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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Ven 21 Avr - 23:14
Ce n’était pas une grande surprise qu’il ait manqué le dernier train du soir. Pas plus que le fait qu’il s’était encore une fois égaré dans des rues silencieuses à cette heure tardive. La pluie battait son plein et l'alchimiste détrempé n'avait eu d’autres choix que de poser son manteau par-dessus son sac, parce qu’il ne voulait pas perturber les habitats et la fraîcheur de ses plantes. Il était 22 heures passées et il se cherchait un endroit pour l’héberger une nuit de plus. Il n’avait pas prévu de rester à Central une nuitée de plus alors il avait mal calculé son budget.

Son ombre mal reflétée par les lampadaires devaient renvoyer un reflet assez peu flatteur d’un homme bossu à la chevelure de neige. Il se persuada qu’il ne trouverait personne d’assez suicidaire pour ainsi errer dans les rues à une heure si tardive. Même dans cet isolement, il conservait son caractéristique sourire. Il avait une dentition parfaitement normale, mais son regard trahissait quelque chose de plus profond que son simple sourire.

Sa démarche elle-même semblait artificielle, forcée. C’était comme s’il voulait dissimuler quelque chose , mais pour ceux qui avaient pris la peine de s’attarder au-delà de l'apparence de cet homme habillé en civil, l'habit ne faisait pas le moine.  Il n’avait blessé personne depuis la fin de la guerre et, bien loin de la, il était même un homme honnête uniquement prêt à aider son prochain. La démarche si caractéristique lui venait de sa jambe droite, un automail de mauvaise qualité auquel il s'adaptait tant bien que mal.

Il ne savait pas dans quel quartier il se trouvait, tandis qu’il cherchait un hôtel quelconque mais peu dispendieux. Le fracas de la pluie qui pesait sur ses épaules était le seul bruit qu’il pouvait entendre hormis ses pas. Il passait une main sur son visage rapidement pour vérifier que le bandage sur non nez était bel et bien en place. C’était le cas, alors il n'avait plus de soucis à se faire avec son nez cassé.

Adalwen se disait en riant que sa posture légèrement penchée vers l'avant et l’éclairage lui donnait un air rappelant beaucoup sa chère tortue Xinoise qui grognait son mécontentement dans son sac. Il fallait dire que celle-ci était rarement de bonne humeur et que son cri était surprenamment fort. Puisque son nez était crochi par sa chute diurne, il respirait uniquement par la bouche, ce qui ne l'empêchait pas de sourire.

Le jeune homme ne s'arrêterait pas de marcher tant qu’il n'aurait pas trouvé un endroit pour se reposer. Il ne voulait pas du tout dormir à l’extérieur encore une fois et passer pour un clochard. Il y avait aussi eu cette nuit dans un bâtiment qu’il croyait désaffecté, jusqu’à ce qu’il soit chassé par son propriétaire, un individu qu’il avait à peine remarqué malgré ses cheveux roux. Ce borgne lui avait réclamé une poignée d’herbes en guise d’indemnisation, ce qu’il avait fait aussitôt. Evidemment, il ne lui avait donné que des fines herbes utiles pour la cuisine, sans risques.

La prudence était toujours de mise, malgré le fait qu’il ne touchait presque jamais à son couteau. Celui-ci était dissimulé dans l’une de ses manches afin d’être toujours à portée de main si son alchimie se révélait inefficace. Bien sur, il ne plaçait son arme la uniquement s’il se trouvait dans des situations ou il ne se sentait pas en sécurité. Il ne voulait pas que son petit soit orphelin à cause de sa propre naïveté.  

     Il savait que le métier qu’il exerçait lui causait de la tension et ses ongles rongés en était la preuve la plus manifeste.  Son propre bien-être passait après celui des honnêtes civils qu’il s’était juré de protéger. Ce n’était pas en regardant son passé qu’il serait utile et qu’il obtiendrait pardon pour ses crimes.  Il riait doucement à l’ironie de sa propre situation, tandis qu’une énième porte se fermait devant lui.

      Il ne devait pas se montrer affecté et poursuivre ses recherches. Ce fut un Adalwen entièrement plongé dans ses pensées qui ne remarqua pas la présence d’une ombre beaucoup plus prédatrice que ce qu’il aurait cru pouvoir rencontrer en cette soirée.
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Sam 22 Avr - 13:06

5 Novembre 1914

Son auto-mail flottait dans les airs. Sa tête lui tournait. Agréablement. Il ne ressentait plus la douleur qui alourdissait son bras droit. Il bougea les doigts métalliques comme s'ils étaient le parfait raccord à son cerveau. Pourtant cela s'était fait depuis peu. Il avait beaucoup de mal à encaisser la douleur de la rééducation. Il y a quelques semaines, Logan avait commencé à se droguer, sans restriction. Il respectait les doses, pas encore assez fou pour se donner la mort de cette manière. Ce qu'il recherchait au premier abord, était la fin de l'agonie pour mieux continuer à traquer. L'opium, sous sa forme de gommes mettait des heures à agir. Mais contrairement à son dérivé qui se fumait, il était beaucoup plus efficace et moins soporifique.
Ce qu'il sous-entendait alors par « sans restriction » était le nombre de drogue qu'il ingérait en même temps. Pour ne pas à avoir à piquer du nez toutes les minutes, il avait associé l'opium à la poudre de cola. Un mélange explosif qui lui permettait de rester aux aguets et efficace au combat. Logan ne ressentait la douleur que lorsque les effets se dissipaient. Au bout du quinzième jour, il avait finit par savoir quand reprendre sa dose avant que la souffrance n'est le temps de revenir.

Obsédé par cette traque, il se foutait complètement du reste. Ces derniers temps, les chimères qu'il avait croisées furent coriaces. Bien trop, à son goût. Ces défaites, entassés les unes sur les autres, le rendait fébrile. Mais depuis qu'il n'avait plus un bras de chair rattaché à son épaule droite, Logan n'avait plus son travail de serveur. Ce dernier était fort utile pour l'observation. A présent, il balayait les rues de Central City. Malgré la mauvaise image que cela pouvait renvoyer, c'était aussi un bon moyen d'arriver à ses fins.

Mais pour l'heure, ce n'est pas munit d'un balai qu'il sillonnait les rues. Il était tard. C'était un moment propice pour chasser. Le dos appuyé contre un mur, au fond d'un cul-de-sac, il guettait. Une main dans la poche. La nuque pliée en arrière, la tête flottante. Elle bougeait au rythme d'une mélodie invisible. Seul à l'entendre, Logan esquissa un sourire. Il porta la bouteille de bière qu'il tint à ses lèvres et bût goulûment. Cette grande gorgée le rafraîchit. Il suait, malgré la pluie. Il coinça la bouteille entre ses cuisses et plongea ses doigts dans ses cheveux. Ses iris rétrécirent un peu plus. Logan se sentait bien, malgré sa soif meurtrière.
Une ombre passa devant lui. Une autre. Puis encore. Il voyait chacune d'entre elles. Tous ces gens. Ils rentraient chez eux. Ou bien dans un bar. Ou peut-être qu'ils se promenaient simplement. Logan avait la sensation de les observer au ralenti. Il se donna un coup de paume contre la tempe. Elles filèrent plus vite, sous ses yeux perçants. Il rigola. Il trouvait ça génial. Alors Logan recommença. Son poing caressa sa tempe. La musique fut percutante. Les ombres ralentirent à nouveau. Son poignet tremblait, faisant grincer les boulons.

Le temps défila. Vite. Les rues se vidèrent. Il but sa bière. Puis une autre. Où l'avait-il trouvé ? Il ne se souvint pas. Il termina sa énième gorgée et cala la bouteille vide vers ses chevilles. La tête penchée en avant, il compta le nombre de goulots entre ses jambes. Une dizaine. Il éclata de rire, les mains dans les poches. Un rat stoppa sa course sous ses yeux. Ils se regardèrent. L'un, la patte en suspens, le museau en l'air. L'autre, le nez en bas et les yeux écarquillés. La petite bête, ne le voyant pas bouger vint renifler la bouteille au plus bas. Elle n'y trouva point son compte et trottina de l'autre côté de la rue. Logan la suivit du regard. Il observa le rat filer entre les jambes d'une ombre bossue. Il se redressa. Les bouteilles s'écroulèrent. Elles tombèrent sur le sol dans un fracas. La langue entre les dents, Logan inclina la tête. Le son vibra dans son cerveau. Il remua la tête :

« L'homme-renard »

Il perçut les cheveux immaculés de l'individu. Ce détail avait l'air important. Logan attrapa une bouteille au sol. L’étranger respirait fort. Le bruit décupla. Il ferma les yeux. Il entendit un grognement.

« L'autre du cimetière… »

Il s'approcha, le cœur léger. Les doigts repliés sur le goulot, il éclata la bouteille sur la tête de cet enfoiré. Mais quand il vit son visage de plus prêt, il comprit son erreur. Brutalement réveillé, un frisson vint surprendre ses épaules. Il grimaça et se pencha pour l'attraper par le col :

« Hé ! Coucou ! »

Il le plaqua contre le mur et cala son avant-bras sous sa gorge. Logan se refusait l'idée qu'il puisse s'être trompé. Il frétillait. Il sautillait. Logan se passa la langue sur les lèvres, un sourire non-mesuré sur ces dernières :

« T'es quoi ? T'es quoi ? Hein ? Allez. Un bossu dans ton genre, ça cache un truc ! Va s'y, grogne ! Couine ! Fais un truc ! Putain, fais-moi plaisir. Je me trompe pas. C'est pas possible, ça. »

Il tourna la tête, cherchant à attraper le rat du regard :

« … Tu te goures pas, mon con ?! T'es sûr de toi ?! »

Logan ramena ses yeux sur sa fraîche proie et éclata de rire :

« Non, je déconne. Il peut pas parler ! Hé-hé-hé. »

Il riait de bon cœur. Sans fausse modestie. Il n'était pas encore sevré de l'effet volage de la drogue. Celle-ci le rendait gai. Mais très taquin. Il ne mesurait plus le danger.
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: En correction, format tablette et pc tres different. Sam 22 Avr - 15:10
Un simple objet dur frappa sa tête et lui causa une temporaire perte de conscience. Ce n'était pas qu'il souffrait, mais le coup avait été brutal et soudain. La fatigue qu'il ressentait n'avait pas du tout aidé son cas. Quelques secondes avaient suffi pour que sa soirée soit chamboulée. Le voilà qu'il se sentait soulevé de terre, son pauvre sac contre le mur qui s'étirait derrière lui. L'attaque surprise n'avait pas pu être parée et l'arme du crime devait sans doute teindre ses cheveux de rouge. Il préférait de pas penser à cette éventualité, tandis qu'il s'efforcait de reprendre conscience.

