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Milena Rose
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Ven 13 Oct - 10:26

12 septembre 1897 - Le Premier jour de la fin...
Douce Milena ouvre les yeux sur un monde pluvieux. Son esprit est songeur, son cœur est dormeur. Elle voudrait rester encore quelques minutes dans la douceur de ses draps de soie. Mais les aiguilles s'agitent sur le cadrant. Mais l'horloge du temps montre le début de la fin. Ce jour n'avait pourtant rien de particulier au commencement. Il n'est qu'un au milieu des autres passés ou à venir. Pourtant ce simple jour à la voute céleste pluvieuse, ne restera sans identité. Il sera unique, il sera spéciale... Il sera son plus précieux trésor à Milena.

La demoiselle sort de ses draps.
Elle va prendre soin d'elle. Ses cheveux démesurément longs demandent beaucoup de patience. Mais Milena aime prendre son temps... Elle brosse sa chevelure presque une heure durant, fredonnant une chanson pour enfant avant de choisir ses vêtements. La pluie dehors, le ciel terne, elle soupire. Comment se faire jolie par un temps pareille ? Elle retourne sa garde robe, avant de prendre une robe sombre avec des fleurs brodé en fils argenté, une longue veste de saison et un foulard raffiné et doux aux nuances violacées. Un peu de parfum, un maquillage léger. Un parapluie sur la tête il est temps d'y aller.

La boutique ouvre ses portes.
Marie-lin fait un peu de ménage et Milena passe chez le boulanger pour prendre le petit déjeuner. Cette matinée reste à la hauteur de la banalité de cette journée. Il n'y pas énormément de clients, pas énormément de commande. Sauf le bouquet de fleur pour miss Acacia. Une vieille femme qui paie chaque mois pour qu'on vienne lui apporter un bouquet de fleurs le lundi matin. C'est une souvenir de son défunt mari. Il avait pour habitude de venir à la boutique de Marie-lin chaque lundi à l'ouverture pour pouvoir choisir le plus jolie des bouquets. Miss Acacia, porte ce surnom à cause de son amour pour les fleurs. Sentimentale et désormais bien seule, cette vieille femme s'est prise d'affection pour Milena à force de venir chaque lundi matin à la place de son mari. Puis un jour, venir jusqu'ici, c'est devenu trop difficile pour cette vieille femme. Elle a donc demandé si quelqu'un pouvait lui livrer un bouquet chaque lundi... Ce ne pouvait être que Milena, elle pouvait pas refuser ça à une si gentille personne.

Aujourd'hui, nous sommes Lundi.

Après avoir fini le petit-déjeuner et préparer le bouquet, Milena est en route pour sa livraison. La maison de Miss Acacia n'est pas très loin. Ce ne sont qu'une ou deux ruelles à tourner dans les rues calmes de cette ville. Rien qui ne puisse affoler son petit cœur. Et pourtant, il y a cet homme avec son blouson sombre et son sourire étrange qui fait signe à son ami de le suivre sans rien lui dire. Milena ne les connait pas, elle ne se doute pas qu'ils sont entrain de la suivre. Elle ne se doute pas qu'ils en ont après elle. L'un des deux hommes bifurque à la ruelle précédente pour pouvoir apparaitre devant elle. L'innocence de Milena fait, qu'elle ne se doute pas que le piège se referme sur elle. Comme deux loups traquant sa proie. Celui de devant vient se mettre en face d'elle, elle essaie de passer, mais il se décale à chaque fois pour l'en empêcher. De sa voix grinçante, il lui dit :

« Mais ou tu vas ma jolie ? »

Et Milena relève les yeux, avec son jolie sourire, elle remet en place ses cheveux derrière son oreille sans y faire tomber la broche en fleur naturelle qui s'y trouve. Elle hausse les épaules et réponds simplement : « Je ne fais qu'apporter un bouquet de fleurs à une vielle amie, pourriez-vous me laisser passer ? » Le deuxième homme désormais derrière elle vient s'emparer du dit bouquet pour le porter à son nez sans quitter la demoiselle de ses yeux sombres. Milena rougie un peu, elle commence à sentir que ce ne sont pas de jolies personne. Non, ce qu'il se passe autour d'elle n'a rien de rassurant. Elle se décale légèrement près du mur, serrant son panier d'osier comme le ferait un certain chaperon puis elle reprends avec politesse et calme :

« Pourriez-vous... Me le rendre, s'il vous plait ? »

Un rire gras et un bras sur ce mur froid d'un côté, une main qui prends l'une des longues mèches opaline de Milena de l'autre côté. La fleuriste sent son cœur qui s'emballe. Elle baisse les yeux et ses mains tremblent sur l'osier froid. Elle ne sait plus comment sourire, alors elle demande un peu plus fort et franchement : « S'il vous plait... Laissez-moi passer ! » Le plus grand des deux, celui qui l'empêche d'avancer pose sa main sur la sienne, reprenant de cette voix si désagréable : « Allons ma jolie, faut pas t'emporter comme ça, on fait que discuter tu as peur de quoi ? » Puis le petit potelé, passe sa langue sur ses lèvres avant de tirer sur la mèche de cheveux qu'il caressait juste avant :

« Fais pas ta précieuse, t'as vu comment t'es aguicheuse aussi ? »
« C'est vrai ma jolie, si tu nous provoques comme ça, tu dois pas crier après, sinon on se fait remarquer... Et si on se fait remarquer, ça fait plus mal pour toi... »

Mal ? Non, Milena ne veut pas cela.
Elle sent les larmes monter à ses grands yeux, elle sent son souffle se couper. Elle laisse échapper son panier avant de frapper la main qui tire ses cheveux. Mais Milena, n'est pas une grande combattante. Mais Milena n'est pas forte ou rapide. Elle a juste peur. Alors le plus petit attrape son poignet pour commencer à le tordre et lui imposer ainsi l'immobilité, et l'autre niche son nez dans le creux de son cou pour y passer sa langue en sifflant comme un serpent :

« Mais c'est qu'elle est farouche... Allez ma jolie, on fait que te recruter pour un monde de richesse, j'suis sure que tu vas te faire beaucoup d'argent... »
Mais de l'argent elle en a déjà Milena, ce qu'elle veut c'est pouvoir s'échapper. Les larmes commencent à couler sur ses si jolies joues alors qu'elle essaie de se débattre pour récupérer sa main et surtout sa liberté...
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Solf J. Kimblee
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Dim 7 Jan - 18:50
Le premier Jour de la fin.
Solf & Milena

Le premier jour de la fin. C'est ainsi qu'on peut voir les choses. Un jour qui semblait particulièrement ordinaire et qui, pourtant, allait changer beaucoup de chose dans la vie de deux personnes. Ce fut un Lundi du mois de novembre qu'un homme, n'ayant point d'ambition dans la vie, allait croiser la route d'une charmante demoiselle qui le changerait à jamais, en bien mais aussi, par la suite en une personne que tout le monde connaîtrait et craindrait. Un jour où la vie de Solf J. Kimblee allait trouver que la vie pouvait offrir bien plus que simples coups de chance éphémères.  

Tout commença à la sortie de son petit appartement loué dans les bas quartiers de Central City. Cet endroit n'était pas particulièrement beau à proprement parler, mais il méritait au moins d'être le plus calme de cette zone de la capitale. Par chance, les habitants étaient tous bienveillants et veillaient les uns sur les autres en toute circonstance. Solf n'était pas homme à entrer dans ce genre de cercle, Il évitait plutôt tout contact avec ses voisins, ne voulant pas attirer l'attention sur lui et sur son activité. Etre un apprenti alchimiste n'avait rien d'illégal en soit, mais cela restait tout de même mal vu par le commun des mortels. Etre alchimiste ne pouvait signifier que deux choses : Soit la personne obtenait un certain pouvoir pour son compte personnel, soit elle devenait un chien de l'armée en récupérant le titre d'Alchimiste d'Etat par la suite. Ainsi était la vision globale de ces personnes qui ne cherchaient pas à comprendre la motivation de ces gens voulant devenir hors du commun.  

Kimblee n'avait aucune ambition pour le moment. Il était simplement intrigué par cette pseudo science impie et très critiqué. Sa motivation première n'avait strictement rien avoir avec celle des autres apprentis. Il ne faisait pas cela pour la science, mais juste par curiosité. Du moins, pour le moment. L'avenir était incertain à ses yeux et il ne voulait pas se fixer d'objectifs futiles qu'il ne pourrait pas réaliser. Evitons de perdre du temps. Du temps précieux et impossible à récupérer dans une vie. Pour le moment, il se concentrer sur "comment nourrir sa curiosité" qui n'avait aucune limite.  

