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Ban Silverleigh
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Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent)

MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyDim 8 Oct - 17:59
  • Ban
  • Team Princesse &
    Pride

Jusqu'à la fin.
Ban marchait maintenant en direction de la grotte pour aller retrouver les autres. Il avait retrouvé le loup et lui avait fait payer sa trahison, même si en réalité, l’argenté venait de se défouler sur lui pour libérer sa colère. Il le savait… Il avait été trop loin encore une fois et le renard avait perdu le contrôle de son esprit pendant quelques minutes. Fort heureusement, il avait réussi à récupérer ses moyens avant de commettre l’irréparable. Tuer le loup d’une manière atroce. Ce dernier, qui avait déjà bien subis, manqua de se faire empaler. Si le côté renard trouvait cela hilarant, Ban n’était pas cet avis. Il voulait simplement lui mettre une bonne correction, mais il avait dérapé. Maintenant, il tentait de se calmer avant de retrouver les autres à l’intérieur de la montagne pour rejoindre sa princesse et reprendre son rôle de protecteur. Seulement, est-ce qu’il était vraiment en mesure de la sauver de lui-même ? Il savait que trop bien que ses pertes de contrôle finiraient par être fatales à une personne proche de lui… Si jamais par malheur, il touchait à Chiara, il ne pourrait jamais se le pardonner. Jamais.

Ton amour pour cette femme va causer ta perte, Xenos.

La ferme… Ban n’avait pas besoin d’entendre ce genre de remarque maintenant. Surtout pas venant de cet enfoiré qui se cachait à l’intérieur de lui. Si seulement il pouvait trouver un moyen de le faire taire. Il subissait son influence depuis un peu moins de vingt années et l’homme n’arrivait plus à le supporter. Un jour, il ferait disparaitre cette chose et il serait enfin en paix. C’était assez drôle de se dire que certains sages avaient raison. Notre pire ennemi réside à l’intérieur de nous. Ban soupira en laissant échapper de la vapeur d’entre ses lèvres. Il essaya de se concentrer sur autre chose, mais une sensation des plus étranges le traversa et le fit arrêter dans son avancée. En effet, il pouvait de nouveau sentir la présence de l’ombre qui rôdait dans le coin. Alors il était encore en train de le suivre ? Qu’est-ce qu’il voulait au juste celui-là ? Le mercenaire fut rapidement encerclé par des ombres. Il se contenta de garder le silence, observant tranquillement la chose qui venait lui parler. Qu’est-ce que c’était ce truc au juste ? Ce n’était pas une chimère… C’était certain. Mais Ban n’arrivait pas à mettre un doigt sur le nom de cette créature. Amestris avait des secrets… Sur le coup, il se disait qu’Aerugo semblait bien plus paisible que le pays où il résidait à présent.

Tu devrais faire attention. Il est dangereux.

Remarque pertinente, mais quelque peu inutile. Le mercenaire habillé de cuir, le savait déjà. Est-ce que cette pensée était celle de la bête en lui ou bien de son instinct ? Qu’importe. Il n’y prêta pas plus attention et se contenta d’écouter les ombres parler avec cette voix presque désincarnée et monstrueuse. Faire les choses par soi-même. C’était l’une des paroles du renard alors qu’il cherchait à retrouver la piste du loup. L’ombre avait donc l’intention d’accomplir ce conseil. Est-ce qu’il cherchait à se battre contre la chimère ? Abruti. Si cela était vraiment le cas, le monstre ne savait pas qui se trouvait en face. Des dizaines d’yeux apparurent dans les ombres ondulantes, suivit de nombreuses gueules pleines de dents acérées. On aurait presque dit des dessins dans la neige, mais pourtant elles étaient réelles. L’ombre ajouta qu’il voulait s’amuser et notre renard fronça des sourcils avant de bouger pour se mettre en position d’attaque. Cependant, il n’eut pas le temps d’aller jusqu’au bout, qu’une étrange impression venait de l’oppresser. D’un coup, une des silhouettes noirâtres se souleva de la neige pur venir le frapper violemment dans le dos de notre argenté. Il n’avait pas vu le coup venir. L’expression, jusque-là, blasée de l’homme se transforma en une grimace de douleur alors qu’il se fit projeter en avant. Il n’eut pas le temps de réagir qu’un autre coup fut porté à son estomac. Le coup était d’une telle violence que la chimère sentit quelque chose couler d’entre ses crocs, maintenant serrés. Du sang perlait sur le bas de son visage. Il n’avait également pas remarqué que ses jambes avaient quitté le sol et qu’il s’envolait dans les airs pour s’écraser contre un arbre aux alentours. Un grognement se fit entendre lors de l’impact. Ban se retrouva assit dans la poudreuse, le dos endolorit par le choc qu’il venait de subir. Bordel… Cette chose avait une force bien supérieure à la sienne. Enfin un adversaire à la hauteur… C’était la dernière pensée du renard avant de voir quelque chose lui foncer à toute vitesse, sans qu’il n’ait le temps de bouger le petit doigt.

Minable. Tellement minable que si je le pouvais, je te tuerais de mes propres mains.

Il était toujours là. Prêt à prendre le contrôle du corps du mercenaire si jamais il lui laissait une porte ouverte. Pas question ! Il était hors de question de le laisser sortir de nouveau. Il préférait largement se laisser tuer que de le voir se pavaner en liberté. Le regard de l’argenté se plissa durement alors que ses pensées se tournèrent vers la seule personne qui aurait pu l’aider dans ce moment critique. La seule personne qui comptait à ses yeux. La seule femme qui hantait encore ses pensées alors qu’il se faisait malmener par cette créature du diable. Celle qui était son univers et pour qui Ban aurait voulu réaliser l’impossible pour la voir de nouveau sourire.

Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 1507477369-answerme

Le l’arbre où s’était écrasé le renard, venait de se faire couper en deux. L’argenté d’Aerugo venait de se faire bloquer par un lien d’ombre qui le maintenait contre le tronc, qui avait déjà bien souffert par l’impact de l’homme contre celui-ci. Ce dernier ne bougea pas d’un pouce. Il se contenta de fixer les ombres ondulantes sur le sol. Il le savait au fond de lui…cet ennemi était bien trop fort. Se battre était peine perdue. Il se ferait tuer trop rapidement avant de toucher sa cible. Si seulement cela était possible toutefois. Si le monstre pouvait l’atteindre, l’inverse semblait impossible. Alors qu’il pensait que la créature lui laissait un temps de répit, il déchanta rapidement en voyant une lance noirâtre se précipiter vers lui pour se planter sans aucune douceur dans la main de notre renard. Un hurlement de douleur fut étouffé entre ses crocs. Il fut ensuite libérer de sa prison pour être propulsé plus loin dans la neige. C’était d’une telle violence, qu’il glissa sur la poudreuse immaculée sur quelques mètres. Les ombres reprirent la parole, se demandant comment Anjuu pouvait être liée à une chimère aussi méprisable que lui… Que les êtres comme lui, perdaient leur temps avec les sentiments et que cela ne servait pas à grand-chose. Ban se mit à rire alors qu’il tentait de se redresser avec difficulté. Il arriva à peine à se soulever du sol qu’il se mit à rire en crachant un liquide pourpre sur la neige.

« C’est Chiara… Son nom est Chiara, espèce de merdeux prétentieux. Tu… Tu ne sais rien d’elle alors ferme ta grande gueule… Perdre notre temps avec nos sentiments. Des conneries. L’amour que j’ai pour cette femme… Tu ne peux pas savoir à quel point je pourrai tuer pour le préserver. »

Le renard se mit à tousser et grimaça alors qu’une douleur le rongeait de l’intérieur. Il avait mal, mais cela n’était rien comparé à la colère qui venait de le saisir suite aux paroles de l’être dont il ne connaissait pas le nom. Il n’eut pas le temps de se remettre de sa douleur qu’il fut de nouveau frappé au ventre, intensifiant le mal qu’il ressentait déjà, pour se faire éjecter plus loin. A peine, le temps d’atterrir sur le sol qu’une autre lance alla lui transpercer la jambe. Cette fois, il n’eut pas la force de contenir un hurlement rauque. Cela faisait mal, mais pas autant que ce qui allait suivre. Le corps du mercenaire se fit soulever du sol par la jambe avant de se faire envoyer une force démesurée. Son dos manqua de se briser contre un mur et son corps fit une trace d’impact dans la roche. Une giclée de sang se perdit sur le manteau neigeux. En abondance. La douleur déforma le visage de l’argenté, qui ne pouvait plus bouger sans hurler. Il releva avec difficulté pour observer les ombres revenir dans sa direction. Il n’allait pas s’arrêter ? Qu’on en finisse… Si cette chose voulait le tuer, alors qu’il le fasse…mais qu’il ne s’en prenne pas à sa princesse. Si quelqu’un méritait de vivre entre les deux… C’était bien elle.

Pathétique… Vraiment tu me fais honte.

N’est-ce pas ? Se faire défoncer la gueule de la sorte par un truc inconnu sans même bouger, c’était pathétique. Les yeux du renard commencèrent à se fermer. Il sentait la fatigue s’emparer de lui. Il sombrait petit à petit dans l’inconscience, observant le décor se flouter au fil des secondes. Il n’arriva même plus à entendre cette voix monstrueuse qui s’adressait à lui. Ses paupières se fermèrent alors, laissant du sang couler du coin de sa bouche. Il se sentait tomber… Comme aspiré par les ténèbres. Est-ce que c’était son adversaire qui l’encerclait encore ? Non… C’était différent. Cette sensation de tomber dans un gouffre sans fond, sans aucune lumière à l’horizon pour lui permettre de mesurer sa chute. Cette impression de s’écraser violement contre un sol invisible. Le néant à perte de vue. Son corps meurtrit par les coups qu’on lui asséné fut apaisé pendant un moment. La douleur se dissipa lentement. Ban ne sentait plus rien, même pas ses membres. Ses yeux était à demi-clôt, fixant ce plafond inexistant et aussi sombre que le reste. C’était donc ce qu’il ressentait lorsqu’il était dans ce lieu. Plus rien n’avait d’importance… Son esprit était complétement vide et ses pensées venaient de s’envoler avec le reste. Engloutit dans cet endroit où il ne pouvait maintenant plus en sortir. C’était la fin… La fin de son voyage. Son corps était maintenant aspiré par le sol, qui n’en était plus un en partie. C’était comme une eau visqueuse et noire qui prenait son temps pour l’engloutir. L’argenté aurait pu sourire par dépit. Acceptant la fatalité qui se présentait face à lui, mais alors que son visage commençait à couler avec le reste de son corps inerte, deux grands yeux dorés se dessinèrent dans le néant au-dessus de lui, puis une bouche pourvue de crocs acérés. Ce n’était pas la créature qui venait de l’attaquer dans la foret. Non… Celle-ci, Ban la connaissait très bien. Une main sortit de nulle part et s’empara de son visage alors qu’un rire démoniaque se faisait entendre. Un rire qui résonnait encore et encore, fier de pouvoir en profiter. Ces yeux face à notre mercenaire se rapprochèrent de plus en plus et un visage apparut enfin, celui de Ban. Deux visages similaires se faisaient maintenant face. L’un s’engouffrait dans le néant, l’autre hurlait de rire.

Qu’est-ce que je t’avais pourtant dis ? Tu ne pourras jamais m’empêcher d’exister, Xenos. Je suis toi et tu es moi. Maintenant laisses-moi faire, je prends le relais. Par ta faute… A cause de tes faiblesses, ils vont tous payer. Dors pour l’éternité, je me charge du reste, mon très vieil ami.

