager, tu aidais les dames sans rien demander en retour.
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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Re: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Mar 14 Nov - 20:34



Il avait les yeux rubis…

Xenos, mon Xenos. Mon petit prince, mon héro… Un songe ? Je ne sais plus… Je pouvais le voir à mes côtés… Il me racontait quelque chose… Une histoire ? Je ne sais plus… Il y avait… des fées devant nous ? non… Des lucioles… C’était flou… Mais quelque chose bougeait contre ma poitrine… Il y avait de la fourrure. Tout semble se mouvoir… Je me sens bien, et pourtant… ça me fait mal. Nous avançons… Il me tient par la main, je me sens joyeuse… Une grotte ? Des émeraudes et une cascade… C’est beau… Pourtant, rien de toute cela n’existe je crois… Je l’ignore, je ne m’en souviens pas. Pourtant, je devrais non ? Il est mon secret… Mon prince… Celui que j’avais juré d’épouser une fois grande… Oui mais… Je l’ai… Oublié… Son existence se résume à un prénom et un visage d’enfant… Pourquoi ? ah… Les contes de fées ne sont pas réels, c’est vrai… Pourtant… Je m’en souviens… Alors… Pourquoi ? Je ne sais plus… Pourtant, c’est si bien… si vrai… ça ne peut pas être seulement un rêve… Si… ?

Je ne sais pas, et je ne le saurais peut-être jamais… Pourtant… Ces moments me semblent si… parfait et lointain… Comme si… Comme si chaque seconde de ce rêve m’avait faite vivre des milliers d’années de bonheur. C’est si… étrange… Je le vois de nouveau… Xenos… Même si c’est un enfant, j’arrive presque à entrevoir l’adulte merveilleux qu’il deviendra… Mais… Il pleure… ? Non… Arrêtes, ne pleure pas… Ne pleures plus… Je ne veux pas que tu souffres petit prince ! Je le suis, mais je ne contrôle aucun de mes actes… Il m’enserre soudainement… Je me sens heureuse… J’aurais tellement aimé que ce rêve n’en soit pas un… Je l’aurais alors retrouvé… Et Andrew n’aurait jamais existé, n’est-ce pas ? Quand j’y pense… Lyl… Lui ressemble un peu… En plus vieux… Mais Lyl, n’est pas lui… Peu importe ce qu’il a fait pour m’aider… Cet enfant… Dans ce rêve, je peux le toucher, l’enlacer, sans que mon corps ne rejette sa présence… Contrairement à toutes les autres personnes…

Qu’est-ce que… ? Une danse… ? Je ne suis plus très sûre… J’ai l’impression que mon cœur est en train de me punir… Regardes ce que tu as perdu dit-il… Regardes… Ton âme sœur était là… Et tu n’as rien fait pour le retrouver… Tu as écouté les autres… Tu t’es laissée avoir par la solitude… Tu as perdu… C’est ce que je vois… Ce que je crois… Car je n’ai jamais été aussi heureuse qu’avec cet enfant… Mais a t-il vraiment existé… ? Ou l’ai-je… Inventé ? Je ne suis plus très sûre… Pangùr Ban… C’est pour lui que j’ai recomposé cette chanson, j’en suis certaine… Ou bien ais-je entendu l’air dans ma tête ? Je ne me souviens pas… C’est frustrant… Pourtant… Nous dansons… Et je me sens bien avec lui… J’ai le sentiment que tout ceci est déjà arrivé… Et… Que cela aurait dû se reproduire… Mais… Mais non… Et puis… Je ne suis plus humaine à présent. Je suis une chimère… pire, je suis autre chose, le chainon manquant… Même si cet enfant, mon prince, avait existé… Et s’il existait toujours… Il ne voudrait pas de moi…Il me craindrait… N’est-ce pas… ? Non… Il m’accepterait… Je le sais… Parce que c’est quelqu’un de bien… Un héros… Un prince… Le mien…

Et je ne le reverrais jamais ailleurs que dans mes rêves… N’est-ce pas…? The Willow Maid… C’est à cause de lui que j’y ai pensé… C’est parce que je l’ai associé à cette histoire… Un autre conte de fée… Je n’entends plus la musique, qu’est-ce qu’il se passe ? Ah… On veut que je danse avec quelqu’un d’autre… Un adolescent…? Son frère… Qu’est-ce que ?? Ces yeux… je… Je les reconnais… Non… Non! Je ne veux pas danser avec lui ! Pitié non ! Il sourit, il me menace, je le sais, je l’entends encore rire… Je ne suis plus dans la grande salle. Xenos, où es-tu ? Je t’en prie reviens ! Non ! Pitié stop… Pas encore ! Non ! Pose cette dague, enfoiré, t’as déjà eu ma jambe ! Je sens mon cœur battre de plus en plus vite et les larmes me monter aux yeux, il a enfermé Xenos, je le sais, c’est à cause de lui si tout cela est arrivé, je n’ai rien pu faire… C’est de ma faute je… Je ne suis pas allée le chercher, j’aurais dû, tout est de ma faute… C’est à cause de moi s’il n’est plus… Je le sais maintenant… Non…


« Ne me touche pas ! »

Je me suis redressée subitement et j’ai attrapé la silhouette que je voyais d’un revers de griffe et je l’ai poussé avant de tomber sans le vouloir avec elle et de m’écraser au sol. J’ai cligné des yeux lorsque la douleur frappa mes genoux, et je me suis rendue compte que je n’étais pas dans une cellule d’Aerugo au-dessus de Sirius qui voulait me découper la seconde jambe. J’étais assise sur les hanches d’un jeune homme certes, et il y avait un plaid de fourrure entre nous, mais ce n’était définitivement pas mon tortionnaire. Ma main autour de sa gorge pleine de griffe se rétracta soudainement, et je me suis reculée vivement de lui, confuse. J’ai alors cachée ma main dangereuse dans mon dos, persuadée d’être ensuite vue comme un monstre, cependant, plus mes sens me revenaient, et plus je me posais des questions. J’étais à côté d’une cheminée, à genou devant l’homme que j’avais agressé, et nous étions dans une sorte d’atelier de couture… Je clignais des yeux… Où est-ce que je suis ? J’étais jusque-là devant une boutique… The willow maid… Oh… Ce devait être le gérant… Serais-je tombée ? Oui, ça me revient maintenant, je ne me suis pas sentie partir…