Ce matin-là, Solf se réveilla comme à son habitude, aux aurores. Il prit son temps pour se débarbouiller, se vêtir et coiffer soigneusement ses cheveux mi-longs, qu'il attacha en une queue mi- haute avec l'aide d'un élastique des plus simples. Contrairement à ce qu'on peut penser, Solf ne portait pas encore son ensemble blanc et son beau chapeau dont il prenait soin. Non. Dans son apprentissage de l'alchimie, il ne portait qu'un simple pantalon kaki, un peu trop large au niveau des cuisses pour lui permettre de faire des mouvements sans être gêné et d'un débardeur blanc, dissimulé sous une veste un peu plus sombre que le reste, restant ouverte. Il était certes le fils d'une famille aisée, mais en choisissant de partir pour satisfaire sa curiosité, il avait abandonné ses chances de devenir un homme influent et toute part d'argent qui lui serait destiné par la suite. Il ne vivait que pour le moment de ses propres économies et des maigres salaires de ses petits travails à temps partiels. Cet homme voulait vivre par ses moyens et non en étant comme le fils de quelqu'un. Une vision très mal vue par sa famille, qui ne comprenait pas sa façon de penser. Pourtant elle était un peu plus simple et un dicton pouvait résumer son idéologie de la vie qu'il voulait mener. "On n'est jamais mieux servi que par soi-même".  

En ce lundi matin, donc, comme à son habitude... Solf descendit les marches de son immeuble pour atteindre la rue tranquille qui lui permettrait de rejoindre rapidement le centre-ville. Il s'inclina respectueusement devant le propriétaire et sa charmante femme, un couple de personnes d'un certain âge et fort sympathiques. On lui souhaita une très bonne journée avant qu'il ne se décide à prendre la route. N'ayant pas les moyens pour acquérir une voiture, il fit le chemin à pied. Il marcha d'un pas lent, observant comme à son habitude l'environnement. Qu'il était plaisant de recouvrir tous les jours cette route dont il était pourtant habitué à prendre. Il était fasciné par chaque événement qui pouvait brisé la monotonie quotidienne. Rien n'était jamais pareil. Tout était sujet au changement. Il pouvait s'agir d'une personne n'étant pas présente la veille, ou d'un simple objet abandonné sur le sol. Oui, ces choses-là le fascinait grandement. Le monde était en perpétuelle évolution, que cela soit en bien ou en mal, tout comme sa propre personne, mais cela était un sujet à controverse dont il était inutile d'en discuter pour le moment.  

L'apprenti alchimiste arriva devant une scène qui mérita son attention. Dans la ruelle qu'il allait emprunter, deux jeunes hommes des moins gracieux, semblaient s'en prendre à une jeune femme aux cheveux longs. Une parfaite inconnue, mais pourtant, il avait déjà l'impression de l'avoir croisée auparavant. Qu'importe. Il se contenta d'observer de loin cet étrange trio avant de remarquer la brutalité des deux hommes envers la demoiselle. La plupart des habitants de Central ne se préoccupaient pas des agrssions, n'ayant pas la moindre envie de s'attirer des ennuis plus gros qu'eux et qui pourraient briser leurs routines, mais pour Solf, cela n'était guère concevable de laisser une lady se faire ennuyer de la sorte par des rustres. C'est ainsi que notre bellâtre s'avança vers le groupe avec un air tout d'abord nonchalant sur le visage. Une fois arrivé discrètement aux côtés du plus maigre, il se contenta de venir poser sa main sur l'épaule de l'inconnu avant de venir dire une simple phrase d'un ton parfaitement calme.

- Je ne voudrai guère vous déranger dans vos affaires, mais il semble que mon amie ne soit pas encline à perdre du temps en votre compagnie.  

Un sourire des plus sincères s'installa sur son visage alors que son interlocuteur sursauta quelque peu avant de se tourner à demi dans sa direction.  

- Mais t'es qui bordel ? C'est ton amie ?  

Un simple hochement de la tête en guise de réponse avant d'argumenter davantage pour tenter de dissuader ces hommes de commettre une erreur irréparable. Solf se contenta de fixer quelques instants le poignet du plus maigre avant de plonger son regard devenu froid pour l'occasion.  

- C'est une bien jolie montre que vous avez, mon cher. Bien qu'elle me semble un peu chère pour vos moyens. Il se trouve qu'un groupe de la police militaire circule en ce moment-même dans la rue en face de nous. Il serait fort dommage pour vous qu'ils se dirige dans votre direction parce que vous attirez trop l'attention. Vous pourriez perdre bien plus que cette simple montre de marque si vous continuez ainsi.    

La pression des doigts de l'apprenti alchimiste se fit plus insistante sur l'épaule de maigre, ce qui en retira une légère grimace sur le visage de ce dernier. Puis la tête du petit gros blêmit en quelques secondes. En effet, au bout de la rue, trois soldats armés s'arrêtèrent et observèrent dans leur direction en chuchotant. La réaction des deux hommes se fit sans appel. Il reculèrent de la jeune femme et commencèrent à partir sans un mot. Cependant, Solf n'en avait pas terminé.  

- Sachez que j'ai bien des contacts et je n'oublie jamais un visage. Embêtez encore une fois mon amie et je ne pourrai être que moins tolérant à votre égard. Maintenant, disparaissez.  

Malgré ce sourire dessiné sur son visage, le ton de sa voix sonnait comme une douce menace à leurs égards. Il était totalement sérieux et inébranlable. Un démon caché sous un sourire qui se voulait sincère. Les deux malfrats s'en allèrent sans rien ajouter et disparurent de l'autre côté de la rue. Quant à la police militaire... Elle passa simplement son chemin pour reprendre sa patrouille. Il fallut quelques secondes pour Solf afin de reprendre un air moins menaçant et plus agréable à regarder. Il porta son attention vers la demoiselle avec un air plus adoucit.  

- Je suis désolé pour votre mésaventure et pour ce mensonge éhonté que j'ai usé pour faire peur à ces individus, mais je n'avais pas mieux sur l'instant. Allez-vous bien tout de même ? Souhaitez-vous porter plainte contre eux ? Je serai ravi de donner des informations pouvant aider à leur arrestation.  

Il se pencha ensuite vers le sol pour récupérer un bouquet de fleur qui était tombé sur le sol suite à la retraite des voyoux. Il garda son attention sur les fleurs avant de les tendre à la charmante inconnue.  

- Ceci est à vous, n'est-ce pas ? Fort heureusement, elles ne sont pas abîmées. Ce bouquet est fort joli, mais si vous voulez mon avis, ces fleurs ne vous conviennent guère... Je le crains.

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Milena Rose
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Ven 13 Avr - 15:39

« Je commençais à trembler, la peur lentement s'était immiscer dans mon cœur. Plus les secondes passaient, plus je craignais de voir arriver la fin de cette tragique histoire. Mon poignet me faisait mal, ton cœur était sur le point d'imploser, les genoux commençaient à lâcher, il est arrivé du fond de la ruelle avec cet étrange regard et le sourire aux lèvres. Troublant, perturbant... Charmant. Sauveur à mes yeux, heureuse rencontre, parfait hasard... Je ne savais pas à l'époque, qu'il serait à mes côtés jusqu'à cette fin que j'avais tant redouter. La fin de mon histoire. »

-Mais t'es qui bordel ? C'est ton amie ?
Tu es arrivé avec un sourire aux lèvres et un air respectueux. Tu as prétendu être son ami et tu as du voir cette petite lueur dans ses grands naïve. Milena ne peut retenir ce petit sourire doux qui fait écho au tien. Elle t'a déjà vu, tu sais ? Elle a remarqué tes cheveux mi-longs qui semblaient si soyeux. Elle a remarqué ce coté propre et élégant comme un fils de bonne famille sous une apparence d'homme quelconque. Oui, quand tu passais devant la boutique de fleurs, son regard s'est perdu sur toi à de nombreuses reprises. Comme une délicieuse énigme, t'inventant mille et une vie. Parfois réelle, plausible, parfois complètement fantastique. Milena possède une grande imagination, un peu trop dans sa bulle, un peu trop gentille, beaucoup trop naïve.

