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Trolls du Staff

19/06/2016 : Kira Even devient le Punching-ball officiel de Ban
08/2016 : Pride s'est fait troller sa signa ! La prochaine victime sera...
14/09/2016 : Venestraale s'est fait troller sa signa ! On peut difficilement être plus moche et mignonne à la fois qu'elle xD
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14/02/2017 : Il ressemble à un asiat' croisé avec un pékinois.... Son nom est Flmeeeeeeeen Alchemist ! He has trolled !!!
08/05/2017 : Dancho s'est fait avoir par la vilaine Fonda.... Chantons tous ensemble ! "Dancho-Danchomeeeeen !!!"
12/06/2017 : Le Fullmetal se fait avoir ! Il perd toute la confiance de ses amis après la publication de sa nouvelle signature ! Comment les frères Elric vont surmonter cette épreuve ?"
17/04/2018 - Ban devient officiellement la femme d'Escanor-sama. Et ils vécurent heureux pour toujours et eurent des bibines ensemble.

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Petites annonces

D'après les rumeurs, le Généralissime King Bradley aurait été vu dans les jardins du Q.G, tondant la pelouse avec un tablier rose.
Ban Silverleigh - "Cherche mon grand frère : Sirius Van Baelsar.

J'ai envie de taper sur quelqu'un en ce moment !"
Evy S. Evans - " Recherche mon ami d'enfance : Vayn E. Draeger.
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Solf J. Kimblee - "Recherche rapidement un Ishbal du nom de "Scar" pour le faire exploser.
Recherche aussi le Docteur Marcoh-san pour le ramener dans sa cellule et lui demander un autographe pour la conception de sa belle pierre philosophale. "
Témoin effrayé - "Faites attention à vous ! Scar n'est pas un véritable humain, c'est un Dalek déguisé... Fuyons !!!"
"EXTERMINATE"
ATTENTION ! Central (Ou la nouvelle Tapalousie ) connait une nouvelle vague d'attentats !
On raconte que le Fullmetal et le Flame Alchemist s'amusent à se déguiser en femme et à; je cite : "se dépoiler le corps". Rentrez vos enfants aussi vite que vous le pouvez... L'apocalypse est proche.
Ban fait de la concurrence à Riza.
Si la demoiselle va au GOT, lui il relâche le Kraken dans une musique épique !
La guerre du Trône ne fait que commencer !
Urgent : Nora cherche une chimère cheval pour se sustenter ! Avis à tous les étalons de Central, rien qu'avec un regard, la demoiselle peut connaître vos mensurations !

Musique

©linus pour Epicode
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Ven 13 Oct - 10:26

12 septembre 1897 - Le Premier jour de la fin...
Douce Milena ouvre les yeux sur un monde pluvieux. Son esprit est songeur, son cœur est dormeur. Elle voudrait rester encore quelques minutes dans la douceur de ses draps de soie. Mais les aiguilles s'agitent sur le cadrant. Mais l'horloge du temps montre le début de la fin. Ce jour n'avait pourtant rien de particulier au commencement. Il n'est qu'un au milieu des autres passés ou à venir. Pourtant ce simple jour à la voute céleste pluvieuse, ne restera sans identité. Il sera unique, il sera spéciale... Il sera son plus précieux trésor à Milena.

La demoiselle sort de ses draps.
Elle va prendre soin d'elle. Ses cheveux démesurément longs demandent beaucoup de patience. Mais Milena aime prendre son temps... Elle brosse sa chevelure presque une heure durant, fredonnant une chanson pour enfant avant de choisir ses vêtements. La pluie dehors, le ciel terne, elle soupire. Comment se faire jolie par un temps pareille ? Elle retourne sa garde robe, avant de prendre une robe sombre avec des fleurs brodé en fils argenté, une longue veste de saison et un foulard raffiné et doux aux nuances violacées. Un peu de parfum, un maquillage léger. Un parapluie sur la tête il est temps d'y aller.