Je relevais finalement mon visage vers celui qui devait être le gérant de la boutique et m’avait ramassé sur son palier. Vu la couverture qu’il y avait eu entre nous, il avait tenté de me réchauffer. Certes, inutilement, mais il ne pouvait pas le savoir… Cet homme avait voulu m’aider, et moi, je l’agressais dans un réveil paniqué… Je secouais la tête vivement pour me remettre, avant de détailler celui qui m’avait de toute évidence ramassée dans la rue. Un grand blond, coiffé en catogan, assez beau de visage, mais marqué par quelque chose que je semblais comprendre sans le percevoir réellement… Des yeux auburn, presque bordeaux, nobles et pourtant fragiles, des oreilles pointues dépassant d’entre les mèches blondes, et une tenue des plus chic, bien qu’incomplète puisqu’il était encore en bas et… Des oreilles pointues ? Mon regard s’attarda de plus belle sur ce détail, c’était plus rose que le reste de sa peau, lisse aussi… Une blessure volontaire ? C’est le silence pensant qui me ramena à la réalité, j’avais manqué de tuer cet homme… Je déglutis avant de me confondre en excuses…

« Je vous demande pardon… Vous m’avez surprise, je ne voulais pas vous agressez, je vous supplie de me pardonner, sir… Je ne savais pas où je me trouvais, je suis confuse… Navrée de cette… attaque… » J’inclinais ma tête le plus bas possible. Décidément, moi qui espérait me remettre en selle correctement, je faisais n’importe quoi et… Une minute… Ce parfum… ? Un humain… ? Non… Ce n’est pas possible… Cette odeur n’est pas humaine, pas totalement… Une… grenouille chimère? Mes excuses disparurent aussitôt alors que je fixais mon sauveur, les yeux grands écarquillés… Il était gelé, effrayé probablement par la violence dont j’avais fait preuve, et la rapidité aussi… Je clignais de nouveau des yeux, cette constatation était… particulière, en vérité… Et je ne connaissais qu’un moyen pour m’assurer de ce fait de manière réel… Si je parvenais à toucher cet homme sans me sentir souillée, malade et écœurée, juste mal-à-l’aise… Alors cela confirmerait mes soupçons sur sa nature mais… Mais on ne touche pas les gens comme ça, même du bout du doigt…

« Vraiment… Je suis navrée… Vous m’avez sauvée et je vous agresse, le monde à l’envers… » Je tente de faire de l’humour… Mais il est clair que la situation est étrange…

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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Re: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Mer 15 Nov - 3:52

« Ne me touche pas ! »

L’intonation de la voix de cette demoiselle qui ouvrit ses yeux émeraudes brusquement me causa alors un sursaut involontaire. Il fallut dire qu’elle porta sa main violemment à ma gorge. En un clignement d’œil sa main se retrouva chargée de griffes d’un noble oiseau de proie qui raclaient la chair tendre de l’un des rares points de mon corps que je ne couvrais pas de textiles luxueux. Son poids léger reposait sur moi, comme si je n’étais qu’une vulgaire proie à ses yeux. Je n’oublierais jamais la sensation qui me pris. Ce frisson qui parcourut mon corps et le poison qui remontait sur mes mains hérissées.

Je ne bronchai pas de peur de m’entailler sur ces serres ou de céder à ces instincts et laisser mon secret blesser une femme. Non, elle semblait confuse, ce ne devait pas avoir été volontaire. Cette familiarité dans sa voix, reflet de crainte et de haine ne t’était sans doute pas destiné. C’était la première fois que tu croisais une femme dans son genre. Une animale tout comme toi. Il ne fallait pas la brusquer et la blesser accidentellement, puisque sa simple existence faisait naitre des centaines de questions dans ton esprit légèrement embrumé. Ta gorge t’était des plus douloureuses et cela te provoqua des irritants frissons de plaisir involontaires.

D’un mouvement rapide et vif, elle retira sa main de ta gorge au moment où ton air se raréfiait. Il fallut dire qu’avec cette maladie qui t’avais pris de court, tes narines se retrouvaient entièrement obstruées. Tandis que ton corps inspirait goulument l’air qui te parvenait, elle se recula de toi d’un mouvement discret. Elle dissimula sa main derrière elle, comme si elle craignait que tu ne la dénonçasses aux autorités. Il fallut avouer qu’elle t’avait bel et bien pris par surprise et ton corps était affecté par ce sentiment de danger qui t’avais assailli. Elle cligna de nombreuses fois du regard tandis que tu la regardas. C’eut été une forme d’impolitesse de ta part, mais la surprise avait pris le dessus sur tes manières raffinées de gentilhomme. Tu aurais l’occasion de te rattraper.

Elle releva son visage vers le tien. La demoiselle devait te trouver bien ridicules dans un tel accoutrement incomplet, détrempé et les cheveux légèrement détachés par ta chute. Une lueur dans son regard laissait transparaitre une certaine gêne mêlée de honte. Se blâmait-elle pour son réveil mouvementé, mais tu ne lui en voulais déjà plus, tandis que tu toussas dans ta manche. L’étrangère aux cheveux enflammés te dévisagea un long moment et s’attarda particulièrement sur tes oreilles. Des rappels constants de ce que tu ne deviendrais jamais, tu avais volontairement décidé de ne pas les cacher puisque tu n’avais pas honte de qui tu étais.