La main qui tenait le visage de notre argenté appuya avec force pour l’aider à couler plus rapidement. L’humain disparut de la surface et l’autre se redressa avec un air victorieux sur le visage. Ses yeux dorés s’élevèrent vers le haut, fixant maintenant le néant en continuant de rire comme un fou. Cette victoire tant attendue et le retour d’un être dépourvu de sentiments. Ceci marquait la fin des aventures de Xenos Galan Van Baelsar, l’homme dont la destinée venait de s’effacer en un instant.  

Combien de temps venait-il se s’écouler dans le vrai monde ? A peine quelques secondes. Pourtant cela avait semblé durer une éternité. Le corps de l’argenté était encore encastré dans la paroi rocheuse et fut pris de quelques spasmes. Les paupières de la chimère s’ouvrirent de nouveau et les yeux habituellement pourpres étaient maintenant dorés et brillant. La liberté ! ENFIN ! Hahahaha. Le renard avait finalement réussir à faire taire l’autre abruti avec qui l’animal partageait son corps. La joie, c’est ce qui pouvait désormais se lire sur le visage de l’homme en cuir rouge. Il ricana un instant avant d’observer les alentours sans bouger la tête. Le monstre fait d’ombre se tenait toujours en face et il était maintenant en compagnie du loup. Ah… Il n’était pas mort celui-là ? Tss. Une erreur qui allait très vite se corriger. Notre renard essaya de bouger, mais une douleur le transperça le corps. Ah… Les blessures que Xenos avait subis… C’est vrai ! Cet enfoiré s’était laissé frapper sans même chercher à se défendre. Mais qu’il était vraiment con celui-là. Voilà que l’argenté était toujours contre ce mur à pisser du sang de partout alors que le loup approchait dangereusement. Oh lui… Si jamais il s’avisait à le toucher, il lui ferait bouffer son coeur en lui enfonçant dans le derrière ! Jamais il ne pourrait accepter de se faire laminer par un débile qui remuait la queue pour un oui ou pour un non. Après tout, l’animal venait tout juste obtenir le droit de s’incruster dans la fête. Bon, sans le consentement de son hôte, mais ce n’était qu’un détail. Krikrikriii !

Le loup arriva face à lui et le renard ne pouvait s’empêcher de sourire. Il avait vraiment une drôle de gueule pour une chimère en forme humaine. C’était quoi cette coupe de cheveux ? Un carnaval ? Non mais sans rire… Sa tignasse ressemblait à une serpillière. Faudrait peut-être lui dire un jour, non ? L’argenté se mit à rire silencieusement et laissa sortir un « salut ma belle » en continuant de le fixer. De toute manière, il ne pouvait pas encore bouger alors autant s’amuser un peu. Il remarqua que les yeux du loup étaient étranges. Si pour certains cela pouvait donner l’impression à deux billes noires, dépourvues d’humanité, le renard pensait plus à deux petits pois moisis. Une vision qui le fit encore éclater de rire intérieurement. Aaaah qu’il était heureux d’être là ! Soudainement, l’autre abruti l’attrapa par le col pour venir le soulever. Notre homme en rouge grimaça en sentant toute la douleur que son humain avait accumulé.

« Hey pas touche… C’est du vrai cuir de qualité, espèce de pouffe ! »

Il allait se remettre à rire, mais la tête du loup s’entrechoqua avec force contre la sienne. Déjà qu’il saignait pas mal du crâne, mais maintenant c’était pire. Merci ! La bête à l’apparence humaine laissa un grognement sortir d’entre ses crocs avant de se prendre un crochet du gauche dans le visage. Du sang gicla de nouveau et alla repeindre une toute petite partie de la roche à ses côtés. Non, mais faut s’arrêter un moment ! Il voulait bien être gentil, mais y avait des limites. Puis le loup usa de sa force de mouche pour envoyer le renard au loin. Celui-ci alla s’écraser dans la neige. Il allait vraiment le tuer cet enfoiré de mes deux. Comment osait-il venir le frapper alors qu’il s’était fait humilier un peu plus tôt ? Un sale profiteur. Voilà ce qu’il était. Une honte pour l’espèce des chimères. Sa tête allait décoller de son corps dès que le renard serait de nouveau debout. Crachant encore un peu de sang sur la poudreuse. Le nouveau Ban se mit à grimacer longuement. Il pouvait entendre l’autre argenté le traiter de faible. Quoi ? Qu’est-ce qu’il venait de dire ?! F..Faible ?! Le sang de notre animal bouillonna à l’intérieur. Une rage intense s’empara de lui. Comment osait-il lui dire qu’il était faible ?! Le seul faible dans cette histoire était ce crétin de Xenos, incapable de se débarrasser correctement d’un petit louveteau à peine sortit du ventre de sa pétasse de mère. Il allait mourir… Il allait mourir de ses griffes pour avoir prononcé ses mots.

L’odeur d’autres chimères arriva au nez du renard. Il n’allait pas y prêter attention, mais la voix du chaton arriva à ses oreilles. Il le provoquait ouvertement… Savait-il seulement à qui ce crétin parlait ?! C’en était trop… Cette fois tout le monde allait y passer pour assouvir sa colère. Surtout quelqu’un en particulier…. Cette femme qui était à l’écart… Celle qui avait fait de son humain un être faible et la cible d’une humiliation. Oooh celle-là, il allait prendre tout son temps pour la démembrer et lui dévorer le cœur. Elle… C’était de sa faute si tout ceci arrivait. Mais pour le moment, il fallait se concentrer sur les plus chiants en premier. Commençons par le loup qui se transformait, pas très loin de lui. Il voulait jouer à cela ? Ils seront deux dans ce cas. Pour la première fois de sa vie, le renard allait faire appel à l’intégralité de son côté chimère. Pour la première fois, il avait envie de faire saigner le plus de personne possible pour se venger. Pour la première fois, il n’avait plus envie de s’amuser en massacrant des êtres inférieurs. La haine… Elle s’emparait de lui, quitte à lui faire perdre aussi la tête. Il allait se déchainer à son tour, quitte à en crever. Il y parviendrait.

Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 1507477341-hungryban

Les mains de la chimère se crispèrent dans la poudreuse. Ce sentiment incontrôlable et cette soudaine soif de sang grandissaient en lui. Il se mit à grogner de plus en plus fort alors qu’il cédait à ses pulsions meurtrières. Des longues griffes remplacèrent lentement ses ongles ensanglantés. Des craquements d’os se firent entendre par la suite alors que son corps se tordait dans tous les sens. Si ses yeux étaient devenus dorés, maintenant ses iris avaient disparu pour ne plus rien laisser. Son visage était ravagé par une expression de colère intense, laissant apparaître des veines sur ses tempes. Sa bouche s’ouvrit pour pousser un hurlement bestial, deux rangées de crocs affutés comme des lames de couteaux se mirent à pousser. Le cuir de son vêtement recouvrant son torse craqua à plusieurs reprises pour finalement céder et se déchirer. Pendant que les lambeaux tombaient sur le sol, les muscles de notre renard se mirent à doubler de volume, laissant une épaisse fourrure argenté la recouvrir peu de temps après. D’autres craquements, d’autres hurlements à glacer le sang. Une partie de son visage était maintenant recouverte de poils, sa gueule s’était agrandit pour laisser la place à ses nombreux crocs qui remplaçaient ses dents humanoïdes. Ses cheveux poussèrent à une vitesse alarmante jusqu’à fusionner avec le pelage sur son dos. Ses oreilles étaient plus hautes sur son crâne et partaient en pointe, se dressant fièrement au travers de son ancienne chevelure argentée. Ses jambes doublèrent presque de volume, arrachant des parties du cuir qui le recouvrait jadis. Ses pieds étaient maintenant libérer de ses bottes pourpres et ils ressemblaient maintenant à des immenses pattes de renard, se terminant par les mêmes griffes que ses mains. Une longue queue argentée compléta la transformation, se balançant de gauche à droite comme un fouet qui claquait l’air glaciale du grand nord. Des grognements bestiaux, qui avaient plus l’apparence d’un rire démoniaque. Le renard s’arrêta de hurler. La souffrance avait pris fin. Il n’avait plus mal. Il n’avait plus conscience de ses blessures. La seule chose qui importait pour lui, sur l’instant, était de tout détruire.

La bête se releva doucement, tournant à moitié sa tête pour montrer son air féroce à ses ennemis. Il voulait montrer qu’il était dangereux, montrer qu’il fallait le craindre plus que tout. Sa vision grisâtre se balada longuement pour chercher sa première victime. Il renifla pour trouver l’odeur du loup et se mit à sourire. Si son ennemi attendait qu’il se lève pour attaquer, l’ancien Ban ne lui laissa pas le temps de réagir. Il fit volte-face pour faire un seul grand bond dans les airs et lui sauter dessus en premier. Il ne lui laisserait pas le temps de le toucher. Il allait le tuer avant. Sa gueule s’ouvrit et menaça l’autre chimère avec ses crocs, lui bavant presque dessus. Il leva ensuite sa main et alla attraper le visage du loup. Il le souleva dans les airs avant de plonger sa tête dans la neige. Il répéta ce geste plusieurs fois jusqu’à ce que le crâne de l’autre touche la pierre sous la poudreuse. Il laissa échapper un long grognement avant de planter son autre main dans l’estomac. Il perça la peau de ses griffes et continua de s’enfoncer plus profondément. Ses longs doigts allèrent chatouiller ses entrailles avant de ressortir brutalement, laissant une giclée de sang tacher la neige. Il avança alors sa gueule de la gorge de sa victime et planta ses canines dans sa chair. Il l’immobilisait comme le ferait un renard avec une proie. Si l’homme bougeait pour se libérer, la gueule de notre renard lui arracherait la gorge. La pression se fit plus forte sur son cou alors que sa main qui tenait sa tête se mit à le frapper sans retenu, encore, encore et encore. Il ne semblait pas vouloir s’arrêter…

Puis, il s’arrêta de cogner, sentant quelque chose qui fit sursauter son instinct. Il lâcha sa prise de sa gueule pour regarder les ombres sur le sol, pas loin d’Alois. Cette chose… Ce n’était pas ça le plus dangereux. Son regard dénué d’iris se dirigea vers la foret et fixa longuement un point au loin. Il se mit à rire dans un sifflement strident avant de se relever en tenant toujours la tête du loup. Il pencha un peu la tête sur le côté avant de se mettre à renifler. Quelque chose se cachait dans les entrailles de la foret. Il leva son bras tenant toujours sa première victime encore en vie et usa de toute sa force pour le balancer sur le côté. Celui-ci alla s’écraser tellement loin, qu’on ne voyait pratiquement son corps dans la poudreuse. Le dos courbé en arrière, le renard avança une première patte dans la neige. Il lui était difficile de tenir debout. Pourtant il fit l’effort de faire un autre pas en avant, puis un autre. Trouvant son équilibre, il se mit à courir aussi vite qu’il le pouvait vers l’intérieur de la foret en face de lui, abandonnant sa proie et les autres pour un temps. Il fit des dizaines de mètres, en fixant toujours droit devant lui. Il cherchait la source du mal qui sévissait en ces lieux, en plus de lui. Soudainement, il s’arrêta dans un glissement sur le voile blanc et froid qui recouvrait le sol. Devant lui, se tenait un petit enfant. Il avait l’apparence humaine, mais il n’en n’était pas un. Il pouvait le sentir. Il était entouré par des ombres qui s’étiraient dans une direction. Celle où était la grotte avec le cadavre à l’intérieur. Poussant sur ses jambes, il fit un bond silencieux pour atterrir face à l’enfant. Il se mit à montrer des crocs pour le menacer et lui attrapa la gorge pour le soulever, ne lui laissant pas le temps de faire quoique ce soit. Il serra sa prise et plongea son regard blanc dans celui du gamin. Il n’avait juste qu’à serrer… Il pouvait déjà l’entendre, ce bruit délicieux des os qui se mettaient à craquer sous ses griffes.