La boutique ouvre ses portes.
Marie-lin fait un peu de ménage et Milena passe chez le boulanger pour prendre le petit déjeuner. Cette matinée reste à la hauteur de la banalité de cette journée. Il n'y pas énormément de clients, pas énormément de commande. Sauf le bouquet de fleur pour miss Acacia. Une vieille femme qui paie chaque mois pour qu'on vienne lui apporter un bouquet de fleurs le lundi matin. C'est une souvenir de son défunt mari. Il avait pour habitude de venir à la boutique de Marie-lin chaque lundi à l'ouverture pour pouvoir choisir le plus jolie des bouquets. Miss Acacia, porte ce surnom à cause de son amour pour les fleurs. Sentimentale et désormais bien seule, cette vieille femme s'est prise d'affection pour Milena à force de venir chaque lundi matin à la place de son mari. Puis un jour, venir jusqu'ici, c'est devenu trop difficile pour cette vieille femme. Elle a donc demandé si quelqu'un pouvait lui livrer un bouquet chaque lundi... Ce ne pouvait être que Milena, elle pouvait pas refuser ça à une si gentille personne.

Aujourd'hui, nous sommes Lundi.

Après avoir fini le petit-déjeuner et préparer le bouquet, Milena est en route pour sa livraison. La maison de Miss Acacia n'est pas très loin. Ce ne sont qu'une ou deux ruelles à tourner dans les rues calmes de cette ville. Rien qui ne puisse affoler son petit cœur. Et pourtant, il y a cet homme avec son blouson sombre et son sourire étrange qui fait signe à son ami de le suivre sans rien lui dire. Milena ne les connait pas, elle ne se doute pas qu'ils sont entrain de la suivre. Elle ne se doute pas qu'ils en ont après elle. L'un des deux hommes bifurque à la ruelle précédente pour pouvoir apparaitre devant elle. L'innocence de Milena fait, qu'elle ne se doute pas que le piège se referme sur elle. Comme deux loups traquant sa proie. Celui de devant vient se mettre en face d'elle, elle essaie de passer, mais il se décale à chaque fois pour l'en empêcher. De sa voix grinçante, il lui dit :

« Mais ou tu vas ma jolie ? »

Et Milena relève les yeux, avec son jolie sourire, elle remet en place ses cheveux derrière son oreille sans y faire tomber la broche en fleur naturelle qui s'y trouve. Elle hausse les épaules et réponds simplement : « Je ne fais qu'apporter un bouquet de fleurs à une vielle amie, pourriez-vous me laisser passer ? » Le deuxième homme désormais derrière elle vient s'emparer du dit bouquet pour le porter à son nez sans quitter la demoiselle de ses yeux sombres. Milena rougie un peu, elle commence à sentir que ce ne sont pas de jolies personne. Non, ce qu'il se passe autour d'elle n'a rien de rassurant. Elle se décale légèrement près du mur, serrant son panier d'osier comme le ferait un certain chaperon puis elle reprends avec politesse et calme :

« Pourriez-vous... Me le rendre, s'il vous plait ? »

Un rire gras et un bras sur ce mur froid d'un côté, une main qui prends l'une des longues mèches opaline de Milena de l'autre côté. La fleuriste sent son cœur qui s'emballe. Elle baisse les yeux et ses mains tremblent sur l'osier froid. Elle ne sait plus comment sourire, alors elle demande un peu plus fort et franchement : « S'il vous plait... Laissez-moi passer ! » Le plus grand des deux, celui qui l'empêche d'avancer pose sa main sur la sienne, reprenant de cette voix si désagréable : « Allons ma jolie, faut pas t'emporter comme ça, on fait que discuter tu as peur de quoi ? » Puis le petit potelé, passe sa langue sur ses lèvres avant de tirer sur la mèche de cheveux qu'il caressait juste avant :

« Fais pas ta précieuse, t'as vu comment t'es aguicheuse aussi ? »
« C'est vrai ma jolie, si tu nous provoques comme ça, tu dois pas crier après, sinon on se fait remarquer... Et si on se fait remarquer, ça fait plus mal pour toi... »