Bien des gens auraient caché une telle marque par honte, mais tu refusais de nier ce que tu étais. Si ton corps ne constituait pas une menace si sérieuse pour la vie d’autrui, tu ne te serais pas autant caché. Son déglutissement te fit sortir de tes pensées errantes, tandis qu’elle pencha vivement la tête, en guise d’excuse. Sa voix calmée était une douce mélodie à tes oreilles.

« Je vous demande pardon… Vous m’avez surprise, je ne voulais pas vous agressez, je vous supplie de me pardonner, sir… Je ne savais pas où je me trouvais, je suis confuse… Navrée de cette… attaque… »
Elle sembla songeuse un moment tandis que tu cherchais une réponse appropriée pour lui montrer que tu n’entretenais aucune rancune en son égard. Mais ce corps qui tremblait n’aidait en rien ta cause. Ce froid se trouvait décidément être un ennemi de taille cet hiver. Soudainement, elle écartilla les yeux , ce qui te surpris entre deux de tes quintes de toux qui regagnaient en violence depuis qu’elle t’avais privé d’air. Peut-être avait-elle réalisé ce que tu étais et s’en retrouvais autant surprise que toi. Elle cligna des yeux à plusieurs reprises avec un air songeur qui lui allait bien honnêtement.

Le ton de sa voix te disait quelque chose mais tu n’arrivais pas à mettre le doigt sur la raison d’un tel doute, toi qui te souvenais pourtant de toutes ces personnes qui entraient dans ta boutique. Ce n’était pas une cliente et tu ne l’avais jamais vue. Mais cette voix, tu l’avais entendue quelque part.

« Vraiment… Je suis navrée… Vous m’avez sauvée et je vous agresse, le monde à l’envers… »

Elle tenta de faire de l’humour pour faire retomber la lourdeur ambiante, tandis que tu te relevas de toute ta prestance. Tu avais un corps svelte et plutôt grand. D’un mouvement rapide, tu changeas tes gants et enfonça la paire souillée au fond de l’une des pochettes de ton veston, avant de tendre une main vers elle en douceur pour l’aider à reprendre pied. Ce petit sourire qui flotta sur ton visage était des plus courtois. Lorsque tu voulus lui adresser la parole, tu toussas encore, mais tu parvint à reprendre ton souffle.

‘’ Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle, je ne vous en veux pas pour ce fâcheux… incident. Ce serait plutôt à moi de vos demander pardon pour vous avoir touchée sans votre permission. Rassurez-vous, vous pouvez compter sur ma discrétion concernant ce qui s’est passé à votre réveil.’’

Ta voix sonnait faible et moins forte qu’à ton habitude, mais tu en avais encore cette intonation chaleureuse et distinguée, malgré cette toux qui t’agressait. Tu la relevas en douceur tout en lui parlant poliment. Il était certain qu’elle dut te prendre pour un malotru avec ton manque de raffinement actuel.

‘’ Pardonnez mon manque de manières, mademoiselle. Je me présente. Thaniall Garlen, chevalier servant occasionnel, tailleur et propriétaire de The Willow maid, pour vous servir.’’

Tu lâchas sa main délicate avant de faire quelques pas vers l’une des tables de ton atelier ou reposait ta théière emplie de thé fin Xinois. Tu en emplis immédiatement l’une de tes tasses en porcelaine finalement ornées d’ornements dorés et raffinés représentant des grenouilles. Elles étaient un présent offert par ta grand-mère pour l’un de tes anniversaires et tu en prenais un soin tout particuliers.

‘’Me permettez-vous de vos servir un thé pour vous faire chasser ce froid que vous avez subi avant de vous effondrer devant ma boutique? Je manquerais de politesse en votre égard si je ne vous en proposais pas un. Il s’agit d’une production maison, faite à parti de feuilles de thé importées de Xing agrémentées de zeste d’agrumes et de mûres. ‘’

La moindre des choses pour un gentilhomme de ta stature était d’offrir une hospitalité impeccable, malgré ton aspect légèrement négligé du moment. Un mouvement de ta main gantée et tu lissa les plis de tes habits et replaçai les mèches rebelles de ta chevelure blonde. Il ne fallût pas que tu laisses transparaître ton état à cette demoiselle qui se blâmerait. Plusieurs questions frôlaient tes lèvres mais il eut été fortement impoli de les lui poser. Après tout, il fallait bien que tu te montres digne de cette patience dont tu étais si fier.
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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Re: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Mer 15 Nov - 5:58



Il toussait…

C’était une constatation étrange, mais voilà qui devait être gênant pour quelqu’un de sa stature. Et à présent que je l’étudiais plus, je me rendais compte de ses lèvres plus que sèches, signe qu’il ne respirait plus par le nez, et par conséquent… Que je l’avais privé d’air en l’attaquant. Je me sentais d’autant plus coupable qu’il tremblait de froid… Pauvre homme… Je venais probablement de bousiller son quotidien… Et sa santé, de toute évidence… Même s’il se redressa souplement, dévoilant sa stature svelte et sa grande taille, il me semblait désormais si fragile… Je clignais soudainement des yeux au changement de gants… Les autres semblaient… humides… Si je ne compris pas sa manœuvre, le fait est qu’il me tendit ensuite une main salvatrice, sans doute pour m’aider à me relever… Habituellement, je ne prêtais pas attention à ce genre de gestuelle masculine, principalement car les seules personnes à le faire étaient des brutes sanguinaires ou des enfoirés qui en voulaient à mon hymen… S’ils savaient que ce dernier n’existe plus suite à mes fiançailles maudites…

Mais lui… Lui semblait différent… Plus doux et plus vrai… Et plus fragile, accessoirement… Après, je vivais avec un ours, un chat et un cerf, tous trois exubérants lorsqu’il le fallait, grands gaillards et loin de la nature aristocrate de celui qui me faisait face… Mais le maigre sourire de cet homme, bien que plus que courtois, semblait vouloir en dire bien plus que les mots n’en étaient capable. Il disait que je ne devais pas m’inquiéter et qu’il ne m’en voulait pas pour cet incident… Que c’était plutôt à lui de demander pardon pour m’avoir touchée… Vu ma tenue encore bien en place et l’absence de souillure quelconque, je ne doutais pas de sa vertu, et donc, que les seules fois où il m’avait touché avaient probablement été pour vérifier mon état de santé… Compter sur sa discrétion… Vu ce que je sentais, je n’en doutais pas… Alors, j’ai accepté sa main gantée, et je m’en suis aidée pour me relever gracieusement.