Finalement, il le relâcha dans le vide, mais avant que cette chose retombe sur le sol, il lui flanqua un coup de patte arrière dans le ventre pour l’envoyer, lui aussi dans le décor. Traversant les airs pendant des mètres avant de s’écraser brutalement. La bête lâchant un terriblement hurlement rauque et désincarné avant de faire demi-tour. Il avait assez joué comme ça. Il restait encore des êtres à détruire. Notamment une chouette… Aaaah une chouette…. Son repas favori. Affamé, il se dirigea de nouveau vers la grotte en bondissant afin d’aller plus vite. Il passa à côté du chat et se stoppa pile devant l’autre groupe de trois. Il ne prêta aucune attention aux autres. Il se contenta de pencher la tête sur la droite en « observant » en silence. Il fixa le visage de cette chimère aux longs cheveux roux et leva doucement une main griffue vers son visage, sans montrer la moindre agressivité. Il ne voulait pas alerter les deux gardes du corps. Non… Il fallait ruser. Si le renard voulait se délecter des entrailles de cette charmante chouette, il devait d’abord se débarrasser des gêneurs. Une griffe puis une autre se posa sur la joue de la jeune femme. Il continua son petit manège jusqu’à ce que sa main vienne caresser la chouette. Il s’approcha lentement, toujours calme et sa gueule se trouva à peine à quelques centimètres de sa proie. Il aurait pu la dévorer maintenant, mais son élan allait être stoppé par les autres. Son souffle se mêla presque avec celui de sa future victime. Ses crocs s’ouvrirent et il tenta alors de dire un seul mot pour convaincre tout le monde qu’il n’était pas un danger, malgré cette soif de sang qui pouvait se faire ressentir à des kilomètres à la ronde.

« P..rrr…Prrrrin….Prrrrrin...cesssssse… »

Un marmonnement, presque un sifflement. Pour continuer à jouer la comédie, ce rusé de renard avait abaissé ses oreilles pour paraître plus inoffensif. Sa queue pleine de poil retomba derrière lui, cessant ainsi de gigoter pour que cela semble plus réaliste. Il l’aurait… Oh oui… Il allait l’avoir et se faire un plaisir de la faire saigner avant de gouter à sa chair. La pauvre chouette… Elle ne bougeait plus, même face à cet imposante bête de près de deux mètres de hauteur. Il pouvait pratiquement toucher son visage du sien. Son odeur le rendait fou qu’il ne pouvait plus attendre. Un autre grognement sortit de sa gorge avant qu’il ne se décide à passer à l’action. D’un coup, il donna à un coup de patte arrière au plus grand avec les yeux rouges et un coup de griffe dans la direction de l’autre. Une fois écartés, il leva cette main qui se trouvait sur la joue de la rousse, ses griffes en avant et l’élança dans la direction du cœur de la chouette. Si les trois n’autres n’intervenaient pas, elle mourrait avec le cœur arraché de sa poitrine. Belle princesse, que tu sois la dernière chose qu’il dévore avant de rendre l’âme, il s’en fichait éperdument… Tant qu’il allait jusqu’au bout de son envie de meurtre.    

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Pride
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Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent)

MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyDim 8 Oct - 20:28





Un renard comique


Pride & Angelica/Anjuu/Chiara & Ban & Kira & Vincent



Pride n'avait pas fait un geste, l'ombre tueuse qui venait malmener un temps sois peu le renard se délectait du spectacle qui s'offrait a lui, ce dernier sur le sol bouffant de la neige, comme c'était amusant... Il aurait bien pu continuer comme ça, a le frapper encore et toujours jusqu'à ce que mort s'en suive ou bien même l'achever tout de suite, mais non, il voulait s'amuser un peu plus avec ce dernier après tout. Ils avaient parlé aussi, le renard avait défendu la chimère aux trois ames que Pride nommait tout le temps Anjuu, bien qu'il la connaissait surtout sous le nom Angelica, la petite qui était toujours gentille, avec lui, mais qui en même temps lui ressemblait grandement et c'est pour cela que de tout temps il était rester prêt d'elle a la veiller et a veiller aussi sur sa meute dans le même temps. Le renard l'avait donc nommer Chiara une autre des âmes qui vivait en elle si Pride ne se trompait pas, que c'était des connerie de perdre son temps avec des sentiments et aussi qu'il était prêt a tuer pour la préserver. L'ombre n'avait rien repondut, car en effet, il ne pouvait pas comprendre, lui n'était qu'Orgueil, il ne pouvait pas connaître d'autre sentiment, et même si c'était le cas, il ne pourrait pas les comprendre. Alors que notre homonculus allait encore continuer à s'amuser avec le renard, finalement un nouveau pion venait d'entrer en scène, le loup a nouveau mais il y avait quelque chose de différend et quand Pride comprit ce que c'était il ne put s'empêcher de sourire et de laisser ce dernier passer...

Personne, non personne ne pouvait comprendre ce qu'il y avait maintenant entre le loup et l'ombre, mais lui le savait trop bien, finalement la créatrice du loup n'avait pas totalement échouer dans son projet de crée une chimère comme il fallait, mais bon dommage qu'il ait du autant se faire fracasser pour que cela fonctionne, si Pride l'avait su plus tot c'est lui qui aurait fait ce qu'il fallait pour que cela marche. L'ombre observait maintenant les deux chimères se faire face, le jeu allait devenir beaucoup plus amusant maintenant, mais il y avait un truc qui n'allait pas, le renard, il était différend... Pride n'aurait pas pu dire en quoi, mais il y avait quelque chose. Finalement le loup frappa et l'ombre ne put s'empêcher de sourire en voyant cela, quand il déclara que c'était trop faible et à entendre les réplique du renard ce dernier pensait certainement qu'il parlait de lui alors que ce n'était pas ça du tout et cela se voyait, il parlait de son corps qui n'était pas assez fort pour résister quand il portait un coup mais finalement alors que le loup prit enfin sa forme de chimère d'autres invitée inconvenue se joignirent a la fête. Anjuu d'ont l'air était toujours aussi vide tout comme ces yeux, mais aussi son petit groupe de chimère bien obéissante qui remuait la queue à la moindre demande de cette dernière. L'ombre, elle n'allait pas attendre que ces chimères viennent causer du grabuge dans le combat entre le loup et le renard, c'est pourquoi son ombre se mit a s'étendre encore et toujours plus absorbant la neige comme pour faire comprendre a tout le monde, qu'ils ne pourraient pas le stopper et en même temps, qu'ils allaient devoir se battre ici s'ils voulaient partir. Pride bien sur ne comptait pas s'en prendre à Anjuu, pour qu'elle raison, au fond même lui se posait la question, peut être du fait qu'il semblait qu'ils se ressemblassent tous les deux, c'était possible, mais cela lui importait peu. L'ombre ne cessait d'observer le renard et le loup, renard qui finalement lui aussi prit sa forme de chimère et se mit a frapper de toute sa hargne le loup comme une bête déchaîné devenue incontrôlable...

En un sens, il ressemblait à Vincent, mais avec un truc de différend, l'animosité avec laquelle il frappait Vincent peut-être ? Non c'était pas ça, il y avait autre chose et Pride n'arrivait pas a trouver quoi, mais alors qu'il était concentrer sur le combat entre les deux animaux si bien, qu'il ne vit que au dernier moment, que le chat qui accompagnait Anjuu avait fait des miroirs géant en usant de l'alchimie et Pride comprit immédiatement ce qu'il voulait faire et lança ces ombres sur les dits miroirs mais c'était trop tard, d'un coup un énorme trait de lumière gicla frappant les ombres qui se dissipaient, au fur et à mesure, mais il n'était pas assez puissant pour tout faire disparaître, mais au moins le forcer a reculer un petit peu. Finalement, le chat lui ordonna de battre en retraite s'il ne voulait pas prendre le double, au moins c'était clair, seulement c'étais mal connaître l'homonculus de l'orgueil qui ne battait jamais en retraite, seulement alors qu'il allait répondre au chat d'un coup l'ombre disparut...

Un peu plus loin de la, le corps de Pride Selim Bradley ouvrit calmement les yeux et se retrouva face au renard et son pelage, d'ont, il pouvait voir un peu de sang tacher ce dernier. Le sien ou non, cela n'avait plus vraiment d'importance, le fait était que le renard avait trouvé la source de l'ombre sûrement grâce a son flair, mais le fait est aussi que du fait de la lumière que les chimères avait utiliser avec leur miroir, il avait dû battre en retraite en un sens. Le gamin et le renard s'observèrent et ce dernier grogna comme pour lui faire peur, mais le gamin ne fit pas un geste quand le renard le prit à la gorge et le souleva se mettant a serrer cette dernière. Aucune expression ne s'afficha sur le visage du gamin, il était juste ennuyer de ne pas pouvoir se défendre là pour le coup a cause de la lumière qui bloquait ces ombres et finalement, quand le renard le lâcha, il lui flanqua un coup de pâtes arrière qui propulsa le gamin dans les airs qui finalement a la s'écraser des mètres plus loin roulant dans la poudreuse qui s'éleva en l'air avant de retomber doucement. Ce coup aurait put tuer n'importe qui et pour preuve le corps du gamin qui resta là de longue minute sur le ventre sans bouger, quand finalement ces doigts se mouvèrent et se dernier se releva. L'ombre se remit de nouveau a tournoyer autour de lui, quand il se mit à marcher calmement vers la d'ou il venait, il devait bien admettre que le renard avait une force prodigieuse et s'en prendre ainsi sans états d'âme a un enfant, cela forçait le respect peu d'humain ou autres en était capable. Quand finalement après de longue minute il arriva en vu de la grotte, il vit le renard auprès de Anjuu et les autres mais ce dernier les avaient repousser quand Pride se plaça calmement à la vu des chimères qui de toute façon maintenant le connaissait sans son ombre du fait de la lumière qui le frappait et dit d'un coup a l'adresse de quelqu'un :

"Ca suffit, tu as assez joué et il n'est pas l'heure des vengeances."

Il tourna après cela sa tête vers la forêt et dit calmement :

"Tu avais quelque chose à leur dire, je crois avant de partir non, fais le, ensuite, rejoins ton employeur, tu lui obéiras comme-ci, c'était nous tes maîtres et tu ne le quittera plus d'une semelle sauf s'il t'en donne l'ordre."

Le gamin fit demi-tour après cela et dit alors calmement, alors qu'il voyait bien que le renard comptait sûrement s'en prendre à Anjuu :

"Mr le renard je dois avouer que vous m'avez impressionner, j'espère vous revoir un de ces jours, ne serais ce que pour me battre de nouveau avec vous, en attendant j'admets ma défaite, je ne suis pas assez fous pour me battre alors que je sais que je n'en n'ai absolument pas les moyens là à cause de vos miroirs... Anjuu si un jour tu redeviens celle que j'ai connue et que j'ai protéger tout ce temps, alors je serais heureux de te recroiser, seulement je vous préviens à nouveau, ne faite rien qui puisse nuire au plan de père dans ma ville ou vous le regretterez."

Après cela, le gamin se tut et s'en a la en silence dans la neige, laissant les chimères entre elle régler leur compte, car il savait pertinemment au fond qu'il reverrait sûrement ce renard pour le meilleur ou pour le pire...
(fin pour Pridou)  
hrp:
 




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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyLun 9 Oct - 19:48





A jamais perdu?