Mal ? Non, Milena ne veut pas cela.
Elle sent les larmes monter à ses grands yeux, elle sent son souffle se couper. Elle laisse échapper son panier avant de frapper la main qui tire ses cheveux. Mais Milena, n'est pas une grande combattante. Mais Milena n'est pas forte ou rapide. Elle a juste peur. Alors le plus petit attrape son poignet pour commencer à le tordre et lui imposer ainsi l'immobilité, et l'autre niche son nez dans le creux de son cou pour y passer sa langue en sifflant comme un serpent :

« Mais c'est qu'elle est farouche... Allez ma jolie, on fait que te recruter pour un monde de richesse, j'suis sure que tu vas te faire beaucoup d'argent... »
Mais de l'argent elle en a déjà Milena, ce qu'elle veut c'est pouvoir s'échapper. Les larmes commencent à couler sur ses si jolies joues alors qu'elle essaie de se débattre pour récupérer sa main et surtout sa liberté...
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L’alchimiste écarlate | Pervers en blanc
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Dim 7 Jan - 18:50
Le premier Jour de la fin.
Solf & Milena

Le premier jour de la fin. C'est ainsi qu'on peut voir les choses. Un jour qui semblait particulièrement ordinaire et qui, pourtant, allait changer beaucoup de chose dans la vie de deux personnes. Ce fut un Lundi du mois de novembre qu'un homme, n'ayant point d'ambition dans la vie, allait croiser la route d'une charmante demoiselle qui le changerait à jamais, en bien mais aussi, par la suite en une personne que tout le monde connaîtrait et craindrait. Un jour où la vie de Solf J. Kimblee allait trouver que la vie pouvait offrir bien plus que simples coups de chance éphémères.  

Tout commença à la sortie de son petit appartement loué dans les bas quartiers de Central City. Cet endroit n'était pas particulièrement beau à proprement parler, mais il méritait au moins d'être le plus calme de cette zone de la capitale. Par chance, les habitants étaient tous bienveillants et veillaient les uns sur les autres en toute circonstance. Solf n'était pas homme à entrer dans ce genre de cercle, Il évitait plutôt tout contact avec ses voisins, ne voulant pas attirer l'attention sur lui et sur son activité. Etre un apprenti alchimiste n'avait rien d'illégal en soit, mais cela restait tout de même mal vu par le commun des mortels. Etre alchimiste ne pouvait signifier que deux choses : Soit la personne obtenait un certain pouvoir pour son compte personnel, soit elle devenait un chien de l'armée en récupérant le titre d'Alchimiste d'Etat par la suite. Ainsi était la vision globale de ces personnes qui ne cherchaient pas à comprendre la motivation de ces gens voulant devenir hors du commun.  

Kimblee n'avait aucune ambition pour le moment. Il était simplement intrigué par cette pseudo science impie et très critiqué. Sa motivation première n'avait strictement rien avoir avec celle des autres apprentis. Il ne faisait pas cela pour la science, mais juste par curiosité. Du moins, pour le moment. L'avenir était incertain à ses yeux et il ne voulait pas se fixer d'objectifs futiles qu'il ne pourrait pas réaliser. Evitons de perdre du temps. Du temps précieux et impossible à récupérer dans une vie. Pour le moment, il se concentrer sur "comment nourrir sa curiosité" qui n'avait aucune limite.  

Ce matin-là, Solf se réveilla comme à son habitude, aux aurores. Il prit son temps pour se débarbouiller, se vêtir et coiffer soigneusement ses cheveux mi-longs, qu'il attacha en une queue mi- haute avec l'aide d'un élastique des plus simples. Contrairement à ce qu'on peut penser, Solf ne portait pas encore son ensemble blanc et son beau chapeau dont il prenait soin. Non. Dans son apprentissage de l'alchimie, il ne portait qu'un simple pantalon kaki, un peu trop large au niveau des cuisses pour lui permettre de faire des mouvements sans être gêné et d'un débardeur blanc, dissimulé sous une veste un peu plus sombre que le reste, restant ouverte. Il était certes le fils d'une famille aisée, mais en choisissant de partir pour satisfaire sa curiosité, il avait abandonné ses chances de devenir un homme influent et toute part d'argent qui lui serait destiné par la suite. Il ne vivait que pour le moment de ses propres économies et des maigres salaires de ses petits travails à temps partiels. Cet homme voulait vivre par ses moyens et non en étant comme le fils de quelqu'un. Une vision très mal vue par sa famille, qui ne comprenait pas sa façon de penser. Pourtant elle était un peu plus simple et un dicton pouvait résumer son idéologie de la vie qu'il voulait mener. "On n'est jamais mieux servi que par soi-même".  