« Merci… » Ai-je répondu doucement.

Sa voix à lui tremblait un peu, elle semblait être mesurée, ou du moins, plus basse qu’à l’accoutumé, si je ne connaissais pas cet homme, je savais reconnaitre une personne dont les cordes vocales et la gorges étaient abimées… Dans tous les cas, même malade, il semblait chaleureux… Encore un peu, et j’aurais douté de sa nature masculine… En revanche, sa nature de chimère ne faisait plus de doute. Maintenant que j’étais parfaitement consciente, chacune de mes inspirations m’apportait son parfum, mélange de savon raffiné, de musc masculin, évidemment, et cuir de batracien… légèrement… toxique… J’ignorais quelle grenouille lui avait été affiliée, mais cette dernière n’était probablement pas inoffensive… Comme tous les animaux ayant été choisi par ces monstres en quête de pouvoir que sont la plupart des alchimistes. Mais lui… Ne montrait aucun signe de dangerosité apparente… En vérité, même en anémie, j’étais plus que certaine de ma dangerosité supérieure à la sienne.

Il s’est alors présenté, se confondant en excuse sur un manque de manière que je n’avais même pas noté. Mes manières… Ont disparues lors de mon assassinat, il y a longtemps maintenant… Presque 6 ans, en fait… Il s’appelait Thaniall Garlen, un prénom peu commun… Et se disait chevalier servant occasionnel. C’était bien ma veine… Mais la suite… était déjà plus intéressante. Tailleur et propriétaire de… Encore ce nom… C’était horrible de se dire que le simple nom de cette boutique, de ce conte, rappelait en moi tout un tas de souvenir… Il a lâché ma main, et j’ai profité de son éloignement pour reprendre mon souffle. J’ignore pourquoi, mais aujourd’hui, tout semble vouloir me rappeler ce passé presque effacé… Je me souvenais à peine de la visite à Aerugo avec mes parents, pourtant, cet enfant m’avait marqué… Xenos… Mon petit prince… Mon héros… Un enfant que je n’avais pas revu depuis presque vingt ans, un enfant qui avait dû devenir un homme, se marier, fonder une famille ou bien… Mourir à cause de la guerre… Un homme que je ne reverrais de toutes façons jamais… Car j’avais manqué ma chance… J’en étais certaine à présent…

J’avais raté mon âme sœur. Pour pallier à la solitude et aux moqueries incessantes de mes camarades du conservatoire, j’avais laissé quelqu’un entrer dans mon havre de paix. Et évidemment, c’était la pire personne qui soit, qui y était entré. Andrew White… À l’époque, je le trouvais gentil et distingué… Ordure… Je ne pouvais pas savoir, trop naïve… J’ai cédé… Pensant que c’était la meilleure chose à faire. Mais j’avais au moins appris quelque chose… Le rêve était toujours plus beau que la réalité… Si Lyl désirait faire du rêve une réalité, je ne pouvais qu’espérer un monde légèrement meilleur que celui-ci pour les générations futures… Moi… J’avais perdu la personne qui m’était destinée il y a bien longtemps… En repartant de cette demeure grise et morne… En quittant pour toujours, celui que je considérais pourtant déjà comme mon seul et unique amour… Celui que je rêvais d’épouser… Un rêve de petite fille que d’épouser le prince charmant…

Mais le prince charmant n’était plus depuis longtemps… Je ne suis plus Small Lady… Mes parents n’ont plus donné de nouvelles après ma disparition… Je ne suis plus que Chiara Williams… La veuve éplorée qui tente de refaire sa vie après la perte de son fiancé… Une femme brisée qui a repris la musique pour épanchée sa tendresse restée gelée, et sa douleur sur un piano et quelques notes acerbes. L’homme que j’avais malencontreusement attaqué suite à mon malaise s’était approché de l’une des tables de la pièce, et versa du thé dans une tasse… Naturellement, l’eau parfumée qui s’écoula me fit parvenir les effluves… Et je reconnus un thé xinois… Un sencha je crois… probablement aux agrumes même si je dénotais un je ne sais quoi de plus sucré… Mon nouvel obligé reprit alors la parole, m’offrant du thé pour dissiper le froid que j’avais apparemment subi avant de m’effondrer devant sa boutique… Il parla alors du thé, et si je constatais avoir eu raison à ce sujet… Le pauvre était si loin du compte…

Mais il ne pouvait pas savoir…

Non. Il ne pouvait pas savoir que je ne m’étais pas écroulée de froid devant sa boutique… Il ne pouvait pas savoir que ma nature m’empêchait d’avoir froid, puisque le froid venait naturellement de moi, je n’émettais aucune chaleur corporelle. Il ne pouvait pas savoir que c’était le nom de son magasin qui m’avait fait perdre pied, me renvoyant aux erreurs de mon passé… De même, sa proposition de thé, aussi charmante soit-elle, et agréable car c’était le premier à réellement me venir en aide sans rien en échange, je ne pourrais l’accepter… Je ne pouvais pas boire de thé… Je ne pouvais rien boire de normal… à part du sang et… de l’alcool… Mais en très fine quantité, car j’assimilais extrêmement vite mes consommations… Qu’elles soient pourpres ou assommantes. Les tasses étaient jolies… Un service de porcelaine qui me rappelait aisément celui que madame Olivia utilisait pour nous apporter le thé à ma mère et moi… Même si celui de l’homme qui me faisait face comportait des grenouilles… Etrange choix d’ailleurs…

Pourquoi tout ici me ramenait sans cesse à mon passé… ?