Vincent Wolf & Kira Even & Anjuu/Angelica/Chiara & Pride & Ban Silverleigh



La chimère loup continuait de grogner en ayant pris sa forme animale observant le renard attendant le moment de pouvoir bouger, pour en finir avec lui. Le sang continuait de tacher le pelage blanc du loup, mais celui-ci semblait n'en avoir cure, quand les autres chimères finirent par sortir de la grotte, observant le loup qui ne prêta pas du tout attention a eux, son attention était fixer sur le renard, pourtant alors qu'il aurait depuis longtemps pu sauter dessus et lui ouvrir littéralement la gorge, il n'en fit rien, il resta la en silence sans bouger comme-ci il attendait l'ordre de quelqu'un...   

À l'intérieur du loup, Vincent était toujours maintenu par des milliers de mains de couleurs toute différentes et il continuait de voir ces images brouiller sur l'écran, avec cette voix qui continuait de hurler toujours la même chose sans discontinuer, alors que l'homme loup lui ne pouvait rien faire d'autre que de regarder, quand face a lui se retrouva d'un coup un loup blanc qui l'observait en tirant la langue. Vincent le regarda sans comprendre, mais le loup lui se mit alors a gronder en montrant ces crocs et d'un coup, il fonça et sauta sur la gorge de Vincent qui ferma les yeux et attendit... Mais d'un coup alors qu'il s'attendait a ce que le loup le tue, il entendit une voix qui dit :

"Et bien, mon Coeur, ouvre les yeux."

Ce dernier le fit et se retrouva dans un lit, il était au moins torse nu, a ces côtés se trouvait la femme qu'il avait aimé avant de devenir une chimère, et qui était morte, elle avait la tête qui l'observait au-dessus de lui avec un mince sourire, quand Vincent dit alors :

"Je... Je suis... Et toi tu... Enfin, tu es..."

Il se redressa alors s'asseyant dans le lit, quand la fille reprit:

"Chut... C'était un cauchemar..." Dit alors la jeune femme en posant sa tête contre son dos, quand elle passa ces bras autour de sa taille et reprit enssuite:

"Tu sais, que c'était un cauchemar, reste ici avec moi pour de bons, tu as plus besoin d'avoir mal de souffrir et de te battre ici, tu seras bien en paix."      

Aucune réponse ne sortit de la bouche de l'homme loup, quand il vit face a lui, Kira en train de pleurer et tendant la main, mais très vite l'image de cette dernière disparut et au fond Vincent se dit que oui, ce n'était qu'un cauchemar et il se recoucha auprès de la fille qu'il avait aimé et croyait avoir perdu, sans voir qu'en realiter, il était prisonnier entre les crocs et les griffes d'un énormes loup aux yeux aussi rouge que le sang...

Dans les montagnes de Briggs, le loup lui n'avait pas fait un geste, alors que le renard lui venait de se relever et à son tour de prendre sa forme de chimère, quand d'un coup le renard rejoignit en un bond le loup et grogna dessus en bavant presque avant de chopper la tête du loup avec sa patte et de l'enfoncer dans la neige avec force et rage, plusieurs fois de suite, si bien jusqu'à ce que la tête du loup cogne contre la roche dure cacher sous plusieurs mètres de neige, tant est si bien que du sang se mit a couler du front du loup tachant son pelage blanc de sang, mais chose surprenante, il ne semblait strictement rien ressentir. Finalement, le renard utilisa son autre main pour l'enfoncer dans le ventre du loup et faire des chatouilles à ces entrailles, avant de retirer brutalement sa main, faisant voler du sang partout sur la poudreuse, cela devenait un vrai spectacle de cauchemar et pourtant aucun son ne sortit de la bouche du loup, il eu même aucune réaction. Il finit par le choper a la gorge, en continuant de cogner sa tête sur le sol, mais fini par se stopper levant le corps du loup, d'ont on pouvait voir à divers endroits le pelage blanc du loup rougis par le sang même au niveau de la gorge, quand finalement le renard balança le loup bien plus loin et ce dernier a la s'écraser bien plus loin dans la neige où il ne bougea plus et pour cause, n'importe qui subissant une telle chose serait mort. Mais pas le loup...

Non, ce dernier se releva calmement, le sang continuant de couler de son pelage et de ces plaies, mais pourtant cela ne semblait pas déranger, mais pourtant, bien qu'il esseya de redevenir humain, quelque chose l'en empechait. Il ne savait pas quoi, mais il y avait un truc qui faisait que pour le moment il n'y arrivait pas. Il se mit a grogner toujours sous son apparence de loup, furieux de ne pouvoir se changer de nouveau en humain, du sang coulant de nouveau de sa gueule, mais finalement après quelque mètre, il s’effondra dans la neige. Bien qu'il ne semblait plus rien sentir, il n'arrivait pourtant plus a bouger, aucun de ces muscles ne fonctionnait, quand il vit autour de lui, l'ombre qui lui parla, lui déclarant que cela suffisait et qu'il n’était plus temps des vengeance et même qu'il avait un truc a dire avant de partir aux autres, seulement plus facile a dire que a faire car il n'y avait rien a faire son corps n’obéissait plus. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il ne pouvait plus faire un geste, il decidit donc de rester la dans la neige, attendant de pouvoir bouger de nouveau et surtout de pouvoir a nouveau se changer en humain, la neige continuant de tomber et couvrant son corps, ces yeux toujours aussi vide, c'etait comme-ci le loup avait perdu son âme et était devenue une poupée obéissante a quelqu'un ou plusieurs êtres...  
(fin pour Vincent aussi)
nombre de mots:
 




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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyJeu 12 Oct - 7:33



Pride avait perdu.

Si les miroirs d’Alois l’avait fait reculer en direction de la forêt, la disparition du renard pendant quelques minutes, cinq tout au plus après s’être relevé pour massacré le loup violemment, avait probablement eut un impact elle aussi. Mais le résultat était là. Pride était partit. Il avait battu en retraite. Ils avaient réussi à repousser celui qui disait ne pas pouvoir l’être… à seulement deux. Ce qui était tout de même un exploit. Cependant, le renard n’était plus tout à fait lui-même. Désormais immense, couvert de poils, et avec des muscles bandés aux maximum, le côté animal de son âme était désormais parfaitement ressortit. Il fallait donc se méfier le plus possible, car le renard était vicieux. Et pour le coup, il leur apparaissait plus dangereux encore que l’homonculus de l’orgueil, qui lui était tellement impulsif que ses combats devenaient habituels et parfaitement simple à anticiper. Là, c’était un animal sauvage, qui avait été tabassé à de nombreuses reprises, souffrant, et ayant subi moquerie et insultes…

Il était donc au sommet de la dangerosité pour le coup.

Lorsque Pride tint son discours, personne ne l’écouta réellement, si ce n’est Alois qui semblait toujours avoir une oreille disponible pour les ragots de cette créature, on ne sait jamais. C’est pourquoi, tandis que Flint et Justin surveillait le renard qui s’approchait, Alois, qui revenait aussi, écoutait ce que la chose à l’apparence d’un gamin disait. Il félicitait le renard, disant qu’il avait été impressionné, mais qu’il avait été désavantagé pour le moment uniquement à cause des miroirs. Il parla de nouveau à Chiara, comme si cette dernière réagissait, l’appelant Anjuu. Il ne semblait vraiment pas discerner les trois âmes, ou bien espérait-il qu’elle soit comme lui, et donc, servile à sa personne, et réagisse ? Le pauvre, il risquait d’être surprit… Et comme il s’y attendait, la rouquine ne bougea absolument pas, ne battant qu’à peine des cils malgré le vent qui se levait à présent.

Pride disparu alors, mais le danger était toujours là, en la présence de Ban, qui n’avait définitivement plus conscience de ses actes. Il était grand, massif, avec une gueule animale, des yeux sans pupilles, entièrement doré, de la fourrure, et des armes à la place des griffes et des dents. Il était véritablement effrayant d’un point de vue humain. Mais pour eux… Eux qui ne l’étaient pas, il n’était pas différent de Flint en cas de transmutation complète. Le problème cependant, c’était que la seule personne capable de tenir tête à une telle créature dépourvue de sens, n’était pas en état de réagir depuis plusieurs jours. Debout bien qu’inerte, elle semblait attendre que les secondes s’écoulent sans voir le monde alentours. Le vent fouettait sa crinière flamboyante, la faisant valser dans les airs, emportant ses larmes silencieuses avec lui, et elle ne bougeait pas. Ils avaient même des doutes sur le fait qu’elle les voit désormais, comme si elle s’était coupée totalement du monde. Traumatisée de cette mort si soudaine.

Pourtant, le sang qui était désormais le parfum des lieux, aurait dû la sortir de cette torpeur, la tirailler, faire gronder ses sens… mais elle avait déjà dompté l’instinct animal, elle n’avait pas dit comment, mais Alois le savait, pour l’avoir lui-même fait. Et une fois l’instinct disparu, il ne restait que la conscience, la conscience, et ses états d’âmes. Le félin se demandait d’ailleurs à quoi pouvait bien penser l’alpha pour se murer ainsi, changeant son corps en une véritable prison. Elle avait l’air si défait… Et pourtant, il savait que perdre Lyl n’était pas la pire chose qui puisse lui arriver, il l’avait bien vu avec Ban… Il y avait autre chose, mais l’esprit humain était si complexe, encore plus pour celui de cette femme. Elle qui paraissait si rêveuse, et la seconde d’après, tellement terre à terre… Comme un être bipolaire. Certains auraient tendance à dire que c’était son côté femme, mais lui savait que non. Son cerveau allait bien plus loin, elle n’était pas juste utopiste, elle avait déjà effleuré le bonheur, elle mettait juste tout en jeu pour pouvoir l’obtenir une fois encore. Mais pourquoi cette perte l’avait autant ébranlé… ça, pas moyen de le savoir.

Marchant lentement, principalement parce qu’il avait des vertiges, le félin suivait des yeux la scène qui se jouait devant lui. Flint et Justin n’avait pas quitté Chiara, ils n’avaient pas bougé d’ailleurs, toujours en position de défense. Ils n’étaient pas dupes, le mercenaire n’était pas dans son état normal, et il ne faisait pas confiance à l’animal pour se contrôler. C’était une chouette, il était un renard, la question ne se posait même pas. Alois fut dépassé par le renard qui vint se planter devant le trio sur ses gardes, mais le félin continua sa route lentement. Il voulait voir ce qui allait se passer… Il faut dire que le comportement du renard était atypique, bien que sournois. Il se demandait si Ban allait reprendre le contrôle de lui-même, où s’ils allaient devoir l’en empêcher. Oui, c’était dangereux d’attendre, mais comme on dit. La curiosité tua le chat.

Ban se planta alors devant Chiara, ignorant les deux autres et pencha la tête sur la droite, avant de lever une main pleine de griffes acérées vers son visage, presque douce. À ce geste, Flint fronça les sourcils et serra les poings, il sentait le renard, il savait. Mais un regard de la part d’Alois fut suffisant pour qu’il ne bouge pas de sa place. Ok, le félin débile voulait tester quelque chose, mais quoi ? Quel gout leur alpha avait ? Il était con ou juste idiot ? Mais le renard semblait agir avec douceur, sembler étant le mot parfait pour décrire son attitude. Il refrénait ses envies, et ça, ça se sentait. La main couverte de griffes encore sanglante se posa sur le visage de la chimère rousse et caressa la joue ruisselante de larme silencieuse sans qu’il n’y ait d’autres réactions que de nouvelles larmes. Elle ne réagissait pas… Pas un souffle différent, pas de battement de cœur plus rapide… Juste une impression de détresse plus grande encore lorsqu’on voyait que le renard au faciès difforme par ses trop nombreux crocs se rapprochait suffisamment pour mêler son souffle au sien.