Lorsqu'il se sortit de son état d'inconscience, cet homme avait posé son bras sous son cou, ce qui le gênait dans sa respiration. Celui-ci , vu d'aussi près était manifestement drogué et avait complètement perdu la moindre once de lucidité. Vraisemblablement, Adalwen se trouvait dans une situation délicate et son petit cure-dent de manche ne lui serait pas utile.

« T'es quoi ? T'es quoi ? Hein ? Allez. Un bossu dans ton genre, ça cache un truc ! Va s'y, grogne ! Couine ! Fais un truc ! Putain, fais-moi plaisir. Je me trompe pas. C'est pas possible, ça. »

Une voix qui frôlait la pure démence , un regard injecté de sang et ce grand sourire , il ne les oublierait pas de si tôt, enfin pour peu qu'il parvienne à survivre, cela étant dit. C'était un autre énergumène qui le prenait pour un monstre, mais cette fois, il semblait y avoir plus que juste la connotation habituelle.

Il réfléchit un long instant pour trouver une réponse adéquate pour cet homme, et un moyen pour lui de sortir de cette situation. Puis il se décida à user de son alchimie pour faire croitre une ronce épineuse à partir de la pousse située dans son sac. Pendant qu'il lui parlerait, il préparerait son attaque défensive. Il s'exprimait de son ton de voix sérieux, malgré le sourire qu'il conservait.

- Je ne suis pas doué pour les imitations animalières, monsieur. Je suis, figurez-vous, un homme servant ce pays et non, je ne suis surtout pas déformé d'une manière qui soit. Je ne sait pas qui vous cherchez ainsi, mais je ne suis pas la bonne personne, il n'y a pas le moindre doute.

Il n'attendit pas la réaction de l'homme avant de poser ses deux paumes contre son sac. Sa diversion verbale avait semblé vraisemblablement efficace, tandis que la plante transmutée s'interposait entre son assaillant et lui-même. Par contre, pour un homme drogué, cette ronce pouvait faire penser à une queue écailleuse.

Ce fut rapide pour Adalwen de repousser cet homme qui l'avait sournoisement attaqué. Sa ronce se pliait à son alchimie afin de ne pas faire perler de sang. Celle-ci s'était frayé un passage sous le sac, ce qui amplifiait l'effet de queue. L'alchimiste se contenta de bifurquer au tournant afin de tenter de semer ce fou. Il se sentait désolé pour sa fourberie, mais il ne pouvait pas tout bonnement laisser cet homme le tuer ou le laisser dans un état végétatif.

Pour une fois, depuis le jour fatidique , il lâchait son sourire de façade pour devenir sérieux. Son expérience lui indiquait que ce ne serait pas gagné aussi facilement. Il y avait chez cet homme un instinct prédateur , voire animalier , qui l'avait perturbé. Il n'avait senti ce genre d'attitude que sur le champ de bataille. Cet homme n'était pas un soldat , cela, il en était certain.

Malheureusement pour l'Alchimiste, il était entré dans un cul-de-sac et il ne pouvait plus reculer. Si cet homme le poursuivrait, il devrait combattre réellement. Bien qu'il n'en éprouvait pas l'envie, il allait être prêt. D'une main, il calmait sa tortue qui s'assoupit à nouveau.

La pluie battait son plein et il attendait, serein. Il ne laisserait pas transparaitre le moindre doute. Si cet homme l'attaquait, il lui montrerait l'étendue de son alchimiste. Ce fut pour cette raison qu'il se plaça dos au mur. Adalwen caressa calmement sa montre d'argent tout en achevant ses préparatifs. L'obscurité était un obstable de taille, mais cela n'empêcherait pas l'homme de défendre sa vie.
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Sam 22 Avr - 16:34
« Je ne suis pas doué pour les imitations animalières, monsieur. Je suis, figurez-vous, un homme servant ce pays et non, je ne suis surtout pas déformé d'une manière qui soit. Je ne sait pas qui vous cherchez ainsi, mais je ne suis pas la bonne personne, il n'y a pas le moindre doute. »

Logan hochait la tête, faussement patient. Soudain une ronce s’éleva entre eux. Les sourcils au plus haut, il ne cacha pas sa surprise :

« Waaaah ! »

La ronce l'éloigna de sa prise et il le regarda partir dans une direction pour le moins inefficace. La chose qui avait poussée sous ses yeux suivait l'allongement du corps du fuyard. Mais Adalwen Nito venait de s'enfoncer dans le cul-de-sac, jonché de bouteilles de bière. Logan tendit le doigt vers l'homme aux cheveux blancs :

« Putain, une chimère arbuste ?! »

Il leva les yeux au ciel.



[...]



Il inspira :

« Ah ! L'alchimie ! »

Il eut une absence. Si ce type était un alchimiste, pouvait-il être une chimère ? L'un n’empêchait pas l'autre ? Incertain, Logan le suivit. Il n'avait même pas envie de se mettre en colère, incapable d'admettre sa faute. Il était sur un nuage. Il rit comme s'il venait de renverser un verre sur le sol et que sa seule bêtise fut cette dernière.

« Va s'y, fais-moi un bouquet de roses ! Chantonna-t-il. »

Ça faisait des semaines qu'il n'avait rien eut à se mettre sous la dent. Rationaliser le faisait chier. Il finit par se dire que de toute manière, c'était trop tard. Il l'avait attaqué. Il s'était gouré.

«  T'es sûr que t'es pas un animal ? »

Ça faisait deux ans qu'il chassait à Central City. Il ne s'était jamais fait gauler. Seules les chimères étaient des proies. Et celles-ci n'avaient aucune bonne raison d'aller le dénoncer aux autorités.

« Un chien ? Non... Non... Attends, j'ai ! Un escargot ?! Une tortue ? Un chameau ? Un cheval ? Un cerf ? Un chat ! Un chat ? Une limace ? Un canard ? Putain... Attend, attend... Un lapin ? »

Il dessina les oreilles de ce dernier, derrière sa tête. Le regard insistant, il fit bouger ses index et majeurs collés l'un contre l'autre de chaque côté :

« Non ? Putain, allez ! Un orang-outan ? Unch Unch ! »

Il se sentit contrarié. L'alcool était un mauvais mélange avec la drogue ingérée. Il baissa les mains et fixa le mur derrière Adalwen Nito. Il tenta de réfléchir et il fit claquer ses bras contre ses hanches :

« Merde. »

Ses yeux tournèrent légèrement pour attraper le regard de son vis-à-vis :

« C'est pas grave ? »

Faussement désolé, il attrapa son couteau au fond de sa poche et débloqua la lame :

« A moi de te poser une devinette. Tu ferais quoi si tu sortais d'ici en vie ? Hum ? »

La langue contre les lèvres, il ferma un œil et fit mine de viser les parties intimes de son adversaire :

« Tu rentrerais sagement chez toi, mec ? T'oublierais tout ça ? »

Logan lui fonça dessus, prit d'un agréable vertige. Il avait la sensation d'aller très vite. Il bloqua la lame sous la gorge de l'alchimiste. Elle lui rentra dans la peau, juste au-dessus de la naissance de la clavicule. Il était à deux doigts de perdre les pédales. Logan le sentit, mais il couina :

« Alors ? Tu ferais quoi ? Dis ? Tu vois quoi ? Tu vois quoi ? Non… Pas mon visage, chantonna-t-il. »

Il leva la lame en dessous de l’œil d'Adalwen Nito :

« N'est-ce pas ? »
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Dim 23 Avr - 3:46
L’alchimiste déployait un grand effort pour ne pas céder à cette panique qui l’envahissait , tandis que cet homme approchait de lui. Il détestait particulièrement la violence depuis les atrocités de la guerre et il luttait ardemment contre cette émotion qui montait en lui. Ce frisson de peur mélangée à une fébrilité , il s’était promis de ne jamais y céder à nouveau. Le lui qui avait existé avant la guerre tentait de ressurgir, mais il se refusait de s'abaisser à cette brutalité trop facile. Il croyait avoir chassé de son esprit l’excitation du combat, mais elle revenait le hanter.

Il inspirait avec un calme apparent, mais celui-ci trahissait beaucoup plus qu’un calme sérieux. Ce fut avec une froideur déconcertante qu’il écoutait les propos délirants de cet homme obsédé par la faune. Comme s’il y avait une chance qu’il soit un animal. Décidément, cet individu était définitivement taré et il ne pourrait pas régler cette histoire pacifiquement. Il devait attendre le moment opportun pour neutraliser cette homme en versant le moins de sang possible. Il ne voulait plus passer pour un monstre dénué de la moindre valeur morale. Ses mains étaient suffisamment entachées ainsi.

La chevelure entachée de sang de Adalwen lui tombait un peu sur les yeux, tandis qu’il se faisait assaillir par cette homme dont il percevait à peine le visage imprégné d’une folie permanente et déformée d’un rictus malsain.

« A moi de te poser une devinette. Tu ferais quoi si tu sortais d'ici en vie ? Hum ? »

Alors cet homme croyait réellement représenter une menace à l’alchimiste paisible. Celui-ci ne devait pas avoir entendu parler de l’impressionnant décompte de ses victimes durant la guerre. Cela l'arrangeait dans un sens, tandis que celui-ci faisait mine de pointer son cure-dent vers son entrejambe. Même s’il tenterait un coup aussi bas, l’alchimiste avait déjà placé une ronce pour le défendre. Depuis qu’un de ses amis soldats avait reçu un projectile dans ce secteur, il prenait la peine de protéger ce secteur crucial.