Les deux hommes ne font plus les fiers...
Tu n'as eu besoin que de quelques mots pour en venir à bout, plus puissants qu'une balle dans le cœur. Tu as su taper là où ça fait mal, là où la peur s'installe devant l'admiration reconnaissante de la demoiselle qui masse son poignet désormais marqué. Elle marque facilement avec sa peau laiteuse et lui serrait un peu trop fort. Tout se passe très vite, elle peut les voir prendre leurs jambes à leur cou quand les trois militaires pointent le bout de leurs nez. C'est presque magique tant ça tombe bien. Ils sont pathétique et son regard doux qui les fixe s'éloignant trahie une pensée sans aucune pitié pour eux. Un paradoxe délicieux au fond de la jolie fleuriste, l'innocence peut être bien cruelle parfois.

Suite à ta menace, elle repose ses grands yeux clairs sur toi.
Voilà des paroles d'une grande force, elle fronce un peu les sourcils, encore trop silencieuse sans doute. Elle ne sait jamais quand elle se doit de prendre la parole alors elle t'écoute à nouveau et cette fois, tes mots lui sont adressés. Tu viens prendre de ses nouvelles, t'assurer qu'elle est en bonne santé, que tout va bien. C'est touchant, attendrissant... Charmant.

Tu prends même soin de ramasser le bouquet de fleur.
Fort heureusement celui-ci n'est pas abimé, elle aurait bien triste Milena sinon. Elle récupère ce dernier pour le glisser dans son panier d'un air songeur. C'était éprouvant comme moment. Avec beaucoup de précaution elle redresse les fleurs un peu bousculés pour remettre le bouquet en fleur se disant qu'elle racontera l'ensemble de ce moment à Miss Acacia, un femme encore à l'eau de rose, adorant ce genre de rencontre... Pourquoi pense-t-elle que vous êtes digne d'un roman de gare ? La jolie demoiselle n'a pas le temps de poser plus de question que tu viens à nouveau attirer son attention qui se fait si légère parfois. Elle plisse légèrement les lèvres et les yeux, avant de laisser un léger rire caresser sa bouche rosée. Tu es une personne vraiment fascinante et très attentionnée. Milena n'en rit que par tendresse, ce n'est en rien une moquerie et ça se voit n'est-ce-pas ? Puis elle dépose avec délicatesse sa main sur la tienne, elle l'effleure jusqu'à pouvoir la tenir dans la sienne.

Si beaucoup pourrait y voir un signe indécent ou provoquantde sa part, pour Milena ce n'était qu'un moyen d'établir un contact entre vous deux. Un contact pour te remercier d'avoir été si prévenant, d'avoir été son sauveur de t'inquiéter encore et d'avoir même ramasser ses fleurs, un contact pour te chuchoter ensuite en remettant cette mèche de cheveux capricieuse derrière son oreille :

« Je vous remercie énormément pour ce que vous avez fait... Vous n'avez nul besoin de vous excuser d'avoir prétendu être mon ami, ainsi vous avez été en mesure de me protéger...»

Tellement naïve, tellment innocente, un soupire passe ses lèvres, elle a oublié de libérer ta main de la sienne, le regard dans le vague, en direction de leur fuite passée, elle chuchote : « Je ne savais que faire, j'aimerais oublié cette histoire pour de bon... C'est qu'ils étaient brutes et accusateurs... Je ne voulais pas crier mais j'aurais sans doute été obligée même s'ils m'ont menacés, je crois menacé de me frapper pour me faire taire si je venais à le faire... Je ne sais pas vraiment mais je dois vous l'avouer... J'ai eu peur... » Ce petite rire sincère et timide, presque coupable et honteux qui vient lui faire baisser la tête. Son regard se pose sur vos mains, elle rougie et vient te défaire enfin de son emprise ou se défaire de la tienne ? Allez savoir ce qu'il se passait entre vos mains désormais. Dis-moi Qui tenait qui ?

Cherchant un autre endroit pour poser ses yeux et calmer cette légère pudeur, elle revient regarder les fleurs, se rappelant alors ce que tu venais de dire à leur sujet quelques minutes plus tôt, son visage d'un air curieux se tourne alors à nouveau vers toi, elle te dévisage avec un petit sourire avant de demander vraiment curieuse et intéressée :

« Pourquoi avez-vous dit que ces fleurs-ci ne me conviennent pas ? Elles ne vous plaisent pas ? Je trouvais pourtant mon bouquet fort jolie ce matin... » Elle se pince les lèvres en haussant les épaules, elle ne t'en voudra pas après tout, tout les goûts sont dans la nature, non ?
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Solf J. Kimblee
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Mer 8 Aoû - 18:59
Le premier Jour de la fin.
Solf & Milena

La jeune femme aux fleurs. C’est ainsi que Solf voyait cette inconnue. Le brun à la queue-de-cheval ne savait pas vraiment la raison pour laquelle, ces voyous venaient de l’agresser, mais en l’observant de plus près... Il commençait à deviner. L’homme se permit de la fixer longuement de haut en bas, d’un coup d’œil qui n’était pas vraiment discret. Après tout, il n’avait pas à se cacher et ce n’était pas comme si l’apprenti en alchimie voulait lui faire du mal. Non. Il cherchait à comprendre. Cette demoiselle aux cheveux mauve clair et aux yeux pales, mais si brillant, n’était pas une quelconque passante. Elle semblait douce et délicate, comme les fleurs qu’elle tenait entre ses mains. Une femme peut être fragile et très prisée par la gente masculine. Cela était un détail qui sautait aux yeux. Elle semblait aussi soignée, comme les nobles et les riches de la capitale.  

Des déductions, mais il pouvait toujours se tromper. Solf J. Kimblee savait que l’Homme savait se dissimuler derrière des masques, derrière des mensonges. Lui-même se cachait derrière ses artifices pour ne pas montrer ce qu’il était en réalité. Malheureusement, il pouvait laisser ses paroles le trahir. Sa façon d’agir n’était pas irréprochable et on pouvait clairement lire en lui. Difficile de faire semblant lorsque nous sommes habitués à ne pas faire autrement. Un point que l’homme devait travailler en profondeur durant les temps à venir. Cela pourrait lui servir et plus tôt qu’il ne pourrait l’imaginer.  

Voilà que cette inconnue vient à déposer sa main sur la sienne d'une façon si discrète, mais qui n'échappait pas à notre homme. Pourrait-il trouver cela déplacé de sa part ? Certainement pas. Il n’était guère envisageable de prendre ce geste pour autre chose qu’un moyen de lui transmettre correctement ses remerciements. Puis, il fut question de ses excuses pour s’être approprié le titre d’ami à son sujet. Pour cela, l’homme se mit à sourire et chercha son regard de ses yeux grisâtres pour lui répondre en toute simplicité.  

- Ma foi, je tiens tout de même à me faire pardonner. Après tout, je n’ai pas le plaisir de vous connaître avant tout cela et il est irrespectueux de m’annoncer comme votre ami. Même si cela nous a grandement servi pour vous sortir de cette... Situation.  

Solf se mit à plisser le regard sous les paroles de la jeune femme et se senti particulièrement agacé. Des hommes frappant une femme pour la faire taire... Cela était impardonnable. Elle n’avait tout simplement rien demandé et elle n’était qu’une victime du hasard. Celui d’avoir croisé la route de ses malandrins.  

- Sachez, très chère, que ces rustres n’auront pas eu le temps de lever la main sur vous. Il est maintenant clair que le destin m’a ajouté sur votre chemin pour vous épargner cette douleur.  

Son sourire s’agrandit un peu plus sur son visage alors qu’il guettait l’endroit où ces rustres venaient de disparaitre. Il était maintenant certain qu’il était voué à participer à ce sauvetage. Le sort en avait décidé ainsi. Lentement, il attrapa cette main qui venait de se poser sur la sienne puis se pencha en avant pour venir y déposer les lèvres en s’inclinant lentement et de manière élégante.  

- Je ne me suis guère présenté. Je me nomme Solf J. Kimblee, ravi de faire votre rencontre, mais aussi de vous avoir aidé du mieux que je le pouvais. Vous n’avez rien et c’est le principal.  

Il se redressa, mais garda cette main dans la sienne. Une peau délicate et agréable sous ses lèvres. Une douceur infinie qui allait parfaitement à une jeune demoiselle comme elle.  