Là, deux options. Où il l’embrassait et reprenait donc le contrôle de son corps comme un gentil petit garçon qu’il n’était pas. Où il rusait encore et tentait de la bouffer. Si Justin avait des doutes quant à la réaction qu’il allait avoir, Flint était aussi prêt que le félin à agir pour éviter le massacre. Ou le produire… Tout dépendait de l’acte, évidemment. Il ouvrit la gueule, et Flint se tendit sèchement tandis qu’un mot franchissait avec difficulté les dents du monstres… Il essayait de feinter… Il voulait geindre aussi ? Il y eut un grognement profond, et tout se passa très vite. Et même si la succession d’actes fut violente et rapide, aucun de ces derniers ne fit bouger la demoiselle aux prunelles émeraudes, figée dans son silence endeuillé. Un coup de patte arrière vint frapper l’ours qui, certes trop surprit pour le parer, fut éjecté, mais parvint à se remettre debout en prenant appui sur ses mains. Justin prit un coup de griffes dans l’épaules et fut envoyé à quelques mètres, légèrement blessé. Mais avant que les griffes précédemment posée sur la joue de la belle viennent lui transpercer le cœur, une main toute aussi griffue se saisit du poignet fautif en plein vol.

Flint attrapa le renard comme s’il ne s’agissait que d’un enfant par le bras et l’envoya contre le mur de la grotte avec le moins de puissance possible… N’oublions pas le fait qu’il soit champion de lancer de tronc, et ainsi, on obtenait un Ban incrusté dans la poudreuse au pied de l’entrée de la grotte. Mais ça n’allait pas s’arrêtait là, ils le savaient… En fait… Ils allaient se mettre en place rapidement… Et Alois fut le premier à réagir. Il se pencha vers le sol fit une boule de neige assez imposante, et la balança sur la tête de l’argent pour attirer son attention. Un regard avait suffi pour que les deux autres hommes comprennent ce qu’ils allaient devoir faire. Ainsi, l’ours retourna auprès de Chiara, la saisissant par les épaules pour les éloigner, tandis que Justin se préparait au combat, et Alois… pliait les jambes. Mais si ce plan était bon, encore fallait-il que le renard ait envie de poutrer le félin… Et pour ça, il fallait le provoquer… Et Alois était un véritable professionnel dans ce domaine.

« Bah alors, le loup et l’ombre t’ont fait trop mal pour que t réagisses correctement ? Tu l’as pas vu venir celle-là ? T’en veux d’autres ? » Et en disant cela, il fit un bond prodigieux pour venir se planter à trois mètres de sa cible, une autre boule de neige en main. « Aller, fait pas cette tête, tu meurs d’envie de m’en coller une, pas vrai ? » Et pour ponctuer sa phrase, il jeta ladite boule de neige de nouveau en plein sur le visage du renard. Justin avait penché la tête afin que ses bois puissent frapper correctement, et, poings serré, il se rapprochait de l’animal enneigé.

« Taré… » Marmonna l’ours en grognant, mains en avant, paumes ouvertes. Il était prêt à repousser le renard si ce dernier revenait par ici. Non vraiment, il n’était pas certain de savoir ce qui lui tapait le plus sur le système, la situation, ou le chat ?

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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyJeu 28 Déc - 2:04
  • Ban
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Jusqu'à la fin.
Le noir total. Il n'y avait que cela autour de Ban. Cette sensation d'être englouti tout entier et de couler lentement dans une eau glaciale. En ouvrant les yeux avec difficulté, l'argenté n'arrivait pas à distinguer quelque chose. C'était donc cela le néant ? Rien pour s'accrocher, rien pour se situer et rien pour s'en sortir. Une prison parfaite située à l'intérieur de lui. C'était donc cet endroit que le renard passait la plupart de son temps, attendant le bon moment pour émerger à la surface et avoir l'espoir de prendre le contrôle du corps de l'humain. D'un triste. Il devait certainement se sentir seul et avoir peur de ne jamais revoir la lumière du monde réel. Est-ce que cela était valable pour les autres chimères ? Une question que Ban ne s'était jamais posé. Toutefois, il comprenait pourquoi il ne s'était jamais fait la réflexion... Tout cela n'était que dans sa tête. Il avait beau le nier, mais il savait que le renard n'était pas réel, pas totalement. Il n'était que le résultat du désespoir et de la colère que Xenos pouvait ressentir depuis toutes ses années. Vivre un véritable enfer pouvait changer un homme, même le plus sain d'esprit.  

Ban était loin d'être un imbécile. Il savait que sa conscience mentale était en déclin et qu'à l'extérieur sa colère et son désespoir faisaient rage. Il avait libéré cette chose parce qu'il n'avait plus le choix. C'était vivre ou mourir. Même si l'argenté avait envie de quitter cette vie, il ne pouvait plus partir à présent. Une chose le retenait en ce bas monde. Une femme qui avait vécu les pires horreurs. Celle qui avait été sa lumière dans les moments les plus sombres de son existence. Chiara Williams. Elle était là, dehors et certainement en danger. Une menace que représentait le renard. Ban n'avait plus le contrôle sur ses actions et il craignait de faire du mal à ses alliés, surtout à sa princesse. Il ne pourrait pas le supporter... Si jamais il levait la main sur elle, il ne pourrait jamais se le pardonner. Il espérait de toutes ses forces que quelqu'un l'arrête avant de commettre l'irréparable. Quitte à crever aujourd'hui, mais au moins, la rousse serait hors de danger.  

Si seulement Ban avait un moyen de remonter. Ses mains tentèrent de se refermer dans le vide, mais rien n'y faisait... Sa chute ne cessait pas. Cette impression d'étouffer alors qu'il arrive parfaitement à respirer, cette sensation de tomber alors qu'il était à l'intérieur de sa tête. Dans cet endroit, il avait vraiment envie d'abandonner, n'ayant plus de force pour lutter contre l'inéluctable. Pourtant, abandonner signifiait d'avoir un risque bien plus important de perdre totalement le contrôle et définitivement. Une chose que Ban ne pouvait pas se permettre. Pas maintenant qu'il avait retrouvé la femme qu'il aimait. Il lui fallait trouver la force nécessaire pour refaire surface et arrêter tout ça. Si seulement elle était là pour le guider... Tout était beaucoup plus simple quand sa princesse était à ses côtés.  

Dehors tout était si lumineux, beaucoup trop étincelant aux yeux du renard. Les reflets du soleil qui ricochaient sur la poudreuse lui donnait envie de tout repeindre en rouge avec le sang des êtres qui se trouvaient autour de lui. Si longtemps qu'il n'avait pas pu se déchainer sans que pour une raison ou pour une autre, son propriétaire ne le refoule au fond de lui. Personne ne pourrait le gêner et il n'allait pas se faire prier pour faire un véritable carnage. La bete s'était déjà occupé des gêneurs. L'ombre et le loup étaient maintenant hors de la bataille. Pourtant, il n'avait pas envie de s'arrêter en si bon chemin. Devant lui, il y avait cette chouette au regard vide. Une occasion en or pour enfin déguster quelque chose d'autre que des humains sans saveur. Toutefois, avant de la dévorer en prenant son temps, il restait encore des chimères dont il fallait s'occuper. Au menu : Un cerf, un ours et un petit chaton plus qu'agaçant, avant de finir avec la chouette aux cheveux roux.  

Le renard avait réussi à approcher sans que personne ne se mette en travers de sa route. Il se trouvait à quelque centimètre de la belle rousse dont l'odeur le rendait complétement dingue. Une fois les deux gardes du corps écartés, le grand prédateur argenté s'attaqua directement à la belle femme en face de lui, arrêtant ainsi de jouer à la comédie. Maintenant, il était plus que temps de débarrasser ce monde de quelques chimères. Il savait que cela n'allait pas être si facile que cela, mais qu'importe... Il pourrait en crever tellement que son envie de la dépecer se faisait ressentir au fond de lui. L'instinct animal prime sur toute chose, c'était bien connu. Malheureusement, sa main se fit arrêter en chemin par une autre. L'ours qu'il venait de repousser d'un coup de patte arrière avait finalement le cran pour intervenir. Qu'ils étaient tous bêtes.... Le laisser approcher aussi prêt alors qu'il était totalement transformé et sans contrôle sur ses actes. Avaient-ils l'espoir pour que la chimère finisse par se calmer en étant proche de la rousse, surnommée "princesse" ? Hélas non et cela n'allait pas s'arranger pour autant. On pouvait le voir, les oreilles dressées, la gueule presque ouverte pour laisser apparaître ses longs crocs acérés, bavant abondamment sur la poudreuse, comme un animal affamé.  

L'instant d'après, il se sentit soulevé du sol pour être ensuite projeté au loin, dans la direction de la grotte. Son dos percuta alors la paroi pour ensuite glisser jusque dans la poudreuse dans une grimace non-dissimulée. Sa gueule se releva doucement et il laissa du sang s'écouler sur le blanc de la neige alors qu'il grognait. Non pas un grognement de douleur, mais il trépignait d'impatience de combattre les chimères pour se mettre en appétit. Il imaginait déjà comment il allait s'y prendre pour les démembrer sans regrets. Soudainement, alors qu'il se relevait doucement sur ses pattes arrière, il reçut une boule de neige sur le museau. Sans chercher à comprendre, son regard bestial se dirigea vers le félin qui s'était fait petit jusqu'ici. Il voulait attirer son attention ? Chose faite. Le renard argenté de deux mètres se contenta de le foudroyer du regard en l'écoutant parler. Fort heureusement pour le chat, la chimère totalement transformée ne pouvait pas lui répondre avec des mots. Si cela avait été le cas, des insultes auraient fusées à son égard.  

Analysant le terrain, gardant un œil sur le chat blond qui venait de faire un bond dans sa direction, la bête immense repéra le cerf et l'ours pas très loin. Ils semblaient se mettre en position pour le combattre. La cible principale se trouvait derrière le brun aux yeux sanglants. Parfait...Le renard esquiva la dernière boule de neige qu'on lui envoya d'un simple geste de la tête sur le côté et un sourire s'afficha sur ses babines. Un rire s'échappa d'entre ses crocs et se fit plus fort et sinistre au fil des secondes. C'était plus fort que lui, il ne pouvait pas s'arrêter de rire. Sa tête bascula vers l'arrière et il dirigea son regard vers le ciel couvert. Qu'on en finisse. Ses griffes acérées sortir et il arqua ses longs doigts. Ses jambes se plièrent comme pour se préparer à faire un bond. Il n'attendit pas une seule seconde de plus pour s'élancer dans les airs à son tour, basculant en avant pour se retrouver totalement à l'envers dans le ciel. Rapidement arrivé au-dessus du blond, il lui attrapa le haut de la tête, enfonçant presque ses griffes dans son crâne et avec l'élan de sa chute, il fit une pirouette embarquant le chat avec lui pour le soulever du sol et l'envoyer au loin. De retour sur la terre ferme et sur ses pattes, il se précipita d'un bond vers le cerf pour se retrouver en face de lui. Ses mains agrippèrent les bois du jeune homme alors qu'une patte arrière s'écrasa sur son ventre. Il se mit alors à tirer les bois vers lui et repoussa le corps de la chimère avec sa patte. Il avait l'intention de lui arracher les bois pour lui montrer qu'il ne fallait pas jouer dans la cours des grands. Le renard se mit à rire de nouveau alors qu'on pouvait entendre les bois craquer sur la tête du cerf.  