Si lorsque j’étais à l’appartement ou en ville, j’avais cette impression fâcheuse de toujours tout devoir assumer sans jamais montrer une seule faiblesse… Puisque j’étais l’alpha de la meute désormais, et la seule à pouvoir prendre en charge les rescapés de l’agence… Mais… Ici… Tout, je dis bien tout, me ramenait à mon passé… Cette période de ma vie qui à présent, me semble si lointaine… Lorsque je n’étais encore qu’une lady au talent plus que remarquable dans le domaine de la musique. Une jeune femme qui avait tout l’avenir devant elle, attendant modestement qu’un prince charmant ne vienne lui faire la cour. Une créature raffinée et délicate qui, en savourant son thé à la rose, pouvait regarder à travers une fenêtre et sourire à la vue d’un oiseau se posant sur son rebord. Une ancienne petite princesse à la tête pleine de rêves, qui croyait encore à l’amour véritable et au prince charmant… Dieu, que j’aimerais retourner à cette époque bénie… Loin du sang, de l’horreur, de la douleur et de la haine… Mais c’est bien loin maintenant. Je ne suis ni humaine, ni délicate, je suis le vampire de Central, le monstre qui vide les hommes impurs de leur sang et laisse les cadavres dans la rue. Une créature au titre maudit car son existence n’est pas permise…

L’enfant de tous les silences…

Ma vue s’est légèrement brouillée de larmes contenues, alors que j’esquissais le début d’un sourire contrit à mon hôte et chevalier servant du moment. Je soupirais malgré moi, avant de me pencher en avant pour récupérer la couverture que j’avais expulsée en attaquant le tailleur à mon réveil. Je l’ai ensuite repliée légèrement, et déposée au bord de la cheminée, juste assez pour la réchauffer sans prendre le risque de la faire bruler. Et je me suis approchée lentement de la table à coté de laquelle il se trouvait. Le thé sentait bon… Mais je ne pouvais pas le boire… L’avantage, c’était que je n’aurais pas à faire semblant vu ce que j’avais sentie venant de lui… Il était une chimère, à n’en pas douter… mais… Mes explications risquaient fortement d’être choquante… Après tout, je n’étais pas n’importe qui… Et même si je retrouvais à peine mes marques musicales, on passait déjà mes chansons sur la radio… Et on me demandait dans les cabarets… Lentement, je posais de nouveau ma main sur celle, gantée de mon hôte, et en serrais à peine le dessus, comme pour montrer ma compassion, sans pour autant l’étaler.

« Je m’appelle Chiara Williams… Merci encore… très peu aurait agi comme vous, pour quiconque… Et cela vous honore… » Je me suis légèrement mordue la lèvre, avant de regarder tristement la tasse et son contenu chaud et parfumé. « Cependant… Je ne puis l’accepter… N’allez pas croire que vos manières soient déplaisantes mais… C’est… Ma condition qui m’en empêche… Condition qui, je crois… Est similaire à la vôtre… Tout en étant… Bien éloignée je dirais… » Oui… Lui était malade… Il mangeait probablement comme tous les êtres humains normaux, et n’avait qu’un ADN légèrement différent… Comme les trois hommes qui vivaient avec moi… Ou Pandora… À côté de cela, je ne pouvais me nourrir que de sang, la nourriture humaine n’ayant aucun effet sur moi, je ne pouvais être malade, ne craignais pas le froid et ne gênerais aucune chaleur. J’étais bien plus morte que vivante… Et c’était normal, puisque j’avais été ramenée de l’au-delà, et pas simplement transmutée en une autre créature… Observant la couverture du coin de l’œil, je me décidais finalement à retourner la chercher, mais pas pour moi, pour lui…

« Tenez… Vous tremblez de froid… » Et sans véritablement lui laisser le choix, je l’enroulais dans la couverture chauffée par le feu, croisant les pans sur son torse avant de relever la tête pour croiser son regard. Je devais le dissuader de s’inquiéter pour moi cependant. « N’ayez crainte, je n’ai pas froid… je suis… Naturellement froide… Je ne produis pas de chaleur corporelle de toute manière… » J’étais presque dépitée, à vrai dire, de ce fait… J’aurais tant aimé sentir la chaleur grimper en moi, me sentir respirer, bouger, vivre… Finalement. Hélas, je venais aussi d’admettre que ce n’était pas le froid qui avait causé mon malaise… Mais la raison véritable... Je comptais la garder pour moi... Je ne pouvais décemment pas révéler à un inconnu que le nom de sa boutique était lié à un conte de mon passé, un conte qui rappelait de terrible souvenir, et la perte de l'unique personne qui m'était destinée... Aussi poli soit-il...

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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Re: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Mer 15 Nov - 18:21
Lorsque tu la levas du sol en douceur, elle te remercia de sa voix mélodieuse. Tu avais bien remarqué son hésitation, mais c’eut été impoli d’insister sur ce point-là. Cela ne t’eut point surpris qu’une si charmante femme ait été la proie d’hommes nettement moins bien attentionnés que ta personne. Les gentilhommes se raréfiaient et les salopards se multipliaient comme des mouches polluant la ville. Malheureusement pour toi, les femmes préféraient ces hommes rustres qui ne les considérait qu’en tant qu’objets. Cela ne t’empêchait pas de demeurer cette oreille attentive à leurs malheurs, lorsqu’elles se confiaient à toi.