Ce qu’il ferait en sortant de cet endroit? Il irait tout de suite dénoncer cet homme à ses supérieurs avant reprendre sa recherche d’un logis pour la nuit. Il ne voulait pas trop faire patienter son petit Taniel à qui il avait acheté une peluche de souris transmutée par un alchimiste de passage. Il devait survivre, pas pour lui, mais bien au nom de ceux qui n’avaient pas eu sa chance.

« Tu rentrerais sagement chez toi, mec ? T'oublierais tout ça ? »

L’alchimiste resta surprenamment stoïque tandis qu’il se contenta de le toiser de son regard turquoise à l’éclat qui ne traduisait absolument rien.  Oublier qu’il s’était fait attaquer par un maniaque, il ne le pourrait pas. Pas plus que les traits de son visage déformé par l’alcool.  Celui-ci avait entamé la chair de sa gorge de la pointe de son cure-dent et semblait visiblement certain de le dominer. Quel bouffon tout de même! Il saurait à ses  dépends ce qui l’avait rendu si redoutable durant la guerre.

« Alors ? Tu ferais quoi ? Dis ? Tu vois quoi ? Tu vois quoi ? Non… Pas mon visage, »

Il chantonnait gaiement tout en glissant le couteau de son cou jusque sous son oeil gauche. Cette douleur causée par cette lame qui creusait son visage le fit sourire d’un sourire bien différent de son habituel. Il n’apporterait sans doute pas la satisfaction que recherchait cet homme en le menaçant ainsi. Comme si cela ne pourrait pas être soignable. Au pire, cela ferait une cicatrice de plus à son tableau. Au moins, il avait fait un effort pour ne pas céder à l'excitation du combat. Tant que son regard ne croisait pas du liquide écarlate sur sa peau, il pourrait combattre cet homme en retournant ses menaces contre lui.

« N'est-ce pas ? »

Visiblement satisfait de son coup, son ennemi souriait d’un sourire niais alors que lui même posa les mains sur son sac, rapidement accompagné par plusieurs ronces plus agressives que les premières. Son propre rire résonna, assez sinistre, tandis que les ronces enroulaient l’homme allant jusqu’à lui serrer le cou. Pas assez pour le tuer, mais suffisamment pour lui montrer avec quel genre d'adversaire il jouait. Ses armes n'avaient pas d’épines pour ne pas laisser de traces. Il ne voulait surtout pas entacher sa propre réputation entachée.

-Je crois que je pourrais vous envoyer vos questions, monsieur. Que ferez-vous avec ces ronces qui se resserrent sur vous? Me faire peur? Il semblerait que vous ayez attaqué la mauvaise personne. Vous savez que vous avez de la chance, n’est-ce pas?  Vous êtes aux premières loges pour une démonstration de l'alchimie offensive de Greentomb. Et, croyez-moi ...

Adalwen leva ensuite un pied avant de frapper au niveau des jambes de son adversaire afin de le faire vaciller. Il s'exprimait d’un ton de voix extrêmement sérieux , et son sourire carnassier n'augurait rien de bon.  Non, Adalwen n’était pas un criminel sans foi ni loi, mais des expériences antérieures lui avaient fait développer une certaine forme de masochisme qui le poussait à sacrifier sa survie au nom du combat. Il n’avait pas l’intention de tuer cet homme, mais uniquement de le neutralisant tout en lui donnant une leçon.

-il est bien rare que j’accorde cet honneur. Il faut croire que vous soyez  le premier en quatre ans qui m’ait suffisamment provoqué pour que j'en éprouve l'envie de me battre. Vous appréciez ces ronces qui vous étouffent lentement?  

L’alchimiste se déplaça ensuite vers sa gauche afin de pouvoir rejoindre l'autre partie de la rue. Il ne pourrait pas triompher en restant dans cette ruelle. Ce qu’il n’avait pas prévu était ces bouteilles de bières sur le chemin. Il prit son couteau dans une main et trancha les ronces qui sortaient de son sac, afin de distancer son adversaire.  Il ne prit pas la peine de regarder si celui-ci se libérait, tandis qu’il accéléra son pas vers la rue d'où il venait. Il se croyait tiré d'affaire quand sa jambe artificielle se décida de faire des siennes.
Celle-ci le fit trébucher sur des bouteilles vides et mouillées , ce qui lui causa une chute brutale et extrêmement douloureuse. Des éclats de bouteille avaient entamé sa chair, mais il se releva en riant. Bien évidemment, il tituba tout en allant directement sous l’un des lampadaires. Son sac était percé, mais il n’y prêtait pas attention. Il n’avait perdu que ses capsules d’opium, et il en avait beaucoup d’autres plants chez lui.

Sous la lumière, il verrait de manière claire le visage de son assaillant et il pourrait faire un rapport bien détaillé auprès de ses supérieurs. Pour l’instant, il pourrait encaisser le combat et assommerait cet homme lorsqu’il aurait eu son information manquante. Ou étais-ce plutot un  désir de combattre encore un peu qui le motivait à attendre cet homme de pied ferme.
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Dim 23 Avr - 14:32

De nouveau, les ronces furent de la partie. Lisses et souples, elles vinrent lui obstruer les voies respiratoires, se resserrant sur sa gorge. Elles s'enroulèrent autour de ses bras, de ses jambes. Logan croisa le regard de Adalwen Nito. Ce fut rapide. Un sourire se referma sur ses lèvres. Son vis-à-vis ne manqua pas d'ajouter quelques mots à sa parade avant de lui donner un coup dans les tibias, le faisant chuter. Logan ne put enfreindre les règles de la gravité, tombant lourdement de par ses auto-mails de chaque côté. Le citoyen souriait.

« Il est bien rare que j’accorde cet honneur. Il faut croire que vous soyez  le premier en quatre ans qui m’ait suffisamment provoqué pour que j'en éprouve l'envie de me battre. Vous appréciez ces ronces qui vous étouffent lentement? »

L'interpellé hocha la tête rapidement, se retenant de ne pas expulser ses dernières bulles d'oxygène, coincés au fond de sa bouche. Adalwen partit bien vite, comme pour refouler quelques envies.
Logan libéra les siennes. Pendant que son assaillant trébuchait, il enserrera dans ses doigts de métal, la sinueuse ronce qui l'entravait. En forçant un peu, il put l'entendre grincer sous ses paumes. Ses phalanges de métal pénétrèrent la chair végétale, brisant ses liens à force de persévérance.
La bête était libérée. Une chose lui revint en tête : Qu’advienne que pourra. Il ricana. Logan était conscient de ne pas être aussi animal qu’une chimère. Le but n'était pas de l'être. Il voulait seulement s'assurer d'une chose, ce soir. Ne pas être la cible des autorités locales. Il était loin de savoir que sa victime potentielle était un alchimiste d’État.

« Alors, jouons, souffla Logan en se relevant. »

Il étira ses bras. Le métal tira sur ses épaules. Il n'en ressentit pas l'effet désagréable. Logan se dévêtit de son maillot. Il le déchira bien facilement grâce à ses biceps d'acier. L'adolescent qui s'était chargé de son auto-mail avait fait du bon boulot. Sa peau se faisait marteler par la pluie abondante. Il avait chaud. Très chaud. Les cicatrices sur son torse étaient encore vivaces. C'étaient les griffes d'un renard. Celles sur son flan dessinaient un barbelé. Il ignorait encore que c'étaient celles d'un lynx. De multiples bleus violacés maquillaient son dos, ses clavicules et son bas-ventre.
Il cacha sa bouche et son nez avec le sombre morceau de tissu qu'il referma derrière sa tête. Ses yeux perçants balayèrent le fond de la rue. Il inclina la tête. Ses doigts dansaient. Il attrapa le manche de son couteau, faisant grincer la lame contre le sol en le soulevant.

Il courut pour rattraper son adversaire. Pour cette fois, il garda le silence, hâté par sa soif de revanche. Il pila net devant un objet sur le sol. L’équilibre instable, ses bras nagèrent. Soudain, ses yeux s'illuminèrent. Logan continua de courser son adversaire. Il vit sa silhouette sous la lumière d'un lampadaire. Alors il accéléra. Arrivé à sa hauteur, il ne s'arrêta pas, et sauta :

« Et c'est le but !! »

Ses pieds percutèrent l'estomac d'Adalwen et Logan chuta en arrière. Il se rattrapa sur le dos, les bras pliés, les paumes sur le sol. En une pirouette, il se releva. Ses épaules se soulevaient avec grandiose à chaque inspiration. Ses yeux riaient. Il posa son genou sur le torse de Adalwen et se saisit de son poignet d'une main de fer :

« On va jouer à un jeu. »

Il planta la lame dans la paume de l'alchimiste et la tourna d'un coup sec à l'intérieur de la peau.

« Tu fais ressortir encore un truc de ce genre et je t'enfonce cette lame dans la bouche. »

Il esquissa un sourire, invisible derrière le tissu.

« Tu caches quoi dans ton sac, l'alchimiste ? Y'a pas que des ronces là-dedans. »

Il se redressa pour mieux s'asseoir sur lui. Sans délicatesse aucune. Du pouce et de l'index, il vint forcer la bouche d'Adalwen à s'ouvrir avant de retirer brusquement la lame de sa paume. Il la plaqua contre sa langue :

« Deux putains de défaites ! Deux chimères de mes deux ! C'est pas un alchimiste qui va tout détruire ! T'as pas voulut oublier ce que t'a vu ? Alors tu seras comme les autres. Hé-hé-hé ! »
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Dim 23 Avr - 20:36
Cet homme, presque un animal, lui avait enfoncé des éclats de verre dans le corps en voulant le faire tomber. Il la sentait, cette douce sensation de douleur qu’il avait tant voulu chasser de son esprit. L’odeur du combat l’enivrait plus que n’importe quelle drogue: il était à nouveau en pleine bataille avant que tout cela n’arrive. La même frissonnante émotion l'avait pris de revers lorsqu’il avait défié ce salopard qu’il appelait père. Il se battrait jusqu’au bout, et ce malgré le fait que cet homme lui écrasait le thorax.