Pendant qu'il continuait de maltraiter sa victime, il se demanda comment le tuer. Lui arracher la gorge avec ses crocs ou bien tirer jusqu'à ce que sa tête ne se décolle du reste de son corps. Choix difficile... C'est alors qu'une étrange douleur se fit ressentir dans sa propre tête. D'abord un picotement puis une douleur plus vive. Comme une balle qui traversait sa tête. Il se mit à grogner lourdement avant d'envoyer un coup de tête dans celle du cerf et de le propulser sur le côté, dans la direction du chat. Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait cette douleur alors que depuis le début il ne sentait pas ses autres blessures. Ses mains agrippèrent sa tête alors qu'il grognait de plus belle. Il commençait à tituber, trainant les pattes dans la neige alors qu'il se dirigeait doucement vers l'ours et la chouette qui se cachait derrière. Quelque chose n'allait pas chez lui depuis ces dernières secondes. Sa tête se releva pour croiser le regard de l'ours... Ses iris dorées repassaient au rouge puis de nouveau au jaune plusieurs fois. Sa gueule s'ouvrit et alors qu'on pouvait s'attendre à un autre grognement de douleur, cette fois, c'est une voix désincarnée qui se fit entendre.  

« T...uez...moi. Tue....mo... »

Ce qui était certain c'est que quelque chose se passait à l'intérieur de la tête du mercenaire. Il continuait d'avancer, portant une main griffue à son torse. Il enfonça doucement, tremblant presque, ses griffes dans la peau de son torse, à l'endroit de son cœur. Ses yeux suppliaient presque alors que son visage montrait de la souffrance.  

« Tuez...moi...   »

Il continuait de geindre ces mêmes mots encore et encore alors que ses doigts s'enfoncèrent un peu plus dans son torse. Il semblait montrer la zone où frapper, n'ayant pas la force – ou le courage, allez savoir – de le faire lui-même. Mais qui était en face de l'ours et de la chouette ? Était-ce le renard ou bien Ban ? Qui demandait à en terminer avec la vie à telle point qu'il venait à en supplier ses alliés.
 
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Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent)

MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyJeu 18 Jan - 10:38


Le plan était simple.

Sa mise en place ne l’était pas. Il s’était approché, prédateur d’argent dans cette nuit glacée, près de celle qui, sur le monde, avait les yeux fermés. Les évènements qui se suivaient semblaient avoir été répété dans un théâtre d’infortune, une pièce tragique qui, au-delà des étoiles, serait contée aux jeunes amants en quête de vérité. Le prédateur avait frôlé de ses griffes la belle, avant que les gardiens de cette dernière, maitres des larmes, n’interviennent.  L’ours l’avait saisi avec violence pour le repousser contre l’étendue pâle et scintillante de la neige, faisant vibrer dans un grondement sourd les parois de la dernière demeure du sage. Mais sous cette apparence de prédateur effroyable, sous ses crocs enduit de bave et de sang et derrière cette fourrure rêche se cachaient les traits du prince. Sa voix autrefois basse et profonde, était aujourd’hui remplacée par un grondement sourd, appelant à la sauvagerie. Et le bouffon de ce récit, qui, lui, caché derrière des masques et des rires fantasques, était bien plus froid et calculateur que tous les protagonistes mêlés à ce conflit. Le félin, non content d’obtenir une réaction, s’était empressé de rejoindre le prédateur renard avec une autre sphère blanche et glaciale…

Ses paroles n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd, plus encore, ils avaient tous compris que le renard comptait s’en prendre à celle qui était au centre de tout. Celle qui, au-delà des apparences, avait une âme scintillante comme les rayons clairs qui s’échouaient sur la neige durant ces combats. Le prédateur esquiva la nouvelle boule de neige d’un geste ample de la tête avant de laisser échapper de ses babines écarlates un rire tonitruant. Mais ce rire, aussi sinistre soit-il, ne sembla pas toucher les trois créatures qui tournaient en orbite autour de la belle rousse aux yeux d’émeraude. Le renard se mit ensuite en action, repliant ses jambes, il bondit. Dans une rotation lui permettant de passer à l’envers à travers les cieux, il se pressa à saisir la tête blonde et féline, enfonçant presque ses griffes sur le cuir chevelu du chat qui, hormis être en colère, ne réagit pas plus. Pas même lorsqu’il dû se contorsionner dans les airs afin d’éviter une mauvaise chute. Le renard avait continué cependant, atteignant cette fois-ci le plus jeune des trois guerriers, le cerf, et ses mains, couvertes de griffes acérées, se saisirent des bois qui ornait son front tandis que sa jambe venait frapper le torse nerveux avec violence. Repoussant le corps de sa jambe et tirant sur les bois grâce à cet appui, la douleur provoquée fut telle que le garçon hurla avant de tenter de se défendre, frappant de ses poings le pied criminel.

Justin se débattait, de toutes ses forces, mais la douleur, pesante sur sa conscience déjà fragilisée, le rendit fou. Ainsi, lorsque le rire résonna, et que le coup de tête dans son front le fit valser quelques mètres plus loin, il poussa un chuintement étrange. Bien que rattrapé par le félin, il fut ensuite relâché et tomba à genou dans la neige pour se tenir la tête et surtout, les bois, couinant comme un faon égaré. Le prédateur argenté tituba sur le côté, changeant de victime, bien que les grognements soient désormais accompagnés de grimaces. Pourtant, le cerf n’avait rien fait de réellement important pour lui tirer ces dernières. Non, quelque chose d’autre était en train de se jouer, mais quoi ? Et c’était justement cela qui intriguait désormais le félin, dont les yeux ne quittaient plus sa cible. Les mains griffues se saisirent de son crâne, en proie à une douleur invisible. Il grognait, titubant jusqu’à la belle dont les yeux emplis de larmes s’était clos sur le monde, et l’ours, prêt à la défendre en cas de besoin. Il semblait perdu, désappointé, ne sachant plus qui combattre, ou qui être, la bête et l’humain semblait être en conflit, ou peut-être, était-ce autre chose ? D’aucun ne le saurait…

En revanche, à cette approche, Alois avait décidé d’avancer lui aussi, vite, prêt à agir aussi pour défendre leur alpha qui se refusait à accepter la réalité, elle qui aimait tant ce monde et qui les aimait tant eux… Elle qui ne pouvait supporter de voir ses proches la vie sans subir le poids de l’univers tout entier sur ses frêles épaules. Des trois, il n’en restait plus qu’une, et si elle avait été celle que Pride avait interpellé, elle n’avait pu écouter ses propos, puisque l’adulte du groupe, la chanteuse, s’était coupée mentalement tu monde. Là aussi, elle ne voulait plus voir, ni entendre. Car chaque soupir était une sentence prononcée à la va-vite par le maitre du destin, celui qui contrôlait le temps et la mort, celui qui, depuis le début, se jouait d’elle, d’eux tous. Et là, même si elle ne pouvait rien voir ni entendre, son cœur se serrait malgré tout. L’idée de perdre celui qu’elle avait cherché toute son existence la faisait trembler. Pourquoi d’ailleurs, puisque ce n’était pas lui qui reposait dans ce cercueil au fond de la grotte ? Pour une raison qui, bien qu’enfantine aux premiers abords, était surtout une véritable et effroyable constatation. Personne n’était immortel… Excepté les homonculus.

Et elle-même…

Et cette constatation lui avait montré que même les plus forts autour d’elle pouvait disparaitre malgré leur promesse de toujours rester à ses côtés. Personne ne pouvait lutter contre le temps et la mort… Pas même elle cette fois-ci. Elle restait en vie, mais sortie du cycle naturel. Elle ne pouvait rejoindre ses proches. Elle ignorait que sous ses yeux se jouait le dernier acte d’une pièce de théâtre axée sur une âme misérable à la recherche du seul rayon de lumière ayant décidé de se poser dessus dans le passé. Il était là, tenant toujours ses mèches folles tachées de sang, gémissant, et surtout plus proche de sa belle que précédemment. Restait Flint, l’ours aux yeux sanglant qui faisait barrage entre la belle et le prédateur. Alois était à deux mètres de la scène, muscles bandés en cas de supercherie de la part du renard. L’ours pouvait voir ce regarde changeant, allant de l’or au rubis en alternance, perdu dans la folie et la douleur. Il geignait comme un animal blessé, mourant, c’était à n’y rien comprendre. Les sourcils toujours froncés, Flint arma son poing par reflexe à l’ouverture de la bouche pleine de crocs juste en face de lui.

Mais au lieu d’avoir un grondement bestial et une attaque… Une voix désincarnée prit la parole… Comme si deux entités qui se battaient pour le corps avaient décidé pour la première fois de communiquer ensemble. Mais cette voix ne proférait aucune menace à l’encontre de la princesse de ces lieux, cette belle héritière qui ne cessait de pleurer depuis que l’atroce vérité l’avait touchée. Non… C’était une supplique, la pire de toute pour la demoiselle qui n’entendait plus rien à vrai dire… Mais justement, elle n’entendait pas, et c’était tout là le problème, car le prédateur renard, cet héritier recherché et torturé, suppliait qu’on le tue. Il avançait encore d’ailleurs, mais sa patte griffue n’était pas pointée sur sa belle, elle marquait désormais son torse de traces rouge et liquide, s’enfonçant dans sa chaire doucement. Ses yeux suppliaient qu’on l’achève, la douleur était visible, mais le renard était comme son totem, rusé et dangereux, et l’ours, encore quelque peu maitre de lui-même, doutait de l’honnêteté de la chimère qui lui faisait face. Il leur avait déjà fait le coup, il ne se laisserait pas prendre une seconde fois dans ce piège puéril.

« Même pas en… »

L’ours n’eut pas le temps de finir, ses yeux s’écarquillèrent de stupeur tandis que le corps du renard se retrouvait piégé dans les bois du cerf et que ce dernier, tête en avant, l’emportait avec lui dans sa course. Les yeux du plus jeune étaient désormais exorbités de douleur et de folie. Le cerf avait chargé le prédateur qui l’avait blessé, et désormais, il s’apprêtait à lui sortir les entrailles du buste d’un coup de bois. Tout s’enchaina alors très vite. Les bois du cerf transpercèrent la main pleine de griffes maintenues dans le torse pour se loger dans ce dernier, Alois et Flint se jetèrent sur Justin pour éviter le carnage sanglant qui profilait à l’horizon, mais le cerf était désormais incontrôlable, et les deux avaient du mal à le maitriser, exposant ainsi à la vue de tous, et de la matrone lunaire, le corps ensanglanté du renard d’argent. Et bien qu’aveugle par sa volonté, les émeraudes de la belle croisèrent les prunelles hantées de l’héritier exilé, l’éveillant l’espace d’une seconde, à cette horrible réalité qui était désormais la sienne…

« XENOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOS !! » Un hurlement déchirant le ciel et la terre, incroyable tant par sa puissance que par sa détresse. Un hurlement d’où s’échappait toutes les craintes possibles et tout l’amour qui les avait créés. Elle court sans le remarquer dans la direction de cette scène macabre et se jeta sur ce corps sanglant sans savoir ce qu’il se passait réellement. Mais une chose était sure, sa réalité surpassait toutes les visions possibles de l’enfer.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptySam 17 Fév - 14:03
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Jusqu'à la fin.
La mort était peut-être la solution à ses problèmes enfin de compte. Il le savait que trop bien depuis des années. Cette rage, cette fureur qu’il tentait vainement de réprimander… Elle devenait incontrôlable. Il se souvenait parfaitement de sa rencontre avec la rousse dans l’Est, lui faisant la promesse de la rejoindre à une condition. Une seule et unique condition… Celle de lui donner la mort si la chouette ne parvenait pas à calmer la bête en lui. Une promesse faite à une inconnue au départ, mais qui devenait impossible à réalisé maintenant. Après tout, cette femme n’était autre que la jeune demoiselle que le mercenaire avait recherché toute sa vie. Pouvait-il seulement avoir l’audace de lui faire tenir sa parole ? Il le savait au fond de lui… Elle refuserait d’en arriver là et il aurait peut-être mieux valut qu’ils ne connaissent pas leurs identités respectives. Il ne voulait plus la laisser partir… Il ne voulait plus la quitter. Son rêve était de vivre à ses côtés, pour le meilleur et le pire. De plus, la diva venait de perdre l’une des seules personnes proches et elle ne supporterait pas de voir quelqu’un d’autre mourir. Cependant… Dans l’état actuel, peut-être que la mort de l’argenté était inévitable et serait préférable.