- Vos fleurs sont très jolies et elles me plaisent beaucoup. Mais si un homme vous a offert ces fleurs, je ne crois pas qu’il vous connaisse très bien. Votre teint et si je ne m’abuse... Ce bouquet représente plus la symbolique du souvenir et que de l’amour. Je ne m’y connais pas assez dans le langage des fleurs, mais c’est simplement une déduction. Ce bouquet ne vous met pas en valeur, mais il irait plus à une autre personne. Une personne moins rêveuse et qui n’aime pas les prises de risques, n’aie-je point raison ?  

Solf savait qu’il s’avançait beaucoup en disant cela. Mais comment connaître son interlocuteur si on n’osait pas faire les premiers pas. Une façon subtile, mais à double tranchants. Soit il avait raison sur tout, soit il se trompait et la demoiselle aux fleurs allait le lui faire remarquer. Seulement, en voyant sa manière de s’habiller, de se coiffer, les divers ornements de beauté qu’elle pouvait porter... Il ne se trompait guère. Ces fleurs n’étaient certainement pas pour elle ou bien la personne qui les avait achetés, ne connaissait pas cette femme. Un pari qui pouvait être risqué, mais assez excitant. Il voulait en savoir d'avantage, savoir si oui ou non, Solf ne se trompait sur ce qu'il voyait en face de ses yeux gris et qui ne demandaient à percer l'âme humaine et son fonctionnement.

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Milena Rose
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Mer 8 Aoû - 22:17

Il y a tant de politesses dans tes mots,
Milena ne peut que sourire quand elle t'entends insister pour présenter tes excuses. Vraiment ce n'était nécessaire de ta part mais elle ne va pas revenir plus sur ce sujet, elle te laisse le mot de la fin. Ce n'est pas difficile de voir que son récit te dérange légèrement, ces yeux étrangement profond qui se plissent trahissent légèrement tes pensées, qui ne serait pas agacé en entendant ce genre de mésaventures lorsqu'on a un minimum de respect pour les autres, en particulier les jeune femmes sans défense comme cette douce fleur ? Personne. Mais pour Milena ce petit détail fait la différence, ce petit détail l'incite à s'intéresser encore plus à toi. Elle écoute ta réponse avec attention, souriant en acquiesçant devant ton affirmation. C'est étrange mais elle est persuadée qu'en effet, tu n'aurais pas laisser à ces deux hommes le temps de s'en prendre davantage à elle. Elle te croit, tout simplement.

Des présentations dans la douceur,
La jolie fleuriste reste attentive, elle grave ce nom complet dans son esprit et dans son coeur. Tu es donc son sauveur, Solf J. Kimblee. Elle ne pourra pas l'oublier, elle l'emportera dans sa mort, si seulement elle savait combien cette dernière se rapprochait d'elle. Prête à répondre, elle est troublée par la sensation de tes lèvres sur sa peau, un baisemain, un symbole de bonne manière trés raffiné. Elle sourit et sa main ne quitte la tienne. Après ce baiser, elle ne désire pas quitter tes doigts.

Voilà que tu lui parles de fleurs,
Comme on parle de sentiments, une analyse audacieux et pourtant riche d'une bonne éducation. Un esprit critique et un avis fondé sur des goûts et des références florals, voilà de quoi séduire son âme autant que ces yeux qui te contemple. Oui, Milena t'admire comme une statut d'un temps ancien, elle laisse ses yeux glisser sur ton visage, s'attardant sur les lèvres quand tu parles avant de revenir à tes yeux pour s'y perdre. C'est agréable de converser avec toi, c'est troublant de sentir ta main dans la sienne. Ses doigts délicats, glissent et manquent de perdre ton contact, il ne reste plus que son index dans le tien, et elle te sourit.

Un sourire bienveillant et légèrement amusée par tes propos, La demoiselle aux cheveux opalins, replace le bouquet entre vous deux, elle hume le parfum des fleurs avant de les regarder avec tendresse, hélas son index doit quitter tes doigts pour qu'elle puisse remettre en place sa création alors qu'elle t'explique avec son calme et sa douceur en signature :

« Et bien, ce n'est pas un homme qui m'a offert ce bouquet, j'en suis la créatrice. C'est un présent pour une femme d'un certain âge qui ne vit pas loin d'ici, elle a perdu son mari il y a de cela quelques mois. Un homme adorable qui venait lui acheter des fleurs chaque lundi matin depuis des années... Il était vraiment attentionné et aimant, j'aimerais un jour avoir un mari comme lui... »

Une légère rougeur sur ses joues, elle range le bouquet réarranger dans son panier avant de remettre une fois de plus en place sa mèche de cheveux vagabonde pour dégager son visage et te sourire en reprenant son récit : « Alors pour entretenir le souvenir de cet homme et ne pas laisser cette femme seule dans le deuil, je lui apporte des fleurs chaque lundi à la place son mari et nous prenons le thé, comme j'étais en retard, j'ai voulu emprunter cette ruelle... »

Tant de sincérité, tant de spontanéité et de transparence dans ses propos. Elle te raconte cela avec le cœur, ses yeux trahissant sa mélancolie de cette histoire. Miss Acacia est une vieille femme tellement gentille. Elle hausse les épaules avant de pointer le coin de la rue :

« Voulez-vous m'accompagner lui apporter le bouquet ou nos chemins doivent déjà se séparer Monsieur Solf J. Kimblee ? »

A ces mots, la jeune femme présente sa main comme on présente son bras dans les soirées mondaines. C'est une invitation à la suivre en la prenant ou non, puis elle laisse échapper un petite rire timide qu'elle cacher de son autre main, panier accroché au bras en murmurant :

« Je viens de réaliser que j'ai oublié de vous répondre tout à l'heure, vous m'avez troublé avec vos déductions fascinantes sur ce bouquet de fleurs, des déductions qui d'ailleurs n'étaient pas loin de la vérité vous avez l'oeil vraiment... Je me nomme Milena Rose, ravie de faire votre connaissance. »
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Solf J. Kimblee
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Jeu 30 Aoû - 14:55
Le premier Jour de la fin.
Solf & Milena

Tant de délicatesse et de bienveillance en une personne. Notre apprenti alchimiste ne pensait pas que cela pouvait être possible. Devait-il avoir de la pitié pour cette demoiselle aux allures fragiles ? Non... Solf lui réservait un grand respect pour avoir gardé sa dignité dans des circonstances n'étant pas à son avantage. Après tout, qui pourrait être encore capable de tenir une conversation après s'être fait agressé  verbalement et presque physiquement ? Cachait-elle une force à l'intérieur d'elle, capable de lui faire surmonter les embûches sur son chemin. Elle était plutôt intéressante, intrigante... Cette jeune femme méritait son attention et qu'il s'attarde un peu, avant de reprendre son petit quotidien.

Un sourire bienveillant à son égard avant de replacer ces fleurs entre eux. Elle a l'air attentionnée et rayonnante malgré les circonstances. Solf se permet de lui rendre son sourire avant d'observer ces fleurs. Elle en est la créatrice ? Voilà donc qui est inattendu, mais pas si étonnant que cela en y repensant. Donc ce bouquet n'était pas pour elle, mais pour cliente ayant perdue son mari. Cette demoiselle prenait même le temps de prendre le thé avec cette dame et chaque lundi, elle venait lui rendre visite avec des fleurs. Attentionnée, délicate... Solf ne s'y trompait pas.

- Je ne doute pas que vous trouverez un mari capable de prendre soin de vous, comme cet homme avec sa femme. Sachez prendre votre mal en patience, cela risque d'arriver plus tôt que vous ne le pensez.

Son sourire toujours sur le visage, il prit le temps de l'observer remettre ses cheveux en place d'une manière qui ressemblait à une fille de bonne famille. Une petite perle perdue dans le sable. Pourquoi ne pas la prendre dans ses main et la conserver... Loin de la brise glaciale de la mer et des rayons trop agressifs du soleil ? Si elle était une perle... Elle pourrait montrer toute sa splendeur à la lumière de la lune. Elle pourrait garder son éclat et ne jamais ternir, ni s'assombrir. La noirceur... de la nuit était aussi un danger, serait-elle capable de briller en étant englober dans les ténèbres si la lune venait à disparaître ? Drôle de pensée, n'est-ce pas ?