Tu avais volontairement décidé de sacrifier cette traditionnelle virilité au profil d’une douceur qui te rendais des plus fiers. Tu étais un homme délicat à la santé fragile lorsque venait la période hivernale. Cela n’empêchait pas tes habits de dissimuler une musculature bien entretenue par tes travaux manuels et une force physique plutôt impressionnante comparé à ce que tu dégageais. Comme cette petite grenouille qui t’avais prêté sa toxicité, tu paraissais totalement inoffensif. Ces rustres qui avaient le malheur de dénigrer la gente féminine sous tes yeux mordaient le sol avec des airs surpris.
À quoi t’aurais servi de ressembler à ces hommes qui te terrifiaient, alors que ta fragilité en éloignait la majorité. Cet homme qui avait mis en doute ton attirance pour les femmes ne riait plus. Il avait été retrouvé vidé de son sang après que tu aies rédigé un articule dans le journal anonyme concernant un salopard de la pire espèce. Sa femme t’avait d’ailleurs remercié d’avoir écrit ce message pour dénoncer cet enfer qu’il lui faisait vivre. Naturellement, tu acceptas cette boucle d’oreille qu’elle t’offrit alors. En ce 2 février 1914, tu la portais au côté gauche, des plus discrète sous tes mèches blondes aux reflets roussissant sous le soleil.

Tu remarquas des larmes surgir dans son regard tandis qu’elle fixait cette tasse que tu dégustais avec lenteur. Elle les cachait manifestement, mais quelque chose l’avait réellement perturbée et ton instinct te faisait signe que tu n’en saurais guère plus à ce sujet et tu n’insisterais pas. Si elle préférait garder sa détresse pour elle, tu ne pouvais guère la forcer à s’exprimer. Parfois le silence constituait la meilleure des aides que tu pouvais apporter à une âme esseulée. Ensuite, un sourire naquit sur ses traits, teinté de tristesse mais pourtant d’une beauté à couper le souffle. Ce ne semblait pas grand-chose, mais elle te laissa temporairement sans voix. Tu ne devais pas te faire des idées, ce n’était pas cette femme que tu cherchais. Son cœur devait déjà appartenir à un homme.
Son soupir qu’elle laissa échapper, tandis qu’elle déplaça cette couverture de fourrure qui reposait au sol, tu l’entendis à peine avec cette oreille que tu tendais vers elle, la plus faible des deux. Tu remplis à nouveau ta tasse en respectant l’étiquette d’une cérémonie de thé, comme ta grand-mère te l’avais appris avec patience. Tu observais les mouvements de cette énigmatique jeune femme, tandis qu’elle mit la couverte soigneusement enroulée près de la cheminée afin de la réchauffer. Ce soir, tu serais bien au chaud et aurait peut-être une chance de dissimuler ton acte irresponsable à ta mémé.

Ces quintes de toux qui te montaient à la gorge, tu les dissimulais derrière une manche qui commençais à sécher. La demoiselle se rapprocha de toi, avec une légèreté d’oiseau, lentement. Tu vidas ta tasse au fond de ta gorge endolorie avant de la reposer sur son socle avec délicatesse pour ne pas risquer de la briser par inadvertance. Une fois près de toi, elle alla déposer l’une de ses mains sur la tienne. Instinctivement une teinte rosée vint colorer tes joues, tandis que tu inclinas légèrement la tête. Elle ne pouvait pas savoir n’est-ce pas que tu étais si timide aux contacts physiques. Elle le faisais sans doute pour montrer sa compassion envers ce mal qui te fragilisais, mais tu le prenais autrement, malgré que tu savais pertinemment que c’eut été chose impossible de laisser ce rêve flotter.

« Je m’appelle Chiara Williams… Merci encore… très peu aurait agi comme vous, pour quiconque… Et cela vous honore… »

Tu arboras soudainement une expression surprise à son simple nom. Quel imbécile avait-tu été pour ne pas reconnaître en cette fée hivernale la talentueuse chanteuse que ta grand-mère admirait tant. Elle se mordis légèrement la lèvre en fixant cette seconde tasse chaude que tu avais emplie en prévision de sa consommation.

« Cependant… Je ne puis l’accepter… N’allez pas croire que vos manières soient déplaisantes mais… C’est… Ma condition qui m’en empêche… Condition qui, je crois… Est similaire à la vôtre… Tout en étant… Bien éloignée je dirais… »

Il n’eut pas été besoin d’en dire plus, puisque tu vidas le contenu de cette tasse dans la tienne avant de la boire. Une femme oiselle ne devait pas boire de thé ou consommer la même nourriture que toi. Tu n’avais jamais croisé de chimères, mais tu avais entendu de la bouche d’un autoproclamé chasseur de chimères que certaines avaient l’impressionnante faculté de se métamorphoser en bêtes assoiffées de sang alors que tu conservais ce physique en permanence. Cette jeune femme faisait partie de celles qui se métamorphosaient. Peut-être qu’elles avaient toutes une alimentation différente de celles comme toi. Cet homme t’avaient bien dit qu’elles mangeaient de la chair humaine.

Tu n’avais jamais eu le désir de gouter à ceux que tu considérais comme tes semblables ou des insectes. Tu te nourrissais comme un humain normal, sauf que toi, tu étais toxique. Ce poison que tu produisais n’avait aucun égal et tu prêtais une attention particulière à ne toucher personne avec ce mucus. Une goutte et tu causais une lente agonie au malheureux avec laquelle ton moyen de défense entrait en contact. Un simple contact avec la substance causait une brulure des plus ardentes selon ta grand-mère. Tu délaissas tes pensées tout en reposant la tasse vidée de son précieux contenu.
Cette question qui te trottait en tête, tu osas finalement la poser de ta voix calme et fragile. De grandes respirations accompagnaient tes mots et tes tremblements dus au froid. La demoiselle s’était éloignée de toi, vers la cheminée tandis que tu t’exprimais.

‘’ Il…y en a d’autres individus atteins de la ….même condition? Pardonnez mon ignorance, il s’agit de ma première rencontre avec quelqu’un …comme moi, Mademoiselle Williams. Je croyais être le seul encore vivant avec ce chas-‘’

Une violente quinte de toux interrompit ta phrase tandis que tu la sentis enrouler la couverture réchauffée autour de ton corps transis de froid. C’était donc cela qu’elle avait voulu faire en s’éloignant de toi. Tu la remercias poliment de la tête tout en toussant. Tu repris ensuite ton souffle en silence.