En ce lundi matin, donc, comme à son habitude... Solf descendit les marches de son immeuble pour atteindre la rue tranquille qui lui permettrait de rejoindre rapidement le centre-ville. Il s'inclina respectueusement devant le propriétaire et sa charmante femme, un couple de personnes d'un certain âge et fort sympathiques. On lui souhaita une très bonne journée avant qu'il ne se décide à prendre la route. N'ayant pas les moyens pour acquérir une voiture, il fit le chemin à pied. Il marcha d'un pas lent, observant comme à son habitude l'environnement. Qu'il était plaisant de recouvrir tous les jours cette route dont il était pourtant habitué à prendre. Il était fasciné par chaque événement qui pouvait brisé la monotonie quotidienne. Rien n'était jamais pareil. Tout était sujet au changement. Il pouvait s'agir d'une personne n'étant pas présente la veille, ou d'un simple objet abandonné sur le sol. Oui, ces choses-là le fascinait grandement. Le monde était en perpétuelle évolution, que cela soit en bien ou en mal, tout comme sa propre personne, mais cela était un sujet à controverse dont il était inutile d'en discuter pour le moment.  

L'apprenti alchimiste arriva devant une scène qui mérita son attention. Dans la ruelle qu'il allait emprunter, deux jeunes hommes des moins gracieux, semblaient s'en prendre à une jeune femme aux cheveux longs. Une parfaite inconnue, mais pourtant, il avait déjà l'impression de l'avoir croisée auparavant. Qu'importe. Il se contenta d'observer de loin cet étrange trio avant de remarquer la brutalité des deux hommes envers la demoiselle. La plupart des habitants de Central ne se préoccupaient pas des agrssions, n'ayant pas la moindre envie de s'attirer des ennuis plus gros qu'eux et qui pourraient briser leurs routines, mais pour Solf, cela n'était guère concevable de laisser une lady se faire ennuyer de la sorte par des rustres. C'est ainsi que notre bellâtre s'avança vers le groupe avec un air tout d'abord nonchalant sur le visage. Une fois arrivé discrètement aux côtés du plus maigre, il se contenta de venir poser sa main sur l'épaule de l'inconnu avant de venir dire une simple phrase d'un ton parfaitement calme.

- Je ne voudrai guère vous déranger dans vos affaires, mais il semble que mon amie ne soit pas encline à perdre du temps en votre compagnie.  

Un sourire des plus sincères s'installa sur son visage alors que son interlocuteur sursauta quelque peu avant de se tourner à demi dans sa direction.  

- Mais t'es qui bordel ? C'est ton amie ?  

Un simple hochement de la tête en guise de réponse avant d'argumenter davantage pour tenter de dissuader ces hommes de commettre une erreur irréparable. Solf se contenta de fixer quelques instants le poignet du plus maigre avant de plonger son regard devenu froid pour l'occasion.  

- C'est une bien jolie montre que vous avez, mon cher. Bien qu'elle me semble un peu chère pour vos moyens. Il se trouve qu'un groupe de la police militaire circule en ce moment-même dans la rue en face de nous. Il serait fort dommage pour vous qu'ils se dirige dans votre direction parce que vous attirez trop l'attention. Vous pourriez perdre bien plus que cette simple montre de marque si vous continuez ainsi.    