Maintenant masqué sous la lumière, il voyait parfaitement son regard bestial. Un criminel sans foi ni loi, manifestement. Étais-ce peut-être ce fameux tueur balafré qui s’attaquait aux militaires et qui était impliqué dans l’affaire du cimetière détruit. Peut-être serait-ce son jour de chance d’avoir mis la main sur un visuel de ce mystérieux assassin. Non, Adalwen ne visait pas la victoire, mais bien le rassemblement d’informations qui lui seraient utiles.

« On va jouer à un jeu. »

L’homme, de son jappement dénué de sens , semblait s’amuser à ses dépends. Encore un autre qui le ridiculisait sans vergogne. L’insulte fut amplifiée lorsque celui-ci lui enfonça son cure-dent dans le centre de son cercle de transmutation situé sur la paume de sa main. Il tenta de se dégager, mais ce faisant, il fut aux premières loges du sage qui en sortait et la lame qui tournait. Cette simple vue de ce rouge le ramena brutalement à la réalité. Ce sang,lui rappela ce souvenir qu’il cherchait à chasser.

Ce n'est pas le moment, se disait-il, tandis qu’il tombait victime d’un choc vagale. Inconscient, il ne pouvait plus se défendre de cet homme et se retrouvait plongé dans le cauchemar de la guerre. Ce fut moins long que l’habitude, puisqu’il fut réveillé par un secouement de cet homme qui lui avait plaqué sa lame contre sa langue qui s’entaillait un peu au contact du tranchant métal. Génial, il avait maintenant le goût du poisseux liquide en bouche.

« Tu caches quoi dans ton sac, l'alchimiste ? Y'a pas que des ronces là-dedans. »

Les mots de l’homme qu’il avait à moitié entendu lui revenaient en tête, mais il ne comptait pas lui répondre. Non, Adalwen ne céderait pas à cette torture. La douleur était un délice à ses yeux, la seule drogue qui fonctionnait encore sur lui. L’adrénaline était quelque chose de si agréable, et pourtant, il était bien rare qu’il se laissait dominer par elle.  Il jouerait avec cet homme, puis, lorsqu’il aurait eu les information qu’il voulait, il partirait.

Ce ne serait que plus tard que la douleur désagréable lui reviendrait. Mais pour l’instant, il s'enivra d'elle tout en gardant un surprenant sérieux. Il n’était plus le pacifique Alchimiste ramolli par la guerre, mais bien le soldat qui cumulait les victoires comme des trophés. Celui qu’il ne croyait plus jamais voir resurgir. Il ne remercierait pas son assaillant de lui avoir fait gouter à nouveau au goût exquis du combat.


« Deux putains de défaites ! Deux chimères de mes deux ! C'est pas un alchimiste qui va tout détruire ! T'as pas voulu oublier ce que t'a vu ? Alors tu seras comme les autres. Hé-hé-hé ! »

Cet homme était définitivement fou à lier et avait tué d’autres personnes avant lui. Mais ce qui le marqua plus que tout était cette mention aux chimères. Quel civil affrontait de ces créature ou, même, en côtoyait. Il y avait là un sujet à creuser et cela l’intriguait profondément. Tant qu’il pouvait se battre, avec ou sans son alchimie, il ne se laisserait pas vaincre aussi facilement. La première chose qu’il fit fut de tracer un cercle alchimique à l'aide de son sang sur son sac. Ce cercle lui permit ensuite d’invoquer encore une ronce pour faire reculer le couteau de sa bouche en tirant sur le bras de l’homme.

De ses bottes, il tenta de pousser son ennemi afin de le faire quitter son torse. Cela échoua lamentablement, donc il dut faire une autre ruse. Il décida de tenter de se lever malgré le poids additionnel sur lui afin de le déséquilibrer. Son dos craquait, mais il s'en moquait pour l'instant. Cela fonctionna suffisamment pour qu’il puisse respirer de manière raisonnable, sans pour autant être sorti d’affaire. Il devait préparer ses prochains coups afin de le neutraliser suffisamment longtemps pour prendre sa fuite. Il devrait jusque la encaisser les coups sans sourciller ou faillir en raison du sang.
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Lun 24 Avr - 16:20

La musique revint. Plus percutante. La drogue était hilarante. Il avait couru et agit si vite que son cerveau semblait très, très léger. Avec Adalwen Nito qui tentait tant bien que mal de se déloger de sa place inconfortable, Logan riait à pleins poumons. Il ferma les yeux et siffla la mélodie. Elle était énergique. Le couteau qu'il avait dans la main s'envola avec celle-ci alors qu'une ronce séparait la lame de son repas.
Logan ne se découragea pas, les cuisses refermant le torse de son assaillant, il leva les bras en l'air et se pencha sur lui :

« Hé ! T'entends ça ?! »

Il bougea son bassin au rythme de la musique, consciencieux de maintenir son équilibre sur Adalwen alors que celui-ci tentait de l'y faire tomber. Il ne put s’empêcher de se dire que la traque d'humains avait un goût différent qu'avec les chimères. Mais que ce n'était pas déplaisant. Les humains étaient moins coriaces que les bêtes. Pour le coup, c'était une chance même s'il ne s'en rendait pas compte. Il pouvait remercier la phobie de son vis-à-vis sans vraiment la connaître. D’innombrables éléments venaient saluer sa victoire sur Adalwen Nito. Il en rit encore. Les trompettes s'en donnaient à cœur joie. La batterie était frénétique. Quand ce fut le refrain, Logan asséna un coup de poing métallique dans les dents de sa victime. Le couplet recommença. Son autre main percuta la joue du malheureux. Sa tête bougeait en rythme alors qu'il chantait :

« On ne s’énerve pas. On ne s’énerve pas ! Des défaites, c'est pas grave ! Je les aurais. Mais pour ça, il faut que tu crèves. »

Euphorique, il se pencha sur Adalwen et enserra son visage entre ses mains de métal. Il lui secoua la tête, sans casser le rythme :

« Oh qu'il est beau, il est tout rouge, il est tout mignon. T'es sûr que t'es pas un petit chat ? »

Il inclina la tête :

« Tu te souviens ce que j'ai dis ? J'allais t'enfoncer la lame dans la bouche si tu refaisais apparaître une de ces merdes ! »

Il s'empara de la lame avec violence et la glissa sous la langue d'Adalwen. La pointe vint agresser le muscle visqueux et rentra en son centre. Il prit garde à ne pas toucher les artères qui sillonnaient, se départageant en trois branches. Logan esquissa une grimace, les yeux écarquillés pour mieux apprécier son œuvre. Il sortit sa langue, la secouant de gauche à droite, faussement empathique à la douleur de sa victime. Soudain, son regard devint très précis. La bouche grande ouverte, tel un enfant concentré sur un dessin ingénieux, il retint la mâchoire d'Adalwen :

« Bouge pas, je vais me rater. Pour le coup, si tu fais apparaître quelque chose, t’es plutôt dans la merde. Mais je tiens mes promesses ! Il ne faut jamais faillir à sa parole. Tu sais quoi... T'es plutôt un bon chevalet. C'est pas mal de pouvoir s’entraîner sur toi, pas vrai ? Hé-hé. Attends, bouge pas, bouge pas. J'ai presque fini. »

Il retira doucement la lame. Son visage à quelques centimètres de celui de sa victime, son ton devint très sérieux :

« T'aurais dû passer ton chemin, tu ne crois pas ? Regarde ce que tu me fais faire. Je voulais pas. Je voulais pas. T'es humain. Je voulais pas. Mais tu peux pas sortir de là, vivant. Tu comprends, hein ? Si tu dis quelque chose, n'importe quoi, je suis fichu. Il faut que je les retrouve et que je les tue avant qu'ils fassent du mal à quelqu'un ! Tu comprends ?! »

Logan se passa une main contre le front, hilare. Dans sa tête, un combat acharné battait son plein. Il avait presque conscience que son acte était mauvais. Mais il ne savait plus pourquoi. Quelle était la différence entre un humain et une chimère ? Au jour d'aujourd'hui, les humains se faisant autant de mal. Il oublia cette réflexion aussi vite qu'elle fut venue  :

« J'aurais pas dû boire, putain. »

Ça le rendait mélancolique. Il le sentait. L'euphorie faisait place à un sentiment plus dangereux. La tristesse. Logan tenta de calmer sa respiration haletante. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il était faux. La paranoïa était un symptôme de la drogue très sensible. Il s'égosilla :

« Ne me regarde pas ! »

Il leva la lame et la planta dans l’œil gauche de son adversaire. Mais l'arme ne s'enfonça pas. Elle  glissa, griffant la joue dans la continuité de son mouvement. Logan resta stupéfait.

« Putain. T'es quoi ? Une poupée ? »

Il éclata de rire et se releva. Dans son élan, il attrapa les chevilles d'Adalwen et le tira dans l'ombre. La lumière du lampadaire n'éclairait que quelques perles de sang. Il sentit un spasme lui traverser le corps. La tête tremblante, sa voix fut plus grave :

« Je vais couper tes fils, marionnette. »

Il mordit la lame de son couteau et sortit le câble de caoutchouc de sa poche de pantalon.
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Lun 24 Avr - 19:56
L’euphorie de la douleur croissait à chaque coups assénés par cet homme.  Le sang emplissait sa bouche, mais il ne laisserait rien paraître. Des os avaient craqué, il le sentait bien, mais cela ne le dérangeait plus du tout. Laisser cet homme jouer un peu avec lui, puis frapper lorsqu’il baissait sa vigilance. Cet animal croyait pouvoir le dominer. Il ne se méfiait pas du tout de ses mains qu’il plongea dans ses poches, tandis qu’il ne prêtait plus attention aux inepties de son agresseur.