« Tenez… Vous tremblez de froid… »

À l’expression que tu arboras, mélange de surprise, de reconnaissance et d’incompréhension, elle estima nécessaire de se justifier. Il était vrai que son corps était tout aussi glacial que celui de ce Père infâme et monstrueux qui nourrissais maintenant tes muriers. Il avait été ta seule victime, éliminée au nom d’une vengeance qui t’avais rongé plus jeune. Cela avait été la seule entache à ton attitude habituelle. D’ailleurs, personne n’avait enquêté au sujet de sa mort. Il avait simplement été écrasé sous le poids du terreau et terrassé par la virulence de son crime envers ta mère et cet enfant parfaitement humain que tu avais un jour été.

« N’ayez crainte, je n’ai pas froid… je suis… Naturellement froide… Je ne produis pas de chaleur corporelle de toute manière… »

Sa révélation te fit hausser un sourcil, mais cela justifiait la bassesse de sa température ou ses accoutrements inhabituels quoique d’une beauté manifeste. Tu savais reconnaitre la qualité du travail d’un compétiteur lorsque le cas se présentait. Visuellement, la robe était à couper le souffle et se moulait parfaitement au corps de sa porteuse. Il aurait fallu que tu y touche sans tes gants pour pouvoir juger de la qualité du textile, mais celui qui avait taillé cette robe avait le souci de la finition et de l’agencement de couleurs.

La raison de son malaise était tout autre que le froid, mais tu n’en saurais pas plus. Peut-être que ta boutique lui ravivait des souvenirs désagréables. Il fallut dire que le conte éponyme de ta boutique était d’une grande tristesse et que celui-ci faisait grandement réagir. En quelques sortes ce nom n’avait pas été choisi par hasard, puisque ce récit t’avait inspiré. Quelque part, une fée t’attendait et tu la tirerais des griffes d’un vil démon avant qu’il ne lui arrache son espoir et son désir de vivre. Celle qui te faisais face ne serait jamais tienne, mais tu lui portais tout de même l’assistance dont elle aurait besoin. Un instinct que tu avais toujours eu te permettait de cerner si un cœur était pris ou libre.

Le sien était manifestement pris, ce qui était logique au vu de ses traits exceptionnels. Une femme qui savait allier une voix d’ange, une gentillesse et un instinct de défense implacable, comme te l’avait indiqué cette main autour de ta gorge représentais une perle à chérir de tout cœur au nom de son heureux élu, puis qu’il puisse être tout aussi sincère qu’elle. Il était inutile de te dresser de faux espoirs à son sujet, tu avais déjà fait l’erreur par le passé.

Cette grenouille que tu étais devenu en ne faisant qu’un avec cet animal agonisant qui t’avait alors fait face, se résignait à sa solitude sans renoncer à ses principes.

‘’ C’est gentil de votre part de calmer mon inquiétude, mademoiselle Williams. Et je vous suis reconnaissant pour cette couverture sur mes épaules, elle m’apporte une chaleur que je ne peux refuser. ‘’

Tu toussas à nouveau avant de te remettre à lui parler.

‘’ Serait-ce impoli de ma part de m’informer concernant le motif de votre visite au sein de ma boutique? Je suis conscient que vous êtes la grande Chiara Williams qui faîtes résonner votre voix angélique à travers des radios et cela attise malgré moi une curiosité importune. ‘’

Tu sortis en même temps un calepin accompagné d’un crayon que tu lui tendis timidement. Même ce papier que tu lui tendais était de qualité supérieure tout comme ce crayon importé de Xing par ta grand-mère, qui étais particulièrement fière de ses racines. D’ailleurs, elle t’avais enseigné sa langue natale que tu comprenais de manière impeccable bien que tu avais un fort accent lorsque tu la parlait.

‘’ Et… pourrais-je vous demander un autographe, ma grand-mère vous admire beaucoup et j’aimerais la surprendre? Enfin… Si vous le désirez bien sûr… je ne suis pas celui qui vous forcera à faire quoi que ce soit’’

Le sourire que tu arboras à cet instant étai teinté de timidité visible, puisque tu ne faisais jamais ce genre de demandes. Avais-tu agi impoliment? Sans doute, mais tu savais que ta grand-mère te sermonnerait si tu lui avouais ne pas avoir tenté ta chance. Puis, au fond, tu prenais toutes les occasions qui s’offraient à toi pour la faire sourire et apaiser le deuil qu’elle vivais depuis si longtemps maintenant.
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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

MessageSujet: Re: Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen) Jeu 16 Nov - 7:25



Je ne savais pas véritablement comment réagir avec mon hôte. Il avait l’air si fragile et malade, presque… brisé… S’il avait semblé surpris à mon annonce pour ma température corporelle – ce que je comprenais, puisque moi-même j’ignorais pourquoi j’étais aussi froide. Je savais juste, que ce froid m’était propre… Et que si j’aimais autant la chaleur d’un feu… C’était pour une bonne raison… Comme si ce froid intense, venait de mon propre cœur… Et cette idée-là était douloureuse, parce qu’elle semblait presque réelle… Une constatation morbide de plus à mon sujet. Il m’a soudainement remercié, que ce soir pour l’inquiétude que j’avais calmée ou la couverture sur ses épaules… Il en avait plus besoin que moi. Il toussa encore, et mon cœur se serra… Mais les paroles suivantes… Me tirèrent un mélange de sourire et de mélancolie. Le motif de ma visite… Il m’avait donc reconnu, et pas seulement de nom…

Ma voix angélique… Cette voix qui n’avait plus de raison d’être, finalement… Je chantais l’amour… Parce que je l’avais perdu… C’en était risible… Lui qui pourtant, guidait mes pas dans une aventure palpitante, avait cessé de m’animer. Il n’existait plus, mort, en même temps que moi ce jour-là. Je ne chantais plus que pour attirer les regards et remplir le frigo de l’appartement. Si la volonté de Lyl était de rendre ce monde meilleur, je ne pouvais que lui apporter une légère contribution. Je donnais tout ce que je pouvais à la cause, mais mon cœur n’y était pas. Je ne pouvais rien forcer. Chanter l’amour quand le sien est mort et enterré, ce n’est pas possible. C’est juste une douleur supplémentaire pour mon âme déjà torturée au possible. Je cherchais à lui donner une réponse sans le froisser à ce sujet lorsqu’il me tendit un calepin et un crayon, tous deux de manufacture xinoise. Je clignais des yeux, avant de comprendre à la réplique qui suivit.