A l’intérieur de son esprit, Ban se battait pour refaire surface. Engloutit dans le néant, il semblait incapable de remonter. Pourtant, alors qu’il s’était laissé immergé sans aucune résistance, le mercenaire faisait tout pour reprendre le contrôle sur son corps afin de faire passer un message aux autres. Ayant retrouvé le courage d’affronter cet être qui vivait en lui, l’homme avait réussi à attraper la bête et l’éloigner des commandes pour quelques secondes. Juste le temps de demander la mort. Il n’avait plus le choix… C’était soit ça, soit il blessait ou même tuait quelqu’un aujourd’hui. Le renard ne se laissait pas faire, malheureusement, il arriva à faire tomber son côté humain et le bloquer pour qu’il ne puisse plus revenir le déranger. C’était peut-être le corps de Ban, mais la bête connaissait bien des manières de l’évincer pour prendre sa place. Il ne le laisserait plus faire… Plus jamais… La liberté lui appartenait et le renard devait couper les liens de son côté humain pour enfin être libre, anéantissant son pire ennemi au passage qui ne pourrait supporter de voir celle qu’il aime mourir sous ses yeux et surtout de ses mains.

Alors que dans la neige, la grande bête argentée releva le regard vers les deux autres en face de lui. Son grand sourire malsain était de retour, ainsi que ses iris dorées. Puis, il prit le temps de zieuter cette main enfoncée dans son torse avant de lâcher un rire macabre. Xenos voulait mourir ? Il fuyait encore ses responsabilités en voulant se donner la mort. Ce n’était pas une idée si bête enfin de compte… Si son corps mourrait, les deux seraient alors libres. L’humain pourrait enfin être débarrassé de son pire ennemi et le renard pourrait enfin être libre à son tour. Ce calvaire qu’ils avaient endurés pendant toutes ces années allaient peut-être prendre fin ! Il suffisait simplement d’enfoncer ces griffes et de s’arracher le palpitant ! Douce libération… C’était presque jouissif. Le meilleur était de voir les têtes que les autres tireraient alors qu’il allait se donner la mort. La rousse n’allait peut-être pas mourir, mais voir sa moitié crever en se suicidant et plonger dans un chagrin éternel n’était pas mal non plus… Elle allait souffrir pour le reste de sa misérable existence et surtout, elle ne pourrait plus revoir l’autre avant de se réincarner ! Oh oui… Cette bonne idée qu’avait Xenos… Pour une fois.

Alors que les griffes s’enfoncèrent un peu plus, il entendit l’ours se mettre à parler, mais il n’eut pas le temps d’entendre la fin. Ce dernier fut coupé dans son élan par quelque chose… Peut-être même quelqu’un. Le renard n’eut pas le temps de réagir, qu’il fut subitement percuté par des bois. Sa main logée dans sa cage thoracique fut alors transpercée et les bois du cerf allèrent de plus en plus loin, sans jamais avoir l’intention de s’arrêter. Le cerf… La bête l’avait oublié… Un oubli qu’il allait payé  très cher. L’argenté poussa un cri bestial. Un hurlement de douleur et de rage qui résonna dans le fin fond des montagnes. Sa patte libre se posa immédiatement sur l’une des épaules du cerf et ses griffes s’enfoncèrent alors dans sa peau alors qu’il se faisait emporter par l’animal. Il l’avait sous-estimé… Ce petit être fragile était devenu plus puissant et incontrôlable. Celui-ci était guidé par la colère, tout comme l’était le renard. En fin de compte… Ces deux-là se ressemblaient plus qu’il n’avait imaginé. Le chat et l’ours arrivèrent pour tenter de désamorcer la situation, mais le mal était déjà fait depuis longtemps.

L’argenté se mit à grogner et laissa une gerbe de sang sortir d’entre ses lèvres. Il avait la haine… Il ne voulait pas mourir, tué par un simple sbire. Il voulait que sa fin soit de sa main et non pas par celle d’un autre. Cela n’aurait pas l’effet qu’il escomptait ! Il ne voulait pas mourir en voyant la pitié de ses ennemis…ça non ! Il voulaient les voir avec des expressions de rage… De haine et surtout qu’on se souviennent que le renard était cruel et qui obtenait toujours ce qu’il voulait. Il enfonça alors ses pattes arrières dans la neige pour freiner sa course. Mais contre toute attente, il n’y arriva pas. Il n’avait plus assez de force pour résister à cette pression. Quelques secondes plus tard, il fut violemment plaqué contre le mur de la grotte. Mur qui l’avait déjà accueillit quelque temps avant, lorsqu’il se battait avec l’ombre et le loup. Son dos rencontra de nouveau la roche froide et il lâcha un autre hurlement de douleur en relevant la tête vers les cieux. Il tentait de se dégageait de l’emprise du cerf, mais rien n’y faisait… Même les deux autres n’arrivaient pas à maîtriser leur ami.

Finalement Alois et Flint éloignèrent un peu l’enragé, dégageant ainsi les bois enfoncés dans la chair du renard. Ce dernier ne bougea pas d’un pouce et laissa tomber ses bras le long de son corps. Il avait du mal à respirer et son visage arborait une expression de fatigue. Il n’avait plus vraiment la force de se maintenir debout et heureusement qu’il était enfoncé dans la neige qui recouvrait une bonne partie de la paroi de la grotte, sinon il tomberait lamentablement sur le sol. C’était terminé pour lui… Toutes ses dernières forces qu’il voulait utiliser pour s’arracher le coeur venaient d’être consumés pour résister aux attaques du cerf. Pitoyable… Ses iris dorés, ayant la vue qui se troublait peu à peu, cherchèrent soudainement une personne dans ce décor enneigée. La rousse qui n’avait pas bougeait d’elle même depuis longtemps, se mit alors à croiser son regard avant de se mettre à hurler un prénom inattendu. Ce cri résonna alors dans sa tête encore et encore et le renard fut de nouveau prit d’un violent mal de tête qui le fit grogner de plus belle, alors qu’il sentait la rousse se rapprocher de lui. Et merde…Qu’elle était belle quand la princesse se mettait dans tous ses états pour lui… Des images lui revirent en tête… Celles de l’Est, où l’homme en cuir était allongé sur le sol alors que la rouquine pleurait sur lui. C’était peut-être de la comédie, mais ce fut à ce moment précis qu’il était tombé sous son charme… Personne n’avait jamais pleuré pour lui depuis qu’il était devenu une bête… Personne, sauf sa Chiara.

La bête se retrouva de nouveau dans le noir absolu. Il sentit quelque chose lui agripper les jambes et fut aspiré par le sol qui n’en était plus vraiment un, la seconde d’après. C’était à son tour de tomber dans le vide et il se laissa couler lentement dans les abysses de son esprit alors qu’il voyait son autre lui remonter en utilisant toutes ses forces et son courage. Rien qu’avec un cri… Xenos avait retrouvé l’envie de refaire surface… A cause de cette femme, le renard s’était fait évincé en quelques secondes comme si la bête n’avait jamais fait le poids. La chouette avait un étrange pouvoir sur son côté humain et le renard savait qu’il ne pouvait plus lutter contre ça en étant dans un état laborieux. L’argenté aux yeux dorés se mit alors à sourire avant de tendre la main vers son autre lui, qui continuer de remonter vers la surface et vers cette lumière qui signifiait la liberté. La bête ferma alors les yeux et se laissa couler dans les profondeur en jurant qu’il reviendrait un jour finir ce qu’il avait commencé, mais que pour l’instant, il préférait se reposer un peu.

Ban cligna des yeux avant que ses iris sanglantes ne se posent sur sa princesse qui courait toujours vers lui. L’homme, qui n’avait plus vraiment l’apparence d’un humain, se pencha en avant et dans une grimace, il se laissa tomber juste au moment où la rouquine venait de se jeter sur lui. Sans vraiment réfléchir, il passa ses bras autour d’elle et la serra contre lui en tombant à genoux dans la neige tâchée de rouge. Au fil des secondes, le mercenaire reprit son apparence normal, laissant ses griffes, ses crocs, sa fourrure et ainsi que les autres choses qui s’étaient transformés sous sa colère, disparaître. Il ne restait maintenant que Ban Silverleigh, l’homme aux cheveux argentés, au regard pourpre à moitié nu et recouvert de blessures. La douleur se manifesta de plus belle. Cette fois, il pouvait sentir la moindre coupure et les coups qu’il s’était pris pendant cette dernière heure. Aaah que ça faisait mal… Ne voulant pas alarmé sa belle princesse, il la garda contre lui pour éviter qu’elle puisse voir toutes ses horreurs. Elle avait bien assez souffert… Il passa alors une main tremblante dans sa longue chevelure avant de venir déposer un baiser sur le sommet de sa tête.

«  Tout ira bien maintenant… C’est terminé, Princesse.  »

L’argenté se décolla alors un peu de sa princesse pour venir attraper son menton entre ses doigts, de sa main intacte. Malgré un visage extrêmement fatigué et ensanglanté, il afficha un doux sourire avant de venir poser un baiser au coin des lèvres de sa belle. Par la suite, il dirigea son regard vers les trois autres, certainement occupés à se battre pour maîtriser le cerf qui avait péter un plomb à cause du renard. Le pauvre… Le renard n’avait pas été tendre avec ses alliés. Le mercenaire se mit à tousser avant de se relever en gardant la rousse à ses côtés au passage. De nouveau sur ses jambes, il sentit celles-ci se mettre à trembler dangereusement. Sa vue en prenait aussi un coup… Il avait l’impression que la neige devenait de plus en plus noire. Il se mit à sourire en portant sa main blessée à son visage, histoire de rependre un peu du poil de la bête et se concentrer. Puis, il lança un regard à sa belle et la libéra de l’étreinte de son autre bras.

«  On va aider le cerf à se calmer et on rentre à la maison, d’accord ?  »

Il ne se rendait peut-être pas compte, mais ses mots étaient presque des murmures. Du sang continuait de couler de ses plaies, mais aussi d’entre ses lèvres, laissant tomber quelques gouttes sur le blanc de la neige. Son regard se plissa lentement alors qu’il s’apprêtait à faire un pas en avant. Une soudaine douleur à la poitrine le prit de court. Il gémit tout en sentant l’intégralité de ses muscles se contracter subitement. Aaaah ça faisait mal… Il était dans un sale état. Il tenta tout de même un ultime effort pour se rapprocher de l’autre groupe mais ses jambes cédèrent sous la fatigue et son poids. Il tomba alors en avant pour s’écraser face contre sol. Il faisait de plus en plus froid et il avait sommeil… La dernière chose qu’il arriva à voir, ce fut des flocons de neiges qui s’écrasait lentement sur la poudreuse. Tout ce qui était important, c’était que tout le monde soit en vie et que Ban ne ferait plus de mal à ses proches.

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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) Jusqu'à la fin (PV : Ban/Pride/Kira/Vincent) - Page 2 EmptyLun 19 Fév - 10:44

La vérité

Il était épuisé.