Le sang lui emplissait la bouche, après qu’il lui ait transpercé la langue, mais il avait saisi l’arme de sa contre-attaque. Cette bête n'avait pas cessé de l’attaquer alors il se laissait emporter par la sublime joie du combat. Tant pis s’il faisait des dégâts collatéraux. Il renverserait la situation au moment qu’il jugerait opportun et lui ferait gouter de ses graines qu’il dissimulait dans ses poches.

« Bouge pas, je vais me rater. Pour le coup, si tu fais apparaître quelque chose, t’es plutôt dans la merde. Mais je tiens mes promesses ! Il ne faut jamais faillir à sa parole. Tu sais quoi... T'es plutôt un bon chevalet. C'est pas mal de pouvoir s’entraîner sur toi, pas vrai ? Hé-hé. Attends, bouge pas, bouge pas. J'ai presque fini. »

Il ferait apparaître quelque chose et il ne s’y attendrait pas du tout. Ses ronces défensives n’avaient pas pour but de blesser cette brute sans morale, mais son dernier-recours le blesserait à coup sûr. Il ne connaissait personne qui s’en était sorti indemne après avoir subi le fruit de ses recherches personnelles. Bien sur, cela lui prendrait toute son adrénaline, mais ce n’était qu’un détail.

« T'aurais dû passer ton chemin, tu ne crois pas ? Regarde ce que tu me fais faire. Je voulais pas. Je voulais pas. T'es humain. Je voulais pas. Mais tu peux pas sortir de là, vivant. Tu comprends, hein ? Si tu dis quelque chose, n'importe quoi, je suis fichu. Il faut que je les retrouve et que je les tue avant qu'ils fassent du mal à quelqu'un ! Tu comprends ?! »

De quoi parlait ce fou? Des militaires qu’il abattait sans la moindre honneur ou bien de ces chimères qu’il hallucinait sans doute? Adalwen n,en avait pas la moindre idée, et cela ne lui importait plus, tandis qu’il fixa son adversaire droit dans les yeux, sans laisser transparaître la moindre émotion. Sa paume entaillée aidait pour son attaque. Il attendait le moment parfait pour lancer sa transmutation. Plus sa chair se faisait entailler, plus il trouvait l'énergie pour se battre.

« Ne me regarde pas ! »

Visiblement, cet homme souffrait de paranoia aigue, tandis qu’il lui abattait son couteau sur son oeil de verre, mais la lame glissa et forma une entaille parallèle à son autre qu’il lui avait infligé. La surprise se lisait sur le visage de cet homme qui ne s’était pas attendu à ce qu’il ait un faux oeil. Il avait presque eu envie de lui dire : ‘’ désolé, mais quelqu’un est passé par là avant toi’’ mais il se retint.

« Putain. T'es quoi ? Une poupée ? »

Une poupée, celle-là était la meilleure qu’il avait entendu depuis un moment, mais il ne rirait pas à cette plaisanterie, puisqu’il savourait la préparation de son dernier coup. Cette attaque sur son oeil confirmait ses soupçons. Il avait bel et bien croisé ce tueur de militaires qui combattait au couteau et au fusil. Il n’était pas aussi impressionnant que ce à quoi il s’était attendu, mais cela le motivait à le neutraliser. Non, il ne serait pas celui qui l'arrêtera, puisque son corps serait incapable de résister jusqu’au Quartier Général.

L’homme le tira dans l'ombre du lampadaire. Une idée bien terrible qui lui donnait le signal de sa contre-attaque. Il savait exactement ce qu’il lui ferait. Celui-ci parlait d’une voix plus grave, comme animé de desseins encore plus sombres.

« Je vais couper tes fils, marionnette. »

Celui-ci semblait chercher quelque chose dans ses poches, tandis qu’il tenait son couteau dans sa bouche. Parfait! L’inattention de cet homme lui donna le temps de joindre ses deux mains pour créer une lance qui se nourrissait de son sang pour croitre. Celle-ci transperça le flanc de son assaillant , et lui injecta son plus grand secret: cette plante avait des épines aux propriétés paralysantes.  Il fit ensuite un mouvement brusque pour casser la branche avant qu’elle ne le rende inconscient. Il voyait déjà un rictus se former sur le visage de sa victime, tandis qu’il se relevait péniblement.

L’alchimiste avait un grand sourire sur les lèvres, tandis qu’il admirait cette plante réduire son ennemi à l'impuissance pour un trente minutes. Son sourire était teinté d’une certaine cruauté, tandis qu'il allait doucement récupérer son sac. Ses ronces, ce n,étaient pas que de simples ronces et cet homme le saurait bien assez rapidement. L'idée de lui tracer une saucisse sur le front avec du jus de betterave tachant lui avait frôlé l'esprit mais ce qu'il allait lui faire serait nettement plus insultant.

Il ouvrit l'un des compartiments de son sac avant de sortir un mélange d,engrais non entamé par ses plantes et le vida entièrement sur celui qui lui avait infligé une douleur semblable à celle du champ de bataille. Evidemment, pour ses rosiers, le meilleur engrais était des matières fécales d'animaux soigneusement traitées pour ne pas que l'odeur dégage trop. Il était particulièrement heureux d'ainsi humilier son adversaire qui ne pouvait rien faire.

Ensuite de quoi, il lui suffisait de transvider un sac de graine par-dessus le terreau ainsi placé et de laisser son alchimie faire. En un très gros quinze minutes, l'homme était recouvert d'un jardin de roses fleuries et aux ronces aiguisées qui lui lacéraient la peau. L'entièreté de son terreau improvisé avait disparu de sa victime, mais il restait que l'homme était devenu un véritable jardin vivant. Oui, bien sur, il avait fait un usage immature de ces roses qu'il s'était acheté pour poursuivre ses recherches, mais il allait faire passer cela comme une recherche sérieuse. Qui-sait? Peut-être avait-il trouvé un nouveau moyen de neutraliser un ennemi?

L'alchimiste recula à nouveau vers la source de lumière avant d,admirer le spectacle avec un rire sincère. Définitivement, il ferait le coup à quelqu'un qui l'aurait embêté. Cette manœuvre devait sans doute mieux fonctionner sur une victime endormie. Et, il devrait la modifier pour la rendre utile dans une situation de combat réel. Du moins, plus réel que cette simple attaque nocturne.

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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Sam 29 Avr - 12:16
Le tissu qui recouvrait son visage s'étirait sous la lame de son couteau entre ses dents. Logan tira le câble qu'il tint entre ses deux mains de métal. Soudain, il sentit quelque chose lui pénétrer le flanc. Il baissa les yeux et inclina la tête. C'était très étrange. Il ne sentait rien. Pourtant, il décrivait parfaitement la déchirure de sa peau. Le sang qui coulait, obstrué par l'arme de son adversaire. L'hémoglobine dégoulina doucement, dessinant le contour circulaire de la lance. C'était chaud.

Adalwen retira l'arme d'un mouvement violent. Logan serra les dents. La lame lui glissa de la bouche. Elle tomba sur le sol. Plié en deux, il rentra son index et son majeur dans la plaie pour la retenir. L'air avait réveillé une infime douleur. Mais la drogue l’empêchait de ressentir les réelles sensations. C'était dangereux. Ainsi, il était incapable de raisonner et de déterminer si sa vie était réellement en danger.

Logan releva les yeux sur Adalwen. Les rouages de la mâchoire crispées. Même si la souffrance était moindre, un vertige le prenait. Quelque chose n'allait pas. Il déglutit difficilement, sentant un goût immonde englober sa bouche. Titubant, il observa le sourire de son vis-à-vis. Ce dernier confirmait silencieusement qu'il n'avait pas uniquement planté une lance anodine dans son flanc. Un genou à terre, il retira ses doigts de la plaie pour mieux s'appuyer au sol.

L'alcool, la drogue et maintenant ça ? Son corps ne semblait pas supporter la charge. Malheureusement le pire était à venir. Logan tomba. Dos au sol. Incapable de bouger. C'était une sensation horrible. Nerveux, il étouffa un sourire. La tête traversée de frissons.
L'alchimiste vida son sac au-dessus de lui. Logan aperçut d'infimes particules se renverser sur la totalité de son corps. Il commanda à son cerveau de tourner la tête. Pas de réponse. Il chercha à cracher ce qui se glissait dans sa gorge. Mais aucun signal. Son corps restait paralysé. Il eut du mal à respirer. Il garda les yeux fixes sur les gestes peu anodins d'Adalwen.

Au début, Logan ne comprenait pas. Son adversaire attendait quelque chose. Mais quoi ? Le jeune homme ne sentait pas les petites épines qui commençaient à se propager autour de lui. L'une d'elle, vicieuse, glissa le long de sa jugulaire. Elle caressa sa peau de son épine frileuse. Il papillonna des yeux, incapable de croire à ce qu'il se passait.

La musique n'était plus. Les frissons inégalables. Une ronce obstrua sa vue, telle une paume géante, agrémentée de griffes acérées. Les yeux exorbités, Logan ne put étouffer son râle. Des bourgeons se relevèrent en quelques secondes. Ils s'ouvrirent sur des pétales sanglantes.

« Cours ! Cours ! »

Soudain, il la sentit. La douleur. Les ronces encerclèrent ses jambes. Ses bras. Son torse. Elles s'insinuèrent dans son dos. Ses omoplates devinrent douloureuses, entre les petites piques et le pavé de la rue. Il hurla. Les roses n'étaient que des caches-misères, rendant son corps boursouflé de tâches pourpres.

« Pourquoi ? »

La douleur. Coincé entre un souvenir et la réalité, Logan se sentit petit. Il avait sept ans. Un homme-tigre lacerait son visage avec minutie. Ses griffes déchiraient les bourrelets de ses lèvres. Parallèles. Symétriques. Avec une lenteur accrue. Le goût du sang perlait contre sa langue.