- Et bien... Permettez-moi dans ce cas d'abuser encore un peu de votre bonté d'âme et votre gentillesse. Il me reste encore un peu de temps avant de partir vaquer à mes occupations.

Cette main tendue devant lui, elle ne resta pas seule bien longtemps. Il se permit un geste plutôt osé en venant la prendre dans le creux de ses deux mains. Ainsi, il porta ses iris vers sa prise, qu'il garda une bonne minute sous son emprise. Douces mains délicates qui ne cherche qu'à transmettre le bien. Si rare... Si raffiné.. Un délice à posséder. Il était fort étrange que cette charmante créature ne soit pas encore lié à la vie d'un jeune homme méritant son amour.

- Je suis flatté que mes déductions soient correctes. Comme annoncé plus tôt, je ne suis guère un connaisseur, mais lire entre les lignes et voir la symbolique, c'est un peu... une compétence innée en ma personne. Et je suis heureux de ne pas m'être trompé autant que cela, mademoiselle Rose. Pourtant, je n'ai pas été capable de deviner votre nom qui est en parfaite harmonie avec votre passion... Un nom qui vous met d'autant plus en valeur à mes yeux.

Finalement, il se décida à conduire cette main à son bras, accompagnant ceci avec son éternel sourire. Il se permit presque de rire face à cette situation peu croyable. Qui pouvait prévoir qu'il serait sur la route de cette demoiselle et qu'il allait maintenant l'accompagner jusqu'à sa destination ? La vie réservait encore des surprises et celle-ci n'était point désagréable à vivre. Il commença à lui emboîter le pas pour la diriger vers la fin de cette ruelle sordide.

- Dites-moi mademoiselle Rose... N'êtes-vous point gênée que je puisse rester encore un peu avec vous ? Même si cela était votre demande à la base, je voudrais savoir si cela n'était que par courtoisie. Je dois vous avouer que l'idée aurait pu me traverser l'esprit. Qui pourrait laisser une jeune femme comme vous après une malheureuse mésaventure ? Vous savoir en sécurité après notre séparation pourrait me permettre d'être un peu plus serein. Toutefois, je me permettrai d'avoir une petite pensée pour vous, lorsque je passerai de nouveau dans cette ruelle.

Montrer de la bonté, se montrer rassurant et investi d'une mission. Voilà qui n'était pas habituel chez notre alchimiste en herbe. Rares sont les moments où il s'arrête pour s'occuper de l'humanité autour de lui. Après tout, la vie trouve toujours un chemin, avec ou sans son aide. Alors, il n'avait pas vraiment d’intérêt à perdre son temps... Pourtant, cette fois, il s'était arrêté. Ne serait-ce pas un signe qu'une nouvelle aventure venait de commencer ? Le début d'une fin si lointaine à ses yeux, mais peut-être trop proche pour cette jeune femme... Deux destins qui se croisent en un point et qui se retrouveront peut-être par la suite. Qui sait...    
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Milena Rose
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Ven 31 Aoû - 13:25

Milena est douce, elle n'est pas comme les autres,
C'est cette différence qui offre une grande acceptation, une ouverture d'esprit et sa clémence. Milena est surprotégée par ses proches à cause de cette douceur, ils ne soupçonne pas cette force qui sommeille en elle. Peut-être que toi, dans l'admiration silencieuse de tes yeux inquisiteurs, tu peux la voir et c'est ce qui te pousse à garder sa main entre les tiennes comme un trésor. Milena baisse les yeux sur cette étrange étreinte. Les mains masculines sont si grandes, elles sont chaudes et prodiguent de bien tendre caresses. Le rose revient s'inviter sur les joues de la fleuriste qui s'accroche à tes mots de toute son attention. Tu lui parles de mariage avec tellement d'évidence qu'elle pourrait presque te croire lorsque tu dis que cet homme ne doit pas être bien loin. Oui, Milena laisse ses yeux remonter pour contempler ton visage, les traits qui le compose. Tu es bel homme, tu as l'air attentionné et bien élevé avec un grand sens de l'observation. Tu as de la suite dans les idées aussi, n'est-ce-pas ? Milena sourit, ta présence, contrairement à bon nombre d'hommes est agréable. Pas un seul instant, elle pense que tu es entrain de vouloir user de tes charmes avec de vilaines déviances.

Son rire pudique se cache dans sa main libre,
Comment pourrais-tu découvrir son nom de famille avec tes déductions ? Ce n'était pas possible ça. Mais c'est amusant comme idée, attendrissant. Finalement, elle trouve le chemin de ton bras, elle le serre légèrement contre elle. C'est étrange mais après ce qu'elle vient de vivre, elle trouve du réconfort dans ce contact, ce moment que vous avez le plaisir de partager tout les deux. Voilà que tu lui demandes si elle désirait vraiment que tu viennes avec elle ou si ce n'était que politesse de sa part. Cette pensées surprenant la ravissante demoiselle, elle tourne lentement la tête vers toi. Ses grands yeux améthystes se perdent une nouvelle fois sur les lignes de ton visage. Ta mâchoire, ton nez, tes lèvres et enfin tes yeux. Ils sont tellement singulier, derrière cette douceur polie, tu caches bien des choses ? Elle s'égare quelques secondes avant de tirer sur ton bras pour que tu t'arrêtes dans ton chemin. Elle repense à tes mots d'il y a quelques secondes et répète :

« Vous... Pensez que je ne désire pas marcher à vos côtés ? » Le regard de Milena s'illumine et tu as le plaisir d'apercevoir un vrai éclat de rire. Timide et réservé, mais tellement sincère alors qu'elle dépose le panier à ses pieds pour avoir toute liberté de mouvement. Sa main à ton bras, glisse pour chercher à nouveau la tienne, et ses yeux reviennent se noyer dans les tiens.

« Vous êtes vraiment bienveillant avec moi... C'est agréable. » Avec beaucoup de réserve, elle finit par venir poser ses doigts sur ta joue, elle longe la chemin termine sa course à ton menton puis elle te sourit. C'est étrange n'est-ce-pas ? Pourquoi fait-elle une chose pareille ? Parce qu'elle désire te transmettre sa bienveillance à son tour.

« Solf, c'est bien cela il me semble... Je serais ravie que vous pensiez à moi lorsque vous traverser cette ruelle. Je penserais à vous chaque lundi en rendant visite à Miss Acacia. »

Sa main délicate quitte ta peau pour rejoindre ses cheveux, elle les place tous du même côté, puis elle se penche pour récupérer le panier, panier qu'elle te tends pour que tu puisses l'aider. Ainsi elle pourra tenir ton bras avec ses deux mains. Milena détourne le regard vers le fond de la ruelle, les couleurs s'invitent à nouveau sur ses joues et son sourire aussi. Milena serre ta main toujours la sienne et mélange vos doigts en murmurant sous un ton de confidence :

« Est-ce... que je peux me permettre de vous confier un secret ? Je... » A ses mots, elle s'appuie sur ton bras pour que tu te penches à la hauteur de ses lèvres. Un petit coté enfantin, un peu rêveur certainement. Sur la pointe des pieds, Milena laisse son nez courir sur ta joue pour arriver à ton oreille. Sa main libre remonte pour couvrir ses mots, pour qu'ils ne soient qu'à toi quand elle reprends sa confidence: « J'aimerais que vous ne fassiez pas que penser à moi... Pensez-vous que nous pourrions... nous... »

Elle était sur le point de finir sa phrase quand elle perds l'équilibre et te tombe littéralement dans les bras, surprise le rouge vient envahir bien plus que ses joues et sa main libre serre ton haut, ses grands yeux remontent aux tiens, elle est troublée par votre proximité mais chercher à achever sa demande, dans sa timidité :

« Je ... disais que ... Nous pourrions... Faire en sorte de... Nous croiser à nouveau ? » Puis sans chercher à quitter ton contact pour autant elle sourit et rajoute un peu coupable : « Pardonnez-moi... J'ai perdu l'équilibre... »
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Solf J. Kimblee
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Ven 11 Jan - 0:31
Le premier Jour de la fin.
Solf & Milena

Petite créature, si fragile aux premiers abords. N'était-ce pas là un moyen de déguiser la réalité ? Solf J. Kimblee savait qu'une personne, même une femme, ne pouvait pas être foncièrement bonne ou mauvaise. Il y avait toujours un mélange subtile, créant une personne unique. Sous ses airs de fleur délicate, il pouvait se cacher n'importe qui... Pourtant, en la regardant attentivement, l'homme avait sans le vouloir, baissé sa garde. Non pas parce qu'il se trouvait devant une femme, mais il ne sentait pas le besoin de rester aux aguets. Plus, il passait du temps à la contempler, plus il devenait évident que quelque chose de puissant s'installait entre eux. Un lien menait par le destin. Peut-être... Pour le moment, il n'en n'avait guère conscience.