La pression des doigts de l'apprenti alchimiste se fit plus insistante sur l'épaule de maigre, ce qui en retira une légère grimace sur le visage de ce dernier. Puis la tête du petit gros blêmit en quelques secondes. En effet, au bout de la rue, trois soldats armés s'arrêtèrent et observèrent dans leur direction en chuchotant. La réaction des deux hommes se fit sans appel. Il reculèrent de la jeune femme et commencèrent à partir sans un mot. Cependant, Solf n'en avait pas terminé.  

- Sachez que j'ai bien des contacts et je n'oublie jamais un visage. Embêtez encore une fois mon amie et je ne pourrai être que moins tolérant à votre égard. Maintenant, disparaissez.  

Malgré ce sourire dessiné sur son visage, le ton de sa voix sonnait comme une douce menace à leurs égards. Il était totalement sérieux et inébranlable. Un démon caché sous un sourire qui se voulait sincère. Les deux malfrats s'en allèrent sans rien ajouter et disparurent de l'autre côté de la rue. Quant à la police militaire... Elle passa simplement son chemin pour reprendre sa patrouille. Il fallut quelques secondes pour Solf afin de reprendre un air moins menaçant et plus agréable à regarder. Il porta son attention vers la demoiselle avec un air plus adoucit.  

- Je suis désolé pour votre mésaventure et pour ce mensonge éhonté que j'ai usé pour faire peur à ces individus, mais je n'avais pas mieux sur l'instant. Allez-vous bien tout de même ? Souhaitez-vous porter plainte contre eux ? Je serai ravi de donner des informations pouvant aider à leur arrestation.  

Il se pencha ensuite vers le sol pour récupérer un bouquet de fleur qui était tombé sur le sol suite à la retraite des voyoux. Il garda son attention sur les fleurs avant de les tendre à la charmante inconnue.  

- Ceci est à vous, n'est-ce pas ? Fort heureusement, elles ne sont pas abîmées. Ce bouquet est fort joli, mais si vous voulez mon avis, ces fleurs ne vous conviennent guère... Je le crains.

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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Ven 13 Avr - 15:39

« Je commençais à trembler, la peur lentement s'était immiscer dans mon cœur. Plus les secondes passaient, plus je craignais de voir arriver la fin de cette tragique histoire. Mon poignet me faisait mal, ton cœur était sur le point d'imploser, les genoux commençaient à lâcher, il est arrivé du fond de la ruelle avec cet étrange regard et le sourire aux lèvres. Troublant, perturbant... Charmant. Sauveur à mes yeux, heureuse rencontre, parfait hasard... Je ne savais pas à l'époque, qu'il serait à mes côtés jusqu'à cette fin que j'avais tant redouter. La fin de mon histoire. »

-Mais t'es qui bordel ? C'est ton amie ?
Tu es arrivé avec un sourire aux lèvres et un air respectueux. Tu as prétendu être son ami et tu as du voir cette petite lueur dans ses grands naïve. Milena ne peut retenir ce petit sourire doux qui fait écho au tien. Elle t'a déjà vu, tu sais ? Elle a remarqué tes cheveux mi-longs qui semblaient si soyeux. Elle a remarqué ce coté propre et élégant comme un fils de bonne famille sous une apparence d'homme quelconque. Oui, quand tu passais devant la boutique de fleurs, son regard s'est perdu sur toi à de nombreuses reprises. Comme une délicieuse énigme, t'inventant mille et une vie. Parfois réelle, plausible, parfois complètement fantastique. Milena possède une grande imagination, un peu trop dans sa bulle, un peu trop gentille, beaucoup trop naïve.

Les deux hommes ne font plus les fiers...
Tu n'as eu besoin que de quelques mots pour en venir à bout, plus puissants qu'une balle dans le cœur. Tu as su taper là où ça fait mal, là où la peur s'installe devant l'admiration reconnaissante de la demoiselle qui masse son poignet désormais marqué. Elle marque facilement avec sa peau laiteuse et lui serrait un peu trop fort. Tout se passe très vite, elle peut les voir prendre leurs jambes à leur cou quand les trois militaires pointent le bout de leurs nez. C'est presque magique tant ça tombe bien. Ils sont pathétique et son regard doux qui les fixe s'éloignant trahie une pensée sans aucune pitié pour eux. Un paradoxe délicieux au fond de la jolie fleuriste, l'innocence peut être bien cruelle parfois.