Ses yeux bleus observaient sans véritablement les voir, les flammes qui brulaient dans le poêle. Les dernières vingt-quatre heures n’avaient pas été de tout repos, et de tous, il était le seul à ne pas dormir. Les choses étaient allées si vite, heureusement, le réveil de la chimère rousse, même si cela n’avait pas duré, avait permis de calmer les deux esprits fiévreux de haine. Justin avait cessé de se débattre malgré ses blessures, et Ban, après avoir tenté de rassurer la rousse sur son état, s’était effondré avec un début d’infarctus. Heureusement, il avait pris tout cela en main. Le manque de sang l’avait forcé à boucher toutes les plaies avec de l’argent, mais étant capable de le manipuler, il pouvait aussi lui éviter l’empoisonnement. Ainsi, ils avaient rapidement fait route vers les différents villages, jusqu’à en trouver un avec un médecin. L’homme avait été plus que capable de gérer le problème, puisque nous avions expliqué, comme excuse pour ces blessures, une attaque d’ours durant notre voyage. Très crédule, l’homme s’était afféré autour des deux hommes rapidement, pansant le cerf avant de s’attaquer au renard, auquel il avait donné du laudanum afin de palier à la douleur. Il en avait aussi proposé à Chiara, le prenant pour une faible femme qui aurait besoin de calmer ses nefs, et sans vraiment avoir le choix, la demoiselle s’était retrouvée à dormir sous l’effet de la drogue.

Une fois soigné et probablement endormit pour les dix heures qui allaient suivre, Ban avait été rapatrié dans le premier train pour Central avec les autres membres de la meute. Flint le portait sur ses épaules larges, tandis que le félin avait transporté la demoiselle. Le trajet n’avait pas été très longs, et plus silencieux encore que l’allée avec le corps. Flint surveillait les blessés tandis que Justin, culpabilisant de sa non maitrise, s’était isolé près des vitres pour se perdre dans ses pensées. De son côté, le chat avait commencé à éplucher les papiers qu’ils avaient emporté de la caverne. Ainsi, pendant près de trois heures, ce fut un parfait silence qui régnait dans la cabine. Mais sa lecture des cercles et instruction sur la résurrection humaine finit par l’ennuyer, il ne saisissait hélas pas tout, puisqu’une grande partie était codée. Il passa donc au suivant, un carton marqué d’un grand Jefferson en rouge, et qui semblait être le plus lourd. Le félin avait démarré la lecture, mais avant de pouvoir poursuivre réellement, ils étaient arrivés à Central. Sachant qu’ils auraient du pain sur la planche au lendemain, il avait repoussé sa lecture, et s’était permit d’aider un peu les deux hommes à transporter les deux endormit.

Chiara et Ban avait été déposé dans la chambre de cette dernière, sur un lit dépourvu de draps et avec seulement une couette pour leur tenir chaud, le reste étant dans de nombreux cartons disséminés un peu partout dans l’appartement. Justin était allé se coucher ensuite dans leur chambre à tous les trois, et Flint était partit se dégourdir les jambes afin de se détendre un peu. Le bougre en avait besoin si l’on voulait éviter les meurtres. Alois s’était alors contenté d’un maigre repas en solitaire, avant de se poser sur le dernier fauteuil encore en état du salon, puisque tous les autres avaient été mis dans le camion de chargement pour le manoir… Dire que le renard avait simplement racheté le vieux manoir des Williams, mit en vente quelques mois après la disparition de Chiara par ses parents, pour lui prouver à quel point il tenait à elle. Cet endroit serait parfait pour eux tous, grand et décoré à souhait, il y avait des endroits secrets et des pièces spécialisées pour l’entrainement… Eux deux était la preuve finale de ses pensées. Ce que leur avait apporté Lyl lors de son apparition étrange à Aerugo pour délivrer la petite. L’espoir et l’amour pouvait dicter des vies et en sauver d’autres. Cette nuit, il avait eu la preuve flagrante que le renard était comme la jeune femme. L’animal qui parlait n’était pas un animal, mais sa conscience enfermant tout le mauvais qu’il avait reçu dans le passé. Et le hurlement de la rousse avait permis à ce mal-être probablement constant et lourd de voler en éclat de nouveau.

Décidément, les comportements humains ne cessaient de l’impressionner. Donc, assit sur le fauteuil et fixant les flammes du poêle à bois, il repensait à ces évènements lourds. Plus précisément, au contenu du dossier qui se trouvait sur ses genoux à présent. Pour avoir travaillé avec lui un moment, ainsi qu’avec Ruby, il savait comment était Sirius Van Baelsar, plus encore, il aurait reconnu cette dague aiguisée entre mille… Mais à présent que ce dossier était entre ses mains, quelque chose d’autre s’était ajouté à ces histoires de transmutation humaine et de fabrication de chimère. Lyl Gin Jefferson possédait, malgré son état maladif à l’arrivée du renard, une incroyable ressemblance avec celui-ci. Et plus encore, Lyl, était le portrait craché de Sirius, à quelques détails près, comme sa mâchoire légèrement plus carrée, et son regard plus doux. Il y avait aussi son bras manquant, mais qu’importe. Ces détails avaient autrefois conduit à ce qu’il pensait être des coïncidences incroyables, après tous, chacun avait surement son sosie dans le monde, tant ce dernier était grand. Mais maintenant, certaines choses s’expliquaient plus facilement. Lyl avait quitté son chez lui assez tôt, il devait avoir treize ou quatorze ans, tout au plus, pour des raisons familiales qui leur échappait alors. Mais après lecture, le félin comprenait beaucoup mieux.

Il faut croire que Celtya Van Baelsar avait eu un faible pour les hommes à la chevelure blanche… Mais il comprenait mieux à présent, la désertion du garçon… Savoir que l’on n’a pas été désiré est quelque chose de lourd, surtout pour un enfant plein d’espoir. Il n’avait pas voulu blesser son géniteur en lui faisant savoir qu’il était au courant, et avait préféré le mettre en colère pour son départ, plutôt que l’inquiéter à outrance. Ainsi, Xaeldear Jefferson avait pensé que son fils était parti par rébellion, et Lyl, par souci de conscience, avait entretenu une fine correspondance avec lui… Jusqu’à la création de l’agence. Qui l’eut cru… Lyl et Sirius… deux facettes… la bonté et la cruauté… Il en riait encore… Et comprenait mieux la facilité de l’homme à rentrer dans la prison. Il avait dû se faire passer pour son jumeau. À présent, la volonté du défunt de mettre un terme à ces horreurs perpétrées par la famille Baelsar avait encore plus de sens. Mais cela voulait aussi dire que la cruauté de Sirius n’avait pas de limite. S’il pouvait tuer son propre reflet, son alter égo, alors, qu’adviendrait-il d’eux ? Le félin l’ignorait, non pas qu’il soit inquiet véritablement, mais plus les jours passaient, et plus certaines choses devenaient clair… Chiara Williams ignorait totalement que son destin était, finalement, étroitement mêlé à celui de cette famille depuis le début. Elle lui avait confié que retrouver Ban lui avait donné l’impression que le destin s’amusait à les faire se retrouver constamment après les avoir éloigner…

Si elle savait…

Si elle savait que l’homme qui venait de mourir et l’avait plongé dans un immense chagrin, ravivant la peur de la mort des autres, et son absence de décès possible, n’était autre que le frère jumeau de celui qui l’avait torturé auparavant… et plus encore, que l’homme qu’elle aimait par-dessus tout était liés à ces ceux-là par les liens du sang. Cette histoire, leur histoire, commençait à avoir des similarités avec les vieilles tragédies décrites dans les livres… Mais personne ne devait savoir pour le moment… Encore une fois, le félin se permettait de cacher des informations au reste de la meute. Mais il ne pouvait pas tout révéler, ils n’étaient pas prêts… Pas encore… Chiara s’était plongé dans son mutisme avant d’avoir fait le lien entre la lame ayant mis fin aux jours de Lyl et celle qui lui avait tranché les jambes, et à présent qu’ils avaient enterré le corps de Lyl, et qu’elle avait bu Ban s’effondrer et proche de la mort, son esprit s’était encore plus emmuré. Si elle apprenait cela maintenant, cela l’achèverait probablement définitivement. Non, il devait encore attendre, attendre que quelque chose vienne casser cette torpeur dans laquelle elle s’était placée. Quelque chose qui la fasse réagir et brise sa terreur pour ramener son audace.

Un soupir franchit les lèvres du blond qui s’étira avant de venir masser ses tempes. Sa tête lui faisait de plus en plus mal, et la morphine ne faisait rien… Il ne savait pas quoi faire, mais lorsqu’il était saisi de cette douleur, ses pensées s’obscurcissaient et ses membres se mettaient à trembler. Inquiétant, oui, mais il ne pouvait pas non plus en parler, ce serait mettre tout le monde en danger. Non. Il savait ce dont il était capable, et ce qui lui était désormais impossible, pas besoin de se faire protégé… Il y avait suffisamment de Flint pour jouer ce rôle… Par reflexe, le chat se mit à rire, mais sans être dans l’humeur, c’était un rire jaune, presque triste et semblable à un sanglot. Jouer un rôle était simple par moment, et à d’autres, il avait l’impression d’être le pire des traitres. Pourtant, il n’avait pas le choix. Il avait menti en premier lieu, et le seul moyen de se racheter de toutes les horreurs qu’il avait commises, c’était de permettre à ce petit groupe de percer dans l’obscurité et d’apporter l’espoir qu’il avait entrevu dans les regards respectifs de Lyl et Angelica.

« Oy… On t’entend rire à l’autre bout de la rue, le taré… » La voix de Flint était pourtant dénuée d’ironie, et presque compatissante. L’ours savait, alors à quoi bon jouer… « Qu’est-ce que t’as lu qui te fait rire comme ça ? » Pas besoin de réponse, le brun s’était penché par-dessus son épaule et avait entamé la lecture. A quoi bon lutter pour qu’il cesse ? Il était plus fort, et surtout, Alois n’était pas en état de le faire. Le félin ne fit que venir se pincer l’arête du nez, soupirant à outrance, tandis que les yeux pourpres de l’ours s’agrandissaient à mesure qu’il lisait. Lorsqu’il eut fini, il se tourna vers le blond avec un regard qui en disait long sur sa pensée. Il allait réclamer la vérité, mais ce n’était pas possible… « Il faut leur dire. Tu ne peux pas laisser ça comme ça. » Le chat aurait probablement besoin d’un bon verre pour se détendre après, mais il n’avait pas de solution, il devait donner son point de vue.

« C’est hors de question. »

« Pardon ? Ecoutes moi le félin, y en a marre de tes conneries à deux balles, ces dossiers concernent Ban et Chiara, alors soit tu leurs dits, soit c’est moi. »

« Pas maintenant. » Avait-il claqué sèchement. « Nous avons besoin d’un chef, et Chiara n’est pas en état de jouer ce rôle. C’est à Ban de le faire pour le moment, donc ça doit rester secret. Il n’est pas prêt à l’entendre. »

« Conneries, en plus tu joues très bien ce rôle de ce que j’ai vu, alors cette histoire de… » Mais Alois le coupa, montrant son bras tremblant sous le nez de l’ours.

« Je ne peux pas tenir le rôle de chef de meute si je tremble tout le temps et manque de m’évanouir, ok ? » Il souffla par le nez. « Je ne sais pas ce que j’ai, mais dans cet état, il est hors de question que je tienne un rôle que je ne peux pas assumer. C’est clair ? Oui, je suis bon pour préparer des plans en cas de surprise, mais ce sont eux, les porteurs de l’espoir que nous cherchons tous. Je peux exécuter leurs ordres et pensées, par penser comme eux. Alors tu vas la fermer sur ce que t’as lus, et nous allons attendre que Chiara retrouve son état normal, et maîtrise Ban, c’est non négociable… » L’ours avait grogné, puis était partit se prendre un verre avant d’aller se coucher. Alois, lui, était resté là sur ce fauteuil, l’air dépité et las. La comédie cesserait bientôt, mais il devrait encore attendre… C’était leur seul moyen de survivre au désastre qui s’approchait à grand pas…

Et il n’avait pas d’autres choix…

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