Un petit rire qui se cache derrière une main. La demoiselle semble avoir oublié sa mésaventure passée. Fort bien. Elle est bien plus radieuse qu'au moment où il a engagé la conversation. Serait-elle en confiance ? Assez pour se permettre des petites confidences et des échanges de regard. Ces iris violacés... Ils ne sont point commun. Ils sont intenses et brillants, comme des pierres précieuses. L'apprenti alchimiste n'en avait jamais vu d'aussi... Intrigants.  

La belle fleuriste trouve le chemin de son bras. L'homme affiche un air presque fier. Nul ne peut le nier, avoir une si belle dame à ses côtés, cela ne peut qu'arracher un sourire conquis. Il venait à peine de se mettre à marcher dans la ruelle, qu'il sent soudainement un petit tiraillement à son bras. Il se stoppe pour venir lui lancer un petit regard inquisiteur avant de comprendre où elle voulait en venir. Il garda simplement le silence, l'observant déposer son panier pour venir s'accrocher une nouvelle fois à son bras et de lui avouer qu'il était plaisant d'être en sa compagnie. Un autre sourire s'étire sur son visage avant qu'il ne daigne lui avouer sans détour.

- Une femme si raffinée que vous... Etre accompagné par un rustre comme moi, cela peut paraître assez étonnant dans le regard des autres. Il y a peu de femme si belle qui aimerait passer du temps avec un homme, un inconnu. Car, je ne suis pas le seul à penser que vous pourriez être une noble avec vos airs délicats.

Il sent ses doigts courir sur son corps pour s'arrêter sur sa mâchoire. Il est envahit par cette douceur dont elle fait preuve à son égard. Jamais, personne n'avait osé agir de cette manière avec lui. Il ne se laissait que très rarement approcher. L'entendre prononcer son prénom... Cela sonne délicieusement, comme un murmure venant d'un ange. Elle a une si belle voix, que c'est presque poétique avec un seul de ses mots.

- Je serai honoré que vous puissiez penser à moi chaque semaine. Que vous puissiez vous rappeler de ma personne, jusqu'à ce que mon souvenir ne disparaisse dans les limbes de la perdition.

Cette main, douce mais qui quitte son visage pour qu'elle puisse se recoiffer et attraper ce panier fleurit. Panier qu'elle lui tend et qu'il s'empresse de récupérer de sa main libre. La demoiselle semble regarder les alentours avant de s'intéresser de nouveau à lui. Voulant lui dire quelques mots en privé, elle le force à se pencher un peu vers elle. L'homme sourcille, mais se laisse totalement faire. Un secret qui se perd dans le creux de son oreille. C'est même une demande des plus étonnantes. Enfin, le début d'une demande... Puisqu'elle est coupée dans son élan. La demoiselle perd son équilibre et lui tombe dans les bras. Instinctivement, le futur alchimiste l'enlace dans ses bras pour éviter une catastrophe. Ainsi donc, mademoiselle Rose termine sa course contre son torse, des bras autour d'elle pour la retenir. Solf semble d'ailleurs surpris sur l'instant, mais un peu plus lorsqu'elle vient à le regarder et termine ce qu'elle avait commencé. Elle ne perd pas le nord cette charmante demoiselle...

- Ma foi... Si nos chemins se recroisent, je serai très heureux de pouvoir partager un peu plus de temps en votre compagnie. Et ne vous excusez point pour votre perte d'équilibre. Je ne suis pas offusqué... Je dois vous avouer aussi un secret...

Il se penche en avant, libère une main qui vient imiter les mêmes gestes que la jeune femme auparavant, avant le nouvel accident. Il insiste tout de même sur le ton de sa voix. Une voix presque douce et à peine audible, comme un soupir qui se perd dans la chevelure de la belle fleuriste.

- Vous... dans mes bras de cette façon, aussi indécente soit-elle... Je ne peux rêver de mieux dans ma triste existence.

Il ferme un instant les yeux et se permet de s’imprégner de son odeur envoûtante. Son nez se fait chatouiller par quelques mèches de sa chevelure. Il profite de cet instant pour la serrer un peu plus dans ses bras avant de défaire un peu l'étreinte. C'est à contre-coeur qu'il vient gâcher ce moment, venant chercher son regard une nouvelle fois.

- Je dois me faire un plaisir de partager votre route pour vous accompagner dans votre livraison. Voulez-vous toujours y aller maintenant ou bien... ?

Il ne termine pas sa question. En réfléchissant, il sait déjà que sa réponse risque de briser cet instant si volatile entre eux. Alors, il se permet, de sa main qui ne tient pas le panier, de venir lui effleurer la joue avec le revers et lui offrir un sourire paisible et sincère. Il se rend soudainement compte de la proximité qu'ils ont... Deux visages proches, deux souffles qui se mêlent presque ensemble. Il baisse ses iris vers ses lèvres pendant quelques secondes avant de lâcher un soupir décontenancé. Se pourrait-il que cet homme soit troublé par cette femme ?

- Avant que nous reprenons notre route... Puis-je vous proposer de vous accrocher fortement à moi ? Il serait fort dommage que vous tombiez alors que je ne suis point devant vous, pour vous rattraper. Je vous soupçonne d'être un peu maladroite. Un autre point de charme de votre personne, cela va sans dire.

Il se permet de cacher un petit rire. Il ne se moque pas de cette dame, mais peut-être qu'il est attendrit par ces aspects qu'il commence à entrevoir de cette ancienne inconnue. Il voudrait bien la revoir... pourtant, cela semble tellement improbable... Une rencontre éphémère où il ne faut pas se faire d'illusion. Après l'avoir accompagnée, elle continuera sa vie et lui la sienne. Rien ne destine à un nouveau miracle. Et pourtant...  
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Milena Rose
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Mar 22 Jan - 20:01

Tes lèvres se confondent en compliments tous plus beaux les uns que les autres …
Milena ne pensait donner pareille image de sa personne, bien qu’elle ne puisse cacher sa bonne éducation. Elle est pleine de douceur, de naïveté peut-être mais surtout de bonnes manières. Lorsque tu viens médire sur ton allure, elle ne relève pas tout de suite, elle est bien trop occupée à suivre son idée, son envie de venir te chuchoter ces quelques murmures secrets dans le creux de l’oreille. Une envie bien vite troublée par son manque d’attention, peut-être a-t-elle était un peu troublée par ta réponse, ce nouveau murmure où tu lui exprimes l’honneur que ce serait pour toi d’être invité dans ses pensées. Bien qu’elle ne puisse imaginer te voir disparaître dans l’oubli. Une rencontre comme la tienne, elle n’a pas la chance d’en faire tout les jours. Une rencontre qui peut lui laisser un sentiment si léger et curieux dans le coeur comment voudrais-tu qu’elle puisse s’en séparer ?

Cette petite d’équilibre rapproche vos corps, vos souffles, vos regards…
Milena s’habille d’un rose à la douceur de son nom puis elle t’offre toute ton attention quand tu viens répondre. Sur le coup, elle réalise qu’elle a peut-être été trop subtile dans sa demande, peut-être que tu ne pouvais pas réellement comprendre qu’elle désirait te revoir, sans avoir à attendre le hasard. Mais elle n’a pas le temps de le préciser que tu viens lui avouer que toi aussi, tu as quelques secrets à lui confier. Milena, douce innocente, adore les secrets. Elle laisse à ta main le soin de remonter sur son visage et t’offre son oreille sans hésitation. Quand tes mots viennent caresser son oreille, elle ne peut que rougir en entendant ta confession. Alors tu trouves votre proximité indécente ? Milena n’ose plus parler mais l’idée que cette proximité reste un rêve, lui réchauffe le coeur.  La demoiselle peut donc t’offrir un instant de bonheur avec cette simple étreinte ? Quand tes bras se referment sur elle, elle se laisse faire, elle reste contre toi. Les yeux clos, le sourire aux lèvres comme une promesse sereine, elle te laisse prendre ce que tu as envie, ce dont tu as besoin pour pouvoir revenir doucement vers la réalité.