« Chut. »

Le lampadaire transparaissait entre les ronces qui recouvraient son visage. On aurait dit un soleil. Au milieu des ombres. Tel un œil. La voix caverneuse de la chimère qui avait tué ses parents retentit dans sa tête :

« Une proie ! Pourquoi ? Haha ! Tu n’es que du bétail ! Haha ! Cours ! On s'amuse ? J'ai deja tué… Pourquoi ? Haha ! Du bétail ! »

Il hurla, les muscles tendus. Les doigts crispés, incapable de les serrer. Le rire d'Adalwen s'imbriqua sur celui de l'homme-tigre. De l'homme-renard. Du sien.
Il avait froid. Les frissons se propageaient comme des nuages de pluie. L'impuissance était telle qu'il se refusait à rester ainsi. Son cri de douleur devint hargneux. Il chercha à bouger. Mais rien. Rien ne répondait à sa demande.

Faible ? Fort ? Au fond, il ne se posait pas la question. Logan n'avait plus aucun repère. Qui était qui ? Quoi était quoi ? Alchimie ? Chimère ? Humain ?

Il avait sept ans. Et une chimère-tigre le fixait de haut. Il se souvint avoir un couteau. Il le chercha du regard, frénétique. Il gisait non loin. Ses pupilles folles s'immobilisèrent sur la silhouette d'Adalwen. La respiration haletante, Logan l'observa.
Une minute passa.

[...]

Une autre.

[...]

Puis encore une.

[...]

Son index bougea.

[...]

Il claqua des dents. Logan étira sa nuque. Elle répondit favorablement. Il cracha le mélange de terreau, de salive et de sang qui obstruait sa bouche. Il devait raisonner. Cette pensée fut furtive. Il plia le bras. Celui-ci grinça. Logan força. Tout son corps trembla.

[…]

Ses lèvres le piquaient. Elles étaient rouges. Le sang sillonnait sur son menton. Les cicatrices des ronces étirèrent sa chair. Il sourit. La haine dans les yeux. Son bras tremblait de par la force imposée dans ce dernier. Il plaqua son index de métal contre sa bouche :

« Chu-u-u-u-t. »

Son rire s’éleva. Faiblement. Puis il devint plus long. Plus fort. Plus cinglant. Sa voix tremblait. D’excitation :

« Cours… Cours ! »

D'un mouvement brusque, il dégagea son bras gauche. Il vint arracher les ronces qui dissimulaient son visage, ignorant prestement celles qui griffaient son cou. Logan chercha à se hâter pour poursuivre cet homme. Il eut du mal à se déloger de l'emprise des roses. Son râle de douleur percutait les murs tout autour, avec résonance.

« Je vais t'arracher les bras ! Le cœur ! Je vais te démonter ! Nous allons voir si tes tripes sont aussi rouges ! »

Il écrasa une rose dans sa main de métal :

« Je vais t'ouvrir le bide ! Te faire saigner ! Je vais terminer de te couper la langue et te la faire bouffer !! »

Il parvint à se remettre à genoux, griffé de toute part par les ronces persistantes. Le tissu qui recouvrait la moitié de son visage s'envola. Il s'étira pour s'emparer du manche de son couteau, délaissant le câble sans moindre mesure. Son esprit était fermé sur le souvenir du meurtre de ses parents. Il en oublia le fait qu'Adalwen n'était pas une chimère.
Logan s'extirpa des ronces, tirant avec ses jambes, ses bras, son dos. Il tomba violemment en arrière, en dehors de leur emprise lacérante. Entaillé de partout, il se releva. Son corps n'était qu'un tableau de cicatrices.

Mais...

Son estomac se retourna violemment. Il tituba et vomit. Un goût acide dans les joues, ses cheveux se hérissèrent. Il pouffa. Gémit. Puis rit de nouveau. La douleur commença à se propager. Elle commença par venir lui piquer la bouche. Il passa sa langue sur ses lèvres abîmées. Et il fonça sur Adalwen. Il lui asséna une gifle monumentale, et s'empara d'une lanière de son sac :

« Pourquoi ?! Hurla-t-il. Pourquoi ?! »

Il secoua l'alchimiste de deux mains fermes, la lame du couteau ressortant de la paume :

« Pourquoi t'as pas courut ?! Poursuivit-il. Pourquoi ?! »

Il inclina la tête :

« Tu avais mille fois le temps de courir !! »

Le visage de son père, à moitié déchiré sous les crocs de l'homme-tigre lui apparut. Ses lèvres bougeaient et des mots en ressortaient :

« Pourquoi tu n'as pas courut ?! Je suis mort pour rien ! Je suis mort pour rien, car tu ne bougeais pas ! »

Il cligna des yeux, mais Adalwen n'apparaissait pas. C'était son reflet. Un enfant de sept ans. Mortifié. Sans sommation, Logan lui flanqua un coup de tête. Leurs fronts claquèrent violemment l'un contre l'autre. Sa vue vibra. Mais il lui rentra son genou  dans l'estomac, le forçant à se plier en deux. D'une main ferme, il tira sur la chevelure immaculée d'Adalwen pour voir apparaître sa gorge. Il mit un élan farouche dans son geste et menaça la gorge de l'alchimiste d'une lame avare. Son mouvement resta en suspens. Les yeux dans les yeux. Le souffle court. La souffrance dans tous ses membres devint accrue. Son épaule droite lancinante. La lourdeur de son auto-mail lui apparut. Ainsi que des voix lointaines. La rue calme ne l'était plus.
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MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Sam 29 Avr - 19:25

Il n’avait pas fui. Quelque part au fond de lui brûlait un désir de se prouver qu’il restait une once du soldat qu’il avait été. Son frère l’accusait sans cesse pour son incompétence, alors il lui prouverait qu’il pouvait. Stoïquement, son sourire perdrait son éclat pour devenir ce sourire courtois mais habituel. Il semblait bien aller, mais il savait qu’il devrait rapidement avorter le combat. Comme lors de ses entraînements, il rejetterait cette douleur comme un vulgaire fruit de son imagination. Il ne pouvait pas renoncer maintenant. Les pieds bien posés au sol, il affrontait cet homme droit dans les yeux. Ce balafré fou… En lui, il voyait une manifestation physique de tout ce qu’il voulait chasser de son esprit.

La ronce perdait de son effet , tandis que le rire de cet homme s’élevait.  Même si le coeur d’Adalwen lui ordonnait de fuir, il refusait de renoncer. Il était maintenant certain que cette rencontre n’était pas due au hasard. La peur était omniprésente, mais il la dissimulait bien. Il affronterait sa peur de face, pour une fois. Il ne dérangerait pas Central pour aussi peu que ses blessures.   La défaite était imminente, mais il se montrerait vaillant jusqu'au tout dernier instant. Étais-ce de la folie? Sans doutes, mais il tenait une piste tangible. Il devait devenir plus fort mentalement pour encaisser les insultes des gens.

« Cours… Cours ! »

Adalwen se préparait à encaisser tout ce que cet homme lui dirait et lui ferait subir. Il savait pourtant que cela finirait mal pour lui, mais il devait lui prouver qu’il n’était pas un lâche qui fuyait lâchement. Même si son frère prodige n’était plus la , il sentait encore son jugement sur ses épaules. Son dernier regard le hantait constamment et il se devait de surmonter cela.  Comme tout alchimiste, il était à la recherche de sa vérité. La sienne passait par l’acceptation de son passé.  Malgré son adrénaline qui baissait et les légers spasmes dans sa main meurtrie, il toisait cette menace sans même sourciller. Peu importe dans l’état auquel il finirait, il voulait réussir pour une fois.

« Je vais t'arracher les bras ! Le cœur ! Je vais te démonter ! Nous allons voir si tes tripes sont aussi rouges ! »

La colère de cet homme était aussi ardente que ses hurlements de douleur tandis qu'il se défaisait péniblement des roses qui l’entouraient.  Adalwen nota mentalement la réussite de son attaque expérimentale tout en restant aux alertes, même si ce fou lui avait ordonné de fuir. S’il devait succomber , il le ferait la tête haute.  Il en avait marre de se faire appeler par le terme de lâche et de honte. Ses amis partis dans un monde sans doute meilleur n’auraient plus honte de lui. Non, Adalwen ne voulait pas ridiculiser davantage son nom et son frère.

Celui dont il ignorait le nom écrasa l’une de ses fleurs écarlates dans sa main tout en continuant un sinistre monologue qui aurait fait trembler n’importe quel homme doué d’un peu de bon sens. mais , Bien qu’Adalwen était terrorisé, il parvenait à maintenir cette façade de faux calme. Il n’avait que cela comme talent: dissimuler ses états d’âme aux gens.  Ce n’était pas qu’il était antipathique, bien au contraire, mais son instinct le poussait à ne pas se montrer aux gens. Il ne voulait pas inquiéter les autres alors il gardait tout pour lui.

« Je vais t'ouvrir le bide ! Te faire saigner ! Je vais terminer de te couper la langue et te la faire bouffer !! »

L’homme se redressa en tirant sur les ronces qui se brisèrent difficilement. Le corps de l’homme était ensanglanté et lacéré de toutes parts.  Adalwen comprit rapidement ce qui se passa juste à l'expression vide dans son regard. En fait, les deux n’étaient pas si différents que cela. Cet homme souffrait d’un traumatisme et s'y était plongé la tête première. Bien que l’alchimiste ne savait pas ce qui avait causé autant de folie chez cet homme, il était en quelques sortes ravi d'avoir pu cerner celui qui l’avait attaqué.

Adalwen se perdit temporairement dans ses réflexions tout en essayant de repousser les limites de son adrénaline, mais il fut brutalement extrait de celles-ci lorsque cet homme le glffla avec une telle force que l’os abîmé de sa mâchoire céda. Cette douleur fulgurante rompit la rêverie de la douleur agréable. Il serra les dents, en proie à une souffrance amplifiée par toutes ses blessures.  Sa propre respiration haletante trahissait ce mal qui le rongeait.


« Pourquoi ?! Hurla-t-il. Pourquoi ?! »

Adalwen se faisait secouer avec brutalité et il sentait sa vision qui se troublait légèrement. Il avait repoussé ses limites et résisté à son instinct de fuir, mais maintenant sa façade tombait peu à peu. Son corps exprimait sa souffrance, mais son visage restait toujours aussi impassible. Il sentait la lame du couteau entamer la peau de son épaule, mais il cherchait à sortir de cette étreinte mortelle. Il devait réfléchir et trouver un moyen de se sortir d’une telle situation .