Sa grand-mère suivait mes nouvelles prouesses… J’eus un sourire désabusé à cette pensée… J’entrevoyais une vieille femme xinoise chanter mes morceaux à tue-tête, appelant l’amour à elle, disant qu’elle emmènerait sa moitié au paradis… C’était amusant presque… Et aussi… plaisant… C’était comme si… finalement, même si je n’étais pas heureuse, cela ne voulait pas dire que je ne pouvais pas apporter un peu de joie à ceux qui m’écoutaient… Je crois… que je sais d’où vient mon problème finalement… je ne chante que des morceaux du passé, des morceaux créer avec Andrew, lorsque j’étais sous le voile de la folie et de la stupidité… Je dois changer… Je dois refaire mon répertoire… Reprendre là où je m’étais arrêtée avant de le rencontrer… Pangùr Ban… Oui… Sans le vouloir, j’ai échappé une larme à cette pensée, mais ce n’était pas de la douleur… C’était… un brin de nostalgie… J’avais besoin de me retrouver, de retrouver celle que j’étais, pour chanter… Je ne pouvais pas continuer à me voiler la face… J’avais repris mon nom, mais je n’avais pas retrouvé mon cœur… Pas encore… je pouvais essayer de le reconstruire, mais pour cela, il fallait que je me retrouve moi, toute entière…

Moi, Chiara Emeraldas Williams

« Si je suis venue ici… C’était… dans le but de refaire ma garde-robe… Je commence à peine la saison… Mais… Je ne veux plus m’épancher sur ce que j’ai fait dans le passé… Je veux recommencer cette carrière à zéro… » Autrement dit, mon pauvre petit homme malade, je viens te couvrir de travail, et tu ne t’en remettras pas avant des semaines, car je suis quelqu’un d’exigent qui a besoin de tous les styles… Ce n’est pas méchant en soi… Mais sachant que je désire renouer avec mon moi d’autrefois, il va falloir aller dans des idées… anciennes… Des chants en vieil amnestrien déjà… Tir na nog… Ce monde paradisiaque des vieilles religions… J’allais recréer du folklore… Il le fallait, redonner vie à ce que j’étais et à ce qui apporte de l’espoir. Je ne pouvais pas me laisser abattre, même si mon amour n’était plus. Lyl m’avait offert une seconde chance, je ne pouvais pas la manquer, même si cela voulait dire être seule durant cette dernière… Tir na nog… Xenos… Je te retrouverai là-bas si tu n’es plus ici… J’en fais le serment… J’allais me remettre à écrire… Il fallait que je lui parle, même s’il n’existait plus… Pour qu’il sache que malgré toutes mes erreurs, je le reconnais à présent comme mon seul et unique…

Mon prince.

« Quant à votre grand-mère, ce n’est pas un problème… je peux le comprendre… Comment se nomme-t-elle ? » Demandais-je d’une voix douce en me saisissant du calepin richement décoré et du crayon. Cela faisait… Je ne sais combien d’année que je n’avais plus rempli ce genre de formalité… Les autographes… Je trouvais cela étrange… J’avais pour habitude de rencontrer ceux qui le voulaient dans un café pour discuter, quelque chose qui me donnait l’impression d’être dans le vrai… Et pas juste une femme qui signe des bouts de papiers pour des gens auxquels elle ne prête aucune attention. Même si je n’étais pas ainsi, lorsque je n’avais pas vraiment le choix, je m’efforçais de mettre un petit mot personnel… Pour ne pas les voir tous de la même manière. Chaque individu était différent, même dans les passions. Je commençais à écrire, les mots me venaient toujours si facilement… Si je ne savais quasiment rien… La femme qui avait éduqué cet homme était une personne de bonté de cœur et d’âme, et elle méritait un petit message…

La vie, le temps et la mort n’ont aucun impact sur l’amour, ce dernier, plus fort que toutes les choses de ce monde, est ce qui nous lie tous… Vous avez su le transmettre au jeune homme qui est votre petit fils, et pour cette raison, vous valez bien plus que les étoiles… L’humanité a besoin de gens comme vous, des petits soleils qui malgré les intempéries, jamais ne s’éteignent…

J’attendais son nom pour poursuivre, mais, à travers ce petit mot, je passais bien plus que des remerciements. Je laissais comprendre que, peu importe l’obscurité, ces soleils ne devaient jamais cesser de briller… Car ils étaient porteur d’un pouvoir lié à l’amour, un pouvoir dont était dotée la petite Angelica malgré toutes les horreurs qu’elle avait vécu… L’espoir… Et c’était cette lueur d’espoir que je me devais de réanimer en cette ville… Pour avancer enfin… Les homonculus, les infiltrés, les alchimistes, les militaires… Même en essayant de la tirer vers le bas, ils n’y parvenaient pas… Car Lyl y avait tenu… Il avait montré que l’espoir et l’amour, étaient deux choses extrêmement puissantes, et armées seulement de ces deux qualités, il avait bravé les interdits et repoussé les limites de l’impossible… Cet homme était un model… Même pour moi… Il avait douze ans de plus, pourtant… il m’était apparu comme une nouvelle figure paternel… Un guide… Même si aujourd’hui, il était dans le coma, je n’avais qu’une seule idée en tête…

Préparer le terrain pour son retour.
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Tsubasa wo daite (FB - Thaniall Garlen)

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