Est-ce-qu’elle a été choquée par ton geste ? Pas le moins du monde.
Il était aussi doux que ta voix, il était à l’image de la bienveillance dont tu fais preuve vis à vis d’elle depuis que vos regards se sont croisés. Finalement, vous devez vous séparer, rendre la distance entre vos corps plus convenable. Assez convenable pour pouvoir à nouveau vous noyer dans les yeux de l’autre. Et c’est ce qu’elle fait, sans hésitation, sans retenue. Milena vient se perdre dans ton regard, elle ouvre les yeux, offrant à tes mots une  fois encore l’ensemble de son attention, curieuse d’en savoir plus sur tes pensées, tes intentions, ta volonté en cet instant. Tu lui demandes si vous devez repartir, tu lui demandes ces choses qui ne trouvent pas de fin… Une demande sans précision. Une demande qui ne devient qu’un prétexte pour pouvoir prendre le temps de caresser sa joue. Milena t’offre son visage, elle réponds à ton sourire avec la même sérénité comme si c’était sa réponse à ta presque question laissée en suspens dans le temps. Tout semble si simple entre vous deux en cet instant, tout semble si léger. Pourquoi devoir s’inquiéter d’un regard ou d’un geste déplacé ? Tout est parfait…

Ce soupire qui traverse tes lèvres, réveille une nouvelle fois l’intérêt de la demoiselle.
Les questions s’entrechoquent dans sa tête avec curiosité. Pourquoi soupires-tu de cette manière ? Est-ce embêtant ? Ou est-ce troublant ? Est-ce-que tu ne voulais pas quitter ses bras aussi vite ? Tellement de questions qu’elle serait ravie de te poser, tellement de questions qu’elle serait ravie d’avoir à nouveau à tes côtés. Mais pour l’instant, c’est toi qui lui pose des questions. C’est toi qui lui propose d’être son soutien, sa sécurité pour ne pas rejoindre le sol, voilà une proposition qui ne manque pas de la faire sourire. Elle cache même poliment sa bouche pour étouffer son rire léger. Oui, tu as raison, elle est maladroite à ce point, tu as vu juste mais elle est encore plus surprise que tu puisses trouver cela séduisant. N’est-ce-pas l’inverse normalement ?

Normalement les hommes n’apprécient guère sa maladresse…
Ils ne désirent pas devoir veiller à ses pertes d’équilibres, ses mains qui laissent échapper les objets, ses mots qui posent toujours les questions qu’ils ne devraient pas. Combien de fois a-t-elle entendu ce genre de reproches déguisés alors que toi, toi tu te contentes de lui dire que c’est une part d’elle qui fait son charme. Un petit charme de plus. Milena s’immobilise, elle te regarde et pose sa main sur ta joue pour que vous puissiez à nouveau vous regarder dans les yeux. Tu peux ainsi voir cette lueur reconnaissante et attendrie par tes mots. La jolie demoiselle semble vraiment touchée et reconnaissante par ta remarque, elle te demande en caressant ta joue de son pouce avec un petit sourire :

« Vous le pensez vraiment ? Ce que vous venez de dire sur ma maladresse… Vous trouvez vraiment cela charmant ? Je vous remercie... »

Même si ce n’est pas réellement le cas, même si tu avais pu dire cela par politesse ou par égard, elle t’en remercie car cela lui fait vraiment sincèrement plaisir. Elle finit par se hisser à ta joue pour y poser ses lèvres sans la moindre hésitation. Elle vient simplement te remercier avec son plus doux sourire. Elle semble vraiment heureuse de savoir que même si ce n’était que de la politesse, quelqu’un n’est pas venu lui reprocher ce qu’elle est. La demoiselle vient ensuite prendre ton bras contre elle, toujours enjouée, un peu plus animée qu’avant, le rire facile aux lèvres quand elle demande avec ce petit sourire complice :

« Est-ce-que je vous tiens assez fortement ainsi , Solf ? »

Elle serre un peu plus contre ton bras comme on vient étreindre une personne, puis elle lance la marche en direction de l’immeuble de Miss Acacia, échangeant quelques petits regards amusés et complices avec toi sur le chemin. Ainsi, elle ne risque pas de tomber, tu avais raison, même lorsqu’elle trébuche légèrement, elle peut se retenir sans mal et cela lui donne le sourire. Un sourire qu’elle s’empresse de partager avec toi en haussant légèrement les épaules Oui, Milena est timide mais quand elle se sent en confiance, elle montre une part enjouée et presque joueuse sans s’en rendre compte. Puis finalement, le temps semble vous narguer car vous arrivez bien trop vite à son goût devant le bâtiment. Délicatement, elle récupère son panier puis elle te regarde. Montée sur une marche pour être presque aussi grande que toi, elle vient tendre la main pour replacer tes cheveux décoiffés par une légère brise puis elle te murmure :

« Voilà, je suis arrivée… Je crois que c’est ici que nos chemins se séparent pour aujourd’hui… »

Pourquoi ces grands yeux semblent-ils à ce point dévastés devant cette nouvelle ? Pourquoi Milena ne retire pas sa main de ta joue, pourquoi elle ne tourne pas les talons pour reprendre sa vie. Elle pince les lèvres, le rose vient une fois encore s’inviter sur ses joues alors que son sourire le plus doux t’est une fois encore adressé avant qu’elle ne rajoute en penchant la tête, caressant toujours ta peau sous ses doigts délicats :

« Vous savez tout à l’heure, je… Je sous-entendais que … J’aimerais pouvoir vous revoir sans avoir à attendre que le destin nous y invite… Je… Je voulais vous demander si vous accepteriez de me revoir ? Vous pourriez… Venir me saluer à la boutique ? Ou… Revenir faire ce chemin avec moi chaque lundi matin… Qu’est-ce-que vous en dites ? »

Peut-être que tu avais parfaitement compris la première fois. C’est en le redisant qu’elle le réalise. C’est en te demandant à nouveau de la revoir qu’elle se dit qu’une fois encore, elle a peut-être été maladroite. Prise d’une honte soudaine, sa main s’échappe rapidement de ton contact, elle baisse la tête pour fuir ton regard et sa gêne étouffante, le rose devenant rouge sur son visage crispés par la crainte. la demoiselle serre fortement les anses du panier avec ses deux mains pour cacher ses tremblements quand elle te murmure en balbutiant :

« Pardonnez-moi vous aviez peut-être compris la première fois et je n’ai fait qu’insister et vous placer dans une situation délicate… Vous pouvez oublier ce que je viens de dire, je vous remercie pour tout ce temps que vous avez déjà bien voulu m’accorder, ce fut un réel plaisir de marcher à vos côtés de cette manière... »

Doucement Milena, doucement. Tu n’as pas à être si nerveuse, tu n’as pas à avoir si peur… Ce n’est pas n’importe qui en face de toi, je suis sure que lui, il comprendra.
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Solf J. Kimblee
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MessageSujet: Re: [1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin. Mer 23 Jan - 17:24
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Il était temps d'avancer. Se diriger vers la fin de cette histoire. Il n'y avait pas d'autre issue. L'alchimiste en herbe ne pouvait pas le montrer, mais son regard ne pouvait point cacher cette pointe de déception. Cette rencontre fortuite, due au hasard... allait se solder par une séparation. Pourquoi ressentir cette amertume, alors qu'il connaissait à peine cette charmante demoiselle ? S'était-il déjà attaché à ce petit bout de femme, aux allures fragile et au parfum de fleur très prononcé, mais pourtant si délicat ? Cela serait probablement envisageable. Voyant son propre comportement, il ne pouvait douter sur ce point. Elle lui avait fait une forte impression. Il désirait en savoir plus sur cette demoiselle.  

Cette soif insatiable d'en apprendre plus... d'en avoir plus. Sa curiosité était piquée à vif. Il ne pouvait pas se permettre de renoncer à cette femme, pas avant d'avoir assouvit cette envie des plus irrésistibles. Une si belle jeune demoiselle... Si fragile. Elle devait avoir des secrets. Tout le monde cachait quelque chose, lui le premier. Pour la première fois, il voulait s'approcher de quelqu'un, d'une femme qui plus est. Il ne prêtait jamais l'intégralité de son attention. L'homme ne faisait qu'observer le monde qui l'entourait pour en comprendre son fonctionnement. L'attitude d'une mère envers un fils qui pleure pour un caprice. Un homme cherchant à éviter la police militaire... Un autre qui cherche à séduire une femme dont le métier était d'en séduire le plus possible afin de gagner sa vie et s'en sortir. Il avait rencontré beaucoup de monde du regard, mais jamais une personne qui puisse s’intéresser à lui, qui ose lui parler et même le toucher de cette manière. Mademoiselle Milena Rose... Cet être intriguant qu'il avait au bras.