« Pourquoi t'as pas courut ?! Poursuivit-il. Pourquoi ?! »

Les hurlements presque jappés ce cet homme agressait ses tympans, mais il était trop concentré à chercher un moyen de le neutraliser juste assez pour rejoindre une cabine téléphonique. Il passerait sans doute pour un lâche, mais il ne pouvait pas se permettre de mourir. Non, pas de cette manière du moins. Il ne pouvait se permettre de laisser son fils orphelin. Il l'avait promis à son frère et il tiendrait sa promesse. De toutes manière les jumeaux étaient si identiques que leurs noms se retrouvaient souvent mêlés malgré le fait que Aden ait été un simple soldat et lui un alchimiste.

« Tu avais mille fois le temps de courir !! »

Les paroles de l’homme grandement balafré confirmaient sa théorie du trouble de stress post-traumatique. Cela , pour Adalwen, expliquait bien des choses et, soudainement, il lui parut qu’il avait une chance de pouvoir s'en sortir.  Il n’avait qu’à attendre le bon instant et transmuter à nouveau sa lance paralysante. Toutes ses forces partiraient mais il parviendrait à une cabine téléphonique. Le sang avait un goût aussi amer que l’attente incertaine.

« Pourquoi tu n'as pas courut ?! Je suis mort pour rien ! Je suis mort pour rien, car tu ne bougeais pas ! »

Il lui hurla ces mots à l’oreille qui oscillait sous la douleur. Adalwen cherchait toujours sa solution quand il sentit le front de son agresseur percuter le sien avec férocité. Sa vision se troublait et il sentait qu’il était au bord de perdre connaissance, mais il résista en lâchant un sifflement de douleur. Il devait tenir encore un peu, sa main cherchait la graine qu’il avait remise dans sa poche.

Ce fut à ce moment qu’il sentit un coup en plein estomac et il tomba plié de douleur. Sous le coup, il cracha beaucoup de sang sur le sol, à moitié étourdi. Non, non, non...il ne devait pas céder à cette inconscience. Il devait riposter! Faire n’importe quoi pour se distancer de cet animal furieux. mais il tremblait et souffrait énormément.  Son oeil voulait se fermer, alors, il serra sa main douloureuse afin de reprendre connaissance. C’était cette souffrance qui lui permettrait de s'en tirer. Étais-ce un pari perdu d’avance ou une action folle?  Il n’arrivait pas à trancher entre les deux.

Le temps que sa vision redevienne claire, cet homme avait glissé une lame sous sa gorge et le fixait droit dans les yeux. Un silence pensait de plomb, uniquement interrompu par des souffles haletants. manifestement, les substances qui cet homme avait ingéré pesaient sur son corps et cela, ce minime détail, était ce qui allait sauver la vie de l’Alchimiste.  Sa mâchoire était bloquée dans son constant sourire et il n'arrivait plus à la bouger. Même s’il aurait voulu sortir une réplique épique à cet homme, il ne le pouvait pas.

Un mouvement rapide pour rompre cette immobilité et il invoquait une autre lance de taille plus modeste. Il perça la chair juste à côté de l'autre blessure qu’il avait infligé à cet homme, puis il inversa sa transmutation. La lame perça légèrement sa chair tendre, mais il profita de l’immobilité progressive de l’homme pour reculer et se rendre jusque sous le lampadaire.

Il avait besoin de ce support pour se relever, malgré l’engourdissement qui venait le chercher . Il avait accompli une fois l’exploit de se rendre jusqu’à son campement avec une jambe presque arrachée, il répèterait son exploit. Un pas devant l'autre, il laissait à l’ombre cet agresseur immobilisé. la douleur l’assaillait de partout et il sentait à nouveau ce sang lui emplir la bouche. Le jeune homme était sur le point de perdre connaissance, lorsqu’il vit apparaître une cabine.

Son sac n’était plus sur son épaule, mais il savait qu’il le récupérerait assez rapidement. Ses jambes tremblaient et menaçait de s’effondrer sous son poids, mais il repoussait encore l’inévitable. Vingt minutes et il avait atteint son objectif. Sa vue voulait lui faire défaut, mais il connaissait par coeur le numéro du quartier Général. Le plus ardu serait de parler dans son état. Il se souvenait qu’il y avait une boutique de fleuriste juste en face de sa position . Il n’était pas loin du Quartier général.

La voix aiguë d’une réceptionniste lui répondait de l’autre côté de l’appareil. sa voix blasée lui indiquait qu’elle était vers la fin de son chiffre de travail, mais il était forcé de l’interrompre.

-I...ichi...Greentomb...che….che...ch’aurais...bechoin...d’aide…

Il cracha du sang tout en parlant d’une voix hésitante et qui trahissait la douleur qu’il ressentait. Il peinait à formuler des phrases claires, mais il n’y avait aucun doute qu’il s'agissait de lui. Son accent était assez particulier pour ne pas être oublié.

-che...chuis...devant...la boutiche... de fleurichte….  ch’ai...été...attaqué….par...che…

Il ne dirait plus un mot de la soirée tandis que son corps s’effondra inerte au sol,  tenant toujours le téléphone dans sa main blessé. Lui-même était fier d'avoir résisté aussi longtemps à l'envie de paniquer.  Il savait qu’il serait retrouvé par ses collègues militaires et promptement conduit pour avoir des premiers soins. Il n'avait plus besoin de résister.


(...)

Il se réveillerait trois jours plus tard dans un lit d’hôpital et commencerait une longue convalescence. Il ne pourrait jamais oublier le regard de cet homme. S’il le reverrait, il l’éviterait comme la peste, parce qu’il avait frôlé la mort de beaucoup trop près à son goût. Evidemment, il rédigerait un rapport détaillé. cela contribuerait sûrement à ces rumeurs à son sujet. Il espérait ne plus jamais recroiser un tel monstre nocturne.

Cette expérience lui avait fait réaliser qu’il devait parfois choisir la retraite car il ne pourrait jamais se racheter s’il était mort et enterré. Il devait avancer et non plus stagner dans les regrets de son passé. Lorsqu’il irait mieux,il tenterait de vaincre sa phobie du sang une fois pour toutes. Il en était de sa survie, car il ne pourrait pas toujours compter sur l’ébriété de son assaillant.

Il devrait verser plus de sang et ne pas hésiter s’il se faisait attaquer à nouveau. Il ne permettrait pas une telle tragédie de se reproduire. Peu importe son honneur , s’il ne pouvait plus être la pour voir son fils grandir avec un sourire sincère aux lèvres. La gentillesse n’avait pas sa place dans une situation de survie et sa nonchalance lui avait presque tout couté.

Il tourna le regard et remarqua qu’on lui avait rapporté son sac déchiré, mais il entendait un petit bruit de mécontentement qui le réjouit. Sa tortue s'en était aussi sortie et en santé. Bien que li Ping Ping n’était qu’un animal, il la baladait avec lui depuis au-moins huit années. Il aimait à croire qu'elle lui portait chance. Évidemment, il devrait se réapprovisionner en herbes pour ses recherches, mais avec sa main droite inutilisable, il ne pourrait plus combattre avant longtemps.

Personne ne pourrait dire que Greentomb est un lâche et un menteur. Cette perspective le calmait, même si cela lui prendrait du temps avant de revoir son fils bien-aimé...
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

MessageSujet: Re: Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini) Lun 1 Mai - 16:38

C'était le matin. Les nuages rouges se dissipaient. Assis sur les marches devant la porte d'entrée de son studio, Logan écoutait la musique enjouée qui ressortait du caisson de la radio. Enthousiaste, les lèvres pincées, il suivit le rythme caractéristique en jouant des épaules. Ses doigts métalliques étaient creusés de petites entailles. La tête dans les nuages, il dansait. Un bandage autour de l'abdomen, Logan ne s’empêchait pourtant pas d'esquisser de vives mouvements pour suivre la musique. Son cou, ses joues et son front étaient violacés. D’innombrables cicatrices ornaient son corps et son visage. Son menton arborait un nuage pourpre dont il avait du mal à se débarrasser.
Son vieux voisin ouvrit le volet de son salon, la tête en dehors de la fenêtre. D'une main vigoureuse, il le salua :

« Bonjour, Logan ! Toujours de bonne humeur, mon petit ! »

Logan esquissa un sourire. Le vieux monsieur perdit le sien en décrivant les cicatrices sur ses lèvres et tout le reste :

« Qu'est-ce qu'il t’es arrivé, mon petit ? »

Logan inspira longuement. Il avait très envie de déblatérer des sottises sans nom. Mais il c'était déjà fait suffisamment remarquer. Il se leva des marches et brandit sa main métallique en signe de salutation. Il s'enfonça dans son studio sans daigner répondre. C'était mieux ainsi. La plupart de ses voisins le considéraient comme un simplet à la poisse invraisemblable. Il fallait que ça reste ainsi. Sans connaître la vérité.




[...]



La rue était vide. Logan fixait le sombre ciel, les bras tendus de chaque côté. Paralysé.

« Encore, putain ! »

Encore.

« Merci ! Merde ! »

Il ne faut pas oublier de le préciser, sinon il s’énerve.
La tête lui tournait violemment et il entendait Adalwen détaler. Il ne se rappelait même plus de son visage, accaparé par le souvenir de son passé.

« On se calme. On se calme. On se calme. On se calme. »

Il continua de le répéter à mesure que le rythme de son cœur se calmait. La pression de son récent auto-mail à l'épaule droite était intense. Il se sentit pressé. Il avait hâte de pouvoir rentrer chez lui et reprendre de l'opium.
Doucement mais sûrement, des ombres se penchèrent sur lui.