Suite à ta menace, elle repose ses grands yeux clairs sur toi.
Voilà des paroles d'une grande force, elle fronce un peu les sourcils, encore trop silencieuse sans doute. Elle ne sait jamais quand elle se doit de prendre la parole alors elle t'écoute à nouveau et cette fois, tes mots lui sont adressés. Tu viens prendre de ses nouvelles, t'assurer qu'elle est en bonne santé, que tout va bien. C'est touchant, attendrissant... Charmant.

Tu prends même soin de ramasser le bouquet de fleur.
Fort heureusement celui-ci n'est pas abimé, elle aurait bien triste Milena sinon. Elle récupère ce dernier pour le glisser dans son panier d'un air songeur. C'était éprouvant comme moment. Avec beaucoup de précaution elle redresse les fleurs un peu bousculés pour remettre le bouquet en fleur se disant qu'elle racontera l'ensemble de ce moment à Miss Acacia, un femme encore à l'eau de rose, adorant ce genre de rencontre... Pourquoi pense-t-elle que vous êtes digne d'un roman de gare ? La jolie demoiselle n'a pas le temps de poser plus de question que tu viens à nouveau attirer son attention qui se fait si légère parfois. Elle plisse légèrement les lèvres et les yeux, avant de laisser un léger rire caresser sa bouche rosée. Tu es une personne vraiment fascinante et très attentionnée. Milena n'en rit que par tendresse, ce n'est en rien une moquerie et ça se voit n'est-ce-pas ? Puis elle dépose avec délicatesse sa main sur la tienne, elle l'effleure jusqu'à pouvoir la tenir dans la sienne.

Si beaucoup pourrait y voir un signe indécent ou provoquantde sa part, pour Milena ce n'était qu'un moyen d'établir un contact entre vous deux. Un contact pour te remercier d'avoir été si prévenant, d'avoir été son sauveur de t'inquiéter encore et d'avoir même ramasser ses fleurs, un contact pour te chuchoter ensuite en remettant cette mèche de cheveux capricieuse derrière son oreille :

« Je vous remercie énormément pour ce que vous avez fait... Vous n'avez nul besoin de vous excuser d'avoir prétendu être mon ami, ainsi vous avez été en mesure de me protéger...»

Tellement naïve, tellment innocente, un soupire passe ses lèvres, elle a oublié de libérer ta main de la sienne, le regard dans le vague, en direction de leur fuite passée, elle chuchote : « Je ne savais que faire, j'aimerais oublié cette histoire pour de bon... C'est qu'ils étaient brutes et accusateurs... Je ne voulais pas crier mais j'aurais sans doute été obligée même s'ils m'ont menacés, je crois menacé de me frapper pour me faire taire si je venais à le faire... Je ne sais pas vraiment mais je dois vous l'avouer... J'ai eu peur... » Ce petite rire sincère et timide, presque coupable et honteux qui vient lui faire baisser la tête. Son regard se pose sur vos mains, elle rougie et vient te défaire enfin de son emprise ou se défaire de la tienne ? Allez savoir ce qu'il se passait entre vos mains désormais. Dis-moi Qui tenait qui ?

Cherchant un autre endroit pour poser ses yeux et calmer cette légère pudeur, elle revient regarder les fleurs, se rappelant alors ce que tu venais de dire à leur sujet quelques minutes plus tôt, son visage d'un air curieux se tourne alors à nouveau vers toi, elle te dévisage avec un petit sourire avant de demander vraiment curieuse et intéressée :

« Pourquoi avez-vous dit que ces fleurs-ci ne me conviennent pas ? Elles ne vous plaisent pas ? Je trouvais pourtant mon bouquet fort jolie ce matin... » Elle se pince les lèvres en haussant les épaules, elle ne t'en voudra pas après tout, tout les goûts sont dans la nature, non ?
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.
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