Elle lui tenait fermement le bras et lui demanda si cela suffisait. L'homme ne répondit pas. Il se contenta de dessiner un sourire sur son visage et se mit à avancer avec la charmante jeune femme. Celle-ci semblait avoir du mal à croire qu'il pouvait apprécier sa maladresse. Après tout, elle avait caché un rire derrière sa main délicate avant de le remercier. Il ne fit aucune autre remarque. Il se ferait comprendre d'une autre manière, peut-être plus tard durant le chemin. Puis arriva le bâtiment où elle devait remettre le panier fleurit. Déjà... Le temps s'était écoulé trop vitre pour notre homme. Il n'avait pas vu le temps passé, et il semblait être un peu déçu de ne pas en profiter un peu plus. Malheureusement, la réalité venait de rattraper ses envies.

Kimblee, futur alchimiste d'état pouvait sentir la demoiselle s'immobiliser pour venir tendre ses doigts vers sa joue, toujours d'une manière élégante. Contact qu'il apprécie grandement, mais qui finit par le faire plisser les yeux. Ils le savaient tous les deux... Elle devait le quitter et lui, devait partir pour ses leçons du jour avec son maître. Un moment qui le perturba à l'intérieur, mais ne se refléta à peine à l'extérieur de son être. Il se permit de l'observer et fut surprit par ce regard de tristesse qui venait de s'afficher chez la délicate jeune femme. Elle semblait dévastée, comme une mauvaise nouvelle qui venait de lui arriver. N'avait-elle pas envie de le quitter ? Tout comme lui... La réponse était assez facile à deviner. Sa main n'avait toujours pas quitter sa joue et elle ne s'était toujours pas détourné de lui. Cela lui était donc aussi difficile ? Trop déchirant pour y parvenir. Avait-elle autant apprécié sa compagnie, tout comme lui ?

Accepter de la revoir, sans que le destin s'en mêle encore une fois. Est-ce vraiment une bonne idée. Elle pourrait être déçue à force de le découvrir petit à petit. Pourtant, pourquoi ne pas essayer... Cela ne serait point si une mauvaise chose. Il pourrait laisser au moins une personne s’intéresser à lui et lui livrer quelques uns de ses secrets qu'il gardait au fond de lui. Pour le cou, l'alchimiste était perplexe. Son coeur balançait entre les deux choix, mais sa raison lui disait d'opter pour la seconde. Il avait envie de la garder un peu à ses côtés. Une raison égoïste. Il avait bien le droit de l'être de temps en temps. Qu'est-ce que l’égoïsme ? Difficile de le décrire lorsqu'on est un loup solitaire.

Cette charmante demoiselle qui semble le fuir du regard après sa demande. Elle était si gênée, que l'homme ne pouvait pas s'empêcher d'être attendrit par ses réactions. Sa main quitta la joue du jeune homme et rejoignit l'autre pour agripper le panier de fleur. S'excusant encore une fois, ces derniers furent comme le début de la séparation qu'ils redoutaient tant tous les deux. Solf ne se fit pas prier pour montrer d'un long soupir, qu'il n'était pas d'accord, qu'il n'était pas prêt de la laisser s'échapper. Il s'avança d'un pas, puis un autre en douceur pour ne pas l'effrayer. Sa main droite alla se perdre sur la peau de son cou puis glissa lentement vers le haut pour venir lui attraper son menton et lui relever la tête pour qu'elle puisse de nouveau plonger ses iris violacés dans les siens.


- Mademoiselle Rose... Je serais ravie de vous revoir, n'en doutez point. Hélas, je ne peux vous promettre que je serai présent chaque lundi à cause de mes occupations, mon temps dans cette ville est incertain. Sachez seulement, que je désire en cet instant, plus que tout au monde, que vous restiez à mes côtés.

Ses yeux se perdaient une nouvelle fois dans les siens et un fin sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il descendait lentement sur sa contemplation de son visage. Il grava dans son esprit le moindre trait de son magnifique visage, s'attardant à la fin sur ses lèvres. Une lueur étrange se mit à briller dans ses iris alors qu'il perdait peu à peu son sourire pour afficher un air plus que sérieux. Plus les secondes défilaient, plus son visage se rapprochait du sien, grignotant la distance qui pouvait les séparer. Il suffisait encore d'une seconde pour que leurs souffles ne se mélangent entre eux, qu'ils puissent sentir leurs bouches se frôler, sans pour autant entrer en contact... Il aurait suffit que l'homme s'empare des derniers millimètres pour goûter à ses lèvres qui venaient d'éveiller en lui un désir insoupçonné. Pourtant, restant ainsi pendant encore un instant, il choisit à la fin de lui relâcher son menton et fit glisser ses longs doigts contre sa mâchoire et de les diriger vers sa belle chevelure pour les perdre aussi. Que lui restait-il donc qu'il n'avait point perdu chez cette femme ? Même son regard plissé par le désir et par sa contemplation de cette bouche si attirante, ne semblait pas vouloir retrouver son chemin vers la décence.

Et pourtant, sa raison... celle de l'homme sage et réfléchit le fit revenir peu à peu à la réalité. Laissant son autre main venir quérir une des mains de la demoiselle, il se mit enfin à reculer de quelques centimètres, alors qu'il guidait sa prise entre leurs visages. Il se remit à sourire. Un sourire étrange, mais qui ne pouvait cacher son air presque envoûté par ses dernières secondes. Il serra doucement les doigts de la belle fleuriste dans les siens pour les porter ensuite à ses lèvres. Main qu'il embrassa longuement, tout en fermant les yeux avant de s'éloigner un peu plus de cette charmante femme qui avait réussi à perturber son être tout entier en un instant. Solf lui lâcha finalement la main après ce baiser et fit retomber l'autre contre son flanc, avant de s'incliner devant elle.


- Veuillez pardonner mes manières indélicates. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. En vous regardant de cette façon, j'ai manqué de laisser parler mes envies. De laisser l'homme en moi agir. Je crois que la peur de ne pas vous revoir m'a effleuré l'esprit et quelque chose en moi me disait de vous garder. Malheureusement, vous devez partir. Nos chemin se séparent aujourd'hui, mais je suis certain que nous nous reverrons.

Il se redressa pour la regarder une fois encore, avant de détourner les yeux, puis la tête et enfin le reste de son corps. Rester ne pouvait être possible. Il devait s'éloigner d'elle, même si l'envie n'y était pas. Dos à la demoiselle, il se mit à soupirer longuement avant de lui adresser ce qui devait être ses derniers mots.

- Ce que je vous ai dit sur vos maladresses. Je le pensais. Cela fait partie de votre personne et vous rend aussi délicate que les fleurs que vous porter. Ces maladresses, je les apprécie et j'aimerais être de nouveau l'homme qui vous tend un bras pour vous soutenir. J'aimerais être le seul homme qui puisse chérir cette partie-là de votre personne. Parce que vous méritez qu'on puisse vous aimer toute entière. Je viendrai vous rendre visite à votre boutique... j'aimerais en savoir davantage sur vous, si vous le voulez bien et vous pourriez en faire de même sur ma personne. Maintenant, je vous laisse offrir ses fleurs à cette personne qui vous attend. Passez une bonne journée... soyez prudente et... j'espère vous revoir très bientôt.

Ainsi Solf J. Kimblee, l'homme apprenant alchimie, troublé par cette rencontre commença à avancer pour s'éloigner de cette jeune femme. Il ne tenta pas de tourner la tête une dernière fois vers elle, il savait que si cela arrivait, il serait incapable de partir. Milena Rose, l’intrigante demoiselle qui avait attiré l’intérêt de notre alchimiste. Il n'allait pas l'oublier... Il avait fait une magnifique rencontre qu'il n'était pas prêt d'effacer de sa mémoire.  
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[1897]• 12 Novembre : Le premier jour de la fin.

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