« Quoi ? »

Logan observa les cinq têtes qui le dévisageaient de haut. Il esquissa une moue dubitative, cherchant prestement à bouger ses doigts. Mais en vain. Les villageois commencèrent à commérer, plus pour se persuader de leur nombre face à lui et se rassurer :

« Quelqu'un a appelé la police ? »
« Oui ! Ils vont arriver ! »
« Où est passé le deuxième ?! »
« Je l'ignore ! Je l'ai vu partir par là. »
« Je vous dérange ?! »

Logan renifla bruyamment. A sa question, les quelques personnes réunis autour de son corps inerte sursautèrent. Ils firent un pas en arrière, avant de constater qu'il ne pouvait toujours pas bouger.

« Vous allez répondre de votre acte ! Gronda un homme à son attention. »
« C'est horrible ce qu'il vient de se passer ! Qui êtes-vous ?! Bande de fous ! »

Les voix devinrent virulentes. C'est à ce moment précis que Logan prit conscience de sa bourde. Tout ce monde pouvait voir son visage. Ils l'entendaient et seraient en mesure de le reconnaître. Il avait poursuivi Adalwen pour le faire taire et il se retrouvait avec une ribambelle de témoins.

« Merde. »


[…]


Logan passa devant le tableau du salon qui représentait sa famille. Son père, sa mère et lui lorsqu'il était enfant. Il cala son front contre ce dernier. Son corps bougeait encore au rythme de la musique.

« Je vais toutes me les faire. Ce n'est qu'une question de temps. Lalalala ! »

Il imitait la mélodie qui filtrait de la radio avant de se redresser. Il tourna sur lui-même et s'empara de la lampe à huile sur la table du salon. Cette dernière était éteinte. Il l'explosa par terre.
« Ouais ! Hurla-t-il. »

Les bouts de verre éparpillés au sol brillèrent. L'huile s'étala sur le plancher. Dans les yeux de Logan, elle devint rouge. Comme...



[…]


Il sentit enfin son doigt bouger. Les trois hommes et deux femmes qui l'encerclèrent ne le virent pas.  Logan avait mal de partout. Il avait la sensation que quelqu'un frappait son dos sans moindre mesure. Ses yeux rouges lui piquaient. Des larmes de souffrance lui échappèrent. Sa cage thoracique s’éleva, plus insistante sous les coups de son organe vital. Logan savait ce qui lui restait à faire. Effacer sa bêtise.
Il avait très, très envie de se précipiter chez lui pour gober les gommes d'opium. Mais il allait devoir s'armer de patience. Logan se lécha les lèvres et entama un sifflement. Les voix des cinq villageois devinrent muettes. Il allait devoir frapper vite et bien. C'était quelque chose qu'il faisait d'habitude avec brio. Cependant, ce soir cette action allait être un vrai défi. Entaillé de partout, le corps vide de toutes substances, Logan en hurlait d'avance.
Il se redressa difficilement en grondant de douleur. Les deux trous dans son flanc le forçaient à rentrer le ventre. Il tituba, décrivant les deux femmes qui reculaient, effrayées. Les mains tendues au-dessus du sol, il chercha son équilibre. Son regard s'arrêta sur son couteau, non loin. Deux hommes lui foncèrent dessus. Ils s'écrasèrent sur les pavés, Logan sous le poids des deux villageois.

« Oh!Oh ! »

Ses poumons se vidèrent de par l'impact et il eut du mal à respirer. Ses bras gesticulèrent vigoureusement et ses doigts rentrèrent en collision avec une substance gluante. Un des hommes hurla. Logan comprit qu'il venait de lui crever l’œil. Il étouffa un rire, de plus en plus nerveux à mesure qu'il perdait du souffle. Il chercha à attraper son geste du regard, malgré sa vision minime. Il lui creva le deuxième sans graduer sa force.
Le villageois ramena ses mains contre son visage, roulant sur le dos. Son ami asséna un coup de poing à Logan, l'écrasant sous sa masse. Sans restriction aucune, Logan enserra la gorge du malheureux entre ses doigts de métal, forçant le villageois à ramener son visage plus prêt du sien. Face à face.

Il ne s'était pas écouté lorsqu'il souhaitait tuer cet alchimiste. Il l'avait torturé, impulsif, oubliant sa première intention. A présent, il ne devait pas succomber à la même tentation. Logan devait en finir. Au risque d'être repéré. N'ayant rien de pointu à disposition, il inclina la tête :

« Bon... Bah, quand faut y aller. »

Il mordit dans la jugulaire de son assaillant, Très fort. Ses dents ne percèrent pas encore la peau solide de l'homme qui le surplombait. Mais ce dernier hurla sans s'entendre. Logan retint le coup de poing qui descendait vers lui d'une main de fer et bougea vigoureusement la tête pour faire lâcher l'épiderme. Ses canines s'enfoncèrent lentement. A force de mouvements brusques, la peau se fendit. Le sang jaillit comme un raz-de-marée. Logan ferma les yeux, sentant le liquide lui peindre le visage. Ses mèches lui collèrent au front. Le goût amer qui emplit sa bouche le fit lâcher sa prise.

Tremblant d'adrénaline, Logan poussa le cadavre sur le côté et se redressa. Les deux femmes crièrent intensément alors qu'un homme s'opposait entre elles et Logan. Ce dernier cracha un mollard pourpre avant d'attraper son couteau gisant aux côtés de celui dont les yeux ne cessaient de pisser le sang. La voix de Logan s’éleva, rauque et aiguë à la fois :

« Putain !! Peuh ! C'est dégueulasse ! Comment elles font pour aimer ça ?! Et l'autre connard s'est barré ?! Je vais le buter ! Je vais le buter ! Je vais vous faire saigner comme des morceaux de viandes ! »

Les deux jeunes femmes n'attendirent pas sa fin de phrase pour courir au fond de la rue. Logan leva les bras et courut à leur suite, en secouant la tête comme un chien galeux :

« Ah ! Revenez, mes brebis ! On va bien s'éclater ! »

Complètement oppressé par sa virulente envie d'en finir et de se droguer, Logan en perdit un peu plus de sa sobriété. L'homme qui faisait rempart leva sa jambe dans l'espoir de l'atteindre à l'estomac. Logan donna un violent coup de couteau de gauche à droite au niveau de sa gorge. Le villageois se confondit au sol, la trachée à l'air. Logan pila dans sa poursuite et pivota. D'un mouvement circulaire, il acheva sa première victime aux yeux maltraités d'un coup de lame dans le cœur.


***


Il sprintait sans se rendre compte de la douleur éparse dans son corps. Il finit par atteindre l'une des deux jeunes femmes qui courait en ligne droite. Il la plaqua au sol, éraflant les pavés avec entrain. Il obstrua sa bouche d'une main vorace et planta la lame du couteau dans sa tempe.

« Ferme là. Ferme-là ! Fais dodo ! »

Ses yeux se fermèrent en douceur, mais Logan était déjà parti. Instable et tremblant, il se précipita dans les pas de la dernière brebis. Cette dernière se cacha. Logan se fit violence pour rester dans les coins sombres de la rue. Il ne fallait pas en prime qu'il dévoile son visage à toute la populace. Pour lui, il ne faisait aucun doute que le grabuge qu'il faisait avait réveillé plus d'une personne. Il se fichait pas mal qu'on le voit faire sa besogne tant qu'on ne reconnaissait pas ses traits.

« Allez, viens là ! On va pas y passer la nuit ! J'ai mal ! Ok ? Ça fait mal, putain ! »

Logan n'en avait pas l'air, boursouflé d'endorphine. Mais le manque et son flanc douloureux le rendait fou. Il fit claquer sa langue contre son palet à plusieurs reprises, tel un maître qui appelle son animal de compagnie. Ses yeux se fermèrent violemment et il se pencha, courbé. Il avait mal. Il avait envie de prendre de la drogue. D'en ressentir ses magnifiques effets. De s’évader. De rigoler. De ne plus sentir le stress qui l’oppressait. Il était à deux doigts de faire demi-tour tant cette envie le pressait. C'est pourquoi il tourna longuement en rond :

« J'y vais... Non, non, non je dois la trouver ! Elle doit crever ! Non, j'y vais, j'en ai marre. Ça fait mal ! Non, non... Je la trouve, je la saigne et j'y vais ! Non... Non... Si ! Attends... »

Il s'immobilisa à côté d'une poubelle de rue. Un souffle frénétique lui parvint aux oreilles. Il baissa les yeux sur le couvercle. Il l'ouvrit. Vide. Brusquement, une silhouette détala juste à côté et il la poursuivit sans réfléchir d'avantage. En quelques enjambées époustouflantes, Logan la rattrapa. Utilisant sa lame comme crochet, il la planta furtivement dans l'épaule de la fuyante. Elle hurla et tomba. Il l'escalada et lui donna un coup de tête.

« Je t'avais dis que je te la ferais bouffer ! »

Il retira la lame de l'épaule de la malheureuse et la rentra dans sa bouche. L'arme entama le muscle de la langue et la sépara de l'intérieur en quelques mouvements brusques. Les cris douloureux de la jeune femme s’élevaient. Logan retint un frisson persévérant et murmura :

« Non, tu as raison. Je dois me dépêcher. »

Il retira la lame de sa bouche et comme sa précédente victime, mit fin aux hurlements en la plantant dans la tempe de la jeune brebis. Il se sentit soulagé et vidé du stress qui emplissait ses artères. Son visage rincé, il passa le dos de sa main métallique contre son front, essuyant l’hémoglobine qui imprégnait son visage tout entier.

« Au moins… On peut pas me reconnaître. »

Il ricana. Puis explosa de rire.


[…]


Logan attrapa un bout de verre de la lampe à huile et chercha à attraper son reflet dans ce dernier. Hier soir avait été une longue et douloureuse nuit. Non pas qu'il se sentait fautif, ce qui n'était pas du tout naturel, mais il était parvenu à mettre au silence tous les témoins de la scène. Un sourire glissa sur ses lèvres abîmées.

« En fait, il y en reste un. »

L'alchimiste. Il devait le retrouver
.
THE END ?
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Nawakland ( Nito/Loganichoupinet) (18+) (Fini)

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